Commencements [PV Darryl]

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Sam 6 Déc 2014 - 0:31


COMMENCEMENTS


« Il prend le banane-fraise. Il prend le banane-fraise ! Ni Billy ni Suzie ni lui-même, personne en réalité, n'avait osé tester la chose, et voilà que la capsule traînait là depuis bien six mois maintenant, dans l'attente désespérée de l'élu qui aurait assez de courage ou d'inconscience pour saisir toute la folie des gars du marketing qu'elle recelait. Il ne dit rien cela dit, maintenant qu'il lui avait proposé il se voyait mal la lui retirer en lui disant la vérité, ça pourrait passer pour une tentative de meurtre. Une odieuse tentative. En fait il n'avait jamais pensé qu'il aurait osé la prendre, il avait dit ça un peu à la légère. Il ne pouvait néanmoins s'empêcher de jeter des petits coups d’œil furtifs à la capsule qu'il tenait en main comme si la regarder pouvait la tenir à distance. Billy avait renvoyé le rapport d'innovation sur ce nouveau goût en cochant des cases au hasard sur la feuille et, depuis l'envoi, ils n'en n'avaient plus jamais entendu parler.

Darryl lui parle ensuite de son expérience, ce qui focalise de nouveau son attention sur ses paroles. A vrai dire, son témoignage l'intéressait beaucoup. Il avait toujours été fasciné par la genèse des identités héroïques, leur construction et comment les individus qui portent un costume, un nom et une image en venaient à ce point pour faire ce qu'ils faisaient, parfois en restant dans l'ombre, parfois en se positionnant publiquement pour faire entendre leur voix, que ce soit d'une manière discutable ou honorable. C'était un peu comme naître une deuxième fois en sortant de la matrice. Fondamentalement, l'individualisme et l'égoïsme étaient deux choses assez présentes dans la mentalité des gens, dans le sens où faire preuve d'un altruisme qui consistait à mettre sa vie en danger pour tirer de parfaits inconnus de situations dans lesquelles ils s'étaient souvent mis eux-mêmes était un comportement qui allait à l'encontre de l'instinct de survie et, généralement, à l'encontre absolue du bon sens. La réaction première voulait plutôt de laisser les emmerdes aux autres. Quelque part, il arrivait à comprendre beaucoup plus facilement la genèse des super vilains. Elle était, disons, instinctivement plus logique, peut-être, plus naturelle ou humaine de prime abord. Il croyait en la capacité des gens à avoir des valeurs et à les tenir, bien sûr, mais il estimait que c'était un perpétuel combat contre soi-même et le monde extérieur, pour se conformer à un idéal et le conserver. C'était pour ça qu'il avait commencé des études en psychologie. Il avait toujours pensé qu'il ne fallait pas être à 100% mentalement sain pour franchir le cap de l'Héroïsme. Et c'est ça qui l'excitait dans toute cette histoire : le grain de folie terrible à l'origine de tout ça. Et là il avait l'impression de découvrir un petit bout de Darryl.

Il restait là, debout avec son sac de capsules multicolores, captivé malgré lui, un cacao-miel dans la main droite et un noir double long dans la gauche. Avec toutes les autres étalées sur la table, on eut presque dit des mômes de maternelle en train de jouer avec des formes de toutes les couleurs qui ne savaient pas s'amuser sans en répandre partout. Et en fait, c'était carrément ce qu'était en train de faire Darryl. En répandre partout. Il éprouva une empathie certaine quand il raconta son passage à l'hôpital, ses amis y compris. De la gêne aussi un peu, parce qu'il savait pertinemment combien ce genre de souvenirs pouvait être amer et il ne voulait surtout pas forcer Darryl à évoquer des choses qui ne lui plaisaient pas. D'autant plus qu'ils ne se connaissaient pas encore. Les mains posées sur la table avec ses petits capsules, il regardait les constructions bancales de Darryl. On eut dit un trip architectural miniature fait par un type sous acide, avec des igloos flashy et un assortiment de couleurs d'assez mauvais goût. Les capsules retournées faisaient penser à des petits champignons. Un genre de village des Schtroumpfs. Sauf que Gargamel, lui, il ne suçait pas la maison de la schtroumpfette comme s'il avait un besoin obsessionnel d'avoir quelque chose dans la bouche. Il y eu un moment de flottement bizarre quand les deux se rendirent compte de la chose, où Darryl semblait confus avec ce petit air de panique du'Ethan lui-même connaissait bien. Ça lui arrivait souvent. Non pas de mettre des choses dans sa bouche comme ça, mais de prendre soudainement conscience de la situation en ayant une pensée proche de « mon dieu comment je suis arrivé là ? ». Dans son regard, on sentait une forme de compassion désolée, de facepalm et d'amusement. Un peu de gêne aussi, parce que c'était pervers. Juste un poil, mais un poil quand même. Ce qui créait un contraste inattendu dans la mesure où les idées que Darryl exprimait semblaient affirmer qu'il était quelqu'un qui avait une certaine conscience intellectuelle, bien que son comportement ne le désigne clairement comme collier rouge.

_ Hm mh. »

Ça se voulait être une affirmation vague à ses propos, voulant par là même signifier qu'il suivait, mais ça sonnait d'une façon atrocement artificielle. Il avait les yeux légèrement écarquillés, et les dernières remarques de Darryl n'étaient pas pour l'aider. Non. Non il n'avait pas regardé les fesses de Darryl sur internet, non c'était faux. Son visage de marbre restait impassible et ses oreilles commençait à rougir. Une alarme familière résonna dans sa tête avec force, celle qui voulait dire « Trouve quelque chose, NOW ». Sa respiration resta bloquée une seconde ou deux, dans une tentative désespérée de bloquer les fonctions vitales de son organisme. Et puis cette vu plongeante sur le cou de Darryl... Il fallait qu'il reprenne le contrôle de la situation.

_ J'ai vomi dessus. »

C'était. Encore. Pire. Il agite ses mains dans l'espace devant lui en un geste de mi impuissance mi panique, alors qu'il fait un signe de négation de la tête comme pour renier son propre comportement et effacer les mots de ses oreilles.

_ NON. Enfin. SI. Mais pas sur tes photos, sur mon pyjama. Bordel de merde... »

La chaleur faisait presque cuir son visage alors qu'il mourait du rouge de la honte. Il regarde Darryl dans les yeux mais il a l'impression d'être transpercé par sa propre connerie. Il vient en plus d'avouer qu'il les a vues. Il tente d'expliquer rapidement la situation tout en sachant pertinemment que c'était trop tard pour récupérer sa dignité.

_ A huit ans. Pancakes. Indigestion. Parti à la poubelle. »

En dernier recours, il lance alors un appel télépathique à Doom, associé d'un sentiment d'une promesse imminente de croquettes et de l'image de Darryl. Déjà se fait entendre un aboiement suivit d'un dérapage non contrôlé, le bruit d'une collision et celui des griffes qui trottent à toute allure contre le parquet à chaque pas. Non il n'a aucun scrupule a se servir de Doom comme d'une kryptonite. Il se passe la main sur le visage comme si ce geste suffirait à l'effacer et murmure d'un air désespéré, autant pour Darryl que pour lui-même que pour personne :

_ Ooh, tues moi.... Pourquoi j'ai raconté ça... »

Il ramasse les capsules de café d'un geste large sur la table pour les ranger dans le sac à défaut de pouvoir mourir sur commande. Toutes sauf la banane-fraise. Fermant le sac, il se retourne pour mettre tout ça au placard, s'y faisant à moitié avaler, pendant que Doom déboule. Il pousse le sac au fond du rangement parmi les autres trucs qui y traînent. Suzie va encore râler à cause de sa taille de naine. Tant pis. Il reporte son attention sur Darryl, et c'est avec une satisfaction un peu sadique sur les bords qu'il réalise comme sa diversion a bien fonctionné. Bientôt, Darryl ne serait plus qu'un amas de bave et de poil babinoblotante.

_ Oh il a l'air de t'apprécier. »

C'était dit avec un naturel tellement feint que ça en devenait suspect. C'était une réplique cheap digne d'un soap opéra et il rgretta instantanément de l'avoir dite. Juste après tomber amoureux en faisait la vaisselle venait le « on s'est rencontré en caressant un chien ». Revenant vers la table centrale, il s'empara de la capsule-capote et la mit en place dans la machine Verismo. Démontrant ses compétences exceptionnelles de faiseur de café acquises pendant ces longues années de dur labeur, il appuya sur un bouton et la percolation démarra dans une vibration caractéristique. Il déposa une autre capsule à côté qu'il avait gardé pour lui juste après.

_ Et voilà mini-Thor, c'est parti pour... Un exotisme du tonnerre. Ah ha. Ah. Bref. Je craque complètement désolé. »

Il se souvient alors vaguement de ses questions. Surtout une principalement, dans ce qu'elle avait d’embarrassant, mais pas le même embarras que jusque présent. Il se hisse sur un des tabourets et s’asseoir lourdement, regardant le duo d'attardé et Doom qui semble attendre avec impatience quelque chose. Ethan essaie de réfléchir à comment il peut tourner une réponse, mais avouer directement qu'il n'a en réalité aucune expérience héroïque, et même une expérience désastreuse en réalité, le gêne profondément. Ils ont beau plaisanter, il faut qu'il montre qu'il a des arguments solides pour être pris au sérieux par Darryl dans cette histoire d'équipe. Il hésite, mais il sait pertinemment que mentir ne mènera nul part.

_ En fait, c'est surtout Suzanne et Billy qui ont une expérience, dans Beta Flight. J'ai essayé une fois de jouer au héros, ça s'est très mal terminé et ça m'a coupé l'envie pour un long moment. En plus, j'ai eu mes pouvoir très tard, j'ai eu du mal à les maîtriser. - s'il ne fallait pas tout simplement dire qu'il n'en maîtrisait pas toute la portée encore aujourd'hui. - Tu me diras, ça m'aura éviter de faire le con pendant mon adolescence. Enfin, en tout cas pas avec ça. »

Il n'évoquera pas le paint ball sur vaches chez papy Kentucky au Kentucky, mais il n'en pensait pas moins. Croisant les bras sur la table, il posa sa tête entre eux, le temps que la machine fasse son office, observant les nœuds du bois de la table avec une attention injustifiée.

_ Bref. Je viens de San Francisco aussi au fait. Enfin, ça fait un an et demi que je suis ici avec les deux autres attardés. Honnêtement, je ne pensais pas que tu viendrais. On est loin de la maison, et l'équipe est encore un peu cheap malgré que je sois en contact avec deux ou trois autres prometteurs. Qu'est-ce qui t'a décidé ? Tu as de la famille dans le coin ? » »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Darryl Maywin le Sam 6 Déc 2014 - 21:56



« Qu’est ce que quoi ? Darryl se figea, toujours à moitié allongé sur le bar, à moitié assis sur le tabouret, regardant Ethan avec une expression de stupeur figée. Son corps entier semblait à la fois arrêté en cours de mouvement et près à bondir, tendu, comme si un bruit inquiétant avait fait irruption dans sa tranquillité et qu’il était sur le point d’esquiver le moindre danger. Mais bon sang, qu’est-ce-que ce mec était entrain de lui dire ? Il avait le Syndrome de la Tourette ? Une compulsion à dire des trucs absurde et vulgaire ? Ou il faisait des crises d’autisme spontané ? Bon apparemment il était conscient de sa propre incroyable et inexplicable connerie, ce qui atténua quelque peu la sourde panique qui courrait dans les veines de Darryl. Il venait d’arriver, de le rencontrer, il avait eu un bon feeling mais il pouvait se tromper, il venait d’avoir un aperçu qui pouvait être mal-compris mais il se rappela soudain qu’Ethan était un boulet de classe cosmique et dans la même lignée il ne semblait pas échapper aux quiproquo les plus absurdes. Son visage crispé dans une expression d’incompréhension inquiète se relâcha un peu plus alors qu’il comprenait un peu mieux ce que voulait dire Ethan. Aaaah… donc il avait bel et bien vu ses photos… Il ne lui jetait pas la pierre, c’était pas difficile, elles apparaissaient sur Google Image avec une simple recherche « Random San Francisco Butt »… bon, il fallait quand même taper butt, mais ça, c’était ce qui lui plaisait dans l’histoire. Ça et autre chose. Il se redresse lentement pour se rassoir plus normalement alors qu’Ethan s’affale, la tête dans ses mains, pris d’un embarras compréhensible. Et plaisant. Au final, maintenant que le stress était passé, c’était encore quelque chose qu’il ajoutait au tableau de la sympathie pour Ethan : la capacité à le surprendre totalement. À le prendre au dépourvue, bien qu’il faudrait approfondir leur relation pour être sûr de la véracité de cette dernière affirmation… Il s’apprêtait à poser à Ethan la question qui lui trottinait maintenant dans la tête comme un vicieux petit diablotin mais le bruit pataud d’un animal maladroit en pleine cavalcade coupa court à son petit plan machiavélique.

Il se retourna et vit la masse noir et poilu de Doom débouler au bout du couloir. Babine bloblotante, yeux mouillés plein de cette avidité naïve qui caractérise le regard d’un canin surexcité, les grosses pattounes qui font tout pour ne pas fonctionner normalement en lui donnant un air de gros crétin adorable, décidément il y avait bien du vrai dans le fait qu’un maître et son chien se ressemble. Il espéra que Doom n’allait pas vomir sur son short, à défaut d’être en pyjama. Il se mit à tourner autour de Darryl, prêt à faire la fête, alors qu’Ethan murmurait compulsivement la plainte de sa propre bêtise. Darryl n’avait pas le temps d’y répondre quoique ce soit, et il n’aurait pas su quoi répondre, il devait s’occuper de l’autre crétin de la pièce dandinait du bassin comme un débile. Ce que Darryl adorait les chiens quand ils avaient l’air bête. La bêtise avait chez certaines personnes et animaux cet attrait irrésistible, un mélange de naïveté, de pureté et de bonté pouvait s’en dégager. Et de joie parfois. Il attrapa la tête de Doom entre ses deux mains et lui agita les oreilles en plongeant son regard dans celui du chien, qui du recevoir ça comme une marque d’affection ultime et n’en pût plus d’exister. Apparemment incapable de contrôler sa propre présence au monde par un trop plein de joie d’être et de vivre, l’animal plongea sa tête baveuse entre les jambes de Darryl, posant sa tête épanouis sur son entrejambe, l’oeil lumineux et enamouré. Darryl leva les mains en signe d’impuissance, mais pour couronner la gêne, Ethan le gratifia d’un « Oh il a l'air de t'apprécier » pile à ce moment là. Une envie fulgurante de lui demander si il était jaloux parcouru la tête de Darryl, mais il se retenu et se contenta de regarder Ethan avec un sourire sarcastique et un sourcil levé en signe de moquerie.

Mais Ethan ne sembla pas se rendre compte de ce qu’il avait vraiment dit et se contenta d’attraper la banane-fraise controversée avant de lui tourner le dos. Alors qu’il était entrain de faire le café normalement, la vibration de la machine Verismo encombrant toute la pièce, il ne se rendait pas compte que Darryl menait une guerre silencieuse pour sauver son short et peut-être même ses sous-vêtements (et nous n’irons pas plus loin, mais le danger était là) du tsunami de bave que lui deversé furieusement Doom. Le combat était titanesque dans l’insouciance générale, Darryl essayant de repousser la bête, qui forçait avec amour et revenait à la charge en dégageant sa tête de ses mains, les yeux presque révulsé d’un trop plein d’affection. Le tabouret tanguait, ses jambes s’affolait dans l’air alors qu’il forçait sur le gros bêtat sans avoir de bonne prise. Finalement, repoussant le monstre d’amour qui se débattait joyeusement, sûrement en pleine sensation de fête foraine, Darryl réussit à le dégager de son service trois-pièces malheureusement trempé. Le chien, toujours aussi heureux de vivre, s’assit en face de lui avec un air d’impatience presque inquiétant, si bien que Darryl n’osait plus que le regarder en coin. Il eut tout juste le temps de prendre une pose «normal» avant qu’Ethan ne revienne s’attabler avec un air presque grave. Darryl est encore légèrement essoufflé de son combat avec son nouvel ami poilu, il essaye donc de garder une contenance pour ne pas briser un moment qui semble un peu désagréable pour Ethan.

Alors comme ça, c’est Suzanne et Billy qui était les expérimentés ? En effet, Beta Flight, il connaissait de nom. Une équipe de super-héros canadien. Et apparemment Ethan avait aussi subit un début d’héroïsme des plus difficiles, ce qui pouvait expliquer la compassion qu’il avait manifesté sur son visage quand il avait lui-même raconté son histoire. Qui plus est, Ethan semblait avoir obtenu ses pouvoirs tardivement et ne pas les maîtriser totalement. Darryl avait envie de montrer de la compassion. Il savait ce que c’était que de ne pas maîtriser ses pouvoirs. Peut-être même plus que la plupart vu la nature des siens. Et il s’était aussi mît à apprendre à les contrôler sur le tard. Il savait ce que ça pouvait être de lutter contre ces capacités à la fois extraordinaire et envahissantes, nouvelles et uniques, avec personne pour nous aider à mieux les comprendre ou pour nous donner une experience déjà acquise. C’était une chose qu’il fallait construire soi-même et ce n’était pas facile. Il avait été bien heureux, les premières fois où il les avait utilisé en situation réelle, de voir que les petits gangsters fuyaient rien à son aspect souvent monstrueux. Il était sûrement au moins aussi terrifié qu’eux ces fois là…

Et Ethan se mettait à fixer le bar avec gravité et détachement. Darryl aurait voulu lui montrer que ce n’était pas grave, qu’ils étaient là pour s’entraider, lui mettre une main dans les cheveux pour le sortir de cette torpeur. Mais il y avait plus qu’un bar entre eux, il y avait leur manque de relation. Il ne faisait que connaissance… Et puis Ethan n’avait pas fini de parler, il avait encore des révélations, à commencer par le fait qu’il venait lui aussi de San Francisco. La nouvelle enchanta Darryl, qui senti un échelon de familiarité et de sympathie se débloquer pour son nouveau colocataire. Rencontrer un autre habitant de San Francisco comme premier accueil dans l’inconnu de la Grosse Pomme, c’était un peu plus se sentir chez soi. Par contre, il commença à dénigrer l’équipe. Ce qu’il disait n’était pas faux en tant que tel, mais c’était une étape, Darryl aimait considérer les choses du point de vue du futur et du potentiel, de l’espoir et de la volonté plus que du présent. Sinon, rien ne semblait en valoir la peine. Et c’était cet appel de l’inconnu à venir, du potentiel et de l’opportunité qui l’avait mené chez la Young Force, pas ce qu’ils étaient, pas ce qu’ils n’étaient pas encore, mais ce qu’ils pouvaient être. Devenir un simple rouage d’une mécanique bien rôdé ne l’intéressait pas, c’était pour les retraités, ce qu’il voulait c’était être dans la dynamique constructive et apporter sa pierre à un édifice.

« Ce qui m’a décidé ? Tu rigoles ? Non j’ai aucune famille, pas besoin, toute façon depuis que j’ai détruit un robot géant les fesses à l’air et la teub en flagrante exposition médiatique, ma famille est pas très trop fan de me revoir… enfin, mon beau-père surtout. Ce qui m’a décidé c’est justement qu’il y a tout à faire avec vous ! Vous avez mon age, vous avez de l’ambition, c’est brouillon mais je le suis aussi je n’avais pas des attentes de palace… »

Il regarda autour de lui avec satisfaction.

« Crois-moi c’est encore mieux que ce que j’imaginais, et pourtant je venais quand-même avec plaisir en pensant que vous auriez moins que ça. Je suis impressionné ! Te dénigre pas comme-ça, on est qu’au début, on sait pas encore où on va mais l’essentiel c’est d’y aller. C’est cheap MAIS prometteur, et je suis honoré d’être le premier membre à rejoindre la bande. J’étais flatté que vous, qui aviez un projet, soyez prés à me donner ma chance alors que j’ai dirigé ma carrière héroïque comme un ahuris un peu perdu… »



Il voulait bien lui faire sentir qu’il n’avait pas du tout à se percevoir à travers un prisme aussi réducteur. Il adorait leur idée, il adorait l’endroit, il était excité comme un puceau devant son premier membre de l’équipe de foot un peu hétéro-curieux qui lui ferait des avances. Le bruit de la machine à café s’était arrêté pendant qu’il parlait. Il ne voulait pas qu’Ethan se dérange alors qu’il était dans cette optique un peu morose, alors il se leva pour s’occuper du café et contourna le bar rapidement. Mais alors qu’il s’effectuait, et qu’il était à la hauteur d’Ethan, Doom se releva d’un bond en haletant de plaisir anticipé. Et il se rappela soudainement l’épisode de semi-viol canin. Il regarda son entrejambe paniqué, et l’énorme tâche de bave s’affichait fièrement sur sa braguette. Les yeux ronds il regarda Ethan en se mettant la main sur le paquet.

« C’est ton chien ! Je le fais bavé ! Enfin je sais pas, il avait l’air d’avoir faim ! Enfin non, pas faim, mais je l’excite ! IL s’excite ! Et merde… en plus je le sens sur mes cuisses c’est tout mouillé… »

Il s’agitait, montrait du doigts Doom puis frottait la tâche de ses mains avant de se rendre compte que c’était obscène, il fallait éliminer le quiproquo, éliminer la tâche, détruire la crise !

Il baissa son short.

Il n’y avait pas réfléchi. Ça avait semblé logique à sa panique. Et à ses mains apparemment. Il était maintenant en boxer devant Ethan, avec son short sur ses basket. En boxer PETIT PONEY avec un énorme coeur rose sur fond bleu pâle sur le devant. Intensification de la panique, il ne peut pas faire marche arrière, il doit assumer à fond. Il prend un air décidé, retire ses jambes poilus du short avec défis, se penche à la vitesse ultime de l’éclair pour le prendre et enfin s’accoude maladroitement au plan de travail de la cuisine, à côté de la machine à café. Il attrape sa tasse de café. Il doit vite dire quelque chose, vite vite vite pour détourner l’attention ! De quoi parlaient-ils ? Il sait plus. Le pyjama ! Le vomis ! La question de tout à l’heure, pas le temps de trier l’information faut faire du bruit, combler le vide.

« Et donc tu dors tout nu maintenant que t’as plus de pyjama ? »

NOOOOON ! Contenance, assumer, prendre sa tasse de café, boire d’un air désinvolte…

La grimace qui parcouru son visage révulsé n’indiquait qu’une chose : le banane-fraise était une horreur sans nom.[/color] »


Dernière édition par Darryl Maywin le Dim 7 Déc 2014 - 15:48, édité 3 fois

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Dim 7 Déc 2014 - 2:28


COMMENCEMENTS


« Il écoutait ce que Darryl lui disait mais il avait un peu de mal à comprendre comment on pouvait ne plus vouloir revoir son beau-fils pour une telle raison. Il avait sauvé des vies ce jour là non ? Un robot géant, en général, ça ne courait pas les rues, et quand ça le faisait, c'était souvent pour semer la destruction et la panique. Autant il pouvait accepter que la famille soit contre ce genre de pratique, parce que c'était dangereux, l'inquiétude, tout le tralala, mais à ce point... Cela dit, Darryl n'était pas rentré dans les détails donc c'était certainement plus compliqué que ça, mais Ethan allait éviter de poser le doigt là où ce n'était pas spécialement agréable, car il estimait que ça aurait été un manque de tact de sa part pour une première approche. Si Darryl voudrait lui en parler, il le ferait, mais il le laisserait venir. Ça lui fit d'ailleurs avoir une réflexion amère sur sa propre condition, dans la mesure où, si ça faisait depuis longtemps qu'il avait fait son coming out à son père, en ce qui concernait ses capacités et le projet qu'il commençait à monter, il ne lui avait rien dit du tout. Déjà, il avait eu énormément de mal à lui faire passer la pillule de l'arrêt de ses études, et heureusement qu'il y avait eu ce projet de Starbucks derrière pour compenser avec les valeurs du travail, de la construction de son propre gagne pain, et tous les arguments un peu clichés de ce genre. Bon, dans un sens, ils étaient vrais, et il y avait autant de bon que de moins bon dans la position qu'il occupait actuellement, mais il omettait l'essentiel, la raison pour laquelle il avait tout arrêté et décidé de faire autre chose que de simplement rester assis le cul posé sur une chaise en cours : le fait que ses organes se détérioraient chaque mois un peu plus. Dans un sens, c'était mieux comme ça, que son père et son frère n'aient pas à se morfondre dans un marasme débilitant. Ethan voulait à tout prix éviter ce genre de regard et biaiser leurs comportements vis à vis de lui-même à cause de ça. Néanmoins, il lui arrivait souvent de culpabiliser en se disant qu'il ferait mieux de retourner à San Francisco pour ce qu'il avait encore de temps.

Il était flatté que Darryl croit en ce projet. Oh bien sûr, Ethan doutait qu'il ait fait cinq mille bornes s'il n'y croyait pas, mais on rencontrait beaucoup de tarés qui voulaient devenir des héros ou profiter des autres. Ce qu'il voulait surtout éviter, c'était la galerie des horreurs du genre de sadoman, l'Homme-Mouche, Mutant Blurp - le mutant qui crache son vomi pour attaquer - et autres Phénix Rose et SaoûlWoman. C'était principalement pour ça qu'il n'avait rien annoncé sur internet quand il avait commencé sa campagne de recrutement. Dans tous les cas, qu'il y croit avec autant d'enthousiasme lui faisait plaisir. Et il devinait que ce n'était pas feint.

Il s'apprêtait à répondre quelque chose du genre « Laisse, j'y vais » ou bien « Bah, on est tous des ahuris un peu perdus, au fond » quand la chose la plus anodine prit des proportions démesurées. Il ne le remarqua même pas directement, en plus, et si ça se trouve si mini-Thor n'avait pas fait la remarque, il aurait pu aller et se rasseoir tranquillement sans aucun incident diplomatique. Mais là, ce fut le drame. Darryl cacha rapidement la chose au moment ou Ethan se demandait s'il voyait bien ce qu'il voyait. Il... Quoi ? Il s'était pissé dessus ? Non, il avait bien vu ce qu'il avait vu, mais il n'arrivait pas à mettre une cause logique à la chose. Darryl apporta cependant bien vite une réponse et un sourire taquin absolument complice naquit sur sa bouche. En fait, il ne s'en cachait même pas et, clairement, il était fier de Doom. Laissant échapper un petit rire, il était sur le point de féliciter la grosse bête poilue quand l'univers se brisa soudainement en deux.

Pendant la première seconde, il se demanda avec incrédulité ce qu'il était en train de faire et, surtout, s'il était en train de faire ce qu'il pensait qu'il faisait. Il s'avérait que oui et Ethan prit peur l'espace d'un instant à se demander quoi, pourquoi et comment. Quelques uns de ses neurones fondirent sous le coup de l'imprévu de la situation et il papillonna des yeux, comme pour chasser une illusion qui ne partait pas. A un point tel, en fait, que la part de lui qui aurait pu apprécier l'aperçu interdit qui s'offrait à lui était écrasée sous une immense rafale de « MAIS QU'EST-CE QU'IL SE PASSE BORDEL ? ». La situation déjà un peu gênante, était en train de tourner soit au ridicule honteux le plus complet, soit au scandale sexuel de la semaine. Un instant, il prit peur et se demanda si Darryl n'était pas, en réalité, une des horreurs de la galerie, dans le genre obsédé sexuel pervers qui vient la nuit dans ton lit pour te séquestrer dans une cave avec des boxers petits poney et un déroulement des évènements digne d'une improvisation scénaristique de mauvais porno des années 90. Moustache, salopette et Marcel. Il jeta rapidement un coup d’œil sur le plan de travail de la cuisine, les couteaux étaient bien là, au cas où il aurait à se défendre. Cela dit, vu comme il paraissait gêné, au moins autant qu'Ethan était entre la stupéfaction et le malaise, il doutait que tout ceci soit une mise en scène prévue, plutôt simplement la résultante d'une maladresse monumentale. Oui, il sentait la gêne à des kilomètres, c'était flagrant maintenant qu'il s'y ouvrait un peu. Ce type était au moins aussi attardé que lui. Il ne savait pas s'il devait sauter de joie ou se pétrifier. Quoiqu'il en soit, Darryl venait de faire bugger Ethan, et ça c'était un exploit. Darryl était soit un putain d'allumeur dont la subtilité était un concept étranger, soit un énorme boulet, tout comme lui.

Et puis retour au pyjama. L'objet de la honte. Et cette question complètement dégénérée. Ethan le fixe, comme pour s'assurer qu'il était bien réel et non pas une illusion. Attendez, est-ce qu'il venait vraiment de retirer son short à l'instant. Et tranquillement il sirotait son café.

_ Je... »

Qu'est-ce qu'il pouvait bien répondre à ça. Il regarda la capsule de café qu'il avait dans la main et semblait être devenu mentalement attaqué l'espace d'un instant, comme si la dose de caféine pouvait le ramener dans la réalité s'il la fixait assez intensément. Il se redressa. Non. Il ne manquerait plus que Billy ou Suzanne arrivent à ce moment là et c'était foutu.

_ Je dors... »

Les mots sortaient avec une extrême difficulté, comme s'ils étaient de l'autre côté d'un brouillard mental.

_ ...Dans mon lit. »

Non, il ne pouvait pas répondre à ça, c'était beaucoup trop. Il sembla comme papillonner des yeux l'espace d'un instant et exprimer un « Mais qu'est-ce que je fais là ? » intérieur. Il se relève, sa capsule toujours en mains. Ça commençait à devenir carrément bizarre, même pour lui. Il agite ses avant bras d'un côté, puis de l'autre, dans cette géométrie de geste à cohérence variable à mesure qu'il parlait.

_ Ok, voilà ce qu'on va faire. Un partout. On est a égalité dans la mongolerie et dans nos instants tragiques de la honte. Toi avec ton short, moi avec mon pyjama. On a tous les deux eu des problèmes avec des fluides corporels désagréables, bon, que veux-tu, ça arrive. Il y a des choses pires. Regarde, je pourrais par exemple te dire que cette capsule de café traîne en fait ici depuis six mois maintenant et que c'est un produit expérimental. »

C'était dit avec un aplomb et une approche réaliste des choses telle qu'il était pratiquement impossible de penser que c'était la vérité et non un exemple pris au hasard pour illustrer ses propos.

_ Ou bien que Doom est actuellement sous traitement pour un parasite salivaire. Voilà ce qu'on va faire. Tu caches ce délire multicolore, j'essuie la bave de Doom. Tiens, je ne regarde même pas promis. On oublie tout et on recommence. Tu sais, comme s'il ne s'était rien passé. Genre, les vieilles rencontres vaseuses dans les séries de seconde zone. « Oh salut Darryl moi c'est Ethan bienvenue. Je ne suis pas un attardé qui vomit sur ses pyjamas parce qu'il a mangé trop de pancakes » - Il changea de ton de voix, passant d'un extrême à un autre d'une façon totalement exagérée - « Oh salut Ethan moi c'est mini-Thor enchanté. Je n'aime pas qu'on me bave dessus et l'exhibitionnisme n'est pas un de mes passes temps favori ». »

Un instant de silence. Ce genre de moment qui aurait pu être gênant mais qui, au final, ne l'était pas plus que le reste. Son imitation était assez grossière, voire même carrément caricaturale, mais pas cruelle pour autant. Ou alors cruelle pour les deux. En fait, c'était assez drôle quand on résumait les choses. Deux attardés sous drogues, voilà ce qu'ils étaient. Il finit par rigoler, certes un peu nerveusement, mais une part de cet éclat était sincère.

_ Ou alors tu peux rester en calbut je pense qu'on n'est plus à ça prêt. Évite juste, de... Enfin, si Doom te rebave dessus, tu vois quoi. Je sais que tu as presque fait l'hélicoptère devant tout SF, mais c'est pas une raison. Là je vais vraiment croire que tu es exhibo allumeur avec autant de subtilité qu'un coup dans la gueule sinon. »

Ethan ne pouvait pas saturer en terme de honte et de gêne. Il arrivait à un moment, quand il buguait, il mettait sa dignité de côté et il la récupérait quelques heures plus tard. S'il avait dû mourir à cause du ridicule des situations dans lesquelles il se fourrait à chaque fois, il ne serait déjà plus de ce monde. Puis d'un air le plus naturel il s'adressa de nouveau à Darryl en haussant les sourcils, comme si rien dans cette pièce ne puait absolument pas l'anormalité.

_ Tu veux une autre capsule peut-être ? » »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Darryl Maywin le Dim 7 Déc 2014 - 15:49



« C’est à peine si Darryl pouvait voir la réaction d’Ethan. En même temps, outre le fait qu’il n’osait pas encore le regarder, il avait l’immonde goût du fraise-banane dans la bouche. Cette onctuosité sirupeuse et acidulée se mélangeait avec le goût légèrement corsé du mauvais café des Starbucks pour devenir l’apologie de l’immondice. C’était un gloubiboulga infâme de saveurs et il faisait un gloubiboulga infâme d’expression en réaction. Ses paupières inférieurs remontaient à moitié sur ses yeux aux sourcils froncés, sa bouche étaient plissée et étirée vers le bas tandis que son nez semblait s’être allongé et aplatit sous l’effet du mouvement de dégoût général qui parcourait sa mâchoire. Il avala très vite et fit raper sa langues sur ses dents, et quand il reprit ses esprits c’était pour voir qu’il y avait chez Ethan un teint presque blanchâtre. Pauvre bestiole, il avait dut lui faire la peur de sa vie. C’était dommage, il n’avait pas pensé à ce contexte ni à cette réaction pour la première fois où il lui révélerait ses sous-vêtements. Il était immobile, en attente du jugement comme un couperet, prés à recevoir la sentence.

Ethan commença à balbutier une réponse à sa question ridicule. La question aurait pu être drôle si il l’avait posé autrement. Dans une autre situation. Avec un autre ton. Une autre attitude. Quelque chose de plus décontracté. Là, c’était juste super creepy… Il voulait lui dire de ne pas répondre mais il n’osait plus bouger…

Ouuuf… Ethan n’était pas tombé dans la surenchère ni dans le jugement… mais le stress n’était pas fini, il était toujours à la table des accusés, et quand Ethan se leva il se demanda même pendant une faction de seconde si il n’allait pas le frapper. Mais non, il proposait de remettre les comptes à zéro, reboot de la conversation, réactualiser les scores. Un soupir de soulagement s’échappa silencieusement de lui. Il ne s’était pas rendu compte qu’il avait cessé de respirer. Il esquissa même, timidement, un petit rire à ce que disait Ethan. Très timidement, parce que quand Ethan lui parla de fluides corporels désagréable, il pensa aux fluides corporels agréables, et il ne fallait pas qu’il commence à faire jouer ses vieilles habitudes de dragueur excentrique alors qu’il n’avait qu’un mince tissu multicolore entre Ethan et… disons entre Ethan et lui. Il voulait afficher un air paisible, normal, sympa, le gars de base quoi… jusqu’à ce qu’Ethan ajoute que le café était expérimental. Instinctivement, avec un mouvement sec et stressé, comme si il ne voulait pas être vu, Darryl projeta le contenu de sa tasse dans l’évier. Puis il regarda son short plein de bave parasitée. Même mouvement, dans l’autre sens, et son short s’envola prestement sur le bar comme si il était contagieux. Il ne prenait pas tant le fait que ces choses auraient pu lui être dite plus tôt par Ethan comme une façon d’être quitte, son attitude avait été monstrueusement absurde. Il en avait l’habitude, ses amis en avait l’habitude, mais Ethan n’était pas un ami. Pas encore. Alors non, il était toujours le plus gros fautif dans l’histoire. Surtout que Ethan avait vomi sur son pyjama à huit ans. Lui il se dessapait devant des inconnu à 24 ans. Le running gag de l’exhibitionnisme n’était pas nouveau, c’était l’histoire de sa vie un peu… il parait même qu’il était né tout nu…

Mini-Thor. Il sourit en entendant ses mots, avec cette imitation grossière et son corps se détendit. Il apprécia enfin que la situation revienne à une simili-normalité. Il relâcha ses muscles et sa respiration et s’accouda au plan de travail, à côté de la machine Verismo, pour prendre sa tête dans ses mains. Ethan était un mec bien. Vraiment. Compréhensif, aussi dégénéré que lui, et diplomate. Qu’importe les énormes boulets qui viendraient compléter son équipe, il saurait les gérer, il en avait le sentiment. Néanmoins, la façon dont Ethan pouvait le percevoir lui fit un peu peur. Et un peu mal. Un exhibo allumeur avec autant de subtilité qu’un coup dans la gueule. Un mec qui fait l’hélicoptère. Non, un mec sans pudeur et boulet, oui, un bon vivant sûrement, un mec sans conscience à coup sûr, mais il ne se reconnaissait pas dans les mots d’Ethan, et il ne voulait pas que lui le voit ainsi. C’était hors de question. Il se releva avec un sourire, sortant son visage de ses mains. Nouveau visage, nouveau sourire, on recommençait avant la crise vomi-bave.

« Oui je veux bien un café, un vrai. Choisi pour moi, c’est toi le pro. »

Il s’éloigna de la machine. Éviter la proximité, éviter la promiscuité. Il décida néanmoins qu’il n’aller pas se rhabiller. Tout était normal, il fallait pas briser la reprise d’une dynamique plus simple et plus saine. Bon, certes, il serait en boxer. Moulant. Petit Poney. Mais ce n’était pas ça qui le gênait en soi, c’était l’enchainement des situations, et il avait la sensation que de partir pour enfiler quelque chose, que de laisser Ethan seul, c’était la mauvaise chose à faire. C’était le laisser réfléchir sans recouvrir les évènements de conversation, c’était laisser flotter le malaise quelques instants alors qu’ils devaient le dissiper au plus vite. Il s’appuya donc contre le bar, jetant un regard froid de vengeance à Doom, qui d’abord s’égaya avant de comprendre apparemment. Il fit une tête de chien battu en baissant légèrement le museau et Darryl lui décocha un mouvement du menton pour lui signifier que c’était bien fait pour lui, avant de se tourner de nouveau vers Ethan.

« À vrai dire ma meilleure amie me disait que j’aurais du changer mon pseudo de héros pour Exhibo… Mais Hélicopteub c’est à peu près aussi nul et honteux ! »

Juste le temps de placer un petit rire sympathique, légèrement forcé, pour dire qu’on était dans l’auto-dérision et que tout allait bien malgré leur capacité infinie à l’anormalité la plus pathologique…

« Faut dire qu’avant de recevoir le costume que j’ai maintenant, je finissais souvent, très souvent à poil… Quand on a le pouvoir de se transformer en plusieurs créatures de taille et de forme variées, et qu’en plus on peut pas prévoir… Je te raconte pas le nombre de tenue que j’ai foutu en l’air, déchiré. Alors je les enlevais dans une ruelle avant de me transformer, mais même là j’en ai perdu, ou on me les a volé, ou alors il pleuvait… mais j’allais pas me retenir d’être un héros quand quelqu’un se faisait agresser parce que j’allais finir nu après. »

Il s’arrêta pour y repenser brièvement. C’est vrai que c’était une période complètement bordélique, il faisait un peu n’importe quoi à ce niveau là, deux années d’amateurisme.

« Un peu avant les évènements de ma révélation médiatique, je me trimballais la nuit avec une salopette large et un sweat-shirt, sans rien dessous, pour pouvoir les retirer le plus vite possible. Mais même là c’était gênant. Même si je deviens une créature non-humaine, certaines de mes formes sont quand même… humanoïdes… Je t’avoue que ma réputation était à mi-chemin entre le monstre et le héros. Si je n’avais pas pu écrire sur moi-même en tant que journaliste pour construire un peu ma réputation médiatique, je pense que les gens auraient jamais vraiment pensé que j’étais un super-quoique-ce-soit… »

Il ne savait pas qui étaient les autres membres potentiels de l’équipe, mais il était bien décidé à prouver qu’il pouvait maintenant être un héros à la hauteur de ses propres attentes. Il allait leur montrer, à tous, à Ethan, à lui-même, qu’il pouvait être un membre de l’équipe sur lequel on peut compter. Il était toujours étonné qu’ils aient pensé que l’enrôler était une bonne idée, lui, le mec avec des pouvoirs imprévisibles et une image médiatique à la limite du porno…

« Tu sais… je sais toujours pas trop comment tu as pu penser que c’était une bonne idée de m’enrôler. Je suis super content hein, je pense que t'as compris ça. Mais même sans me connaître je suppose qu’avec un nom de super-héros comme Random et les quelques descriptions incomplètes de mes pouvoirs qu’on trouve sur internet, tu pouvais déjà te rendre compte que j’suis assez particulier et pas franchement l’archétype du badass qui soulève des immeubles… »

Hmmm, il s’en voulait un peu d’avoir dit ça. Ça faisait le mec qui s’apitoie sur lui-même. Pas son but, ses questionnements étaient sincères, mais entre la sincérité et l’impression qu’on dégage, il y avait un gouffre parfois.

« Enfin bon, on est pas là que pour parler de moi. Si t’as des questions bien sûr, c’est toi qui m’embauche, mais j’aimerais savoir un truc. Ok, j’ai saisis, t’es pas le plus expérimenté des sidekick et t’as pas fait d’exploit, j’t’ai déjà donné mon point de vue positif sur ce sujet, mais c’est quoi ton nom de super-héros ? J’veux dire, on découvre qui on est derrière les masques, mais l’identité que tu feras médiatique… elle m’intéresse tout autant. »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Mar 23 Déc 2014 - 20:26


COMMENCEMENTS


« Au grand soulagement d'Ethan, Darryl adopta totalement la technique de l'autruche que le jeune homme maîtrisait avec tant de perfection. Je n'ai rien vu, tu n'as rien vu. Il ne s'est jamais rien passé et personne n'en saura jamais rien. C'était un bras d'honneur magistral au ridicule et au sentiment de gêne en général. Faire comme si de rien n'était. Après tout, tout était normal non ? Il finit par retourner dans le sac de capsule, au fond du placard surélevé, où il devait presque se tenir sur la pointe des pieds pour l'attraper et agrippa l'un des petits contenants. Voilà la grande recette du Starbucks, le secret ultime. Il plaça la capsule dans la machine en laissant échapper un petit rire face à l'image d'un héros s'appelant « hélicopteub » et appuya sur un bouton. UN SEUL BOUTON. $4.99 le café. Mais c'était justifié, les employés écrivaient quand même votre nom sur le gobelet, après tout il fallait bien justifier le salaire de la main d’œuvre humaine.

Il continua d'écouter pendant que la machine vrombissait comme un moteur enragé en essayant de s'illustrer mentalement la chose. Ça pouvait paraître ridicule, mais c'était un problème fondamental : la mise du costume avant la mission. Ethan n'avait pas de costume, pas de nom de héros et pas de missions, donc il ne connaissait pas vraiment, mais concrètement, comment il fallait faire ? Porter en permanence son costume comme des dessous pervers issus de fantasmes au spandex ? Le garder dans un sac ? L'image du héros qui ratait sa mission parce qu'il avait pris le temps de mettre son costume était ridicule, néanmoins, la protection de l'identité restait essentielle. Au moins, maintenant que son identité était publique, Darryl en avait surtout besoin pour éviter d'être censuré dans le journal du soir. En fait, il n'eut pas besoin d'attendre très longtemps pour avoir la réponse à son questionnement existentiel et, quand il imagina Darryl en salopette extra large, il essaya de ne pas rigoler. La chose était fondamentalement tragique mais, baigner dans une montgolfière, c'était juste extra ridicule. Il donna distraitement un biscuit-os qui traînait par là sur la table, entre deux mandarines, à Doom, qui s'empressa de le dévorer. Après tout ça faisait cinq bonne minutes que le pauvre désespérait d'avoir quelque chose.

Il émit alors à voix haute les interrogations qu'il se faisait sur sa propre place dans l'équipe avant d'en venir à lui demander son super nom de héros. D'un coup, il bloqua mentalement. A force de procrastiner sur la recherche d'une identité héroïque, le voilà au pied du mur. Ça n'allait vraiment pas faire sérieux s'il lui disait qu'en plus de n'avoir ni costume ni expérience, il n'avait pas de nom de code. Il avait très précisément 15 secondes pour trouver une solution à ce problème. Les 15 secondes les plus importantes de sa vie future et pendant lesquelles il devrait blablater encore un peu pour gagner du temps. C'est donc avec astuce qu'il en vint à répondre en premier à la question précédente de Darryl.

_ Non mais alors je t'arrête tout de suite. Lancer des immeubles, oui c'est classe. Briser des noix avec ses seins ou ses fesses, oui ça vaut bien quarante millions de vues sur Youtube. Mais concrètement ? Ça sert à rien. Rien. Du. Tout. Oh c'est toujours sympathique de briser des murs, et même un peu nécessaire, mais c'est surtout un pouvoir de kikou. Regarde Superman, la plupart de ses ennemis sont des débiles profonds. L'attaquer sur le physique est une idiotie monstrueuse quand c'est très facile de ruiner une cervelle, même un télépathe moyen peut le faire, et sans son appartenance à la Justice League, à mon avis, il serait venu tôt ou tard où il se serait mentalement pris pour une petite fille. »

Non, le fait de sous entendre qu'un télépathe pouvait détruire Superman était totalement fortuit.

_ Quand j'ai commencé à cherché, j'ai commencé par les endroits que je connaissais le mieux, alors je t'ai rapidement trouvé, et il faut dire que tu es devenu publiquement connu et que tu as un blog, ce n'est pas très difficile de te voir en action. Et puis, il fallait bien commencer quelque part. C'est très pragmatique comme raison, mais ça n'empêche que tu restes un couteau suisse énorme. Je sais pas si j'ai bien compris cette histoire de transformation et si j'ai tout vu sur internet, mais... Mec, c'est juste totalement WTF. Normal que tu aies finis dans South Park. En plus, tu peux t'adapter à chaque situation, comment tu peux penser que c'était pas une bonne idée ? T'es au moins... Plein en un. Tu contrôles bien ce... Truc de transformations ? Ça doit être fatiguant non ? »

Il rigole un peu. Il vient d'imaginer Darryl se transformant aléatoirement pendant ses éternuements.

_ D'ailleurs, dis-moi, tu te transformes vraiment quand tu éternues ? Tu dois crier un truc comme les Power Rangers ou Sailor Moon ? T'as quand même plus l'allure d'un pokemon... »

Néanmoins, il se souvient brutalement de sa dernière question, et son esprit semble alors devenir comme un bloc spirituel figé dans son crâne.

_ Sinon pour le nom de code... »

Bien sûr qu'il y en avait un. Avec Billy et Suzie, ils avaient poussé le délire très loin quand ils prenaient de la marie jeanne devant la télé et les Young Avengers. En même temps, impossible de rester mentalement sain devant de programme sans prendre de drogue. Billy... Billy c'était Stop Man, Suzie c'était Vaisselle Woman et lui... Lui...

_ J'ai déjà réfléchi oui. C'est... »

Son cerveau était complètement paralysé, impossible de trouver une solution. Il prend sa tasse de café pour se donner un peu de contenance. Un peu à la façon Roosevelt-Joli, sauf qu'il n'a ni monocle ni costume trois pièces. Et que c'est pas du thé.

_ W... We... »

Le premier phonème refuse de sortir plus que ça, mais déjà il sent que ça commence à se voir, qu'il y a quelque chose de bizarre.

_ Weakling. »

Le mot tombe comme un couperet et il boit son café avec ardeur, malgré que la chaleur lui détruise la bouche et lui fasse monter les larmes aux yeux. Il garde une allure figée, neutre, normale. Ça et la chaleur excessive qui le brûle et les yeux humides. Tout va bien, je vais bien. Avec un peu de chance il n'aura même pas remarqué ce qu'il vient de dire. »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Darryl Maywin le Dim 8 Mar 2015 - 22:34



« Quoi ? Mon dieu, qu'est-ce-que c'est que cette merde ? Il vient de dire quoi ? Non, il a du bien entendre, il a même pris son temps entre la première et la deuxième syllabe pour être sûr que Darryl comprenne... sérieusement...

"Pardon, ton nom de héros c'est Oui-Oui-Cling ?"

Et c'est en le prononçant que la bêtise, SA bêtise, surgit aux yeux de Darryl. Weakling. Duh. Gros débile, même pas capable de discerner un mot d'un bégaiement d'attardé. Remarque, tout les mots d'Ethan sont plus ou moins attardé, c'est ce qui le rend mignon, mais ça explique le pourquoi du comment du problème de compréhension. Mais putin, Oui-Oui-Cling ou Weakling, c'est difficile de hierarchiser la bêtise de la chose. Tellement que la double connerie du pseudo, plus la connerie de Darryl lui-même, plus la pose d'Ethan avec sa tasse à café et qui veut ressembler à un genre de Roosevelt mais se rapproche plus de Chantal Goya, c'est le pompomp : maëlstrom du craquage, en boxer poney dans la cuisine, c'est plus possible, évacuer pression. Fou rire.

Le corps de Darryl commence à s'agiter de soubresauts frénétiques. Ce n'est pas le genre de fou rire qui surgissent comme un retentissement de trompette, non, ça commence comme de la danse contemporaine au rabais : il bouge à peine et il fait pas de bruit. L'air lui manque, et alors que d'une main il s'accroche au comptoir de l'autre il se tient cache les yeux. Puis la respiration accélère, les soubresauts aussi, un premier couinement s'échappe. Puis un deuxième. La vapeur s'accumule, et il explose. Tonitruant, hystérique, relevant la tête vers le plafond les yeux fermés, il éclate d'un rire bien gras, bien gênant et bien incontrôlé. Et l'entropie des lieux reprend ses droits : alerté, voir complètement extasié par l'éruption de Darryl, Doom se met à aboyer et à sauter sur place. "CHIC" se dit le gros crétin quadrupède, "ça veut sûrement dire qu'il veut jouer de nouveau !". Et comme un gros veau débile, le clébard revient fourrer sa tête dans le boxer de Darryl. Darryl qui ri, puis qui cri.

"AH NON DÉGAGE ! CASSES TOI VA LÉCHER DES PRISES ÉLECTRIQUES !!!"

D'un mouvement, d'un seul, Darryl fait la seule chose à sa mesure pour mettre un terme aux agissements du chiens pervers.

Il bondit sur le comptoir. En boxer et chaussure. Et il attrape une cuillère en bois qui traine là, et à quatre pattes s'efforce d'agiter l'objets pour faire dégager l'affamé canin qui raffole de roubignoles. Sérieusement, comment Ethan a élevé ce monstre ? Glauque.

"Oui-Oui-Cling ! Pourrais-tu me débarasser de la créature adorablement satanique qui te sert de chien parce que je crois qu'il en a sérieusement après ma précieuse coquillette. Et je ne descendrais pas de ce comptoir en sa présence."

Ah, mais apparemment, le chien était entrain d'adorer ce nouveau jeu avec la cuillère en bois. Parfait. Darryl l'agita de droite à gauche, et balança l'ustensile dans le couloir. Pataugeant dans sa propre maladresse, le labrador fonça après l'objet, ce qui permit à Darryl de se jeter sur la porte qui séparait la cuisine des chambres et d'y donner un grand coup de pied tout en retournant en courant se jeter sur le plan de travail au moment même où la porte se fermait d'un bruit sec. Ouf. Il n'allait quand même pas descendre... il se sentait comme un naufragé cerné par un requin sur son radeau : on ne voit pas la bête mais ça ne veut pas dire qu'elle est partie.

"J'espère, non, j'exige en tant que membre de la Young Force, que nous n'ayons à l'avenir AUCUN AUTRE ANIMAL DANS CET APPARTEMENT DE DÉGÉNÉRÉS !"

Il jeta un regard sur lui-même, assis désormais en tailleur sur le comptoir.

"Et je suis très bien là où je suis, j'en bougerais pas."

Il afficha un air fier. Car il n'y avait pas meilleur arme. Pour garder sa dignité. Ou pour flirter. Il voulait faire les deux, mais il avait beaucoup de mal. Pas particulièrement aujourd'hui. Dans sa vie en général. C'est l'histoire de sa vie (namanamataroumapayéééééé le cycle éterneeee...). Quoiqu'il en soit, il pouvait régler un problème de monstre baveux avec pour seuls armes un boxer et une cuillère en bois, sans utiliser ses pouvoirs. Il venait définitivement de prouver sa valeur, sa qualité, sa prouesse était un testament à l'honneur de son talent inné pour l'héroïsme. Ethan Oui-Oui-Cling tentait de le cacher, mais il en était sûr, au fond de lui, il n'était qu'admiration et désir. Ils pourront vérifier ça plus tard, quand ils iront au fond des choses. Mais pour l'instant, ils avaient toujours une discussion sérieuse en cours. Sérieuse, professionnelle, Young Force, l'avenir du monde. Il prend une mine mature en alourdissant ses paupières et en arrêtant de sourire. Un air con quoi.

"Et donc, ton surnom c'estPRRRFFFFFFT !!!!"

Fou rire, te revoilà, mon dieu ce pseudo débile... Non, non non, self-control.

"Pardon. Ahem. Je pensais à une vieille blague... pas ton pseudo hein, du tout, la blague du... la blague du chasseur et du poney. C'est à cause de mon sous-vêtement, ça me la rappelle. Non, oh, pas besoin de regarder, tu sais que c'est des poneys, regarde moi dans les yeux, ou dans les tétons à la limite... Bref, Weakling... comme genre... faiblard quoi ?"

Merde. Il devient carrément méchant. Il le fait pas exprès. Rattrapage.

"C'est… trop cool !!! C'est carrément le meilleur pseudo que j'ai entendu ! Tellement ça trolles tout les héros qui se la pètent avec des Superman, des Wonder Woman ou des Méga Man... ah, non, c'est un jeu vidéo ça, osef. J'adore Superman et Wondie, mais je vois la tactique, avec ce nom tu prouves qu'on peut être des héros un peu qu'importe la puissance…»

En fait... en fait oui ! En essayant de trouver une excuse, il se rendait compte que ce nom pouvait vraiment être génial. D'un point de vue social. Dans 50 ans... quand on le lira dans un livre d'histoire... si ils survivent jusque là... Mais ça soulevait un autre problème : Ethan, quel était son putin de pouvoir fuckinamouk !? Il esquivait la question depuis le début. Sûrement pour que la surprise soit encore plus grosse... ça devait envoyer du lourd, après tout il avait fondé tout ça. Et quoi de mieux pour réaborder le sujet que d'en revenir aux questions qui lui avaient été posées avant la seconde attaque de coquillette par chien pervers.

"Et pour répondre à tes questions : mes transformations ne demandent aucun effort. J'en ai six différentes... très... différentes... Je me transformes quand je veux, qu'importe les conditions, j'ai rien à faire que de le vouloir. Pas de signes, pas d'incantations, rien... j'suis un mutant comme les autres. Par contre... je contrôle pas en quoi je me transforme, et je contrôle pas la durée de la transformation. Y'a rien à faire, j'ai abandonné. Mais au moins, je contrôle chaque pouvoirs. Voilà, je t'ai décris, maintenant à toi de me parler du tiens, mon petit Oui-Oui-Cling. »

Il se releva alors de sa position en tailleur et envoya son corps semi-un-peu-musclé-mais-quand-même-ça-le-fait vers Ethan, gardant ses genoux sur le comptoir mais appuyant ses mains sur le plan de travail ensemble, une de chaque côté d'Ethan. Il était littéralement à quatre pattes au dessus du vide qui séparait le comptoir du plan de travail, avec Ethan entre ses bras.

"Pardon, juste pour pas te déranger. »

Il attrapa son café qui était près, en but une lampée et repris sa position sur le comptoir.

"Bon, on tourne autour du pot mais comme je disais dans le couloir, faut que tu me le montres. On parle du mien, ok je le contrôle pas totalement et c'est un peu dangereux que je l'utilise dans la cuisine parce que les changements de tailles peuvent être brutaux, je veux pas te blesser, mais je te l'ai déjà dit dans le couloir : je veux connaître ton pouvoir ! Ou même si t'en as pas, ta capacité, ta particularité, parle moé de toé je suis curieux. Si tu me le montres, je te montre le mien. » »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Lun 31 Aoû 2015 - 21:48


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« C'était une catastrophe. Le plus grand échec d'Ethan après la liquéfaction de son hamster, Super Kentucky, lorsqu'il avait découvert son pouvoir bizarre. Darryl le pensait désormais être un croisement entre Oui-Oui et un débile léger qui se prenait pour un super héros, et il rigola tellement fort que Doom faillit lui briser les roubignoles en les prenant pour un jeu de jokari. L'espace d'un instant, d'un court mais terrible instant, Ethan aurait espéré que le canidé attardé ne réalise un miracle et ne le tue d'un seul coup de mâchoire pour mettre fin à toute cette souffrance émotionnelle. Le jeune homme tentait de se déconnecter mentalement de la scène dont il était l'un des protagonistes principaux - j'entends par là, se déconnecter mentalement encore plus que d'habitude, ce qui peut être qualifié d'exploit en soit - mais il ne réussit qu'à devenir progressivement de plus en plus rouge, dans une bouffée de chaleur très gênante, tentant de contenir le débordement empathique qui risquait de s'en suivre.

Cette rencontre aurait dû être le point initial d'une grande histoire, le commencement d'une légende, le putain de premier chapitre de ses mémoires « Le premier YF », le grain de sable primordial qui concrétise ce projet grandiose et terriblement débile de rassembler une paire de mongols à pouvoirs dans une colocation géante ! Et Ethan venait de tout ruiner. Pour un premier entretien en face à face, il semblait difficile de faire pire. Mais il ne fallait pas parier là-dessus, car il suffisait alors que Billy ou Suzie rentre dans la pièce à cet instant et voit la position... Disons, « inhabituelle » du face à face et plus jamais la dignité d'Ethan ne pourrait s'en remettre. « Putain Ethan, tu viens de recruter un fessier My Little Pony WTF ? ». C'était encore un chapitre historique de la genèse de la futur Young Justice League qu'Ethan allait devoir trafiquer et complètement inventer pour la rendre à la fois crédible et à la fois... Enfin... Tout sauf ça quoi.

Et puis, ce fut le drame. Enfin, encore une fois. Doom vs Random, le combat de l'enfer, le main event de la cuisine de la Young Force ! Morse, prends ça dans ta gueule ! Armé d'une trique de bois, le leurre fit son office et Doom dérapa jusque hors de la cuisine, langue pendante et queue remuante comme le vaillant et noble compagnon qu'il était. Random. Voilà bien un pseudo à sa mesure. Il pouvait tout aussi bien qualifier son comportement complètement imprévisible que ça ne choquerait personne. Ethan voyait déjà d'ici le duo que pouvait faire Darryl et le chien : patrouilleurs de la nuit, langue pendant au vent et courrant, tout fous, dans Central Park pour aller chasser l'Archer. Randoom. Bientôt sur vos écrans. Le jeune homme chassa cette idée de sa tête, ça partait vraiment trop loin, et puis c'était son chien bordel ! C'était à lui de baver avec, pas une espèce de taré qui avait des poneys sur les fesses !

S'ensuit alors un moment où Darryl oscille entre la moquerie et la tentative de rattrapage en bonne et due forme. Ethan ne sait pas trop s'il doit s'offusquer, mais d'aucuns diraient qu'il l'avait bien mérité en cherchant un nom pareil. Ainsi, il prit le parti de dédaigner toutes les critiques qu'il pouvait bien entendre et de porter fièrement cet alias incroyable. Et puis, honnêtement, « Weakling » ça valait bien un « Ms Marvel » ou un « Elemental », qui n'étaient absolument pas du tout originaux. Surtout Francis. Ethan s'apprêtait à répondre quelque chose de profondément profond à Darryl quand il s'arrêta en bugant, la bouche semi ouverte, les yeux un peu écarquillés, comme s'il venait soudainement de se rendre compte que toute la scène avait été filmée à son insu. D'une part à cause du fait que Darryl était beaucoup trop proche de lui pour qu'il se sente en sécurité, et qu'il devait faire un effort pour éviter de transmettre mentalement cette sensation de chaleur bizarre qui le prenait dans le coup, mais également car il y avait un détail, un seul monumental détail qu'il venait d'entendre, et qui faisait brusquement passer le début de la Young Force d'une équipe de génie à une bande de mongoloïdes ayant fumé trop de Marie Jeanne et tentant de planter une tente dans leur propre chambre.

_ Attends... »

C'était beaucoup trop d'informations à la fois pour son petit cerveau. Entre Darryl qui était tellement proche qu'il remplissait presque tout son champ de vision, et... Et...

_ ATTENDS... »

Il repassa en accéléré dans sa tête toutes ses recherches qu'il avait entreprises sur le mutant, afin de trouver la réponse à sa question, mais il se rendait compte désormais que ce qu'il avait considéré comme évident, n'était soudainement plus si sûr. Il se leva sans crier gare de sa chaise, manquant de renverser Darryl et son café au passage, l'air à demi paniqué, à demi WTF.

_ TU NE CONTRÔLES PAS TES TRANSFORMATIONS ?! »

Une fraction de seconde fatidique, tandis que la vérité éclatait avec un drame théâtral exagéré. Cette fois-ci, il avait les yeux bien ouverts, les bras levés vers le ciel dans un signe d'agitation total. Il venait enfin de comprendre.

_ OMG C'EST POUR ÇA QUE TU T'APPELLES RANDOM ?! »

Le monde s'effondre, je vacille. Le voilà, donc, le foutu piège de Darryl ! L'inévitable couille dans le pâté, LE détail ultime qui allait faire valoir à Darryl son titre amplement mérité de Collier Rouge. C'est... C'est... C'est comme de se battre avec un putain de Pokemon aléatoire à chaque combat ? MAIS QUI PEUT GAGNER AINSI ? Peut-être... Peut-être que c'était même pire que ça ! Peut-être que ce n'était même pas Darryl qui apparaissait à chaque transformation ! Attendez non, ça devenait vraiment compliqué là...

_ Je... Je ne savais pas... »

La phrase sort de ma bouche comme une ineptie totale. Je pense qu'il a largement compris la chose au vu de ma réaction.

_ Attends, mais tu fais comment ? Tu peux devenir une grosse boule de morve jaune n'importe quannnd ? C'est... C'est...  »

Je commence à rire. C'est complètement troll ! J'imagine Darryl menacer un vilain en lui lançant de la morve jaune à la figure et, quelque part, si ça paraît terriblement dramatique, je crois que mes nerfs lâchent à moitié aussi, content de voir qu'il est plutôt bien parti pour s'intégrer.

_ On va avoir besoin de plus de mouchoirs bordel de merde. C'est pour ça que South Park t'a parodié quand tu éternues alors ! Mon dieu, c'est énorme ! Billy va en mourir ! »

Je me rends compte que peut-être il risque de mal le prendre, mais étrangement, j'ai la sensation qu'on a atteint un état second où, au vu de la situation, il n'y a pas grand chose qui pourrait être pire pour nos dignités respectives. Je reprends cependant un air un peu sérieux, avec plus ou moins (moins) de succès, et finit par lui dire en toute sincérité :

_ Oh non ne le prends pas mal, je ne me moque pas hein, pour un tas de morve, t'as quand même des f... »

Je me reprends in extremis.

_ ...outus bon arguments pour péter des gueules !! »

F... NON. Ce mot ricane dans mon crâne tandis qu'il avait failli s'échapper. Putain de merde, tout ceci doit rester sérieux, c'est un vrai projet, pas un enjeu de guignols ! Je suis encore un peu rouge, et je me ventile sous prétexte de la rigolade, mais je me dis au font que tout ceci n'est pas gagné. Billy... C'est Billy, c'est un attardé total et complètement débile qui fantasme sur La Reina Del Sur en se touchant avec du pop corn et de la drogue j'en suis sûr. Être dans le même appartement que lui, c'est un peu être dans une blague permanente. Mais si Darryl doit être en colocation avec nous... Vous savez, il a un peu cet air des sportifs crétins qui sont mignons mais un peu atteint. Là, il a l'air vraiment atteint et quand même mignon. Ça va être difficile, je le sens. Non, en fait, ça l'est déjà.

_ Mon dieu... Quand je pense que tu n'as pas encore rencontré les deux autres... Ça promet. Aussi débiles que nous tu verras. »

J'essaie de ne pas trop faire attention au fait qu'il y ait un Darryl en short sur la table, mais ce n'est pas très évident.

_ Tu sais, je pense que tu peux descendre de la table maintenant, il ne devrait rien t'arriver. Enfin, normalement... »

Je réfléchis à la suite. Comment essayer de l'impressionner après tout ça, pour rattraper un peu le coup. La réponse me paraît alors évidente.

_ Mon pouvoir, c'est d'être le cerveau de l'équipe ! C'est moi qui réfléchit. Billy agit, et en général, Suzie fait des facepalms avant de rattraper nos conneries. Tu sais, on ne dirait pas comme ça, mais je pense que sans elle on serait morts de débilité depuis longtemps. Sinon en vrai... »

Envoyer des pensées dans la tête des gens ? Non, c'est ringard. Enfin, non, c'est pratique, mais quand même, je dois faire plus original que ça. Je regarde alors un petit coup à droite, un petit coup à gauche, puis je me penche vers lui d'un air de conspirateur en lui faisant signe d'approcher un peu, pour lui dire mon secret dans l'oreille. Je focalise mon esprit sur une chose, une seule. Ça me permet de me recentrer et de me concentrer un peu mieux.

_Tu penses être dans une cuisine ? Tu penses que cette table est réelle ? La cuillère. N'existe. Pas. »

Je me concentre. J'ai vraiment dit de la merde. Je ne peux pas faire débarquer l'agent Smith en pointant son flingue sur Darryl, il risque de lui exploser la gueule sans prévenir. Je me redresse alors. Il ne s'est absolument rien passé. J'ai l'air un peu con. Pas mal, même.

Jusqu'à ce que Doom surgisse brusquement de derrière Darryl dans un aboiement amical mais qui le rend totalement monstrueux dans la surprise et dans cette façon qu'il a de sauter sur notre nouvel invité. En réalité, ce n'est qu'une impression, faite de l'association de son image, le toucher du poil sous les doigts et les sons typiques d'un chien débile qui halète de plaisir. Mais c'est une image plutôt fidèle. Je ne dirais pas que quand j'ai la flemme de bouger de mon lit, je joue avec Doom comme ça, mais... Presque... »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Darryl Maywin le Dim 8 Nov 2015 - 17:47



« L'envie de disparaître. Voilà ce qui envahis Darryl. Mignon-mais-con le Oui-Oui Cling était devant lui, et après avoir rougit comme une pivoine, il criait désormais comme un hystérique sous crac. La panique est à bord, Ethan semble ne plus l'admirer, son estime s'écroule, ses chances s'éloignent, le monde est un mensonge, tout n'est que tristesse : Ethan l'a engagé en croyant qu'il valait mieux que ce qu'il n'est. Il vient de décevoir son nouvel équipier. Déjà. Il devrait peut-être repartir à San Francisco en stop, vu qu'apparemment, d'après sa première réaction, Ethan n'avait aucune idée de ce que ses pouvoirs son réellement et n'en aime pas vraiment la révélation. Il est con en même temps, ce surnom parle tout seul. Mais Darryl se sent quand même comme un enfant qui aurait fait une bêtise, coupable d'avoir un pouvoir aléatoire, sa petite honte personnelle avec laquelle il devait s'adapter... Et le pire, c'est que Goo se fait traiter de "grosse boule de morve jaune"... ENCORE ! Personne ne comprend la génialité de Goo, c'était sûrement la forme avec laquelle il avait sauvé le plus de gens ! Tout ça parce que son apparence n'était pas sexy...

Non mais en fait c'est pire que ça, il se moque carrément de lui. Il dit le contraire mais c'est carrément de la moquerie éhontée. Il prévoit même d'en rire avec les autres fondateurs... c'est pour ça qu'il est venu, pour être la risée d'une équipe qui n'existe même pas ? Ah si seulement il avait une forme qui pouvait le rendre invisible. Bah, même si il l'avait, il pourrait même pas choisir d'en prendre la forme, c'est bien ça le problème. Il fait la moue alors que Ethan essaye quand même de lui faire des compliments. Il est grognon, il se sent vexé et il n'a plus vraiment envie de l'écouter. On dirait un peu un gosse, dans un corps de grand garçon un peu musclé, dans des vêtements de gosse. C'est soit mignon, soit débile. C'est Darryl.

"Oui bah hein... ho... fallait pas m'inviter..."

bougonnât-t'il dans sa barbe, de manière quasi-inaudible et surtout pas vraiment convaincue. On se moquait de lui, mais Ethan se moquait à vrai dire aussi de lui-même. Et lui faisait des petits compliments. Ça adoucissait la pilule... non, c'est pas ça l'expression... zut, vous m'avez compris, ça vaselinait le suppositoire quoi, ça passait mieux. Restait que la morve jaune lui restait en travers de la gorge, au sens figuré heureusement, mais il allait faire de son mieux pour oublier que son petit ego avait été meurtri. Après tout, le mec en face de lui s'appelait Weakling, il s'était fait manger les boules par un chien pervers et il était en boxer petit poney. Ça ne pouvait sûrement pas être pire. D'ailleurs, Ethan lui rappelait en lui proposant de descendre de la table. Semi-convaincu, Darryl choisi la solution intermédiaire et s'assied sur le rebord en face de son interlocuteur moqueur. Et il lui donne un petit topo sur son rôle dans l'équipe :

Le cerveau de l'équipe. Le cerveau.

Hey ben, on est pas rendu les amis.

Ça en dit long sur Billy. Darryl, avec sa petite mauvaise humeur cachée profonde de vexation crétine, se sent un peu Susie pour le coup, l'envie de se facepalmer pour mettre Ethan mal à l'aise lui traverse l'esprit, mais il sait que c'est sa débilité passagère qui parle et qu'il le regretterait. Il se contente donc de hocher la tête pour accompagner le discours d'Ethan d'approbation. Il ne sait pas du tout ce qu'il approuve. C'est juste pour passer à autre chose. En fait il ne sait plus trop ce qu'il dit, approuve, renie ou pense, la morve jaune est toujours là, avec sa honte, sa vexation et son envie de disparaître, et il n'écoute plus vraiment Ethan, il est un peu trop désarçonné. Il a quand même traverser le pays pour rejoindre une équipe qui lui dit "hey t'es nul, comme nous, c'est trop la honte soyons des amis !"... attends...

Mais en fait, c'est génial ! Il pouvait pas rêver mieux ! Han, il va se plaire ici. Il commence à opiner du chef de plus en plus fort, oui oui oui, plus de dégénérés ! Mais en fait... c'est ce qu'il se disait depuis le début, donc tout allait bien non ? Hahaha quel crétin des... ouuuuh il se passe quoi là ? Ethan se penche tout contre son oreille. Ah oui, c'est bien ça. Il peut sentir la chaleur de sa joue, la douceur de son souffle, quelques cheveux qui effleurent à peine ses pommettes. En fait, tout va mieux. Il se sent bien, il ne manque plus qu'une proposition sympathi... ah non pardon en fait non, Ethan lui raconte de la merde encore une fois, le mec a juste péter un boulard et Darryl pourrait jurer qu'il y a des lésions encore jamais observé dans la caboche bien faite de Gogolito Scott : oui Darryl est dans une cuisine, ou c'est une table réelle... si... la cuillère existe... non ? Darryl le regarde en levant un sourcil. Il y a malaise. C'est quoi le jeu, chacun leurs tours ils concourent pour le titre de plus gros ahuris de la pièce ? Une pièce réelle qui plus est, avec une table réelle, une cuillère réelle, tout réelle.

Et là, bam ! Doom !

Doom qui revient. Qui lui sautes dessus. Par derrière. En aboyant. Gros Doom. Gros Doom débile le retour de la revanche 4 : retribution en version collector HD director's cut. Panique. Hurlement. Contre-mesure.

Transformation.

Bah oui, quand il éternue mais aussi quand on le surprend, Darryl peut se transformer par réflexe. Normalement, il a ce genre de réaction sous contrôle, parce que ça aurait pût lui jouer des tours à l'université ou en famille, mais le fait de savoir depuis quelques temps que son identité était désormais publique lui avait abaissé ses défenses. Il se transforma donc par sursaut, en poussant un cri ridicule. Son corps devint plus massif, son visage plus animal, de grosses griffes lui poussèrent ainsi qu'une queue dans le prolongement du dos, mais surtout de nombreuses parties de son corps se retrouvèrent recouvertes instantanément de larges écailles acérées qui, s'hérissant d'un coup d'un seul, déchirèrent son T-shirt et l'arrière de son boxer en lambeau, dont la partie avant tomba au sol. Un second cri paniqué et il plaqua ses mains sur son entrejambe, alors que ce deuxième sursaut entraîna le réflexe de survie associé à cette forme : toutes les épines géantes de son dos furent propulser avec force à travers la pièce, comme une volée de couteau qui se planta dans les murs en profondeur, déchira un bout du canapé, cassa quelques assiettes, se fichèrent dans la porte, certaines traversant même cette dernière de part en part. Tout l'arrière de la pièce était maintenant comme un putain de champ de bataille d'épines. Heureusement que Ethan était devant lui ! Mais il était devant lui alors qu'il était nu. Nu sous sa forme de Scaleblade !

Spoiler:

Oh, mais merde, Doom ! Han, il avait tué Doom, il avait mitraillé le chien d'Ethan de centaines d'aiguilles... devant Ethan... à leur première rencontre ! Il se retourna, s'attendant à voir le chien qui lui avait sauté dessus empalé sur le mur... mais non, il n'y avait aucun chien. Il entendît même ce dernier aboyer bruyamment derrière la porte percée d'écailles osseuses. Alors quoi... il n'avait pas rêvé pourtant... oh putain... la cuisine imaginaire... une illusion... Ethan avait créé une foutu hallucination, et lui avait réagi comme un traumatisé de la Guerre du Golf...

Il tourna sa tête lentement vers Ethan, avec un sourire gêné qui faisait un peu peur sur son visage de Scaleblade...

"Pardon Ethan... Je crois que j'ai tué ton illusion... Mais t'as vu j'suis fort hein, j'ai même transper...cé la... porte... désolé. J'te jure que d'habitude ça part pas si vite, j'ferais mieux la prochaine fois !" »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Mar 2 Fév 2016 - 1:49


COMMENCEMENTS


« Soudain, l'apocalypse déferle sur eux en une vague ultime de punition divine. Ethan hurle. Darryl hurle. Ethan hurle. La panique éclate comme une titanesque détonation dans sa tête et dans celle de son alter ego débile, le cœur fait un bond au moins aussi grand qu'un Darryl d'Asgard sous Xanax sur le bar et, au moment précis où Ethan se rend compte que c'était la pire fucking idée ever que de surprendre un type nommé Random, la réalité se déforme, mute, et Darryl disparaît pour laisser la place à une espèce de monstruosité incongrue trois fois plus large qui, en un instant, vient de faire éclater le budget réparations aussi sûrement qu'il vient de démolir pour toujours son boxer petit poney, déchirant le cœur rose situé sur le devant qui vient s'écraser comme un vieux mouchoir sur le sol d'une cuisine alors sinistrée. Les impacts violents percutent les murs et détruisent des assiettes, transpercent la porte et brisent des carreaux de faïence. Sur l'instant, la double panique de la surprise et du danger a rendu Ethan presque complètement hystérique. Et pendant un très court moment, il croit qu'il est touché, et il crie de plus belle en écho au surgissement vocal ridicule de Darryl, palpant frénétiquement son torse dans de grands gestes paniqués, croyant sa mort arrivée. Non, ô monde cruel il ne veut pas mourir, pas si jeune ! Pas alors qu'aujourd'hui oscillait entre la joie attardée de construire la première pierre de la Young Force, la palpitation juvénile et désemparée d'être devant une réplique miniature de Thor-gros-marteau sans la choucroute mais les poneys en plus et, bordel de merde, pas tué par SON PROPRE PREMIER COÉQUIPIER LE PREMIER JOUR. Il est déjà prêt à verser les larmes d'amertume et de douleur quand il se rend compte qu'il n'a rien.

_ ............... »

Ethan reste sans voix, la bouche bée, les yeux écarquillés avec dedans les restes d'un reflet où on y lit surtout la peur de la douleur et l'incompréhension totale du moment.

_ Tu... Tu viens d'évoluer... »

Oui, ce n'est pas parce qu'Ethan a cherché de fond en comble toutes les occurrences possibles du « Cul-Nu de San Francisco » sur internet qu'il s'attendait à ce qu'il se transforme en cette forme bien précise, ou même qu'il s'attendait à ce qu'il se transforme tout court. Ni qu'il ne serait pas émerveillé, surpris, effrayé, estomaqué, séduit ou même carrément horrifié.

_ Il y a un gremlins dans ma cuisine.... »

Trop de pression psychologique. Entre les échecs de la honte successifs, les tentatives de paraître respectable malgré la tension érotique outrageuse digne d'un drama de la Reine du Sud et les aveux presque compulsifs des pires choses qui lui étaient arrivées en pyjamas dans les quinze dernières années, ce pic d'adrénaline venait de faire craquer le peu de décence qu'il restait dans la pièce.

_ IL Y A UN GREMLINS DANS MA CUISINE ! OMG ! C'EST, C'EST.... »

Dans la folie du moment, tout ce qu'il avait en tête actuellement c'était de partager cette excitation monstrueuse avec les deux autres débiles légers de la Young Force. D'envoyer un SMS de l'extrême avec un message sibyllin et hautement distingué du genre « OMG LE NOUVEAU EST UN DÉBILE PROFOND. IL A DÉTRUIT LA CUISINE. C'EST PUTAIN DE COOL ». Mais malheureusement (ou dieu merci, c'est selon) il n'avait pas son téléphone à portée immédiate, ce qui confinait pour le moment la zone de contamination des particules du troll à l'environnement immédiat.

_ C'EST ÉNORME ! »

Exclamation incontrôlée devant la chose posée là devant lui sur le bois de la table haute de la cuisine, confusion possible entre un synonyme de « C'est trop cool ! », de « T'es gros » et d'un dernier que la décence ne m'autorise pas ici à écrire car elle fait référence à une partie anatomique mise malencontreusement à l'air et même s'il existe une romance débilo-imbécile entre Darryl et Ethan on n'est pas ici pour parler de masturbation avec des bouteilles de Sapporo 450 ml ou de délires RÉALISTES de lesbos.

La lucidité revient peu à peu et il se rend compte soudainement que sa réaction était tout sauf normale. Qui, qui, bon sang, lorsqu'on était à peu près normalement constitué, trouverait très enthousiasmant de voir sa cuisine détruite en étant passé si proche de la mort ou de celle de Doom. L'espace d'un instant, c'est une petite douche froide qui s'insinue dans les tripes du jeune homme et il se rend compte que, peut-être, traiter de gremlins son nouveau coéquipier était potentiellement très déplacé. Mais, surtout, une telle perte de contrôle était tout ce qu'il y avait de plus angoissant, lui-même le savait très bien et avait encore en mémoire l'amer souvenir du jour où il avait liquéfié Super Kentucky premier du nom, sous la découverte instable d'un pouvoir qu'il ne maîtrisait pas encore aujourd'hui. Mal à l'aise malgré les mots relativement cools de Darryl, une certaine appréhension venait toutefois troubler les traits du jeune homme, mêlés à une maladresse maladive qui émanait de lui comme une malédiction dont il ne semblerait jamais capable de se défaire. Une empathie compatissante et surtout profondément désolée naissait en lui à l'égard de Darryl et, malgré une certaine confusion, il n'essayait même pas de dissimuler ce trouble.

_ Oh... »

Il ne savait plus quoi dire, ni comment rattraper sa bêtise. Ses yeux accrochaient furtivement ceux de l'énorme bête dont il se demandait si elle souriait ou grimaçait et eut la vague pensée qu'heureusement il ne se transformait pas en un mycète qui lâchait des explosions. Néanmoins, il avait du mal à fixer le gros plein d'épines à cause de ça et son regard se posait aléatoirement ailleurs, toutefois attirés par la découverte fascinante de la nouvelle apparence de Darryl. Bredouillant un cafouillage onomatopéen, il finit cependant par reprendre le contrôle de la situation même s'il n'était pas tout à fait sûr de lui-même correctement contenir l'espèce de champ de culpabilité qui essayait de sortir de lui instinctivement et qui transpirait de son esprit.

_ Excuse-moi je suis vraiment désolé... C'est ma faute... J'ai voulu jouer au con en oubliant que c'est pas toujours aussi simple de se contrôler. Vraiment... Ne t'en fais pas pour les assiettes ou la porte, c'est pas grave, personne n'est blessé, c'est tout ce qui compte le reste on s'en fout. Je suis vraiment un débile je voulais pas te mettre dans cette situation, excuse-moi... »

Le bout des oreilles rougissant sous le sentiment oppressant d'avoir déjà fissuré une relation même pas encore établie, Ethan redoutait par dessus tout d'avoir mis mal à l'aise Darryl ou, pire, de l'avoir énervé. Machinalement, ses yeux se posèrent sur les longues piques pointues de ses avant bras, et c'est là qu'il lâcha presque naturellement, comme une simple constatation anodine, une vérité terrible dont il ne prenait conscience que maintenant, la découvrant presque en même temps qu'il la disait et se rendant compte qu'il aurait mieux fait de se taire.

_ ...Tu es nu... » »

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Darryl Maywin le Mar 2 Fév 2016 - 14:58



« Un hurlement. Hystérique. Un peu aigüe, pas trop, juste assez. C’était la première réponse d’Ethan à la phrase de Darryl. Lui qui pensait détendre l’ambiance avec une blague, il avait provoqué l’hystérie complète de Oui-Oui. Alors certes, sa voix grave et animale n’était pas très rassurante de prime abord, sans oublier qu’il était plus grand, et plus massif, et poilu, avec des pics, qui avaient transperçait la cuisine, et que son seul sous-vêtement était maintenant ses mains. Mais quand même, ce petit hurlement l’avait attristé, il n’aimait pas qu’on réagisse à ses transformations comme à des monstres. Ça blessait son petit cœur. En plus, Ethan se touchait le torse de partout, on aurait put croire qu’il essayait de danser la Macarena. Surtout qu’il ne craignait rien, il était en face de lui, et il avait projeté les épines de son dos, il était donc à l’endroit le plus protégé de toute la pièce. Et il s’en rendit bien compte, un air eberlué sur son visage alors qu’il réalisait dans un silence pesant qu’il n’avait aucune égratignure. Remarque, Darryl s’en serrait extrêmement voulu de lui avoir ne serait-ce que casser un ongle. Il allait lui demander si il allait bien, mais Ethan le devança… utilisant le mot interdit…

“Évoluer“. Non ! Darryl n’était pas un pokemon ! C’était une transformation, pas une évolution, parce qu’il redevenait humain par la suite. On ne revient pas à son stade primaire après une évolution. C’était différent. Il s’apprêtait à lui signaler gentiment, mais Ethan continua sur sa lancée.

- Il y a un gremlins dans ma cuisine… »

Mais non ! C’était pas Gremlins, c’était Scaleblade, il se trompait de forme. Il commença d’une petite voix à laquelle Ethan ne fit même pas attention…

« Euh non en fait euh ça c’est Scaleblade… euh Gremlins c’est… »

- IL Y A UN GREMLINS DANS MA CUISINE ! OMG ! C’EST, C’EST… »

« … c’est une forme avec genre une grosse tête, comme ça… » Dit-il en levant ses mains au-dessus de sa tête, oubliant que ces dernières servaient à cacher son entrejambe.

- C’EST ÉNORME ! »

« Ah bon… » Murmura-t’il en regardant en bas, avant de se rendre compte qu’il était un mongol et de remettre prestement ses mains en place, juste avant qu’Ethan ne se retourne vers lui. Il n'avait rien remarqué ce crétin...

Car Ethan était tellement heureux et excité qu’il regardait de partout, au plafond, devant, derrière, lui, les murs troués, il était en complète euphorie. Sûrement une décharge d’adrénaline parce qu’il croyait avoir échappé à la mort. Petite chose toute mignonne. Il le regarda se calmer petit à petit, réaliser l’évènements, et ressentis comme un sentiment de culpabilité en plus du sien. Ce n’était pas seulement de la déduction ou de l’empathie, c’était comme ce qu’il s’était passé avec le faux-Doom illusoire, des sensations extérieur. Il en était sûr, il ressentait la compassion et le malaise d’Ethan, ce qui devait encore être une de ses capacités. C’était étrangement ambivalent, entre l’agréable et le dérangeant, entre la promiscuité complice et l’intrusion. Il ne savait pas trop quoi en penser et tenta de l’occulter comme on ignore un bruit de fonds, se concentrant sur les excuses d’Ethan. Excuse qu’il estimait en grande partie injustifiée, Ethan n’était pas totalement responsable de ce qu’il venait de se passer. Néanmoins, sans son chien, son café et son illusion, il n’aurait pas désintégré son boxer Petit Poneys préféré, dont les confettis roses pâles et bleutées retombaient encore par-ci par-là dans la cuisine avec lenteur. Il en voulait un petit peu à Ethan.

Et en même temps comment lui en vouloir alors qu’il prenait cet air d’animal tout penaud avec ses oreilles qui rougissent… Il le regarda se débattre avec sa propre culpabilité pendant la seconde qui suivi son rougissement, puis le vit regarder ses avant-bras, et donc en soit, dans la direction de son entrejambe, et dire sur un ton posé et ingénue la phrase la plus innocente qu’il avait dite depuis le début, au moment où pourtant tout était au summum de l’absolu contraire de l’innocence. C’était la goutte d’eau pour Darryl. Il ne savait pas pourquoi, ni de quel manière, mais c’était la goutte d’eau de quelque chose.

Il leva un sourcil, posa ses grosses mains griffues sur ses hanches en le fixant de ses yeux de prédateurs, et approcha son visage du sien en émettant un son feutré entre le grondement d’un fauve et le ronronnement d’un gros chat. Un grand sourire révéla sa dentition carnassière avec un air de défis, faisant frémir la fourrure de son visage.

Spoiler:

Alors qu’il était tout près d’Ethan, le défiant des yeux d’oser regarder ailleurs que dans les siens alors qu’il ne cachait plus rien, il murmura de sa voix rauque et ronronnante, sur un ton presque sarcastique :

« Oh ah bon ? je suis nu… »

À l’instant même où il finissait ces quelques mots, son dos s’hérissa instantanément d’une armée d’épines, comme un régiments de couteau de cuisine qui sortirent de lui en faisant un bruit sec, comme un claquement de fouet ponctuant son propos et appuyant l’impression de prédation ambigüe avec laquelle il jouait. Il ne sembla pas prêter attention à la repousse de ses épines et acheva sa phrase avec un ton joueur.

« … la faute à qui ? »

À cet instant, Ethan était sa pelote de laine, et il avait envie de le découdre entièrement, et il n’aurait pu dire si c’était à cause de cette petite colère qui l’habitait, ou parce qu’il était adorable et désirable. Sûrement les deux, mais si Ethan pouvait sentir ce mélange de sentiments, ça devait donner un sacré cocktail d’agressivité libidineuse à son égard, il y avait de quoi se sentir comme une proie… Il profita du fait qu’il était très proche d’Ethan et donc du plan de travail pour attraper un torchon sans lâcher Ethan des yeux, ayant l’air de dire “trop tard“. Il accrocha le torchon autour de sa taille comme une serviette de bain très très courte. Une serviette de bain très très courte avec des motifs des Power Rangers… mais qui avait bien pu acheter ça ? Cette maison était improbable. Alors qu’il avait fini de confectionner son cache-sexe de secours, il se tourna de nouveau vers Ethan et lui fit un sourire cette fois tendre et sincère, si tant est qu’il était possible de faire ça avec sa bouche pleine de crocs et son visage animal.

« T’en fais pas va, je rigole. C’est pas comme si j’étais pas habitué à finir à poil à cause de mes pouvoirs, je me demande parfois si mon destin n’a pas été écrit pas un grand connard frustré… Ou peut-être que c’était ton plan tout du long, et je ne suis qu’une victime innocente, mais dans ce cas-là sache que la nudité ne me fais pas peur. Tu t’en rendras très vite compte… Par contre… »

Il s’écarta du plan de travail et fit le tour de la grande table pour observer la cuisine qui ressemblait maintenant à une sculpture d’art contemporain. Il déplaçait ce corps massif et tranchant avec une aisance et une fluidité confondante, au contraire de ce qu’on aurait pu penser Scaleblade ne donnait au final pas tant le sentiment d’être brutale que celui d’être fluide. Chacun de ses mouvements faisait en revanche un très léger son de cliquetis alors que ses lames d’os s’entrechoquait, un son qui pouvait être perçu comme inquiétant quand on voyait l’état des lieux.

« Par contre… reste pas derrière moi on sait jamais… ça pourrait me plaire, je veux dire, je pourrais te blesser. Donc, je disais, je m’inquiète vachement plus pour la cuisine. On peut dire que la situation est vraiment… épineuse ! »

Il se tourna vers lui en faisant un grand sourire de mongol genre “c’est rigolo hein“.

« Blague à part, c’est sûr que ça manque pas de piquant, re-sourire de crétin, mais il va falloir s’occuper de ça avant que je rencontre tes amis ou ils vont vouloir me dépecer et faire de ma dépouille un magnifique manteau de fourrure anti-agression, et je le comprendrais… J’ai une paire de pinces en métal dans ma valise, pour les arracher du mur sans se couper. »

Un léger silence s’installa après cette révélation incongrue. Quel genre de moron se baladait pendant onze jours à travers les États-Unis avec une pince en métal dans sa valise ?

« Si tu avais des pouvoirs aléatoires tu serais près pour toutes les éventualités… »

Il se sentait quand même assez honteux d’avoir pulvérisé la cuisine dès le premier jour. Certes, Ethan semblait avoir adoré la démonstration, en tout cas il avait l’air d’être partagé entre l’adoration et la peur, mais Darryl ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable en constatant les dégats, un sentiment qu’il avait tenté de réfréner en se faisant de l’humour et en jouant avec Ethan, mais une petite tristesse ainsi qu’une légère déception de lui-même teintèrent ses yeux jaunes alors qu’il les baissait vers le sol. Mêmes ses épines semblèrent s’affaisser de honte, perdant de leur tonus alors qu’il soupirait doucement.

« Sérieusement Ethan… Je suis vraiment désolé d’avoir tué la cuisine… J’espère que je peux quand même rester. Je comprendrais que tu veuilles que je partes là après cette démonstration pitoyable mais… euh… »

Il se tourna vers lui, ses pupilles félines reflétant la tristesse et le désir de rester, comme un chaton. Un gros chaton. Un très gros chaton épineux tueur géant mutant. Avec des abdominaux. Et des pecs. Poilus. Et un torchon très court.

« Mais si je peux rester j’espère qu’on continuera à faire des bêtises. » »

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