Commencements [PV Darryl]

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Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Jeu 13 Nov 2014 - 19:16


Quatre mille quatre cent quatre vint treize kilomètres. C'était ce que venait de parcourir Darryl en co-voiturage. Pourquoi cette méthode, et pas l'avion ? On pourrait avancer diverses raison mais à vrai dire il n'y en avait vraiment eu qu'une seule pour Darryl : pourquoi pas rencontrer du monde. Et durant son long périple il en avait fait des rencontres. Il avait d'abord voyagé avec cette famille nombreuse de nippo-américain dont les parents ne parlaient pas très bien anglais, un régale. Dans leur van il avait fait la connaissance de leurs quatres filles et de leur fils, tous plus jeune que lui, avec qui ils avaient pu passer le temps pendant prés de deux journées de trajets. À son arrivée dans la ville de leur terminus, Salt Lake City, ils l'avaient chaudement invité au mariage qui les avaient amené ici, celui de leur ainée avec un latino. Choc des cultures à tout les étages, c'était grandiose. Il avait pu y faire la rencontre d'un petit monde très intéressant, discuté de sa condition avec la mariée, qui l'avait reconnu (les parents avaient un peu paniqué en se rendant compte de qui ils avaient voyagé avec, mais s'en remirent très vite). Il avait signé son premier autographe aux trois plus jeunes, et puis il y avait eu Raùl, le frère du marié au sourire ravageur, qui lui avait innocemment proposé de partager sa chambre pour la nuit... Le lendemain, il avait repris la route avec Dolores, une grand-mère vindicative qui allait jusqu'à Denver. Une journée et demi de trajet à chanter des vieilles chansons de rock'n'roll avec une ancienne de Woodstock. Dolores avait préparé des pique-nick dont il se souviendrait toute sa vie, et semblait si heureuse de pouvoir voyager avec un jeune. Elle pouvait être réactionnaire parfois, et ils en vinrent à se sentir suffisamment à l'aise pour s'engueuler à deux reprises sur des sujets sociaux avant d'éclater de rire et de reprendre le trajet sur du David Bowie. Une perle à qui il expliqua le fonctionnement du smart phone que lui avait offert ses enfants, et qui s'abonna à tout son réseau en ligne. Elle avait régulièrement continué à liker les images qu'il postait de son voyage. Depuis Denver, où il avait dormis dans un motel, il avait repris la route avec un chauffeur routier rustre et débile, Jacob, avec qui l'entente ne passa pas du tout. Après une dizaine d'heure de silence il descendit plus tôt que prévu, à Omaha au lieu de Chicago. Il dût y annuler ses précédentes réservations de co-voiturage et en trouva une autre à la dernière minute. Cette dernière était un rassemblement de quatre inconnu dans une petite voiture sentant la cigarette : Lucy, Sam, Jena et l'Autre-Sam. Il restèrent serrés les uns contre les autres à refaire le monde et à dormir comme il pouvait jusqu'à Chicago, où ils se promirent de rester en contact tout en sachant tous qu'ils ne le feraient pas, non pas parce qu'il s'étaient déplu mais parce qu'ils avaient d'autres vies à vivre. De Chicago il monta dans un bus pour Cleveland, où il fut déçu de ne pas rencontrer beaucoup de personnes ouvertes à la discussion, et fini son parcours jusqu'à New York dans le camping car de Berenice et John, couple fraichement retraité qui n'avait jamais eu d'enfant et avec qui se développa une étrange relation, lui qui n'avais jamais vu ses parents ensemble. Ils avaient notamment passé un grand moment à lui dire de faire attention à lui en élucubrant sur tous les dangers possible de la vie héroïque, après qu'il leur ai parlé de ce qu'il faisait.

Ils venaient d'échanger leurs numéros. Ils lui avaient proposé de rester chez eux un jour de plus mais il avait gentiment décliné, il acceptait donc leur seconde offre, celle de pouvoir les contacter en cas de pépin ou si il voulait à nouveau goûter les muffins au citron meringué de Berenice. Il lui payèrent le taxi et c'est avec un grand sourire sincère qu'il leur dit au revoir, le coeur un peu serré. Le trajet avait duré 11 jours. Dans le taxi, il essaya de mettre ses bagages en place et indiqua maladroitement l'adresse du Starbuck's. Il était un peu azimuté, il n'avait pas bien dormis ces derniers jours, beaucoup de sommeil en voiture avait déréglé son fonctionnement, mais ce genre de sommeil n'était pas pour autant très réparateur. Il avait l'impression que la vie commençait vraiment.

Par la fenêtre du taxi il observait la rue, les gens, les voitures. Il pressait son front contre la vitre pour essayer de contempler le haut des immeubles quand ils arrivèrent dans des parties plus en hauteur, et essayait de voir et d'engranger le plus de choses possible. Il avait vu tellement, il avait ressentis tellement pendant ce voyage, c'était comme une renaissance. Après son coming out héroïque, il avait presque tout perdu, sauf son sourire et quelques personnes importantes. Il avait enfouis au fond de la lui la détresse qu'il devait en ressentir, mais il savait maintenant que la roue allait tourner. Il se sentait un peu mal quand même, parce qu'il arrivait d'un voyage qui ne le laissait pas dans le meilleur des états pour rencontrer quelqu'un et faire bonne impression : il n'avait pas pris le temps de se faire une beauté, pour être sûr d'arriver à l'heure, car il était surexcité et anxieux de rencontrer enfin d'autres super-humains. Ses cheveux étaient complètement décoiffés, formant des épis qu'il essaya de remettre en ordre en donnant un air "coiffé-décoiffé" en utilisant le reflet du rétroviseur (ce qui devait le faire passer pour un sacré bouffon aux yeux du conducteur). Il portait un short en jean serré sui s'arrêtait à mi-cuisse comme si il avait été découpé et un T-shirt de matière légère mais froissée, d'une couleur turquoise délavé. Ses chaussures étaient des chaussures montante de marche, marrons et beige, desquels s'échappaient des chaussettes vert clair. Il avait délaissé son manteau de faux-cuir écaillé, il faisait plutôt chaud aujourd'hui.

Quand il arriva devant le Starbuck's, il se sentait tellement excité, tellement assaillis de nouveauté, que c'en était presque étourdissant. Il aurait besoin de se construire des repères rapidement. Il resta devant le vendeur de café en se demandant si il devait rentrer ou attendre dehors. Ce genre de doutes débiles arrivaient rarement à Darryl, mais quand ils lui tombaient dessus, dans des moments souvent de grande excitation, il n'y était tellement pas habitué qu'il pouvait perdre tout moyen. Mais le gong le sauva. Enfin, Ethan Scott, aka le Gong. Il n'avait vu que des photos de profil de son nouvel hôte, mais il se trouvait devant lui maintenant. Ils avaient le même âge et à peu près la même taille. Sauf qu'Ethan avait une tenue plus... correcte que lui. Le pantalon blanc n'avait pas cet outrageux effet rehausse-popotin de son short, qui le faisait ressembler à un trampoline, et il n'avait pas de chaussettes vertes lui remontant sur les poils des jambes. Il se rapprocha de lui.


"Hey ! Salut Ethan, enchanté !"

Il était mignon le salaud. Un air de petit con fouteur de merde, sûrement à cause de son nez en trompette, mais c'est ça qui rendait son visage agréable. Le charme du boulet. Et puis il avait un chien. Un gros chienchien touffu tout noir tout poupoudou. Ça augmentait le potentiel sympathie de n'importe qui. Il était entrain de lancer un regard idiot à celui-ci quand Ethan le compara à Thor. Encore. Depuis que l'homme au gros marteau était apparus à la télé (Thor hein, pas lui...ahahah traulaulaule) il n'avait pas arrêté de se prendre cette réflexion. Thor par-ci, Thor par-là, "c'est les sourcils" ou "c'est la machoire". Il était un peu agacé par cette remarque à force, mais faisait comme il pouvait pour le prendre du mieux qu'il pouvait. Ou retourner la situation à son avantage. Ethan qui décortique son visage et le compare à un sex symbol déifié ? Cette tenue, ces regards sur les gens qui passent... Gaydar activated, alerte PD ! Saloperie de mangeur de graine d'homme, ils sont vraiment infiltrés dans tout les niveaux de cette société féminisée par les séries débiles des années 90 !

"Oui, merci, on me le dit souvent... C'est grâce à ça que j'ai eut mon p'tit copain. Enfin mon ex..."

Tiens, allez, ronge ton os. En parlant de nonos...

"Moi aussi j'suis très content de te rencontrer enfin ! Et de rencontrer Doom ! Hein Doom ! Hein ! Hooooo t'es beau comme un camion volé !..."

Il s'accroupi en face du chien et lui caressa vivement la tête en continuant avec des onomatopées absurdes dignes des Sims.

"... et goulougouzi goulou !!! T'as des grosses pattounes choupitrognonne !..."

Et encore.

"... donne les grosses pattounes boubilou chienchien.... euh... ahem... pardon. Les animaux, ma kryptonite, ça fait fondre mon cerveau et après j'ai l'air d'un chimpanzé sous Xanax. Rassure-moi, vous avez pas de chat ?"

Il se tourna vers la rue, regarda dans un peu tout les sens puis se rapprocha d'Ethan en le prenant par l'épaule, lui murmurant dans l'oreille.

"Et elle est où cette base secrète alors ? On y va avant ou après le Starbuck's ?"

Il lacha son épaule et repris sa place.

"Généralement, on prend un café avant de ramener le garçon chez soi, ça donne l'occasion de discuter, mais c'est comme tu veux."

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Sam 15 Nov 2014 - 22:29


Définitivement mignon. Darryl avait un faible pour les mecs maladroits, les ahuris du bulbe et les boulets sympathique. Et Ethan avait l'air de conjuguer l'ensemble. Bon, il avait l'air plus jeune qu'il ne l'était, un peu la tête et l'attitude typique du nerd qui écrit des fan fiction yaoi sur les personnages de ses séries préférés, mais agréable à vivre néanmoins. La tension d'Ethan était palpable face aux tentatives qu'employait Darryl pour le désarçonner. Et vice versa. Il la dissimulait plutôt bien (sa tension. émotionnelle), mais Darryl connaissait trop les hommes. Et sa réponse avec son fiasco du café n'était qu'une preuve de plus de sa maladresse, le sérieux avec lequel elle était affirmée ne faisant qu'en appuyer la véracité. Darryl était si chanceux, il avait déjà trouvé une friandise à sa première rencontre New Yorkaise. Il n'y avait pas tant de miracle à ça vous me direz, vu l'orientation générale de la communauté gay à apprécier les super héros, les probabilités que le créateur d'une jeune équipe destinée aux collants moulants et aux combats héroïques à la sauce queer soit attiré par le spandex et les abdominaux saillants étaient assez élevés. Darryl en savait quelque chose, il cumulait les deux catégorie, pour ne pas dire qu'il les cultivait. Le vrai hasard chanceux c'est qu'il était mignon, et potentiellement agréable à cotoyer.
Il se sentait un peu gêné quand même. Au fond de lui, sa petite conscience éthique des relations humaines venait d'adresser un formulaire de culpabilité au PDG du secteur libido ; l'une des plus grosses entreprises de son cerveau, un genre d'Illuminati impliqué dans toutes les activités neuronales de Darryl, et qui pouvait parfois outrepasser la hiérarchie de la raison ou des convenances. D'autant qu'il s'était brièvement associé avec le directeur de l'association des petites rancunes quand il avait été comparé à Thor pour la 748éme fois. Mais il ne pouvait pas dire qu'Ethan ne lui avait pas renvoyé la balle au bond en parlant lui-même de garçon, que le jeune homme en soit conscient ou non il venait d'envoyer un télégramme en sous-texte de son anecdote : "Message reçu. Stop. Moi aussi aimer les gonades masculines. Stop."
Si c'était conscient, c'était qu'il voulait jouer, et Darryl n'allait pas s'en priver. Si c'était inconscient, ça voulait dire qu'il était maladroit, et ça le rendait encore plus mignon, et Darryl n'allait pas s'en priver. En fait, y'avait plus rien à débattre, c'était fini : le secteur libido avait lancé une OPA hostile sur tout son système nerveux, il avait racheté les synapses et faisait payer une taxe d'orientation sexualisée à toutes les pensées qui voulaient voyager d'un neurone à l'autre. Il avait régressé au statut de chien de chasse, il espérait que la perdrix aurait du répondant, car il n'aurait de repos avant d'avoir pu la voir au garde à vous. Non pas qu'il était dans l'optique d'une conclusion immédiate de la battue au détour du premier canapé venue, pas du tout, il ne connaissait pas Ethan, il n'était pas question d'attraper la bête, mais de jouer au chat et à la souris pour apprendre à se connaître.
Et il en était sûr, il y avait du répondant. Et tant mieux, il aimait quand les rôles du chat et de la souris pouvaient s'inverser à volonté. Ca donnait des rencontres plus... versatiles. Il n'avait rien répondu à son anecdote sur le café et les hommes, ce dont Ethan profita pour lui souhaiter une bienvenue officielle en le regardant droit dans les yeux, presque en le mettant au défis. Une bienvenue qui sonnait plus comme le coup des clairon à l'ouvertures des joutes. Restait à savoir à l'avenir si ils allaient rester écuyer, ou si on allait assistait à des chevauchées épiques et des confrontations de lances frénétiques... Mais outre ce bienvenue, c'était la seconde annonce d'Ethan qui l'étonna.

Doom était un membre de l'équipe ??? Non... si ? Mais... après tout, si il devait sembler "chien" il devait agir comme un chien. Darryl le regarda, l'air effaré, et le chien répondit en le fixant tout en penchant la tête sur le côté. Lui, un membre de l'équipe ? Un chien intelligent ? Un métamorphe ? Un robot ? Il était dans l'incertitude et ne pouvait pas poser toutes ces questions en pleine rue. Autant Darryl était perspicace, autant quand le doute s'emparait de lui il ne savait pas quoi en faire. À ne douter que très rarement il n'avait jamais vraiment développer de "système immunitaire" à même de gérer convenablement ce sentiment. Il entrait donc dans des spirales dialectiques de questionnement ininterrompues qui ne pouvait prendre fin qu'à l'obtention d'une réponse claire et précise. Ça le rendait très naïf, très bête, et c'est sûrement l'une des choses qui l'avait poussé vers le journalisme : la recherche de réponses. Il regarda de nouveau le chien avec un air surpris, puis Ethan qui s'emparait de l'un de ses sacs et se retournait pour l'emmener vers leur QG. Il suivit donc le pas, remis ses affaires sur son dos et le suivit pendant qu'il écoutait Ethan et son programme. Définitivement maladroit dans ses mots ce gars.


"J'en dis que ça me semble un bon programme, j'suis impatient d'apprendre à te connaître. À tous vous connaître. Et il va falloir que tu me montres la douche, parce que la dernière que j'ai prise était dans un camping car. Pour le voyage, c'était génial, j'te raconterais en détail si tu veux quand on sera posé, j'suis venu en co-voiturage et c'est une longue histoire. Ça a duré 11 jours, et ça doit en faire 9 que je rêve de retrouver les conforts citadins des besoins humains : une vraie cuisine pour manger, une vraie salle de bain de se décontracter, et un vrai lit... pour dormir. J'suis bien content de pouvoir enfin en profiter."

Ils entrèrent par une porte à l'extérieur du Starbuck's et Darryl commençait à comprendre que le Starbuck's et le QG étaient liés. Ou du moins cohabitaient. Ce qui n'était pas bête, il y avait tellement de Starbuck's qu'on ne faisait plus attention à leur existence et qu'on ne les différenciait plus. Il était vraiment excité à propos de tout ça. Pour l'instant il ne pensait pas encore "super héros". D'abord à cause de l'OPA hostile de libido sur son centre nerveux. Ensuite parce qu'il découvrait New York. Enfin parce qu'il avait l'impression de démarrait tellement de nouvelles sortes d'aventures à la fois rien qu'en s'installant ici qu'il ne pensait pas encore à toutes ces notions de missions et de sauvetage de l'humanité, qui étaient pourtant la raison première de son arrivée. Il y avait à l'intérieur un escalier, et Darryl l'indiqua d'un mouvement de la main.

"Je t'en prie, passe devant, tu connais le chemin. Et comme ça j'aurais le plaisir d'observer sans me presser ce que je m'apprête à investir."

Il lui posa cependant une main sur l'épaule avant qu'il ne se mette à grimper les marches. Même sans que les Illuminati du Sexe ne contrôle son crâne d'écervelé, Darryl était quelqu'un de très tactile, avec très peu de notion de l'espace personnel. Il n'avait pas de problème avec le fait d'être lui-même envahis, et ne comprenait donc pas vraiment le soucis à toucher le corps d'autrui si il s'agissait de contact simple comme une main sur l'épaule ou un bras autour de la hanche. Peut-être que tout était lié, mais la plupart des gens qu'il connaissait avait très vite su faire la différence entre les contacts qu'il pouvait avoir aux autres, ceux qui était dénué de seconde pensée et ceux qui l'étaient beaucoup moins.

"Dis moi, avant qu'on monte, tu te moquais de moi pour Doom hein ?"

Il se retourna vers le chien qui avait toujours l'air aussi pataud.

"C'est pas que je sois gêné d'avoir fait des caresses à quelqu'un que je connais à peine, j'ai pas vraiment de problème avec ça, mais j'aime bien savoir..."

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Lun 17 Nov 2014 - 0:13


Donc Doom était un chien. Un vrai chien. Petit salaud de nigaud d'abrutis d'Ethan, il devait vraiment passer pour un crétin maintenant. Où il allait pouvoir trouver la confiance en soi pour continuer à jouer à "draguons-nous-l'un-l'autre-style-de-rien-comme-des-furets-en-rût" maintenant ? Il était pas le garçon le plus dénué de confiance en soi qui existait, c'était sûr, et ça venait en grande partie de sa capacité à n'être qu'à moitié conscient des notions de honte et de restriction, mais il avait quand même ce petit égo susceptible qui, une fois meurtris, perdait se sa superbe et de son assurance. Bon, il fallait pas exagérer pour autant, un peu de drama intérieur ne tuait personne, mais il ne ressentait qu'une gêne légère. Et il avait surtout envie de rire, parce qu'il s'était bien fait avoir. Et que ça rendait Ethan encore plus intéressant : un autre troll dans le QG, y'avait de quoi démarrer une patrouille de trolls !
Enfin bon, le coup était bien joué. Et il préférait Doom en tant que chien, ça voulait dire qu'il pourrait continuer à s'en servir de hugging ball (comme un punching ball, mais pour défouler les câlins). Et puis d'après ce qu'en disait Ethan, ils avaient beaucoup en commun ! Il aimait les caresses derrière les oreilles et sur le ventre, il aimait lécher les gens, il remuait la queue quand il était content et puait de la gueule le matin.


"Comme moi"

Échappa Darryl sans y penser. Il espéra immédiatement que la remarque c'était perdu dans la conversation. En tout cas, Ethan n'avait rien à lui envier côté hugging ball, tout y étais pour être parfaitement ridicule tout en augmentant son statut d'adorable troll maladroit : les papouilles sur les babines, les gazouillement compulsifs, les borborygmes apoplexiques et la prise en charge de 50% de la bave sur ses vêtements. Si Darryl s'écoutait il se serrait accroupis lui aussi pour accompagner Ethan dans son activité, mais pour une raison qu'il ne comprenait pas totalement il avait l'impression que ce serait passer une borne. Un peu comme faire tomber son sac de course et le ramasser à deux avant de se toucher la main et de se regarder dans les yeux en murmurant "qu'est-ce-qui nous arrive ?". Un truc dans le genre scénario too much. Par contre il écoutait attentivement et gardait les informations bien en tête.
Un chien qui parle... c'était trop mignon comme rêve. Il ne le dit pas, ça aurait pu être mal interprété et vu comme de la moquerie, ce qui n'était pas du tout le cas. Darryl aussi était marqué par ses rêves d'enfant. Par exemple, encore à ce moment il voulait vivre dans un fort de couverture pour toujours, et se nourrir exclusivement d'ourson à la guimauve et de jus de raisin. Il avait rêvé d'être écrivain et d'adopter des bébés phoques, et de se marier sur un bateau. Il rêvait moins certes. Depuis la mort de sa mère. Toujours un grand rire, toujours un grand sourire, moins de rêve. Il n'avait pas lui même conscience qu'il avait besoin d'un peu de guérison de ce côté là...

Ils reprirent l'escalade vers le QG. Darryl était saisis d'excitation, il ne voulait pas le laisser transparaître mais il trépignait d'impatience. Il y avait tellement d'énergie du suspense en lui qu'il avait envie de pousser Ethan pour le faire aller plus vite. Il ne disait plus un mot et se contentait d'afficher un large sourire, comme celui d'un enfant qui s'apprête à déballer ses cadeaux. Il allait faire partie d'une équipe ! Ses neurones étaient déjà parcourus d'informations sexuelles dans tout les sens, comme les fesses d'Ethan au dessus de lui sur les marches, mais elles étaient maintenant saturé par les multiples "OMG" qui zigzagaient dans son cerveau à tout va. Il allait, en passant cette porte, officiellement intégrer une équipe de super-héros, qui était ce qu'elle était, mais qui était un premier pas. Il n'avait jamais pensé être aussi excité à ce propos, lui qui n'avait jamais rêve de carrière héroïque auparavant, mais il y avait pris goût pendant ses deux années de service. Et il se rendait compte maintenant que c'était extrêmement important pour lui. L'impatience le tuait littéralement, et il savait qu'elle ne s'arrêterait pas au pas de la porte : il était impatient de les connaître, de leur montrer sa cuisine, de découvrir New York, de vivre des aventures, de trouver un travail, de s'installer... Il était impatient de vivre.

Quand Ethan ouvrit la porte, il continua de le suivre en l'écoutant avec un sourire béât. C'était grand ! C'était rudimentaire, mais beau, un peu bordélique mais on sentait la vie. Il aimait le bordel, un minimum, ça rendait les lieux plus chaleureux, plus organique, on avait l'impression de se retrouver accueillis par la personne plus que par un la façade qu'elle voulait bien vous montrer. Il y avait de l'authenticité dans le bazar. L'appartement semblait complètement biscornus, encore un peu en travaux, mais il adorait ce genre de lieux hybrides. Il venait d'avoir le coup de foudre, il était sûr que ce lieux deviendrait très vite quelque chose qu'il n'aurait aucun mal à appeler un "chez soi". Et l'impatience intarissable qui lui frappait les côtes à tout rompre était si fort qu'il avait du mal à jeter ses bagages par terre et à courir dans toutes les pièces pour se faire une idée.

Il suivit Ethan à travers les couloirs et les salons avec une joie fébrile, jusqu'à ce qu'on lui présentât comme sa chambre potentielle. Il entra en observant le tout, tournant sur lui-même dans un espace qu'il n'imaginait pas aussi grand. Il déposa ses sacs par terre en jetant un grand sourire à Ethan.


"J'adore. Je reste ! Pour toujours !"

Il se rua vers la fenêtre et observa la vue, puis se rapprocha du lit. Il posa ses deux mains dessus en se penchant et lança un regard complice à Ethan... puis il commença à appuyer dessus à plusieurs reprises. Il retira ses chaussures mal attachées de simples coups de pieds, puis se jeta sur le matelas et se laissa rebondir plusieurs fois dessus, avant de s'y mettre sur les genoux et d'y sautiller gentiment, puis de plus en plus fort, jusqu'à se mettre debout pour sauter à divers endroits du lit. La scène pouvait paraître absurde mais ne s'arrêtait pas là, car il descendit d'un bon et se mit à pousser le lit d'un côté, puis de l'autre, avec des mouvements répétés des bras, et puis le frappa contre le mur tout en semblant écouter l'écho que cela produisait avec un air d'expert, le tout avec une énergie très joyeuse.

"Je prend !"

Dit-il en arrêtant là ses activités étranges, et en se rapprochant de son sac, posé à côté d'Ethan. Il y attrapa une serviette de bain et une trousse de toilettes, et se releva en le regardant droit dans les yeux.

"Je voulais m'assurer que ce lit ne grinçait pas, ça pourrait être très dérangeant pour les deux autres..."

Il jeta la serviette sur le lit, et commença à vider la trousse de toilettes sur ce dernier.

"... et pour toi."

acheva-t'il après un cours silence, tentant du mieux possible d'afficher un regard innocent. Des savons et des shampoings tombèrent sur les draps, accompagnés d'une tondeuse électrique, de rasoirs, de tubes de lubrifiants, de cires pour les cheveux, de dentifrices, d'une brosse à dents et de capotes aux couleurs diverses. Il attrapa un shampoing, du savon, la serviette et s'éloigna du lit pour rejoindre la porte, lançant un grand sourire à Ethan.

"J'prendais ma douche après, allons boire un café d'abord ! Tu m'en a promis un, t'as même réussis à ramener le garçon et il va rester, première victoire du grand Ethan."

Il commença à marcher vers la cuisine mais se retourna prestement.

"Oh et puis... j'osais pas te le demander, on se connait à peine mais... on pourra se les montrer après si t’es chaud... Bon, t’as vu le mien sur internet, il est un peu bizarre mais il a du succès... un peu destructeur aussi faut pas le prendre à la légère... et pas forcément délicat, mais je sais m'en servir et y'en a pour tout les goûts ! Mais j'ai surtout très envie de voir le tien..."

Il affichait un regard très sûr de lui.

"Je suis vraiment impatient de voir quel est ton pouvoir !"

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Re: Commencements [PV Darryl]

Message  Ethan Scott le Mer 19 Nov 2014 - 22:34