Harder-Betterave-Faster-Stranger [PV Ethan Scott]

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Harder-Betterave-Faster-Stranger [PV Ethan Scott]

Message  Darryl Maywin le Lun 10 Oct 2016 - 18:23


Harder-Betterave-Faster-Stranger

Le RP le plus fluffy de la Young Force


« Une chaussette passa en flottant près de Darryl. La moitié des objets de la pièce flottaient. Le Manoir Dimensionnel avait des bug de gravité, personne n’y faisait plus attention. L’ombre d’un pantalon le survolait. Une pince à outils étaient plantée dans le mur, il y avait des livres en pagailles partout, la couette était à moitié déchirée. Sur un mur, des tâches de gel lubrifiant luisaient dans la lumière bleutée de la fausse nuit qui baignait la fenêtre, et une manche de chemise autrefois intacte semblait collée au plafond. On trouvait aussi des brosses à dents, un tube de shampoing ouvert qui répandait son liquide lentement, et c’était fou qu’ils n’aient pas foutu le feu à l’armoire. Quelle idée d’y avoir mis des bougies. Pour l’ambiance, pour le romantisme peut-être. Quelle idée crétine. Ils n’avaient pas ce genre de romantisme, et l’ambiance avait été totalement diffèrente. Certes, désormais, l’air était empreint d’une lenteur qui semblait caresser doucement les formes assombris de la chambre, dansant avec les reflets du chaos total qui régnait. Un bazar sans nom baignant dans un silence serein, rythmé de deux souffles un peu court et d’une odeur mêlée de peau et de chaleur.

Le lit, qui lui ne flottait pas, comme tout autre objets lourds, ne ressemblait plus à rien. Son sommier avait désormais la même texture que le matelas, il était tout mou et avachis, comme eux. La chaleur d’Ethan faisait comme une bouillotte sur le torse de darryl, alors que son oreille, collée sur son poitrail, écoutait sans le vouloir les battements de cœur de ce dernier. Seul réminiscence de la pagaille qu’ils avaient foutu, il tambourinait encore avec désordre. Darryl calquait le rythme de sa respiration sur celle de l’autre abrutis de temps en temps, mais la chaussette flottante le dérangeait, alors il l’écarta d’un mouvement de main. Il avait du pour cela détacher son bras du corps d’Ethan, et la chambre semblait bien froide sur sa peau. Bien que silencieux, ce mouvement sembla rompre l’harmonie passagère et épuisée qui composait la scène surréaliste. Ils avaient vraiment fait n’importe quoi, et il n’était pas sûr de se souvenir de tout. Il savait bien qu’ils venaient de “célébrer“ les deux ans de leur rencontre, mais ils avaient vraiment eût besoin de ressortir la pince à épine pour ça ? Et qu’est-ce-qu’elle faisait plantée dans le mur ? À quel moment, et surtout comment avaient-ils pu envoyer voler la bouteille de shampoing si fort qu’elle s’était ouverte ? Il y avait du shampoing sur la vitre maintenant. Pourquoi diable son boxer était-il cloué au plafond avec une fourchette ? Et quand est-ce-qu’Ethan avait perdu le contrôle et transféré la texture de la couette au sommier du lit ? Après, ou avant les menottes en chocolat ? Elles avaient fondues trop vite de toute manière. Enfin… il venait de briser le répit du guerrier, ou le repos du soldat. Plus de garde-à-vous pour ce soir, enfin quoique, laissait-lui quelques minutes. En revanche, il n’était plus temps de se délasser dans le silence.

« Professeur S, votre créativité ne cessera jamais de m’impressionner. »

Laissa-t’il échappé d’un air narquois, le son de sa voix résonnant étrangement contre la cage thoracique d’Ethan.

Il leur en avait fallut du temps, à ces deux mongols, pour en arriver là. Plus d’un an. Quels crétins prennent autant de temps, alors que tout était clair et net depuis le début ? Enfin, l’attirance était clair, et le fait qu’ils étaient tout les deux des âmes sœurs de demi-cerveaux l’était aussi. Le reste… ils avaient voulu faire les choses biens. Quelle illusion. Faire les choses bien ? Eux deux ? Ethan et Darryl ? Ils avaient surtout eût la trouille, et l’entropie s’était chargée du reste. Darryl s’était jeté sur Dan pour éviter de trop vite «se taper son boss». Comme si ça avait servi à grand chose. Ça n’avait pas duré. Et puis il y avait eût la première tentative de rencard. Il n’était plus sûr… c’était celle où Ethan avait été enlevé par un psychopathe ? Ou alors celle où Darryl avait du se fritter contre des hommes de Fisk ? Il s’était foulé le poignet quelques temps après en se faisant plaquer par une grand-mère mutante qui l’avait pris pour son petit-fils dealeur de drogue. Oh, il y avait aussi eût la période de déprime après le tabassage de Cassie, suivi du stress du plan Par Tasti. Et puis la période de “attendons un peu pour que Kamala ne pleure pas trop“. Le rendez-vous raté où Kate, qui devait empêcher toute intrusion dans leur rendez-vous au restaurant, avait viré à la baston quand elle s’était faite attaquée par des assassin à l’extérieur qui était venu pour elle… Et enfin, alors qu’il avait décidé que cette fois, ça se ferait… Carol avait décidé de détruire le Starbucks. Ils avaient eut pas mal de boulot après ça, les missions trio notamment, et puis Darryl avait été pris dans l’euphorie de sa nouvelle renommée. Non, vraiment, ils avaient été des boulets. Pourtant tout était là, ils le savaient, c’était gros comme Gueule d’Or, et pourtant ils n’avaient rien fait. Même Garfield avait moins de mal à être sain d’esprit qu’ils en avaient eu à finalement mettre en action ce qui les guettait de toute manière.

Et puis il y avait eu l’interview de Darryl. Il avait un peu dérapé sur Ethan. En fait, ça lui avait fait un bien fou, de le dire. De le dire devant tout le monde. Et puis après, ça l’avait angoissé. Il était sorti des studios de SMG avec une boule au ventre, une boule d’acide et de barbapapa, avec des abeilles chamallow et des papillons dansant comme Éloïse. L’émission avait été retransmise en direct sur internet, il savait que toute la Young Force avait du la regarder. Il allait rentrer et plus rien ne serait comme avant. Il aurait presque fuis le pays. À ce moment, il ne savait pas qu’Ethan s’était réfugié sur le toit du Starbucks, craignant que Kamala ne venge son malheur et son friendzonage sur lui. Mais quand il était revenu, ils s’étaient croisés dans les couloirs et là…

L’apocalypse.

On ne décrit pas ces choses là. Ils avaient trouvé la première salle de bain libre, et avec les pouvoirs d’Ethan, c’était le carnage. Un carnage génial, duquel il n’aurait voulu rien oublier, mais ils n’étaient presque plus dans le monde matériel de toute façon (fusion télépathique et tout ces trucs pas net) et ils ne pouvaient que constater le chaos après coup. La Young Force avait déserté la zone en panique, à cause des émanations empathiques et télépathiques qui mélangeaient Ethan et Darryl, et qui s’étaient étendues sur trois dortoirs. La discrétion était morte ce jour-là. La douche aussi, et le lavabo. Il y avait encore des rubans comme devant une scène de crime, et ils n’avaient pas encore fait les réparations. Le miroir avait fondu, et Wolf était resté caché pendant trois jours après ça…

Connor aussi.

Ils avaient appris à se maîtriser par la suite. Pas à maîtriser leurs… escapades, ça non putain ! Ils avaient perdu suffisamment de temps ! Ils leur avait même donné des noms. Le Banane-Fraise dans la salle de conférence. L’Indiana Jones et l’Ass Perdu dans les couloirs inexplorés. La Course de Ped-Racer avec les aéroglisseurs… enfin, ahem, ils avaient au moins appris très vite, par nécessité, à cantonner les explosions empathiques, ça oui. Darryl avait encore du mal à regarder certains équipiers dans les yeux. Ils avaient aussi appris à ne plus se comporter comme deux débiles qui s’esquivent, mais comme deux débiles qui vivent côte à côte. Au lieu de sursauter aux apparitions de l’autre, ils ricanaient bêtements, et Ethan passait son temps à taquiner Darryl avec des décharges télépathiques pleines d’insanités… et de tortues ninja. Il avait fini par s’y faire. Les Power Rangers aussi, mais ça inspirait plein de transformation méga-zord dans le lit. Leur lien télépathique s’était renforcé aussi… il avait toujours été étrange, avec tout leurs sentiments, qu’ils n’en aient jamais eu un. Pas même inconsciemment. Mais c’était parce qu’il y avait trop de non-dits et de faux secrets, d’inachevés rampants dans leurs entrailles. Maintenant les monstres étaient lâchés et se papouillaient sur le canapé de la salle commune en jouant à la console ou s’écrivaient des mots débiles genre « tu es le Conan de ma Red Sonja » ou « bonjour monsieur bande, j’aime bande » qu’ils se faisaient passer “discrètement“ pendant les réunions importantes. Et depuis que les digues avaient lâchées (très imagé, désolé) le lien mental s’était fait tout seul. Ils s’en servait cependant avec parcimonie, ayant chacun un goût pour l’indépendance.

Sans pouvoir se séparer bien longtemps pour autant. Peut-être parce que c’était le début, et qu’ils étaient encore tout fou. C’était sûrement le cas. Mais le début… tout ça avait commencé dès leur rencontre. Dès qu’il avait posé sa main sur son épaule, et qu’il croyait qu’il ne faisait que flirter avec son futur chef d’équipe…

Les yeux de Darryl, toujours la tête posé sur Ethan, suivirent un gros boulon qui dérivait en flottant dans l’air. Ils avaient encore démoli quelque chose. C’était scandaleux. Son esprit recelait encore cette surprise devant le potentiel absurde d’Ethan, devant la boulimie de connerie qui le caractérisait. Qui les caractérisait. Qui les avaient rapprochés ? Il attrapa le boulon sans y penser. Ils n’étaient vraiment plus qu’un seul gros boulet maintenant. Un seul gros boulon. Un boulon qu’ils avaient perdus, quelque part là-haut, dans les masses de bêtise qu’ils utilisaient comme cerveaux. Ils étaient sur une lancée d’aberration qui semblait ne jamais devoir se finir. En tout cas, Darryl ne voulait pas que ça se finisse, surtout pas ! Il n’avait jamais autant été quelqu’un que depuis qu’Ethan l’avait intronisé dans la Young Force. Chaque jour, il semblait se rapprocher un peu plus de la personne qu’il était censé être, un mongol grandiose, dansant sur le chaos du monde avec son costume flambant aux couleurs Ikéa, un sourire indélébile zébrant les 52 visages monstrueux qu’il exposait au publique, développant ses idéaux, agissant tant dans sa vie personnelle que dans sa vie “professionnelle“ sur un chemin qui était, certes, semé d’écueils et d’épreuves, mais aussi la plus grande chose qu’il ait jamais parcouru et accompli. Et tout ça c’était grâce à Ethan. Pas seulement parce que Ethan l’avait accueillis, pas seulement parce qu’ils avaient aboli l’utilité des boxer à motifs de geek et remis en cause l’existence d’une logique sentimentale en formant le couple le plus entropique de la planète. Pas seulement parce qu’il était là contre lui avec sa respiration de doux débile. Mais parce qu’il était purement, foncièrement, le plus gigantesque enfant de la dégénerescence qu’il aurait pu rencontrer, qu’il était en cela son âme sœur, celui qui décuplait son véritable talent, celui qui l’avait accompagné à chaque instant…

Putain mais qu’est-ce-qu’il pouvait raconter comme merde dans sa tête !!!

Ça dégoulinait de guimauve dans sa caboche ! Et Ethan pouvait sentir et lire tout ça ? Et il ne disait rien ? Il ne partait pas en courant ? En hurlant au psychopathe, au dégénéré des sentiments ? Il était vraiment malade ce type, si Darryl pouvait sentir ce qu’il venait de penser et de ressentir chez quelqu’un d’autre, il se serait sûrement carapaté en hurlant dans le couloir et en jetant les meubles. C’était tellement sucré et fluffy qu’il en avait presque la nausée… Mais Ethan restait là comme un demeuré, fracassé sur un lit tout mou. Et il ne disait rien non plus. Il était trop effrayé pour le dégager ? Non. Mais Darryl et lui ne disaient simplement pas ces choses là. Ils les ressentaient, blablabla etc… le même genre de merde qui avait retardé l’ineffable monceaux de zizanie qu’était leur couple pendant plus d’un an. Quelque chose se mit à grandir en Darryl à ce moment, une idée inédite, qui remontait des tréfonds de son être à travers toute sa crétinitude.

Il releva la tête et posa le menton sur Ethan, fixant du regard son visage. Putain… qu’il était moche vu comme ça ! Tout le monde est moche vu d’en bas… Mais chez Ethan… ça rehaussait la débilité de son sourire, et son nez en trompette semblait encore plus relevé. Il pouvait voir ses narines. C’était vraiment pas romantique.

« Oui-oui-cling… »

Et en plus, ça lui faisait comme un double menton si il essayait de le regarder, et il avait un slip sur la tête.

« Je t’aime. »

Les mots furent lâcher avec un grand sourire. C’était bien la première fois. Oh, ils savaient, ils sentaient, mais… ils l’avaient jamais dit, c’était pas pareil, c’était comme mettre de la chantilly sur le cappucino, une comparaison que son vendeur de café mongolien saurait comprendre. Et puis, après ces mots, il monta le niveau de mongolerie et de niaiserie d’un cran, dépassant les limites du possible. Ramenant sa main entre leurs deux visages, il révéla le boulon qu’il avait récupéré. Il rigolait doucement comme un crétin, avec un sourire goguenard de celui qui va dire une bêtise, et il n’arrivait même pas à savoir si il était sérieux. Peut-être ? Un peu ? Totalement ? Il ne savait jamais.

« Tu veux bien m’épouser ? »

Entre ses doigts, le boulon pouvait bel et bien ressembler à une bague… »

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Re: Harder-Betterave-Faster-Stranger [PV Ethan Scott]

Message  Ethan Scott le Mer 22 Mar 2017 - 17:21


C'est quoi le fuck ?!

« Parfois,le hasard, la vie, le destin peut-être, semble n'être qu'une sorte de gigantesque chemin chaotique menant d'endroits en idées, de personnes en opportunités, sans ne jamais sembler suivre une quelconque logique, un quelconque fil directeur. Et puis, parfois, on se rend compte, brutalement, des liens de cause à effet qui existent entre divers éléments, en apparence tous anodins mais néanmoins terriblement liés entre eux par une force intangible et impalpable, mais bel et bien présente. Voyez-vous, Ethan a toujours souhaité être un super héros. Il a vécu dans cette espèce de fol héritage idéologique un peu naïf de la Justice League, déformé au travers du prisme des fans de la communauté geek et saupoudré d'un peu d'espoir débile et d'une collectionnite aiguë des figurines des membres du groupe éponyme. Longtemps il a espéré, longtemps il y a cru, jusqu'au jour où il finit par se résigner, malgré ses diverses mais infructueuses tentatives de se placer dans une situation de stress intense pour soudainement développer un don mutant spontané. La première fois qu'il fit montre de capacités hors du commun, ce fut au détriment de ce pauvre Super Kentucky. Vous connaissez Kentucky ? Non, pas le combattant acharné, héroïque et l'incroyable grand père qu'était Franklin et ses histoires de vaches dimensionnelles, mais bel et bien Super Kentucky premier du nom, le hamster d'Ethan qu'il avait lors de ses vingt et un an et nommé ainsi en l'honneur de la plus grande figure d'inspiration qu'il connaissait alors. C'était un être adorable d'une gentillesse et d'une bonté à toute épreuve, appréciant les petites choses simples de la vie comme de rouler dans sa boule en plastique, de manger des graines ou de roupiller le ventre à l'air dans des endroits plus improbables les uns que les autres. Et bien la première fois qu'Ethan a fait preuve de ses capacités, Super Kentucky est mort, décédé en devenant une flaque de poils et de sang, dans un dernier cri silencieux.

C'était, véritablement, le drame fondateur de l'héroïsme d'Ethan. Pendant longtemps il s'est demandé pourquoi la vie était si cruelle et ce qu'il devait bien avoir fait dans une autre incarnation pour mériter autant de tristesse et de cruauté. Après avoir observé un deuil de trois jours et un enterrement digne de ce nom, il s'était promis de ne plus jamais utiliser ce terrible pouvoir qui résidait entre ses mains. Et, si depuis il en avait fait l'expérience maladroite bien malgré lui, c'était toujours resté une source de frustration et d'incompétence, qu'il tentait d'éviter du mieux que possible afin de ne pas le déclencher accidentellement lors de situations de stress excessif. Ce qui arrivait environ trente deux fois par semaine. C'était un apprentissage par la douleur, certes, mais Ethan se rendait compte, à présent, à quel point il avait mal interprété ce signe du destin. Au lieu de le prendre en main, il l'avait fui, et aujourd'hui il payait le prix terrible de ce manque de contrôle et d'expérience. Vous pouvez bien rigoler, mais il n'y a rien, je dis bien rien, au monde de plus embarrassant que de devoir expliquer à une équipe d'amis et d'héros pourquoi la salle de bain du troisième étage est sinistrée, le miroir fondu, le carrelage brisé et la tuyauterie répandue sur le sol en poussière, avec des traces de lutte un peu partout et l'empreinte de Darryl en négatif dans la céramique de la baignoire. Toute cette souffrance n'avait eu pour but que de l'entraîner pour ces instants présents avec Darryl, une apocalypse qui dépassait tout ce qui pouvait exister. La destruction partielle de la cuisine, les plans machiavéliques de Melchior (car oui, Melchior avait été découvert et renvoyé illico presto à Jessica Drew, persuadés que c'était elle qui avait commandité les assassinats romantiques), même la transformation de Doom en chien bizarre, tout ceci n'était,semble-t-il, qu'un prélude au jour où, enfin, Ethan et Darryl allait réussir à concrétiser la frustration de deux années terribles de rendez-vous ratés, de kidnapping impromptus et d'un combat contre la vie elle-même afin de déjouer la malédiction.

Oh, depuis, bien sûr, les choses avaient changées. En acceptant leur débilité et en transformant la gêne honteuse en audace effrontée et encore plus attardée, les deux avaient fini par s'élancer sur la piste de leur plein potentiel comme une seule et même super tortue bleue lancée avec traîtrise dans une course de Super Mario Kart. Ils étaient ainsi devenus un danger bien plus grand encore pour la bienséance et la sanité d'esprit mais, parallèlement, ils étaient devenus bien plus efficaces ensembles, comme deux super sayens portant une potalas chacun. Même séparés, la présence l'un de l'autre résonnait maintenant en silence jamais très loin, à une distance suffisamment lointaine pour pouvoir rester dans une intimité personnelle, mais toujours jamais plus loin qu'une pensée ou deux, sensation pleine de chaleur et de complicité. Bien sûr, Darryl avait toujours des réflexions stupides comme « comment peut-il bien ne pas s'enfuir s'il entend mes pensées de mongoloïde profond », mais lorsqu'on était amoureux d'un type qui était doté d'un subconscient qui tentait de vous faire des german suplex sexuels pendant votre sommeil et dont la Némésis avait créé le clone de son costume organicoDarrylien et qui essayait de vous kidnapper pour vous posséder et être votre seul et unique centre d'existence, en fait, cela faisait du bien la présence de Darryl. Il était comme un radiateur d'énergie positive qui alimentait le cœur cosmique de Weakling, et même si cela semble profondément et stupidement naïf et dégoulinant, c'était à peu près la vérité. Bien sûr, cela ne les empêchait pas de se disputer à l'occasion, souvent sur des histoires de jeux vidéos et de triche, mais ce genre de bagarre finissait en général par faire fondre des miroirs. Mais contre toute attente, il n'avait jamais fait fondre Darryl. Enfin, si, à peu près tout le temps, mais pas dans le même sens. Inconsciemment, il semblerait qu'il réussisse au moins à protéger ça.

Un nuage de croquettes passa en flottant paresseusement devant la fenêtre qui donnait sur il ne savait trop où, puisqu'il n'avait pas vraiment pris le temps de détailler l'horizon alors qu'il tentait tant bien que mal de ne pas envoyer voler toutes les courses qu'il venait de ramener quand Darryl l'avait kidnappé jusque dans la chambre. Pour sûr, environ un tiers des provisions achetées devait avoir été détruites par leur folie dégénérées. Tandis qu'il démangeait à Ethan de regarder le passé immédiat pour être sûr de bien tout se rappeler malgré les quelques flous dûs aux effets secondaires de leur lien, il se disait que c'était très certainement une très mauvaise idée vu à quel point ils devaient avoir empreint l'espace astral immédiat de... D'émotions. Déjà qu'ils luttaient tous les deux pour ne pas faire fondre des trucs et provoquer une transformation spontanée et aléatoire de Darryl, autant profiter d'un peu de calme quand cela arrivait. En fait à y réfléchir, tout ceci constituait un excellent mais terriblement rageant exercice de self-control. Qu'ils échouaient en général largement. Mais en même temps, cela n'avait à peu près aucune espèce d'importance dans l'esprit d'Ethan tandis qu'il profitait de la proximité silencieuse mais non moins agréable de son amant fou. Il débordait à peu près de tendresse débile et molle à chaque fois que son regarde croisait celui de Darryl et il avait rarement eu autant confiance en quelqu'un depuis qu'ils avaient enfin fait voler en éclat les barrières mentales qui les séparaient.

Alors, quand Darryl lui amena un boulon, il ne s'attendait peut-être pas à la suite, mais malgré l'espèce d'expression d'ahuri débile-heureux qui s'affichait sur son visage à mesure qu'il imprégnait ce que son alter ego venait de dire, il déborda d'un sentiment empli d'une douce chaleur agréable avec autant de subtilité qu'une baignoire pleine qui se brise en deux et déverse tout son contenu partout. C'était beaucoup trop fluffy, plein de miel et de paillettes pour oser décrire la chose avec des mots, mais même s'il n'avait jamais envisagé la question d'un mariage au cours de sa vie, il savait que peu importait, dans le fond, ce que pouvait bien lui demander Darryl, c'était déjà écrit oui partout dans l'astral. En cet instant précis, même Raven devait ressentir la vague pleine d'amour et de chocolat et se faire raser toute sensation de dark en elle pour esquisser un petit sourire bienveillant. La perspective d'une chose à la fois aussi insensée et profonde de signification aurait dû être terrifiante mais ce n'était, à vrai dire, pas le cas, et Ethan avait la certitude que si ça devait arriver, il voulait que ce soit avec cet homme, à moitié étalé là sur lui et trop empêtré dans une couette rigide pour réussir à en sortir. S'il y avait une seule chose dans le monde pour laquelle Ethan réussirait avec assurance à se dresser - sans mauvais jeu de mots - pour le défendre malgré tout l'attardement et le manque de force dont il pourrait faire preuve, c'était bien lui.

_ Par le saint ranger noir... »

Au moins, il n'avait pas dit non en pensant oui comme cela serait très probablement arrivé auparavant, le tout suivi d'un instant gêné avant qu'il ne s'écrie qu'il ne voulait pas dire ça.

_ BORDEL DE MERDE OUI. JE VEUX ÊTRE TON MARI. »

Le tirant vers lui bien trop fort pour ce dont il se serait cru capable, tout le calme épuisé et paresseux venait de se faire briser en un instant par cette unique phrase de psychotaré et il lui vola ce qui devait sûrement être le plus gros baiser ever du manoir de la Young Force, même devant Garfield et le figurines de Cassandra. Ce faisant, il fit tomber le boulon dans la couette par accident, qui s'en alla se perdre quelque part entre les plis de celle-ci et leurs masses corporelles écrasées dedans.

_ Oh mon dieu non le boulon ! Je suis désolé ! Oh mon dieu j'ai brisé tout le romantisme ! »

Une certaine panique commençait à se propager mais qui fut rapidement interrompue par un éclair de génie. Plantant son regard dans celui de Darryl avec l'intensité d'un Commandant Adama s'apprêtant à déclarer l'assassinat d'une Helena Cain, il dit avec tout le sérieux possible du monde :

_ Marions nous à Las Vegas. Genre, maintenant ! On vole le bioship de Megan, on trouve l'Elvis de Billy et on se marie ! Et après, champagne, roulette, casinos et bouffe ! On va louer une limousine et des gardes du corps, on va louer un cinéma rien que pour nous deux et on regardera Gumball dedans avec plein de pop corn ! Et une piscine de chocolat avec un remous à bulle... Oh mon dieu, il faut des costumes et des bagues, et on pourra officiellement adopter Doom ! »

C'était complètement stupide mais, quelque part, partir sans prévenir en laissant tout le monde se demander c'est quoi le putain de fuck le lendemain paraissait la meilleure idée du monde en ce moment.

_ Tu es d'accord, Darryl Maywin-Scott ? » »

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La Reine Iguane et le Cowboy de Tchernobyl en mission : rendre jaloux Walter et Darryl
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