Une passion ne se perd pas [Jane]

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Re: Une passion ne se perd pas [Jane]

Message  Casey Nordin le Lun 6 Juil 2015 - 17:35

Parfois, il réfléchissait vraiment trop. Il lui semblait qu'il se posait beaucoup moins de questions avant que la génétique ne décide de séparer son pauvre cerveau en deux. Quand quelque chose le préoccupait, il pouvait le laisser de côté et penser à autre chose. Aujourd'hui, cela lui était plus compliqué. Il arrivait à tourner son attention ailleurs, mais seulement à moitié. Rien n'empêchait à son deuxième hémisphère de continuer à méditer en sourdine le problème. Son don était réellement très encombrant au quotidien. Néanmoins, il se fit le plus attentif possible pour écouter l'histoire de Jane. Elle lui révéla que sa vocation s'était un peu décidée au hasard des rencontres. Casey convenait que tout n'était pas toujours aussi lisse et prémédité qu'on voulait vous faire croire à l'école ou dans ces séries où tous les étudiants avaient déjà une passion affirmée et tout le talent qu'il fallait pour réussir dedans. En vrai, le destin réservait plus de surprises. Il n'était peut-être pas un personnage de fiction, destiné à réussir dans la gymnastique, malgré toutes les épreuves qui se dresseraient devant oui. Il prendrait peut-être une voie totalement différente, impossible à prévoir, dans quelques années. Il se laisserait « porter par la vague » comme disait son amie en le ramenant à une autre époque, presque dix ans plus tôt, quand toute son équipe x-men était aussi jeune que lui, soudée et sans doute pleine de rêves. Au fond de lui, il songea qu'au moins, elle pouvait s'appuyer sur des amis de longue date pour se laisser guider. Pour lui, toutes ses relations étaient encore toutes neuves. De ce qu'il comprenait, la jeune fille avait suivi les autres par peur de la solitude, ou besoin d'être entourée, soutenue, à une époque difficile. On disait le plus souvent que cela ne poussait pas à faire les meilleurs choix, mais elle ne semblait pas le regretter. Elle avait trouvé une vraie famille, et elle avait l'air contente de ce qu'elle faisait. Ça correspondait au final très bien à ce à quoi elle avait toujours aspiré. Casey trouvait à la fois cela curieux et rassurant. Il ne voyait pas encore très bien comment on pouvait partir vers une toute autre voie alors qu'on avait commencé des études sérieuses, mais il était rassuré de découvrir Jane sous un jour plus sensible. Cela signifiait qu'elle lui faisait vraiment confiance !

– Heureusement que tu avais ces amis, ça aurait été dommage que tu renonces à tout pour quelqu'un qui a été assez nul pour te laisser. J'espère que tu n'es plus triste maintenant. J'avais une copine aussi. Le problème, c'est que c'était aussi ma meilleure amie. Elle a préféré s'éloigner de moi quand on a découvert que j'étais un mutant, je comprends comme ça peut être dur, même si je ne pense pas avoir été si amoureux. C'est juste… - Il hésita un instant. - qu'elle était là. Tu ne regrettes jamais de ne pas être allée plus loin en psychologie ? demanda-t-il soudain en changeant complètement de ton. Je suis sûr que tu aurais aussi fait une bonne psy !

Après, ils n'allaient pas s'éterniser là-dessus puisque ce n'était pas très joyeux. Jane mis beaucoup plus d'enthousiasme à parler de dessin animé et il devinait son envie d'aller vers des discussions plus légères. Pour Casey, c'était un peu différent. Il sortait à peine d'un quotidien fait de problèmes, donc parler de choses assez douloureuse était une habitude pour lui. Ça ne le gênait pas. En revanche, échanger sur de la culture était une chose moins familière. Il craignait de ne pas être à la hauteur, en quelque sorte. Les références de Jane ne lui parlaient pas beaucoup. Il connaissait les séries en question, mais elles lui avaient toujours semblées un peu trop bruyantes. Son enfance avait plutôt consisté à fuir le bruit et, de toute manière, sa mère ne supportait pas tous les dessins animés où les personnages s'exprimaient dans des voix braillardes trafiquées. Un cri un peu trop haut, et elle pouvait zapper sans lui demander son avis, si bien qu'il avait surtout pris l'habitude de regarder des jeux télévisés pour ne pas être coupé en plein milieu d'une histoire. Là, au moins, sa mère restait de temps en temps, scotchée par le parcours d'un candidat, et discutait de l'émission avec lui.

– Je n'ai jamais beaucoup regardé ces dessins animés, tu me montreras oui !

Mais, dans l'immédiat, Casey était beaucoup plus motivé par la perspective de mettre de la musique, de partager un univers qu'il maîtrisait. Il espérait que Jane ne détesterait pas ce qu'il avait à lui proposer. Ses goûts n'étaient pas tellement ceux d'un adolescent de son âge. Il écoutait avec plaisir quelques stars de la pop et de l'electro, mais pas les plus célèbres non plus. Et pour le reste, il aurait dit qu'il avait des goûts de « vieux ». Il trouvait le blues plus touchant qu'une ballade moderne qui se voulait sentimentale, aimait le rock des années 50 et 60 et tous les groupes qui lui rappelaient ce son, la musique classique et le neo classique aussi, ce que la plupart des gens appréciaient sans le savoir quand ils pouvaient poser la bande originale d'un film dessus. Son ami disquaire lui disait qu'il avait une oreille très sensible, et que ça lui faisait vraiment plaisir de voir un gamin s'intéresser à autre chose que toutes ces starlettes révélées par la télé qui vous chantaient des chansons sur mesure, calibrées pour être des tubes. Il s'était précipité vers la chaîne de la salle d'entraînement mais hésita un peu au moment de choisir la musique. Jane voulait quelque chose d'entraînant. Il ne devait donc pas opter pour un morceau trop déprimant ou trop lent. Et qu'écoutait-elle au final ? Il n'avait même pas pensé à le lui demander ! Après une rapide réflexion, facilitée par ses deux cerveaux qui passèrent en revue toutes ses connaissances, il opta pour un de ses groupes préféré. Il était moderne et entraînant, et il trouvait que le discographie était un peu un mélange de tout ce qu'il aimait. Et la chanteuse était vraiment cool ! Il préférait les voix de femme en général d'ailleurs. La musique éclata dans les enceintes et il revint plus lentement vers Jane. Il n'étais pas sûr de lui, encore plein d'hésitation.

– ça te va ça ? C'est The Raveonettes, j'aime beaucoup ce groupe, mais je ne sais pas si c'est ce que tu as vraiment envie d'écouter. Tu crois que c'est assez rythmé pour s'entraîner ?


Dernière édition par Casey Nordin le Mer 15 Juil 2015 - 18:32, édité 1 fois

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Re: Une passion ne se perd pas [Jane]

Message  Jane A. Gallagher le Mer 8 Juil 2015 - 0:06

Peut-être que cela montre un autre visage de ce que je suis en réalité, loin de la fille qui se tape tous les films plus enfantins sur l’amour et les défends bec et ongles, mais je n’aime pas trop montrer ce visage à un gamin qui vient d’arriver. Je lui montre quelque chose de bien plus personnel qui m’a touché pendant de nombreuses années. Il me touche encore cette brisure qu’il a eue avec mon petit copain. Ce n’est pas l’histoire d’être une mutante ou non, c’est une histoire de confiance. Je peux bien comprendre les inquiétudes des milieux académiques sur une possibilité tricherie avec ma télépathie, mais quand une personne que tu connais depuis dix ans, commence à se poser des questions sur ton intégrité. Cela fait beaucoup plus mal. Je suis consciente que la télépathie est problématique pour plusieurs et que sa maitrise est parfois plus problématique, mais se faire poser des questions du type : « Est-ce que tu as déjà fouillé dans ma tête pour savoir tel ou tel renseignement? » …

C’est encore douloureux. Un moment, j’essaie de ralentir cette pensée et je ne suis pas fâchée contre mon ex, je suis juste déçue qu’il s’est posé autant de questions sur mes capacités et mes limites quand il me connaissait bien plus que toutes autres personnes. Au moins, personne ne m’a beaucoup jugé dans les X-Men, ni dans les X-Gardiens. On a quand même deux moines, un pervers et une punk venant de Montréal. Alors je ne crois pas qu’on peut vraiment juger de ce genre de préjugés avec un groupe aussi diversifié. À une époque, on disait toujours en classe que l’Institut Xavier était un modèle parfait de multiculturalisme et je le crois encore aujourd’hui.

J’écoute Casey un instant quand il me parle d’une relation qu’il avait avec une fille. Je ne veux pas être méchante quand il me touche quelques mots sur cette relation, mais je n’ai jamais cru un amour sincère quand tu as moins de dix-huit ans. On est beaucoup trop dans l’artificialité des modes et de nos environnements pour vraiment mesurer cela. Même moi en prenant un recul, je crois que ma relation était très artificielle. Peut-être que mon jugement était trop précipité sur la relation avec Casey et sa copine, mais je crois sincèrement quand une personne se montre intelligente dans une relation que la notion de mutant ne change pas cette relation.

On est jeune, on veut être appuyé, on veut aimer et être aimer, mais c’est difficile. Je ne crois pas que la relation parfaite existe, cependant j’ai toujours beaucoup idéalisé la relation entre Psylocke et le Fauve. Deux esprits complètement différents qui se complètent. Deux personnes ayant vraiment des passions, des vécus et des idées contradictoires qui sont capables de vivre ensemble et même de s’aimer.

« Il avait ses raisons, même si ce genre de raisons peut être cruel à entendre, mais ce n’était pas vraiment réfléchi. En fait, je ne crois pas que notre relation a été vraiment réfléchie, on suivait juste un modèle en particulier, mais après un temps, je crois que la réalité revient nous chercher et on est obligé de faire des points. J’avais une relation un peu similaire à la tienne, Casey. Il était là quand j’étais jeune, mais dès qu’il a commencé à se poser des questions sur ma télépathie et sur mon éthique, c’était fini. Le lien de confiance est parti à ce moment-là.

Ce qui est important de comprendre Casey, je crois vraiment qu’une amitié se base sur quelque chose de bien plus profond. Le pays, l’orientation sexuelle, la mutanité, la religion et les opinions politiques ou économiques sont surtout concentrés vers une certaine artificialité, si la personne doute de la relation à cause de ses facteurs, je crois que cela commence mal. On dévoile autre chose à la personne : Une confiance, une détermination, du courage, une intelligence, des valeurs, tout ça reste le plus important dans une relation que des facteurs secondaires comme les origines ou les préjugés.

Les X-Men ne croient pas en moi, parce que j’ai des pouvoirs, ils croient en moi, parce que je crois représenter ses valeurs dans mes combats, dans mes discussions ou dans ma mentalité. C’est de cette façon qu’on voit qui est vraiment de notre famille, qui va toujours être là pour nous, et qui va se départir d’une relation dès qu’il ressent un petit malaise. »


J’ai beaucoup trop parlé peut-être, je sais très bien que Casey est encore jeune, mais c’est vraiment mon idée autour d’une relation et surtout d’une famille. Il ne faut pas se laisser déchirer par une relation qui se construit par une jeunesse idéalisée ou encore par des personnes qui ne voient que des détails à place de voir la totalité de notre personnalité. Casey me pose ensuite une question toute mignonne sur la psychologie.

« La psychologie est peut-être un domaine intéressant, mais je ne sais pas, je ne pense pas que j’aurai aimé faire ça toute ma vie. C’est peut-être quelque chose que j’aime toujours lire, mais je ne crois pas que j’aurai pu être une psychologue aidante surtout quand je prends un petit recul, j’ai toujours eu beaucoup de difficultés à accepter certains évènements dans ma vie, qui sont minimes, mais qui bloquent certains comportements. Peut-être que c’est comme ça pour tout le monde, mais j’aime beaucoup mieux faire ce que j’apprécie le plus avec mes amis que m’idéaliser un travail de ce type. »

Cela ne veut pas dire que je répugne les études, j’aime toujours avoir des cours différents avec les professeurs de l’Institut Xavier où on pouvait vraiment apprendre beaucoup de choses pour nos missions ou juste pour mieux comprendre plus ce monde. Les professeurs de cette école avaient quand même un prestige, une diversité et une pertinence incroyable dans les cours donnés. Je continue quelques entrainements quand il montre un certain enthousiaste sur mes séries animées.

J’acquise avec un simple petit sourire pour confirmer que je peux bien lui montrer mes séries. Après coup, il décide de commencer à mettre de la fameuse musique. Il écoute vraiment de la vieille musique ce gamin, cela doit surtout venir de différentes influences dans sa vie, parce que moi à mon époque, c’était surtout The Killers ou Rise Against qui se faisaient entendre à la radio et non ce genre de groupes. Je continue toujours avec mon attitude des plus positives quand il me demande si la musique me plait; Je fais juste un petit signe de la tête pour l’affirmative.

Et j’essaie de faire quelque chose de quand même potentiellement dangereux pour les deux cerveaux de Casey. Je me dirige vers lui, j’essaie de lui prendre ses deux mains et j’essaie de danser avec ce petit monstre. Je sais que peut-être il va totalement paniquer par cette initiative, mais cela pourrait être juste amusant. Je fais juste quelques mouvements de la tête et j’essayais de bouger ses petits bras avec mes mains pour voir si celui-ci allait suivre ou juste être complètement arrêté par cette action.

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Re: Une passion ne se perd pas [Jane]

Message  Casey Nordin le Mer 15 Juil 2015 - 20:13

Casey ne s'était jamais beaucoup confié sur son histoire avec Jennie, parce qu'il n'en avait pas eu l'occasion, et parce qu'elle n'avait était qu'une déception de plus, dont il ne comprenait pas l'abandon. Il était surpris de retrouver dans les mots de Jane, un écho avec ce qu'il aurait pu dire avec maladresse. Elle lui confia même que son histoire n'était pas si différente de la sienne. Il n'imaginait pas du tout partager des expériences de vie avec une fille plus âgée. Comme lui, la mutante s'était mise en couple pour imiter les autres, et comme Jennie, son compagnon l'avait lâchée à cause de sa mutation. Leurs relations n'étaient pas très réfléchies, peut-être, mais pouvait-on sortir avec un humain quand on avait un pouvoir ? Ou prenait-on toujours le risque de vivre une déception comme celle-ci. Au début, Casey pensait que la nature lui avait donné la pire bizarrerie du monde. Maintenant, il réalisait que toutes les mutations pouvaient poser problème aux gens normaux. Par exemple, les télépathes se fondaient facilement dans la masse, mais on ne voulait souvent pas d'eux, parce que l'idée qu'ils puissent lire à tout moment vos pensées mettait mal à l'aise. Qu'est-ce que Jane pourrait lire en lui d'ailleurs ? Serait-elle capable de saisir toutes ses réflexions à la fois ou éprouverait-elle des difficultés à mettre de la cohérence dans son chaos mental ? Il faudrait essayer pour voir.

Mais, là, tout de suite, la jeune femme continuait à lui parler et il ne voulait rien rater de son discours. Ceux qui vous rejetaient à cause de leurs préjugés n'étaient pas sincères, même quand ils avaient donné l'impression de l’être plusieurs mois. Casey avait beau se le répéter aussi, il restait convaincu qu'on avait parfois davantage envie d’être honnête avec certaines personnes que d'autres. Il n'arrivait pas à voir Jennie comme une personne méchante. Elle l'avais accepté quand tout le monde le rejetait. Bon, elle n'assumait pas leur relation à l'école mais, quand même, c'était elle qui lui avait demandé à être sa copine. C'était bien une preuve qu'elle l'aimait assez pour ignorer un minimum le regard des autres non ? Ou il était juste une cible facile pour une fille qui n'avait pas confiance en elle et voulait embrasser un garçon avant ses autres amies… Il n'avait jamais pensé à cela. Jane lui forçait sans le savoir à y réfléchir, à voir les choses différemment, avec un peu moins d'indulgence. Se dire qu'on avait été trompé depuis le début était difficile, et pourtant, il s'en rendait compte, moins pénible que passer des nuits à se demander pourquoi une personne qui se montrait si attachée à vous décidait soudain de ne plus vous soutenir. Mais elle n'était pas si méchante. Elle n'avait pas voulu lui faire de mal. Là, ses cerveaux n'arrivaient vraiment pas à trouver un accord. Il n'allait pas supporter de la voir comme une personne qui le méprisait. Jane pouvait bien lui parler de vraie famille, celle qu'il semblait avoir trouvée était récente, ils n'avaient pas eu le temps de voir tous ses défauts, de savoir s'ils les supporteraient des mois, des années, ou le jetteraient, comme les autres, parce qu'ils le trouvaient plus ennuyeux qu'intéressant.

– Même si ma vraie famille ne veut plus de moi, je ne veux pas faire comme eux et les oublier. Je ne veux pas les renier, parce que je pense qu'on ne devrait jamais avoir à supporter ce genre de chose, même quand on a tout fait pour que ça arrive. S'ils ne sont pas là pour moi, je veux être là pour eux. Mais j'espère que l'institut sera ma deuxième famille, et que nous resterons amis. Tu es plus mature que moi, et je sais que tu veux m'aider, mais j'espère vraiment qu'on deviendra de vrais amis.

Il lui dit tout cela avec un sourire paisible. Parler de sa mère et de sa sœur, même de son grand-père inconnu, lui faisait du mal, mais il n'avait plus de larmes pour les pleurer. C'étaient des gens qui souffraient, voilà ce qu'il pensait. Et il comptait les revoir un jour, quand il serait plus grand, capable de les affronter, de leur dire combien ils lui manquaient. Il les soutiendrait quoiqu'ils lui aient fait, il ne voulait pas devenir comme eux. D'ailleurs, en lui parlant de son point de vue sur la psychologie, Jane lui confia qu'elle avait des portes non refermées dans son passé, des choses qu'elle ne pouvait se résigner à effacer. Il ne savait pas si cela concernait tout ce qu'elle venait de lui raconter ou autre chose mais il était peut-être l'inverse de ça, quelqu'un qui acceptait les situations trop facilement, au point de ne pas toujours se poser les bonnes questions. Il savait que peu de personnes auraient voulu continuer à considérer leur famille avec importance avec tout ce qu'il avait vécu. Il acquiesça doucement. Le métier de psychologue lui semblait assez difficile. Pour en avoir vu quelques uns, il se souvenait du genre de patient qu'il avait pu être, un pauvre gamin qu'ils avaient sans doute eu à cœur d'aider, mais que la dureté de son existence rendait presque impossible à sauver. La meilleure chose qu'on avait pu lui conseiller était de ne pas avoir de colère, il s'y appliquait de son mieux mais, sans l'intervention de Mutants sans frontière, son auto-défense sous forme de résignation systématique aurait fini par céder.

Ils étaient vraiment tombés dans des sujets très graves. Cela lui retirait un certain poids et, en même temps, il ne s'était pas du tout attendu à tenir ce genre de discussion dans un gymnase, pendant un entraînement. La musique pouvait libérer un peu leurs cœurs, au moins ! Jane le surpris en interrompant ses mouvement pour lui attraper les mains et le forcer à danser avec elle, comme s'ils étaient en soirée. Il lui lança un regard un peu perplexe sur le coup, puis un grand sourire éclata sur son visage. C'était plus amusant que de porter des poids !

– Tu connais des danses ? lui demanda-t-il soudain. J'en connais plein ! Je peux t'en apprendre des pas trop compliquées si tu veux ! Et si tu préfères un autre genre de musique, tu me dis hein !

Ce qu'il aimait surtout dans la danse, c'était le coté performance. Quand il se relâchait un peu en fin d’entraînement, il s'amusait à tester plusieurs style de danses à deux avec ses partenaires. Quand ils essayaient des figures un peu trop acrobatiques et ambitieuses et tombaient l'un sur l'autre, ils en riaient beaucoup. Casey n'y voyait pas du tout un atout pour la séduction, il trouvait juste cela amusant.


Dernière édition par Casey Nordin le Ven 24 Juil 2015 - 19:25, édité 1 fois

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Re: Une passion ne se perd pas [Jane]

Message  Jane A. Gallagher le Lun 20 Juil 2015 - 0:14

Je n’aime pas vraiment raconter mon Histoire aux autres, surtout que les autres histoires semblent toujours plus spectaculaires avec peut-être un passé étrange et différent, mais avec un message et une ouverture différente. Cela fait peut-être longtemps que je suis dans cette école, mais quand on commence à s’intéresser à la vie des autres X-Men, c’est toujours plus spectaculaire. Même deux membres de mon équipe ont quand même une histoire bien plus complexe que la mienne. Orenda et Evan ont des origines d’un pays en Afrique, bien plus avancée que les États-Unis technologiquement et spirituellement. Francis, Mason et moi, on avait peut-être une histoire bien plus simple, mais je me sentais parfois déranger par les nombreuses histoires tragiques des autres. Casey peut se poser la question : Est-ce qu’il est possible qu’être humain aime un mutant et vice-versa? Mais, cette question ne m’est jamais vraiment venue à la tête, parce que pour moi, c’est une évidence. C’est pour l’une de ses raisons pourquoi je me sens parfois aussi déconnectée envers des personnalités avec des histoires plus troubles et bizarres, quand mes réflexions sont aussi différentes.

Casey n’est pas la seule personne à avoir une histoire de rejet. Prenons juste les histoires de Rogue qui n’a jamais connu ses parents et qui a été adoptée pour servir une cause terroriste pendant de nombreuses années, ou encore l’Histoire Wolverine qui a été traité comme une bête pendant environ deux siècles avant de se trouver une famille, ici. Je ne pense même pas encore à toute la complexité des récits de Psylocke, d’Hank ou encore de Kitty. C’est vraiment complexe et bien qu’on peut se poser des questions existentiels sur la place des mutants dans la société actuelle, ma question que je me pose le plus actuellement est celle-ci : Est-ce qu’on peut être X-Men tout en ayant une enfance et un parcours plus simples que les autres? Je ne veux pas vivre un calvaire comme les autres, mais on dirait que c’était important pour une révélation pouvant mieux nous conduire après avoir compris une chute et une difficulté.

Je crois que cela pourrait vraiment être un bon sujet à exploiter dans les différentes universités, surtout que cette question doit être étudiée depuis plusieurs décennies avec la Justice League autour, mais aussi la construction de nombreuses mythologies ancestraux. Cependant, je comprends très bien le principe qu’il serait très difficile de faire des longues études sur les X-Men vu l’omerta autour de notre équipe. De plus, je me sens bien acceptée dans cette équipe, malgré mes questionnements sur mon cheminement.

Pour Casey, son cheminement n’est pas très différent à d’autres qui ont vécu dans des milieux difficiles. Ils espèrent parfois retrouver une certaine empathie envers des familles ou des amis qui ont délaissé depuis longtemps leurs êtres à cause de problèmes économiques ou encore de différences culturelles. J’essaie de me montrer le plus positif possible, mais je sais que parfois mon discours peut sonner faux vu mon histoire et ma famille. Le discours de Casey est normal aujourd’hui. Personne ne peut vraiment oublier sa famille, même avec les rejets les plus insultantes possibles.

« C’est normal, je crois. Malgré que certains puissent porter une douleur, ils vont toujours restés proche de nos cœurs. On apprend beaucoup d’eux, on apprend qu’ils font partis de nous même s’ils ne le désirent pas vraiment. Je vais tout faire pour mon ex, même s’il ne le veut pas, même s’il doute de moi, il fait parti de ce que j’étais et j’ai beaucoup appris de lui. On apprend beaucoup des autres, de nos proches, de nos amis et de notre famille, même si parfois nos relations sont boiteuses avec eux. »

Je lui fais quand même l’un des sourires des plus honnêtes quand il me parle de voir prochainement l’Institut Xavier et les X-Men comme des membres de sa deuxième famille. Je ne crois que personne n’est obligé de croire à cette vision, mais qu’au fil du temps, on en découvre beaucoup plus à l’Institut Xavier, on découvre des personnalités, des amis et des rencontres qui peuvent changer radicalement notre vie. L’Institut Xavier est pour moi une véritable famille spirituelle pouvant m’aider tant dans ma vie personnelle que dans ma vie professionnelle.

« Oui, il faut toujours un temps d’adaptation, mais Casey ne doute pas de ce que je fais. Pour moi, tu es un véritable ami malgré qu’on ne se connaisse pas personnellement beaucoup. Et t’aider n’est pas juste pour la bonne conscience, c’est parce que je crois vraiment en toi et en tes capacités. »

C’est encore très kikolol comme réponse, je le perçois encore de cette façon, mais j’espère l’aider d’une manière ou d’une autre. Cela peut être un discours très classique, mais je veux lui faire comprendre que je suis plus qu’une travailleuse sociale qui se soucie de son état, mais une personne plus personnelle pouvant l’aider à mieux comprendre l’Institut, ses nombreux résidents et les affinités avec les autres.

En tout cas, je ne veux pas trop rester dans des sujets bien trop personnels, je sais que cela peut être souvent difficile en parler pour plusieurs. Je veux essayer de le faire danser pour une fois. Au début, il semble être complètement confus, cherchant le pourquoi de cette action. Je suis heureuse de le voir suivre le mouvement avec un sourire niais après quelques secondes de réflexions. Il semblait même trouver une source de plaisirs par ses petits pas de danses.

« Je connais quelques danses, mais c’est surtout amateur. Alors je suis ouverte pour que tu m’apprennes quelques mouvements. Sinon, la musique ne me dérange pas du tout. Alors tu veux m’apprendre quoi comme petite danse classique et simple? »

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Re: Une passion ne se perd pas [Jane]

Message  Casey Nordin le Dim 26 Juil 2015 - 13:49

Qu'avait-il vraiment appris de sa mère ou de sa sœur ? Casey n'en savait rien. Ils n'avaient jamais partagé beaucoup ensemble. Diana fuyait l'appartement aussi souvent qu'elle le pouvait. Elle répétait qu'il n'aurait jamais dû naître dès qu'il la contrariait un peu, parce que sa mère n'avait pas les épaules pour assumer un deuxième enfant, et que son père était apparemment un connard. C'était d'ailleurs à peu près tout ce qu'il savait de son père. Mais il essayait de comprendre son aînée, elle devait se battre tous les jours pour soutenir sa mère. Elle s'occupait de lui malgré tout, et si elle ne cherchait pas vraiment à le connaître, il pouvait dire qu'il avait appris comment un être humain pouvait réagir dans une situation de détresse extrême. De la même façon, il devinait aussi les problèmes de sa mère, et il regrettait d'avoir été séparé des deux femmes trop tôt, à un âge où ses capacités d'analyses n'étaient pas encore assez développé pour lui donner une parfaite compréhension de tout ce qu'il se passait autour de lui. L'idée de ne jamais obtenir de réponses claires sur les raisons qui avaient jeté sa mère dans une existence si misérable l'attristait beaucoup. Cela le perturbait d'autant plus qu'il approchait de l'âge de sa première grossesse et réalisait qu'elle avait presque l'âge de Jane et ses amis quand on la lui avait arrachée, l'âge de personnes encore pleines d'espérances pour l'avenir, quand elle semblait déjà si éteinte et usée. Avait-elle réussi à se reconstruire un peu, à commencer une vie où elle ne brûlerait pas toutes les étapes ? Il avait peut-être un petit frère ou une petite sœur sans rien en savoir. Bizarrement, il n'était pas non plus certain de souhaiter des réponses à toutes ses questions. Même s'il se reprochait ce sentiment, Casey n'avait pas très envie de savoir sa mère heureuse dans une famille où elle n'avait pas voulu le réintégrer. Il ne voulait pas lui souhaiter son malheur et, pourtant, si elle allait mieux et n'était jamais revenue vers lui, cela signifiait qu'elle restait profondément égoïste. Finalement, c'était le même soucis qu'avec Jennie, il n'arrivait pas à condamner ceux qu'il avait aimé, il n'osait pas se les imaginer aussi insensibles qu'ils en avaient parfois l'air.

Il préférait cependant se concentrer sur la réalité plus stable de l'institut, où tout le monde semblait avoir des projets, des passions, des choses à concrétiser. Le fait que Jane veuille de son amitié était déjà bien suffisant. Elle n'avait pas l'air du genre à dire des choses en l'air, et rien ne l'obligeait à le fréquenter après tout. Certains locataires de l'institut l'évitaient, ou passaient en tout cas assez peu de temps avec lui. Donc, elle aurait pu aussi faire semblant de ne pas l'avoir vu pour aller s'entraîner ailleurs si elle ne voulait pas du tout passer du temps avec lui. En plus, elle était prête à découvrir un peu mieux son univers en l'invitant à danser avec elle et en acceptant qu'il lui montre quelque pas. Casey était enchanté, mais il devait faire un choix parmi tout ce qu'il connaissait. Il ne fallait pas mettre la barre trop haute, sinon elle risquait de croire qu'il cherchait à la ridiculiser pour se mettre en avant. Il n'était pas non plus assez naïf pour ignorer que certaines danses comme le tango avaient une connotation de séduction trop fortes pour être proposées en premier choix à une femme de presque dix ans de plus que lui. Il devait donc trouver quelque chose d'assez simple et neutre. De ce dont il se souvenait de ses cours, certaines choses étaient plus amusantes que d'autres. Il voulait que Jane passe vraiment un bon moment avec lui, avec des pas faciles à maîtriser pour se lâcher un peu sans tomber dans des considérations trop techniques. Elle risquait de le trouver un petit peu décalé mais ce n'était pas bien grave, il fallait vivre avec son passé aussi !

– Je veux t'apprendre le charleston alors ! Bon, je sais que ça fait un peu vieillot dit comme ça, c'est comme dans La princesse et la grenouille, mais c'est vraiment fun. On peut vite s'amuser avec quelques bases. Genre, avec ce genre de pas tu vois.

Joignant le geste à la parole, il fit aller ses pieds en avant et en arrière en agitant les bras en cadence, puis il invita Jane à l'imiter. Il espérait ne pas trop la déconcerter avec son choix. Peut-être qu'elle voulait juste faire la fête sur des choses plus modernes.

– Je suis désolé, je ne connais pas bien les choses les plus à la mode, parce que c'est plus un mélange d'un tas de choses plus anciennes en fait. Mais si jamais il y a un truc que tu veux vraiment apprendre, je peux aussi te montrer. Bon, c'est vrai que ça va pas t'aider pour sauver des gens, mais tu pourrais toujours tenter en faisant diversion !

Le sourire suivit indiquait qu'il tentait de plaisanter un peu pour lui montrer qu'il pouvait vraiment être un ami à l'écoute et distrayant s'il voulait. En tout cas, il passait une très bonne après-midi. Il ne fallait pas le répéter, mais Jane était probablement en train de prendre la première place dans la liste de ses nouveaux amis de l'institut.

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Re: Une passion ne se perd pas [Jane]

Message  Jane A. Gallagher le Dim 13 Sep 2015 - 0:53

Je crois vraiment qu’il a eu une énorme amélioration du comportement de Casey à cause de notre discussion. Je ne suis peut-être pas la plus grande psychologue de tous les temps, mais parfois, il suffit juste de passer un peu de temps avec la personne pour s’ouvrir beaucoup plus. Je ne parle pas de mon ancien copain à n’importe qui, mais je crois sincèrement que cela aide à un lien de confiance pour découvrir que nous ne sommes pas seuls à avoir des problèmes personnels et que nous pouvons en parler. J’ai toujours cru qu’il était mieux de voir ce qui était positif dans ce Monde, surtout en regardant le Monde actuel et en voyant que notre confort s’est amélioré avec le temps.

Je ne vais certainement pas régler tous les problèmes de confiance de Casey, mais je peux faire l’effort de l’accompagner le mieux possible dans ce qu’il traverse. C’est parfois difficile de se trouver dans un monde totalement inconnu, où presque tous prennent un effort considérable pour l’acceptation au lieu de se retrouver devant une certaine hostilité comme à Chicago. Je ne sais pas pour les changements et je ne pense pas que je peux tout concrétiser, mais je me suis toujours définie ce rôle dans les X-Men. Je ne suis peut-être pas la plus forte, la plus agile ou la plus puissante, mais je suis celle qui peut toujours tendre la main pour n’importe qui. C’est parfois extrêmement difficile pour les autres et je crois que certains pourraient vivre un malaise de me voir aussi ouvertes, mais je pense que c’est définitivement mon rôle à l’Institut Xavier.

Je ne fais pas vraiment attention sur ce qu’il me rencontre sur la danse, je ne connais pas vraiment dans les mouvements, mais il peut m’apprendre ce qu’il connait. Je ne pense pas que je vais me plaindre, tant qu’il s’amuse, je vais être aussi capable de m’amuser. La danse ne va pas m’apporter grand-chose dans le domaine des X-Men, sauf si je rencontre une tarée qui active des illusions dans des danses communes, mais cela ne me dérange pas vraiment. À place d’apprendre que les chatons peuvent être complètement bêtes grâce à l’internet, je pense qu’on peut en découvrir bien plus de cette façon.

De toute façon, je ne m’inquiète plus vraiment pour l’avenir, c’est toujours plus cool de dire à Mason que j’ai dansé avec le gamin complètement perdu de Chicago que faire des résumés de mes entrainements hebdomadaires. Ce n’était pas vraiment captivant ou même incroyable, mais c’était bien plus cool.

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Jane A. Gallagher

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