Dimitri Lyov

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Dimitri Lyov

Message  Dimitri Lyov le Jeu 12 Fév 2015 - 20:06


 
Dimitri Alexandrevitch Lyov

« Chacun a fait, à un moment donné, une expérience extraordinaire, qui sera pour lui, à cause du souvenir qu'il en garde, l'obstacle capital à sa métamorphose intérieure. »


Bonjour ou bonsoir, mon p’tit nom à moi c'est Dimitri Lyov ! Mais on me connait aussi sous le nom de Dim ou du Sans Visage dans la mafia. Je suis né le 11 février 1988 à Tomsk, URSS, Terre. J’ai 28 ans, plus ou moins. Un petit secret pour la route ; je suis traumatisé par les blagues de mon oncle, Pavel. C'est à cause de lui que j'ai mal tourné. Il me harcèle sans cesse par SMS et en m'envoyant des tweets de muffins et de nouilles chinoises. Je suis mutant avec du sang de Raspoutine et quelques séquelles des conneries de Sinistre, sévissant en Europe et en Asie. On me dit souvent que je ressemble à Gaspard Ulliel. Je fais partie du groupe des indépendants et des Last Sons.


Pouvoirs
Bien qu'étant mutant, la nature exacte des pouvoirs de Dimitri reste assez confuse. Notamment dans l'origine de l'énergie sombre que manipule le jeune homme. Si on parle de « manipulation d'ombre » par abus de langage, il reste peu clair quant à savoir si une partie de ses capacités trouvent leurs racines dans la part occulte du sang de Raspoutine qui coule en lui. Si Sinistre a étudié la chose avec intérêt, il n'a jamais fait part de quoi que ce soit à ce niveau et même le jeune homme n'a pas spécialement conscience de cet héritage.

Obténébration (mutant) :
La capacité la plus remarquable de Dimitri lui permet de changer d'état en absorbant l'énergie lumineuse autour de lui, de transformer son corps pour le faire devenir une substance noire ressemblant à de l'encre et possédant plus ou moins de consistance, une énergie obscure appelée par défaut « ombre ». Il peut alors modeler son corps selon ses désirs et lui donner la forme qu'il veut, s'étirer, s'écouler dans des espaces très étroits, passer en deux dimensions sur un mur comme une véritable ombre, etc... Il peut lui donner une consistance plus ou moins dure, pour se laisser traverser ou bloquer des objets, mais la force ou résistance qu'il peut déployer avec ce corps ne sont pas très élevées. Elles dépendent de sa volonté et n'excèdent pas la classe 1 au maximum. Cependant, la grande force de cette capacité est surtout la discrétion et la mobilité qu'elle apporte. Elle lui permet de ne plus avoir de besoins physiques tels que manger, boire, respirer ou dormir le temps qu'il reste sous cette forme et il peut voir et entendre par tous les points de son « corps ». Il se déplace dans un silence presque absolu et peut atteindre la vitesse de pointe de 100km/h. Il peut aussi faire de très brefs trajets à une vitesse extrêmement élevée, comme un rayon lumineux. C'est utile pour voyager rapidement, mais c'est très imprécis. En général ce boost dure une fraction de seconde, lui consomme énormément d'énergie pour lui permettre de parcourir plusieurs centaines de kilomètres d'un coup. Toutefois il ne possède pas les réflexes allant avec une telle allure et ne peut donc se déplacer qu'en ligne droite de cette façon puisqu'il n'a pas le temps de percevoir son environnement et de réagir en aussi peu de temps. C'est une méthode très imprécise de déplacement, par impulsions, et en général la marge d'erreur à l'arrivée est entre 10 et 100 km. Il s'en sert surtout pour de longs trajets car il a du mal à savoir où il a atterri à chaque impulsion et il doit constamment corriger sa trajectoire en vérifiant sa position. Pour atteindre un point précis il doit ensuite finir le trajet à vitesse normale. Un obstacle opaque l'arrête immédiatement mais sans dégâts ni pour lui ni pour l'obstacle.

Sous cette forme, il perd les sens de l'odorat, du goût, et en partie du toucher. Il est obligé de se rematérialiser en partie s'il veut parler. Il n'a aussi plus d'odeur, pèse un poids pratiquement nul et peut se déplacer à travers les objets transparents de la même façon que la lumière ou se glisser dans les ombres pour y devenir quasiment indécelable et se laisser transporter par celles-ci. Il peut rester plusieurs jours sous cette forme, mais au bout d'un moment la fatigue psychique et le manque de repos mental peut avoir des séquelles sur sa psyché s'il ne fait pas de pauses ou s'il n'entre pas dans une sorte de stase apathique. Il peut aussi étendre cette capacité aux objets qu'il touche pour les transformer temporairement en ombre, ce qui lui donne de la « matière » à manipuler car il ne peut pas créer cette énergie à partir de rien. Dans une zone de vide par exemple il serait incapable d'exploiter autre chose que son propre corps. Ce pouvoir dépend beaucoup de la concentration et s'il la perd il peut subir une rematérialisation sauvage ou perdre des objets dématérialisés qui vont resurgir subitement, avec plus où moins de conséquences s'il est dans un espace trop étroit. Il est difficile de le blesser sous cette forme mais plusieurs énergies peuvent l'affecter, notamment des vibrations sonores particulières, des effets lumineux stroboscopiques trop violents pouvant le destabiliser, et toutes les énergies pures comme la lumière, le plasma, en partie le feu, etc... Qui entrent en conflit avec la cohérence de l'énergie noire et la dissipent. Ceci peut causer des blessures importantes chez Dimitri et facilement le tuer. Un autre manipulateur d'ombre ou des champs électromagnétiques puissants peuvent perturber sa trajectoire et le contrarier également.

Sang des Raspoutine (occulte) :
Dimitri fait partie des nombreux descendants de la lignée de Grigori Raspoutine. A ce titre, une infime part de son essence coule dans ses veines et son sang. Même si c'est quelque chose en sommeil, c'est un lien mystique très puissant et une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Cette influence mélange magie et psychisme et constitue un point faible considérable devant l'ancêtre du jeune homme. Grigori Raspoutine peut contrôler sa descendance et subjuguer d'une façon presque absolue toute volonté au travers de ce lien du sang. Dimitri serait incapable d'y résister sans des protections magiques et psychiques adéquates. Il est également vulnérable si quelqu'un utilise la magie à travers son sang ou celui d'un de ses ancêtres le reliant directement à Raspoutine pour l'affecter à travers le lien mystique. Le sien peut aussi éventuellement servir de catalyseur occulte à un rituel si quelqu'un sait comment l'utiliser, ce qui sous entend avoir des connaissances assez poussée dans une pratique obscure de la magie au vu de la nature profondément corrompue de Grigori Raspoutine. Ce sang pourrait lui permettre une certaine connexion empathique confuse avec d'autres membres de sa lignée, mais ça n'est jamais vraiment arrivé car il ne se sent pas assez proche de ses semblables. Dimitri n'a absolument pas conscience de toutes ces histoires d'occultisme.

Esprit dimensionnel (clonage/occulte) :
Ceci est le résultat du clonage de Dimitri par Nathaniel Essex. Une copie a été créée à partir de son sang lorsque l'original avait été laissé à tord pour mort, et son esprit reformé par les sauvegardes de Sinistre. Cependant, quelque chose n'a pas tourné rond dans le processus, une espèce d'instabilité mystique due au sang des Raspoutine qui a donné un résultat bizarre, étant donné que c'est son sang qui rassemble l'énergie spirituelle du jeune homme et qu'il coulait dans deux corps différents mais identiques à la foi : Dimitri et son clone. L'incohérence de la chose a progressivement provoqué un malaise et a transformé la nature de l'essence de Dimitri. Les deux parties d'énergie spirituelle ont instinctivement tenté de s'extraire des corps pour se retrouver et se rejoindre. Ça n'a pas été sans être une période très difficile et douloureuse psychiquement, qui a beaucoup marqué le jeune homme jusque dans un certain trouble identitaire, mais elles ont fini par se rejoindre et se compléter, quelque part dans un « ailleurs » extra-dimensionnel, situé hors de la réalité mais reliant les deux corps de Dimitri.

Son esprit est donc comme un lien invisible, une sorte de couloir dimensionnel en dehors de la réalité et qui est relié à celle-ci en deux points : les deux corps physiques du jeune homme, qui lui permettent de rester mentalement ancré à cette dimension et de ne pas s'en détacher. Il n'y a plus de clone ou d'original, il y a une seule conscience mais qui occupe deux corps à la fois. Cet « esprit dimensionnel » est l'esprit de Dimitri, au sens propre, et est en temps normal inaccessible car il n'est pas situé sur la même réalité. Ceci confère au jeune homme une immunité télépathique totale aux influences de l'esprit et des émotions, quiconque tentant de le sonder psychiquement ne sentira absolument rien, comme s'il n'avait simplement pas d'esprit ou de présence dans le plan astral, qu'il n'existait pas ou qu'il était un cyborg ou une illusion visuelle. Cela dit, ceci ne le protège en aucun cas de l'influence de la magie du sang des Raspoutine et du contrôle qu'on peut exercer sur lui par ce biais. De même, il est tout de même possible de passer outre cette immunité et d'atteindre mentalement le jeune homme sous certaines conditions. Sa conscience étant devenu une dimension de poche, c'est un lieu dans lequel on peut se rendre et qu'on peut visiter. Il n'y a que deux « portes » qui relient ce lieu à la réalité : ce sont les deux corps de Dimitri. En temps normal, l'accès à son esprit est fermé, mais s'il transforme son corps en ombre et qu'il se concentre ensuite correctement, il devient alors un portail vers cette dimension que constitue sa conscience, et il suffit de rentrer dans Dimitri pour y parvenir. Tant que le portail est ouvert, le transit est possible entre la réalité et cette dimension de poche et, par conséquent, son esprit devient accessible, détectable et normalement vulnérable aux sondes psychiques et autres attaques de télépathes. On peut ressortir par l'un ou l'autre des deux corps de Dimitri tant qu'il choisit de garder les portails ouverts. Ce qui signifie que s'il les ferme tous les deux, on peut y rester physiquement coincé. Ça devient dangereux si un télépathe envoie son esprit dans la dimension de Dimitri à partir du monde extérieur, car dans ce cas la fermeture du portail reviendrait à couper le lien mental qui relie l'esprit du télépathe à son corps : les deux seraient dans deux dimensions différentes, ce qui provoque la mort dans la grande majorité des cas ou l'errance de l'esprit. Cependant, couper un tel lien en forçant la fermeture du portail est difficile car alors la volonté du télépathe peut s'opposer à celle de la dimension. Faire rentrer physiquement un télépathe ne pose pas ce problème mais reste néanmoins très dangereux pour Dimitri. Il est aussi possible de rentrer dans un corps de Dimitri et de ressortir par son autre corps sans s'attarder dans son esprit, auquel cas le passage dans la dimension est très bref, juste une fraction de seconde. Le jeune homme peut donc facilement transférer des choses d'un corps à l'autre, stocker ou emprisonner des gens à l'intérieur de lui-même, mais à chaque fois qu'il s'ouvre c'est prendre le risque de s'exposer à un télépathe. Dimitri peut rentrer en lui même avec un de ses deux corps, auquel cas son esprit-dimension n'est plus relié à la réalité que par son deuxième corps mais il ne pourra ressorti qu'à travers l'autre portail, mais il ne l'utilise en général qu'en cas d'urgence car cela revient à réunir ses deux corps au même endroit pendant un moment, ce qui peut lui être fatal si on veut le tuer complètement. C'est dangereux car ses corps sont les ancres dimensionnelles qui relient sa conscience à cette réalité. Si un de ses deux corps meurt, il perd un portail mais il lui reste toujours le deuxième, ce qui lui ôte alors cependant la capacité de faire voyager des choses d'un corps à l'autre puisqu'il n'en a plus qu'un. Si les deux corps meurent... Aucune idée, peut-être que Dimitri meurt ou peut-être que son esprit devient une dimension errante. A noter qu'une personne capable de voyager entre les dimensions et qui connaît l'existence de l'esprit de Dimitri peut y forcer un passage, mais cela revient à percer un trou dans son esprit pour s'y introduire de force, avec toutes les conséquences qui vont avec.

À quoi ressemble cette dimension quand on s'y attarde à l'intérieur ? Puisqu'elle est également un esprit, ce à quoi elle ressemble et les lois qui la régissent dépendent donc énormément de l'état psychologique de Dimitri et de ses émotions. S'il peut tenter de se contrôler dans une certaine mesure, la plus grande partie ne dépend pas du tout de sa volonté et sont indépendants. C'est un peu comme un mini plan astral, les distances et les cycles peuvent changer selon son humeur, la taille et la forme de celle-ci également. Ça dépend du niveau de méfiance qu'il aura envers les personnes qui y rentrent, des actions des gens à l'intérieur, etc... Une agression dans cette dimension peut provoquer une réaction involontaire, tout comme un télépathe pourrait tenter d'y contrôler la réalité ou de communiquer avec les souvenirs qui s'y baladent. Des choses secrètes ou oubliées peuvent resurgir suivant ce qu'il se passe, des pensées se faire entendre si elles sont trop fortes, les rêves se matérialisent quand le jeune homme dort, ou ses cauchemars, tout comme son subconscient peut prendre la forme d'évènements étranges, etc... En général cela dit la cohérence de la lucidité tend à faire ressembler cette dimension à notre réalité et aux lois qu'on lui connaît quand Dimitri est éveillé. La plupart du temps c'est l'apparence d'une ville et certains pourraient la traverser et en ressortir sans forcément se rendre compte que ce n'est pas la réalité. De toutes façons, ça reste un gros wtf, même pour Dimitri, et c'est assez effrayant de pouvoir s'explorer soi-même, il ne le fait pas souvent car ça le met assez mal à l'aise, surtout s'il n'est pas en accord avec lui même ou qu'il occulte volontairement certaines choses. N'importe qui peut interagir avec les choses qui s'y trouvent, mais c'est surtout les télépathes qui vont être capables de modeler l'endroit en y imposant leur volonté comme ils manipuleraient un esprit, ce qui peut potentiellement provoquer beaucoup de dégâts.
Caractère
L'expérience de la réalité a rendu Dimitri nécessairement pragmatique sur lui-même et sur le genre humain. Il ne croit pas en la capacité de ce dernier à œuvrer de concert pour son propre bien au travers d'une conduite raisonnée et intelligente de la société. Il croit beaucoup plus en sa facilité à faire fluctuer les limites de la morale avec une aisance déconcertante et à trouver des arguments là où il en a besoin pour justifier ses actions. A sa capacité à se laisser gouverner par des éléments primitifs comme la peur ou le désir, et à gâcher tout ce qu'il pourrait construire de bon par sa tendance naturelle à se saper lui-même. Il ne considère pas qu'il existe une vérité dans la différence entre le bon et le mauvais, entre ce qu'il faut ou ne faut pas faire ou ce que certains désigneraient par le bien ou le mal. Pour lui, ce ne sont que des outils qui justifient le contrôle et, par extension, le pouvoir. Celui d'agir sur les gens, sur leurs vies, sur leur vision des choses. Celui d'influer sur son environnement. Il trouve les différents gouvernements assez hypocrites et les sociétés modernes souvent décadentes. Les différents groupes de surhumains qui régentent le pouvoir de plusieurs gouvernements sur la planète en sont à son sens l'illustration. Les Last Sons, les Vengeurs ou n'importe quel autre groupe sont semblables à ses yeux. Qu'ils agitent les valeurs de justice, de matérialisme, de sécurité ou un certain nationalisme, au fond, ce qui les différencie entre eux n'est pas si épais que ça malgré les conflits qui les opposent, car ils servent tous le même but : un certain contrôle. La seule chose qui change est le pourquoi et la façon de faire mais ils ne sont finalement que des variantes les uns des autres selon des images qui reflètent les besoins de ceux qu'ils doivent contrôler.

Mais Dimitri n'essaie pas de faire la part des choses ou de les juger, il a depuis longtemps appris à les accepter telles qu'elles sont sans les remettre en question, à s'y adapter pour mieux les exploiter. Parfois, ça lui demande de transgresser des limites, et alors il le fait. Il ne cherche pas d'excuses, il ne le fait pas pour certaines valeurs. Certains trouvent par exemple une légitimité dans la mort lorsqu'elle est donnée avec honneur ou à la loyale, mais il trouve ce genre de raisonnement hypocrite car ça n'en fait pas moins de l'assassin un tueur et, à la fin, le résultat est le même qu'une exécution sommaire : une bouillie de cervelle sur le carrelage. Le problème c'est qu'à l'image du genre humain le jeune homme manque parfois de sagesse, et cet éloignement des valeurs morales il l'a payé plus d'une fois d'une part de son humanité. Franchir certaines limites tend à les estomper, de plus en plus, et à rendre confus des repères importants autour de la vie humaine, de l'espoir et d'une certaine violence. Avoir pris part à la guerre contre la Fraternité ou aux Maraudeurs, ça a forcément laissé plusieurs traces. Un certain nihilisme destructeur qui peut parfois le faire paraître froid ou impitoyable, souvent insensible, et qui le laisse rarement impliqué émotionnellement. Ce n'est pas tant transgresser ces repères qui lui fait peur, mais la facilité de plus en plus apparente avec laquelle il s'accommode de le faire, d'en avoir conscience et de s'en révolter de moins en moins. Il y a plus d'une chose qui l'a laissé avec un sentiment d'être sale à l'intérieur, plus d'une chose qu'il veut enterrer sous des décombres dans le silence ou qui le place devant son propre jugement. Il a déconné plus d'une fois, Dimitri, et il reste parfois très angoissé par certains de ses actes et ce qu'ils ont nécessité qu'il sacrifie. De ça, il en résulte un certain mal-être, surtout depuis la mort de son frère et qui n'a fait qu'aller en s'accroissant petit à petit par la suite. Parfois, il ne sait plus très bien pourquoi il fait ce genre de choses et il lui arrive d'avoir beaucoup de mal à le supporter ou au contraire de s'en foutre totalement comme si ça n'avait pas d'importance. Il ne sait pas lequel est le pire des deux. Il reste également très méfiant, surtout depuis sa trahison envers Essex et son alliance temporaire avec Excalibur. Il a déjà eu quelques périodes à tendances paranoïaques, obsédé par Sinistre et l'incertitude d'une mort définitive.

Plusieurs fois Dimitri a perdu le contrôle sur la conduite de sa propre vie, et s'il est des choses qu'il a du mal à accepter, il fait avec parce que c'est la seule chose à faire. Il peut rester assez distant pendant très longtemps avec les gens qu'il ne connaît pas et rentrer dans sa sphère d'intimité est assez difficile dès qu'il doit s'impliquer émotionnellement. Il essaie de se reconstruire des limites cohérentes dans ses actes mais il dérive souvent hors de celles-ci malgré tout, et bien qu'il tente de cacher une certaine perte de repères et de se conformer à un sens des conventions un peu plus normal, on peut sentir à force de le fréquenter qu'il y a quelque chose d'artificiel sous tout ça. Depuis la mort de son frère notamment, il essaie d'éviter de tuer des gens. Pas par valeur morale, mais parce qu'il n'arrive plus à gérer la violence que ça implique parfois et la mesure que ça demande. Soit il semble bloqué, soit au contraire il ne fait preuve qu'aucune retenue. Il n'est pas très en phase avec lui-même depuis ce temps là et il le ressent profondément tous les jours. Il est en introspection avec lui-même depuis plusieurs années, pour se demander ce qu'il fait, où il va et pourquoi, mais il n'a pas de réponses à ces questions. Il n'a plus vraiment de buts dans sa vie depuis le décès de sa mère et il a conscience que, peu à peu, c'est peut-être ce qui le conduit dans un désintérêt plus profond encore.

 
On ne change pas le passé

Le nom des Raspoutine a toujours été une référence dans l'imaginaire collectif des peuples de Russie, en bien comme en mal. Beaucoup de légendes circulaient déjà sur un mystique barbu et maléfique bien avant la révélation publique de l'existence des mutants et autres bizarreries de plus en plus communes. Faire la part de réalité et de fiction est devenu pratiquement impossible désormais, entre les délires hallucinés le nez dans la coke, les histoires de grand-mères pour terroriser Pavel pendant sa jeunesse et les rumeurs historiques sur le drame des Romanov, dans le dessin animé de 1997 par la Fox Animation. Un vieillard obsédé par une jeune fille, et accompagné par une chauve-souris débile appelée Bartok, voilà l'image qu'a Dimitri de Grigori Raspoutine.

Le problème, c'est qu'il y a une certaine part de vérité dans tous ces racontars. Savoir laquelle véritablement n'a pas d'importance, car au fil du temps, le nom des Raspoutine et le potentiel associé ont été fantasmés bien au-delà du raisonnable dans l'esprit de beaucoup, appuyé par l'apparition de plusieurs membres de cette lignée dotés de capacités remarquables. Suscitant une certaine fascination mêlée de crainte dans la population ou auprès du gouvernement, ce dernier a toujours gardé un œil sur les membres de cette famille, et quand le temps fut venu de considérer des candidats potentiels pour les programmes de super soldats, c'est dans le sang des Raspoutine qu'ils ont entre autres pioché, dans l'espoir d'en faire les soldats-parangons du communisme. Bien sûr, tout le monde se souvient des réussites affichées comme des affiches de propagandes, et le Red Son en est très certainement un des meilleurs exemples avant qu'il ne devienne un échec total, aux côtés des Supreme Soviets originels qui étaient surtout composés de mutés à peu près réussis et stables, des différentes incarnations des Red Guardians ou de la Garde d'Hiver un peu plus tard. Le problème, c'est le prix à payer pour devenir ce fantasme : courir vers un échec désabusé et alcoolique après avoir subi un tas d'expériences dégueulasses où survivre n'est qu'une gageure. Alors quand tu es la mère d'un enfant qui porte le nom de Raspoutine, tu sais très bien ce qu'il risque d'arriver quand tu as vu ton frère se faire démolir psychologiquement pour accepter toutes les conneries d'expériences : « De la merde ».

La mère de Dimitri n'a jamais semblé posséder un très grand potentiel malgré le sang des Raspoutine et le gouvernement ne semble pas s'être intéressé à elle très longtemps malgré quelques essais, beaucoup moins traumatisants que certains autres mais ayant laissé leurs traces toutefois. Le gouvernement la laisse tranquille en espérant qu'elle aura des enfants plus tard pour potentiellement s'y intéresser. Alors, quand elle tombe enceinte en 1987, elle profite du déclin de l'URSS de la fin des années 80 et d'un désintérêt croissant pour les programmes de soldats améliorés pour s'éloigner des centres de pouvoir et partir dans l'intérieur des terres et la Sibérie, à Tomsk, gageant sur le fait qu'elle sera oubliée. Proche de la famille versée dans la mafia mutante, elle sert surtout dans le milieu de la prostitution avant de progressivement glisser dans un certain désabusement blasé. Dimitri grandit dans l'environnement économique misérable de la Russie des années 90, où il apprit très vite que les privilèges, la richesse et le pouvoir étaient plus affaire de corruption, de violence et d'usage de la peur que d'une réelle honnêteté. Au début pourtant, il était un gamin assez réservé et discret, peu enclin à dépasser les bornes et avec une certaine réticence des excès ou de l'abus, et sa mère tenta de le secouer un peu pour le rendre moins maigrichon et débile. Il ne connut pas son vrai père, mais ils habitèrent avec un mafieux crapuleux qui lui servait un peu de figure paternelle et de mentor discuté, sans trop savoir si celui-ci entretenait vraiment une romance avec sa mère ou non, mais il ne fera pas vraiment la différence et ça restera plus ou moins sa famille pendant un temps. Il aura d'ailleurs un petit frère à ce moment là, nommé Ioseph.

Les rares abus alcooliques de la mère de Dimitri l'amenèrent de temps en temps à raconter des délires sur des théories du complot, des expériences, les aliens et Pavel Raspoutine. Parfois, ce dernier était un alien, d'autres, un espion du KGB qui traquait les Raspoutine. Dans cet état, elle partait souvent dans des comparaisons pseudo-philosophiques entre le drame des Romanov et le Grigori Raspoutine du dessin animé, et Pavel et le KGB. Bartok, qu'elle l'appelait. « Avant de devenir le Red Son, il était mon petit Bartok. Le Bartok Rouge ». Le film était sorti en 1997, assurant au jeune homme que c'était surtout un gros délire impossible sous l'alcool mais, pour le reste, Dimitri n'a jamais su si elle était sérieuse ou pas. Tout ce qu'il a retenu d'elle, ce sont certains regrets et une sorte de colère envers les Raspoutine, Pavel, le gouvernement, cette ville débile et tout le reste. En fait, elle semblait surtout en vouloir à tout le monde, et il n'a jamais vraiment eu plus de détails, puisqu'elle refusait d'en parler le reste du temps. « De la merde ». Voilà l'essentiel qu'il retiendra.

Dimitri fréquenta progressivement un milieu de plus en plus criminel pendant son adolescence et commença à s'intégrer à ce système. C'est dans cette période qu'il découvrit ses capacités mutantes et il le vécut très mal. Pas parce qu'il ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, mais surtout parce qu'il possédait à ce moment une mentalité très anti-mutante. Il se sentait sale, presque impur. Il le cacha pendant un moment avant de se faire découvrir par son beau-père. Il craignait surtout à l'époque des groupuscules extrémistes comme les White Blood, les Marteaux Rouges ou les Faucilles de Sibérie, connues selon les rumeurs pour décapiter les mutants, mettre leurs têtes dans un bloc de glace et les envoyer ensuite à leurs familles. Il eut quelques problèmes sur sa mutanité avec un des gars de la mafia qui lui servait de mentor et, un jour pire qu'un autre, ils se battirent beaucoup plus violemment. Dimitri entra en rage et lui arracha un œil avec une petite cuillère. Le gars survit par miracle et, contre toute attente, quand la mafia mutante vint le voir ils lui demandèrent ce qu'il savait faire plutôt que de le tuer ou de lui prendre un œil en paiement . Il se fit alors recruter avec le surnom de « l'éborgneur » à 16 ans. Il passa les deux années suivantes à s'entraîner avec eux, faire des essais de plus en plus osés où c'est une toute nouvelle perspective d'avenir qui s'ouvrit devant lui. Il avait conscience que c'était un milieu parfois très dur et violent, mais il se disait alors naïvement qu'il n'aurait qu'à « faire attention » et il s'en sortirait mieux que les autres. Il fut rapidement gagné par une sorte d'ivresse, cette facilité avec laquelle il pouvait outrepasser beaucoup de choses, que ce soit à cause de l'influence de la mafia, de l'argent et du contrôle que cela pouvait lui permettre d'acquérir, ou juste de pouvoir se transformer en quelque chose qui n'était pas humain. Il commença à dépasser plusieurs limites importantes à cette époque avec beaucoup trop d'enthousiasme quand il s'agissait de tabasser quelqu'un en groupe et devint de plus en plus distant et en conflit avec sa mère, sans se rendre compte que petit à petit il commençait à faire de la merde et à s'intégrer non pas car il était efficace, mais parce qu'il était mutant et pouvait servir d'arme.

Il a vaguement suivit l'évolution de la Défense Orientale sur le territoire russe avec une certaine distance. Plusieurs groupes ont été dissous par arrêt de leur financement en 1991 et le contrat de sécurité avec la Justice League et les anciens membres des groupuscules russes ont soit pris leur retraite dans un certain désabusement psychologique, soit pris la tangente dans un autre pays, comme la Garde d'Hiver qui s'est expatriée au Turkmenistan pour servir de mercenaires plus qu'autre chose. On peut noter le cas particulier d'Ursa Major, qui continua sa vigilance en underground, gros ours apprécié pour sa grosseur et son poil. Il développera, plus tard, une certaine méfiance vis à vis des icônes des groupes sécuritaires, voire même un ressentiment, encore plus quand il s'agit d'étrangers ou d'une certaine forme de propagande patriotique comme les Captain America, Red Guardians, Captain Britain et compagnie. C'est vraiment quelque chose qu'il aura de plus en plus de mal à estimer ou supporter, allant parfois jusqu'à rentrer en conflit exprès contre eux.

C'est vers ces années que débarqua Pavel Raspoutine. Sa mère semblait éprouver pour lui une empathie sincère malgré parfois un quelque chose d'un peu plus triste. Entre eux, il y avait une connivence qui restait étrangère au jeune homme. Dans tous les cas, jamais elle ne l'appela Bartok le temps qu'il resta ici. Ou en tout cas pas devant lui. Au départ, il restait très méfiant, ne sachant pas vraiment ce qui était vrai de ce qui était faux, entre les affaires du Red Son, du KGB et les autres conneries d'aliens et, s'ils auraient facilement pu s'entendre pour raconter des histoires de famille ou les blagues traumatisantes de Pavel, très vite pourtant ils rentrèrent en conflit à cause de l'implication de Dimitri dans la mafia mutante et du fait que son oncle semblait vouloir l'empêcher de faire de la merde à son âge, allant jusqu'à faire foirer exprès des affaires de son neveu. Refusant son autorité, la situation dégénéra rapidement au bout d'un certain temps et ils en vinrent à se confronter l'un l'autre dans une grande violence. Pavel maîtrisa Dimitri avec beaucoup trop de facilité pour son jeune ego mais celui-ci restait coincé dans une agressivité absurde, le forçant presque à lui démolir la gueule. Une certaine cassure se créa néanmoins lorsque Pavel reçut une insulte déplacée, où Dimitri le compara à un échec qu'ils auraient mieux fait de jeter dans la poubelle avec les autres déchets organiques post-opératoires. C'est dans un silence amer que leurs deux chemins se séparèrent alors. Après ça, sa mère devint extrêmement froide avec lui et ils ne se parlèrent presque plus pendant longtemps. Le malaise persista presque une année malgré ses efforts et il décida de quitter le domicile familial pour aller s'installer ailleurs dans la ville, avec un sentiment d'échec assez important. Il resta un peu en contact avec son beau-père mais surtout avec son frère avec lequel il avait quelques liens conflictuels, principalement une concurrence débile entre eux au sein de l'organisation criminelle, à celui qui ira le plus loin pour prouver sa supériorité à l'autre. Avec peut-être plus de zèle mais moins d'enthousiasme, il commençait à prendre ça beaucoup trop au sérieux.

C'est dans cette période qu'il commence à embrayer sur quelque chose de plus gros. Après quatre années passées à entraîner son pouvoir et sa méthode, il est envoyé à Moscou pour servir d'espion, se former plus précisément aux armes et assassiner quelques politiques dérangeants. La première fois qu'il dut tuer quelqu'un, on lui mit beaucoup de pression et il échoua misérablement à cause d'une trop grande hésitation. Finalement, la cible mourut comme une merde en se pissant dessus, d'une balle dans la nuque par un des coéquipiers de Dim. Pas le temps de prévenir, pas le temps de réfléchir. Rien. Juste une brutalité soudaine, comme ça sans crier gare. « Y a jamais rien de noble dans la mort, c'est toujours sale, alors autant finir ça rapidement. Y en a ils prennent des pincettes où ils s'donnent des raisons, moi j'dis que c'est que du foutage de gueule ». Alors sa première victime, c'était un politicien corrompu dans la soixantaine, gras du bide, qui suait excessivement du front et qui implorait l'excuse de ses petits enfants comme grâce ultime. Dimitri prend bien le temps de sentir le poids du canon contre le crâne, comme l'empreinte de la première fois, et il le tue sans même lui adresser la parole. Puis il embraie. C'est pas souvent, mais c'est régulier et se glisser dans une ombre quand quelqu'un dort, c'est excessivement facile. Au début, il essaie de trouver des raisons. Machin était un tueur, bidule un salopard, trucmuche a commandité la mort de x personnes. Mais il se rend compte au bout d'un moment que c'est facile de faire ça, tout le monde a quelque chose à se reprocher dans ce milieu. Et il comprend alors que c'est trop tard, une fois que tu as explosé le crâne d'une première personne contre un mur, tu ne peux plus jamais revenir en arrière. Il commence à s'habituer, il fait même une blague ou deux sur ça de temps en temps. Un an passe et si, au fond, causer la mort de quelqu'un le dégoûte autant, il arrive à le cacher de mieux en mieux. A tel point en fait qu'il ne s'en rend même plus compte, qu'il l'a oublié. L'ivresse insolente des premiers temps commence à revenir et ça en devient chaque fois presque un challenge. C'est là que la mafia dans laquelle il est commence à prendre quelques contrats d'un client qui paie des sommes folles pour des boulots qui ne semblent pourtant pas si risqués que ça. Il commandite toujours la même chose, et au début ça reste très simple : des kidnappings et parfois des vols. Et puis ça prend plus d'ampleur, il veut que ça soit toujours Dimitri qui s'en occupe, parce qu'il « aime encourager les potentiels prometteurs », et d'autres conneries flatteuses du genre. Mais il le voit bien, Dimitri, le gars il sourit mais il y a quelque chose de profondément dérangeant chez lui. Il se dit businessman, venant d'Angleterre, et qu'il cherche certains talents particuliers pour monter dans l'ombre une petite équipe spécialisée, en laissant traîner de gros sous entendus quand à la nature des activités à réaliser. Dimitri refuse dans un premier temps, et le type lui donne quand même sa carte. Nathaniel Essex se lit dessus en petites lettres dorées.

Mais c'est également à cette l'époque où tout se précipite, dans des tensions de plus en plus croissantes entre familles rivales et nouveaux concurrents. Un certain radicalisme émerge très rapidement et plusieurs règles ou traditions ne sont pas respectées, provoquant plusieurs bains de sang. Vous savez comment est morte la Reine du Sud ? Tranchée dans une boucherie. Enfin, c'est ce qu'il se raconte, il y a certains noms qui courent, comme celui des Kolyakov ou encore des Vlistchenko, deux familles importantes de la région moscovite. Personne ne sait si c'est vrai, mais ce qui est certain c'est que Dimitri a vu a quoi servait l'arrière boutique des boucheries russes. Et, depuis, il est devenu végétarien. Ce furent des mois très peu plaisants, où chaque semaine une personne disparaissait, alors chaque semaine il fallait trouver un nouvel otage à échanger ou à massacrer dans la vengeance. Quelques mois où tu regardes à chaque coin de rue par-dessus ton épaule parce que des connards ont décidé qu'il était temps de faire le ménage. Quelques mois où la pression psychologique reste élevée. Plusieurs assassins d'élite semblaient faire le ménage, mais à une échelle beaucoup plus importante que ce qui se voyait d'habitude. Un nouveau groupement criminel porteur d'une violence et d'une cruauté nouvelle. Des têtes dans des bacs à glaçons, ça oui il en a été retrouvées, mais ce n'était pas les Faucilles de Sibérie. A ce moment, Dimitri se foutait totalement de savoir si toute cette merde était bien ou mal, si ça se faisait ou pas. Il n'y avait qu'une seule réalité : si tu perds cette guerre, tu perds ton fric, tes amis, ta copine, tes frères ou tes parents. Si tu perds cette guerre, tu te fais juste massacrer comme une merde et tu meurs en te chiant dessus. Certains ont trahi leurs frères pour survivre, mais alors ils devenaient à jamais des parias méprisés. Ce n'était pas qu'un simple règlement de compte habituel, c'était tout autre chose. C'était la Fraternité. C'est le 4 décembre 2009 que son frère l'appelle en panique pour lui dire qu'ils risquent de se faire descendre à Tomsk. Saisi d'une angoisse violente, Dimitri pense surtout à sa famille proche, sa mère et son frère, peu importe les rancunes, et il retourne en urgence dans sa ville natale. Là-bas, il retrouve sa mère et son frère pour s'assurer qu'ils soient en sécurité, mais quelque chose déconne totalement quand il essaie de s'organiser avec Ioseph et d'autres pour s'attaquer aux assassins de la Fraternité. Ce qu'il s'est passé exactement ce soir là reste très confus mais, quand Dimitri revient, c'est sans Ioseph. Il ne parle pas de ce qui est arrivé et semble devenir beaucoup plus insensible et distant à partir de ce moment. Mais, en réalité, quelque chose est mort à l'intérieur de lui ce jour là. « Ils l'ont tué » c'est tout ce qu'il dira à sa mère sans oser la regarder dans les yeux. Après ça, Dimitri laisse tomber la mafia et ils déménagent en Ukraine, sur les bords de la Mer Noire pour y trouver un peu de calme et s'occuper d'elle.

Il tente de travailler quatre ou cinq mois d'une façon honnête dans une entreprise de transport en tant que camionneur mais il se rend rapidement compte qu'il déteste profondément cette nouvelle vie. Il fait preuve d'un nihilisme croissant et, s'il éprouve une affection sincère envers sa mère, il ne réussira jamais à se défaire de ce côté artificiel et distant qui se ressent en lui dans les choses des sentiments et qu'il essaie de lui cacher. Il fait néanmoins des efforts assez importants pour essayer de l'aider mais il se rend bien compte que rien ne sera plus jamais comme avant. Rapidement, il contacte Nathaniel Essex pour lui demander plus de détails pour savoir si son offre est toujours valable et ce qu'il attendrait de lui. Il pose une condition néanmoins : il ne veut tuer personne. Ça ne semble pas déranger Essex outre mesure et ils se donnent rendez-vous à Londres pour une entrevue. Il ne sait pas, alors, la véritable nature de son employeur à ce moment-là. Dimitri rencontre plusieurs autres mutants ou surhumains, chacun doté d'un talent spécial, et ils commencent à faire quelques missions ensemble. Kidnappings, vol de matériel industriel, espionnage... Très vite cela dit, il s'avère que plusieurs d'entre eux sont des tueurs sanguinaires ou des mercenaires qui n'ont pas vraiment de limites dans la cruauté. Essex appelle leur équipe de criminels les Maraudeurs et Dimitri découvre bien plus que ce qu'il n'aurait imaginé de prime abord. L'homme d'affaire anglais est en réalité un scientifique aux idées eugénistes et assez impitoyables qui a développé plusieurs bases en Europe pour pratiquer des expériences macabres et particulièrement horribles sur la mutanité. Il commandite plusieurs massacres sur des communautés morlocks et, si Dimitri reste passif pendant ceux-ci, il se rend compte cependant qu'il manque de plus en plus d'empathie pour ces horreurs et qu'il est en train de perdre une partie de son humanité. C'est une période qui a une influence psychologique très mauvaise sur le jeune homme, le nihilisme de ses pensées s'accroît beaucoup et il stagne dans une phase dépressive importante où il exécute ces missions presque machinalement. Il perd beaucoup de repères sur des limites de cruauté, d'empathie, d'espoir et de respect de la vie humaine. Sinistre a une grosse emprise mentale sur lui et il n'est pas très clair quant à savoir l'étendue de celle-ci et à quel point il a été télépathiquement intrusif auprès du jeune homme si c'est le cas.

Dimitri accepte de donner plusieurs échantillons de son sang au scientifique, car il sait qu'il n'a de toutes façons pas vraiment le choix. Il essaie de rester détaché de tout ça et de se dire qu'il contrôle encore quelque chose mais il redoute le jour où ses intérêts viendront ouvertement en conflit avec ceux d'Essex ou du reste des Maraudeurs, comprenant qu'il a clairement intérêt à rester utile - si ce n'est indispensable - à Sinistre. Une certaine forme de fatalisme semble toutefois lui faire accepter pendant un temps cette vie dissolue. Une certaine forme de culpabilité aussi. Il cache bien évidemment tout à sa mère et tente simplement de subvenir à ses besoins pour qu'elle puisse tricoter sans soucis sur le bord de la plage comme elle aime. Sa santé est fragile mais elle semble en partie oublier la mort de son deuxième fils pour retrouver un peu le sourire. Cette période dure deux années, pendant lesquelles leur équipe de Maraudeurs entrera en conflit à plusieurs reprises en Europe contre des groupes de sécurité, que ce soient des affrontements directs ou des destructions des bases de Sinistre. La Maison Hargreeves et Excalibur seront surtout les deux principaux ennemis à ce moment là, ceux ayant le plus conscience du danger que représente Sinistre. Des groupes comme Hydra, la Main ou la Fraternité furent aussi possiblement des adversaires ponctuels. Pour les affronter Sinistre met au point toute une panoplie de drones de combat redoutables, allant du micro espion au colosse de guerre. Ils partagent tous un point commun : ils ressemblent à d'immenses carapaces de chitine mécanisées et dotées de plusieurs armes de tir et de corps à corps. Ce sont des machines de mort, affectueusement renommées « crabes violeurs » par April Tinkerbell, une Maraudeuse psychotique raffolant du rose, des battes de baseball et pouvant pondre des tumeurs en forme de fées qui explosent un peu partout. C'est notamment avec elle que Dimitri exécutera une des missions les plus wtf qui lui furent demandées : le kidnapping de quatre jeunes adultes mutants ressemblant à des hybrides tortues, se battant avec des armes de ninja, de la pizza et produisant un rap insupportable. Si Essex préleva un échantillon de leur sang, il les clona et elles finirent de la plus singulière des façons : en soupe de tortue. « Pour le plaisir » fut la seule motivation donnée. Dimitri sert également de temps en temps d'intermédiaire entre Sinistre et certains de ses associés temporaires, pour porter des colis ou transmettre des messages. Notamment une certaine Pr Evolve, qui semblait clairement avoir un grain elle aussi, capable de produire des bestioles toutes plus bizarres les unes que les autres.

C'est à la fin de la deuxième année de maraudage que Dimitri rencontre une mutante irlandaise rousse du nom de Caitlyn Coldcoffee. Malgré leurs différences et son caractère insupportable, ils accrochent l'un à l'autre contre toute attente et ils eurent une brève romance. Ce n'était pas un amour fou, plutôt une espèce d'attachement silencieux dû à leurs comportements nihilistes semblables. Toutefois, l'irresponsable résultat est là, et Caitlyn se retrouve enceinte. C'est assez stupide de faire un enfant mutant sous le nez de Nathaniel Essex mais, plus tard, avec le recul, Dimitri se questionnera plusieurs fois sur la chose et sur cette période, sur ses sentiments et ce qu'il s'est passé. Il est intimement convaincu que cette alchimie sentimentale et artificielle est en partie due à l'influence mentale de Sinistre lui-même, mais la chose reste encore assez confuse dans son esprit et il n'a pas clairement tranché même encore actuellement. C'est quelque chose qui le met très mal à l'aise car il redoute beaucoup non seulement la manipulation mentale, mais aussi et surtout de savoir jusqu'à quel point Essex s'infiltrait dans les esprits de ses Maraudeurs pour orienter leur libre arbitre et créer ou supprimer des besoins ou des envies. La simple idée de pouvoir servir de chose aussi facilement et sans aucune défense lui fait assez peur et cette période est en grande partie responsable de la naissance d'une tendance paranoïaque chez lui.

C'est à cette époque qu'il se fait cloner lorsqu'il est laissé pour mort après une mission qui est un échec total. Mais l'essence mystique présente dans son sang entre en conflit avec le clonage et transforme son esprit en une dimension de poche, par la fusion des deux consciences du clone et de l'original. C'est un processus extrêmement douloureux qui dura trois ou quatre semaines, une sorte de mutation spirituelle, qui provoquera un trouble identitaire passager pendant lequel il n'arrivera pas à déterminer clairement qui il est, s'il est un clone ou non et qu'est-ce que c'est que toute cette merde qui arrive. Essex examine la chose et manque de détruire le clone, y voyant là un défaut de fabrication, mais il analyse Dimitri jusqu'à ce que ça se stabilise et, semblant revenu à la normale, constate simplement que son esprit paraît avoir disparu. Néanmoins, Caitlyn est sur le point d'accoucher et Essex se préoccupe surtout de ça. Dimitri décide d'agir, mais il a conscience qu'il ne peut pas faire grand chose, seul, et qu'il sera totalement incapable d'élever et d'éduquer un enfant dans un environnement sain et sans danger. Une certaine culpabilité sur cette irresponsabilité et là où il en est rendu le prend et, après avoir pesé le pour et le contre pendant plusieurs jours, il décide quelque chose qui le laisse extrêmement réticent sur le moment mais qui, au fil du temps, lui semblera finalement la meilleure des solutions. Il voyage jusqu'en Angleterre et se présente au manoir des Braddock. Là, il déclare vouloir parlementer avec Excalibur et notamment Brian Braddock. Il lui propose alors le marché suivant : Dimitri fournit les positions des bases de Sinistre dont il a connaissance. Il leur donne des informations sur les Maraudeurs qu'il connaît et leurs éventuelles forces et faiblesses. Il coopère avec Excalibur pour que l'équipe organise une attaque surprise pendant que lui ira saboter certains systèmes. En échange, il réclame que cet échange reste secret et qu'Excalibur prenne en charge et protège une personne qu'il leur remettra. Il hésite pendant un temps à leur demander une protection également, mais il se ravise finalement en estimant que c'est le prix à payer pour avoir collaboré avec Essex. Il reste très méfiant sur Excalibur, voire un peu paranoïaque, car il redoute qu'ils tentent de le capturer aussi mais, finalement, l'alliance se passe bien et l'opération est un succès. Ils parviennent même à tuer Sinistre, ce qui n'est bien sûr qu'un sursis de son retour. Dimitri donne alors le nouveau-né à Brian, avec juste le prénom de sa fille, Aislinn, et un moyen de contact si un jour la situation l'exige. Coldcoffee, elle,  finira dans l'asile d'Arkham.

Fréquenter les Maraudeurs a laissé plusieurs séquelles psychologiques importantes chez Dimitri. Que ce soit l'emprise pernicieuse de Sinistre ou bien le fait de côtoyer plusieurs psychopathes sans respect pour la vie humaine et de progressivement perdre ses repères. Il essaie de feindre une certaine normalité, mais il se rend bien compte qu'il ne réagit plus normalement, qu'il y a quelque chose qui déconne. Il se posera beaucoup de questions sur ce qu'il s'est passé, sur sa responsabilité et sur ce qu'il aurait dû ou pu faire. Un certain mal-être restera en lui pendant plusieurs mois pendant lesquels il restera désœuvré. Il commence à prendre des précautions excessives, à vérifier plusieurs fois par jour des détails anodins, à se suivre lui-même pour vérifier qu'on ne le surveille pas, cherche sans cesse des signes d'une menace quelconque avec, toujours, en tête cette question angoissante qui se répète : quand est-ce qu'il reviendra ? Il voudra le buter, c'est sûr. Il va venir le chercher un jour et il va lui faire payer sa trahison et le démolir psychiquement, avant de l'utiliser comme une expérience dégueulasse. Il a vu ce qu'il faisait à certains sujets, et ils étaient encore vivants. Une certaine paranoïa s'installe, mais il s'inquiète surtout pour sa mère, il pense la faire déménager ailleurs mais elle n'est vraiment pas en très bonne santé et elle refuse de quitter cette côte à laquelle elle s'est attachée. Dimitri n'a pas le cœur à la contrarier et il reste avec elle pour lui faire plaisir. Elle finit par s'éteindre quelques mois plus tard et c'est un grand vide qui s'installe alors en lui. Pas de colère, pas de frustration, juste la constatation pragmatique de ce pan de vie qui s'en va.

Il retrouve Pavel à l'enterrement et discute avec lui comme si tout était normal ou s'ils s'étaient quittés la veille. Il essaie de plaisanter, mais il n'y a pas vraiment d'humour dans ses mots. Son oncle lui propose de venir avec lui, et si Dimitri hésite un instant, il sait aussi qu'il doit partir, quitter l'Ukraine pour changer d'air, passer à autre chose. Il y a un certain malaise, et peut-être aussi une fuite en avant. Il n'arrive pas à parler de tout ce qu'il s'est passé, il préfère le mettre sous le tapis, ignorer la chose et la laisser couler dans l'oubli du secret. Peu de temps après, il quitte le pays et disparaît totalement vers l'Europe occidentale. Il ne sait pas précisément où il va, mais il s'en fout et il traverse plusieurs pays sans rester trop longtemps au même endroit, prenant garde à conserver au moins plusieurs centaines de kilomètres entre ses deux corps par sécurité. Il fait quelques missions clandestines, mais il a l'impression de tourner en rond, et il fait parfois presque exprès de se faire remarquer pour attirer les conflits.

C'est à cette époque qu'il rencontre Rachel Williams, avec un caractère bien trempé et un peu ambigu. Très vite, malgré une certaine provocation, les deux s'entendent plutôt bien et ils rigolent plus d'une fois autour d'une bière en se moquant de certains groupes de sécurité. Ils font même ensemble une ou deux missions plus ou moins légales à l'occasion. C'est une des rares personnes avec lesquelles Dimitri s'ouvrira un peu et gardera un contact pendant ces années. Même s'il reste très évasif sur certains éléments de son passé et les éléments qu'il raconte, il lui parle de temps en temps d'anecdotes criminelles. Rachel évoquera une fois ou deux l'existence de l'institut Frost du Massachusetts, pour tâter le terrain, mais le jeune homme ne se voit clairement pas dans ce qui est une université, ayant passé l'âge d'être étudiant et restant pour le moins très septique sur sa potentielle présence là-bas. Il reconnaîtra cependant sans mal que la directrice est une femme fatale qui pourrait facilement le déstabiliser uniquement avec sa tenue de Reine Blanche.

Les dernières années Dimitri vit d'une façon très solitaire et éphémère. Il ne reste pas plus de quelques mois au même endroit, incapable de se fixer, et effectue quelques missions solo d'indépendant, mais ça reste relativement difficile dans les relations avec le milieu criminel qui est largement dominé par la Fraternité depuis les années 2010 et leur ménage dans la mafia mutante. Le milieu est touché par une extrême violence à plusieurs endroits et ne pas se laisser influencer est très difficile. Il aura des contacts incertains avec des groupes comme l'Hydra, la Main ou la Fraternité. Parfois il entre en conflit avec, parfois il va dans le même sens qu'eux, sans forcément avoir conscience de toute l'étendue de leur emprise. Il fait très attention à sa sécurité et prend soin de garder secret l'existence de ses deux corps. C'est dans ces eaux-là qu'il gagne le surnom de Sans Visage, parce qu'il apparaît souvent sous la forme d'un visage constitué d'énergie noire et à la figure lisse. Quand les circonstances l'amènent près de l'Angleterre, il ne peut empêcher une certaine incertitude le questionner. Est-ce qu'il devrait recontacter Brian Braddock ? Est-ce qu'il devrait faire quelque chose au sujet de sa fille ? Il lui paraît irresponsable de se mêler de quoi que ce soit à ce niveau au vu de sa propre situation, sans toutefois déterminer s'il en a de toutes manières vraiment envie. Mais cette situation le fait parfois réfléchir sur les liens familiaux qu'il a, ou plutôt qu'il n'a plus, et notamment l'existence de Pavel et sa proposition de venir habiter avec lui. Ce débile profond lui envoie souvent des messages pleins de blagues complètement trolles, de photos de nouilles chinoises et de muffins. Il lui parle aussi d'une certaine Korra, en lui disant qu'elle lui plairait sûrement, et qu'en tout cas elle aime beaucoup les muffins. Dimitri répond souvent pour lui dire d'arrêter, mais ça ne semble pas très efficace. Son oncle lui a parlé plusieurs fois des Last Sons, pour lui proposer de venir le voir quelques mois. Pavel agace souvent beaucoup Dimitri mais, quelque part, ce dernier a conscience de l'espèce de vacuité dans laquelle il évolue depuis quelques années, même s'il ne semble pas vouloir poser des mots là-dessus. Car ça serait comme définir l'existence de ce vide et donner une légitimité à cette réalité qu'il préfèrerait ne pas voir exister.

Il réfléchit longtemps à cette éventualité, parfois ignorant l'actualité du groupe, parfois cherchant en profondeur ce qu'il peut en apprendre. Au bout de plusieurs mois à y penser, il finit presque à contrecœur par envoyer un message à Pavel pour lui dire qu'il est d'accord pour venir le voir. S'il accepte de rentrer dans les Last Sons pour faire un essai, Dimitri fait avant tout ça pour essayer de rétablir une certaine relation avec son oncle malgré sa réticence, de donner une chance à leur lien de famille. Il n'est pas très à l'aise avec le fait de côtoyer les autres membres du groupe, avec le concept où l'idée de devoir défendre des valeurs. Non seulement parce qu'il n'a jamais vraiment été du « bon » côté des choses et qu'il ne prétendra pas le faire miraculeusement maintenant, mais aussi à cause d'une certaine méfiance envers ce genre de groupe et les gouvernements qui peuvent y avoir un intérêt, redoutant qu'ils ne deviennent trop invasifs. Envers Sergei Boldarev, aussi. Alors, pourquoi prendre un tel fardeau ? Il y a un certain désir de trouver quelque chose de nouveau. Peut-être que les Last Sons pourront l'y aider, peut-être que c'est une erreur, mais au moins il aura essayé. Il envoie un de ses deux corps en Asie, tandis que le deuxième reste en Europe dans des affaires assez discrètes, histoire d'assurer un retrait au cas où.


 
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Re: Dimitri Lyov

Message  Dimitri Lyov le Jeu 12 Fév 2015 - 20:07

Bon, je me mets doucement à jour donc la fiche prendra quelques jours mais j'y travaille Wink

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Re: Dimitri Lyov

Message  Billy A. Davis le Ven 13 Fév 2015 - 0:04

Ta signature est glorieuse.

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Re: Dimitri Lyov

Message  Walter Jensen le Ven 13 Fév 2015 - 2:55

Noooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon !

Pas lui !!! Wink

Oui, Dim, je t'aime !

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Re: Dimitri Lyov

Message  Dimitri Lyov le Ven 13 Fév 2015 - 22:38

N'est-ce pas Billy Shocked

Et oui gros Walter c'est moi Very Happy

Merci en tout cas les deux gros Cool

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Re: Dimitri Lyov

Message  Pavel Raspoutine le Ven 13 Fév 2015 - 22:57

I love you

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Re: Dimitri Lyov

Message  Kara Zor-El le Sam 14 Fév 2015 - 0:16

Bienvenue Dimitry!

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Re: Dimitri Lyov

Message  Anna R. Marie le Dim 15 Fév 2015 - 0:36

Bienvenue petit Dim!

Un plaisir de revoir ce personnage. Wink

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Re: Dimitri Lyov

Message  Slade Wilson le Mer 18 Fév 2015 - 13:47

Dim...itry... Liov... Noooooooooon pauvre Last Sons

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Re: Dimitri Lyov

Message  Henry P. McCoy le Jeu 5 Mar 2015 - 6:54

Nous sommes tous foutu... C'est de ta faute Pavel...

Bienvenue Dim

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