Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

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Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Henry P. McCoy le Lun 2 Fév 2015 - 9:28

La dernière conversation avec Simon m’a malheureusement un peu perturbé dans mon travail, non à cause de lui car c’est toujours un franc plaisir de pouvoir discuter avec, de pouvoir le soutenir ou le conseiller, voir juste de l’écouter, mais j’avoue que ce qu’il m’a annoncé sur la vision des Avengers au sujet de la Confrérie, le discours de Pietro comme l’opinion sur le recensement, tout cela m’a perturbé. Je suis un peu inquiet aussi pour Valérie et Kyana, car de savoir que les Avengers peuvent ainsi être influencés dans leurs discours moraux, je crains le pire pour ces deux mutantes, que ce soit dans leur évolution, ou leur ressentiment personnel. Comment vont-elles s’épanouir si elles sont pointées du doigt par leurs propres alliés ? Je suis aussi inquiet pour Simon, vu sa tension avec Stark, j’ai peur qu’un jour il perde patience, tout comme j’ai peur que son désir de bien faire le pousse des fois à prendre la défense de ceux pris pour cible par les Avengers. D’ailleurs je me suis demandé sur ce que ferait Simon si un jour il rencontre Wanda ? Qu’il prend une opinion personnelle favorable par rapport à son image officielle chez les Avengers, et qu’un autre jour il se retrouve dans la situation où elle se fait arrêter par ses confrères ? Comment va t’il réagir ? Je sais que lui saura rester lucide, mais la lucidité n’est pas toujours une bonne chose pour s’intégrer dans une équipe car il va devoir faire des choix, et pour son bien il devra choisir de suivre son équipe ou risquer de s’opposer à eux et de devenir lui même mal vu par ceux avec qui il travaille. J’ai refusé l’offre de Fury à l’époque car je savais déjà que je ne pourrai pas travailler avec des personnes dont les convictions sont si éloignées des miennes, et je crois qu’il doit être compliqué pour tout le monde de le faire. Enfin je ne lui souhaite que l’épanouissement dans son équipe, souhaitant aussi ne jamais devoir affronter les Avengers car je me sentirai mal de me trouver dans une bataille opposé à un ami sincère qui je le sais, possède une motivation pure et non corrompue. D’ailleurs, en parlant d’Avengers, aujourd’hui j’ai rendez vous avec quelqu’un qui justement est un peu prise pour cible par ces derniers.

Anna Raven Marie, aussi connue sous le nom de Rogue, une mutante qui m’a inspiré certaines de mes recherches. Je sais qu’elle a eut une violente confrontation avec Carol Danvers, mais je ne peux pas comprendre que cela fasse d’elle une des ennemis les plus recherchées par les Avengers. Mais ce n’est heureusement pas pour parler de cette confrontation que j’ai rendez vous avec elle, mais bien pour qu’elle m’aide dans mes recherches. En faite j’ai besoin de sa présence et de sa particularité dans son Gène-X pour faire évoluer mes recherches sur la stabilisation de certaines mutations. Je ne parle pas d’étouffer une évolution, ou de l’empêcher, mais de permettre à certains qui ont un pouvoir dangereux pour eux et autrui, réussir à mieux le contrôler, un pouvoir comme celui d’Anna, de Wither, ou d’autres mutants qui sont presque privés de vie sociale correcte à cause d’un don éloignant autrui. Je considère que ce genre de mutation ne devrait pas être une raison d’éloignement, ni quelque chose de difficile à accepter, mais je peux comprendre que pour certains, l’interdiction de toucher autrui, ou le danger de blesser une personne chère, est quelque chose de très difficile à vivre, quelque chose qui est plus que juste accepter une différence. Je trouve qu’Anna vit très bien sa mutation aujourd’hui, mais Wither lui se sent beaucoup plus renfermé, surement car son don est plus létal, plus meurtrier.

Bien, j’avais demandé à Anna de me retrouver dans mon « bureau » de recherche vers 16 heures, il serait peut-être temps que moi même je m’y rende sinon je vais accomplir quelque chose de nouveau dans l’Institut, arriver en retard. Mais heureusement je suis la un peu en avance, comme quoi je me tracasse toujours trop tôt, mais cela me donne le temps de rallumer les lumières, et de sortir ce dont j’aurai besoin pour faire quelques petits prélèvements, ainsi que quelques tests. Non non, je ne vais pas prendre Anna pour un cobaye, non mais cela ne va pas d’avoir pensé une telle chose ? Mais j’ai besoin de ses cellules « fraiche » pour voir si ce que je mets au point avance ou stagne. Avant je fais aussi une petite vérification du produit que je mets en place, regardant dans le microscope, et c’est bien sur la qu’Anna arrive. Sans la faire attendre mon regard quitte l’instrument pour me tourner vers elle, l’accueillir.

        - Entre Anna, c’est un plaisir de te voir.

C’est sincère, je n’ai pas beaucoup l’occasion de discuter avec elle, et je trouve que ce genre de moment plus professionnels offre aussi une opportunité de discuter avec les membres de l’institut, de savoir comment ils vont, de partager quelques visions sur ce qu’il se passe autour de nous, mais surtout de pouvoir apprendre plus sur la personne, sur comment elle se porte ses temps si, si elle connaît certains malaises avec autrui ou si au contraire tout va pour le mieux. Bon bien sur, avec certains la conversation est plus difficile, je ne peux pas dire avoir de grandes discussions philosophiques avec Wolverine par exemple, mais lui c’est un cas à part…

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Anna R. Marie le Lun 2 Fév 2015 - 19:44

Pendant ma douche, j’étais en train de penser à un truc, bon il m’arrivait souvent à penser à quelle musique que j’allais acheter sur Itunes ou de quel saveur de crème glacée que j’allais voler à Katherine Pryde, mais là je pensais plus à la réunion avec McCoy que j’avais accepté pour ces études sur les nombreux pouvoirs qui avaient toujours un grand désavantage dans la vie sociale de certains mutants. Je connaissais le cas particulier de Wither, mais mon cas je l’avais accepté depuis plusieurs années. C’était un problème quand j’étais adolescente, quand je cherchais un appui familial et peut-être un petit copain, comme plusieurs adolescentes qui avaient presque tué une super héroïne ultra connue. Mais aujourd’hui, je ne me sentais pas déranger de ce pouvoir, oh que oui ce pouvoir pouvait être utile contre des ennemis puissants, je pouvais servir à combattre des ennemis de forces brutes incroyables, mais ce n’était qu’un appui secondaire pour moi. Ce pouvait faisait partie de mon ADN, de mon identité et de ma vie. Cela pouvait apporter une tonne de défauts dans la vie sociale, mais cela m’aidait à me comprendre surtout. Pour rien au monde, j’enlèverai mes capacités, cela me permettait juste de vivre un peu plus. Les études de McCoy visaient plus à comprendre des mutations négatives, mais je ne les voyais pas vraiment de cette manière. J’avais surtout accepté parce que le Fauve, c’est un vieux copain hyper sympathique et que je voulais aider les étudiants d’une manière différente que leur expliquer comment brutaliser un néonazi en quelques secondes.

J’espérais juste éviter des questions sur mon ressenti scientifique, Hank me connaissait assez pour que je n’étais pas la fille la plus brillante du monde. Je pouvais bien faire une tactique militaire qui pouvait gêner quelques officiers militaires, mais si on me demandait de reconnaitre des atomes sur un tableau périodique, vous allez directement voir mon regard vide et me dire qu’est-ce que je faisais là? Peut-être que je pouvais fuir si on commençait à me parler de subatomique et d’électrons en défonçant un mur, mais j’étais sûr que McCoy comprenait que j’étais aussi allergique aux sciences qu’aux sciences politiques. Je sais très bien que la plupart croit que le sujet de Carol était plus politique, mais de mon coté, c’était plus personnel.

Je me retrouvais dans un dilemme très important : Le dilemme de la conscience. Comment je pouvais avoir de la compassion pour une personne qui semblait totalement déraillée et violente? Avant je m’en voulais de l’avoir mis dans un coma, mais est-ce que je pouvais vraiment m’en vouloir qu’elle dise autant de bêtises dans les médias? J’étais bien figée comme terroriste pour la plupart des sources légales à cause d’elle, mais je me disais d’un coté, que c’était un peu ce que je méritais vu mes agissements du passé.

Je m’étais habillée en civil pour notre rencontre, je n’avais pas beaucoup de choses à faire jusqu’à 16h00, je me disais que c’était mon jour de congés des entrainements, je ne voulais pas m’épuiser avant notre rendez-vous. Je portais mon gros chandail de Mass Effect et un jean noir bien trop classe.

Quand j’étais arrivée à l’heure prévue, Hank m’avait dit de rentrer et il était en train de faire des trucs de scientifiques avec des éprouvettes et toujours avec l’air le plus distingué le plus du monde. Je ne remarquais pas beaucoup son poil, ce mec était toujours une intrigue pour moi, c’est peut-être l’un des plus grands génies de notre époque et peut-être que finalement, il avait une sagesse digne de Superman, mais personne ne le voulait vraiment devant les médias. Je ne savais pas trop qu’il avait reçu une demande de recrutement des Vengeurs, mais j’étais contente qu’il ait refusé. Je ne l’imaginais pas avec des tarés comme Stark qui le traitait comme un être éloigné de son intelligence ou autres remarques imbéciles racistes. « Salut Hank, bon je suis prête pour être ta cobaye aujourd’hui, mais on évite les traitements à l’Arme X, selon Logan, ce n’est pas très agréable… » Je disais cela en blague, cela pouvait être une blague de haut-risque pour certains, mais c’était un bon moyen de toucher quelques mots sur la science. « Mais bon, je te préviens, si tu me poses des questions sur ma composition biochimique ou sur le processus subatomique de mon corps, mon regard risque de tomber dans le vide et dans le pire des cas, je saigne du nez avant de perdre connaissance. Tu vas avoir trouvé le moyen de me vaincre avec cette technique au moins. » Ouais une nouvelle blague pour me montrer intéresser à son sujet de science, mais aussi pour illustrer ma méconnaissance sur les sciences, je ne savais même pas si cela avait du sens ce que je venais de dire.

« Bon, je ne suis pas trop habituée par ce genre d’expériences, indique juste moi ce que tu veux faire et je vais t’écouter, tant que cela aide les jeunes mutants et même des non-mutants. » J’étais sûr qu’Hank visait bien plus haut avec ce genre de travails sur la mutation pour aider tout type de personne avec de genre de problèmes.

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Henry P. McCoy le Mer 4 Fév 2015 - 9:19


DISCUSSIONS ENTRE LES ÉPROUVETTES

« Science et philosophie, c'est mon métier  »


***Les recherches sur les mutations instables ou dangereuses n’apportent pas que des solutions pour les mutants, même si cela reste ma spécialité, mais souvent j’y trouve aussi des réponses pour les non-mutants, comme des réponses sur certaines maladies génétiques. Mais j’évite de trop parler de l’influence de mes recherches sur les non-mutants suite à une ancienne expérience, car la dernière fois que je me suis lancé dans ce genre de recherches, mes - supérieurs - de l’époque ont tenté d’abuser de mes expériences pour créer une forme de sérum de super-soldat au lieu d’exploiter celles-ci pour créer des remèdes, des vaccins, ou simplement des formules qui pourraient aider différents malades. J’ai toute confiance envers les X-men et les membres de l’institut Charles Xavier, mais j’ai un coté méfiant qui me fait garder souvent le silence sur des détails pour éviter les accidents, les mots qui courent trop vite vers des oreilles indiscrètes. Déjà sur ces expériences actuelles, en dehors de Xavier et Anna, personne n’est au courant du sens de mes recherches, et je préfère ainsi car je m’en voudrai de donner de faux espoirs à Wither en annonçant pouvoir trouver une solution et finalement ne pas y aboutir. Il ne reste qu’à espérer que je puisse trouver une solution aux différents problèmes qui se posent à moi, car plus mes recherches avances, plus je commence à penser que la gestion de cette forme de mutation est plus un problème au niveau neurologique que génétique.

A l’arrivé d’Anna, celle-ci se met directement dans certains traits d’humour, m’arrachant une fausse mine sévère quand elle sous entend que je pourrai pratiquer des expériences dignes de l’Arme-X, un visage laissant ensuite directement apparaître un sourire. Il est vrai que l’image des expériences scientifiques est grandement souillé à cause de groupes de recherches comme l’A.I.M., l’Arme X, Cadmus, Kronas, et d’autres laboratoires qui se laissent aller dans des aberrations scientifiques, usant d’horreurs inhumaines pour obtenir de plus grands résultats, ne montrant aucun respect pour les vies se trouvant entre leurs mains. J’espère de temps en temps, lors de certaines de mes entrevues avec le Gouvernement, avec les différentes Universités, faire comprendre que toutes formes de recherches doivent se faire en respectant les droits de tous et surtout ne jamais autoriser des actes barbares, même si les dites recherches semblent majeures.

        – Ne t’inquiète pas, si je dois pratiquer une vivisection, je t’assommerai avant pour t’anesthésier.

Le sourire arboré ne quitte pas mes lèvres, pouvant tout autant faire preuve de plaisanterie même si souvent les autres ne voient en moi que le coté strict et sérieux. Je crois que c’est une chose importante de ne jamais se fier aux apparences, mais bon j’ai souvent difficile à faire oublier aux autres mon coté physique, et encore plus mon coté scientifique. Ma main tapote l’épaule d’Anna quand celle-ci m’annonce sa grande faiblesse, une arme pour la mettre hors combat facilement, c’est à dire lui parler de science. Je sais qu’Anna est une femme intelligente même brillante, malgré ce que certains peuvent dire, c’est juste qu’elle ne porte pas un grand intérêt pour tout ce qui est plus savant et poussé.

        – C’est bien dommage, moi qui comptais te donner des cours de rattrapage en Biologie moléculaire, en Génétique et Biochimie. Je souhaitais même te faire répliquer une séquence d’ADN synthétique.

Pauvre Anna, si je continue ainsi je vais la faire fuir directement hors de ce laboratoire, mais ma voix montre bien que tout ceci n’est que bonne humeur rentrant dans son jeu. D’un geste de ma main, je tapote sur une des chaises hautes pour l’inviter à s’installer tranquillement alors que je m’approche de mon plan de travaille pour couper le feu sous une des éprouvettes, éviter de trop chauffer une formule en cours. Je me doute bien qu’elle n’est pas habituée aux expériences et personnellement je l’espère bien car ce mode bien cruel laisse souvent un gout amer à ceux ayant déjà connu la position de cobaye de recherches. Que ce soit des personnes comme Logan justement, Fantomex, ou bien d’autres mutants ou mutés qui ont été des sujets de laboratoires. J’ai malheureusement appris, à cause d’une ancienne amante bien manipulatrice, que certains sont prêts à des extrêmes pour obtenir des résultats. J’ai d’ailleurs en quelque sorte été sujet d’expérience, mais par moi-même et de façon plutôt forcée… Une longue histoire sur laquelle je ne reviens jamais.

        – Pour l’instant, tu as juste à t’installer, être sage et me laisser prélever des kératinocytes de ton épiderme ainsi que de tes ongles. J’ai besoin de ta présence car ces cellules doivent être fraiches pour ces tests, leur viabilité étant trop courte, des cellules conservées n’auraient pas le même impact sur mes recherches.

Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attends déjà à une remarque du genre – trop de détails, trop de détails – de la part d’Anna. Mais comme chez elle, la peau est le facteur contact de sa mutation, comme Wither, il est important que je puisse l’analyser ainsi que les premières cellules souches se trouvant dans la régénération de son épiderme, vérifier ainsi si ce facteur agirait directement sur ses cellules ou par une forme d’aura énergétique qui serait dégagé par son propre organisme, ou encore une forme de bactérie microscopique qui se développerait sur son épiderme comme Omega Red. C’est un peu la difficulté justement avec les mutations, il y a beaucoup de possibilités, d’alternatives sur le développement d’un don surhumain et sur ses causes. En attendant qu’elle s’installe, je sors les différentes petites plaques de plexiglas, ainsi que différentes compositions chimiques que j’avais déjà préparé bien avant.

        – Mais par contre, ce qui me ferait un grand plaisir, c’est que tu me parles un peu de ce que tu ressens… Et je ne parle pas de ta mutation, mais de la situation politique actuelle.

Bon qu’elle se rassure directement, je ne lui demande pas un débat politique sur les décisions gouvernementales ou sur le recensement, mais sur la prise de position de certains groupes comme les Avengers qui considèrent nos alliés Confréristes comme une menace dangereuse, ainsi que le faite qu’elle soit catégorisée comme une des criminels les plus recherchée par le SHIELD. Sans compter ce récent documentaire sur Captain Marvel qui use du nom d’Anna en parlant d’elle comme une Nazi, un comble quand on sait que ce mouvement extrémiste socialiste de l'époque était aussi un mouvement très machiste en dehors d'être meurtrier et intolérant.***

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Anna R. Marie le Jeu 5 Fév 2015 - 1:34

Je savais bien que derrière ce regard de sagesse se trouver une idée diabolique de vendre mes organes à la science machiavélique ou au futur de Rachel pour avoir des Sentinels améliorés et nous exterminer bien plus facilement. Je pouvais même parier que finalement, c’était vraiment le méchant Fauve d’un autre univers qui avait pris la place de notre gros Hankou adoré. Je devrais vraiment faire attention, je me préparais vraiment à tout devant une attaque à ma personne. J’avais dis mes premières remarques surtout en blague, je ne voulais vraiment pas le blesser dans son travail. Je savais très bien que plusieurs organisations avaient décidé de corrompre totalement la magie de la science et des découvertes, mais parfois je pouvais me demander des questions très simples. Est-ce que c’était vrai que les grandes améliorations scientifiques de la vie humaine étaient faites par des sciences inhumaines du Régime Soviétique ou Nazi? Je pouvais bien demander à Hank, mais j’étais sûr qu’il allait me prendre pour la dernière des connes pour poser des questions aussi stupides.

Au moins, je savais que j’étais entre bonnes pattes pour les sciences et je savais vraiment que McCoy était capable de faire des miracles scientifiques grâce à ses connaissances. J’avais laissé un petit rire gêné devant sa remarque sur la vivisection avant que mon ami recommencer à parler de ses idées diaboliques. Mon Dieu… c’était un piège!


Charles Xavier voulait juste me faire reprendre mes cours de sciences pures! Il voulait faire reprendre mes diaboliques cours que je ne voulais jamais faire. J’avais toujours aimé l’Histoire ou la Sociologie, mais jamais les cours de biologie ou de mathématique. « Oh… si tu veux me faire des cours de rattrapes, je te promets que je t’apprends le cours comment éviter d’aller en classe en 101 leçons intelligentes. » Je répondais par l’humour à ce genre de remarques, je savais très bien qu’il n’était pas sérieux, mais je ne voulais pas me laisser faire ainsi. Personne ne faisait la leçon à la grande Anna Marie et surtout pas un trolleur de scientifique. Il commençait à tapoter doucement mon épaule avant de continuer. Il voulait que je m’installe sur sa grande chaise incroyable. Oh… je savais très bien ce que cette chaise pouvait faire. J’avais joué à un jeu vidéo avec Kitty une fois, un jeu vidéo d’horreur. J’aimais bien mieux Shadow of Mordor, mais elle m’avait fait jouer à The Evil Within, et une fois ton protagoniste se faisait prendre la tête par une machine diabolique qui semblait juste un petit siège médical sympathique. Je devrais vraiment faire attention.

Je commençais à me déplacer vers la place qu’Hank voulait me donner avant de me dire ce qu’il voulait me faire. Il voulait arracher mes ongles alors? Je commençais à brandir les bras dans le ciel en les bougeant de la manière la plus étrange possible, c’était digne d’Ethan et de Billy devant tous les détails qu’il m’avait fourni pour récolter les échantillons. Je n’y comprenais rien du tout. Je m’étais quand même assise au siège de torture en attendant ce qu’il voulait faire de moi. Alors, j’étais vraiment prête à tout recevoir aujourd’hui. Je m’étais préparée mentalement dans la douche et toute la journée, c’était maintenant le temps de recevoir la souffrance.

Hank était en train de sortir des bidules scientifiques pour faire les tests sur moi pour ensuite me poser une petite interrogation pour discuter. Comment je voyais la situation politique actuelle? C’était assez difficile à dire parce que je vivais vraiment dans ma bulle pour tout ce que je pouvais penser à cet égard. Magnéto m’avait beaucoup influencé et plusieurs X-Men savaient très bien la relation que j’avais eue avec lui avant sa mort. Cela pouvait paraitre étrange, mais je savais très bien qu’Hank n’allait pas me juger comme plusieurs. Il était un monstre d’empathie énorme, mais je me sentais blessée par cette relation qui s’était terminé de mon coté assez brusquement. Je me sentais bien plus blessée que Max se fasse traiter de nazi dans les médias que me faire traiter de nazi. Je lançais un petit soupire avant de commencer à parler. « Au niveau de la grande politique, peut-être que ma nature confériste parle beaucoup trop, mais je trouve que c’est une erreur de laisser Stryker comme Gouverneur à New York. Je sais très bien les efforts que les mutants connus des X-Men ont fait pour le décrédibiliser son message et il a juste une petite minorité à place d’une majorité, mais cette personne a tuée une tonne de mutants… et cela me frustre vraiment qu’on le laisse au pouvoir. » Je n’avais pas d’idées miracles pour se débarrasser de Stryker, cela me frustrait juste de le voir au pouvoir à place d’une prison. « Au niveau du personnel, je ne sais pas vraiment comment l’expliquer. Cela m’ennuie de vivre éternellement ici et même cacher de certains étudiants pour éviter la panique générale. Cela m’ennuie de me cacher sous une fausse identité et un appareil holographique pour sortir dehors. Mais je me dis que c’est ce que je dois faire pour avoir participer à la Confrérie. J’ai fais des trucs de mal, et je me sens encore coupable pour ce genre de gestes, alors peut-être que c’est pour cela que je dois vivre exclue. » C’était logique de mon point de vue, mais pour la suite, mon ton était vraiment autres, il semblait avoir un certain malaise dans ma voix.

« Honnêtement pour Carol, je me sens vraiment mal pour ce que je lui ai fais et j’ai même peur que c’est à cause de moi qu’elle est devenue aussi folle. J’ai peur que c’est à cause de moi, qu’elle est devenue aussi obsédée par son rôle de Captain Marvel et de grande Américaine servant le Peuple. J’ai peur que le tabassage de Cassandra Sandsmark soit de ma faute, car elle cherche vraiment à prouver qu’elle est supérieure à moi. Cela me fait mal de penser à ça, parce que cela me fait mal de voir une personne avec autant de pouvoirs être aussi cruelle… »
Je commençais quelques stimulus physiques particuliers, je me grattais aussi un peu le cou en stress, c’était des mots plus personnels que j’allais lui toucher, mais je lui faisais confiance pour la discrétion. « Ce qui me fait le plus mal, ce n’est pas que Carol qui me traite de nazi dans un documentaire, c’est qu’elle le fait pour une personne que j’ai respecté et aimé pendant de nombreuses années. On dirait qu’ils veulent juste déformer son image pour savourer une fausse victoire. » Voila, c’était fait pour le tour du sujet politique, il pouvait poser les questions qu’il voulait après, je ne m’opposais pas à un interrogation de sa part.

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Henry P. McCoy le Dim 8 Fév 2015 - 9:26


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***Il faut savoir qu’il n’existe aucune mauvaise question, aucune question conne, juste des réponses idiotes. Pour cela que je suis ouvert à toutes les formes d’interrogations venant de mes amis, des jeunes ou des plus vieux, ainsi que des inconnus car il est toujours important de partager les connaissances comme de partager sa vision des choses avec autrui, offrant ainsi aux autres le moyen de former son propre avis en se basant sur les différentes opinions et non une seule. Certains disent que les médias sont la pour cela, pour apporter une vision neutre des évènements, mais cela fait bien longtemps que les médias ne sont plus neutres, certaines chaines sont de base républicaines, d’autres sont démocrates, ils subissent la censure, et encore d’autres font des médias populaires extrémistes pour contrer une autre forme d’extrémisme. Du coup dans tout cela il ne reste plus beaucoup de place pour la neutralité. Je sais qu’il y a aussi des sujets tabous comme toutes les avancées technologiques, sociales et scientifiques liées à la seconde guerre mondiale, les hommes ont mit une loi interdisant d’utiliser les recherches du Docteur Mengele à cause de l’horreur de ses expériences, pourtant aujourd’hui beaucoup reviennent vers les découvertes génétiques que ce savant avait fait. C’est aussi valable pour les recherches d’HYDRA par exemple. Quelque part certains soutiennent qu’user de ces recherches est cautionner la cruauté faite à l’époque, d’autres disent que cela veut dire que les victimes de cette époque sont mortes pour rien… Tout dépend du coup de la vision des choses, de sa propre opinion, mais je dois avouer que personnellement, pour mes recherches, j’aurai adoré un jour pouvoir discuter voir travailler avec le Docteur Nathaniel Essex, mais je sais que cela ne sera jamais possible car la moralité de celui ci, ou plutôt son absence de moralité, rendraient nos travaux incompatibles. Et pourtant, je suis réellement persuadé que les recherches de ce dernier pourraient faire avancer la science et la qualité de vie autant humaine que mutante.  C’est aussi pour cela que j’aurai adoré partager certains travaux avec des grands génies de ce monde comme le T.O. Morrow, Hank Pym, Red Richards,… Il y a beaucoup de choses d’ailleurs que j’aimerai pouvoir mettre sur le tapis avec les autres dans diverses conversations, mais la plus part du temps je garde finalement tout cela pour moi.

Anna me fait rire intérieurement par ses remarques, la voir m’exprimer qu’elle serait meilleure pour éviter que les cours que les suivre est une image des plus amusante. Je sais que beaucoup d’étudiants savent montrer une grande intelligence quand il faut éviter de se retrouver face à un de mes cours, surtout quand c’est un cours qui rentre en profondeur sur un sujet bien compliqué. Mais je ne compte pas la torturer, que ce soit pas l’expérience ou par des paroles trop poussées sur la science. Pourtant je reste persuadé qu’elle pourrait se montrer douer avec un peu de concentration, tout comme Valérie qui semblait avant passionnée par mes cours. Alors que je parle de ce dont j’ai besoin avec Anna, celle ci redresse les mains vers les cieux en bougeant comme Bob L’Eponge…

        – N’aies aucune crainte, ce genre de prélèvement est totalement indolore, j’ai juste besoin d’une fine pellicule.

Nous perdons tous des cellules chaque jour, que ce soit de notre peau ou de nos ongles, sans le remarquer et mon prélèvement sera tout aussi discret que cette perte naturelle, sauf que du coup ces cellules seront encore fraiche ainsi qu’active. Je me retiens d’ailleurs de lui expliquer le principe des cellules souches naturelles se formant sur l’épiderme pour éviter de la faire fuir ou l’endormir. Elle deviendrait surement méfiante si j’use de ce genre d’anesthésiant contre elle que sont mes paroles. Alors que je prépare donc mes – instruments – pour les prélèvements et l’étude, j’ai lancé le sujet politique, et sans difficultés apparentes elle me répond avec sincérité, venant prendre d’ailleurs parole en tant que confrériste. Avec moi, elle ne doit pas s’inquiéter car je considère et j’ai toujours considéré la Confrérie comme des amis qui avaient juste choisis une autre voie dans leurs méthodes. Je ne suis peut-être pas d’accord avec les méthodes mais bien avec le message que portait Erik, pour cela qu’il était resté un ami malgré l’adversité. Elle parle alors de Stryker, de sa position, du gouverneur et du pouvoir que cela lui donne, me faisant soupirer non face à ces mots mais face à la réalité, repensant aux Purificateurs.

        – D’un coté, je pense que nous devons tous respecter la liberté de choix. Nous ne pouvons que parler pour ouvrir les yeux d’autrui, mais renverser Stryker serait aller à l’encontre de la liberté de parole. Comment pourrions nous nous battre pour l’égalité de tous si nous tentions d’arrêter un homme ? C’est au monde de voir ce qui est juste ou non, pas à nous de dire ce qu’ils doivent penser juste, sinon nous ne serions pas mieux que Stryker.

Tout le monde doit avoir le droit de parole, de donner son avis, d’exprimer son opinion, mais dire au monde que Stryker est un monstre serait exactement le même jeu que Stryker disant que les mutants sont des monstres. Je refuse de rentrer dans ce genre de jeu, préférant alors m’adresser au monde en parlant simplement pour les mutants et des non mutants en parlant que nous sommes juste tous pareils. Je ne peux que garder foi et espoir envers le monde, que les gens puissent voir d’eux même les cruautés de certains pour se dire que tout cela est injuste ou odieux. D’ailleurs souvent les personnes détestant les mutants changent d’avis ou de regard quand ils apprennent que l’un des leurs est un mutant, leur frère, leur époux, leur enfant,… Parce qu’ils se rendent compte qu’ils ont côtoyé un mutant toute leur vie sans avoir de préjugé contre lui, qu’ils se rendent compte que cette personne est comme eux et non comme un monstre décrit par certains médias.

        – Le plus important, c’est que nous ne perdions pas espoir à cause d’hommes comme Stryker, car ses discours pourraient justement pousser certains mutants à ne plus croire en l’avenir et à rentrer dans son jeu. C’est tout ce que cet homme a besoin pour avoir de la crédibilité, que les mutants se révoltent contre lui.

Je n’impose pas mon avis à Anna, je ne fais que lui exposer mon point de vue sur cette affaire plus délicate tout en prenant une sorte de petite rappe à peau, comme chez le pédicure, m’approchant lentement de mon amie avec celle ci et une fine plaque en plexiglas. Elle continue à me parler alors de son point de vue plus personnel, montrant qu’elle n’aime pas ce coté de devoir se cacher du monde à cause des paroles de certains Avengers. Par contre je ne peux pas tolérer qu’elle croie que le faite d’avoir été une confrériste fait qu’elle mérite de vivre isolée, exclue. Non je ne suis pas du tout d’accord avec cette vision, mais vraiment pas car la Confrérie n’a rien d’une organisation criminelle, en disant cela elle met la Confrérie sur le même pied qu’une organisation comme HYDRA.

        – Certains disent que la Confrérie est comme HYDRA, d’autres que ce sont des terroristes, moi je ne vois que des révolutionnaires. La révolution est dès fois mauvaises, des fois bonnes, certaines révolutions ont fait évoluer le monde d’un point de vue social, comme la Révolution Française, ou Che Guevara. Je refuse que quelqu’un dise qu’un Confrériste est un criminel, non un Confrériste est une personne qui a voulu se battre pour ses convictions car ce monde lui a fait perdre espoir à la voie la plus diplomatique. J’ai toujours respecté la Confrérie, j’ai toujours gardé une vision des plus positives d’Erik, même quand les X-men l’ont affronté. Dis moi en quoi devrais tu vivre exclue à cause de tes actes ? Je trouve que ce que fait Pietro, passant pour un héros, est bien pire que tout car il n’a pas juste trahit les siens, il a trahit son propre père dans un mensonge qui montre un coté indigne de confiance. Et lui vit au grand jour, alors quelle est la justice ? Ce n’est en rien juste ni logique que pour avoir le pardon il faut trahir ou aller à l’encontre de tout ce qu’on est. Tu n’as pas à regretter ce qui a été fait, si cela a été une conviction, tout ce que tu pourrais regretter c’est ce qui a été fait par mensonge pour juste paraître meilleure aux yeux des autres. On est ce qu’on est Anna, que ce soit une nature ou un choix philosophique.

Je ne sais pas si ce que je dis l’aide, si elle va apprécier mes mots ou non, j’expose simplement ce que je vois et ressens, ce que je dirai à n’importe qui. Je cherche toujours à me montrer honnête, mais je ne vois pas Anna en criminelle, je ne vois pas en elle un mal qui mériterait d’être exclue ainsi. Et je serai surement un des premiers à donner une leçon de moral au premier qui oserait la juger en ces lieux comme je  ferai une leçon à celui qui jugerait Valérie pour son départ vers les Avengers. On a tous un passé, beaucoup d’entre nous ont des crimes sur leur conscience, que ce soit moi avec le Conquistador avant qu’Erik et Xavier m’aident, que ce soit Logan, ou Domino,… Et notre passé fait nos expériences, nos connaissances et nos choix. D’ailleurs la preuve qu’Anna est quelqu’un de bien, c’est qu’elle éprouve un malaise pour ce qu’il s’est passé avec Carol, alors que je suis sur que si les rôles avaient été inversé, la dite Carol n’aurait aucun regret.

        – Sincèrement, je ne peux pas croire que cette simple confrontation entre toi et elle l’ait rendue ainsi. Non, si elle est devenue ainsi c’est surement en partie son éducation, son vécu. Cela devait déjà faire partie d’elle avant qu’elle soit le Captain Marvel, avant qu’elle ait ses dons. Alors tu ne dois pas te sentir coupable de ses actes, elle est seule responsable car elle tire les mauvaises leçons de ses expériences et un jour peut-être qu’elle s’en rendra compte et corrigera son tir. Tu ne peux pas te tenir comme coupable de ses actes, regarde la, elle en veut aux mutants, aux non terrestres, à ceux représentant la Justice League, ce n’est pas lié à toi.

Je lui offre un sourire avant de mettre mes gants chirurgicaux pour ne pas contaminer les échantillons que je vais prendre avec mes propres cellules et finalement je prends la main d’Anna pour venir suavement lui caresser la peau de la main avec la petite rappe, ce qui ne donne au pire que la sensation d’une caresse, peut-être d’une chatouille en faisant tomber de fines pellicules sur le plexiglas, faisant de même ensuite sur ses ongles avec un autre petit plexiglas. Je partage finalement beaucoup avec elle, son avis au sujet de comment la mémoire d’Erik est souillée par toute cette histoire.

        – Tant que ceux qui connaissent réellement Erik gardent un bon souvenir, garde la vérité en leur cœur, c’est tout ce qui compte car il y aura toujours alors une personne pour rappeler aux plus jeunes que cet homme était bon, quelqu’un de bien, quelqu’un qui a fait de grandes choses pour tous.***

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Anna R. Marie le Dim 15 Fév 2015 - 0:35

Quoi qu’on dise pour l’avenir, il fallait définir quelque chose de très important de ma personne. Je ne regrettais rien! Rien! Je ne regrettais pas mon passé de trouver des excuses pour éviter d’aller au cours pour aller se morfondre dans le bois voisin de l’Institut Xavier. Plusieurs avaient des excuses pour mon comportement, être l’ancienne adolescente rebelle qui avait foutu un coma à l’image difforme des États-Unis ou encore se rechercher, mais je pense que vue mon éducation, je ne pouvais pas avoir une passion disciplinaire comme les autres. J’avais passé des belles années à l’Institut entre les cours de rattrapage et la recherche de rédemption, je ne pouvais pas être la modèle parfait des X-Men, mais je ne crois pas que ce groupe cherchait à produire un modèle. Ils avaient tous un but particulier de s’épanouir individuellement de la meilleure manière possible et je pense sincèrement c’est par ma force et ma volonté que je pouvais mieux servir la société et l’Institut Xavier. Les Vengeurs avaient toujours aimé les caméras, ils cherchaient l’attention pour se paraitre toujours le plus beaux possibles, mais les X-Men avaient toujours des buts plus nobles sans rechercher une reconnaissance ailleurs. À mon avis, on ressemblait le plus à l’idéal que la Justice League voulait faire après réflexion.

On ressemblait bien souvent à des anciens exclus de la société, parfois à des criminels, mais la grande partie d’entre nous croyaient vraiment à ce qu’on faisait. On avait combattu des menaces que peu de gens avaient cauchemardé, on avait fait avancer les sociétés bien plus rapidement que n’importe quelles entrevues politiques ou médiatiques. On avait prouvé la valeur des mutants, mais on avait aussi prouvé la valeur d’un humanisme que certains postmodernes refusaient de revoir aujourd’hui. On avait prouvé que malgré l’individualisme, on pouvait changer la société en tant que groupes. J’étais réellement heureuse de faire partie de ce groupe, malgré que je puisse toujours avoir un grand attachement pour la Confrérie avec Mystique. Je m’étais retrouvée dans ce milieu, peut-être que Raven voulait se servir de moi comme arme, mais elle a toujours vu la gamine perdue… enfin je l’espérais vraiment.

Hank pouvait m’expliquer beaucoup de choses, de prendre mes cellules il disait, mais j’avais toujours la tête ailleurs. Je n’avais jamais réussi à vraiment me concentrer pendant les cours de science pour avoir de bonnes notes ou avoir un réel intérêt à ce sujet. Au moins, il avait plus visé la politique à place. Ne vous faites pas d’idées, je pouvais autant fuir quand Kitty me parlait des lois législatives ou des interprétations de John Adams sur les mutants, mais je pouvais au moins comprendre une base et la critiquer d’après mon éducation et mes idées. « Je sais très bien pour la démocratie et l’égalité, mais William Stryker, c’est le gars qui a commandité le meurtre de plusieurs de nos amis ou de nos étudiants. C’est que j’ai la difficulté à de le voir comme un être humain et surtout comme le dirigeant d’un État, quand on sait tous les crimes qu’il a commit. On doit traiter les gens également, mais quand une personne commet un crime, il doit être jugé aussi de la même manière que tous… ouais, on peut retourner cette phrase contre moi aussi. » Je savais très bien que je n’étais pas la meilleure personne pour faire la morale, mais c’était mon opinion autour de ce sujet. De plus, je ne croyais pas vraiment que j’allais être jugé de la même manière que les autres citoyens de ce monde, surtout avec ce que Rachel m’avait déjà racontée quand je m’étais fais arrêtée dans son futur. Des morceaux de Rogue partout pour faire les Super-Sentinelles de la Mort, cela risquait plus d’être mon jugement qu’un procès américain ou militaire.

Je lui laissais un petit sourire à sa vision sur Stryker, que nous ne perdons pas espoirs devant les menaces et devant les préjugés que plusieurs possédaient. Il avait peut-être raison, je ne pouvais pas vraiment le dire, mais j’avais toujours des craintes que le futur de Rachel arrive. Non parce que j’allais me faire déchiqueter en morceaux, mais parce que c’était la perte d’un rêve pour les X-Men et l’Institut Xavier. « Oui peut-être, c’est juste que j’aimerais trouver une solution à ce problème, mais je ne pense pas être la meilleure pour trouver une solution aussi pacifiste que les X-Men contre une personne qui est capable de faire le pire surtout. » J’allais laisser ce débat aux X-Men qui manœuvraient plus dans la politique que moi. Ils faisaient déjà du bon boulot sans tout fracasser comme je faisais souvent.

Je respirais durant un moment quand il m’annonçait ses couleurs pour la Confrérie. Je savais très bien que la plupart des X-Men respectaient hautement leurs opposants, mais c’était différent de se le faire dire. De toute façon, on ne confrontait plus autant la Confrérie qu’avant. La Confrérie n’était même plus un ennemi depuis que les Vengeurs avaient décidé de faire Magnéto comme un martyr. Les X-Men étaient peut-être en pertes d’ennemis depuis quelques années, mais on avait toujours des groupes de tarés à défoncer totalement. Je me sentais quand même soulagée par un discours plus modérateur qu’Hank offrait. « Je ne connais pas assez la révolution française pour juger, mais être dans la Confrérie, c’était vraiment quelque chose de différent à ce que des auteurs politiques essaient de nous faire croire. Il avait un esprit fort avec une idéologie aussi forte. Chacun vivait pour la cause, mais la cause vivait pour nous aussi. C’est cool que tu vois la Confrérie de cette façon, parce que plusieurs risquent de toujours avoir un sombre visage de ce qu’est la Confrérie. Par exemple, cela m’énerve les comparaisons avec Al-Qaïda. Et cela m’énerve aussi que Pietro reste en liberté, mais bon on ne dicte pas les lois. Pour le Gouvernement, ils me voient comme une criminelle, on ne peut pas changer cette perception ou le modifier. J’accepte un peu comment ils me voient, je rêve de changer le monde comme plusieurs d’entre vous, mais j’accepte qu’ils me voient comme une simple criminelle. Mais cela ne veut pas dire que je vais me laisser attraper, surtout avec ce que Rachel et qu’Hope m’ont dits sur certains futurs. » Je n’avais pas envie d’être déchirer en morceaux comme une cobaye et je n’imaginais même pas les souffrances que j’avais vécu à cette période. Je ne voulais surtout pas les imaginer.

Hank essayait de me réconforter sur Carol et l’état de crypto-fasciste qu’elle possédait depuis plusieurs années. J’avais de la difficulté à avoir de la compassion pour une femme aussi cruelle aujourd’hui. Elle avait presque tué l’élève de Wonder Woman, une enfant presque et elle semblait en avoir rien à faire. Elle l’avait presque tuée et elle s’en vantait dans les médias. Je me sentais coupable pour ce qu’elle avait vécu, mais je savais très bien qu’elle avait un coté réactionnaire quand je l’ai mis dans le coma, mais je pensais l’avoir accentué. « Je sais très bien que cela ne doit pas être juste de ma faute, mais j’ai quelques craintes. Elle en veut peut-être à la planète entière, mais j’ai peur que sa motivation de me démembrer entièrement motive ses autres idées aussi réactionnaires. Je sais très bien que je ne l’ai pas rendu ainsi, mais avec ses pouvoirs et sa volonté de me détruire… bah franchement, je me pose des questions. Je me demande vraiment si je ne suis pas dans le portrait de sa vie, si elle est aussi acharnée…» Ce sont souvent des questions rhétoriques et philosophiques qui ne risquaient jamais de trouver de réponses.

Erik avait été un symbole souvent de terreur pour plusieurs, parfois d’espoir et d’autres fois d’amitiés pour d'autres, mais l’Institut Xavier avait le devoir de présenter le plus de visions possibles, c’était même plus facile de présenter la vision de la Confrérie et d’Erik, que la vision de Carol. Il commençait à chatouiller un peu ma main en me laissant un petit sourire et cette remarque. « Oui enfin je l’espère. C’est un peu difficile la transition quand je considère qu’une grande partie de ma famille était et est toujours la Confrérie. Alors, il est sûr que je ne vais jamais être neutre dans cette vision. J’espère juste qu’on va éviter une transformation aussi brutale et inhumaine que les Vengeurs, même si nos fondements et notre idéologie sont bien plus difficiles à se transformer aujourd’hui. » Il avait une certaine fierté d’avoir appartenu à deux groupes aussi sympathiques, mais je devrais en rajouter aussi un peu. « Et toi, tu vas bien? Il ne faut pas trop s’intéresser à mon avis et à mon état, sinon on risque de s’ennuyer… tu vas bien avec Betsy? Tu es heureux de notre petit prodige dans les Last Sons qui a sauvé la planète? Et tes conférences? Et on peut aussi parler de tes interventions à l’ONU? Cela me tenterait bien de visiter le siège de l’ONU un jour, mais je ne pense pas que je serai la bienvenue. » Oui je venais de poser plein de questions à Hank, que cela soit au niveau relationnel que fierté ou travail. Il pouvait toujours me relancer ce genre de questions, c’était juste pour faire un peu de social de nos deux cotés et pas juste du mien.

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Henry P. McCoy le Dim 31 Jan 2016 - 11:32


DISCUSSIONS ENTRE LES ÉPROUVETTES

« Science et philosophie, c'est mon métier  »


***Les paroles d’Anna sont très compréhensibles, le besoin de justice, ce sens très développé, mais ce n’est pas toujours si évident que cela car il y a justice et justice. Celle des hommes, et celle que nous désirons, mais nous devons malgré tout faire confiance à la justice des hommes, essayer de défendre certains des injustices oui, mais ne jamais faire justice soi-même car c’est ainsi que les débordements commenceraient. Mais il ne faut pas oublier que le plus difficile n’est pas de juger une personne, mais de pardonner… Stryker est un monstre, c’est évident, c’est un assassin, mais si nous venions un jour à le tuer pour protéger le monde, alors nous ne serions pas meilleur que lui, nous aurions usé de violence pour arriver à nos fins, et nous ne serions plus les X-men mais la Confrérie. C’est une conversation qui est digne des longs débats politiques, des discussions sur où s’arrêtent la liberté et la justice, sur ce qu’il est juste de faire et quel est le point de non retour. J’ai foi en notre cause, en nos méthodes, mais nous parlons de Stryker, un homme politique, non d’une menace sortant des ténèbres et cherchant l’annihilation du monde. Combattre une créature qui est au dessus de tout, des lois des hommes, de la réalité, c’est différent de combattre un homme qui a son pouvoir non d’une mutation ou d’un artefact ancien, mais bien du soutien de ceux qui l’entourent. Le meilleur moyen de vaincre Stryker, c’est que celui ci perde le soutien des hommes qui donnent leur voix à sa cause.

        - Certes il doit être jugé, et je sais que les politiciens arrivent souvent à éviter la justice, mais nous ne sommes pas des juges, ni des bourreaux… Tout ce que nous pouvons faire c’est de tenter d’ouvrir les yeux au monde, c’est d’espérer que la raison frappe la population et que celle-ci s’oppose à cette voie politique. Nous pouvons défendre ceux menacer, protéger ceux qui vivent une injustice, mais jamais nous ne devons attaquer… Jamais nous ne serons les agresseurs. Car si un jour les X-men décident de juger Stryker et de l’arrêter… C’est que nous n’avons plus confiance en l’humanité et que nos valeurs seraient tombées.

Je ne la juge pas, je comprends tout a fait que celle-ci puisse penser ainsi, il y a un temps j’aurais surement pensé ainsi aussi, j’aurais désiré lui tomber dessus pour mettre fin à ses actions. Mais même si quelqu’un tue Stryker, cela ne ferait qu’aggraver les choses, un autre homme prendrait sa place et viendrait en faire un martyre, gagnant encore plus de pouvoir dans cette cause destructrice.

        - Un homme comme Stryker est immortel tant que le peuple croit en lui, car ce n’est pas lui la véritable menace, mais ses paroles, paroles qui vivront à travers tous ceux se dressant en son nom. Ce que nous devons vaincre, combattre, ce sont ses mots, non l’homme.

Il faut garder espoir que le projet de Stryker tombe, que les hommes se détachent et s’éloignent de lui. Car même si il est jugé pour le meurtre d’un mutant, ce n’est pas certain que son projet en pâtisse. Il sera en prison pour un crime, mais la véritable menace continuera à progresser. Oui je me répète, il faut garder l’espoir car c’est notre meilleure arme, bien plus que nos dons, que nos équipements. Je ne doute pas de son désir à trouver une solution, mais ne suis pas d’accord sur le faite qu’elle n’est pas spécialement la meilleure pour cela. Je fais une pichenette sur son épaule de mon doigt en lui lançant un regard sévère face à de telles paroles.

        - Tu es toute aussi importante que n’importe quel autre X-men, ce sont nos différences qui nous rendent fort. Ta vision est toute aussi importante que la mienne car c’est en mettant toutes nos personnalités ensembles, nos vécus et nos opinions que nous trouvons la solution. Si nous pensions tous pareils, il n’y aurait aucune progression parmi nous.

Il faut dire que notre conversation prend bien des tournures, passant de Stryker à Carol, de Carol à la Confrérie, mais je ne suis jamais contre le débat, surtout quand cela touche ma patiente. Bien entendu je continue mon travail tout en conversant, ne me laissant pas réellement déconcentré.  Entendre son vécu par rapport à la confrérie me fait quelque part du bien, cela me rassurait même de sentir que je ne me suis jamais trompé sur la vision d’Erik, de cet ami perdu. Je ne peux retenir d’ailleurs un petit rire léger et rapide quand elle use du terme cool… Je ne pense pas que cela est une histoire de cool ou non, juste de savoir raisonner, écouter et observer. Le vrai message de la Confrérie, ses objectifs, rien de tout cela n’est mauvais, je suis certes en désaccord avec les méthodes, mais pas envers le message et les principes. Je sais que dans le fond, Erik était modéré, que son objectif n’était point dans la violence, mais que celle ci n’était qu’une façon de porter son message et de combattre certains maux dangereux pour les mutants, tout comme je reste persuadé que sans lui, bien des mutants auraient péri, ou seraient perdus.

        - Que me racontes tu comme bêtise ? Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui tu es perçue comme une criminelle à cause d’une personne que tu le resteras, un jour des vérités éclateront, les actes parleront plus que les mots d’une figure médiatique. Il ne faut pas écouter tout ce que disent les médias car indirectement certains espèrent justement que cela nous affecte. En t’écoutant à l’instant, j’ai presque entendu quelqu’un dire qu’elle ne pourra pas devenir une héroïne car elle porte l’étiquette de la criminelle… Nous ne sommes ni des criminels, ni des héros, nous sommes un message… Ceux qui seront les héros, ce sont ceux qui comprendront le message et trouveront la force de suivre la bonne voie.

Bon, la je me dis que je ne suis pas réellement clair avec elle sur ce que je tente de lui faire comprendre, alors déposant les différents échantillons que je prépare, je me tourne totalement face à elle en prenant mon air le plus strict qu’il soit, me préparant à un long discours.

        - J’ai été vu comme un criminel, je l’étais… Erik et Charles m’ont donné une chance et je suis devenu l’homme que je suis aujourd’hui. Je ne suis pas un héros, juste un professeur, un homme qui répond aux questions, qui parle à d’autres ou à des commissions pour porter un message. Aujourd’hui beaucoup me voient comme un sage, mais cela ne change pas que sans Erik et Charles, je serai peut-être un homme dans une cage avec une immatriculation. Beaucoup d’entre nous sommes dans le cas, des personnes qui auraient pu finir en prison, mais qui ont suivis une main tendue. Aujourd’hui c’est toi qui est affichée par certains comme tel, et nous sommes cette main tendue… Alors demain, qui sait, tu seras peut-être celle que les jeunes prendront en exemple pour se dire qu’ils peuvent apporter beaucoup aux autres, que ce soit en message de paix, ou en protégeant les plus faibles. Tes actes comptent, mais encore plus l’inspiration que tu apporteras à ceux qui te regarderont.

Nous sommes la preuve qu’il n’y a point de facilité, surtout des personnes comme Logan ou Betsy, nous sommes la preuve que tout le monde a sa place dans ce monde malgré des actes passés et que nous pouvons apporter de bons messages. Et j’ai insisté sur le faite que je suis la c’est autant grâce à celui qui se faisait appeler Magneto qu’à mon ami Charles. Mais je vois bien qu’Anna porte le poids de beaucoup de culpabilité, mais dire que Carol est ainsi à cause d’elle, c’est quand même poussé. Elle est au mieux une poussière dans l’évolution mentale de cette femme, et ce n’est pas un traumatisme aussi léger qui change un être à ce point.

        - Carol est ce qu’elle est… La seule responsabilité que tu peux affirmer, c’est que de ta faute, elle t’en veut personnellement. Le reste de son comportement est une multitude de chose qui font de tes actes quelque chose d’insignifiant dans son évolution. Elle en veut au monde entier, aux mutants, à ceux d’autres mondes, d’autres plans, aux héros du passé, aux héros du futurs, aux combattants, aux jeunes générations, à celles qui sont plus belle qu’elle, celles qui sont appréciées du publique,… C’est une combinaison de complexe, de jalousie, d’un besoin de reconnaissance… Je ne sais pas ce qu’elle a vécu pour devenir ainsi, mais tu n’es en rien responsable de ce qu’elle est aujourd’hui.

Ce n’est pas comme si Anna était venue chez Carol pour massacrer son époux et sa fille devant ses yeux et la torturer des mois durant pour la faire devenir folle… Il ne faut pas exagéré non plus, cette femme n’a aucun respect et cela même pour ceux travaillant avec elle. Pour ce qui est finalement de conclure un peu la conversation au sujet de la confrérie, je profite qu’elle me parle de « famille » pour ajouter un simple commentaire à ce sujet.

        - Elle restera toujours de ta famille, ici et ici…

En pointant son cœur et son front.

        - Tu ne renies pas la Confrérie, ni tes liens avec eux. Tu peux toujours rencontrer ces membres quand tu le souhaites, ce n’est point parce que tu es ici, que tu n’es plus quelque part une des leurs. J’ai des personnes que j’apprécie autant ici, que la bas, comme ailleurs. J’aurai autant de plaisir à passer du temps avec Wanda, qu’avec Charles ou avec Valérie…

Ce n’est pas réellement une histoire de transition, c’est un peu aussi ce que j’aimerais que certains comprennent pour Valérie Hopkins, ce n’est pas parce qu’elle est devenue une Avengers qu’il faut la voir différemment que quand elle était une élève ici avec nous. Un choix de vie ne change pas qui nous sommes et qui nous avons été pour nos amis. Mais d’un coup Anna s’intéresse à ma petite personne me demandant comment cela va et se mettant en retrait. Je ne peux retenir un petit « tssss » quand j’entends celle ci dire que parler d’elle ou s’intéresser à elle mènerait à l’ennui.

        - Oh tu sais, je suis quelqu’un qui se porte toujours bien, il m’en faut peu pour être heureux… Sans pour autant me comparer à Baloo du Livre de la Jungle. Je suis fier de beaucoup de choses, pas uniquement de « notre prodige » mais de voir simplement ce que font les Last Sons tout entier, je suis fier aussi de voir certains chercher leur place dans cette société, que ce soit ceux parmi nous ou ceux prenant leur indépendance…

Après tout, voir un étudiant partir pour trouver sa place dans ce monde, chercher ses propres objectifs, c’est un peu comme un parent voyant ses enfants grandir et gagner en maturité même si certains n’ont pas les mêmes réactions que moi.

        - Avec Betsy, et bien je suis heureux… Qui ne le serait pas à ma place, j’ai beaucoup de chance de la connaître, de partager tout cela avec elle. C’est une femme qui me comprend, ouverte d’esprit, qui m’inspire. Et puis, j’avoue que ses petits défauts me font sourire.

Oui Betsy a des défauts, comme tout le monde, et je la sais protectrice même envers moi, me cachant surement certaines choses qu’elle fait pour que je ne m’en fasse pas, que je ne vienne pas m’inquiéter. Je ne dis rien pour l’instant la dessus, mais elle sait surement que je ne suis pas dupe, préférant sourire quand je remarque qu’elle me cache un petit quelque chose, surement parce que j’ai confiance en elle.

        - Et pourquoi ne serais-tu pas la bienvenue ? Tu sais, si on s’arrête au message de Carol Danvers et des Avengers, je n’irai pas non plus voir l’ONU car je ne serai qu’un sale mutant dangereux pour la société. Mais en dehors de cela, je pense que pour l’instant mes conférences et interventions se passent bien, si une seule personne pose une question, je sais déjà que j’ai fais mon travail et qu’une part de mon message est passée.

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Re: Discussions entre les éprouvettes (Rogue)

Message  Anna R. Marie le Lun 15 Fév 2016 - 1:32

Je comprenais la logique autour de William Stryker et la plupart des anti-mutants, qui étaient maintenant connus dans le domaine de la sphère publique. Au fil du temps, la plupart des opposants politiques des mutants, qui était autrefois dans la clandestinité, sont devenus des personnalités publiques cherchant à faire valoir leurs points dans la politique, dans la défense ou encore dans les différents produits du lobbying. Je connaissais quelques noms comme l’actuel maire de New York, Graydon Creed et ainsi quelques autres qui avaient décidé leur combat dans la sphère politique. On pouvait être soulagé de voir un transfert des problèmes politiques à place qu’ils continuent de poursuivre dans la violence avec leurs gangs ou autres. C’était désagréable de voir Stryker dans la politique publique et de le voir faire des discours à la télévision, mais c’était encore plus affreux de découvrir des corps brûlés par les forces fanatiques de ce connard. Hank avait raison sur quelques points : C’était réellement dommage de voir cet enfoiré s’en sortir à chaque fois, mais c’était dans le jeu des occidentaux et du jeu juridique. La Confrérie ne voulait pas vraiment jouer à ce jeu, pendant que les X-Men essayaient plus de changer ce monde de l’intérieur dans les balises de cette même société.

Je comprenais essentiellement le message du Fauve dans les idées de la société. J’avais beaucoup de mal à le concevoir de cette manière, parce que dans mon idée, il avait causé autant de soucis que les pires monstres comme Essex ou Gallio. On ne pouvait pas tout faire, j’étais bien consciente et l’une des raisons pourquoi j’étais devenue X-Woman, c’était bien parce que j’avais accepté cette idée. On ne pouvait pas tout régler avec le sentiment de l’injustice et de l’équivalence. « Oui, c’est assez vrai, mais c’est parfois difficile de se mettre dans une place de neutralité quand on a vu les meurtres et les violences de son groupe. J’espère sincèrement qu’un jour, que la population va se rendre compte de cette arnaque qu’est William Stryker. » J’étais consciente d’une chose aujourd’hui, il existait une réelle idée complète d’une progression positive de la société. La majorité des membres de la société est touchée par la violence et les injustices. Certains préféraient toujours de manœuvrer la politique, mais la société civile avait toujours une favorisation vers des améliorations et les éliminations de la cruauté. Quand la vérité allait éclater, j’espérais vraiment voir une mobilisation commune contre ce tueur qui a décidé de devenir politicien.

J’avais peut-être trop de rancune envers moi, mais je croyais sincèrement que c’était à cause des mecs comme Stryker que plusieurs X-Men avaient décidé de nous quitter comme Valérie ou Kyana. Les deux femmes avaient écopé de deux projets différents de cet être et vu le manque de justice ou de clartés, elles avaient décidé de partir. Je n’allais certainement juger leurs transitions. Je pouvais même avoir beaucoup d’empathie pour avoir le pouvoir d’endurer toutes les conneries de la clique de Carol et les enjeux politiques pendant plusieurs années. C’est vrai qu’on changeait de sujets plus rapidement que la moyenne, on discutait en soit pour faire passer le temps, parce que sérieusement, parler de trucs médicaux et génétiques, c’était vraiment un autre monde pour moi. Bien que je ne connaisse pas tout de la politique, la vulgarisation de certains sujets m’y allait parfaitement pour continuer.

Les théories autour des X-Men m’allaient aussi comme sujets. Je pouvais certainement apprécier les compliments de mon ami sur ma parole en tant que X-Woman et il était vrai que notre groupe se renforçait par les multiples opinions qu’on pouvait avoir. Plusieurs X-Men n’avaient pas grand-chose à faire de la politique et je pouvais les comprendre, mais c’était l’idéologie de la protection des mutants qui avait créé une union principale entre nous. J’avais juste émis un petit sourire à la boule de poil avant qu’on change de sujets assez rapidement.

Ma vision sur moi-même était peut-être négative, mais elle est compréhensible pour moi. Je m’étais surtout habituée à voir une certaine impassibilité entre la rédemption des X-Men et de la justice recherchée dans la société. On était dans un plan bien plus complexe que les autres de cette manière. Je ne croyais pas que j’allais vraiment pouvoir faire oublier tous mes anciens crimes, parce que certains masques allaient tomber. Hank essayait de me motiver un peu pour cette vision par ce qu’il avait traversé dans le passé. Je savais bien une partie de son histoire, mais je ne connaissais pas tout des problèmes d’Hank, mais je voyais très mal me libérer de cette haine contre moi.

On parlait quand même d’un groupe qui risquait d’être le groupe légal dans le monde occidental pour plusieurs décennies. Je ne pensais pas que Carol allait m’oublier d’aussitôt et ni sa clique qui la suivait dans ses délires. « Oui, peut-être… je ne sais pas vraiment. J’ai participé quand même pour plusieurs à l’un des pires groupes terroristes et malgré que certains croient vraiment à ma rédemption, la population peut donner beaucoup de crédits à ce message et j’ai fais beaucoup de choses qui risquent de ne pas être oublier par le gouvernement. Peut-être qu’il va avoir une différence dans une vingtaine d’années et que je vais pouvoir me promener dans la rue sans me cacher, mais actuellement, j’ai beaucoup de mal à y croire. » J’étais peut-être bien trop pessimiste sur cette vision, mais avoir une chronique au moins à chaque semaine dans Woman Magazine. En tout cas, seul l’avenir pourrait me donner une réponse honnête à l’interprétation qu’on pouvait avoir de moi. J’espérais uniquement ne pas finir comme dans l’univers de Rachel, juste les petits détails de son univers me choquaient et j’espérais mettre fin à l’Arme X avant qu’un similaire mutant écope des tortures de cette organisation.

Au moins, on revenait sur un sujet un peu moins douloureux et pessimiste pour moi. On discute ainsi de mon affiliation entre les X-Men et la Confrérie. J’aimais la croyance de pouvoir être dans deux familles en même temps. Je savais très bien que la grande partie de la Confrérie ne me portait dans leurs cœurs, mais j’avais une grande confiance que Mystique me porte encore dans son cœur. Hank semblait supporter cette idée que je pouvais avoir autant de familles dans les X-Men que dans la Confrérie. J’avais toujours un petit lien avec Talia et quelques autres confréristes. Henry englobait autres que des personnalités confréristes ou x-man, mais aussi des personnalités comme Valérie et autres. J’affichais un petit sourire à cette pensée avant qu’on commence à rentrer sur comment va la vie du gros Baloo.

Il était heureux comme plusieurs de voir Hiroki au sommet et sa vie ne semblait pas avoir de grands soucis. Il était aujourd’hui le leader de l’un des groupes orientaux des plus importants. Alors, c’était naturel d’avoir tous un certain enthousiasme pour les X-Men de voir des personnalités importantes dans plusieurs organisations et cherchant surtout à préserver la vie. D’un coté, on pouvait être autant fier pour Hiroki que pour Valérie dans les Vengeurs. Les deux avaient faits beaucoup pour les mutants, sans suivre directement le lien qu’on pouvait faire en restant entièrement dans les X-Men.

C’était naturel pour moi cette fierté et c’était aussi naturel la fierté d’Hank d’être accompagner dans la vie de tous les jours par Betsy. Elle était franchement une amie très sympathique, alors je croyais sincèrement qu’elle était vraiment la copine idéale pour n’importe qui. Hank méritait amplement Betsy et vice-versa. Je savais très bien que c’était deux personnalités qui avaient énormément soufferts dans le passé et c’était un plaisir de voir une telle complicité dans un couple aussi différent. « Vous êtes si mignons ensemble, la grosse boule de poil et la ninja britannique. On pourrait pratiquer vous nommer comme le plus beau couple de l’Institut Xavier. » C’était plutôt logique pour moi vu que le couple Jean-Scott avait été brisé dans un camion-poubelle fait par Wolverine.

Hank revenait ensuite un moment sur mes dires sur l’ONU, comme quoi, je ne risquais jamais mettre un pied dans un bâtiment de l’Organisation des Nations Unies. « Ouais, mais bon, toi tu n’as pas des mandats d’arrestations sur ta gueule. Carol peut être contre les mutants, mais moi j’ai le système légal contre moi, alors c’est assez différent. » C’était mon avis en général sur la situation, mais encore une fois, cela pourrait peut-être se modifier dans l’avenir. Jamais je n’aurai cru allée dans les X-Men quand j’étais dans la Confrérie et maintenant j’en suis, le destin pouvait souvent être imprévisible.

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Anna R. Marie

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