La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

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La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mar 16 Mai 2017 - 6:25


Amanda n’attaque jamais en première et c’est pour cela que je le fais, avançant mon pied d’appel pour un direct du bras avant, doigts tendus à direction des yeux. La déviation d’Amy est si rapide que je sens d’abord le dos de sa main contre mon poignet avant de réaliser que le flou de son mouvement dévie le mien sans la moindre difficulté ni riposte pour interrompre mon enchainement. Mon avance se poursuit alors que je lève ma jambe arrière et frappe d’un direct du bras arrière, poing serré à destination de la gorge. La sensation de contact est à nouveau là alors que l’autre main s’appose sur l’extérieur de mon poignet pour détourner mon attaque mais elle se fait aussi au niveau de mon talon lorsque celui-ci heurte le flanc du genou d’appui. J’y mets tellement de force que l’articulation de mon adversaire me sert littéralement de tremplin et mon autre pied s’envole en direction du buste sans jamais l’atteindre, un choc à mon torse me vidant de tout mon air en plus de m’envoyer bouler à plusieurs mètres de là.

M’y donner à fond sans retenir mes coups, c’était la consigne. Ça n’allait pas durer longtemps ; d’un autre côté ça durait jamais longtemps avec elle. Même si on ne c’était jamais vraiment entrainées ensemble, les démonstrations du "pourquoi c’est inutile de le faire" ont toujours été vite faits : le temps qu’elle me choppe. Une à deux tentatives de frappe, une à deux secondes, puis op une Lucky bloquée avec une prise à la con. En même temps, super-vitesse et super-force combinées à des arts martiaux spécialisés dans les esquives et les contres c’est efficace, même à mon niveau plus si petit que ça je le perçois très bien. Jusqu’ici, on allait pas plus loin vu qu’Amy préférait rester juste la psychologue de service mais je suppose que l’affaire avec Monsieur l’Agent Chimp a motivé quelques changements ; après savoir si c’est positif ou négatif reste une autre histoire. Toujours est-il que parmi les deux choses à faire aujourd’hui au Manoir Curie, la seconde est un entrainement avec Amy. Un entrainement dans lequel je dois m’y donner à fond sans retenir mes coups…

Je prends une inspiration si violente qu’elle me fait tousser lorsque j’ai fini d’atterrir sur le sol du gymnase, les yeux toujours tournés vers mon adversaire à genou avec une crispation que je ne lui ai jamais vue. Je ne pense pas avoir déchirés les ligaments de son articulation mais je crois que le supplément de force l’a déboitée comme prévu. Me mettant en apnée pour interrompre ma toux, je me relève aussi rapidement que je peux pour pousser mon avantage par un nouvel assaut. Je dirais bien que je ne laisse pas respirer l’adversaire mais c’est moi qui suis en apnée et, si s’acharner jusqu’à ce qu’on ait gagné est encore le plus sur moyen de ne pas être blessé, contre un artiste martial il faut aussi savoir reprendre l’initiative. Amanda m’intercepte lorsque je m’apprête à frapper, se relevant sur un unique appui pour une saisie que je n’esquive que par une glissade pas tellement volontaire mais qui m’offre l’occasion de lui attraper la cheville pour qu’elle m’accompagne au sol.

Les combats de quelques minutes, j’ai découvert ça avec le Stage Excalibur et l’ATB ; encore qu’à l’ATB, y’a vraiment qu’Orenda pour m’avoir réellement permise de me dépasser et ça a mal fini comme la majorité des fois où je le fais. Dans la rue et en mission, c’est pas au programme. En trois-quatre coups faut avoir neutralisé la cible pour passer à la suivante, on a pas le temps de faire un duel avec une et c’est pour ça que les assassins sont aussi galères à battre. C’est la première fois que je suis allée à l’Excalibur, en avril 2016, que j’ai commencé à approcher le combat comme un sport. Valerie a passée une semaine à m’aider à m’adapter pour que je sois respectueuse de mes adversaires et puisse me battre sans chercher les dégâts physiques. La manière de se battre mise au point avec la Cour des Miracles visait à être la plus simple et efficace possible à travers des frappes aux points vitaux évidents, nous rapprochant plus de techniques de close-combat ou d’autodéfense que d’arts martiaux "classiques" mais Val a su me pousser vers les inspirations martiales qui me permettaient de personnaliser ma technique afin que je puisse pratiquer du sparring et autres combats amicaux. Je pense que cela a fonctionné même si je me considère toujours plus pratiquante de combat de rue que de boxe, de capoeira ou de vovinam.

Le vovinam, Amy en fait aussi et peut m’aider à m’y développer du coup. Mais avant cela, elle veut voir ce dont je suis capable en situation réelle ; pas en combat amical mais en combat comme j’effectuerai en mission. Elle est servie. Elle disait que c’est pas grave d’essayer de la blesser, outre qu’elle esquive elle régénère… le hic c’est que la régénération n’empêche pas la douleur. Me tirant d’une traction grâce à sa cheville, je cherche à porter un coup dans son dos mais me retrouve très rapidement sur le mien, de dos, alors que sa cuisse et sa cheville m’enserrent gorge et main. Et autant, échapper la seconde ça se fait facilement, autant la première c’est plus galère surtout que mon adversaire choppe mon autre bras pour me faire une clé. Autrement dit, j’ai perdu.

Fira aussi a une force surhumaine que j’ai déjà pu expérimenter et, sans être nullement classée, ça fait déjà bien mal quand employé sans retenue. Pour la bleue, c’est des fêlures aux os. Pour Amy, j’en sais rien et j’ai pas envie de savoir. Sans doute qu’elle me One Touch aussi si elle veut, voir me tue ; ce qui compte comme un One Touch. La classe 1 est aussi létale qu’une balle pour un humain normal, c’est pour cela qu’on insiste autant sur le martial pour ceux qui n’ont aucune invulnérabilité : ne pas être touché c’est ne pas crever. Je suis douée dans ce domaine, beaucoup plus qu’en technique pure d’ailleurs malgré l’entrainement d’élite que je subis. Après, entre son niveau et sa vitesse, Amanda me donne parfois l’impression d’être beaucoup plus facile à toucher que je ne le crois. Et aussi, je suis particulièrement vulnérable aux prises ; Alida Leandro m’a eu comme ça et avec Amy c’est quasiment de l’habitude. Néanmoins, je tiens à préciser que j’ai jamais vraiment perdu vu qu’on c’est jamais vraiment battu et que j’ai toujours plus tirée qu’elle sur ses blocages, la poussant à me lâcher avant que je ne me fasse mal. Par contre aujourd’hui j’ai pas le temps.

Ça va ?

Oui, je dis ça comme ça. De toute façon je peux plus rien faire d’autre donc autant prendre des nouvelles… et mon souffle aussi. Maintenant que j’ai le temps pour ça, je vais pas me priver. Après, j’essaie aussi de bouger ma tête pour voir Amanda vu que son souffle aussi n’est pas à la normal, à cause de la blessure surement. D’où ma question.

Disons… qu’on va faire aller. Et toi ?

Ça va. Ça ce finit toujours comme ça de toute façon. Par contre, s’tu veux bien me lâcher, j’ai rendez-vous avec Mme Soni.

Oui, j’ai deux choses à faire dans la journée et je suis foutue de les faire dans le mauvais ordre. Mais c’est pas parce que je suis conne, non, c’est au contraire parce que j’ai une certaine forme d’intelligence : maintenant je sais à quoi m’en tenir pour les entrainements avec Amanda et du coup je peux déjà me préparer psychologiquement pour tout à l’heure. Et elle aussi. Sachant qu’elle a moins de risque que moi d’oublier.

Tu as réussi à gratter la rencontre ?

Ouep, elle s’intéresse à mes inventions ! J’vais essayer de pas l’effrayer comme avec Mr Scott.

Me relâchant pour se redresser assise et s’occuper à tenir son articulation, Amanda semble toujours un peu pâle alors que je me relève pour lui faire face. Généralement, mes luxations se réduisent spontanément mais on en a suffisamment vu avec la Cour des Miracles pour que Maya ait gratté à ses parents d’apprendre à les remettre en place et nous ait fait suivre l’enseignement. Du coup, à défaut de l’anesthésie, je file la main à Amy dont le grognement et le regard sont parfaitement signifiant de l’aspect désagréable de la chose.

Toi qu’a voulu hein ?

Un silence alors qu’elle me fusille du regard, laissant sa guérison tout remettre en place avant de se relever. Accroupie devant elle, je tourne la tête lorsque les premières notes de piano de Superhéro de Tim McMorris raisonnent dans le gymnase. Le réveil de mon téléphone sonne les 14h pour me signifier que je vais être en retard. Il se trouve avec mon sac, lequel ne m’a plus servi depuis… probablement que j’ai arrêtée l’école, soit appuyé contre un mur et couvert par ma veste de tailleur. J’en suis revenue à des t-shirts simples suite à la remontée des températures, le jogging invariant, mais la veste est toujours là pour les rencontres importantes.

Pour Liara, ne l’appelles pas "Schtroumpfette". La plupart des Kree trouvent ça raciste car uniquement lié à leur couleur de peau.

Ah merde, faut que je lui trouve une perruque blonde et un bonnet phrygien du coup ?

Je me relève en réfléchissant effectivement à cette possibilité avant de me dire que trouver un autre surnom, de préférence plus original, peut aussi être une idée valable. Force bleue ? Nan, c’est mort, non seulement c’est aussi uniquement lié à la couleur de peau mais en plus Kim a déjà due la faire… plusieurs fois. Je tends la main vers Amy, même si elle n’a manifestement pas besoin de mon aide, puis m’en vais récupérer mon barda. La veste est passée sur les deux épaules et le sac sur une seule puis, portable en main, j’éteins mon réveil. Un bref signe de main à Amanda et je m’en vais jusqu’au laboratoire auquel on a rendez-vous.

En prévision de cet inattendu intérêt pour mes bidouillages, qui me fait beaucoup plaisir cependant, j’avais pris la peine de prendre  lesdits bidouillages dans le sac, me les trimbalant en métro jusqu’au Manoir Curie. Heureusement y’avait pas masse non plus : les jumelles de soudure, le casque MLC et les gants piézoélectriques sachant qu’eux ont été fait avec l’aimable aide des Curie ; ce pour quoi je leur en suis reconnaissante d’ailleurs. Casque mis à part, la plupart de mes inventions me suivaient en mission et étaient donc assez light. Après, toute contente que j’étais de pouvoir en parler et recevoir de l’aide dessus, mon principal intérêt restait de rencontrer Liara-Soni. Okay, rencontrer une scientifique extra-terrestre serait pas un gros Succès Section Junior mais rencontrer une future coéquipière me passionnait toujours et Liara n’était pas la plus ouverte des personnes apparemment ; elle m’offrait donc une belle chance que je m’en allais saisir avec mon opportunisme habituel.

Son passif avant la Justice League ne m’est connu que par les suppositions de la Section Junior et je suppute de mon côté qu’il vaut mieux éviter d’évoquer celui des expériences dont son ancien groupe l’a libérée ; si elle veut en parler, elle en parlera et si non je resterais dans mon ignorance. Arrivant à l’entrée du labo, je ne m’inquiète pas dans le fait que je vais mettre les pieds dans le plat à un moment ou un autre mais, comme pour le surnom, je me dois de faire original. Après tout je suis une originale. Poussant la porte, je m’annonce avec simplicité.

Bonjour Mme Soni. Lucky Prissy.


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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Liara-Soni le Sam 20 Mai 2017 - 0:37



« La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher »
Avec Lucy '' Lucky '' Prissy
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Dans les livres d’histoires, beaucoup parlent des combats dantesques ou des dilemmes cosmiques de la Justice League. Elle sert souvent dans les contes légendaires de plusieurs récits ou encore dans les rêves de plusieurs jeunes adolescents. Dans mon Empire d’origine, cette équipe est devenue l’un des plus grands changements de notre histoire en combattant Brainiac, Darkseid, Darkseid et même les criminels de haut niveau de chacun des quatre empires. Sur Terra, ils ont changé les paradigmes de leurs sociétés, ils sont devenus des héros avec peut-être plusieurs définitions, mais ayant joués un rôle primordial dans l’Histoire de plusieurs domaines. Sans eux, Terra serait sans vies aujourd’hui et la plupart des habitants de cette planète serait aujourd’hui des esclaves vides de Darkseid. Cependant, malgré ces combats dantesques, forts et importants pour l’Histoire de tout l’Univers et même pour le Multivers, on doit penser aussi à leurs influences dans plusieurs autres dimensions d’études.

Je ne pense pas uniquement de l’amélioration de l’aide humanitaire ou encore sur son influence de plusieurs préceptes, plongeant les préjugés sur les natures ou sur les religions dans le doute. Au niveau de la science, que cela soit dans le domaine médical ou dans les sciences pures comme la biologie, la physique ou la chimie, ils ont ouvert plusieurs portes considérables où que les études et les recherches sont obligés de se perdurer pour trouver des réponses. J’avoue avoir vécu des aventures assez incroyables dans la Justice League, mais c’est surtout grâce à eux que la plupart des mes recherches ont assez avancé. Aujourd’hui, après la fin de la Saga avec la Ligue des Justiciers, j’ouvre des nouvelles pages d’un livre autour de la Brigade Chimérique et de l’Alliance des Champions.

Aujourd’hui, je partage un vécu de scientifique avec d’autres inventeurs, génies et surdoués, tout en combattant pour le groupe qui parraine pratiquement la même vision de mon ancienne équipe. Les visages sont peut-être différents, mais elles sont tous aussi ouvertes, me laissant encore un temps de me réconcilier avec la science de Terra. Les traumatismes ont continué, mais ils se sont rapidement diminués après le retour de la confiance. Aujourd’hui, je retrouve des visages peut-être différents, mais qui portent presque tous un intérêt similaire dans le développement de leurs divertissements. Avant d’être un troll, Franklin Scott est d’abord un scientifique très complet et doué, alors que pour d’autres membres de l’Alliance des Champions comme dans la Justice League, les entraînements de combats sont fréquents. Diana, Atalante et même Brian étaient friands des combats entres amis, dans la Brigade Chimérique, on retrouve un peu ce modèle pour certains.

Si certains s’intéressent au combat pour la première partie de leur journée, je m’intéresse surtout pour ma part aux données que les mystérieux Gardiens de la Galaxie possèdent. Ils ont fait un premier tour sur Terra vers 2015, et ces données très mystérieux, ne laissent présager rien de bon. Ils ne suffisent pas à alarmer Brian Braddock ou d’aller discuter avec Nicholas Fury pour parler de ce problème, cependant des vérifications sont à faire. Le comportement de Brainiac change énormément et pour une Intelligence Artificielle aussi développée que celle-ci, cela demande une redéfinition complète de son programme original.

Durant la deuxième partie de ma journée, je dois rencontrer la jeune Lucy-Prissy, une membre de l’Alliance des Champions Junior. Toujours en formation et souvent étudiante trouble selon les dires de quelqu’un, sa technologie est intéressante malgré un coté rudimentaire de sa fabrication. Perdue dans les données des Gardiens, j’oublie partiellement ce rendez-vous pour tenter de trouver une corrélation autre que celle de la première hypothèse de Ronan : Brainiac visite des anciennes planètes isolées et sans vies, ayant appartenus aux Célestes. Tout scientifique a le devoir de chercher à détruire sa théorie, et je fais de même pour tenter de trouver une nouvelle hypothèse des recherches de Brainiac. Il est quand même très étonnant de le voir ignorer des planètes, ayant une vie considérable, pour cette recherche. J’essaie de trouver durant un temps une similitude des planètes visitées que cela soit par les atomes de ses planètes ou encore par les visites historiques des anciens groupes mercenaires. Il manque peut-être de données et je dois faire attention aux conclusions que je dois présenter. J’ai passé une longue journée à vérifier chaque planète et à vérifier aussi les planètes qui ont été négligé par ce monstre. Je prends souvent plusieurs notes de ces planètes, mes mains restent souvent au long de mon costume blanc, portant un réel mystère à ces mystères. Une planète attire plus mon avis d’un coup K-9004, surtout par la vie habitant sur quelques collines…

« On dirait Goebbels. » Dis-je en pensant à cette mystérieuse créature que Franklin avait amenée par erreur à cause de sa technologie potentiellement dangereuse. Peut-être que celle-ci ne vient pas d’un autre univers, mais de cette fameuse planète. Et peut-être que cette créature n’est qu’une large race dispersée sur plusieurs planètes. Cette créature est aussi mystérieuse que les avancées de Brainiac. Je ne me suis même pas rendue compte de l’arrivée de la jeune Lucy par cette incroyable découverte. Arrivant dans le laboratoire, elle pouvait me remarquer debout devant une planète holographique où plusieurs éléments se présentaient très rapidement, mais aussi la vie sur la planète dont des créatures inconnues pour les êtres de Terra. « Bonjour, Madame Lucy-Prissy, vous pouvez vous installer à mon bureau. Priez de ne pas toucher aux technologies autour de vous. Je suis à vous dans quelques secondes, je vais laisser Glyphe enregistrer les derniers donnés de cette planète. » Une voix aigue et robotique se fait entendre après ma remarque, confirmant mon ordre à ma petite Intelligence Artificielle.

Laissant la jeune femme s’installer à mon bureau blanc, propre et vierge de tout objet. Je vais m’installer de l’autre coté, après avoir laissé un dernier regard vers Glyphe, une boule holographique, aujourd’hui devant les données de la planète de Goebbels. Je commence ensuite à faire quelques mouvements au-dessus du bureau. Quelques technologies de Lucy apparaissent d’une manière holographique, mais d’une taille minime. « Ce sont des inventions assez intéressantes, madame Lucy-Prissy. Vos technologies sont similaires au début de Franklin-Scott durant son passage dans la Ligue des Justiciers entre 1972 à 1973. Avec de l’aide et une technologie plus évoluées, vos inventions pourraient nous aider. » J’ai dévoilé l’information que Franklin Scott était dans l’ancienne équipe mondiale, je ne suis pas ici pour conserver des secrets, mais surtout pour dire des faits. « Mais, je vous avoue mon impolitesse du moment, ma journée était dans la recherche, oubliant les codes de politesse de Terra. Avant de regarder votre technologie, est-ce que vous voulez vous présenter? » Une présentation est importante et même essentielle pour un bon contact. Laissant un sourire de demi-seconde pour paraître amicale, je tends ma main pour lui laisser la parole.    
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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Lun 22 Mai 2017 - 6:53


L’holo-technologie est un truc qui m’impressionnera toujours. J’avais huit ou neuf ans, maximum dix, quand Stark Industries l’a inventée et, même si elle est encore loin de se retrouver dans les ménages des classes moyennes, elle fait incontestablement parti de l’imaginaire collectif en guise de preuve que notre monde est digne de la science-fiction. A y réfléchir, c’était vrai que si le commun restait commun, la plupart des organisations de super-sécurité pouvaient inspirer les auteurs de SF : extra-terrestres, technologies avancées, voyage dans l’espace et dans d’autres univers… y’avait à boire, à manger et à rêver. Après, ça restait dans des cercles assez fermés que tout le monde n’avait pas la chance de squatter. Heureusement, j’étais moi.

Une moi qui observe l’une des rares personnes à être suffisamment petite pour faire à peu prêt ma taille, enfin il me semble, et qui est très occupée avec la technologie suscitée. J’observe un instant les hologrammes d’une planète contenant un grand animal munis de deux cornes recourbées sur le sommet du crâne et d’une épaisse fourrure brune, sorte de mélange entre un bison et un bélier mais avec des poils plats, mais franchement les interactions avec la technologie m’attirent plus que la bestiole. Après, je n’en reste pas moins curieuse même si le principal sentiment va vers cette personne enfin à ma taille. Par contre, elle semble beaucoup plus fine et légère mais les sangles de son armure composite blanche et bleue doivent accentuer cette impression. Classe dans tous les cas, tant pour la complémentarité de couleur que pour l’esthétique mélangeant armure légère et manteau long de combat. Les segments doivent permettre de ne subir aucune gêne quelque soit le mouvement, même au niveau du corps, tandis que les renforts sont stratégiques aux niveaux des avant-bras et des mains.

Pour être encore en recherche d’une tenue d’intervention désormais que je tâchais de varier de fringues pour tenter un peu de hacking social plutôt que de toujours marquer mon origine banlieusarde, je savais observer et raisonner les composantes d’un "costume" héroïque. Je buggais toujours un peu sur l’idée de Molécule Instable inventée par Reed Richard, l’instabilité moléculaire étant plus prompte à un réchauffement se terminant par une explosion à mes yeux et la molécule devait être plutôt adaptative aux conditions rencontrées, mais les équipements plus "simples" m’étaient plus accessibles à conceptualiser. Après, il était parfaitement possible et même probable que le costume de Liara-Soni contienne des technologies insoupçonnées à l’œil nu mais, comme avec la molécule suscitée, je faisais à mon petit niveau.

Petit niveau qui me conduit d’ailleurs, désormais que je détaille son visage, à trouver un surnom plus pertinent et j’espère moins vexant que le Stroumfette qu’on lui a déjà fait : LS. Pour Liara-Soni d’une part et pour La Seiche d’autre part, vu que ses cheveux sont comme les petits tentacules d’une sèche. Bon, l’association d’idée risque d’être vexante quand même malgré que les seiches soient des animaux géniaux. Des scientifiques ont réussi à leur apprendre à écrire et sans utiliser leur encre ! Elles ont les mêmes capacités de camouflages que les pieuvres et c’est ainsi qu’elles ont pu écrire des lettres, sur leur propre épiderme. Elles s’adaptent bien à la dégradation des fonds marins et ont un côté Cthulhu-Cthulhu-da-da-da que je trouve assez sympa. Après, je suis pas certaine que je serais capable de convaincre que ce surnom est positif… mais comme la rencontre réclame des bonnes manières, il ne sera probablement pas question de surnom. Ma Chance m’évite un moment de solitude pour m’en offrir un autre cela dit.

Les surnoms étaient un truc que j’appréciais bien puisque permettant une certaine familiarité. Mes parents et mes proches pouvaient témoigner sachant que c’était parfois assez imagé : Zombie et Abeille étaient les exemples les plus faciles, même si d’autres avaient aussi cet honneur. Généralement, c’était fait par appropriation ou par bluff, Fira et Liza étaient dans le premier cas tandis que Mac plutôt dans le second, mais cela finissait généralement en appréciation. Pigeon allait bien à Tom pour de multiples raisons et ne ce voulait pas plus insultant, ni vraiment plus adroit d’ailleurs, que le "La Sèche" que mon esprit venait de trouver pour Liara-Soni. Après, c’étaient des détails dont il valait probablement mieux pas que je parle même si l’occasion de m’exprimer en français avec Liara me permettait des associations d’idées de ce niveau, chose que la barrière des langues avait protégé pour la totalité des Braddock. Si les Curie n’avaient jamais entendu parler de leurs surnoms c’était car c’était pas l’ambiance avec eux. La plus maline dans l’histoire ça avait été Maissa : au début, le nom me plaisait suffisamment pour pas en chercher un autre puis après c’est devenu un surnom puisqu’officiellement elle s’appelle Michelle. Et il y avait aussi la barrière des langues pour m’éviter l’association d’idée comme présentement.

Hors présentement, j’arrive pas à déterminer si les surnoms vont être plus à l’ordre du jour : Madame Lucy-Prissy. Nan mais merde, MADAME Prissy ? Sérieusement ? J’avance jusqu’au bureau de Liara histoire d’être littéralement sur le cul, sur le bureau, et reste abasourdie pendant quelques instants. Madame Prissy… Madame Prissy est priée de ne pas toucher aux technologies, un avertissement salvateur même s’il implique que je regarde au plus prêt possible, et reléguée dans un coin où y’en a pas afin d’être sur que Madame Prissy obtempère. Quand à Glyphe, Madame Prissy a l’avantage de ne pas pouvoir le toucher vu que c’est un hologramme ! Je ne sait pas si c’est une bonne excuse mais à ses yeux c’est le cas. Bordel… Madame Prissy… Liara 1 – Lucky 0.

Le talent, on l’avait ou on l’avait pas et Liara l’avait pour le coup, m’en ayant mis un comme j’en avais rarement pris, de coup. Enorme. Suffisamment énorme pour que je bug dessus à un bon niveau. Oh que cela allait me plaire. Je pouvais toujours cogiter sur mon histoire de seiche, Madame Liara-Soni m’avait séchée sur place et fait un truc qui pouvait être guère plus reluisant lorsqu’on connaissait le fin mot de l’histoire ; fin mot de l’histoire que j’allais faire connaitre à Madame Liara-Soni dont le surnom pouvait tout aussi bien passer à MLS. Avec le casque MLC, on allait partir dans les acronymes à un puissant niveau et ça promettait d’être fun. Ou pas. Après, j’y pensais pas sur le coup mais le plus simple et possiblement moins problématique restait Lili, ou Lily avec un Y fonction de l’affinité à venir sachant qu’à l’oral la différence se verrait pas, mais c’était pas franchement le sujet.

Mes inventions sont le sujet. Des inventions assez intéressantes, MADAME Prissy… Meow ! Mes technologies sont similaires à celles de Franklin il y a plus de quarante ans, c’est dire si j’ai du retard ! Ou pas puisqu’avec de l’aide et du matos je pourrais accomplir des trucs capables d’aider ? C’est l’une des meilleures nouvelles qu’on m’ait jamais dites mais Madame Prissy quoi ! Avouer l’impolitesse du moment ? Perso, plus d’impolitesse m’irait aussi mais vaut mieux que j’évite de le formuler comme je le pense sans quoi ça va être à moi de m’excuser. Les codes de politesse de Terra… je dirais bien que je m’assois dessus mais je suis déjà sur le cul et ils me servent bien des fois donc on va pas cracher dans la soupe qu’ils doivent former du point de vue d’un extra-terrestre, vu qu’ils peuvent être différent à seulement quelques kilomètres de distances. Rien que se faire la bise c’est un bordel complet, t’as trois à Paris pour quatre dans le Sud et deux dans le Nord… ou l’inverse parce que même moi je me goure une fois sur je-sais-pas-combien. Vouloir se présenter ? Oh ça oui ! Je rends son sourire à Liara et il est pas timide le mien, il me fait même me lever de son bureau et lui prendre la main qu’elle me tend ; chose au passage tellement plus simple et indicative que les bises suscitées.

Lucky, enchantée. Madame Prissy on me l’avait jamais faite, ni à ma mère d’ailleurs vu que mes parents sont pas mariés ; du coup Madame Prissy c’est ma grand-mère. Ça vous gênerait de m’appeler Lucky ? Ou Lucy ? Ou Mademoiselle Prissy à la limite, si vous y t’nez. Sinon aucun souci à vous appeler Madame Liara Soni. Ou MLS pour aller plus vite. Tant que vous m’mettez pas en PLS et réciproquement ça m’va.

Lucy Camille Innocente Prissy, un débit de conneries à la minute encore supérieur à LCI ! Et encore, si je parlais vite, je n’étais pas physiquement capable de parler aussi vite que je pensais et quand j’essayais il manquait la majeure partie des mots. Des fois, on me comprenait quand même mais 99,99% du temps c’était complètement foutu. D’où le miraculeux et salutaire "Enfin Bref", généralement limité à "‘Fin Bref" parce qu’il s’agissait de mettre la fin à l’un de mes apartés mentaux. ‘Fin Bref…

La poignée de main est bien plus flegmatique que mes paroles car j’essaie d’être attentive à la poignée de main de Liara, histoire de savoir comment elle approche cette situation malgré une présentation qui peut tendre à l’effrayer. Je m’arrête sur son visage également, pouvant l’observer de face et constater combien la convergence évolutive est efficace. Si sa psychologie fonctionne comme celle d’un être humain et que je ne me goure pas dans l’appréciation de sa morphologie faciale, je peux dire que sa façon de raisonner est cérébrale et instinctive. Et que je me goure ou pas, Liara semble timide et assez jeune même si, comme Kimy, elle doit être beaucoup plus vieille qu’elle en a l’air vu qu’elle a été de la Justice League. A-t-elle observée par elle-même les premières inventions de Franklin dans les années 70 ? Ça voudrait dire qu’elle a plus de cinquante balais en plus de celui qu’elle risque d’avoir dans le cul si j’y vais trop comme une brute. Mais merde, Madame Prissy quoi…

Ça m’va aussi si on s’embarrasse pas de la politesse, y’a pas besoin de ça pour être respectueux. Et si vous voulez vous présenter aussi, n’hésitez pas. J’suis curieuse de votre âge mais comme je comprends parfaitement que ça soit un sujet chiant, vu qu’on n’arrête pas de me rappeler le mien, je comprendrais également que vous ne vouliez pas en parler. Et le dire est suffisant à ce que je passe à autre chose.

L’intemporalité de certains êtres me perturbait pas mal, tant parce que je n’arrivais pas à me figurer leur perception du temps que parce que je n’avais jamais trop croisé de méduse, de homard ou de tardigrade dans ma vie ; les trois animaux à pouvoir être intemporel à ma connaissance. Une espèce de méduse était littéralement immortelle puisque son génome ne se dégradait pas avec la duplication cellulaire tandis que le homard avait aussi cette faculté l’empêchant de vieillir mais finissait par ne plus pouvoir s’extraire de son exosquelette, mourant d’une façon peut enviable ; difficile à dire le pire entre ça et la jetée dans de l’eau bouillante, j’avais envie d’expérimenter ni l’un ni l’autre mais de toute façon ma croissance c’était arrêtée très vite. A côté de cela, le tardigrade restait l’organisme le plus résistant sur Terre donc pas étonnant qu’il puisse se mettre dans un état proche de la mort et s’en sortir à l’envie. Mais malgré toute cette connaissance acquise au gré des aléas d’internet et cette tendance à essayer de faire des parallèles entre ce que je découvrais et ce que je connaissais déjà, au final l’intemporalité se ressentait pas forcément dans le caractère et était loin d’être un problème au final.

Observant de plus prêt les petits hologrammes de mes trois inventions, je plisse les yeux et me concentre comme je le peux en l’absence d’une musique répétitive à s’en faire se taper la tête des gens contre un mur. Puis, avec le même flegme physique que précédemment, je fais de nouveau face à Liara avec la satisfaction de réellement lui faire face, pas en vue de légèrement en dessous comme d’habitude. Délaissant mon sac d’un coup d’épaule, je le pose sur le bureau et l’ouvre pour sortir les objets présentés.

Si vous en avez des modélisations, ça vous sera pas utile mais je vous ai amené les originaux. Je peux vous expliquer la mécanique interne si vous voulez. Sauf si on peut avoir des vues explosées des modèles ; ce qui, dans l’optique où mes explications soient trop perchées pour suffire, m’arrange plus que dépiauter mes propres trucs très franchement. Okay, c’est au deux tiers de la récup’ et au un tiers moche comme pas permis mais c’est chiant à faire.

Autant, les gants piézoélectriques pouvaient passer pour des gants normaux et de bonne facture même, la technologie prenant la place du cloutage présent sur les doigts et une partie du dos de la main, tandis que les jumelles de soudure faisaient très steam-punk mais restaient dans l’esthétique de lunettes de soudure normales, autant le casque MLC… ben tout est dans le nom en fait. Basé sur un casque de vélo, toute la structure a été recouverte de plaques tordues arrachées à la carcasse d’un micro-onde et soudées entre elles afin de recouvrir le casque et de descendre sur les oreilles. Frankenstein a meilleure mine en somme.

Et, même si vous avez parlé à l’hypothèse, vous êtes sérieuse quand vous dites que des bidouillages que je fais pourraient aider à l’avenir ?

Okay, Franklin Scott a fait des trucs similaires à ses débuts. Mais je pense pas me tromper en considérant que c’est un surdoué le mec, au minimum. Je suis peut-être une autodidacte mais je suis une technicienne et je reste dans le dommage du hack plus que de l’invention, au final. Après, si Liara est sincère dans sa croyance, alors je ferais de mon mieux pour qu’elle ne l’ait pas mal placée. Je ne demande pas qu’on croit en moi, je veux agir de manière à donner des raisons de le faire et je n’ai pas l’intention de me dégonfler quand ça commence à marcher. I’m the Lucky One.

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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Liara-Soni le Mar 23 Mai 2017 - 1:58



« La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher »
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La technologie holographique existait bien avant les années que cet Anthony-Stark fasse des conférences de cette technologie. L’Empire Kree, comme l’Empire Sh’iar, utilisait souvent cette technologie pour des transmissions plus faciles depuis plusieurs siècles. Il faut cependant ne pas enlever un crédit au dirigeant de Stark Entreprise, si celui-ci a inventé une technologie holographique sans se ressourcer dans les anciennes technologies extraterrestres, il mérite amplement une place dans les génies de Terra, bien que mon respect envers les scientifiques de Terra sont plus tournés vers Reed-Richards ou vers Anton-Raspoutine. Je suis peut-être loin d’être neutre dans cet aspect n’aimant pas réellement l’effet de sa recherche de célébrité et de reconnaissance, mais je respecte grandement son esprit scientifique aujourd’hui.

Souvent isolée dans mon bureau, les perspectives de recherches et de connaissances m’intéressent comme dans mes anciennes années. Avant d’être inviter dans la Brigade Chimérique, j’ai eu l’expérience de ne pas être capable de me retrouver sans avoir des collègues scientifiques me plongeant parfois dans de mauvais souvenirs. Au début, après avoir tout traversé mes différents traumatismes et reprenant les capacités psychiques Kree habituels, je me suis faite aidée par des membres de la Justice League avant tout. Retrouvent un esprit calme par leur altruisme, j’ai toujours eu de la difficulté d’étudier de me retrouver dans mes recherches sans des visages familiers autour de moi. Il est difficile souvent d’être nostalgique, alors qu’on est une Kree. Nous vivons souvent sur des mécanismes où les rôles se définissent par notre vie, mais aussi par notre mort. Le temps était souvent fragmentaire avant mon arrivé dans la Justice League, quand les évènements ont commencé à se concrétiser et à devenir important, mes idées ont changé autour de mon rôle et surtout autour de ma vie.

C’est pour cette raison que cela me manque les numéros de Franklin Scott autour de cette immense bête appelée Goebbels par le principal intéressé. Absurde et extrêmement enthousiaste à la démonstration de cette immense créature dans la grande cour de Franklin, j’ai discuté plutôt des conséquences de jouer avec le multivers ou des sciences plutôt obscures et mystérieuses dans son sous-sol. Mais comme lui, cela me manquait cette science si étrange. Ces découvertes et ce fort enthousiasme étaient réellement un plaisir à chaque fois. Cet attachement affectif se décrit de plusieurs manières différentes : Franklin est revenu vers ses anciens coéquipiers par la découverte d’un petit mystère dans sa vie. Sam-Ara est repartie vers les étoiles pour tenter de trouver des réponses et à cause d’un lien crucial d’amitié envers une jeune de Terra. Plusieurs d’entre-nous sont alimentés par un manque dans notre vie et nous décidons souvent de revenir vers nos sources.

Honnêtement, j’étais en désaccord avec la dissolution de la Ligue des Justiciers, peut-être par la stabilité de notre rôle, par les visages familiaux ou encore les mystères qui s’entassaient. Je ne considère pas la Justice League comme un groupe de justicier, parce que c’est considérer une seule partie de leur groupe, alors qu’ils étaient alimentés par de nombreux domaines. Il est souvent très rare de voir les individus considérés notre rôle dans le domaine scientifique ou dans le domaine social. Plusieurs rôles nous ont été donnés et dans certains cas, on trépasse cette idée pour la construction de l’héros au lieu d’êtres voulant redonner un second souffle à Terra dans plusieurs domaines. Cette diversité me manque et aujourd’hui, redécouvrant cette bête, cela m’intéresse encore de discuter avec Franklin pour tenter de répondre à des questions. Je me souviens des rares moments où je portais une montre holographique, et que ces petits-enfants étaient sur le dos de Goebbels en train de se promener.

Je me souviens de ce moment, car Ethan-Scott hurlait d’aller détruire l’étoile de la mort sur le grand Goebbels, pendant qu’avec Franklin-Scott, Clark-Kent, Anton-Raspoutine et John-Stewart tentaient de supporter le café du MacDonnald. Ces rares moments me travaillent, car je repasse doucement vers une plaque commémorative que tous membres de la Ligue de la Justice ont gardé pour Carl Sagan. Comme les autres scientifiques de notre ancienne équipe, il avait une place considérable, mais comme indiqués sur cette plaque « Rêvant des étoiles, il reposera dans les étoiles. ». Ces moments vont me manquer, cette sagesse et ces mots vont rester dans ma mémoire, mais la nostalgie restera longtemps dans mon esprit. Perdue dans mes réflexions, je ne regarde pas réellement ce qui impressionne ou ce que Lucy analyse. Cette tentative de trouver des pseudos aux gens autour d’elle peut ressembler au comportement d’Ouroboros, mais rien ne m’indique si elle va créée un chaos inter-dimensionnel comme ce dernier.

Retrouvant mon bureau, son enthousiasme aux présentations me laisse assez perplexe sur sa situation. Se levant de son siège, prenant ma main, elle commence par quelques mots. Elle commence par Lucky au lieu de Lucy, pour ensuite être complètement déboussolée par le « madame » avant son nom. Le rajout des premiers est quelque chose d’étrange pour moi, ayant étudiée même les langages, le MLS vient peut-être de mon nom, mais le PLS laisse simplement mon petit regard de confusion devant le récit de la jeune femme. Mon silence est éloquent devant cette représentation, mon regard parle beaucoup de ce premier rapport avec la jeune française. Après sa flegmatique prise de main, elle me laisse la parole, mais mon regard est aussi tranchant qu’à mon habitude lors de mes moments de confusion. Quelques secondes passent avant que je reprenne la parole. « Docteure Liara-Soni. Je tiens quand même respecter les bases de la politesse, mais je vais tenter de négliger le Madame pour éviter un malaise de votre part. Je suis sur Terra depuis 1932 de votre calendrier grégorien, mais j’ai vécu longtemps dans un module de Stase bloquant mon vieillissement. J’étais une experte scientifique de la Justice League. Pour le reste, si votre formation se termine bien, je vais vous donner des informations supplémentaires sur ma vie, mais jusqu’à l’officialisation de votre titre, je préfère que certaines choses restent confidentielles. » Faire un rapport des tortures et de la souffrance de l’HYDRA ou du SHIELD ne sont pas nécessaires, je lui ai donné mon rôle, une participation de mon groupe et ainsi qu’une partie de mes origines. Ce sont les éléments les plus importants à connaître.  

Les présentations sont plutôt neutres dans ma voix, cela vient de mon habitude de toujours garder mon calme et mes réflexions pour moi-même. Lucy pose un regard sur sa technologie holographique pour ensuite sortir la technologie créée par celle-ci. Regardant les premières inventions de la jeune en formation, je me permets de fixer sa technologie. « Est-ce que ce sont des prototypes généraux? Vos explications m’aideront peut-être à comprendre, mais cela serait plus efficace que je reconstruis votre invention après l’avoir défait tous les morceaux moi-même. » Les créations de Lucy sont peut-être très étranges, mais elle représente un intérêt particulier pour moi. On recrée souvent avec la technologie qu’on connaît, reprenant les sources d’énergies des machines repris, mais cela peut apporter souvent beaucoup dans la vie quotidienne pour plusieurs êtres.

Je redresse délicatement mon regard vers Lucy quand elle vient me poser la question sur ces inventions. Laissant un petit regard sur ces technologies, je réponds à l’interrogation de la jeune française avec un petit sourire : « Bien sûr. Plusieurs inventions de Terra viennent de technologie ou de connaissance n’ayant pas d’affinités directs avec leurs inventions. Après, certains ont pu profiter de plusieurs inventions technologiques pour aider des gens au niveau médical ou même de faire comprendre certains concepts physiques. Il suffit de poser des seconds regards pour aller plus loin. » Il existe bien des limites sur des inventions avec un micro-onde, on peut cependant travailler sur une technologie au long-terme avec certains mécanismes et nouveautés.
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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Ven 2 Juin 2017 - 6:02


Je perds Liara très rapidement et c’est tant visible sur son visage que dans son regard, dont l’expression me semble assez intense. Peut-être est-ce lié à son espèce ou simplement à sa personnalité mais ses yeux sont d’une expressivité rare. Et plutôt cool. Je sais que les miens peuvent perturber, vifs et surtout dotés de cette hétérochromie centrale qui entoure mes pupilles d’une auréole brune alors que le reste de mes iris est vert, mais ceux de Liara me fascinent assez rapidement. Je n’ai pas assez d’instinct de survie pour que l’aspect tranchant m’heurte et je reste donc à mon aise dans le silence comme lors de la poignée de main, oubliant néanmoins d’analyser celle-ci, jusqu’à ce que mon interlocutrice prenne la parole à son tour. Docteure Liara Soni, accrochée aux bases de la politesse mais apte à négliger le Madame pour éviter tout malaise ; cool.

Les présentations des membres de l’Alliance n’étaient généralement pas nécessaires, puisqu’en tant que membre de la Section Junior on est généralement un minimum au courant des réputations des gens sauf pour Franklin Scott, mais c’était toujours cool de les avoir. On disait beaucoup de choses dans une présentation, beaucoup plus que ce qu’on croyait d’ailleurs ; le langage oral était une bonne base mais le langage corporel était tout aussi signifiant et je n’avais encore jamais pu observer le langage corporel d’une extra-terrestre. Okay, à être sur Terre depuis plus que quatre-vingt piges, Liara devait s’être extrêmement bien imprégnée de nos manières de manière similaire à Atalante mais ça restait quand même très intéressant.

A l’écouter et l’observer, je sais que Liara tient à son titre de Docteur et que son expertise scientifique est importante pour elle. Elle a le souci du détail car non seulement elle s’explique précisément sur la politesse et me fournie une explication sur ma question, ce à quoi j’acquiesce d’ailleurs en découvrant qu’on possède la technologie de stase depuis beaucoup plus longtemps que je ne pensais, mais aussi elle m’explique clairement que les informations approfondies ne seront accessibles que plus tard. Je vois également qu’elle reste introvertie même s’il est difficile de savoir si c’est naturel ou bien une volonté, probablement un mélange des deux. Liara a un professionnalisme que je juge fort mais ce n’est pas tout, son regard s’exprimant toujours et peut-être d’autant plus qu’elle cherche à maitriser le reste. Une habitude qui lui est surement utile dans le domaine scientifique.

Je n’étais pas une scientifique même si j’apprenais en pagaille fonction de ce dont j’avais besoin et des associations que je faisais avec cela. Ça n’avait rien d’ordonné et ne semblait parfois logique qu’à moi. Mais c’était très libre et permettais des constructions qui ne viendraient probablement pas à l’idée de gens plus spécialisés à défaut de ne jamais permettre d’atteindre le niveau desdits gens spécialisés dans leur domaine de prédilection. Comprendre comment cela marchait était généralement assez vague, à l’instar de mes plans, mais finissait par marcher quand même malgré des chaos sur le chemin. Si plus de rigueur ne m’aiderait pas forcément à aller au-delà de cela, un encadrement pouvait peut-être permettre de progresser plus aisément pas complémentarité.

L’intérêt de Liara pour mes gadgets implique qu’elle les démonte et les reconstruisent, ce qui fonctionnera sans trop de souci pour les jumelles de soudure mais signe l’arrêt de mort du casque MLC. J’accorde moins d’importance aux gants puisqu’ils sont plus récents mais pour le casque ça me fait quand même un peu grimacer parce que, à défaut d’avoir jamais été utile, ben il a toujours été là. Mais s’il faut sacrifier ma première invention pour les besoins de la science… on réclamera que sa réincarnation ait un peu plus de gueule voir, au pire, soit présentable ! Après… j’ignore si c’est l’attachement qui parle mais je vais quand même tenter de gratter l’explication vu que la structure est suffisamment simple pour être observable à l’œil nu sans rien arracher du tout. Mais ce n’est pas la première chose que je plaide.

Avec le recul, il m’arrive de me demander si ma volonté de tant faire mes preuves aux yeux des autres n’était pas en partie dû au fait que je voulais faire mes preuves à mes propres yeux. La théâtrale face du Procès de la Cour farce avait condamné des "conneries d’adolescents" plus que du vigilantisme car, s’il est incontestable que la self-justice était bien mieux vue aux US qu’en Europe, au final c’était surtout notre âge qui était mis en cause. Et qui a continué de l’être par la suite, jusque dans le tournoi de l’Académie. Prouver que l’âge n’était pas un défaut et que j’étais capable quand même avait foutu pas mal de bordel, un bordel que je ne regrette pas à l’inverse de certains de ses éléments. Oui, il y avait de l’impatience dans cela et il y en a toujours même si je suis plus occupée et que je récolte quelques fruits autres que des prunes pour mes efforts, mais j’ignore jusqu’à quel point j’avais besoin de faire mes preuves après le procès. Mais peut-être qu’il y avait aussi la peur que les autres aient raison et à présent il m’arrive de me demander si c’était réel quand je disais être capable ou tentais-je de m’en convaincre également ?

Ecouter Liara me dire que "bien sur" les bidouillages que je fais pourraient aider à l’avenir et qu’un second regard permettra d’aller plus loin les concernant me touche. Mes gadgets sont là pour améliorer un peu mes capacités et je suis capable de m’en sortir sans eux, n’en étant pas dépendante comme me l’a conseillé Atalante, mais qu’ils puissent évoluer en quelque chose de meilleur me renvoi exactement à ce que j’espérais faire. Et que je suis sans doute en train de faire même si je n’ai pas le recul pour le voir. C’est à mon tour de laisser un silence et il n’est pas confus, plutôt content.

Cool. Allons-y pour le second regard et merci.

Me plaçant debout devant le bureau, je m’empare mes jumelles de soudure pour commencer à les dévisser tout en fournissant l’explication qui les accompagne.

J’ai chopée des lunettes de soudure je sais plus où, sans doute pour fabriquer le casque MLC, et, afin qu’elles soient plus utiles dans le cadre de la Cour des Miracles, j’ai dépiauté des jumelles pour intégrer les composantes. L’objectif est un assemblage de celui de soudure et des deux autres lentilles des jumelles mais sur base des lunettes de soudure.

Dévisser est suffisant pour ressortir l’un des deux objectifs que je tends à Liara, sachant que leur seule originalité est l’inhabituelle superposition de lentilles de deux origines différentes. Des lentilles clipsées grâce à des encochent faites dans le tube, comme de norme, et celui-ci porte les traces de raclure faites lorsqu’il a fallu stabiliser les lentilles de jumelles.

Le tube en revanche est celui des jumelles puisque l’autre était pas adapté aux prismes.

Le tube est dévissé à son tour et il y a encore moins d’originalité que précédemment, si ce n’est qu’il a été scié à la jointure avec l’objectif afin d’être plus court et d’être réadapté avec la partie provenant des lunettes de soudure.

Le vrai défi ça a été l’oculaire : c’est lui qui détermine le grossissement de l’image donc je pouvais pas utiliser celui des lunettes et adapter celui des jumelles aux montures a été assez galère.

Je ne démonte pas l’oculaire de la monture puisque ce n’est pas possible sans le casser, l’insertion ne s’étant déjà pas faite sans heurt et du joint d’étanchéité ayant été ajouté pour assurer la cohésion, mais donne tout de même la lunette à moitié démontée à Liara.

Pour faire cela, on a besoin d’une paire de lunette de soudure, d’une paire de jumelle à faible-grossissement, du matériel d’atelier d’opticien, d’une scie à main, de limes, de colle ou de joint d’étanchéité en pate. Et d’un bol de lait. Je crois rien avoir oublié. A part le temps que ça m’a pris pour les monter la première fois. C’est pas un prototype en fait, je fonctionne pas comme ça : je fais des essais jusqu’à ce que ça marche. Cher en matos et c’est pour ça que tout est de la récup’. Mais du coup, elles sont uniques.

Il n’y avait pas de prototype avec moi, juste des ratés jusqu’à la réussite. Les jumelles de soudure, j’en avais jamais refait car je les ai jamais pété et que j’avais bien galéré à les faire la première fois à défaut de me souvenir du nombre de ratés. Le casque MLC n’avait eu aucun raté vu que je n’avais jamais eu l’occasion de le tester avant mon séminaire chez les Hellions et enfin les gants piézoélectriques avaient connus tant de ratés que j’étais allée miauler chez les Curie pour avoir leur aide, ce qui avait donné le plus beau résultat d’une de mes inventions d’ailleurs. Manquait juste l’intérêt pour apporter le second regard, qui va arriver à présent.

Les gants piézoélectriques aussi, ils sont comme neufs et pas eu besoin d’une seconde paire vu que Zombie a ses tazers et que Liza ni Fira n’ont besoin de trucs du genre. Enfin le casque MLC, y’en a deux : celui-là qui est littéralement ma première invention et celui que j’ai refait à l’Académie du Massachusetts pour voir si ça fonctionnait et qui doit toujours être en possession d’Emma Frost, qui m’a aidé à le tester.

Je suis une opportuniste qui bouffe à tous les râteliers, je sais. Je suis un chat. Et, comme le chat, ça ne change pas ni mon affection ni ma loyauté ; aucune d’elle n’est cependant acquise même s’il est des personnes avec qui c’est plus facile et d’autres qui n’en veulent pas. J’attends les commentaires de Liara avec une certaine tranquillité, regardant tout particulièrement ses yeux et lui laissant l’occasion de démonter à son tour la seconde partie des jumelles de soudure.

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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Liara-Soni le Lun 5 Juin 2017 - 0:18



« La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher »
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Je ne suis pas réellement dérangée par la perte de mon esprit dans certains délires d’êtres de Terra, même que pendant plusieurs moments, cela m’a souvent amusé et je rentrais dans ce délire. Cependant, les repères manquent peut-être pour des explications logiques et sensées, pouvant me faire émettre un sincère sourire devant les paroles de la jeune femme. Je ne considère pas que mon expertise et mon titre très important, on qualifie un être de scientifique par sa manière de travailler et non par ses postes. Longtemps, j’ai toujours trouvé considérable l’idée de rester scientifique dans ses méthodes au lieu de le forcer comme titres. Un rappel d’autorité est toujours frustrant quand l’idée est surtout de reproduire les démarches pour arriver à un résultat reproductif. Oui, la Ligue de la Justice était remplie de phénomènes assez particuliers au niveau de l’énergie multidimensionnel de certains membres ou de quelques créatures, mais le scepticisme est important quand des êtres parlent de posséder de pouvoirs « magiques » ou ayant des technologies extraterrestres inconnues. Mon sceptique est plutôt large au développement de l’Alliance des Champions ; je ne regrette pas d’avoir rencontré Lucy, mais l’incompréhension de certaines figures de styles m’empêche de bien comprendre ce qu’elle tentait de se présenter.

Franklin-Scott avait un humour particulier, cela m’a pris quelques années avant de comprendre l’ensemble de son délire. Je comprends que plusieurs individus n’aiment pas réellement mon comportement en général, elle se définit parfois par une certaine fermeture des relations personnelles, lorsque la relation est entre professionnel et simple connaissance. Lucy est peut-être plus habituée à travailler avec des individus acceptant sa familiarité. Mes demandes professionnelles et liées à la démarche scientifique sont mises en avant pour ma première rencontre avec la jeune Lucy, cependant cela pouvait changer avec le temps. Oui, elle avait un peu de retard, peut-être n’ayant pas regardé les expériences des laboratoires faites dans le passé dans les recherches de Richards, de Pym et des autres scientifiques ayant travaillés dans les domaines scientifiques et que quelques publications sont maintenant connues, cependant, il était intéressant de voir comment un esprit indépendant pouvant créer certaines technologies sans contact avec les autres.

Outre la question scientifique, on me prétendait souvent discrète sur la question des héros nationaux ou de rues en France, mais peut-être malheureusement pour Lucy, cette question est globalement similaire dans la plupart des pays occidentaux. L’une des raisons pourquoi certains héros sont mal perçus dans leur travail se basent sur la violence utilisée. Batman, comme Bilal, utilisent des violences et des intimidations ne laissant pas un certain dégout aux policiers ou aux politiciens. Oui, il existe des traditions différentes chez les Héros, mais malheureusement pour Lucy, l’Affaire du Cours des Miracles pourrait tomber contre un mur par manière de voir comment ils se sont inscrits chez les héros. Ne voyant pas de différences entre des vigilants et des héros, l’une des seules raisons, pourquoi ils ont été marginalisés ou/et diabolisés, est qu’ils ont foiré totalement dans leurs actions par une violence criminelle.

Est-ce que je suis brutale dans mon jugement sur cette affaire? Peut-être, mais je ne suis pas habituée à travailler avec une ligne de conduite fondamentale. La Ligue des Justiciers avait un message très important à faire passer et le respecter étaient primordiaux. Plusieurs héros venant des rues avaient aussi des principes très importants pour se conduire et se conformer à la ligne de conduite de la Justice League. Il était donc facile de trouver ce qui était souhaitable et professionnel en voyant ce que le principal modèle de la société de Terra voulait. J’ai vu plusieurs formes de radicalisme voulu ou non de plusieurs héros dans cet univers ou dans un autre. Cela peut être l’une des raisons pourquoi je ne suis pas très enthousiaste de voir une violence utilisée de la part des héros/vigilants.

Mais, revenons vers le sujet des inventions scientifiques de Lucy. Celle-ci décide de me montrer d’abord ces jumelles de soudure pour continuer. Elle m’explique quelques informations sur sa construction et sur sa solidification. Je note les détails de Lucy-Prissy, mais Glyphe enregistre aussi sa méthode de construction. Je vais tenter de refaire par moi-même pour plus tard. Je touche légèrement les matériaux utilisés de Lucy pour les jumelles de celle-ci. M’expliquant ensuite sa méthode d’essai et d’erreurs, la démarche scientifique est donc très difficile à faire vu que la jeune inventrice dit elle-même que ces créations sont uniques. Ce qui est important dans la démarche scientifique, c’est être capable de reproduire le phénomène. « Il va falloir le reproduire avec des matériaux similaires, sinon cela va être extrêmement difficile de pouvoir le conceptualiser dans le concret. Si je suis incapable de le reconstruire avec le même processus que tes fabrications, on va être plutôt dans un cas d’anomalie qu’une invention efficace. » Je suis extrêmement pragmatique dans ma manière de travailler au niveau de la science et je peux comprendre que cela dégoute, mais sans reproductivité, souvent les inventions ne servent pas. C’était un problème majeur au début pour Henry-Pym, mais il a trouvé comment reproduire l’effet de ses pouvoirs en donnant des capacités similaires à sa Janet-Dyne. Je peux tenter de reconstruire les objets comme Lucy avait tenté de faire la première fois, mais si cela ne fonctionne pas, la technologie de Lucy-Prissy est peut-être unique, mais elle est nullement pertinente dans l’efficacité scientifique.

Le second regard est donc inutile si le développement est individuel. Les gants piézoélectriques sont dans le même processus peur leurs unicités rares et surtout vu que c’est uniquement Lucy qui doit les utiliser. D’autres de ses amis usent donc de leurs capacités ou de d’autres armes pour leurs efficacités sur le terrain. Cependant, le casque MLC change du modèle unique que Lucy : Elle en avait deux exemplaires au lieu d’un seul. Je reste muette durant cette partie, mais mon regard change légèrement à l’apparition du nom d’Emma-Frost dans le processus scientifique de Lucy. Je suis étonnée que cette ancienne ennemie possède cette curiosité, mais peut-être que mes préjugés parlent plus que les faits. Elle possède bien de nombreuses entreprises, la faisant une adepte de certaines technologies, bien que je pense qu’elle préfère utiliser ses pouvoirs qu’une technologie. « Dommage que le deuxième casque soit rester à Boston, cela aurait été bien plus facile de reproduire les effets du casque avec un deuxième prototype. Et pour le test avec la Directrice de l’Académie? Cela a fonctionné? Il a eu des lacunes ou autres détails à noter? » Je n’ai pas encore dit le nom de cette dite-femme, parce que malgré toute l’acceptation de sa rédemption, nous sommes toujours dans un réflexe de douter de leur bonne foi. Comme Alexander-Luthor ou Sergei-Boldarev, elle rentre dans le mécanisme de la politique, des entreprises privées et de la super-sécurité, mais c’est très abstrait pour la courte période où qu’ils sont actuellement dans une situation de pouvoirs. Emma-Frost doit affronter l’idée que Michelle-Drew ne se soucie pas du droit mutant et Sergei-Boldarev doit être conscient que Korra-Kailash est une individu, ayant une spiritualité et une force semblables à Wonder Woman.

« Madame Emma-Frost doit avoir beaucoup changer. Je me souviens vaguement d’elle à une autre ère où elle était une ennemie de mon ancienne équipe. » Cette affirmation laisse une grande ouverture sur la suite de nos dialogues. De cette façon, je donne peut-être un fait négatif sur la femme qui mène maintenant les Héros bostoniens. L’opportunisme ne m’intéresse pas, on s’est servi de moi par l’opportunisme scientifique, la plupart des membres de mon ancienne équipe est morte par cet opportunisme. Cette valeur ne m’intéresse, parce que je le considère surtout un défaut majeur de toute espèce. Mes yeux reviennent ensuite sur la seconde partie de sa jumelle pour commencer à manipuler doucement les différents matériaux utilisés, prenant doucement des notes dans ma mémoire pour savoir où le replacer après le démontage de ce fameux objet attendant des commentaires de la jeune recrue de l’Alliance des Champions.  
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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mar 13 Juin 2017 - 5:38


La seule personne à avoir jamais pris des notes quand je parlais, c’était ma psy. Autant dire que ça fait assez bizarre de voir Mme Soni le faire mais, heureusement, il en faudrait beaucoup plus pour me faire hésiter. A 17 ans, j’avais déjà eu droit à me prendre un ange à plumes sur la gueule et un détective simiesque sur le poil, même si rencontrer une scientifique alien était exceptionnel et que prendre des notes sur ce que je disais l’était tout autant, c’était loin des sommets de bizarrerie que je ne pouvais apprécier qu’après coup. Là c’était cool d’entrée de jeu.

Quand à reproduire les jumelles de soudure avec des matériaux similaires afin de le conceptualiser dans le concert, c’est pour ça que je donne la recette. Même si je ne vais pas du tout me plaindre que Liara ne démonte pas l’autre lunette du coup, c’est déjà de la préparation de terrain pour qu’elle épargne le casque MLC. Par contre, je ne vois pas pourquoi elle serais incapable de reproduire avec le même processus ; je dis pas que mon gadget est une invention efficace, il fait son taff même si le taff va pas bien loin pour des jumelles, mais en fabriquant de la même manière ça doit se reproduire sans souci.

Le plus dur c’est de faire les encoches pour passer les lentilles. C’est là qu’on peut se foirer le plus en fait. Mais sinon, ça reste assez simple comme bidouillage je trouve.

Un avis comme un autre mais le mien donc je l’énonce. La combinaison de Mme Soni doit être bien plus complexe, technologiquement parlant, et aussi bien plus efficace pour ses objectifs. Après, je ne prends pas mal du tout la remarque, elle me semble logique et n’est pas insultante. Je n’ai jamais fait d’autre lunette car je n’en ai jamais eu besoin et ne doute pas pourvoir en refaire, ou que d’autres puissent en faire voir même en faire des meilleures, en suivant la recette. Ne pas être douée en cuisine n’empêche pas de faire des recettes en mécanique mais je ne vais pas m’arrêter sur mes péripéties culinaires…

Il y avait deux casques MLC parce que s’eut été galère de le faire traverser l’atlantique et je suis pas une viking moi, je n’arrive pas à traverser l’atlantique en galère. L’avantage d’avoir des objets aussi basiques que les miens était qu’il était facile de les refaire, moyennant les mêmes difficultés que la première fois. Je n’inventais pas vraiment, je combinais des éléments existants à partir de raisonnements qui me semblaient logiques pour essayer d’en faire quelque chose de nouveau m’étant utile. Cette application du Système D n’était pas différente de mon appréciation pour le Parkour dont le déplacement libre hors des chemins préétablis était un parallèle physique à ma manière de penser et d’apprendre. Et, avant tout, cela restait limité à l’utilité. D’où la construction d’un second casque suite au changement de lieu et le fait que le second casque ait d’entrée de jeu été prévu pour rester là-bas. Un cadeau à Emma, oui, même si je ne suis pas certaine qu’elle l’ait mis sous verre vu la gueule dégueulasse qu’il avait. Des parois de micro-ondes soudées à un casque… ça devait faire tâche dans sa belle décoration blanche. Même peinte !

Ça fonctionné bon-gré mal-gré, disons. Oui, ça complique la lecture mentale mais c’est absolument pas aussi efficace qu’un brouilleur. Problème de synchronisation avec le champ électromagnétique du corps humain : le brouilleur le fait alors que mon casque pas du tout. C’est le matériau qui ne convient pas, je pense, vu que ça expliquerait comment le casque de Magneto le fait. D’un autre côté, c’est pas la même qualité. Cela étant, il me faudra un aprèm’ pour vous en refaire un si vous voulez alors que Magneto… ben j’en sais rien en fait. Et sur une structure complètement fermée, ça devrait passer, mais je suis pas capable de travailler le verre pour essayer de faire ce niveau-là.

Evidemment, dans ma conclusion, le mot le plus important est "devrait" ; tant que j’ai pas essayé, je peux pas savoir. Et comme je peux pas essayé pour l’instant, je peux pas savoir tout court. C’est peut-être faisable avec l’aide de Liara ou des Curie, cela dit, même si ça sera toujours une technologie moins pratique que les brouilleurs anti-télépathie au final. Eux ils s’emmerdent pas du matériau, ils vont directement sur la production d’ondes et ça c’est bien au-delà de mon niveau. Après, je peux me venter que mon casque est pas cancérigène, lui ! Mais du coup, si les ondes de portable et de wifi sont cancérigène, est-ce qu’un télépathe peut l’être ?

C’était très con comme question mais je me l’étais jamais posée avant. Et je ne la poserais probablement pas après. Il n’y a pas de question bête, me disaient mes profs, et j’étais d’accord : il n’y a pas de question bête, il n’y a que les personnes qui les posent. Oui, je joue souvent contre mon propre camp mais on dirait que c’est de la maladresse plus que de la bêtise. Après tout, une personne qui essaie de cacher sa bêtise la montre plusieurs fois alors qu’un autre qui l’admet la démonte au moins une fois. Mais du coup, même si c’était naturel ou OGM, la télépathie interférait avec les ondes électromagnétiques et était peut-être cancérigène. Il fallait que j’emmerde Emma avec ça !

Et en parlant d’Emma, la curiosité de Madame Soni se fait à son encontre. Je délaisse donc les jumelles de soudure moitié montée moitié démontée pour parler face à face, prête à défendre avec une certaine désinvolture l’une des personnes grâce à qui j’ai appris le plus et que j’affectionne beaucoup.

Le Club des Damnés… c’était surtout pour se construire j’ai l’impression. Après, je vais pas prétendre savoir ce qu’il en retournait à l’époque ou la mentalité qu’elle avait mais son but c’est vraiment d’améliorer des choses et d’aider des gens à s’améliorer. Elle est pas pouf comme elle peut le montrer dans les médias, elle sait juste comment fonctionne le système et l’utilise comme tel en escomptant le changer de l’intérieur. Pas pour rien qu’elle a rapidement prise ses distances avec le Club, je crois pas qu’ils aient la même idéologie. Si j’ai tout compris, le Cercle Intérieur voulait le contrôle alors qu’Emma veut le changement.

Je marque une pause en voyant Mme Soni reprendre mes jumelles de soudure pour les examiner en détail. C’est une assez bonne image de ce qui ce passe, de ce second regard que je n’ai pas assez eu et probablement pas voulu après ce qui est arrivé avec Arlequin. Je ne sais pas si Emma m’a donné un second regard, je sais qu’elle m’a conduit à chercher un nouveau regard sur moi-même et si ce qui me posait problème avec des institutions scolaires comme la sienne.

Quand j’ai trollé pour l’ATB, je pensais pas qu’elle me répondrait ; ma Chance, toujours. Mais après, si j’ai pas demandé la permission à l’Alliance c’est parce que je craignais un refus à cause du passif. Au final, les relations entre l’Alliance et les Hellions semblent bien se passer et j’espère pouvoir y aider. Mais à l’Académie, Emma a réussi à me driver dans la bonne direction tout en restant suffisamment en retrait pour que je parvienne à une découverte qu’elle aurait probablement pu me dire dès le début. Perso, ça m’a beaucoup aidé. Ça peut ressembler à de la manipulation, oui, mais je pense pas que cela en soit simplement parce qu’elle n’y gagne rien. Elle tache juste d’aider à ce qu’on se développe à notre manière et intervient au minimum pour qu’on le fasse sans elle, qu’on ne soit pas dépendant d’elle. Si je sais pas comment elle était quand elle était ennemie de la Justice League, je sais qu’à présent elle tâche simplement d’aider les choses comme les gens à s’améliorer. Pas pour elle, puisqu’elle a déjà une situation plus que confortable, mais pour les autres. Je dis pas qu’elle n’a pas une part sombre, je crois juste qu’elle est sincère lorsqu’elle cherche à faire au mieux sans condamner les défauts des personnes ou des institutions.

Emma, à l’instar d’Aislinn et de Valerie, était l’une des personnes qui a eu le plus grand impact sur ma vie malgré le peu de temps que l’on avait passé ensemble. Je lui étais reconnaissante pour cela et attachée à la mesure, tâchant d’avoir un peu de recul néanmoins afin de ne pas tomber dans les mêmes erreurs qu’avec Arlequin. D’un autre côté, vu que je pouvais m’opposer à Valerie, je devais en être capable aussi avec Emma. Genre discuter du Genosha, ça devait être un moyen simple de ne pas être d’accord même si je n’y étais pas opposée, j’avais juste pas mal d’appréhensions.

Soufflant, je m’assieds sur le bureau au côté des pièces détachées de mes jumelles de soudure puis prends les gants piézoélectriques dans mes mains, restant silencieuse à observer Mme Soni et étant prête à répondre à d’éventuelles interrogations sur les jumelles suscitées avant de passer à la paire de gants suscitée également.

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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Liara-Soni le Sam 17 Juin 2017 - 0:14



« La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher »
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Il est normal de prendre des notes pour tenter de comprendre les nouvelles innovations et surtout si on tente de recréer un processus de mécanisme autour des objets qu’elle utilise. Je suis pragmatique dans les recherches, préférant surtout trouver le fonctionnement d’une machine à place de vivre dans le mystère. Toute la Justice League avait fonctionné de cette façon, certains ennemis complotaient pour nous mettre des bâtons dans les rues, alors on enquêtait et on mettait souvent fin à cette menace. Durant ma longue carrière de scientifique, la démarche rationnelle et reproductives ont été les instruments les plus efficaces de certaines intrigues. Comprenant doucement comment les jumelles fonctionnaient, je ne suis pas dans la certitude que cela va servir efficacement pour améliorer une armure ou encore donner des outils supplémentaires aux agents de la paix. C’est un objet qui aide surtout pour Lucy, mais cela m’intéresse de recréer le processus scientifique, uniquement par le fait, que je veux tenter de le faire par moi-même. J’ai toujours fonctionné de cette façon et ma plus grande crainte venait surtout de mon incapacité de créer les processus et les mécanismes créés par le Docteur Richards ou le Docteur Pym. J’étais peut-être jalouse, mais j’avais aussi un égo particulier de pouvoir prouver ma valeur envers deux cerveaux humains qui pouvaient même dépasser les capacités de génies des meilleurs scientifiques de l’Empire Kree.

Je lui fais un léger petit signe de la tête pour lui faire comprendre que j’ai compris pour la difficulté de passer les encocher dans le but de passer les lentilles, mais j’étais plutôt avantagée par mon laboratoire pour faciliter les constructions. Je lui émets un petit sourire au mot en répétant « Bidouillage… » après son utilisation. Elle utilise souvent des drôles d’expression, même pour son premier langage parlé. Regardant sa fabrication, elle se lance sur sa réponse pour l’efficacité de son casque fabriqué avec une micro-onde. Il est dommage qu’elle ait laissée ce casque en Amérique du Nord, malgré tout le professionnalisme d’Emma-Frost, ils n’ont pas faits des tests empiriques pour vérifier combien de fois il pouvait fonctionner. Le matériel n’est pas assez efficace selon la jeune française, ce qui est compréhensible, mais si cela a bloqué la télépathie d’Emma, il peut avoir une pertinence de l’étudier.

Elle commence une comparaison avec le casque de Magnéto, je crois qu’elle va un peu trop loin dans cette idée. Malgré le danger d’Erik par sa puissance, son charisme ou son influence, il reste un homme aussi brillant qu’Alexander-Luthor pour avancer dans plusieurs domaines différents. « Il ne faut pas se comparer à Erik-Lehnsherr, c’est l’un des plus grands scientifiques de Terra. Son casque est d’une rareté et d’une unicité très difficile à reproduire. Le problème avec les brouilleurs et logiquement avec ton casque, c’est que les pouvoirs psychiques sont capables de détecter immédiatement la place où est l’outil pour bloquer la télépathie. Valerie-Braddock, Elizabeth-Braddock, Jean-Grey ou Rachel-Summers peuvent détecter d’où vient cette anomalie et l’éliminer. Les pouvoirs d’Erik ne permettent pas cette défaillance. » Il a toujours été un ennemi très coriace pour cette raison, la Confrérie reste souvent des combattants et des techniciens dépassant largement les capacités de militaires traditionnels. Je me suis peut-être perdue dans le sujet, alors je la relance sur le casque : « On va tenter un jour de refaire un troisième casque quand vous allez officialiser votre titre dans l’Alliance des Champions. Je travaille avec des professionnels et je considère amplement que les examens de l’Alliance des Champions permettent de détecter les intrus dans l’organisation. Cela peut être long pour une être de Terra, mais moi, j’avais encore beaucoup de temps à moi. Je suis capable d’être patiente dans ma vie, les réponses et les études empiriques vont pouvoir éluder quelques questions.

Je remarque légèrement le changement d’attitudes de Lucy-Prissy en arrivant sur le sujet d’Emma-Frost, la défendant presque aveuglément dans un monde complètement injuste. Comme dirait la Grande Roche des Quatre Fantastiques, il était peut-être le temps de partir les violons. Je reste complètement neutre au discours de Lucy la voyant trouver des explications au comportement de la Chef des Héllions. Elle voulait le changement et non le contrôle. Prenant une pause, elle me redonne les jumelles délicatement avant de continuer sur la défense d’Emma-Frost. Son explication me laisse perplexe, ne sachant pas si elle est réellement sincère ou si elle tente de rentrer dans le jeu de la Reine Blanche. « Prenez en compte ce que je vais vous dire pour le moment, ne vient pas de l’objectivité, mais d’un avis personnel. Depuis des années, je pense que tous les criminels ont quelque chose en commun : Ils ont tous une forme de justification dans leurs comportements ou même dans leurs actions quand tout peut être leur contraire. Il existe des mécanismes du cerveau pour nous protéger de ce monde, mais aussi pour justifier ce que nous pouvons devenir. À une époque où le Club des Damnés faisait toujours les mêmes erreurs : Créer des guerres pour tenter de faire la paix, ils ont joué à un jeu qui ne l’était pas. Au début, ils ont tous la même justification : Famille, Changement, Paix, Équilibre ou Bien Commun. Tous ses concepts font très beaux dans une biographie, mais je ne pense pas qu’elle est essentiellement réelle pour ces individus noyés dans une instrumentalisation hypocrite du système. » Lucy me passe délicatement ces gants avant que je poursuive : « Il avait tellement de portes ouvertes vers une construction positive de l’être humain, mais elle a tenté de jouer avec un groupe qui ne croyait qu’aux vices. À place d’affronter les défis, de se tenir debout, elle n’a pas tenté de faire affronter leur système contre eux, mais bien de rentrer dans leur système. Je ne crois pas que les erreurs doivent définir l’humanité, mais je crains souvent des êtres comme Emma-Frost, Erik-Lehnsherr et Alexander-Luthor de rester dans une perception négative de l’être humain pour faciliter les manipulations ou les vices pour arriver à un but. Et malgré que ce but puisse être le plus positif possible, la méthode risque de définir grandement la suite du changement ou de l’aide. » Je suis restée complètement neutre devant tout ce long monologue, mes yeux ou mes mouvements ne trahissant rien de mon objectivité comportemental.

« Ne croyez pas que je la condamne, loin de là. Croyez simplement que je doute. J’ai connu beaucoup d’individus dans ma vie, parfois certains ont été les pires ordures de la planète, pendant que d’autres ont incarné une bonté que même des grands sages ne possèdent pas. Parfois, les pires ordures peuvent devenir des êtres exceptionnels comme tout le contraire, mais il faut savoir douter, surtout d’une être qui a pu agir d’une façon complètement monstrueuse. Cela va être donc à elle de prouver ce point et après, peut-être que je vais avoir une autre analyse sur sa rédemption. » Je ne suis pas une grande partisane de ce qu’elle a fait subir à Ororo ou à Sam-Ara, mais je peux comprendre son efficacité pour aider des individus en crise comme Michelle-Drew. Mon attention se retourne donc vers les gants pour ensuite continuer quelques questions :

« Êtes-vous capables de baisser ou d’augmenter l'intensité du volt de vos gants? Quelles sortes de gants avez-vous utilisé durant la construction de cette arme? »
Avant de commencer à démembrer les gants, je pense que ce sont des questions plutôt basiques à poser. Certaines armes Quarr avaient une efficacité et une précision importante selon la biologie à électrocuter, donc je tente de comprendre cette adaptation et la précision de la jeune femme sur ses créations avant d’aller plus loin.
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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mar 27 Juin 2017 - 7:16


Bidouillage, ouep. Ça fait sourire Liara et j’en suis contente, peut-être de façon un peu bête. Même si j’ai pas trop l’accent du 9-3, j’ai quand même des mots et des expressions bien à moi et que ça plaise est préférable à l’inverse. Après, en général ça laisse perplexe, ce qui est un moindre mal. Encore après, le bidouillage me semble plus adéquat que l’innovation, puisque techniquement je n’innove pas, ou que la découverte, même si j’apprends beaucoup de choses je ne découvre rien au sens scientifique. Et puis, surtout, la manière dont je fais les choses ne peut être appelée autrement ; Système D 4 Ever !

Je ne me comparais pas vraiment à un homme dont les livres d’histoire parlent d’un grand terroriste puisqu’on n’a pas encore eu le temps de les réécrire pour dire qu’il est chef d’état, grand ou pas, mais c’était son casque qui m’a donné l’idée du mien. On n’était pas du même niveau, aucune illusion là-dessus, et je confirme que son casque était hard à refaire vu le résultat des miens ; mais, encore une fois, chacun son petit niveau donc aucun souci. Quand au problème de localisation psychique par résistance, ça me semble logique oui. Tout autant que la puterie du combiné télépathie et télékinésie ; pas besoin de connaitre tous les noms cités par Madame Soni pour comprendre l’idée. Idée qui valait aussi pour Magneto, puisque ses pouvoirs étaient de la psychokynésie aussi, techniquement ; est-ce qu’ils étaient cancérigènes, comme la télépathie ?

Cette réflexion me fait passer à côté d’une autre qui pourtant a son importance : tenter de refaire un troisième casque m’aurait bien fait sourire mais la déclaration se poursuit avec "quand vous allez officialiser votre titre dans l’Alliance". D’un autre côté, on en arrive à un autre qui est important et les avis divergent sur Emma Frost, comme toujours. Les choses continuent et j’écoute la réponse de Madame Soni avec attention, plissant les yeux. Sa précision sur sa subjectivité nous fait parler à égales, puisque j’ai aussi parlé par subjectivité, et j’entre en accord aussi avec la justification des actes criminels. Je pense juste que ça ne fait pas des années mais que ça a toujours été, personne ne faisant rien sans raison ; même si toutes les raisons ne se valent pas. J’ai une bonne approche des mécanismes de défenses psychologiques grâce à Maman et je vois cette histoire de ce mentir à soi-même pour transformer ses actions, l’ayant fait au côté d’Arlequin.

Créer des guerres pour tenter de faire la paix, c’était un reproche que Dom Anno m’a fait et je pense que n’importe quel membre du crime organisé peut le faire à n’importe quel membre de groupe de sécurité. Après tout, la pègre n’avait pas pour but la violence, c’était son dernier recourt et cela lui servait à stabiliser ses affaires. La sécurité, en revanche, passait par la déstabilisation et la destruction au nom de valeurs comme celles que cite Madame Soni. La différence venait que les mafias étaient généralement imprégnées de l’hypocrisie du système, s’en servant sans plus de vergogne que certains politiciens, tandis que les super-héros tentaient de changer les choses en mieux. J’ignore les choix qui ont poussé Emma Frost à aller dans un groupe qui se servait des vices du système mais je pense qu’elle avait affronté des défis tout de même. Elle était rentrée dans leur système tout comme elle est dans le système politique et économique puis c’était séparé du Club des Damnés lorsque les intentions ont divergé ; était-ce un mal ? Est-ce un mal de se dire qu’on peut changer les choses de l’intérieur plutôt qu’en allant contre ?

Je suis assez mal à l’aise au discourt de Liara, pas tant par ses mots ou même son expression robotique mais pour les parallèles que mon expérience, ou mon égocentrisme, me font faire. Je passe les gants piézoélectriques de façon complètement distraite et Madame Soni le voit, ne tardant pas à parler de ne pas condamner mais de simplement douter peut-être pour me rassurer. Son expérience lui a fait voir les extrêmes de diversités de l’Humanité mais peut-être pas assez la moyenne. Il faut savoir douter, oui. Il ne faut pas faire confiance à n’importe qui surtout lorsque le passif joue en leur défaveur. Mon passif a joué en ma faveur, j’en remercie la Chance d’ailleurs, mais il a aussi prouvé que je doute beaucoup et pas assez à la fois. Je veux trouver les réponses à mes doutes et, quand elles ne sont pas les bonnes, je veux apprendre de mes erreurs. Mais cela ne change rien au fait que je me suis tellement brisée à aller contre le système français que je suis à l’intérieur à présent, exploitant la faille ouverte par la supériorité des super-héros face aux institutions chargé de la justice pour baiser la condamnation qui a été faite contre moi.

Non, les erreurs ne devaient pas définir l’Humanité, elles doivent lui permettre de s’améliorer. Je comprenais les craintes face à la perception négativiste des choses afin que tout ne soit qu’un moyen mais je ne peux pas condamner pour ça : quand on me disait que le monde c’est de la merde, je répondais qu’il faut se lever du pied gauche du coup car marcher dans la merde du pied gauche ça porte bonheur. Mais c’était l’un des mécanismes de défense du cerveau pour se protéger du monde dont on parlait à l’instant car, au final, Dom Anno a raison. Je suis plus proche de personnes comme Emma Frost, voir même Arlequin, que de personnes comme Aislinn et, je suppose, Liara. Pourtant, je suis leur exemple à présent, probablement plus que celui de Valerie qui s’inscrit également dans une intégration au système, mais ce n’est pas exclusif.

Assise sur le bureau, il faut bien les deux questions de Madame Soni pour me faire revenir à la réalité et que mes yeux quittent le vide qu’ils observaient pour revenir à mon interlocutrice. Je garde le silence en baissant le regard sur "l’arme", tout d’abord dérangée à ce qualificatif avant de me rappeler que je me trimballe avec un cran d’arrêt sur moi et que je suis capable de crever des yeux et de casser des genoux… si, mes gants sont des armes tout autant que les transports de Kim, même s’ils n’ont pas plus vocation à être létaux. Je reprends de l’aplomb au changement de sujet et m’en vais donc parler de ce que je connais, non de ce que j’apprends ; chose qui nécessite que je repique un gant à Liara en passant, histoire de lui indiquer les endroits et de manipuler de mon côté.

Ce sont des gants cloutés, même si j’suis pas sure que ça réponde à votre question en fait. De base, j’voulais remplacer le cloutage par du matériau piézoélectrique prélevé sur des allume-gaz mais c’était chaud : j’ai foutu l’feu à la première paire. Quand j’ai plus eu de sous à récupérer du bordel pour bidouiller… ben j’suis v’nue miauler ici. Les Curie ont utilisé des patrons de gants cloutés en rajoutant une couche d’isolant à l’intérieur, pour éviter que la transpiration me mette au courant, et en utilisant des céramique PZT pour le cloutage, pour avoir la décharge d’impact. Plus le choc est puissant, plus la décharge est grande ; c’est la seule "maitrise" de l’intensité. Mais y'a pas d’quoi tuer et ça reste inférieur à un shocker de poing, l’but c’est d’engourdir le membre ou la gueule quelques secondes. Ça se démonte pas vraiment du coup, sauf si vous voulez défaire les coutures pour autopsier ; c’qui doit pas vraiment être la peine, vu que c’est Made in Curie. Ou by, surtout qu’c’est eux qu’ont acheté au final.

Je laisse Docteur Soni examiner mes gadgets en priant la Chance qu’elle ne les dépiaute pas, ce qui est un bon test quand à connaitre l’avenir du casque MLC qui attend encore son tour. Il n’y a aucune raison de le massacrer lui si on refait un troisième casque… quand j’aurais officialisée mon titre dans l’Alliance des Champions ; j’ai pas tilté ça tout à l’heure mais ma drôle de mémoire montre ses capacités utiles et je me concentre un instant. C’est très polysémique en fait, comme déclaration. Soit cela doit vouloir dire que Liara me considère capable, voir même proche, d’être titularisée et place donc cet échéance pour pouvoir collaborer au mieux avec moi sans avoir à restreindre des informations car nous serons égales ; ce qui est super-positif et encourageant. Soit cela peut vouloir dire qu’elle ne prendra le temps de refaire un truc qu’on a convenu d’une utilité extrêmement discutable que si je réussis à faire mes preuves histoire de ne pas perdre du temps avec lui comme avec moi ; ce qui est beaucoup moins cool. Comme avec ce qui m’a donné l’idée pour les gants piézoélectriques, c’est affaire d’interprétation et de subjectivité je pense mais je penche vers l’aspect positif, même si pas forcément aussi positif que mon interprétation ; comme avec Emma, côtoyer Liara me donne une vision d’elle qui oriente ma perception. C’est cela qui est dangereux mais c’est normal d’être subjectif même si je ne doute pas assez.

Sinon l’idée m’est v’nue du cadeau d’Emma pour mon anniv’ : une balle rembondissante en polymère piézoélectrique. C’était une super-idée même si elle rebondit un peu moins qu’une balle normale et, comme son mot le disait, qu’il faut ni la serrer dans sa main ni la frapper sans protection ; chose qu’j’ai bien évidemment fait du coup. Il est possible de voir ça comme l’utilisation de mes défauts pour faciliter une manipulation, impliquant que tout cela ne soit que le moyen vers une fin toute autre, et elle a parfaitement assumé en me trollant sur Twitter après coup, de jus. Et du coup pour éviter le jus justement, j’suis partie sur l’acquisition d’une paire de gants que j’voulais capable du même effet. Après, plutôt que d’y voir une manipulation malveillante vu que j’suis vraiment pas le meilleur investissement dans l’domaine, j’me suis contentée d’y voir une plaisanterie en bonus d’un objet utile donné par bienveillance. Encore après, j’vais pas essayer de vous convaincre qu’Emma est une bonté digne d’la Justice League. C’est pas l’cas. Comme la quasi-totalité des gens que j’connais. Elle est nuancée, avec du bon et du mauvais, et j’vais pas vous vendre sa rédemption car c’trop religieux pour moi et j’sais qu’les explications aident pas forcément. J’crois cependant en elle et si vous voulez la rencontrer pour l’analyser, j’suis optimiste quand au résultat. A défaut d’être dans une perception négative des gens, j’ai pas mal d’expérience dans le "faire pire en voulant faire mieux" ; j’pense pas avoir besoin de donner d’exemple. Mais du coup, j’suis convaincue que le plus important dans une erreur, c’est d’en apprendre. Faire pire en voulant faire mieux, d’accord tant qu’on fait mieux par la suite. Après reste à savoir si faire mieux par rapport à pire ça signifie faire pire ou faire moins pire mais ça c’est d’la philo.

Et un troll, au passage, sans doute par appréhension de constats qui me seront désagréables vu que je ne fais ni parti des ordures ni des exceptionnels bontés pour manger dans toutes les gamelles à tous les râteliers comme d’hab’. Après, toute fouille-merde que je sois j’aime pas faire les ordures.

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Re: La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher

Message  Liara-Soni le Mer 28 Juin 2017 - 0:03



« La meilleure façon de marcher, ou de faire marcher »
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C’est surtout comment la culture terrestre peut être différente d’un continent à un autre, qui m’intrigue le plus. L’Empire Kree était oui un bloc monolithique assez considérable à une autre époque, où le langage et les habitudes étaient construits sur une longue échelle où les différences étaient peu probables. Pour aller dans le domaine de la science, j’étais obligée de percer dans ce domaine pour maintenir ma position vers la science. Notre destin est souvent trouvé dès notre naissance, notre biologie et notre éducation sont ainsi construites pour que nous allions vers ce modèle. Sam-Ara avait toujours eu un destin très proche des plus grandes guerrières de ce monde, alors il était normal qu’elle soit devenue l’une de nos grandes combattantes pour notre Empire. Sa trahison m’est aujourd’hui anodine, surtout par la culture de la Justice League où que oui, on est grandement transformé individuellement par les contacts pour nous donner une vision collective où on peut acquérir bien plus de libertés. Cependant, c’est encore étrange pour moi de voir des cultures se diviser sur le continent où les expressions et les coutumes changeaient grandement entre chaque individu.

Ma réponse est peut-être horrifiante pour Lucy-Prissy, mais elle est d’une logique personnelle. Je répète ma démarche sur des compétences individuelles et collectives, et non uniquement sur des talents personnels. L’Alliance va me confirmer si Lucy est capable de suivre un certain ordre dans sa vie que tomber dans un chaos sans réelle coordination possible. Je suis peut-être plus crue qu’Emma-Frost sur cette question, qui accepte beaucoup plus facilement les membres de l’Alliance sans se poser des questions sur notre alliance, mais je ne vais pas m’en plaindre. Je suis peut-être rude avec cette Emma Frost, mais mon avis est consistant sur ce qu’elle représente aujourd’hui.

J’ai toujours l’impression que quand on arrive au sujet de l’extrême, c’est facile de dévier du sujet. Si la Justice League est arrivée à éliminer presque totalement le Projet des Sentinels dans les Années 80 par l’éducation, il est plus simple de dramatiser vers le pire pour trouver des solutions qui peuvent plutôt aggraver le problème par des solutions réalistes. Le Club des Damnés a toujours été un problème. Oui, il doit avoir une tonne de raisons sur pourquoi la Reine Blanche a décidé d’aller vers cette direction, mais je crains que cela ne me convainc pas. Je perçois bien que mon discours ne plaît pas à la petite Lucy, mais au niveau des pensées ou des idées, l’Alliance des Champions exige une ouverture certaine, même à un discours extrêmement sévère comme le mien.

Est-ce que je parle de la moyenne? Non, je parle de gens qui ont possédé d’un pouvoir criminel, politique et économique ayant acceptés le vice comme la seule réponse possible devant ce qu’ils pouvaient percevoir. Peut-être que les nuances étaient difficiles à percevoir pour le moment, surtout que oui, on trouve des logiques et même des explications dans des comportements complètement monstrueux, mais il faut savoir se montrer plus abrupte devant certaines logiques. Je trouve cela potentiellement dommage que Lucy-Prissy est tellement ambitionnée à emmerder un système qu’elle peut le justifier par son recrutement dans l’Alliance des Champions. Cette rancune représente pour moi un vice, mais aussi à une haine complètement superficielle qui peut engendrer bien plus de problèmes que de solutions.

Cette négativité est importante dans l’humanité, et elle est souvent inutile à mon avis. Il existe des façons de se construire qui ne demande nullement ces réflexions aussi agressives. Je n’exige pas à avoir raison sur ces questions, mais je suis fortement sceptique sur les êtres qui ont besoin d’avoir raison pour faire avancer cette société. Au moins, après mon long monologue, Lucy est capable de répondre à mes questions sur ces gants. Les Curie se sont beaucoup plus impliqués pour la sécurité de la jeune femme : « Intéressant processus des Curies… » Si les inventeurs français ont réussi à améliorer la technologie, je n’ai nullement besoin de démanteler la machine, ils doivent déjà avoir les plans de modernisation qui m’intéressent autour des inventions de la jeune Lucy. Il n’est donc pas nécessaire de faire inquiéter plus la jeune recrue française sur la destruction probable de ces inventions.

Silencieuse en regardant l’attirail technologie pour faire cette machine, Lucy me relance doucement vers Emma par sujet amené assez classique. Je trouve cependant maladroit de voir son utilisation autour d’une méthode de la science pour améliorer le produit pour la défendre. Elle joue avec les mots pour tenter d’amoindrir l’utilisation de la manipulation pour aller vers un autre outil. Est-ce que les médecins manipulent le corps humain pour arriver à une guérison? Non. Est-ce que les scientifiques manipulent leurs savoir pour mélanger plusieurs éléments ensemble afin d’améliorer une vie? Est-ce qu’il est comparable de parler de manipulation pour les changements scientifiques perceptibles aujourd’hui?

« Je trouve que l’utilisation de vos mots est assez ambivalent. Je ne comprends pas parfaitement pourquoi vous utilisez le mot manipulation pour trouver un sens plutôt ouvert, mais je ne vois pas en quoi vous voyez qu’une manipulation bienveillante est quelque chose de plutôt efficace dans notre société. Est-ce que cela peut être la même rhétorique pour un dictateur? La dictature bienveillante que Victor-Doom peut se vanter aujourd’hui est une manipulation moindre que le chaos qu’il prévoit sans lui? De plus, je trouve que c’est plutôt léger de parler de votre expérience avec Emma-Frost pour anticiper cette argumentation devant moi. » Je prends une petite pause devant la jeune Lucy, déposant ces fameux gants. « Croire, que la Justice League était une dignité de la bonté, est assez déformant finalement de ce qu’on a été depuis des années. C’est aussi mal nous connaître, tous les individus de notre organisation ou même de l’univers sont des êtres de nuances et je pense que c’est important de le comprendre. Je critique la mauvaise foi de plusieurs de nos ennemis qui ont pensé souvent que c’était avec la manipulation que la population mondiale peut changer sur des visions. Certains ont toujours pensé que c’était avec l’argent, avec la politique, avec la guerre ou avec les complots que le monde se façonnait. Cette vision est tellement importante qu’elle offre surtout des limites à ce que l’être humain peut devenir dans la galaxie.

L’être humain est d’une ingéniosité et d’une rapidité à comprendre de ses erreurs pour avancer, mais des visions erratiques arrêtent souvent ce progrès. Il est dommage que des êtres aussi intelligents qu’Erik, qu’Emma ou que Victor s’arrêtent sur une vision aussi négative, parce que la Terra aurait pu aller plus loin dans ses progrès en évitant toujours de s’opposer à ce qu’on proposait comme projet à l’époque. Je peux comprendre qu’on peut croire aux autres, je peux aussi comprendre que des individus peuvent souffrir, mais si on reste dans le pire, on va devenir ce pire. C’est souvent plus facile de concéder qu’il faut le pire, parce que nous croyons avoir connu le pire, mais je n’ai jamais vu d’évènements où des plans du pire sont devenus un bien pour l’être humain. Je ne veux pas la rencontrer, Lucy… je veux qu’elle nous prouve honnêtement qu’elle peut faire du bien à place de noircir toujours le portrait de l’humanité. »
J’espère sincèrement pour elle, qu’aucune idée d’ouvrir une école en Latvérie lui est venue en tête. Je fonctionne avec les faits et j’attends que Frost porte un projet bien plus positif que le sinistre chemin du Club des Damnés.
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