Les buts

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Les buts

Message  Valerie E. Hopkins le Ven 29 Jan 2016 - 0:30


    Je n’ai pas vraiment compté le nombre d’étudiants dans la classe. On est environ quinze assis sur les chaises pendant que trois professeurs nous parlent devant. Chacun a son style : Scott Summers fait très militaire, Elizabeth Braddock est plutôt timide, mais elle livre le discours idéal pour plusieurs et finalement Kitty nous parle des différents défis pour devenir X-Men. Cette équipe est connue partialement quand tu es étudiant à l’Institut Xavier pendant plusieurs années. J’ai été l’amie de Kitty à mon arrivé ici et cela fait plutôt bizarre de la voir nous livrer des informations sur les X-Men. Un petit sentiment de jalousie me traverse, mais le défi est encore plus large pour arriver à son niveau.

    Ils nous expliquent ainsi tous les défis physiques à traverser pour être accepter dans les X-Men. Cette formation est bien plus élaborée que les entrainements militaires et même des émissions caricaturales sur les espions, il se compose de plusieurs éléments philosophiques et martiaux complémentaires. Je n’ai qu’une seule envie en les entendant : C’est de réussir. Je n’ai pas besoin de reconnaissance ou d’ouvrages sur mes réussites, j’ai uniquement besoin de savoir que je suis capable d’atteindre ce niveau. Je veux prouver que je suis capable de suivre cet entrainement, de dépasser mes capacités et de construire un lien aussi improbable que possible avec chacun des X-Men, quel que soit son origine ou ses opinions. Durant cette classe, j’apprends quelque chose des plus fondamentaux, dans tout ce que les individus travaillant dans la défense, sont.

    Ils ne sont pas le produit politique, médiatique ou d’époque. Ils sont le produit de leurs valeurs, de leurs compagnons et de leurs passés. On devient ce qu’on recherche, la société peut parfois nous transformer, mais cette société n’est pas la réponse de tous ce que nous sommes. Elle accompagne ce qu’on peut devenir. C’est à nous de faire des conclusions sur la société ou sur nous-mêmes. J’ai connu des individus dans ma vie, souvent des gens ayant peu de compassions et suivant parfois les différentes modes. Dans d’autres cas, j’ai pu voir des individus incroyables avoir une vie merdique toutes leurs vies et pouvoir respirer malgré les souffrances. Mirko est un exemple, mais il doit en avoir plusieurs aujourd’hui. Cependant, on se souvient des gens qui deviennent égocentriques, ayant des réflexions débiles, se décrivant comme une bonne humanité, mais ils sont souvent le produit qu’ils ont cherché à être : Des mégalomanes remplis de mauvaises intentions, cherchant des reconnaissances par tout le monde. On en retrouve dans le milieu politique, financier et le milieu de la défense ne s’échappe pas de cette crasse qui essaie de se faire passer pour des héros.

    Les X-Men représentent un idéal en particulier : Ils représentent l’espoir, la seconde chance, l’altruisme et la vie. Dire pendant toute mon enfance, je voulais devenir une membre de la Justice League en prônant ces valeurs et dans cette classe, on me laisse la possibilité de le devenir. Ce n’est pas avec Superman, mais au moins ce sont avec des amis. À la fin de l’oral, les trois professeurs nous font passer des crayons et des feuilles pour écrire une lettre de motivation. Ils veulent qu’on commence en même temps, alors on doit patienter avant qu’ils donnent le signal. Des secondes passent, mes doigts s’amusent avec le crayon doucement en attendant…

    Je suis heureuse que mon petit frère soit présent à New York avec moi avant de partir contre l’État Mutant. Je lui ai quand même présenté des grandes vedettes des Vengeurs. Je crois qu’il a été très heureux de rencontrer Samantha, Caitlin, Jessica ; la femme qui se cache derrière le masque de Spider-Woman, Sif ou encore Luke. Je sais très bien que c’est un geek comme plusieurs, en plus, je lui laisse la possibilité de décompresser de l’Université pour profiter de certaines vacances avec moi. New York est toujours plus beau en Hiver. C’est un peu plus glacial que Vancouver, mais c’est vraiment quelque chose de particulier d’en profiter.

    Dans le petit restaurant-bar, il remarque facilement quelque chose. Habituellement, c’est facile pour lui de me faire décrocher des longs monologues, mais il trouve aujourd’hui que c’est étrange que je me concentre de jouer avec le crayon que la serveuse a oublié à notre place. Alors il décide finalement de me poser quelques questions un peu plus personnel sur comment je me retrouve avec les Vengeurs. Mes premières réponses ne le convainquent pas du tout. Il pousse un peu plus pour que je parle.


    « Je ne sais pas. Si tu veux une réponse honnête si cela va bien dans les Vengeurs, ma seule réponse valable est que je ne sais pas. Toute ma vie, depuis que j’ai quatre ans, j’avais un seul rêve et c’est d’être à cette place. Alors, est-ce que je le regrette aujourd’hui? Non. Je suis heureuse d’être devenue quelque chose dans ce monde, je suis heureuse de pouvoir dire que j’ai réalisé mon rêve. J’adore ce que je fais. J’adore prendre les armes, me servir de mes pouvoirs et aller botter le cul des connards qui menacent la vie, mais finalement quand je vois tous ses aspects, toute la réussite que je peux avoir dans ma vie… tous les amis que je peux avoir dans les Vengeurs.

    Je ne sais pas, mais on dirait que je suis incapable d’être heureuse. On dirait que tout est figé complètement et que finalement, je ne sais pas où me placer. Je sais qu’on me supporte, je sais que les geeks me supportent, que mes coéquipiers me supportent, que tu me supportes, mais on dirait que je suis incapable de me supporter. À chaque fois, je me créé des illusions pour mes rêves. Quand j’étais à l’Institut Xavier, je croyais être capable de faire un trio avec Shane et Erika, mais tout a finit par s’écrouler.

    Quand je suis arrivée dans les Vengeurs, j’ai rêvé aussi de me voir accepter comme les autres héros, mais on n’arrête pas de me faire chier avec le recensement. On n’arrête pas de me parler de ce que les mutants ont besoin, de ce que j’inspire ou de ce que je peux devenir. Finalement, j’ai l’impression d’être seule… peut-être que c’est complètement idiot à dire quand tu peux voir comment Samantha me supporte, mais tout ça, c’est non parce que je veux faire parler les valeurs de la défense qu’on m’a apprit, mais bien parce que j’ai gagné une stupide téléréalité. »


    Quand mes yeux se remplissent d’eaux, il décide de venir s’asseoir à coté de moi et de me serrer dans ses bras. Il ne sait pas trop quoi répondre et honnêtement, je ne pense que personne pourrait savoir quoi répondre. Je le colle un moment en m’excusant de lui avoir raconté toutes mes angoisses, mais durant ces rares instants, il est le seul à pouvoir me consoler convenablement. Il est le seul en ce moment à savoir toutes mes affiliations dans les différents groupes. Peut-être mon plus grand défaut, ce n’est pas être incapable de parler, c’est uniquement à qui je peux parler.

    Je passe ma main brutalement dans ses cheveux. Le karaoké nous attend. On n’a pas sorti illégalement de l’Institut Xavier uniquement pour avoir peur des professeurs qui viennent nous chercher. C’était quand même un exploit de convaincre deux vieux étudiants de nous prendre pour faire une petite virée en ville. Daniel, mon ami d’enfance, est inquiet, mais vous savez très bien qu’on ne peut pas être inquiet en 2006. On ne peut pas être inquiet de nos vies personnelles, voyons... surtout avec ce qu’il se passe autour du globe. Est-ce que j’ai vraiment besoin de vous rappeler ce qu’on vivait dans cette terrible année?

    Georges W. Bush est le président des États-Unis, la Justice League n’est plus, Paris Hilton (Ce que je crois être une monstre de l’HYDRA) est au sommet de sa popularité, Vince McMahon affronte Shawn Michaels à la WWE en compagnie de Dieu, Ethan Scott essaie d’être un super-héros à Los Angeles, la série Sopranos se termine, Garfield le film sort et Green Day nous tue les oreilles avec American Idiot. Est-ce qu’on doit vraiment s’inquiéter pour la suite? Je ne crois pas vraiment. J’essaie de le tirer vers moi pour qu’il se lève et pour qu’il profite de notre soirée.

    Je n’aime pas U2, qu’il me disait. Je lui donne raison ; je déteste ce groupe, mais on est tellement talentueux qu’avec l’alcool, cela peut rendre leurs produits cent fois meilleurs. Je réussis finalement à lever ses grosses fesses de paresseux pour le coller sur moi et pour qu’on commence à chantonner doucement Beautiful Day de ce groupe de ringard. Mon père adore ce groupe d’Irlandais, mais comme toutes les vieilles personnes, ils ont toujours des grands problèmes d’ouïes pour reconnaitre un groupe merdique ou non.


    « Je n’ai juste pas envie de te perdre. En 2007, j’ai perdu mon meilleur ami et finalement on m’apprend que je risque de te perdre aussi. Ils ne sont pas vraiment sûr quand, mais tu risques de crever à l’hôpital à l’autre bout du continent et que je le sache sans pouvoir rien faire. Tu me dis que tu acceptes cette mort parce que tout le monde doit crever un jour, mais ce n’est pas le temps. Je ne veux pas te perdre quand j’ai uniquement 20 ans. Je veux que tu sois là quand je vais amener mon nouveau copain dans les soirées de famille. Je veux que tu sois là quand je vais amener les nouvelles clés de la voiture à mon frère. Je veux que tu sois là pour regarder la finale de Breaking Bad avec toi. Je veux juste que tu restes, mais finalement, je ne peux pas.

    Je t’aime papa. J’aimerais tellement tout changer. J’aimerais tellement te donner dix ans ou vingt ans de plus, mais je ne peux pas, parce je ne peux rien faire. Je ne veux pas que cela soit notre dernière discussion, je ne veux pas que tu souviennes de moi pour la gamine qui pleure à ton chevet. Quoi que j’en dise, quoi que tu en dises, je ne pense pas que je vais être prête à accepter qu’un jour, tu ne vas plus être là.

    J’ai besoin de toi, maman a besoin de toi, ton fils a besoin de toi. Tout le monde a besoin de toi, c’est l’une des seules raisons pourquoi je suis encore capable de respirer. »


    La responsable de l’Institut Xavier est venue me chercher directement à l’aéroport. J’étais accompagnée durant le voyage par ma mère, elle semblait visiblement touchée durant le transport. Je lui ai dis que j’allais revenir en été et durant les temps des fêtes. Elle me répond que dès que je suis capable de contrôler mon pouvoir, que je peux revenir et qu’elle pourrait m’inscrire à l’Université de Vancouver. Je lui ai donné l’un des plus gros câlins de tous les temps pour la remercier du voyage et du temps passé avec moi. Au début, je ne pouvais rien contrôler et c’est avec son aide, et les travailleurs sociaux qu’ils m’ont permis de me libérer de cette pression. Ils m’ont permis d’être capable de me laver sans que je m’électrocute à chaque fois.

    Mais il me fallait un support particulier pour continuer. L’Institut Xavier s’est offert à nous pour me permettre d’être capable de tout contrôler… enfin j’exagère. C’est impossible de contrôler toute sa mutation selon eux, mais ils peuvent m’apprendre à comment la gérer dans la vie de tous les jours. On m’installe dans une petite chambre à deux. J’habite avec le jeune Daniel Manson, un jeune canadien de Calgary aussi. Dans les chambres voisines, on décide de m’accueillir avec des petits jeux comme bienvenue. Katherine Pryde, Elizabeth Mason, Francis Michaels, Jane Gallagher, la timide Helena Boldarev, Shane Elhonna, Erika Elhonna et plusieurs autres. Je souris et on me demande qu’est-ce que je pensais faire plus tard. Je ne sais pas est ma seule réponse, mais je leur indique que je vais le découvrir plus tard avec eux.

    Je reprends doucement le crayon entre mes mains. Kitty nous donne le signal. La feuille reste blanche quelques minutes, ne trouvant pas vraiment pourquoi je dois écrire une lettre de motivation. Je regarde Kitty un moment en lui adressant un petit sourire avant de retourner sur ma feuille.


    '' Je ne sais pas pourquoi vraiment je veux faire partie des X-Men, mais je sais pourquoi j’ai besoin des X-Men. Autant les pertes dans le passé ou dans le futur, je vais toujours être fidèle à mes valeurs et à mes coéquipiers. Je refuse de perde toujours sans pouvoir rien faire et c’est l’une des seules raisons que je voudrais faire partie des X-Men. Je refuse de perdre ce que vous prônez et je refuse de perdre des amis aussi considérables que vous. ''

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Valerie E. Hopkins

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