Sur les traces des Pharaons

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Sur les traces des Pharaons

Message  Cereza de l'Umbra le Lun 28 Mar 2016 - 10:06


Il est naturel de voir les températures s’accroitre à mesure que l’on avance dans l’année, sur la première partie tout du moins, mais mes migrations amplifient cela de façon assez radicale. Du climat subtropical humide de la Nouvelle-Orléans à celui saharien du désert Libyque en graduant par le tropical de Miami, je perds toujours plus de fraicheur pour prendre en chaleur. Et je dois avouer que cela pourrait devenir désagréable lorsque je n’aurai plus la climatisation de la voiture me conduisant à Al-Kharga pour compenser.

L’oasis d’Al-Kharga est l’une des cinq grandes oasis du désert Libyque en Egypte et subit une exploration archéologique depuis une quarantaine d’années, laquelle a mise à jour des vestiges perses, égyptiens et romains. La ville qui s’y trouve a une population d’une centaine de milliers d’habitants et un important musée archéologique, lequel motive d’ailleurs l’investigation du BPRD à laquelle je vais prendre part : un archéologue égyptien de petite envergure disparu il y a plusieurs mois au cours d’une de ses expéditions au sud-est de la ville, Ahmed Akbar, a été filmé vêtu comme un pharaon et cambriolant le musée d’un sceptre à tête de serpent. Les vigiles présents sur place ont tout d’abord tenté de l’arrêter avant de lui prêter main-forte, laissant penser à des capacités de contrôle mentale d’origine inconnue. Quelle que soit la vérité, on a été envoyées la trouver, avec les suppléments de récupération des vigiles et de l’artéfact ainsi qu’arrestation de l’archéologue ; même si ce dernier point risque d’être plus expéditif de mon point de vue, la légitime défense étant difficile à réfuter face à un manipulateur d’esprit.

Allongée à mon aise sur le siège passager du taxi, pieds sur le tableau de bord, je songe à la bénédiction que ma combinaison magique ne soit qu’imitation cuir sans quoi s’eut été du masochisme de la porter par un tel climat. Le dos nu, le décolleté paré de la montre à gousset, l’ouverture sur la gorge et les lignes ouvertes sur les jambes n’auraient jamais permise une régulation thermique suffisante dans le cas contraire considérant que, mine de rien, elle me couvre de la nuque aux chevilles en suivant les chaines d’invocation en or qui s’en vont jusque dans ma chevelure. Même les manches, courtes et ceinturées, laissent place à des gants longs blancs aux paumes rouges et bracelets dorés ainsi qu’à de longs panaches de cheveux entremêlés de pendentifs. Ce n’est que lorsque la voiture s’arrête et que j’en descends que mes escarpins touchent le sol sec tandis que les rubans de cheveux rouges s’agitent au vent. Je porte mon regard aux alentours en me faisant la réflexion que des verres progressifs pour mes lunettes aux branches en ailes de papillon ne serait peut-être pas une mauvaise idée.

Payant la course en monnaie locale fournie par l’antenne locale du Bureau, située au Caire, je commence à me diriger vers le musée de la Nouvelle Vallée de ma démarche exagérément féline tout en murmurant quelques paroles dont la mélodie les accompagne dans mon esprit.


Je suppose que Mari sera arrivée avant moi, cela ne lui serait guère difficile considérant que les deux derniers jours et la première moitié de celui-ci ont été consacrés aux déplacements de mon côté, et le souhaite pour ne pas avoir à l’attendre. Mon impatience est inutile à démentir mais elle ne concerne pas l’enquête, ce sont nos retrouvailles qui me concernent le plus pour l’heure. Qu’elle ait prise l’initiative d’interroger seule le directeur du musée pour en apprendre plus sur le sceptre ou non ne m’importe pas, les infos resteront les mêmes quelque soit la personne me les donnants, mais j’aurai bien plus à lui dire qu’aux inconnus se trouvant dans le cadre de notre enquête.

Pénétrant dans le musée sans m’embarrasser de la file d’attente, je montre le mandat d’enquête à la première personne y appartenant et osant m’interpeller. Ma tenue comme mon ombre, qui prend la forme d’une femme vêtue d’une robe et d’une coiffe en forme de papillon dont elle possède également les ailes, marquent mon appartenance à une tranche de population que l’on n’est pas habitué à voir apparaitre avec un papier officiel. A dire vrai, j’ignore même quelle grande équipe multiétatique se charge de la protection de l’Egypte, cela pourrait tout aussi bien être les Vengeurs que l’ACE ou les Last Sons, mais ce n’est guère important. Improbable qu’ils s’intéressent à un petit vol dans une petite ville au milieu d’un grand désert, du moins tant que les conséquences de cela ne sont pas trop grandes ; et si elles le sont, c’est que Mari et avons mal fait notre travail.

En parlant de travail, plutôt que de rencontrer le directeur dans son office pour qu’il fournisse quelques informations que ce soit, je demande à aller voir d’entrée de jeu la scène de crime avant de congédier mon infortuné « guide » pour qu’il fasse passer le message de mon arrivée. Je ne suis clairement pas une enquêtrice adepte du repérage et de la collecte des petits indices afin d’en tirer suppositions et hypothèses mais j’ai un avantage non-négligeable pour une agente du BPRD : je perçois la magie. Les énergies magiques et dimensionnelles, qu’elles le soient ou non à l’œil humain, sont visibles pour moi et mes perceptions ne se limitent pas qu’à la vue. Cela ne vaut peut-être pas un bon sortilège de Zatanna ou de Stephen mais reste grandement pratique.

Et lorsque je me penche exagérément en avant pour franchir le périmètre d’interdiction délimité par la police locale, je suis déjà occupée à sonder la pièce du regard. Akbar n’a pas cherché à brouiller les pistes en volant plusieurs objets ou en saccageant le lieu, seul le sceptre a été volé et, comme on s’y attendait, il y a des traces de magie passive ; je le ressens sans difficulté. Néanmoins, je ne ressens ni ne perçois d’autres traces de sortilège et cela me contrarie pour le moins. M’immobilisant dans la pièce et posant les mains sur mes hanches, je plisse mon visage de contrariété.

Je perçois une présence plus familière pénétrer la pièce, se détachant des ombres anonymes que sont les autres personnes tout aussi anonymes, et je laisse échapper un petit sourire. Levant l’une de mes mains pour accompagner mes paroles, je me retourne d’un quart pour fixer Mari.

Et bien, qui voilà ? Tu m’excuseras d’avoir commencée par la partie touristique mais je suis en mesure de te confirmer que l’objet volé est bien magique. En revanche, les pouvoirs employés par le voleur ne le sont pas. Ceci étant dit, comment vas-tu depuis le temps ?

Akbar n’a jamais manifesté le moindre pouvoir surhumain de ce qu’en sait le BPRD et il est de notoriété publique au sein du bureau que mon professionnalisme se limite à faire le boulot correctement, mon attitude se faisant étant bien plus en accord avec celle du Grand Rouge que celle du Docteur Strange. J’aime à croire que cela fait parti de mon charme.

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