Chasse javanaise

Aller en bas

Chasse javanaise

Message  Cereza de l'Umbra le Ven 25 Mar 2016 - 12:15


Après le climat de New Orléans, celui de Miami offre un contraste fort agréable. L’hiver doux et sec, même s’il peut être victime d’un font de froid, est plus appréciable que la fraicheur humide plus constante. Enfin de mon point de vue ; et je ne suis certainement pas la seule à le penser, considérant la destination de choix de la Ville Magique pour les Springs Breaks. Mais ceux-ci ne sont pas encore commencés et c’est le travail qui me conduit ici, comme il l’avait fait pour la Louisiane.


Avançant dans les domaines de style méditerranéen de Coconut Grove, je longe la Pan American Drive en me dandinant au son physique de mes talons et à l’imaginaire d’une musique locale. Mes lèvres remuent silencieusement alors que les bruits de la ville et de la mer m’encerclent parfaitement, s’amplifiant régulièrement de par la fréquentation du quartier. Je passe relativement inaperçue, simplement vêtue d’un tailleur gris sombre dont les manches couvrent majoritairement mes gants blancs aux paumes rouges, et m’approche sans encombre du Miami City Hall.

Pénétrer le large bâtiment à un étage n’est pas véritablement difficile, les portes sont faites pour cela, mais rencontrer monsieur le maire s’avère plus complexe, surtout sans rendez-vous. Sans que l’attention qui en résulterait ne me déplaise forcément, je n’ai pas vocation à alimenter les délires paranoïaques des Vengeurs en usant de mes pouvoirs afin d’altérer le cours du temps pour accéder sans encombre au bureau qui m’intéresse. En revanche, je n’éprouve pas non-plus le besoin d’attendre de le croiser dans les couloirs en espérant que la douzaine d’années écoulées ne lui a pas fait oublier mon visage afin d’avoir une conversation personnelle avec lui. Mais je pense avoir les arguments permettant une rapide entrevue prétexte dont le double-discourt ne sera perceptible que d’Oliver Queen.

Je franchis les portes automatiques avant de me diriger vers l’accueil, prenant la pause face à l’hôtesse pour simplement réclamer une rencontre avec la seule personne qui m’intéresse dans le bâtiment. Mon toupet surprend et c’est amusant à voir comme à entendre la réponse se voulant polie et explicative quand à l’impossibilité de ma requête. Je me permets un petit ricanement étouffé alors que je tourne mon regard vers l’une des caméras de la piège pour la fixer un instant ; ce n’est pas tant aux surveillants de la sécurité que mon regard s’adresse mais plutôt à Oliver qui, je le suppose, a accès à ses écrans de sécurité. D’un doigt, je soulève légèrement mes lunettes alors que mes lèvres dessinent un sourire.

Je retourne mon regard vers l’hôtesse avant de me pencher vers elle, mettant en évidement toute ma taille dans une volonté de lui parler de lui façon presqu’intime. Ma demande est bien moins impossible qu’il n’y parait : l’une de mes mains s’en va fouiller l’intérieur de ma veste de tailleur pour lui tendre un papier signifiant le droit d’investigation fédéral qu’elle n’a, bien évidemment, pas le droit de questionner. Qu’elle se rassure, je suis ici pour réclamer l’aide du maire, des commissionnaires et de la procureure mais du fait commencer directement par l’échelon le plus important est un gain de temps.

Me retournant, m’appuyant contre le bureau et croisant les bras et les chevilles, j’attends tranquillement que mon interlocutrice « voit ce qu’elle peut faire » à l’aide de son téléphone. Continuant d’écouter ses paroles en accordant plus d’attention aux autres présences de la pièce, je me retiens de soupirer quand aux nécessités administratives développées par certains aujourd’hui. Néanmoins, sans elles, je n’aurais eue l’excuse que j’ai présentée pour rencontrer Oliver.

Oui, le mandat d’investigation est véritable, je suis une vraie Woman in Black après tout. Néanmoins c’est moins m’assurer de la collaboration des supérieurs du MPD qui m’intéresse que prévenir Green Arrow que je suis ici pour un problème qu’il a surement déjà constaté depuis quelques temps. Afin de continuer dans ma lancée de la « magiefication » de certaines organisations criminelles, je suis passée des gangs vaudous de la Nouvelle Orléans à une famille liée à du chamanisme javanais s’étant récemment installé à Miami. La ville étant sous le sceau de la Batman Incorporated, dont les méthodes de manipulations politiques et de protectorat me plaisent énormément, je me doute bien que ce n’est qu’une question de temps avant que la mafia ne soit dissipée. Néanmoins, cet intérêt étant partagé par nos deux organisations, je ne vois pas le mal à une collaboration et, dans le pire des cas, j’aurai eue la politesse de signaler ma présence.

Recommençant à murmurer la chanson miaméenne, j’attends paisiblement tout en me concentrant sur les présentes qui m’entourent afin d’anticiper l’arrivée d’Oliver. Je me demande ce qu’il sait déjà à propos de nos adversaires et, accessoirement, si l’âge ne lui porte pas trop préjudice. Il ne se relâchera jamais mais sans doute devra-t-il finir par trouver une relève à son tour. Peut-être est-ce même cela qui conduit à prendre des fonctions politiques, cette conscience que le combat sur le terrain déclinera et qu’il faut également être un moteur administratif pour conduire au changement. Les Lumen et les Umbra avaient une telle régence sur Vigrid et voir des anciens membres de la Justice League appliquer similaires méthodes me donne foi en leurs actions plus que je ne l’avais à l’époque. Je conçois également pourquoi c’était impossible auparavant.

C’est la même vieille rengaine…

_________________
Bayonetta

Fiche de Personnage - Fiche de Liens - Nombre de Posts : 57

avatar
Cereza de l'Umbra

Messages : 195
Date d'inscription : 10/03/2016
Age : 24

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum