Ce massacre qu'ils n'auront pas [Gabriel]

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Ce massacre qu'ils n'auront pas [Gabriel]

Message  Yitzhak Anavim le Dim 29 Nov 2015 - 19:00

Je crois que les siciliens sont au bout du bout. Ces derniers mois, grâce à l'influence de plus en plus forte des russes sur leur terrain, j'ai pu leur mettre une misère assez nette. Ils souffrent, ils se voient bientôt crever la gueule ouverte, avec leurs territoires conquis qui se font envahir un par un dans New-York. Et comme ils sont sur les nerfs, ils s'embrouillent même avec leurs alliés. On passe au chacun pour soi. Y'a plus d'amis dans ces moments, juste un autre groupe qui a du fric en plus et voudrait vous empêcher de tirer comme il faut votre profit. Le monde de la mafia est sale, et les alliances fragiles. Mais, quand de grosses ententes pètent, ça peut faire très mal, et c'est ce qui est en train d'arriver entre les siciliens et la mafia américaine, qui est plus puissante depuis des décennie mais, surtout en ce moment, parce qu'elle n'est pas assez fragile pour trembler devant les russes et trouve bien arrangeant que la petite guerre ne vienne pas trop secouer leurs affaires. Ça fait plusieurs semaines que j'observe des tensions en captant des mails et des conversations téléphoniques de ci de là. Connaissant Santinelli, aucun doute sur le fait que ça allait finir par péter, mais de façon inutilement spectaculaire et vraiment sale. Pour se venger des russes, il a voulu faire assassiner l'un des héritiers d'une grosse famille. Il n'allait sans doute pas répéter deux fois la même erreur, surtout pas avec des alliés traditionnels, mais je le voyais bien préparer un truc pour rappeler qu'il avait encore les moyens de faire trembler le monde. Il y a beaucoup réfléchi en tout cas. Ça a provoqué des disputes au sein même du groupe. Sérieusement, j'ai kiffé. Ça implique que certaines familles sont pas loin de tomber définitivement en disgrâce, et que je touche à mon but. Santinelli voulait frapper fort, mais rien n'avait l'air soi assez fort, soi assez raisonnable, du genre « Bon je veux les emmerder, mais faut pas qu'ils nous détestent trop après non plus... »

Et c'est là que ça devient intéressant, ou que ça commence à craindre, tout dépend. Les esprits se sont enflammés et il a perdu le contrôle sur plusieurs de ses hommes qui ont trouvé assez énervant de le voir que le patron refusait de se mouiller, alors qu'il y avait moyen de faire les choses bien vous voyez ? Et les réseaux criminels, ça communique entre eux, ça connaît tout type d'individus peu fréquentables, comme par exemple des aspirants terroristes qui dealent de la meth en attendant de se faire sauter dans un de leurs pays de demeurés. Chez les américains, on a des italiens, mais surtout des juifs et, coup de bol, un des parrains de la drogue en est justement un. Vous saisissez l'embrouille ? C'est dans ces moments qu'on voit naître des alliances totalement improbables entre des gens qui sont censés se détester, parce que taper sur un « ennemi commun », c'est cool. Donc, ils se sont montés la tête entre eux, en montant la tête des élus d'Allah en manque de grande mission (ce qui doit nécessité des capacités de manipulation assez limitées vu les glandus paumés qu'ils sont allés récupérer) et leur donner les moyens d'attaquer la syna que fréquente la famille de leur ennemi feuj, Mosche Heifetz, en plein shabbat, une manière de faire peur aux américains en général pour les uns, et de lancer un avertissement pour les autres (en gardant la possibilité de dire "c'était pas nous"), même si l'initiative est totalement indépendante des deux côtés. Bref, je vous le dis, ça devient n'importe quoi. Avec toutes les informations que j'avais récolté, j'aurais pu tout balancer aux flics et leur laisser faire le boulot. Mais j'ai pas confiance. Si les flics américains savaient gérer des prises d'otages ça se saurait. Et puis bon, j'avoue que mener une action qui va me faire passer pour un héros, ça me plaît bien. Prenez ça dans les yeux les Vengeurs !

Bon je fais le malin mais il me manque quand même quelques infos. Les siciliens ont des mutants dans leurs rangs et j'ai souvent eu de mauvaises surprises. Il n'est donc pas à exclure qu'ils en aient recruté un pour couvrir l'action des cinq débilos terroristes. Puis on est pas à l'abri d'un imprévu. Genre au départ je voulais juste faire sauter leur voiture, mais pas moyen de réduire l'affluence de cette fichue rue. Et j'avais pas tort non plus de craindre un mutant dans le coup, et le genre de mutant bien reloud en plus, le psy impossible à repérer de loin mais qui te débranche d'un coup les deux gardes avec des mitraillettes à l'entrée pour permettre à deux types pas prévus de se dégager direct de la foule pour s'en emparer. J'avoue que c'est bien joué, on voit qu'il y a les siciliens derrière. Mais ça craint à mort, je peux vaguement me bidouiller un engin pour perturber les attaques psychiques, mais ça ne va pas tenir si c'est vraiment trop puissant. J'ai intérêt à aller très vite si je veux descendre les sept avant qu'ils n'aient le temps de faire une seule victime. Parce que bon, là je suis pas tellement en mission pour faire pleurer du mafieux, j'ai pas du tout envie qu'il y ait des victimes, ne serait-ce que parce qu'il y a sans doute des amis à ma famille là-dedans. En tout cas, j'ai pas mille ans pour réfléchir, je charge un fusil d'assaut de mon poste sur le trottoir d'en face et je dégomme les plus proches de la porte (ceux qui viennent de prendre les mitraillettes) le plus vite possible, l'un dans le tête, l'autre dans le genou faute de pouvoir renouveler l'exploit. Il se rétame bêtement devant l'entrée et sonne l'alerte. Sauf que les autres, lourdement armés arrivent déjà. Là, je me gonfle à fond d'énergie et je fonce en prenant d'abord exactement la même apparence vestimentaire qu'eux histoire de semer un peu la confusion (bon même si le tout en noir cagoulé, ça reste un classique quand je veux pas me faire repérer aussi vous me direz). Mais forcément, quand je fais sortir une lame de ma main pour transpercer l'un d'entre eux droit dans le poumon, ça fait désordre. Pas assez pour que les plus avancés perdent leur objectif de vue ceci dit. Surtout que le con meurt pas assez vite pour ne pas enclencher un détonateur. J'ai juste le temps de me créer une protection de métal et absorber le reste des particules qui m'arrivent dans la tête. C'est pas très digeste, mon corps peut pas garder tout ça et le rejette assez vite. J'essaye de le faire sous forme de rayon pour toucher quelqu'un, mais j'ai pas trop l'habitude de manger des bombes, du coup au lieu de viser une tête qui disparaît dans la synagogue, je fais un trou dans la porte. Un truc en moins à casser vous me direz.


Dernière édition par Yitzhak Anavim le Jeu 10 Déc 2015 - 16:44, édité 1 fois

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Re: Ce massacre qu'ils n'auront pas [Gabriel]

Message  Gabriel Shepherd le Ven 4 Déc 2015 - 4:28