Contexte - l'A.C.E

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Contexte - l'A.C.E

Message  Darryl Maywin le Jeu 12 Nov 2015 - 10:40

l’A*C*E
l’Alliance des Champions de l’Europe

(2011-)


- Les Prémisses : l’union dans la tourmente (1914-1939)
Avant la Première Guerre Mondiale, les rares alliances de surhommes européens étaient trop frileuses et peu présentes pour être mentionnées, principalement parce que les héros étaient alors considérés soient comme des criminels, soient comme des militaires, et en tant qu’armes ils étaient trop « précieux » pour être dévoilés aux alliés d’hier qui pouvaient ne plus l’être le lendemain.

Les conflits de 14-18 changèrent la donne pour la première fois, avec des alliances des deux côtés de la guerre entre héros militaires et héros «criminels» (c’est à dire clandestinement héroïques) libérés du poids politique par le chaos total qui ravage l’Europe. Dans la douleur et la souffrance général, les surhommes d’Europe deviennent pour la première fois de véritables Héros en s’unifiant quand ils le peuvent pour faire cesser la guerre plus que pour leurs propres pays. Les idéaux humanistes prennent le pas sur le patriotisme dans les charniers de Verdun et les bombardements.

Ces alliances n’excèdent pas souvent plus d’une poignée de héros se retrouvant par hasard, bien que des réseaux tentèrent de créer une ligne de communication mais se retrouvèrent vite accusés de trahison. Seuls quelques rares héros «patriotiques» eurent droit à leur quart-d’heure de gloire, et ces alliances inopinées sur les champs de batailles restèrent seulement dans les récits des quelques soldats qui voulaient bien en parler.

Après la guerre cependant, le sentiment perdura entre ces alliés de fortune, mais ce fut bien la seule chose qui continua. La plupart se perdirent de vue, et ces nombreuses unions n’avaient jamais eu d’unité et était trop aléatoires pour pouvoir donner lieux à quelque chose de tangible.

Alors que les situations se détérioraient petit à petit dans une Europe laissée rancunière et inégale, le patriotisme repris petit à petit ses droits sur l’héroïsme.

- La Seconde Guerre Mondiale : le Héros Américain (1939-1953)
La Seconde Guerre Mondiale mis à mal la scène des surhommes européens bien plus que la première. Les héros étaient nommé comme tel selon leurs allégeances, et certains pays étaient ainsi frappés de combats internes. La résistance française peinait à affronter la collaboration de Vichy en terme de super-combattants, l’Italie avait dût éliminer tout ses véritables héros pour ne montrer qu’un faux-surhomme fantoche nommé le Centurion, tandis que les Nazis étaient tombés aux mains des pires infamies de leurs temps.

L’Amérique, son super-soldat, sa Torche Humaine et son alliance avec l’Angleterre devinrent, avant, pendant et après la Libération, la nouvelle image de l’héroïsme. Ils importèrent avec eux l’importance médiatique dans l’héroïsme, quelque chose qui existait sous une autre forme dans certains pays (Italie, Allemagne) mais était mal apprécié par les autorités et les intellectuels dans d’autres (France, Espagne plus tard). Malgré leurs efforts, pour la population Européenne la définition du super-héros se confondît avec l’image de leurs sauveurs.

- L’Accord Super Héroïque Euro-Solidaire, un premier pas (1953-1965)
Alors que naît déjà l’idée, fébrile, d’un rassemblement des idées et d’une collaboration Européenne, plusieurs gouvernements s’accordent sur la création d’un accord stipulant la possibilité pour les héros de s’entraider en cas de nécessité, jusqu’à pouvoir intervenir sur le sol d’un pays allié (c’est à dire membre de l’Europe des Six) à la demande d’un autre héros ou du gouvernement du-dit pays. Cette initiative est nommée A.S.H.E.S et a pour but de faire « renaître l’héroïsme Européen de ses cendres »… mais elle manque d’ambition.

Ainsi cette première approche, bien que de bonne augure, est très vite engluée par l’administration : seule des héros figurant sur une certaine liste sont autorisés à participer au programme, cette liste étant extrêmement précise et fermée, limitant la portée de cette mesure. De plus, chacun des pays veulent que ces interventions d’entraides restent secrète pour ne pas entacher l’image de leurs héros. Devant la quasi-inutilité d’un accord qui partait pourtant d’une bonne intention, l’héroïsme clandestin reprend ses droits plus que jamais, avec ses avantages. Mais aussi ses inconvénients, tel que le manque d’organisation.

- L’Europe face à la Confrérie : alliances et différences (1965-1976)
Quand le Professeur Xavier informe les dirigeants Européens de la menace que pose la Confrérie, l’A.S.H.E.S devient réellement obsolète et laisse place à une série d’alliances et de travaux conjoints sans réel union définie, mais aussi d’abus et d’intervention non-autorisée. La panique rassemble et pourtant désorganise les héros, ballotés par leurs gouvernements dans les jeux d’alliances et de stratégie et répondant aux services militaires.

Ces accords, désaccords et quiproquo successifs conduisent à de nombreuses inégalités, certaines équipes devenant plus importantes encore alors que d’autres s’écroulent. Inégalités qui vont mettre à mal les alliances sur le plan héroïque pour plusieurs années.

Union politique, disparités héroïques (1976-2011)
Alors que l’Europe se rapproche de plus en plus de ce que sera l’Union Européenne, tant au niveau économique que politique et social, la communauté héroïque se dissout et les diversités d’actions et de définition du héros crée des fissures entre les pays.

L’élément déclencheur de cette séparation est amorcé par la différence de rapports aux médias existant entre les pays : la révélation publique d’Excalibur et sa montée en puissance médiatique et en popularité s’oppose directement aux idéaux de certains pays, majoritairement la France, qui choisit la discrétion et refuse de s’adapter au nouveau statut de l’héroïsme.

Chaque pays y va de sa discorde et de son point de vue, et alors que l’Europe s’unie de plus en plus il semble que les superhéros deviennent une culture à part entière, une tradition que personne ne veut changer pour garder une différence avec le voisin. Le développement de la Maison Hargreeves apporte une touche de plus à ce tableau, avec trois forces en désaccords mineurs. Ces désaccords s’illustrent aussi dans les réactions diverses et variées à la Ligue de Justice et aux Vengeurs. Les Héros adulés de l’Amérique d’après la Seconde Guerre Mondiale sont maintenant considérés avec moins d’éclat et plus de méfiance, de nombreux intellectuels critiquant ou moquant l’évolution de l’héroïsme aux USA après que la Ligue ait rejoint l’ONU ; et d’autant plus à l’arrivée des Vengeurs que certains comparent aux héros fantoches de l’Italie fasciste, seulement plus dangereux car réellement puissants.

Néanmoins, le manque d’une équipe européenne poussent les pays à former des accords outre-atlantique, et les alliances sont acceptées plus ou moins chaudement selon le pays concerné. L’idée d’une « équipe européenne » existe en revanche, mais est très vite perdue dans les méandres des débats, considérée comme une utopie, un mythe voir une plaisanterie. Elle revient néanmoins dans les débats dés que «l’Étau» est cité. L’Étau est le nom donné à cette époque à la place de l’Europe entre deux superpuissances héroïques inquiétantes par leurs possibles déglingolades totalitaires : les Vengeurs et les Last Sons.

La chute de l’URSS voient alors l’Europe se doter de «nouveaux» pays libres qui possèdent tous leurs propres héros. Bien que l’Europe de l’Est fut pendant très longtemps anti-surhommes, car encore très superstitieuse, leur rapport avec la Russie les a rendu plus sensible au principe et chaque pays ou presque veut à la fois être membre de l’Union mais aussi avoir son propre héros. Les monstres, les mutants et les créatures magiques qui étaient écartés de la sociétés dans ces pays deviennent des stars.

L’une de ces figures, héros mais aussi roi, devient un problème en Europe : Victor von Doom et la Latvérie créent des divergences d’opinion forte au sein d’une Union Européenne qui apprend encore à fonctionner correctement.

- Une alliance certaine, mais une équipe instable (2011-)
Finalement, les trois «Grands Pays» d’Europe en terme d’héroïsme se retrouvent en 2010 pourvues équitablement d’équipes puissantes : la stable Excalibur pour les Royaumes-Unies, une nouvelle Brigade Chimérique médiatisée, diversifiée et plus puissante que jamais, et la Maison Hargreeves, mystérieuse mais renommée, pour l’Allemagne. De même, l’Europe signe de nombreux traités définissant leurs idéaux et des lois européennes des droits de l’Homme. Le politique et les idéaux s’alignent enfin, en apparence, plus que le nationalisme, et c’est une bonne nouvelle pour les surhommes d’Europe.

En 2011, l’Union Européenne, désireuse de se débarrasser de la dépendance américaine, lance alors non pas une simple alliance mais le projet d’une réelle équipe européenne de super-héros provenant des pays membres. L’idée est reçu chaudement même par les petits pays, soucieux de participer et de prendre en influence, et de nombreux pays proposent alors leurs héros. Néanmoins, leur joie est très vite atténuée car, contrairement à ce que voulait les héros, ce ne sont pas eux qui décident de qui peut être un nouveau membre ou non, mais le siège politique de l’U.E.

Bien que l’équipe existe et agisse, elle est instable de par plusieurs règles qui déstabilise tant les membres que les pays : tout les pays peuvent proposer autant de héros qu’ils veulent, mais le nombre de héros pouvant former une équipe en même temps à la base de l’A*C*E est limité selon le pays. De même, si un héros veut faire appel à un allié d’une autre nation, la demande passe par une commission et il n’aura peut-être pas le choix de son coéquipier. En outre, Excalibur, la Brigade et les Hargreeves ont droit à trois membres dans l’A*C*E en même temps, alors que les autres pays n’ont droit qu’à un seul. De même, les héros membres aimeraient plus de pouvoir décisionnaire et pas seulement être les marionnettes de leurs pays respectifs dans les jeux d’influence de l’Europe.

En revanche, bien que paralysés par ces enjeux politiques et pas totalement libres de leurs mouvements, la plupart des héros acceptés au sein de l’A*C*E le sont par reconnaissance de leurs idéaux communs et l’équipe s’entend bien et réussi ses premières mission avec un succès retentissant, et surtout une image idéaliste et altruiste qui se veut héritière de la Justice League, leur attirant les acclamations d’un certains publique. Aux USA, l’équipe est vue à la fois comme un ridicule effort d’existence, ou comme un nouvel exemple d’entente et de diplomatie par d’autres. Certains y voit une experience qui ne peut pas durer et sentent que l’Europe veut encore se poser en donneuse de leçon, quand d’autres encourage l’essor de l’A*C*E en espérant en faire des alliés, voir des sous-fifres. L’Asie joue quand à elle la carte diplomatique et en Corée comme au Japon, l’A*C*E devient l’objet d’une fascination avilissante, réduisant les héros à des icônes de mode, des idoles aux clichés européens, au point que certains dénoncent une campagne de désinformation visant à ridiculiser les efforts de l’UE.

Néanmoins, les deux équipes héroïques de l’Étau ne se rendent pas compte qu’il s’agit bel et bien d’une troisième puissance qui émerge, agissant sur d’autres fronts que l’Europe, notamment sa voisine l’Afrique qu’il veut tenter de libérer de tout joug, que cela soit celui des Vengeurs, de la Confrèrie ou des Last Sons. La colère et la frustration sont certes présent dans et autour de cette nouvelle équipe, mais la promesse d’un équilibre dans le futur ainsi que les idéaux de ses membres font subsister son existence encore jeune mais puissante.

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