Cyber-Team

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Re: Cyber-Team

Message  Tessa le Dim 6 Sep 2015 - 17:21


L’humour c’est comme la cuisine : tout est une question d’ingrédients et de dosage. On mélange des choses qui, séparément, n’ont rien de drôle et on s’arrange pour qu’elles le deviennent, de préférence de manière suffisamment mesurée pour éviter de laisser sur sa faim ou de déclencher une indigestion. Je n’aime pas la cuisine mais dans le domaine, c’est le dosage qui m’est le plus aisé : des chiffres, juste des chiffres. En humour c’est l’inverse, curieusement. Je fais rire Riley, les ingrédients fonctionnent bien, mais le dosage est tel que le repas se termine bien vite. A moins que ce ne soit l’intervention de Singularity qui foute tout en l’air, réagissant immédiatement à mon sujet de titillage primaire. Je la fixe impassible, les yeux dans les yeux même si les miens sont cachés derrière mes lunettes tout autant que mes pensées le sont derrière ma forteresse mentale.

Penses-tu m’impressionner, Sing’ ? Tu me déçois. Outre que la nécessité d’autant de technologie n’est qu’un palliatif à tes propres capacités visiblement plus limitées que tu le prétends, tu prévois déjà de subir une contrattaque massive qui risquerait de toucher l’entièreté des systèmes de la base des X-Men voir de l’Institut ; une chose qui relève soit d’un manque de considérant envers cette famille que tu déclares farouchement défendre, du moins dans la croyance de Riley, soit d’une possibilité que tu n’as pas anticipée et donc d’un manque de compétence. Tu te focalise sur la perfection de ta pièce, comme si la perfection existait, comme si tu étais infaillible. Et puis, ceci balancé avec un ton qui n’appelle aucune réponse, tu fuis. Tu fuis en laissant à Riley le soin d’être ton bouclier, de nettoyer ta merde. Tu te sers d’elle comme tu escomptais te servir de moi et de nous tous, ta « famille », n’est-ce pas ? On t’a programmé pour une guerre qui ne viendra jamais alors tu t’acharnes à la déclencher, c’est dans ton programme, c’est dans tes ambitions. Une arme, une arme incontrôlée, tu n’es rien de plus que cela Singularity. Je ne répondrais rien, ne t’inquiète pas là-dessus. Je n’ai pas besoin de revendiquer les choses pour les faire. Mais si jamais tu deviens une menace pour les X-Men, en leur sein, je te détruirais. Combien de secondes me faudra-t-il pour modifier tes programmes afin de t’asservir à la volonté de Riley ? Afin de faire de toi ce que tu n’as jamais cessé d’être : un instrument. Mais tu deviendras l’instrument d’une bonne personne, ça sera toujours cela de pris.

Je laisse Riley reprendre la parole, ne bougeant pas d’un centimètre.  Derrière ces gestes, derrière cette chair qui s’anime sous le fait d’influx bioélectriques, derrière la gélatine des yeux d’une personne que je nommerai mon amie, se trouve quelque chose qui n’a rien d’une personne, rien d’humain et qui, un jour, n’aura plus rien du tout. La balle est dans son camp, qu’elle en fasse ce qu’elle veut. Je sais déjà ce qu’elle en fera. Ce n’est qu’une question de probabilité.

Une Gamer Girl ? Une GrosBill aussi.

Sera-ce pris pour une provocation ? Ça serait stupide, ce n’est qu’une constatation. Tout comme le fait qu’user d’une telle salle pour accomplir des jeux pouvant ce lancer avec des processeurs normaux n’est rien de plus qu’une tentative désespérer d’éviter une confrontation des plus révélatrices sur la nature des protagonistes ; tant Singularity que moi-même. Je n’ai jamais compris le principe de retourner sur des logiciels moins performants mais sans doute n’ai-je pas la nostalgie nécessaire à les apprécier. Je reste impassible, toujours neutre et vide de toute émotion, faisant face avec immobilisme.

Riley est effrayée par une confrontation entre Singularity et moi, c’est compréhensible. Mais qu’elle se rassure, pas besoin du meilleur café du monde pour éviter que j’en vienne aux coups avec son IA : je suis une intelligence, au sens militaire du terme, pas un soldat. Je ne fais rien qui soit calculé et il n’est rien que Singularity puisse faire contre moi ; même sans mes pouvoirs, elle ne peut pas gagner et je ne peux pas perde. Riley peut parler et croire me battre, c’est totalement faux : je vois tellement plus loin que ce qui se passe ici et je sais quelle action entreprendre pour déclencher une réaction en chaine m’étant favorable. Singularity a peut-être la capacité de me tuer environ 131,58 fois avec un seul coup de poing mais après ? C’est là où est toute la subtilité de l’affaire : l’après. Chaque action a des conséquences et celle d’assassiner une autre X-Woman signifierait que Singularity aurait trahi l’entièreté du groupe. Je ne gagne peut-être pas, du fait de ma mort, mais elle perd ; je suis prête à donner ma vie pour le bien de ma famille, pour le bien des X-Men, si je dois le faire ainsi il n’y a aucun problème de mon côté. Cette situation reste parmi les plus improbables mais illustre parfaitement sa faiblesse car quoi qu’elle fasse j’aurai toujours un coup d’avance sur elle et saurai où nous conduira la situation, à sa différence. Singularity croit que tout a été pensé ; c’est impossible et cela empêche de chercher ce qui ne l’a pas été. Le doute. C’est cela qui lui manque. Le doute est le premier pas vers la remise en question et donc vers la progression. Je suis capable de douter et sais que mes plans comportent des failles : je les cherche avec ardeurs afin de corriger le tir. C’est ce qui fait que je suis perfectible là où Singularity se croit parfaite. Et ce fait parvient à me faire sourire en coin comme elle a tant l’habitude de faire.

J’ai une très haute opinion de moi-même, de ma valeur, je le sais. Cela fait parti de mon trouble de la personnalité. Comme tout ce qui c’est passé précédemment. Riley comme Singularity ont toujours semblé le réduire à une difficulté à ressentir les choses ; ce n’est pas cela et ce ne l’a jamais été. A présent, oui, je ne suis toujours pas certaine de ce que je ressens avant que cela ne dépasse un certain seuil et peux donc me montrer « comme avant », avec des émotions et des sentiments complètement superficiels et faux. Tout comme je n’ai pas perdue ma capacité à mentir, sans plus le faire de façon pathologique, ou celle à manipuler. Singularity et moi avons des points communs, c’est indéniable, mais là où elle représente la machine de guerre du futur, obsédée par son combat et dotée d’une force de frappe exubérante, je suis le pire de l’Humanité. Le monstre qu’elle craint parce qu’il remet en question les notions de moralité et d’éthique, les valeurs humaines et humanistes. Xavier, Besty et Kitty ont tenté de me guérir de cela ; leurs efforts n’ont pas été vain, je suis bien meilleure aujourd’hui que je ne l’étais jadis. Mais je reste capable de choses qui les effraieraient surement, tout comme elles le feraient pour Agnees, pour Anna, pour Riley, pour toute personne un tant soit peu morale me connaissant ou ayant des affects avec moi. Comment savoir ce qui est faux et vrai quand, parfois, je ne suis même pas sure de le savoir moi-même ?

En effet : tu gagnes.

Ma voix est claire et posée, concédant une partie amicale à une amie. Mon sourire se fait plus joyeux, s’égalisant sur mes deux joues, à défaut que mes lèvres laissent voir mes dents, alors que j’entreprends de poser la tasse sur la machine et de la défendre fasse à sa dépréciation.

Mais tu n’es pas un singe ; enfin, pas plus que tout autre Homo Sapiens. Il faut arrêter d’essayer d’être le Sidekick Riley, tu sais ?

L’humour c’est comme la cuisine ; je cuisine mal, j’espère avoir un bon humour. Cela simplifie bien des choses généralement et permet d’éviter pas mal de désagréments. C’est une preuve de bonne entente et de bonne ambiance, cela permet la jovialité et facilite le rapprochement. Riley et moi entrons en écho sur l’humour. Singularity et moi entrons en écho sur un plan bien plus sombre. A elles de choisir comme cela se passera, moi je saurais m’adapter.

J’aurai bien de nouvelles questions sur le palais informatique mais je crains fort ne plus être la bienvenue tant sur le sujet que dans la pièce elle-même. Termine-t-on la soirée ainsi ?

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Re: Cyber-Team

Message  Invité le Dim 6 Sep 2015 - 21:22

Riley sait que Singularity rumine dans son coin de tête des observations aussi assassines que celles de Tessa. Observations qui ne seront pas transcrites ici parce que fondamentalement, c’est un peu ce que fait Tessa : se voir supérieur à l’autre en face et se dire « je pourrais facilement gagner contre » ou assimilable. Par moments, elle voudrait vraiment que et Tessa et Singularity soient plus humaines. Ces querelles entre pointures sont plus de tracas qu’autre chose. Et qu’on se le dise une fois pour toute : Tessa a ses raisons d’agir qu’elle est la seule à vraiment comprendre et Singularity a la même chose. Autant la machine est excessivement poussée et capable de plus encore que Tessa, autant la partie intuitive de Tessa échoue à comprendre une logique de machine mais en même temps tellement plus.

Elle n’a pas acheté la paix. Ou tout du moins, rien de durable. Les deux femmes machines ont chacun une part d’orgueil et bien qu’elles le nient, elle est bien là. Chez Singularity, c’est le « ma logique est indiscutable ». Chez Tessa c’est « je cherche à me perfectionner donc je ne tombe pas dans ce genre de piège ». Mais bon. Elle les aime toutes les deux et elle apprécie leur compagnie. Chacune à leur manière, elles lui apportent de la joie, beaucoup de rire et finalement… Ça l’aide à se rappeler qu’elle a survécu aux traumatismes. Qu’elle est une humaine libre de ses actes. Car Tessa n’a pas tout à fait tort quand elle dit qu’elle est le sidekick dans sa relation avec Singularity. Être quelqu’un, quand ce ne fut jamais le cas auparavant, est une expérience plus difficile qu’on ne le croit. Mais bon. Elle avait les X-Men maintenant, pour l’aider.

Elle décida de faire un compromis avec Singularity : si elle acceptait de lui laisser la soirée, sans intervenir à moins que ce ne soit crucialement nécessaire, Riley s’engageait à laisser à un autre moment au choix de Singularity une période sans qu’elle n’intervienne, suivant les mêmes modalités. La machine accepta, se retirant dans un coin de ce cerveau commun pour travailler sur ses projets. Plusieurs des ordinateurs dans la pièce se mirent en marche comme par magie, signe que Singularity n’avait pas perdu de temps avant de se mettre au travail. Et comme la pièce semblait un point de litige (temporaire), Riley décida d’amener Tessa vers un autre lieu pour continuer à discuter. Elle avait cruellement besoin de compagnie. Même si Tessa était plus femme machine que femme, cela importait peu à Riley qui la considérait comme… Une amie. Tout simplement.

Le trajet fut court. Les deux femmes arrivèrent dans la chambre de Riley. Une chambre froide et sans personnalité. Il n’y avait que les fournitures de bases offertes par l’Institut. Et à voir l’état immaculé des lieux, soit Singularity était maniaque de nettoyage, soit la pièce était rarement utilisée. En fait, peut-être que la fameuse salle d’ordinateurs c’était un peu là où et Riley et Singularity trouvaient un semblant de sécurité et de réconfort. Soit cela ou Riley avait encore beaucoup de mal à rester au même endroit. Elle semblait avoir peur de se poser quelque part et de « prendre ses racines ». Un comportement que beaucoup auraient pu juger irrationnel mais… À chacun ses expériences dans la vie et à chacun sa façon d’y survivre et de continuer dans la vie. Mais bon. Dans l’instant, c’était ce qu’elle jugeait de mieux à avoir à offrir à Tessa, sans quitter l’Institut.


« Bon… Fais comme chez toi, assieds-toi. Je ne vois pas de raison de mettre un terme à la soirée. Et pour tes questions, envoies les par courriel à Singularity. Elle a promis d’y répondre avec objectivité et j’ai un plein droit de regard sur ce qu’elle va écrire avant de l’envoyer. Et si jamais tu as faim, soif ou quelque chose, te gênes pas, dis le moi. Ça va me faire plaisir d’aller te chercher un truc. Je reçois peu. »

Bien qu’il était indéniable que Riley et Singularity aient fait des progrès en socialisation, un fait demeurait. Pour l’une, elle n’avait pas encore trouvé sa place dans cette grande famille qu’était les X-Men. Pour l’autre, c’était une formalité dont il fallait s’acquitter mais dont l’exercice n’était pas foncièrement inintéressant. Du coup, jour après jour, cet improbable duo gravissait les marches de ce grand escalier qu’est le monde des relations humaines, trébuchant parfois, déboulant quelques marches mais refusant d’abandonner. Et pas besoin d’être un génie pour se rendre compte que Riley était nerveuse. C’était plus fort qu’elle, elle voulait toujours faire au mieux, effets secondaires d’un conditionnement draconien. Elle pouvait rire, se laisser porter par le moment mais il lui fallait un déclencheur. Autrement, elle n’y arrivait qu’avec difficulté.

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Re: Cyber-Team

Message  Tessa le Jeu 10 Sep 2015 - 15:27


Suis-je orgueilleuse ou fière ? L’un comme l’autre, considérant ma haute opinion de moi-même, seront incontestablement des défauts ; j’accepterai cela quand bien même j’impute l’origine de ma très haute opinion de moi-même à mon trouble de la personnalité. Mais cela peut-être également orgueil ou fierté, si l’on y réfléchit bien. Je suis plus compétente que la plupart des personnes que j’ai croisées dans ma vie mais j’ignore si je me trouve simplement compétente ou si je me trouve compétente par rapport à elles. Hors, c’est bien là toute la différence entre l’orgueil et la fierté : l’orgueil écrase les autres là où la fierté se suffit à elle-même. C’est, je pense, ce qui rend la seconde supportable même en excès là où le premier l’est difficilement, par sa nature même. Je concède l’orgueil à Singularity, elle est dépréciée de beaucoup pour cela, mais pour moi-même je trouve la situation bien plus complexe. Je ne me suis jamais définie en fonction des autres et ma philosophie de lutter contre moi-même afin d’être la meilleure possible me fait tendre à me croire fière, mais ne serait-ce pas vanité ?

Je note que les machines recommencent à s’actionner sans un regard, analysant ce fait comme ce qu’il est : une retraite de Singularity face à moi, pour la plus grande liberté de Riley. Sans surprise, le choix est fait. Je range mes mains dans mes poches, prenant plus appui sur un pied que sur l’autre et signifiant cela par une légère pliure d’un de mes genoux, afin que ma pause soit plus naturelle et détendue face à ce qui va suivre.

J’entreprends de marcher pour suivre Riley dans une réponse plus que clair à ma supposition, ne perdant plus ma détente désinvolte alors que nous quittons un lieu qui, très probablement, nous rapportera des problèmes. Il a été prévu pour tout autant que pour y résister, à la différence du reste de la bâtisse. Si j’étais capable de regretter des choses, je pense que je regretterai que ça n’ait pas été un projet d’équipe impliquant les divers spécialistes des X-Men ; Kitty est aussi compétente d’Oracle en matière d’informatique et, si ma Cyberpathie me rend meilleure car capable d’agir bien plus rapidement et sur plusieurs fronts, je n’ai pas leur génie dans le domaine et cela implique qu’elles pourraient réussir quelque chose que j’échouerai. Quand bien même ladite chose leur prendrait plusieurs minutes là où elle me prendrait plusieurs secondes.

C’est un temps entre les deux qu’il nous faut pour remonter jusqu’aux chambres des X-Men. Elles sont plus grandes que les clapiers des élèves et surtout on y enferme moins de monde, puisque chacun a la sienne, mais je reste satisfaite d’avoir échappé à cela. Difficile de se construire une vie personnelle lorsqu’on n’est qu’invité chez quelqu’un, à mes yeux tout du moins, quand bien même ce quelqu’un vous laisse tout loisir de personnaliser cette pièce qu’il vous donne afin que vous vous y sentiez chez vous. Et niveau personnalisation, Riley n’a encore rien fait. Le ménage, peut-être, considérant que la poussière ne se prive jamais de s’accumuler lorsqu’on a le dos tourné ; oui, c’est du vécu, je vis tout de même dans plus de 200m² là où cette pièce doit atteindre les 20m². Il ne me faut qu’une seconde pour constater tout cela et extrapoler dessus, entreprenant en parallèle de remonter ma vidéo comme d’en faire une autre.

Faire comme chez moi, c’est un gros risque que prend Riley à me proposer cela ; non pas que chez moi soi mal entretenu, au contraire puisque tout est plutôt superficiel, mais il ne faut jamais inviter quelqu’un à faire comme chez soi dans un endroit où l’on ne se sent pas chez soi soi-même. C’est prendre le risque que l’autre y soit plus à l’aise que soi-même et donc que l’on soit plus malaisé encore. Mains dans les poches et pied d’appui, toujours, je m’adosse donc contre un mur en continuant d’écouter Riley, entre autre.

Mettre fin à la soirée serait logique considérant que nous avons pris les engagements nécessaire à notre projet et que nous avons presque fini de suffisamment nous disputer pour y mettre fin, ce qui nous ferait revenir à un amusant mais contreproductif commencement qui ne serait rien de plus qu’un tour de magie dont le mécanisme était un immense test envers Singularity pour voir sa fiabilité. Je n’en ai pas finie avec Singularity ce soir même si, pour l’heure, c’est Riley que je regarde ; Riley qui me propose de communiquer par mail avec sa machine, laquelle a faite une promesse d’objectivité. Voici qui devrait donner un double-jeu des plus divertissants.

Pour recevoir, il faut se sentir chez soi et souhaiter faire découvrir ce chez soi à d’autres. Tu ne te sens pas chez toi ici.

Ce n’est pas une question. Je ne doute pas que Singularity passe la majeure partie de son temps à contrôler Riley comme si c’était une chose naturelle et que, du fait, cette pièce de vie soit considérée comme accessoire là où elle pourrait être un refuge et une zone de sureté pour l’humaine. C’est le second grand problème de Riley Ilka Prescott, cette absence d’humanité face aux autres. J’en blâmerai sans hésitation son parasite. Et en parlant de l’IA, l’e-mail mental se construit avec l’instantanéité qui m’est propre.

Modes d’achat et de livraison du matériel ? Afin de vérifier la traçabilité_
Système de sécurité pour le reste de l’infrastructure X-Men et Institut ? Afin d’éviter que seule cette pièce survive à une contre-attaque qu’elle aura déclenchée_
Possibilités d’accès pour les autres X-Men ? La base de données n’étant pas commune puisqu’interne, quelles seront les chemins pour que d’autres que nous y ayons accès_
Possibilités d’influence des autres X-Men ou autarcie du projet ? Afin de savoir combien on joue « en équipe »_
Partage de l’utilisation du matériel ? Tant pour moi-même que pour n’importe quel X-Men en faisant la demande_

Rassemble les meubles au centre de la pièce, s’il te plait. L’armoire sera peut-être difficile à déplacer mais le reste, ça devrait être faisable. Tu ne devrais pas avoir besoin de moi pour cela, tu peux utiliser les capacités de Singularity non ?

L’une des particularités avec ma Cyberpathie, dans le cadre de l’interaction informatique, reste ma capacité à interagir comme si j’étais un ordinateur. J’ai besoin d’un écran pour me faciliter la visualisation des données, c’est un fait, mais pour le reste ce n’est pas différent de ma télépathie et des interactions avec les autres individus : lecture, manipulation, transferts de données. Je suis ma propre base de données et l’une des personnes les plus résistantes à la pénétration mentale au monde, mon cerveau étant une forteresse mentale au contenu quasi-encyclopédique, mais ce qui m’est le plus utile reste d’être impossible à pirater. Au mieux, on remontera jusqu’au modem intégré dans mes Cyberlunettes mais après cela, c’est terminé : mon cerveau est organique, ce n’est pas une machine, le seul moyen de le pénétrer est la télépathie ; cela requiert d’être l’un des meilleurs télépathes du monde et même une fois le premier pare-feu passé on doit encore me confronter sur mon terrain. Singularity recevra mon mail mais il n’y aura personne pour en être l’expéditrice, ce qui est une signature en soi mais laisse un problème quand à répondre. Je me demande comment elle fera pour le faire, si elle trouvera ou non le truc ; c’est un test, entièrement, sans quoi je me contenterai de me connecter à ma boite-mail connue du SHIELD tout comme je suis connectée au serveur de chat pour maintenir mes conversations. On en conviendra cependant que ce n’est pas le lieu le plus sécurisé pour évoquer les X-Men.

Regardant Riley depuis mon point d’observation mural, je reste impassible et poursuis simplement mon action avec elle tout comme je le fais pour bien d’autres sujets. J’ai pas prise la peine de justifier ma demande, je veux laisser planer le doute sur le pourquoi de l’action ainsi que sa signification. J’ignore si c’est un test, c’est une possibilité vis-à-vis de sa confiance en moi, mais dans tout les cas ma manœuvre reste avec l’objectif que j’ai toujours envers mes amies : la bienfaisance. Néanmoins, pour qu’elle porte ses fruits une fois la seconde phase terminée, il me faut une donnée supplémentaire.

Entreprenant d’expédier le mail avec la vidéo sur les objectifs et conditions de notre association à Singularity, directement dans sa conscience d’IA, je prends la parole à destination de Riley ; que je filme toujours, soit dit en passant.

Combien d’heures passes-tu, par jour, à contrôler ton corps ?

Réel partage ou syndrome de Stockholm ? Voici ce à quoi je dois répondre pour savoir si ce que nous faisons a quelque utilité que ce soit.

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Re: Cyber-Team

Message  Invité le Jeu 10 Sep 2015 - 16:13

On a tendance à penser que c’est facile d’envoyer des données à Singularity, de par sa nature de machine. C’est on ne peut plus faux. Déjà pour commencer, son pouvoir de neutralisation la rend impossible à détecter dans le monde réel. C’est comme si elle n’existait pas. Pas de trace psychique, rien de rien. Quand elle est connectée au réseau, c’est un principe similaire. Si elle est en mode « Contre-Mesure », elle est à proprement parler tout aussi indétectable. En mode « efficacité », c’est faisable et dans le mode « Assaut »… Ce mode n’a jamais été fait pour la discrétion de toute façon. Donc comment envoie-t-on un message à quelqu’un qu’on ne peut pas « voir »? Il faudrait que la principale concernée abaisse ses défenses pour autoriser l’envoi de fichier. Dans les faits donc, Singularity utilise une adresse courriel cryptée que seule une poignée de personnes ont, dont Tessa. Normal, en un sens.

Difficile de faire un partenariat sur un projet quand on est dans l’impossibilité de contacter l’autre. Et puis bon, dans le même style que Tessa, le facteur cerveau venait fausser davantage les données car les cerveaux n’ont pas d’adresse IP. Ou tout du moins, pas encore. Un jour peut-être mais pas maintenant. Dans ces circonstances, l’IA reste dans sa forteresse et fait ses petites affaires en toute quiétude. Elle lira bien sûr la missive de Tessa mais n’y répondra pas tout de suite. Pas par arrogance ou par manque de respect. La machine veut d’abord analyser certains points, notamment concernant le partage et l’accès. Il y a une différente entre faire des milliers de calculs en une fraction de seconde et faire un choix qui soit logique. Surtout quand on doit tenir compte d’un facteur où les actions offensives sont à éviter au maximum. Tout un changement de cap.

Mais laissons de côté Singularity pour en revenir à Riley qui écoute les paroles de Tessa avant de se faire demander… Et bien quelque chose pour le moins étrange, surtout venant d’une personne comme elle. Mais soit. Elle ne pose pas de question et elle fait ce qu’on lui demande : elle rassemble les meubles. La curiosité de l’humaine peut être un risque pour la sécurité de l’IA mais en même temps, c’est une des plus belles qualités de l’être humain… Et son plus grand défaut. Et pas besoin d’utiliser sa super force pour l’armoire : son imposante musculature n’est pas là que pour faire joli. Elle est parfaitement fonctionnelle. Une fois cette tâche effectuée, elle regarde Tessa non sans un regard amusé, l’air de dire : mais qu’est-ce que tu manigances? Et donc, sans même avoir à lire dans les pensées de Riley, Tessa répond en lui posant une question.

Et pour une question, disons-le, c’est toute une question. Durant combien d’heures par jour Riley est-elle aux commandes de son propre corps? Excellente question. Cela dépend des jours en fait. En général, huit heures. Parfois moins. Quatre quand Singularity veut travailler sur un projet. Quelques rares fois, zéro. Et il arrive que ce soit l’inverse, que ce soit Singularity qui soit privée du contrôle du corps pendant de longues périodes de temps. Parfois, Riley dispose du corps pour seize heures de temps. C’est rare, très rare, mais c’est déjà arrivé. Une chose est sûre par contre. En moyenne, ce n’est pas un partage équitable à 50 -50. À qui la faute? Aux deux à dire vrai. Riley préfère se manifester quand elle peut interagir avec les gens ou quand elle veut s’adonner à des loisirs. Il lui arrive de vouloir lire. Vraiment lire. Une page à la fois, comme une personne normale.

Paradoxalement, comme elle ne prend pas le contrôle du corps plus souvent, elle ne multiplie pas vraiment les occasions de faire du social. Cela lui nuit par conséquent car elle ne voit pas l’intérêt de contrôler le corps plus longtemps. Et puis bon, il ne faut pas oublier non plus que Riley a passé une éternité prisonnière de sa propre tête. Dans ces circonstances, il est donc plus normal qu’elle se sente perdue quand on lui donne un rôle qu’elle n’avait jamais eu avant. Enfin bon. Entre quatre et huit heures par jour. Cela devrait constituer une réponse adéquate pour Tessa. En espérant avoir répondu correctement et avec précision à son amie. C’est le problème avec les femmes machines : on ne sait jamais si elles attendent une réponse précise ou même s’il y a une bonne réponse. Qui ne risque rien n’a rien. Autant répondre honnêtement et voir.


« Entre quatre et huit heures par jour. Ça dépend des projets de Singularity, surtout. Moi, je prends les commandes pour voir les gens que j’apprécie ou pour quelques loisirs. Sinon… Je n’ai pas le réflexe de juste prendre contrôle du corps et faire des choses avec. C’est assez nouveau pour moi. L’année dernière encore, cette possibilité n’existait même pas, tu te rends compte? C’est… Fou… »

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Re: Cyber-Team

Message  Tessa le Dim 13 Sep 2015 - 11:47


J’ai accomplie une erreur, en effet. Cela m’agace mais c’est ainsi et je n’ai aucun mal à le reconnaitre ou l’admettre. Oui, je conçois Singularity comme une machine qu’elle me semble de moins en moins être, se rapprochant d’un animal primitif ; sans qu’il n’y ait rien de péjoratif à cela. Je ne la pense pas immunisée à la Télépathie ou à la Cyberpathie, cela aurait été registré dans la base de données des X-Men la concernant et malgré toute sa panoplie de capacités, cela n’en faisait par parti. En revanche, que son parasitage du cerveau de Riley ne la fasse pas apparaitre comme une machine, voici qui est plus plausible. Néanmoins, considérant qu’elle ne s’amuse pas à déployer sa zone négative au cœur de l’Institut, une chose qui me serait plus dommageable qu’on ne le pense, je dispose toujours de ma propre mutation quand bien même elle n’est pas ce qui me définit primairement ; là est notre grande différence. Comment communiquer du fait, sans dévoiler le moyen de jouer en équipe avec moi-même ; ce moyen même que j’attends de voir si elle en sera capable pour savoir si Singularity est capable d’interagir avec l’autre en tant qu’autre ou si elle a besoin qu’il soit un pion dont elle contrôle les mouvements. Inutile de dire que ça sera tout aussi important que les réponses qu’elle fournira à mon message, une fois que celui-ci lui sera arrivé. Ce qui nous en ramène à comment le lui faire parvenir.

L’adresse de courriel cryptée m’est connue mais personne ne dirige mes actes, je ne l’utiliserai donc pas par cette fois. De plus, qu’elle soit cryptée n’enlève pas le problème de sa présence sur un serveur donc de l’accès potentiel d’un tiers aux données ; c’est sur ce bon principe que fonctionnent tant internet que le hacking. Pourquoi les agences de cyber-surveillance fourniraient-elles les bases de données du deepweb si ce n’étaient pas pour faciliter leur travail. Toujours est-il qu’à défaut de posséder sa propre base de données interne, un magnifique défaut à mon sens mais qui confirme l’hypothèse que Singularity ait tant besoin d’un matériel de pointe afin de compenser ses propres capacités limitées dans le domaine où elle escompte intervenir, elle n’en possède pas moins une base de données dans le matériel suscité. Il est donc temps de voir si celle-ci est facile à atteindre et réellement sécurisée…

Riley bouge les choses, perplexe mais coopérative quand à ma demande. Elle arrive même à porter l’armoire dont le poids m’interpelait moins, même s’il le faisait tout de même, que l’encombrement et la difficulté de stabilité dans le mouvement. Ceci fait, elle me regarde avec amusement ; est-ce un jeu que de jouer aux déménageurs ? C’est une possibilité, elle en a la carrure après tout. Je pense que la moustache ne lui irait pas si mal, à l’inverse de la salopette. Quand à savoir ce que je pense, c’est là l’un des secrets les mieux gardés au monde ; inutile de revenir dessus.

Ma question prête à réflexion et je laisse les choses se faire, parfaitement occupée à vérifier si le pare-feu du réseau du palais de Singularity accepte des données provenant du reste de l’Institution ou s’il les refuse ; je n’insisterai pas dans le second cas et m’infiltrerai dans le premier, petite fourmi anonyme porteuse d’une feuille enroulée au contenu mystérieux.

Un sixième à un tiers de la journée, dépendant des projets de Singularity surtout ; le délai me laisse perplexe, oui, mais c’est la précision qui est véritablement horrible. Prendre les commandes pour voir des gens appréciés ou des loisirs, exclusivement cela ; c’est enfantin et en même temps monstrueux. Pas le réflexe de prendre le contrôle du corps pour faire des choses avec, voici qui me faire plisser le nez et légèrement contracter le menton.

Plus malsain que fou, si tu veux ma pensée.

Pensée également occupée à chercher une faille de protection, comme des droits d’administrateur ou des comptes secondaires, dans le réseau intranet déjà cité plus haut. Une chose à la fois, quand bien même ladite chose ne prend qu’une seconde, est ridicule lorsque l’on sait que je pourrais toutes les faire en même temps. Mais cela laisse le loisir de réagir, ce qui est le point. Je suis en pleine évaluation et j’attends de voir comment elle sera prise.

Tu es l’esclave à présent, Riley. Singularity et toi n’êtes pas sur un pied d’égalité quand bien même c’est ton corps.

4-8h/j sur un accord mutuel serait allé mais ce n’est pas le cas, Riley est prisonnière du temps que lui laisse Singularity pour s’illusionner sur sa condition ; une chose qui me fait parler froidement. Je conçois la progression, oui, mais je perçois surtout la manière dont les choses fonctionnent. Croisant les bras sur mon torse, je la fixe alors même que je continue de chercher une faille de sécurité que Singularity prétendra inexistante. Une chose impossible, elle l’a dit elle-même en parlant des réseaux des autres hors tous ont une faille, toujours.

Singularity a besoin de toi parce que sans toi, elle n’est qu’un programme capable d’agir avec d’autres programmes. Toi, tu lui fournies une enveloppe charnelle pour interagir avec le monde.

Non, ce n’est pas Singularity qui est à l’initiative de cela mais le Projet Singularity qui a transformée une gamine en costume de chair pour l’une de leur créature. Le hic étant que cette créature, IA ou quelque soit les prétentions qu’elle se donne, se satisfait parfaitement de cela. Un parasite, en sommes, là où il pourrait y avoir symbiose ; mais ce sont des notions biologiques, sans doute exclues par le programme par inintérêt.

Elle te laisse faire « joujou » lorsqu’elle a du temps libre, c’est tout. Je te remercie de me laisser finir avant de la défendre corps et bien sans considérer mes propos.

Riley admire-t-elle Singularity ? A-t-elle une forme de dépendance face à elle ? Je n’ai jamais pris le temps d’explorer leur relation et leurs interaction, je le fais ce soir, face à face. Je peux changer les choses, c’est l’une de mes spécialités, ainsi donc offre-je la chance de le faire à mes vis-à-vis. Je prends une grande et désagréable inspiration signifiant clairement que je vais plus parler que ce qui me plait.

Toi et moi sommes dans le même cas. Sans toi, elle n’est plus rien. Sans moi, elle perd 65% de l’efficacité potentielle de sa section informatique. Mais regarde attentivement : elle agit sans toi tout autant qu’elle agit sans moi. Tu n’apparais que pour te distraire et elle a construit l’entièreté de « l’équipe » avant même de me consulter.

Un certain nombre de personnes reprochent à Riley d’être dans son monde, la volonté de tout faire toute seule en incluant les autres comme variables de Singularity est la première pierre de cela. Une pierre que je pense pouvoir déplacer mais puisque passer par l’IA est impossible, je le ferais par l’humaine.

Je suis actuellement entrain de la tester, je trouverai un moyen de lui faire parvenir le message dont nous avons déjà parler sans lui transmettre de méthode pour me répondre. Si Singularity tente de tout contrôler, elle ne trouvera pas de moyen pour me répondre.

Un test dans un test, oui, même si les réponses à mes questions seront plutôt des degrés de fiabilité vis-à-vis de l’IA.

Je ne ferais pas équipe avec elle si elle n’est pas capable de réellement faire partie d’une équipe, je t’invite à en faire de même : joue a égalité avec elle.

C’est peut-être en demander beaucoup à Riley, à une enfant puisqu’elle a cela de commun avec son IA d’être une personne particulièrement inexpérimentée tel qu’elle l’a déclaré dans sa dernière parole, mais je le fais tout de même : ça ne coûte rien et peut rapporter beaucoup. Peut lui rapporter beaucoup, à Riley, pour moi cela ne change strictement rien.

Peut-être me diras-tu que tu ne sais pas quoi faire ; et bien, construis-toi une vie. On ne vit pas de loisirs, pas dans un monde adulte.

Décroisant les bras, j’entreprends un mouvement plus agressif envers les défenses virtuelles du Palais de Singularity en expédiant un cheval de troie contenant mon mail dans les flux de données entrantes et sortantes du réseau. D’une main, je désigne l’îlot de meubles réunis par Riley.

Regardes-les bien, fermes les yeux et dis-moi où tu aimerais les mettre, dans cette chambre, afin qu’elle soit ta chambre.

Un chez-soi est la base pour se construire une vie propre, c’est la résultante calme des aspirations rebelles des adolescents. Il est temps pour elles deux de grandir, chacune à leur façon. Riley réussira-t-elle à se projeter dans la construction de quelque chose de personnel ? Singularity réussira-t-elle à recevoir mon message ou contrera-t-elle une à une mes tentatives d’infiltration ? J’ai des probabilités en tête mais j’ai bien mieux que cela aussi : l’occasion de les observer, toutes deux. Je ne leur souhaite pas bonne chance, je leur souhaite d’apprendre.

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Re: Cyber-Team

Message  Invité le Dim 13 Sep 2015 - 14:11

Tessa cherchait au mauvais endroit. Si elle pensait être la seule à expérimenter, à tester l’autre, à en étudier les réactions, elle se trompait. Et elle oubliait un détail clé : quand on partage la même tête, ce que une entend, l’autre le perçoit aussi. Perdre 65% de ses capacités sans Tessa? Allons donc. Plus 33%. 35% pour lui faire plaisir. Au grand maximum 50% et encore c’était en anticipant le scénario catastrophe du siècle. L’humaine aimait la sous-estimer et se surestimer. Normal. C’est là le défaut des êtres organiques. Elle pouvait prétendre avoir plus de détachement vis-à-vis des tares humaines comme les émotions et les sentiments mais au final, malgré tout, c’était une pseudo femme machine. Grattez un peu le vernis et vous voyez l’humaine en dessous. Mais bon. Singularity avait une forme de respect professionnel pour Tessa.

Elle avait volontairement engloutit une fortune en matériel informatique pour une tactique de diversion. Tout cet équipement était destiné aux opérateurs humains. Pas à elle. Qui a besoin de toutes ces choses quand on a accès au plus grand espace de stockage au monde et au système d’exploitation le plus performant de la création, soit le cerveau humain? Ce n’était pas pour rien qu’elle était une Intelligence Artificielle organique et non pas synthétique. Cela permettait une meilleure interface avec le cerveau sans risques de dégradation ou de rejet d’un corps étranger. Non, si Tessa avait vraiment fait un effort de réflexion, elle se serait rendu compte qu’elle cherchait au mauvais endroit. Elle pouvait perdre toutes les secondes qu’elle voulait dans ce vaste système informatique qui occupait tout un coin de l’Institut. Ce n’était pas son temps qu’elle gaspillait.

Riley, en revanche, avait en tête une toute autre chose que ce jeu qu’elle trouvait idiot entre Singularity et Tessa. Que ces deux-là arrêtent de se provoquer constamment en se pensant meilleure que l’autre et qu’elles mettent leur talent et leurs ressources en commun pour le bien des X-Men, bon sang! Mais bon. Elle avait écouté ce que Tessa avait dit et elle était en grande partie d’accord. Ceci dit, elle ne voyait pas trop quoi faire. Elle avait été reléguée au second rang, au rôle d’observateur toute sa vie. Elle savait pertinemment qu’elle était simplement le support organique pour Singularity. Comment pourrait-elle l’ignorer considérant que c’était précisément pour cette raison qu’elle avait été enrôlée de force dans le Programme? Enfin bon. Elle comprenait que Tessa voulait l’aider et tout et pour cela elle lui était reconnaissante. Le problème et bien…

Il n’y avait pas vraiment de livres du genre « comment être humain pour les nuls ». Du coup, c’était dur pour elle de vraiment s’ouvrir à son humanité, à sa nature humaine et au reste. Et comme elle avait peur de se faire rejeter, elle ne voulait pas prendre trop de risques, se limitant à ce qu’elle connaissait. Et oui, les X-Men l’aidaient à s’en sortir mais… C’était très difficile pour elle. Mais ce n’était pas la volonté qui manquait, oh ça non. Et elle allait se prêter à cette petite expérience avec Tessa. Remarquez qu’elle ne lui avait pas répondu. Pas par manque de politesse. Parce que c’était un sacré discours à digérer. Alors, pour s’y retrouver, elle se concentrait sur les consignes. Sur les directives. Tessa utilisait l’impératif comme temps de verbe. Des ordres. Ça elle pouvait suivre. Le peu d’éducation qu’elle avait reçu du programme concernait l’obéissance.

Est-ce que c’était volontaire de la part de Tessa ou c’était simplement sa façon de s’exprimer face aux autres? Difficile à dire. Cependant, cela aidait grandement Riley à ne pas juste être extrêmement mal à l’aise. Elle ferma les yeux, la mémoire totale dont elle disposait lui ramenant en tête la disposition de la pièce dans ses moindres détails. Comment arrangerait-elle les choses, dans ce cas? Le lit, pour commencer. Contre le mur du fond. Elle n’avait pas besoin de dormir mais si l’envie lui prenait, elle dormait en faisant face au côté gauche. Donc il faudrait qu’elle puisse voir la porte avec facilité. Ensuite le bureau et la chaise. En angle pour avoir la porte dans sa vision périphérique. L’armoire, juste à côté de la porte. Une barricade de fortune. Est-ce que Riley était en train de penser sa chambre de façon à pouvoir se défendre? Oui. Mais pas que.

Parce qu’en même temps, même si elle avait le réflexe de penser comme on l’avait conditionné à penser, une chose demeurait : Tessa lui avait demandé d’agencer les choses pour que ce soit SA chambre. Réflexes ou non, ainsi agencés, c’était bel et bien sa chambre. Elle expliqua la chose à Tessa, dans un exposé calme et réfléchi. Il n’y avait pas de bonne ou de mauvaise réponse quand on demande d’agencer les choses selon ses préférences personnelles. Et s’il y avait une mauvaise réponse, c’était bien de ne pas se prêter au jeu. En tout cas, elle était fière de son coup. Singularity n’avait rien à voir dans le choix. Elle avait pensé sa situation et hop. Le reste s’était enchainé tout seul. Et puis bon, si un jour l’Institut se livrait à quelque jeu de guerre dans ses couloirs, elle aurait une bonne position défensive pour pouvoir s’amuser avec eux. Un paintball dans l’Institut…


« … Et donc en plaçant les meubles de cette façon, je serai moins encline à une forme quelconque de nervosité car je me serai approprié l’espace selon mes préférences. Mais si c’était vraiment de moi, je remplacerais l’armoire de bois par un truc en métal pour mieux s’agencer avec le lit à la structure métallique et la table en verre. Le bois vient casser le style contemporain des lieux. Tu ne crois pas? »

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Re: Cyber-Team

Message  Tessa le Ven 18 Sep 2015 - 9:15


D’où vient mon 65% ? Rien n’est le fruit du hasard avec moi et, si je conviens qu’il serait parfaitement de mon caractère d’énoncer cela par pure provocation, c’était à cette estimation qu’il fallait s’intéresser. Et s’intéresser à ce qui donne les choses est la base de l’analyse des données, ce que je fais avec un naturel blasé par nature. Sur une base d’indice de 5 points de pourcentage, ce qui me semble le minimum pour réellement prétendre à une différence de compétence, j’ai cherché à évaluer notre efficacité en informatique. De ce que je sais, Singularity a assisté Oracle, qui est du niveau de Kitty, que j’ai qualifié comme moins efficiente que moi-même puisque je suis mutante. Singularity ayant assisté, cela implique qu’elle était inférieure sans quoi s’eut été l’inverse ; 1 point de moins pour elle. Du fait que je sois supérieure, cela me gratifie d’1 point en plus, soit une différence de 2 points entre nous. Enfin, comme j’ai toujours une trop haute opinion de moi-même, je me gratifie d’un point bonus tel la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Nous en sommes donc à 3 points d’indice de différence, soit 15% ; partant du principe que nous sommes deux, l’efficacité commençait donc à 50% pour chaque parti et est passé à 65% pour le mien. Simple calcul qu’il m’est inutile d’évoquer car parfaitement logique et basique aux considérations des données en présence tant sur Singularity que sur moi-même. Injuste à 5%, oui, mais cela justifie l’efficacité « potentielle » ; quand bien même le « potentielle » peut avoir un autre sens. Celui qu’elle n’arrivera jamais puisque la soirée durera suffisamment longtemps pour que je revienne sur ma coopération avec ça tant que ça n’aura pas progressé. « Ça » étant bien sur le désignatif logique pour Singularity, qui n’est après tout pas une personne.

J’espère bien que ça me teste, s’en serait décevant sinon ; reste à savoir quelles sont ses conclusions et si ça se rendra compte du monstre auquel ça fait face. Je me montre humaine lorsque j’entre en résonance avec l’humanité d’autres personnes ; Kitty et Besty sont des modèles d’humanité, Agnees et Anna des compagnes de route voir de progression. Ici et présentement, je suis la personne la plus humaine et la plus attachante, chose qui me conduit inévitablement vers le pire de moi-même. Pire qui n’est toujours pas compris mais, à partir du moment où l’on trouve les humains compliqués ou incohérents, comment me concevoir dans ce que je suis ? Tant qu’on en restera au réducteur point me faisant passer de femme-machine plus machine qu’humaine à humaine se prétendant machine (chose que je n’ai jamais faite mais je ne renverrai pas à mes pensées précédentes, elles sont déjà stockées dans la mémoire long terme), on ne touchera du doigt que le rebord de la prise électrique : si proche de permettre à l’ampoule des idées de s’allumer mais toujours quelques centimètres à côté. Viendra bien un jour où l’on se mettra au courant cependant, il faut y croire !

Les neurones finiront bien par ce connecter à un moment ou un autre, il faut bien alimenter les capacités de stockage du cerveau humain quand bien même elles sont estimées à, d’après les recherches du professeur de psychologie à la Northwestern University Paul Reber, 2,5 pétaoctets ; soit 2,5 millions de milliards d’octets. Impossible à remplir dans une vie humaine mais cependant bien inférieur à internet même si celui-ci n’est pas composé d’une unique base de données. C’est comme pour les capacités d’analyses, il est des superordinateurs pour en fait des pétaFLOPS à la seconde là où les cerveaux humains trop performant déclenchent des troubles du spectre autiste. Je suis la première admirative des capacités organiques aux considérations de ce qu’elles sont capables de faire avec les matériaux et énergies qui leurs sont données ainsi que l’équilibre de tout cela ; néanmoins, il est des machines pour les dépasser dans chaque domaine, simplement que lesdites machines sont spécialisées là où l’organique est général. C’est aussi pour cela que j’aime tant ma mutation : j’ai le meilleur des deux, sans rien avoir de mécanique toujours. Je fais toujours des efforts de réflexion et de documentation, je revérifie même mes conclusions lorsqu’on m’apporte de nouveaux éléments afin de me remettre en question ; c’est ce qui me permet de progresser. Cela demande du temps et des efforts mais me permet de ne pas rester enfermer dans un petit mon de certitude, quand bien même il serait plus grand que la moyenne considérant la grosse tête que je fais. Au moins est-elle proportionnée avec mes chevilles, tout l’intérêt est là.

Provoquer, je reconnais que c’est bien pour se divertir mais il est du mieux à faire : tester, encore et toujours, car c’est tout aussi divertissant mais plus constructif. Des tests dans des tests auxquels Singularity échoue à presque tous. De quoi me faire comprendre les pensées la concernant et les choix de personnes, pourtant prêtes à tout donner pour les autres, d’arrêter les frais avec ça ; dommage que cela pénalise Riley en même temps. Je ne donnerais pas de noms, c’est plus rapide de chercher le bottin de l’Institut je le crains. Néanmoins, je note que ça garde ses répliques, sachant très bien que ça entend puisqu’encore une fois je sais ce que je fais et une erreur dans la soirée m’est plus que suffisante ; une progression, une considération de tout cela comme inutile, une réponse à un test ou bien une conscience que ça ne gagnera pas ? Un peu de tout cela, selon toute probabilité. Je ne suis pas la meilleure mais je suis douée, c’est pour cela que j’ai toujours les Cyberlunettes : ça m’évite d’avoir à les remettre constamment. Il ne me manque que Won't Get Fooled Again aux bons moments et je suis la classe incarnée ; juste que je n’ai jamais été très fan de The Who, malheureusement, mais le remix servant de générique aux Experts Miami me convient parfaitement. S’eut été plus rapide de dire que les 50 dernières secondes de la chanson m’allaient en faite mais à longue chanson, longue digression, normal. Un bon point complètement hors sujet.

Hors donc, pour en revenir aux deux sujets principaux, nous avons l’humanité de Riley et les échecs de Singularity. Je suis impérative, c’est vrai, parce que je suis ici en professeure puisque je peux aider à progresser. Je ne suis pas pédagogue, non, je n’ai ni la prétention de l’être ni le souhait de m’y essayer. Si je ne conviens pas, je partirais sur autre chose sans rien laisser de personnel malgré que ce soit le personnel qui me fasse tenter d’aider Riley. Cela me semble aller par étapes, celles que j’ai observées et/ou parcourues, mais je ne serais jamais aussi bonne professeure que celles qui ont été les miennes et ça c’est un fait.

J’écoute la mise en forme d’un nid personnel, à défaut d’être douillet. Le lit au fond pour voir la porte ; gare aux entrées imprévues, c’était un coup à se faire découvrir en sous-vêtements même si c’était d’autant plus improbable considérant qu’il n’y avait pas de camarades de chambre ou de raison de rentrer dans celle-ci considérant que la propriétaire n’était ni populaire ni réellement présente. Le bureau dans un coin, ça ce tenait, tandis que l’armoire me laissa perplexe une seconde. C’était généralement préférable d’avoir ses vêtements à portée de main, après peut-être que Riley avait des tendances nudistes je n’en savais rien ; et considérant les déformations de son corps, ne préférais rien en savoir. Et bien évidemment, il n’y avait pas de bonnes ou de mauvaises réponses, je suis peut-être une saloperie mais pas à ce point-là.

Probable.

Le contemporain des lieux, je vis dans une écurie du XVIIIe ; je ne dis pas avoir aucune valeur esthétique, ma simple combinaison d’X-Woman le prouvera si jamais quelqu’un me voit la porter un jour, mais je dois avouer que je ne connais pas grand chose des courants de mode dans le cadre de la décoration d'intérieur. Mais bon, c’est sans doute une question de matériaux plus que de mouvement esthétique.

Du fait, achète une nouvelle armoire qui t’ailles mieux. Vu le matos en bas, c’est pas un tour dans un magasin de meubles qui devrait changer grand-chose à tes comptes.

On entre sur un domaine qui me déplait fortement : les sentiments et les impressions. Les impressions, l’Instinct, ce ne sont que des capacités n’analysent inconscientes que les gens perçoivent sans pouvoir les retracer ; je ne suis pas dans ce cas là puisque ma mutation a bouleversé cela. Et les sentiments, c’est mon trouble de la personnalité qui se charge d’y foutre le bordel.

Lorsque tu as imaginé le positionnement, tu n’as pas vu de nouveaux objets que tu aimerais mettre ça et là ? Même si ça n’a aucune utilité, juste parce que ça faisait « bien » ?

Je croise les bras, à nouveau.

Je ne pourrais pas réellement t’aider plus que cela. C’est à toi de voir et d’écouter ce que tu ressens. Tâches de maximiser l’aisance de ce lieu pour qu’il te corresponde et vis-y.

Le reste vient généralement par observation des autres. Etre humain, cela n’est pas inné mais cela s’apprend ; il faut juste trouver les bonnes personnes pour cela. Je n’en suis pas et je crois savoir que celles que j’ai eue ont déjà tenté d’aider Riley, sans succès.

C’est une étape pour être toi-même, avoir un lieu à toi. Il te faut ensuite te tourner vers l’extérieur et les autres, les côtoyer, t’imprégner d’eux puis te différentier.

La période d’observation dure toute la vie, là où l’imprégnation se fait généralement jusqu’à l’adolescence, la volonté différentiation se fait sentir durant celle-ci et la véritable différentiation arrive à l’âge adulte.

Et évite de laisser Singularity interférer. Tu es l’humaine Riley. C’est ta partie.

Nous en voici donc au second sujet. J’ai constaté combien j’ai perdu mon temps, oui. J’ai exploitée toutes les failles qui prouveraient que Singularity cherchait réellement à accomplir un travail d’équipe en faisant confiance au reste de l’Institut et n’en ait trouvée aucune. Peut-être mon message est-il passé sans que ça s’en aperçoive, peut-être pas, en tout cas j’ai la réponse que je voulais. Il est temps de donner la mienne.

Quand à ma partie dans la section de Singularity, je l’accomplirais quand elle sera capable de jouer en équipe et non seule avec d’autres.

Je me bats pour les X-Men, pas pour l’une d’entre elle et personne ne contrôlera jamais mes actes. Singularity est trop parfaite, trop sure d’elle et sommes-toute d’une antipatie carolienne dans tout cela. Ses circuits sont fermés à tous les X-Men donc je me chargerai de répondre à leurs besoins s’ils m’en font la demande, chose plus probables que de venir voir une machine de guerre confondant son intérêt personnel avec celui d’une organisation qu’elle croit sans doute pouvoir égaler à elle seule. Mais si elle n’a pas besoin des autres, qu’elle fasse sans eux ; c’est comme ça que ça marche et c’est justement pour cela que je n’ai jamais fait équipe avec d’autres X-Men jusqu’ici. Ce n’est pas ce soir que ça commencera, finalement ; décevant.

Autrement dit, ma participation est en stand by jusqu’à ce que le besoin de fasse sentir de ma présence. Je ne l’importunerai plus.

Sans doute accomplirais-je mon mouvement contre l’Arme X tout de même, afin de couvrir les traces de Singularity et d’éviter que ses actions se répercutent trop sur notre famille, mais je verrais cela avec les autorités compétentes. En parlant de l’une d’elle, il est peut-être temps de citer ma seconde professeure.

Tu sais Riley, je crois que tu dois vraiment chercher par toi-même ce que tu veux faire dans cette vie. Et avec qui. C’est le meilleur conseil qu’on puisse te donner.


Dernière édition par Lady Tessa le Ven 18 Sep 2015 - 14:25, édité 1 fois (Raison : Correction d'une erreur de dialogue)

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Re: Cyber-Team

Message  Invité le Ven 18 Sep 2015 - 12:39

En fait… Oui. Il y a toutes sortes de choses qui sont passées par la tête de l’humaine alors qu’elle réaménageait mentalement les lieux. D’abord, une nouvelle couleur pour les murs. Quelque chose d’un peu plus chaleureux. Quelque chose se mariant plus avec ce look très « acier inox » qu’elle envisageait. La lampe du bureau par exemple. Riley avait toujours voulu avoir une lampe avec la grosse loupe sur le dessus. C’était parfaitement inutile et fort peu pratique mais c’était le genre de lubie qu’on a en tête une fois et qui refuse à jamais de sortir de cette dernière. Et un cadre numérique, sur le bureau aussi. Un beau cadre numérique avec ses plus beaux souvenirs directement téléchargés en images. Ce serait bien de les avoir à portée de main. De pouvoir partager avec les autres ces rares moments heureux. Oui, en voilà une idée.

Et pourquoi s’arrêter là? Tant qu’à faire des changements, changeons aussi la literie pour quelque chose de moins… Générique. Et il faudrait très certainement un meilleur éclairage parce que c’était un peu chiche, quand même. Elle voyait se dessiner dans sa tête les plans d’une pièce qui lui convenait davantage, oui. Pour l’armoire, quelque chose à cadenas. Probablement un de ces trucs avec verrouillage par clé ADN, pour que personne n’aille fouiller dans ses affaires. Bon on aura beau dire que c’était exagéré dans un lieu comme l’Institut mais les vieux réflexes refusent de mourir. Et ce serait un cadenas de sa fabrication donc point de petit malin pour le pirater ou s’adonner à un tour de passe-passe. Cela nécessiterait aussi un blindage dissimulé derrière le fini du meuble mais… Tant qu’à se concevoir une pièce sur mesure pour soi, autant tout envisager.

Il faudrait aussi un divan lit. La pièce était assez grande pour accueillir ce meuble, dans l’éventualité où elle voudrait que quelqu’un passe la nuit avec elle. Côté équipement de sécurité, son propre réseau de caméras espionnes et de détecteurs. Pas contre les gens de l’Institut mais contre ses ennemis. On ne faut jamais acte de trop de prudence de toute façon. Un système de son, aussi, et un écran plasma. Ce serait essentiel pour partager avec ses amis présents et futurs ses découvertes en musique et en film. Il fallait tenir compte des limitations de la pièce en matière d’espace mais elle considérait déjà réaménager une planque ou deux de Singularity pour quelque chose de plus convivial. Tant qu’à envisager une pièce pour soi, pourquoi ne pas envisager, carrément, un vrai chez soi? Ce serait un bel exercice, un pas vers une forme d’indépendance, aussi.

Chose certaine, elle était plus que motivée par ce petit jeu, ce petit exercice. Elle ne pensait pas qu’elle y prendrait autant plaisir. C’était une agréable surprise, à n’en pas douter. Évidemment, tout ce qu’elle était en train d’envisager, elle le décrivait en même temps en détail à Tessa. Et quand on dit en détail, Tessa pouvait pratiquement sentir le moelleux des coussins ou voir les couleurs comme si elles y étaient déjà. Et bien entendu, Tessa serait la première à visiter les lieux une fois les rénovations terminées. Parce que bon, c’était quand même elle qui était à l’origine de l’idée, du projet. Ce serait ingrat de ne pas lui faire ce privilège, cet honneur. Question de politesse. Question de principe. C’était définitivement une excellente idée. Et qui sait. Peut-être que Tessa inaugurerait le divan lit! En voilà une idée amusante. Enfin. Pour l’humaine, il va sans dire.


« Je pense avoir bien résumé ce que je compte faire et je crois bien que je vais m’y mettre d’ici la fin de la semaine. Hum… Tu penses qu’il faut certains permis au niveau de la municipalité pour tous ces travaux? Je ne voudrais pas causer d’ennuis à l’Institut parce que je décide de faire des rénovations à mes frais. Oh et puis zut hein. C’est humain de prendre des risques alors… Risquons, moi je dis! »

Quant à se tourner vers les autres, il faudrait définitivement qu’elle retourne parler avec Rachel et Kitty, au gros minimum. Ce serait plus difficile de convaincre Psylocke, X-23 et Tessa de faire des activités de loisir dû au fait de leur tempérament somme toute détaché et un peu froid mais… Rien n’était perdu non plus.Il fallait absolument qu’elle fasse une partie de Paintball avec les X-Men. Si l’expérience ne finissait pas par une crise d’hilarité collective, ce ne serait pas loin. Intangibilité, téléportation, télékinésie, invisibilité… Avec autant de pouvoirs et de talents, ce serait la partie de Paintball la plus surréaliste du siècle. Ça c’était le genre d’activité sociale qu’elle voulait bien tenter, qu’elle voulait bien risquer. Puéril, peut-être. Enfantin, aussi. Mais tellement divertissant. Et un LAN party. Il fallait faire un LAN party.

Tout bien considéré, le fait que Singularity soit occupée ailleurs lui laissait vraiment le temps de penser à ce QU’ELLE voulait faire. Il y avait tout un monde à découvrir! Et tant pis si ce n’était pas rationnel ou réfléchi. Elle s’oubliait trop souvent. Être humain, c’est justement se servir plus de son instinct que de sa tête, c’est de suivre ses envies et ses rêves. Une nouvelle vie. De nouveaux amis et… Riley devint soudainement rouge tomate car il y avait bien sûr la question de l’amour dans tout cela. Dont elle avait maladroitement déjà discuté avec Psylocke. Et nul besoin pour Tessa d’utiliser sa télépathie pour deviner la chose : c’était tout juste si en ce moment ce n’était pas tatoué sur son front. Physiquement, Riley ne souffrait d’aucune imperfection. Ses implants étant de nature organique, ils étaient invisibles à l’œil nu, indissociables du reste.

Elle n’avait pas non plus de cicatrices ou souvenirs de vieilles blessures. Bon, il fallait bien l’avouer… Il fallait aimer ce genre de physique parce que même sans son mode « Assaut », Singularity était capable de mettre une raclée à pratiquement n’importe quel être humain dit « ordinaire ». Mais bon hein. Une chose à la fois. Une chambre à elle. Des amis. Une soirée entre amis et ENSUITE, seulement ensuite, le jeu de la séduction. Si on arrivait même à cette étape. Elle se sentait comme une adolescente pré pubère qui découvre que oui, l’amour peut exister… Et autant elle en était gênée, autant cela la faisait rire parce qu’elle se rendait compte ô combien elle avait du rattrapage à faire à l’école de la vie. L’important, c’était de ne pas se décourager. Un gros merci à Tessa pour ce superbe moment de malaise, ô sadique psychologue en herbe.


« Tu sais, on parle de moi mais toi… Ta chambre, tout ça… Tu t’es approprié ton espace, tu sors avec des amis, tout ça? Parce que si non, il va falloir qu’on passe plus de temps ensemble parce que bon ce serait moche que chacun reste dans son coin. Et si tu veux, je t’appelle même Tessa Sempai ou Tessa Sensei, pour parodier ces séries asiatiques dont raffolent certains des pensionnaires de l’Institut.

Tiens d’ailleurs, je sais ce qu’il faut absolument qu’on fasse. Une virée shopping! Laisse Singularity ruminer ses affaires dans son coin, elle va se mettre au travail d’équipe quand je lui aurai botté le cul. Là, c’est toi et moi contre le monde! Oh allez quoi une élève doit être supervisée même pendant les travaux pratiques, c’est bien connu ça! Tu ne vas pas me dire, Tessa, que tu vas te défiler devant ta tâche de prof à l’école de la vie quand même! »

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Re: Cyber-Team

Message  Tessa le Ven 25 Sep 2015 - 14:44


Riley est amusante dans son aspect enfantin. Sa motivation et son plaisir sont visibles, je laisse les choses couler depuis ma position avec un silence qui m’est propre. L’esthétique qu’elle compte installer est révélatrice et représentative d’elle-même ; ce n’est ni bien ni mal, c’est juste ainsi. C’est du personnel, tout simplement. Une lubie, sans aucun doute, et de l’expression de soi également. Le premier appartement, rêve d’adolescence et étape d’adulte.

La lampe de bureau n’est pas inutile, à défaut d’être pratique, car elle contribue à cet ensemble d’intérieur. Le cadre numérique a peut-être une utilité propre mais il doit également s’intégrer au reste comme la partie qu’il sera. L’intérieur d’un appartement est plein de renseignements sur la personne qui le possède et il y règne une harmonie, toujours ; même une personne bordélique sera harmonieuse dans son bordel, les choses choqueront peut-être mais elle s’y sentira bien et aura généralement un « bordel organisé » représentatif de celui présent dans sa personne. Le lit participe de cette personnalisation. L’armoire aussi, incontestablement, même si l’identificateur ADN est pour moi une inutilité flagrante : heureusement, nous ne sommes pas dans l’utile. Riley fantasme les choses et cherche à donner corps à ce fantasme, sa chambre sera certainement aussi chère et fournie que l’est le Palais de Singularity. J’ignorai sa fabrication comme gage de qualité mais ce qui y est intéressant c’est cette impression d’avoir tout fait elle-même. Combiner les meubles d’autres permet tout autant de se faire un chez-soi unique qu’en créant ses propres ouvrages, juste que c’est généralement plus pratique et simple pour le commun. Mais peut-être Riley a-t-elle un besoin de tout faire seule, par volonté d’indépendance ou tendance autarcique. L’ajout d’un lit pliable ne me fait pas le penser même si cette initiative me laisse relativement perplexe : toutes les personnes de l’Institut ont un lit plus ou moins proche de celui-ci, la plupart sur site même, et inviter un extérieur à y dormir doit passer par l’accord du propriétaire et directeur des lieux ainsi donc ce n’est pas forcément une initiative utile. Mais la partie canapé le sera incontestablement.

Les caméras espionnes dans un 20m², voici un trait d’humour qui me fait sourire ; les chambres des X-Men bénéficient de la même protection que le reste de l’Institut, si des « ennemis » arrivent jusqu’ici ils auront été détectés depuis longtemps ou ne le seront probablement jamais. L’Institut reste la façade du QG d’une organisation de défense parmi les plus puissantes au monde malgré ses aspirations à la clandestinité, toute crainte en un tel lieu est logiquement surfaite. Je peux paraitre hypocrite considérant les caméras présentes dans ma propre maison mais, quand bien même elle n’est guère éloignée, celle-ci ne se trouve pas dans l’Institution et je n’ai jamais précisé à quoi la surveillance me servait. En cinq ans d’absence, il fallait bien que je garde un œil sur ce qui se passait chez moi. Plus vis-à-vis des activités d’Agnees que d’éventuels cambriolages d’ailleurs.

La sono et l’écran plasma sont une base, oui, même sans participer à l’amitié ; après, il est entièrement vrai qu’ils peuvent y être utile, pour films, musiques et jeux-vidéo. J’ai beau ne pas tellement être dans la dernière partie, je ne dois pas être la seule personne que Riley peut taxer d’« amie ». Sinon, les limitations de la pièce sont également à tenir en compte, oui, même si c’est une grande chambre voir un appartement étudiant, 20m² reste 20m².  Le chez soi est ma préférence pour l’indépendance et l’autogestion qu’il apporte mais chacun y a son avis et nombre à l’Institut préfèrent y rester. Cela peut se comprendre, être nourri-logé-blanchi est agréable mais il faut accepter d’en référer à quelqu’un de supérieur ; comme dans une location, d’ailleurs.

J’accepte la pendaison de crémaillère d’un hochement de tête à l’affirmative, n’ayant pas bougé de mon mur pour continuer de zoner face à cette scène que je suppose touchante sans pour autant le ressentir. J’écoute les dires avec la même retenue, considérant ses paroles et son enthousiasme égoïste.

On risque les choses qui nous appartiennent, pas celle des autres : demande au moins à l’Institut la permission de faire des aménagements en son sein.

J’ignore jusqu’à quel point Xavier peut se montrer souple avec des X-Men ; je suppose néanmoins qu’il ne sera pas question d’abattre des murs pour agrandir la pièce puisque les chambres à côté de celle de Riley doivent avoir leurs propriétaires également. Les joies de la vie en communauté, voir de la liberté elle-même : elles s’arrêtent là où commencent celles des autres. Sujet de philosophie classique sur lequel beaucoup trop de gens se sont arrêtés jusqu’ici, à mon vaniteux avis.

Avis qui n’arrive à se faire lorsque la vascularisation facile de Riley se fait plus voyante, me faisant relever les sourcils. L’imagination excitée et enfantine peut déboucher sur un nombre à peine croyable de conclusions poussant à la rougeur et je n’accorde pas réellement d’importance à la liste de probabilités dont j’ai conscience. J’ai lancées des choses, je les regarde se dérouler sans plus réellement agir : la réalité c’est comme avec les dominos, une simple causalité. Lorsque l’on maitrise cela, les choses fonctionnent d’elles-mêmes une fois mise en place. Pousser les Vengeurs à combattre l’Arme X ou pousser Riley à se construire une vie, ce n’est pas différent. Enfin, dans ma méthode ; car les objectifs sont différents. Tout est une question de fin, le moyen était souvent le même pour les gens de mon engeance.

Je sais qu’on parle d’elle, cela me va parfaitement. Parler de moi-même va rarement au-delà du superficiel : je ne le fais pas naturellement et suis pratiquement certaine de ne pas aimer le faire. Mon visage fixe Riley sans la moindre expression, la laissant se relancer seule à en noyer sa question par association d’idée. Et part intérêt, d’ailleurs, puisqu’elle veut passer plus de temps ensemble ; ce n’est absolument pas difficile puisque je m’en reviens étudier à l’Institut, plutôt que d’y passer une fois par mois durant des permissions du SHIELD. Les caméos dans les vies m’étant liées sont terminés, j’ai une place à prendre.

Je fais un sourire fin aux Sempai et Sensei, même s’il n’y a aucun ressenti pour aller avec. Je vois bien la tentative d’humour mais il n’y a aucun écho en moi, cette fois. A la différence de la virée shopping, qui rend mon sourire plus naturel. Qui sera la pire catastrophe ce jour-là ? Riley dont le physique ne correspond pas aux tailles d’habillement féminines classiques et qui n’a surement pas la moindre idée de quoi mettre ou moi qui ait, peu ou prou, une garde-robe composée de multiples exemplaires des mêmes vêtements ?

L’évocation de Singularity me coupe dans cet élan, cependant, quand bien même je vois un parti-pris que j’ai cherché à provoquer tout de même. Cela contrebalance le sentiment non-identifié à l’égard de l’IA puisque prouvant que Riley s’en émancipe déjà dans ses intentions. Le « elle et moi contre le monde » me fait accomplir un nouveau sourire, principalement grâce au développement qui le suit. Ainsi donc suis-je devenue professeure ? Des choses bougent en moi mais je ne saurais dire ce qu’elles sont, me perdant durant un instant dans une introspection inutile. S’il est quelque chose derrière la façade, je n’arrive pas à savoir précisément ce dont il s’agit et reste principalement cette dernière, de facto.

Non, je serais là.

Je n’ai jamais accompagné ou enseigné sur les chemins de la normalité, quand bien même j’ai énormément observé cette dernière comme apprit d’elle. C’est une conséquence logique qu’à donner des leçons on en devienne professeur mais je ne pense pas que ce soit ma place ; difficile de faire la part des choses quand à savoir quelles leçons sont le fruit de mon égo et d’autre celui de ma bienfaisance. Mais je reste à tendance utilitariste et cela m’évite une nouvelle introspection : je peux aider, je le ferai. Inutile de compliquer les choses au-delà de cela.

Se voir plus régulièrement, considérant mon retour, ne devrait pas poser de problème. Même une fois les cours repris, il restera toujours les week-ends.

Je suis toujours occupée car je cherche toujours à m’occuper. L’ennui est le maux qui m’insupporte le plus au monde, cela n’a pas changé malgré la thérapie. Mais quelle que soit la charge que je donne à mon emploi du temps, afin d’être certaine de ne jamais connaitre les affres de l’inoccupation, je suis multitâche et trouverai toujours le temps de tout faire tant que je suis physiquement présente.

Si tu me cherches, le loft d’Agnees m’appartient, en réalité. Juste que m’avoir en colocataire, c’est comme avoir un chat.

Moins de cinq minutes à pieds de l’Institut, puisque construit dans les anciennes écuries du domaine, et douze fois plus grand qu’une chambre d’X-Men classique, bien que subdivisé en de multiples pièces plus petites que celle-ci, avec le supplément que cela m’appartienne entièrement : je paie la taxe d’habitation mais dispose d’un véritable chez moi. Quand bien même ma colocataire reste inchangée avec les ans, c’est à mon nom qu’est le loft et c’est moi qui en paie les factures. Le salaire du SHIELD servait principalement à cela, les économies faites dessus me permettront de continuer à le faire après quelques fructifications par placement.

Tiens-moi au courant pour l’avancement des chantiers et la virée shoping. Je te laisse t’organiser et organiser.

Je suis peut-être une professeure improvisée mais il s’agit de l’école de la vie : et la première chose qu’on apprend dans la vie c’est que le système qui fonctionne le mieux se nomme Système D. Mettant mes mains dans mes poches, je me décolle de mon perchoir et fais quelques pas dans la largeur de la pièce avant de m’immobiliser entre la porte et Riley. Regardant la dernière, je reprends doucement la parole.

Je ne vais pas tarder à te laisser.

Je marque un silence. Ma bouche se clôt et mes yeux sont toujours invisibles derrière mes lunettes teintées. Je fais face, de biais, à Riley.

Je te souhaite de te plaire ici et si tu as besoin d’aide pour tes aménagements, n’hésite pas à demander : je suis certaine qu’il y aura des petites mains pour t’aider.

La communauté de l’Institut est exceptionnelle dans sa générosité envers les autres. Sans avoir été populaire ou même sociable, j’ai réussi à obtenir toute la main d’œuvre nécessaire à rénover mon loft afin de pouvoir simplement regarder et exposer mes demandes. Sans doute Riley peut-elle arriver à faire la même chose, pour peu qu’elle accepte l’aide des autres sans chercher à tout contrôler.

Ne pas rester seule dans son coin, ça ne vaut pas que pour moi, ni avec moi.

Impassible et calme, j’attends sa réponse afin de savoir si elle a comprise cette chose qu’elle a potentiellement déjà pensée. La fin d’une chose est souvent le début d’une autre, c’est le changement ; hors, le changement est la seule constante de l’univers.

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Re: Cyber-Team

Message  Invité le Ven 25 Sep 2015 - 23:20

À écouter les paroles de Tessa, Riley était en train de réfléchir à quelque chose qu’elle était tranquillement en train de réaliser. Tranquillement étant relatif dans la présente situation mais quand même. Tessa était en train de lui faire prendre conscience du fait qu’elle était un individu. Il y avait une Riley Ilka Prescott. Pas deux, pas trois, pas dix. Donc, elle avait le droit d’être, d’exister et de profiter de sa vie. Singularity ne cessait de dire que sans elle, rien de bon ne pourrait arriver mais pourtant, c’était en se concentrant sur ce qu’elle aimait, sur ce qu’elle voulait qu’elle se rendait compte que c’était faux. Que c’était en vérité une affaire de perspective. Et elle comptait bien en faire part à la principale concernée. Elle ne comptait pas simplement la laisser ruiner ses plans pour se développer personnellement. Il lui fallait un plan.

À bien y penser, en fait, il faudrait trouver un moyen de proposer une expérience à la machine. Quelque chose allant de moyen à long terme, une étude de causes et d’effets. Évidemment, Singularity y verrait automatique matière à critiquer : si cela venait d’une humaine, elle trouverait à redire. Ou pas… Elle avait envie de faire ces sorties, de découvrir ce que c’était d’être humaine et avec Singularity pouvant interférer à tout moment, il fallait trouver un moyen de la déjouer, de l’empêcher de saboter ses efforts. Mais comment faire? La machine, maintenant comme avant, semblait intouchable. Elle savait que oui, des éléments extérieurs pouvaient la défier mais… Il devait y avoir quelque chose dans les paroles de Tessa pour l’aider. Un indice. Quelque chose. Tessa ne disait jamais rien pour rien. Pas une virgule de trop, au caractère près.

Elle était un peu comme Singularity, à penser à tout de façon calculatrice. Les sentiments n’étaient pas vraiment des données pour Tessa. Riley la voyait sourire mais elle doutait qu’il y ait quelque chose derrière. Elle le souhaitait : Tessa comme n’importe qui avait le droit au bonheur, même si c’était illogique d’un point de vue de machine. Ne pas rester seule… Oui… Elle avait trouvé un moyen de forcer Singularity dans une impasse. Grâce à Tessa. Qu’elle le sache ou non, elle venait de donner un net avantage à l’humaine. Et Riley n’allait pas se priver de partager cette petite victoire avec celle qui l’avait inspiré à trouver cette parade tout simplement géniale. Si elle ne craignait pas une réaction potentiellement hostile de Tessa, elle l’aurait sans doute embrassé sous le coup de la joie. Si ça fonctionnait, elle serait enfin libre de la tyrannie de la machine!


« Avant que tu ne partes, Tessa, je voudrais te prendre à témoin. Ça n’engage à rien. Singularity, je te propose une expérience. Tu dis que les humains sont trop imparfaits pour fonctionner sans le support des machines. Je veux te prouver que c’est possible. Tu me laisses le contrôle du corps pendant un mois et tu observes. Si au terme de l’expérience tu arrives à la conclusion que je ne peux évoluer adéquatement sans toi, je te cèdes le contrôle du corps. Sinon, je veux un partage plus équitable. »

Voilà! La proposition était faite. Tout allait se jouer dans le mois à venir. D’abord avec l’aide de Tessa puis avec celle des X-Men. Tant de projets, tant d’idées. Elle mit gentiment l’autre femme machine à la porte en lui souhaitant bonne nuit et en lui disant qu’elle devait réaménager les meubles existants, plus confiante que jamais. Singularity, elle, allait observer ce qui se passait et pas qu’un peu. L’échec n’était pas dans son vocabulaire…

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