Tessa "Lady" Doe, Sage

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Tessa "Lady" Doe, Sage

Message  Tessa le Mer 29 Juil 2015 - 11:25


Tessa
"La vraie sagesse est de ne pas sembler sage."
(Eschyle)

Bonjour, mon nom à moi c'est Tessa Lady Doe ! Mais on me connait aussi sous le nom de code Sage.
Je suis née le 29/02/1992 dans l’Hindu Kush, en Afghanistan. J’ai 23 ans, plus ou moins.
Un petit secret pour la route : je suis une mutante sévissant à New York, USA.
On me dit souvent que je ressemble à Kate Beckinsale.
Je fais partie du groupe X-Men.


Capacités
Cerveau Mutant:
Mon cerveau a été lourdement modifié par le Gène X, qui a changé son fonctionnement et grandement accrues ses capacités. Si l’on reprend l’analogie entre le cerveau humain et un ordinateur, il est possible de me considérée comme dotée d’un « super-cerveau », équivalent humain des superordinateurs.
Premièrement, mon cerveau possède des capacités d’analyses extrêmement avancées. Ce processus est croissant fonction des besoins et me permet d’analyser des données plus rapidement que n’importe quel ordinateur ; ses limites ne me sont pas connues mais il pourrait être simili-illimité, considérant les capacités des superordinateurs à effectuer des milliards de milliards d’opérations à virgule flottante par seconde. Il me permet d’effectuer des calculs complexes, comme les statistiques et les probabilités, d’évaluer et d’analyser les situations, pour les comprendre et les anticiper, et de décrypter le langage corporel et les expressions faciales quasi-instantanément et avec une justesse incroyable. Cela n’est pas une action volontaire et consciente, elle est aussi automatique que du calcul mental. Egalement, mon cerveau rend possible une incroyable division d’attention et l’accomplissement d’un grand nombre de tâches simultanées, principalement mentalement puisque mon physique est toujours limité. Enfin, cela rend les analyses et transferts de données (comme ceux de mes autres capacités mutantes) quasi-instantanés.
Secondement, mon cerveau semble avoir une mémoire illimitée ; il me serait possible d’accumuler toutes les connaissances d’une gardienne du multivers telle que Roma, moyennant quelques désordres mentaux du fait de la nature de certains savoirs. De plus, ma mémoire étant bien plus performante qu’une mémoire humaine, je suis capable de faire appel à n’importe lequel de mes souvenirs avec une clarté parfaite, comme si je possédais une mémoire eidétique constamment active. Cela accroit énormément mes capacités d’apprentissage par mémorisation puisqu’une unique observation me permettrait de retenir, mais ne m’empêche pas de ne pas toujours penser à tout puisqu’il faut faire appel au souvenir comme de norme.
Troisièmement, les capacités de transmission de données plus rapides me permettent de posséder une kinésie améliorée. Je peux agir et réagir à une vitesse surprenante, en moyenne à la vitesse des réflexes des gens normaux (grosso-modo deux fois plus rapidement qu’un être humain normal, soit 100 à 125 milli-secondes). De plus, mes gestes étant calculés avec plus d’efficacité que la norme, ils bénéficient d’une précision et d’une coordination parfaite, ne tremblant ni ne faisant de faux mouvement, et se passent de toute mémoire musculaire. Cela me permet notamment d’être une ambidextre naturelle.
Quatrièmement, mon cerveau dispose de protocoles similaires à ceux d’un ordinateur. En cas de perte de conscience, il peut « redémarrer » pour me faire reprendre conscience. Ce n’est qu’en cas de traumas trop important que cette capacité cesserait d’être effective. Dans une moindre mesure, il peut également se « mettre en veille », afin de me plonger dans un état de semi-conscience où les différentes parties le composant se reposent séquentiellement, ne me privant que partiellement de mes capacités. Si ce procédé ne remplace pas totalement le sommeil normal, il permet de se passer de dormir presque indéfiniment.
Après, il possède un pare-feu mental, filtrant les flux de données entrant en fonction de différentes « zones de confiance ». Ceci a les mêmes effets qu’un bouclier mental, à ceci près qu’il est actif en permanence et ne peut pas être détruit sans détruire également l’esprit ; il faut obligatoirement réussir à trouver des failles pour l’outrepasser. Les trois zones de confiance sont la « nulle », par défaut toute chose extérieure à mon cerveau, où toute donnée entrante est soumise à approbation ou rejet conscient (décision généralement prise instantanément), la « moyenne », soit toute source ayant été classée comme de confiance (action la-aussi volontaire et appliquée à des machines ou personnes), où les données sont automatiquement acceptées, et la « forte », ou le pare-feu ne laisse rien entrer ou sortir sans volonté affirmée ; cette dernière zone est capable de protéger mes données mentales contre une mutante me possédant, même par un biais d’altération de la réalité comme Nocturne. En résumé, si le premier niveau de défense (confiance nulle) est comparable à un bouclier mental parmi les plus efficaces au monde, le dernier (confiance forte) tient presque de l’immunité. Il faudrait à un télépathe parmi les meilleurs du monde, comme le Roi d’ombre, se concentrer exclusivement sur moi pour les percer.
Enfin, la vitesse de traitement des données permet une capacité de réflexion des attaques mentales, qu’elles soient d’origine psychique ou cybernétique. Mon cerveau analyse suffisamment rapidement pour identifier la nature et le fonctionnement intrinsèque d’une agression directe et ainsi pouvoir la détourner. Cela permet donc de rediriger les dégâts avant qu’ils ne soient faits, vers l’extérieur afin de me prémunir de tout dégât voir vers l’attaquant lui-même, fonction du niveau de ce dernier, afin de les lui retourner. Bien que cette capacité soit principalement destinée à des capacités télépathiques, elle permettrait théoriquement de contrer d’autres pouvoirs psychiques affectant également mon esprit comme par exemple la possession ou l’absorption d’énergie vitale, à l’instar de celle possédée par les Lycaons de Mojo ; dans ce genre de cas cependant, l’attaque serait uniquement stoppée et non retournable contre son porteur.
Interaction Génétique:
Mon gène X a également modifiés mes yeux, les rendant capable de lire le génome des êtres vivants lorsqu’ils perçoivent un échantillon contenant un brun d’ADN. Cela me permet de déterminer leur espèce, s’ils possèdent des mutations actives ou latentes et, si oui, quelles sont les capacités qui en découlent. Comme le reste de mes analyses, cela est quasi-instantané.
De plus, non contente de pouvoir lire le génome, je peux également le réorganiser de manière irréversible ; il n’y aura pas de retour naturel à l’état d’origine, il faudra une autre modification « artificielle » pour en changer l’état. C’est limité au génome humain, mutants et mutés inclus, et me permet de corriger les tares et les maladies génétiques et de déclencher ou de modifier des mutations actives comme latentes (mais pas d’en créer). Théoriquement, il me permettrait également de modifier les apparences des êtres, par ré-encodage du génotype, mais s’en serait un processus extrêmement long le temps que le corps s’adapte aux nouvelles données ; des mois, au moins. Néanmoins, pour des données simples comme la couleur des yeux ou de la pilosité, cela peut être effectif en quelques heures. Sur tout organisme étranger, il me faut une apposition des mains et de longues minutes de concentration afin d’employer cette capacité ; sur mon propre organisme, le temps est le même mais il n’y a besoin d’aucun contact.
Télépathie & Cyberpathie:
Autre domaine de capacités mutantes, je suis alternativement une télépathe ou une cyberpathe. Mon cerveau peut exporter ses ondes cérébrales pour interagir et cela avec les autres cerveaux biologiques ou les machines dotées de programmes. Il s’agit là du même processus, simplement adapté sur un « canal » différent, ce qui signifie que tous les pouvoirs sont équivalents que ce soit sur l’organique ou le mécanique, et qu’il m’est impossible d’user simultanément des deux domaines. Ma portée maximale est d’une dizaine de kilomètres, moyennant que j’ai conscience que l’objet s’y trouve, et il m’est possible de l’argumenter par utilisation d’amplificateurs (comme le cérébro) ou de réseaux (comme internet).
Premièrement, la base de ces capacités est la transmission de données ; soit des données mentales, comme les diverses strates de pensées, soit des données informatiques, programmes et autres fichiers numériques. Je peux aussi bien « lire » ces données qu’en transmettre et qu’en télécharger dans mon propre cerveau, le tout de façon quasi-instantanée grâce à mes capacités cérébrales. Cela me permet d’accroitre volontairement mes capacités d’anticipation et d’apprentissage, copiant les données depuis un autre support pour les intégrer directement dans ma mémoire. Si mon cerveau reste organique et ne peut pas, par conséquent, utiliser des programmes informatiques ou être piraté, il est capable d’ainsi apprendre aussi bien théoriquement qu’en pratique des savoirs possédés par d’autres personnes. Ce processus est également possible dans le sens inverse, me permettant d’enseigner quasi-instantanément des connaissances à autrui. Il m’est également possible de retranscrire des données organiques sous formes numériques, pour condenser un groupe de pensée en « email mental », et inversement.
Secondement, je peux contrôler mentalement les esprits et les machines auxquels je suis connectée. Aussi bien niveau mécanique d’organique, cela nécessite de contourner les protections naturelles et de « pirater » la victime, demandant un effort de volonté plus intense que pour simplement échanger des données. Je suis capable, par le biais de ce contrôle mental, de simplement influencer l’esprit (pas uniquement de le contrôler entièrement) et de servir d’interface entre la volonté originelle et le corps : cela permettrait de laisser agir « librement » un individu sous mon contrôle, qui n’y verrait aucune différence, tout en le protégeant par le biais de mon pare-feu.
Troisièmement, il m’est possible de simplement manipuler l’interprétation des données et donc de générer des illusions, aussi bien sur un support organique que mécanique. Ces illusions sont convaincantes mais ne peuvent pas être dangereuses : si faire croire à une personne qu’elle se brûle lui fera ressentir de la douleur, le corps ne sera pas brûlé pour autant. Par extrapolation, il est impossible de tuer quelqu’un en lui faisant croire qu’il est mort.
Quatrièmement, je dispose d’un sens psychique proche de la proprioception, dont la portée peut s’étendre jusqu’à ma portée maximale. En Télépathe, je peux sentir les formes de vie, savoir les situer autour de moi et distinguer les humains, les mutants et les autres formes de vie grâce à leurs schémas mentaux. En Cyberpathe, je peux sentir les appareils dotés d’émetteurs wifi, savoir les situer autour de moi et distinguer les différents types d’appareils (ordinateurs, tablettes, téléphones…) ainsi qu’éventuellement les formes de vie mécanique (Intelligence Artificielle, Androïdes, Cyborgs…).
Cinquièmement, il m’est possible d’effectuer une projection de mon esprit, que ce soit sous forme astrale ou matricielle. Cela me permet d’accéder « directement » au Plan Astral ou à un cyberespace (entendre par là un ensemble de données numérisées constituant un « univers » d’informations et un milieu de communication, lié à l’interconnexion d’ordinateurs) et d’y interagir avec plus d’aisance. Aux considérations des capacités multitâches de mon cerveau, il m’est possible d’user de cela sans perdre conscience, tandis qu’une perte de conscience ferait se réintégrer la projection. Enfin, il m’est possible de matérialiser la projection astrale sous forme intangible, à la différence de la projection matricielle.
Sixièmement, mon cerveau peut réorganiser ses ondes mentales ou celle de quelqu’un d’autre afin de devenir indétectable, que ce soit télépathiquement ou cyberpathiquement. Sur ma propre personne, cela m’empêcherait d’user des capacités liées (sachant que changer de mode annulera la protection) mais me rendrait invisible, soit sur le plan astral soit sur les ordinateurs auxquels je suis connectée. Il m’est possible d’user de cette capacité sur une unique partie de mon esprit et donc de dissimuler des informations lors d’un scan de mon cerveau.
Capacités Martiales:
Ayant grandie dans une zone de guerre, j’ai appris à me défendre et à user des armes avant même de savoir lire et écrire. Ajoutées à cette expérience personnelle, mes capacités mutantes me permettent d’être très douée en combat. Je maitrise le combat à mains nues, les armes blanches et les armes à feu de poing et d’épaule et dispose d’un martial d’élite pour les X-Men, équivalent à celui de personnes comme Katherine Pryde ou le Fauve mais encore inférieur à ceux de Psylocke ou Wolverine, qui me permet de pouvoir égaler des lieutenants de la Ligue des Assassins et autres adversaires équivalents. Ce niveau de technicité ne me demande aucun entrainement particulier, mes capacités d’analyse et d’anticipation suffisamment performantes pour le générer à la manière d’un « programme » de combat, mais n’influence en rien ma force ou mon endurance qui doivent être exercées normalement.
Généralement, il m’est relativement aisé de m’adapter à tout style adverse grâce aux capacités de calculs et d’anticipation de mon cerveau. Il n’est aucun style basé sur des techniques cohérentes et combinatoires auquel je ne puisse finir par m’adapter, le délai variant fonction de la complexité du style et du nombre de techniques dont il dispose. Il m’est également possible d’user de ma télépathie pour maximiser cette adaptation, analysant le style directement dans l’esprit de mon adversaire et y lisant ses actions et plans à venir.
Personnellement, si je ne maitrise entièrement aucun art martial, je suis capable d’en reconnaitre et d’user de dix-sept différents, ce qui me permet d’identifier rapidement des techniques leur appartenant ou de les combiner entre elles. J’use instinctivement d’une technique de combat basée sur les mathématiques et l’anatomie. Celle-ci fonctionne aussi bien à mains nues qu’armée de lames ou d’armes de poing et tant au corps-à-corps qu’au tir. Elle consiste, quelque soit la situation, à une évaluation de la distribution géométrique des antagonistes suivie d’une prévision statistique des trajectoires de leurs attaques afin d’anticiper leurs mouvements pour se positionner là où l’on a le moins de chances d’être atteint et le plus d’ouvertures pour ses propres coups. Cela ressemble à un enchainement de positions et me permet de minimiser les risques de me faire toucher tout en infligeant un maximum de blessures à un maximum d’adversaires en un minimum de temps. Il faut au moins un niveau équivalent à un maitre d’art martial pour pouvoir résister à cette technique et s’y adapter nécessite de parvenir à prévoir également les probabilités situationnelles ; ce qui ne dépend que du niveau et rend cette technique, à défaut d’être prévisible, relativement vulnérable aux feintes et aux ouvertures piégées laissées par l’adversaire. Elle permet cependant d’affronter des ennemis sans tenir compte du nombre, aussi bien au corps-à-corps qu’à distance, et peut tout de même être combinée à des techniques d’arts martiaux ou de pistolero.
Ensuite, ma précision au tir est une fois encore grandement influencée par mes capacités d’analyses. A l’œil nu, elle est de 99,99% jusqu’à 100m puis subie une diminution de 1% de précision par pourcent de portée effective de l’arme ; par exemple, les pistolets étant prévu pour tirer sur 50m, je perdrais 1% de précision tous les 0,5m au-delà de 100m (et n’aurai donc aucune chance de toucher au-delà de 150m). Ma visée étant quasi-instantanée de par mes capacités d’analyse, il ne m’est jamais nécessaire de prendre mon temps une fois la cible acquise. Une fois encore, je peux user de ma capacité à sentir les présences m’entourant pour m’aider à acquérir les cibles, même si cela ne me renseigne ni sur la portée ni sur l’éventuel couvert de ces dernières.
Enfin, mes compétences en stratégie et en tactique sont également très avancées du fait des capacités d’analyses de mon cerveau. Elles restent néanmoins très théoriques : s’il m’est possible d’envisager un grand nombre de stratégies et de contremesures qui me rendent aussi difficile à battre aux échecs qu’un superordinateur, puisque réévaluant toutes les tactiques possibles à chaque tour, les situations sont autrement plus compliquées et la pratique implique beaucoup plus de variables que la stratégie pure. Je m’estime donc capable de comprendre les stratégies employées par n’import quel ennemi, moyennant un temps d’observation suffisant, et d’en établir également de très complexes cependant le manque d’expérience et de pratique me font me trouver loin des stratèges comme Captain America.
Connaissances & Compétences:
Considérant mes capacités de stockage et d’apprentissage, je pense qu’il est impossible d’estimer l’étendue de mes connaissances. En effet, j’ai pu amasser une somme inhumaine de connaissances théoriques et pratiques dans des domaines extrêmement vastes, même s’il est probable que certaines d’entre elles soient obsolètes du fait que les diverses sources employées n’étaient pas forcément toutes véridiques. C’est ce qui me pousse à me considérer comme une encyclopédie à la Wikipedia, même si j’ai des domaines de prédilection : ma perception génétique me pousse à chercher à étudier le Gène X et ses effets, notamment par les biais de la biologie et de la parapsychologie. De plus, je peux généralement chercher toute information que je ne posséderais pas déjà de manière quasiment instantanée, moyennant la même marge d’erreur que précédemment. De même, je dispose d’un certain nombre de compétences.
La première et plus importante d’entre elles est l’utilisation des mathématiques appliquées, qui me sont intuitives du fait du fonctionnement de mon cerveau ; on se contentera donc de résumer que je suis aussi douée pour résoudre des problèmes de mathématiques appliquées que le serait une IA liée à un superordinateur.
Ensuite, du fait de mon enfance durant la guerre civile afghane, je suis douée en survie : trouver de l’eau et de la nourriture, faire un feu ou un abri, voler à la tire et se dissimuler, cela m’est naturel.
Pour cette même raison, j’ai de grandes facilités avec les langues. Je suis actuellement capable de parler 123 langues, dont les 40 présentes en Afghanistan et les 13 les plus parlées au monde. J’estime avoir besoin d’entre trente minutes et une journée pour apprendre normalement une nouvelle langue, me servant de la racine de la langue et des mots empruntés aux autres pour la traduire et se l’approprier ; cela dépend donc des proximités avec les autres que je possède déjà et nécessite une écoute ou une lecture de ladite langue. Avec l’aide de la télépathie, je peux parler toute langue connue d’au moins un de mes interlocuteurs.
Après, j’ai été entrainée jusqu’à posséder une habileté équivalente à celle d’un sportif de haut niveau en escalade, athlétisme, gymnastique et natation. Pour des raisons de survie, j’ai développées durant mon enfance d’excellentes capacités d’escalade, de marche et de course, principalement en sprint et en obstacle. Une fois arrivée à l’Institut, j’ai pu profiter des infrastructures afin de m’entrainer en gymnastique au sol, en poutre et au saut de cheval, les combinant avec les compétences que je possédais déjà pour improviser des capacités de parkour, ainsi qu’en natation pour des raisons de thérapie.
Ma formation à l’Institut m’a permise de parfaire la plupart de mes aptitudes innées, notamment dans des domaines comme les technologies, particulièrement l’informatique, et l’investigation. J’ai une grande capacité à comprendre les technologies par utilisation des mathématiques appliqués ; donc particulièrement celles liées à la mécanique, l’électronique et l’informatique. J’ai ainsi été capable de concevoir des Cyberlunettes et des balles non-mortelles (qui seront détaillées plus tard). Ma spécialité reste l’informatique où, si tout passe par l’instinct et la volonté dans le cadre de la Cyberpathie, je reste capable de concevoir des programmes et de faire fonctionner des machines au-delà des utilisations communes. Enfin, mes capacités mutantes me permettant d’effectuer la quasi-totalité des opérations nécessaires à une enquête de façon autonome et d’analyser le langage corporel, par décodage des gestes, expressions et micro-expressions d’une personne afin déduire ce qu’elle ressent comme ce qu’elle est et par conséquent si elle ment ou s’apprête à agir, je suis une excellente détective et pense pouvoir impressionner des sommités du domaine en effectuant des déductions Holmesques.
J’ai également un certain nombre de talents criminels. Au premier rang de ceux-ci se trouve le piratage informatique : je suis capable de hacker les réseaux gouvernementaux en quelques minutes, temps réductible en secondes lorsque j’utilise la Cyberpathie, et les seuls réseaux qui pourraient me résister sont ceux du BPRD et de Batman Inc, selon moi. J’ai d’excellentes compétences d’intrusion, que les serrures soient électroniques ou non et à code ou à clé, et d’encore meilleures capacités actorielles, étant apte à mentir de façon convaincante en toute circonstance et d’interpréter une grande gamme de rôles. Afin de compléter cette palette d’habiletés, on m’a enseigné la fabrication de faux, notamment pour contrefaire un certain nombre de documents officiels comme les papiers d’identité, qui nécessitent expertise pour être découverts et comment effacer ses traces pour disparaitre complètement. Cela me permet d’être une excellente espionne, apte à infiltrer des organisations gouvernementales ou des sociétés secrètes.
Enfin, je dispose d’une volonté pratiquement surhumaine. Même s’il ne s’agit par réellement d’une compétence je la classerai comme telle car, forgée par une enfance dans une guerre civile, par la discipline mentale nécessaire à la télépathie de haut niveau et par une perception extrêmement crue et froide (puisque mathématique) de la réalité, ma force de volonté me permet d’endurer des situations et des choses qui mettraient à mal les esprits normaux sans céder, gardant mon sang froid envers et contre tout, et renforce ma résistance mentale notamment vis-à-vis des influences étrangères auxquelles je suis quasiment immunisée, incluant les physiques et magiques. Cela n’a évidemment aucune influence sur ce qui ne passe pas par la volonté.
Equipements spécialisés:
Comme la plupart des X-Men aux capacités physiques à échelle humaine, je possède quelques gadgets en complément de mes capacités mutantes. Je passe la combinaison en molécules instables, évidemment personnalisée, pour me concentrer sur ceux qui me sont propres :
Les Cyberlunettes, une paire de lunettes connectées qui me permettent de m’interfacer avec les ordinateurs et autres technologies semblables, qu’elles soient terriennes ou Aliens, et possèdent un modem capable de se connecter aux réseaux informatiques par satellite, des caméras et des micros miniatures, un projecteur holographiques 3D et des senseurs capables de détecter les résonnances télépathiques, les sources d’énergie et d’analyser les circuits électroniques. Leurs verres rouges sont photochromiques, ils se teintent en fonction de la quantité d’ultraviolet à laquelle ils sont soumis pour pouvoir servir de lunettes de soleil. Il est possible de connecter différentes paires de Cyberlunettes pour qu’elles transmettent des données entre elles.
Les balles non-létales sont des munitions subsoniques calibrées en 9mm qui remplacent le matériau traditionnel de la balle par un anesthésique solidifié qui, une fois tiré, se transforme en aérosol sous les frottements de l’air. Capable de s’infiltrer à travers les tissus non-hermétiques et les tissus biologiques, chaque munition permet d’assommer un humain de constitution normale pendant une heure. De multiples touches permettent d’additionner les temps respectifs. Les risques pour la santé de la cible ne sont pas plus élevés qu’avec une anesthésie générale.
Les pistolets à rafales, des armes de poings modifiées afin de pouvoir tirer en mode automatique par rafales libres, en lieu et place du traditionnel semi-automatique, et disposant généralement de contrepoids et de renforts afin d’être employés au corps-à-corps, pouvant encaisser les coups d’armes tranchantes et servir d’armes contondantes. Les principaux sont une paire de Berretta 92FS à chargeurs augmentés de 25 munitions mais je dispose également de Walther P99 « de secours ». Il m’est possible de modifier d’autres armes semi-automatiques pour qu’elles bénéficient des mêmes effets.
Psychologie
Premières Impressions:
Les premières impressions que je laisse ne sont généralement pas des plus flatteuses, parfois même peu engageantes. Elles en ont conduit plus d’un à se méprendre sur moi et à arrêter un jugement définitif biaisé qui a mis un terme à toute interaction possible avant même qu’il n’y en ait eue aucune.
Lorsqu’on ne me connait pas, je semble relativement asociale, quelque soit la raison qu’on me suppose pour l’être ; réservée ou froide, voici les théories les plus courantes fonction du point de vue de la personne. Réservée à m’en montrer froide, diront les plus psychologues, un mécanisme de défense qui explique le fait que je ne parle jamais de moi, évitant d’aborder tout ce qui touche à du personnel. Cela en amuse certains, puisque je fais partie des personnes qu’ils peuvent embêter en toute quiétude, de même que cela en détournent d’autres, qui me trouvent simplement inintéressante. Beaucoup me considèrent comme manquant totalement d’empathie de par mon impassibilité et ma posture principalement distante, d’autres y voient une attitude observatrice et détachée ou encore une absence et un déphasage de la réalité. Il n’est pas difficile de me penser patiente, hautaine ou encore gorgée d’agressivité passive. Il est clair que je ne fais pas grand-chose pour me montrer sociable ou aimable envers les inconnus.
Maintenant, je n’en suis pas impolie lorsque l’on m’aborde, même si je suis généralement taciturne et concise dans mes déclarations. Parfaitement apte à maintenir une conversation ou à sympathiser, je peux parfois me montrer brusque ou abrupte, voir cassante, et ne semble guère me soucier de si je vexe ou blesse mes interlocuteurs. J’assume ce que je dis comme ce que je fais, à défaut d’être particulièrement honnête. Je suis manifestement intelligente et douée et cela ne va pas sans une haute estime de moi-même. L’on peut aisément croire que je reste superficielle et ne m’intéresse pas aux autres en me côtoyant puisque je ne pose guère de question et semble me contenter du minimum nécessaire aux interactions. Je suis donc moins facile d’abord qu’on pourrait le croire et tend, lorsque l’on se rapproche de moi, à me montrer soit plus réservée que froide si l’on sait s’y prendre, soit plus froide que réservée dans le cas inverse.
Introspection & Sociopathie:
De mon point de vue, les premières impressions ne sont pas totalement infondées mais que la réalité est bien plus complexe ; pour la simple et bonne raison que je suis bien plus complexe. Mon passé n’a pas été des plus propices à faire de moi une personne équilibrée et je n’irai jamais prétendre que je le suis. Je suis cependant consciente de ce problème et ai bénéficié d’un suivi psychologique à ce sujet.
Froide et réservée, oui. Ne parlant jamais de moi et gardant le secret sur mon passé, aussi. Mais pas par timidité ou asocialité, ni par volonté de me donner un genre ou de me montrer snobe. Je suis simplement moins expressive que la norme, bien plus contenue dans mes gestes et mes ressentis, et ne souhaite parler ni de qui je suis ni de ce que j’ai vécu. Cela ne m’empêche pas de le faire mais implique que je sois suffisamment mise en confiance, en présence de personnes que je considère comme des proches voir des intimes. Ce qui reste rare car je suis de nature méfiante et observatrice. A côté de cela, je suis une personne calme, à défaut d’être posée, et sage, bien que je ne sois pas du genre à parler ostensiblement de mes connaissances. Je ne suis pas bavarde, je peux le devenir mais je n’apprécie pas tellement parler inutilement. Je tends également à être indépendante, non dans une volonté autarcique mais je préfère être capable de me débrouiller par moi-même. Que d’autres comptent sur moi n’est pas un problème, d’une certaine manière c’est à leurs risques et périls, mais que je compte sur d’autres peut rapidement le devenir [un problème] fonction de s’ils me sont ou non indispensables et de la relation que j’entretiens avec eux. Que l’on soit clair : je ne déteste pas les gens, je ne les méprise pas non plus. Simplement que j’ai doublement du mal avec eux, soit parce que je ne parviens pas suffisamment à les appréhender et que cela fait tâche dans mon petit monde de raisonnements, soit parce que j’ai réussi à si bien les appréhender qu’ils en deviennent d’un prévisible désolant. L’équilibre est difficile à trouver et la chute est généralement définitive. Contrairement à ce que l’on croit, les gens ne sont pas illogiques mais ils ont des logiques différentes d’un individu à l’autre. Comprendre la logique c’est prévoir l’individu. C’est de loin l’équation la plus complexe existante mais les normes sociales y apportent quelques constantes facilitant grandement la compréhension dans un certain nombre de situations. Néanmoins, n’étant pas aussi insensible que je le montre, à défaut d’être la personne la plus sensible qui soit, je peux m’attacher même si c’est une affaire complexe. Et lorsque c’est le cas, généralement je n’en manifeste rien ni n’en fais part ou réclame réciprocité, mon affection impliquant loyauté et bienfaisance malgré l’absence de bienveillance ou de témoignages. Je ne suis pas une personne physique, que ce soit dans l’expression, dans la gestuelle ou dans les contacts ; ce que je fais ne l’est pas gratuitement généralement et j’ai toujours un but, un objectif. Je peux par conséquent me montrer intéressée voir manipulatrice, sans forcément être malveillante, mais j’y reviendrais plus tard. Après, cela ne va pas forcément jusqu’à avoir un plan, même s’il ne me faut qu’un instant pour en faire un. Disons qu’une grande partie de ma vie et de ma psychologie est liée à des chiffres et à des calculs ; cela n’étonnera personne que ma mutation ait ainsi influencée ma psychologie. Je perçois une grande partie de mon environnement comme des mathématiques appliquées et, à défaut d’aimer cela, j’en vis assez littéralement. Toutes les informations qui m’arrivent à la conscience à chaque seconde, toutes ces choses que je peux faire simultanément dans ce même laps de temps, voici qui n’aide pas à être présente à défaut de permettre une réactivité surprenante. Après, ma familiarité avec les mathématiques a entrainés quelques tics sympathiques, de mon point de vue. Par exemple, j’ai quelques tendances à compter les choses lorsque je me concentre dessus, comme le nombre de mots lorsque j’écris ou de pas lorsque je marche ; c’est dans les petits détails que je m’humanise en général. Autre point plus ambivalent, je dispose d’une force de volonté que je considère indestructible, ce qui a ses bons et ses mauvais côtés : s’il est quasiment impossible de me faire céder contre ma volonté, je peux également me montrer d’un entêtement à en rendre jaloux un troupeau de têtes de mule tenaces ; de beaux pléonasmes pour bien insister sur combien je peux me montrer à la limite de l’obtus parfois. Le moyen le plus facile de contrer cela est l’argumentation logique car si l’on me vainc par les arguments je n’aurais pas la mauvaise foi de me prétendre non convaincue. Je risque juste de contre-argumenter un bon moment, bien consciente que dans la vie il importe généralement moins d’être la meilleure ou d’avoir raison que de retomber sur ses pattes, mais si j’aime avoir raison, que cela implique que l’autre et tord ou non, je n’ai pas de problème avec le fait d’avoir tord. C’est toujours une occasion d’apprendre.
Et le plus grand apprentissage de ma vie est de vivre « normalement » malgré un trouble de la personnalité sociopathique. Je suis une sociopathe, même si j’ai eue la chance de pouvoir bénéficier d’un suivi psychologique à l’Institut afin d’en diminuer les symptômes. S’il m’est possible de faire preuve de bagou et de charme superficiel, je n’en ai pas l’habitude et suis bien trop renfermée pour en faire preuve naturellement. En revanche, l’insensibilité et le manque d’empathie étaient de mes principaux traits dans mon enfance ainsi j’ai subit un énorme travail de sensibilisation ; si je peux toujours sembler insensible envers mon environnement et n’ai pas la prétention de me dire concernée par certains problèmes qui ne sont que des conceptions, comme la faim dans le monde ou la pauvreté, je suis capable d’empathie envers les personnes qui me sont proches. Après, cela se montre plus dans des détails que dans l’attitude générale puisque je reste distante et majoritairement inexpressive. Cette inexpression est liée à la superficialité de l’affect, sur laquelle j’ai également beaucoup travaillée. Contrairement à ce que l’on peut penser, ce symptôme ne supprime pas les émotions mais fait « perdre le manuel », on ressent toujours les choses mais sans les comprendre ainsi ne réagit-on pas comme on le devrait. J’ai retrouvé le manuel mais garde une « résistance» ou une « accumulation » émotionnelle : mes sentiments peuvent être profonds et sincères à présent, quand bien même je ne les manifeste guère, mais il y a toujours un certain décalage entre eux et moi. Pour faire simple, considérons qu’en deçà d’un certain seuil, je ne suis pas réellement en phase avec eux et semble insensible, je sais qu’ils sont là et les ressent mais n’y réagit toujours pas. Par contre, j’éprouve toujours une absence totale de remord et de culpabilité quelques soient les actions que j’entreprends, même si je suis incapable de dire si c’est parce que le symptôme n’a pas évolué ou si simplement je n’ai entreprise aucune action que je regrette. Egalement, j’ai toujours une haute idée de ma valeur mais je nuancerai le fait qu’elle n’en tienne pas exclusivement à un symptôme : mes capacités m’ont conduite à avoir une estime de moi relativement haute, pouvant parfois poindre vers l’arrogance, mais je suis aujourd’hui capable de percevoir la valeur de la vie des autres et de la respecter. Les autres ne sont pas un moyen d’obtenir ce que je veux tout en vivant à leur crochet, j’ai depuis longtemps compris que c’était une mauvaise chose de raisonner ainsi même si cela ne me gêne absolument pas de me laisser entretenir ; en somme, à défaut de chercher à vivre ne parasite je peux l’être sans problème. En règle générale je cherche à m’investir dans une communauté m’accueillant, pour deux raisons principales : faciliter l’intégration dans ladite communauté et m’occuper, de préférence utilement. En effet, le symptôme du besoin de stimulation est encore très fort. Je ne supporte pas l’ennui et cherche toujours à m’occuper, de quelque façon que ce soit. Cela me permet d’être particulièrement productive, tout en pouvant me conduire à quelques situations improbables en cas de concours de circonstances tout aussi improbable dans ma recherche. De gros efforts ont également été fournis sur l’utilisation du mensonge ; soyons franc, mentir est l’une des choses les plus naturelles et courantes qui soit, quelle qu’en soit la raison ou l’objectif. Le mensonge est un outil et il faut simplement savoir dans quelles situations et envers quelles personnes l’utiliser, non le faire de façon pathologique. Dans le cadre de l’Institut et de ses membres, par exemple, je fais l’effort de ne pas mentir à défaut d’être sincère, n’en étant que plus taciturne du fait. Pareillement, ma tendance à l’escroquerie et la manipulation est réservée aux missions et aux adversaires, non aux alliés ; en théorie. Je peux me montrer intéressée et manipulatrice, sans forcément être malveillante, tâchant que mes intrigues restent sans conséquences dommageables dans un cadre familier ; il s’agit, de mon point de vue, d’une manifestation déformée de l’enfance que je n’ai jamais eue, les enfants étant des manipulateurs confirmés. Niveau comportements enfantins, j’ai énormément travaillé sur les problèmes de comportements précoces que sont les crises de colère et de désobéissance. Je ne suis pas forcément une personne docile mais si je reconnais l’intérêt et la logique d’un ordre je le suivrais, je considère cela comme une preuve de maturité, même si l’inverse est également vrai et peut me conduire à faire preuve d’insubordination. Quand aux crises de colères, elles sont récurrentes pour faire sortir tout ce qui est accumulé par l’inexpression ; en moyenne une tous les six mois, accomplie dans la plus grande discrétion de préférence. Au niveau des symptômes réduits mais toujours présents, il y a le certain manque de réalisme dans l’approche du quotidien et le déroulement de la vie, n’ayant pas la moindre notion de la valeur de l’argent au-delà des chiffres par exemple, et l’absence d’objectifs à long terme. Je ne me construis pas de vie, je la vie sans chercher trop loin des projets et des aspirations. Cela s’accompagne d’une sorte d’impulsivité car je me décide quasiment instantanément, même si je ne fais rien qui ne soit pas réfléchit. Néanmoins, j’ai appris à prendre au sérieux les engagements que je prends, comme un mariage ou l’appartenance aux X-Men, et non à me contenter d’y voir un moyen de m’assurer une niche sécuritaire dans une relation que je pourrais briser à l’envie. Je me permets également de souligner que je ne souffre plus du tout d’irresponsabilité ou d’incapacité à accepter la responsabilité personnelle ; j’ai apprise la responsabilité, la logique intrinsèque à la causalité me facilitant bien la tâche d’ailleurs. Dans un même ordre d’idée, mon comportement sexuel n’est pas amoral, il est inexistant. Enfin, j’ai été capable de me réinsérer à travers l’Institution Charles Xavier et les X-Men malgré un passif de délinquance juvénile et la volonté de cultiver une grande variété de talents criminels ; même s’il ne s’agit pas là d’une structure parmi les plus intégrées à la société, c’est déjà une bonne chose pour moi.
Education & Philosophie:
Mon éducation et ma jeunesse n’ont pas permise de faire de moi une personne instruite ou même équilibrée néanmoins l’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués m’a aidée de son mieux.
Grandir durant une période de guerre civile, qui plus est lorsqu’elle implique la perte de la structure familiale, l’errance et un certain nombre d’actions immorales et répréhensibles, m’a marqué à jamais. Je n’ai pas réellement eue d’éducation avant d’arriver à l’Institution Charles Xavier et, si cette dernière a tenté de m’aider de son mieux, ma construction psychologique primaire était déjà terminée et mon adolescence bien avancée. Néanmoins leur travail n’a pas été vainc puisqu’il me permet de pouvoir disposer d’un comportement social relativement correct et d’avoir intégrées les normes et les valeurs de notre société. J’en garde un point de vue extérieur et compose avec plus que je ne les suis par conviction mais je sais au moins les respecter malgré mon trouble de la personnalité.
Néanmoins, chassez le naturel et il revient au galop comme on dit ; j’ignore s’il est possible de considérer cela comme une philosophie mais, pour contrebalancer mon trouble, j’ai mis au point un code de conduite. Il diffère selon les situations et les personnes mais on pourrait le résumer au fait que je cherche à ne pas me montrer « inconvenante » ; je raisonne sur ce que je peux faire ou non, en sommes. Ma philosophie, si tant est qu’on considère cela comme tel, est donc basée sur la maitrise et sur l’adaptation. Je suis proche du conséquentialisme dans le sens où la plupart de mes actions sont entreprises dans l’objectif d’avoir des conséquences positives mais cela reste une notion vague et discutable comme la nature du « bon » ; outre que le malheur des uns peut faire le bonheur des autres, je ne me place pas dans un référentiel moral ou de dichotomie bien/mal. J’ai un objectif à attendre et je cherche à le faire, simplement. Je ne me moque pas du jugement des autres ou de celui de Dieu sur mes actions mais cela ne me stoppe pas à les faire, pas plus que le respect des lois que je n’accompli pas par croyance mais par défaut et transgresse donc dès que le besoin s’en fait sentir. A côté de cela, je suis clairement une « darwiniste » mais à échelle individuelle. Pour moi, l’individu qui prospère n’est ni le plus fort ni le plus intelligent mais celui qui s’adapte le mieux. Il n’est pas question de sélection naturelle, nous échappons à cela grâce à la civilisation et surtout la médecine, mais de reprendre le principe d’une nécessite d’évolution par adaptation à son environnement. Du fait, être la meilleure ne m’importe pas contrairement à être capable de faire de toujours retomber sur mes pattes. A défaut de réussir quelque chose, je dois avoir des alternatives afin de ne jamais me retrouver dans l’impasse. Cela nécessite évidemment une bonne maitrise de moi-même, de mon environnement et des possibilités.
A côté de cela, il y a l’Idéal Xavier. Bien évidemment que l’Institut m’a influencée et que je m’y suis adaptée ainsi donc l’égalité humain/mutant et la cohabitation pacifique serait la seule valeur morale que je posséderais si je n’étais pas capable de la nuancer. Oui, je suis prête à me battre pour mais je ne suis absolument pas une idéaliste : je sais que même lorsqu’il y a une égalité législative entre les humains et les mutants il n’y a toujours pas une égalité de faits, pas plus qu’il n’y a d’égalité entre les riches et les pauvres ou entre les différentes ethnies ; il suffit de regarder l’occident et son intégration des mutants, ce sont des citoyens normaux mais cela n’empêche pas qu’il y ait des citoyens plus égaux que d’autres. De même, la cohabitation pacifique c’est d’être capable de vivre ensemble, cela n’implique pas qu’il n’y ait aucun problème de cohabitation. Les humains se détestent entre eux et s’entretuent, les mutants sont humains et donc il y aura toujours une raison pour que la violence surgisse. Les humains, mutants inclus, ne sont pas intrinsèquement mauvais mais la nature est violente et l’Homme a juste des passions et des intérêts plus complexes que l’Animal. D’où la nécessité d’une force de maintient de la paix, une force comme les X-Men. Le pacifisme ce n’est pas éviter de combattre, c’est le faire pour maintenir la paix.
Hobbies & Goûts:
En tant que personne ne supportant pas l’ennui, je dispose d’un certain nombre d’activités destinées à m’occuper et, comme la norme, j’ai des préférences et des dépréciations.
A bien des égards, le pacifisme X-Men est un hobby. J’ai grandie dans une guerre et je sais apprécier la paix mais cela ne signifie pas que je sois capable de vivre en paix. L’entrainement, l’étude, les missions, voici qui est une occupation des plus prenantes et me permet d’exprimer ce qui est inconvenant dans la plupart des situations normées. Cela fait sans doute de moi une criminelle mais dans une époque où les super-héros courent les rues, la fin est plus importante que le moyen. La violence m’indiffère et je peux très bien en user comme m’en abstenir, quand bien même j’éviterai à tous prix le recourt au meurtre ; elle est un moyen, comme le mensonge, ni plus ni moins. S’il est une occupation qui est une fin en soi et peut donc être nommée loisir, il s’agit de la natation : nager me permet de tisser une bulle paisible et libératrice où j’oublie le monde intelligible et chaotique pour quelque chose de plus sensible et de plus harmonieux, véritablement relaxant et bienfaisant. Il m’arrive également de participer à des investigations, privées ou policières, qui sont un bon compromis entre façon intéressante de m’occuper et utile à la communauté même s’il m’est parfois nécessaire de tromper ou de transgresser la loi pour se faire. Que ce soit dans le domaine légal ou illégal, l’informatique est également un loisir du fait des possibilités de divertissements et d’occupations qu’il propose et de la logique mathématique qui le dirige.
Je suis une personne logique et du fait j’apprécie comprendre et raisonner les choses, ce qui passe tant par l’apprentissage que l’observation, activités qui me sont aussi plaisantes que courtes en règle générale. L’audiovisuel m’intéresse beaucoup, particulièrement le cinéma et la série télévisée auteriale ; tout ce qui touche à l’esthétique, la mise en scène et la figuration me fascine, du fait je tâche de comprendre au-delà du premier niveau de lecture qu’est le récit, tandis que le jeu d’acteur est également très intéressant comparativement des réactions réelles. Le documentaire me plait également puisqu’il possède la mise en scène et que les apprentissages prennent plus de temps que la simple assimilation des données. Mais ce que j’aime le plus c’est l’eau, qu’elle soit chaude ou froide, salée ou douce. Peut-être est-ce lié à mon signe astrologique mais elle m’apaise et me détend ; cela contribue à mon appréciation de la natation mais ne s’y limite pas, la pluie ou comme les douches et les bains produisant ce même effet et ayant également mes faveurs. Du fait, ma boisson préférée est l’eau plate, ce qui peu étonner de par l’absence de goût, tandis que mon plat favori est le hamburger ; sans doute l’une des plus grandes réussites américaines et l’une des rares choses que j’apprécie chez eux, avec le western. Si je devais me définir par un objet se serait une paire de lunettes, plus ou moins opaques fonction de la luminosité qui les heurte, tandis que ma couleur est le noir, symbole de simplicité, de sobriété, de rigueur, de mystère et d’élégance quand bien même ce n’est pas une vraie couleur, et que mon animal est la chouette, tant pour sa symbolique de sagesse que de ruse et de tromperie.
Après, je tends plutôt à déprécier les animaux. Ils ont quasiment tous une chose qui ne me va pas, depuis la répugnance de certaines espèces à la trop grande affection de la plupart des animaux de compagnie. Certaines personnes peuvent être affectées par cette dépréciation, particulièrement les enfants ; le tactile et le sur-affectueux ne sont pas mon truc. Etant plutôt casanière, j’ai une tolérance limitée aux imprévus et bouleversements sur lesquels je n’ai aucune influence. Ensuite, j’abhorre le meurtre car, si je suis toujours incapable d’éprouver la moindre culpabilité et comprend qu’il n’est parfois pas d’autre moyen que celui-ci, j’ai appris à comprendre la valeur de la vie d’autrui et mesure combien chaque destruction de l’une d’elle est grave, ôter une vie signifiant la plupart du temps en détruire beaucoup plus et faire souffrir bien au-delà d’une simple personne, toute méritante qu’elle puisse être. Mais le pire de tout reste les erreurs : du fait de mes capacités, j’ai énormément de mal à accepter mes propres erreurs et me les reproche longtemps encore après les avoir faites. C’est complètement stupide puisque cela me permet d’en apprendre et de progresser mais c’est ainsi, même une fois toutes les leçons tirées d’une erreur je ne me la pardonne toujours pas, sans pour autant regretter l’avoir faite ou culpabiliser de ses éventuelles conséquences. Elle fait juste « tâche » et cela me contrarie.
Craintes & Aspirations:
Au niveau de mes craintes et de mes aspirations, il n’y aura pas grand-chose à dire du fait du trouble de la personnalité.
Mes réactions à la peur sont différentes, du fait de la résistance émotionnelle. Je n’ai aucune phobie ou véritable terreur, toutes les craintes mineures comme les répugnances et malaises étant tout simplement en déphasage tandis que les craintes plus profondes sont intellectualisées et de ce fait il n’est pas difficile de les rationnaliser également. Néanmoins ma plus grande peur est de ne plus exister. Cela peut se rapprocher de mourir mais ce n’est pas l’acte de mort qui me pose problème, je peux lui faire face et peux même me sacrifier, c’est l’idée que je n’existe plus, ne pense plus, ne soit plus rien pas même un souvenir.
Egalement, je n’ai pas réellement d’aspiration ou d’objectif dans la vie. Je vis, c’est déjà bien, parfois sur le court terme je cherche à atteindre des choses mais ce sont des buts en soit, il n’y a pas de grand projet ou de volonté de construire quoi que ce soit. Je me bats pour les X-Men parce que je le leur dois et que j’aspire à cette paix mais ça ne va guère plus loin, s’ils venaient à réussir ou à ce dissoudre je ne serais en rien avancée personnellement. Néanmoins, un point intéressant à noter, si l’on venait à me fixer un objectif long terme en me convainquant de l’accomplir, cela ne me poserait pas de problème ; sans doute est-il possible d’appliquer cela à des sujets personnels et de me conduire à construire quelque chose.
Rapport aux Factions:
En bonne personne avertie sur son environnement, j’ai pris le temps de me renseigner et de me faire un avis sur chaque faction « super-héroïque » liée à la planète Terre, qui est clairement la seule à m’intéresser. Maintenant pour entrer dans le détail :
Je suis loyale aux X-Men, quand bien même je suis un membre assez isolée de leur grande famille et ai quelques problèmes avec cette notion. On m’a enseigné leur idéal et leurs valeurs, je ne reviendrais pas là-dessus, et j’adhère donc aux objectifs du groupe malgré un point de vu critique que j’ai également déjà développé. Les X-Men sont une force nécessaire et leur politique d’action clandestine, terroriste presque, est celle qui me convient le mieux : nous ne sommes pas trop fermé à l’idée de prendre des libertés avec la loi tout en n’enfreignant pas celle-ci sans raison, ce qui permet à toutes les compétences de s’exprimer pour le bien commun. Nous cherchons l’amélioration de la société et la paix, ce qui est progressiste vis-à-vis de l’Humanité en général et ne peut qu’aboutir à du mieux, et sommes parmi les plus ouvertes d’esprits vis-à-vis de la différence.
Je suis dubitative quand à la Confrérie ; malgré un certain nombre de confrontations par le passer il n’est pas possible de considérer que les X-Men et la Confrérie sont des antagonistes, ils sont plutôt des rivaux et je m’inscris parfaitement dans cette optique. La Confrérie est plus extrême mais complémentaires aux X-Men et s’ils ne sont pas réellement des alliés ils ne sont pas non plus des ennemis, tout dépend de la situation.
Je suis perplexe face aux Last Sons car leur groupe c’est uniquement construit en opposition à un autre et, si éviter toute tentative impérialiste est une chose sensée, il faut voir à ce que cela ne parasite pas l’objectif global. Ainsi donc c’est peut-être le groupe qui a le plus de potentiel de par sa nouveauté mais il peut également être le plus problématique à l’avenir. Tant qu’ils évitent de tourner comme leur opposé cela ira.
Je suis amusée et exaspérée par l’Initiative. Ils ont le potentiel de faire des miracles, déclarent haut et fort le faire mais au final c’est un effet spécial, comme au cinéma. Il s’agit d’un mélange de groupe de super-héros, les Vengeurs, et d’une organisation de maintient de l’ordre, le SHIELD, où la place de chacun comme les droits et devoirs de tous semblent extrêmement flou lorsqu’il ne s’agit pas de faire ce qu’ils veulent, avec pour un certain nombre l’intérêt personnel comme seule motivation. Certains ont les meilleures intensions du monde et se retrouvent aux côtés d’autres qui ont les pires, comme si un certain nombre c’était trompée de vocation ou de faction. Ils sont en quelque sorte les Super-Héros que la société de consommation mérite, avec tout ce que cela implique. Néanmoins je leur reconnais leur aspect distrayant et ils peuvent être utiles.
Je me méfie de Young Force, du fait qu’ils se cherchent en tant qu’héritiers de la Justice League, dont la volonté de neutralité politique les a conduit à permettre beaucoup dommages collatéraux dans les populations civiles malgré leur volonté exprimée de protéger le monde. D’un côté, ils pourraient apprendre des erreurs de leurs ainés et ainsi devenir un groupe à éclipser tant ceux-ci que l’Initiative et les Last Sons du fait de leur globalité, de l’autres ils pourraient être une simple Justice League moderne et ne rien apporter de nouveau, se contentant de faire concurrence à des groupes déjà trop nombreux pour protéger efficacement la planète. De plus, j’envisage la possibilité de jeunes gens cherchant à imiter leurs aïeux, ce qui pourrait s’avérer plutôt catastrophique s’ils ne disposent pas de mentors corrects.
Je suis favorable au BRPD, qui accomplis avec sérieux et professionnalisme sa mission. Eux sont une véritable force de l’ordre et peut-être la plus courageuse qui soit puisqu’exposée à l’étrange et l’inexplicable. Néanmoins j'en sais trop peu sur eux même si je serais ravie de participer à l’une de leurs enquêtes ; mon premier problème étant de ne pas croire à la magie et donc de chercher une explication scientifique à chacun des phénomènes qu’ils rencontreraient.
Je suis admirative de la Batman Inc. qui me semble être un vrai SHIELD ; soit une organisation d’investigation ayant véritablement pour but de protéger les citoyens des super-criminels et des criminels ordinaires dans le cadre d’une juridiction précise sans se préoccuper de la politique et de la médiatisation dans ladite juridiction. Cependant, du fait de ses plus grandes compétences, il est bien plus difficile d’apprendre des choses et d’appréhender l’étendue de cette faction et cela n’augmente que mon intérêt pour eux.

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Dernière édition par Lady Tessa le Mer 29 Juil 2015 - 11:29, édité 1 fois
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Re: Tessa "Lady" Doe, Sage

Message  Tessa le Mer 29 Juil 2015 - 11:26


Biographie
Qui suis-je ? Que suis-je ? Ce sont les deux premières questions que l’on se pose généralement. Chez moi la réponse est la même.

J’ignore ma date de naissance, j’ignore mon lieu de naissance, j’ignore qui étaient mes parents. A dire vrai je ne m’en suis jamais vraiment soucié ; d’après mon génotype, il est probable que je descende d’une famille venant des Balkans, en Europe, mais je n’en sais guère plus. Je suis née en Afghanistan, pays qui n’a pas connu la paix depuis une quinzaine d’année avant ma venue au monde, vers la fin de la seconde phase de la guerre d’Afghanistan ; je n’ai pas connue l’invasion de l’armée rouge ni le régime communiste qui lui a succédée et c’est dans le calme relatif de la troisième phase que j’ai fait mes premiers pas et dis mes premiers mots. Considérant que les combats se concentraient dans les grandes villes et que j’ai grandie dans l’Hindu Kush, une chaine de hautes montagnes, on devait être plutôt tranquilles. Ma survie a du dépendre de cela, jusqu’à ce que je sois capable de l’assurer par moi-même.
Je n’ai pas plus de souvenirs de mes jeunes années qu’une personne normale et n’ai pas réellement eues de personnes pour me parler de ce qui s’y était passé ; mon souvenir le plus marquant de l’époque, et sans doute parmi les premiers d’ailleurs, est un tremblement de terre qui m’a laissée sans toit et après lequel j’ai commencé à errer. Je ne saurais dire quand ou comment j’ai été séparée de ma famille, je sais juste que je faisais parti des orphelins lorsque la guerre  est arrivée chez nous. Les combats de guérilla menés par le Front Uni islamique et national « pour le salut de l’Afghanistan » nous ont poussés à migrer toujours plus vers le nord-est, ironiquement vers les territoires du Front Uni. Mais de toute façon, que ce soit le Front Uni ou les Talibans, cela ne changeait rien : il n’y a pas de civils dans la guerre pour la survie. On dit que les enfants font d’excellents soldats et s’il n’était pas question d’être enrôlée dans quelque armée que ce soit je pense avoir confirmée cette théorie : les enfants apprennent bien plus vite que les adultes, du fait qu’ils découvrent le monde, sont plus influençables et inconscients de la véritable nature de leurs actes. Ils observent, ils reproduisent, ils s’en remettent aux autres pour juger de ce qu’ils peuvent ou non faire ; cela conduit aux démonstrations les plus sincères, dans le meilleur comme dans le pire. J’ai observé, j’ai reproduit, simplement qu’il n’y avait pas de meilleur dans la guerre. Juste la survie. La survie face aux soldats des deux camps, en ramassant leurs armes sur leurs corps ensanglantés avant de les utiliser pour en ensanglanter d’autres et en restant capable de se défendre même sans elles pour ne pas être ensanglantée, jamais. La survie face à la nature, en apprenant à me procurer ce dont j’avais besoin que ce soit en eau ou en nourriture, à faire le feu et l’abri, pour ne pas être rongée de l’intérieur, jamais. Parfois, cela se croisait ; il était tellement plus simple de se procurer la nourriture d’autrui lorsqu’il était ensanglanté. Ce n’était ni question de haine ni question d’avidité. Il n’y en avait juste pas assez pour deux. Lorsque c’était le cas alors l’autre n’était pas gênant, il pouvait même être utile.
J’ai appartenu à plusieurs groupes de réfugiés au fil des ans, tout en sachant que je n’étais pas comme eux. Je les observais comme des curiosités et des outils, ils me renvoyaient un regard de méfiance au mieux et de crainte au pire. Tant qu’ils m’étaient utiles, ils ne craignaient rien, mais lorsque les ressources venaient à manquer… je me suis parfois demandé si c’était cela qui était arrivé avec mes parents. Cela n’avait aucune importance, il n’y avait pas réellement de passé, pas plus que d’avenir, seulement l’instant présent. Je n’avais pas la moindre idée de ce qui se passait réellement, je n’avais pas le moindre intérêt pour cela non plus ; les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU contre le terrorisme ou concernant les mutants, les accusations d’enlèvement de diplomates iraniens, la non-reconnaissance du régime taliban la majeure partie des pays du monde, l’indifférence de la Justice League 2.0 pour de simples humains s’entretuant, tout cela nous était inconnu. Ils n’existaient pas plus pour nous que nous n’existions pour eux : des quantités négligeables, des choses dont on connaissait l’existence par ouï-dire au mieux. Les Organisations Humanitaires d’aides aux réfugiés, voici ce qui me concernait le plus dans ce vaste monde que je ne conceptualisais qu’à peine : elles me semblaient stupides de venir donner leurs ressources ainsi même si je ne me faisais aucune illusion quand au fait que la majeure partie devait être détournée ou réquisitionnée ; cela m’allait tant que j’arrivais à en avoir une part.
Je suis partie à leur recherche, me rapprochant des grandes villes dans lesquelles on supposait qu’elles se trouvaient ; j’avais néanmoins l’intelligence de laisser d’autres passer avant moi. J’avais toujours beaucoup appris de l’ensanglantement des autres et n’avais pas l’intention de me faire avoir. Ma survie était bien la seule qui me préoccupait jusqu’à ce que je rencontre ce qui fut l’élément perturbateur de ma vie.

Ma différence n’avait jamais été exclusivement comportementale ou capacitaire. Ma différence en était responsable, je le savais. Je le voyais, et de façon bien plus littérale que par observation de mon environnement : il me suffisait de me regarder et de regarder quiconque pour voir ce que j’avais et que lui n’avait pas, même si j’ignorais de quoi il s’agissait. Et surtout, j’étais loin de voir à quel point j’étais différente. J’étais adolescente, cela avait apporté son lot de désagréments supplémentaires et m’avait posé problème plus d’une fois, et errais en périphérie d’un village de réfugiés construit par l’aide humanitaire. J’en prélevais ma part à l’occasion, quelle qu’en soit la manière nécessaire. Les choses avaient évoluées durant les années précédentes, de plus en plus d’étrangers étaient venus et malgré toutes les langues que je maitrisais, j’en entendais de nouvelles que je ne comprenais pas. Avec ces nouvelles langues, il y avait souvent de nouvelles troupes venant représenter de nouvelles factions jusqu’à lors inconnues et si j’appris rapidement à comprendre et à identifier les unes et les autres, je découvris surtout des machines de guerre qui se faisaient plus impressionnantes que jamais avec ces nouveaux venus ; la guérilla n’en était que plus à l’ordre du jour mais, étonnamment, les étrangers se préoccupant de nous semblaient avoir la tâche plus facile à mesure que les opérations se prolongeaient.
C’est l’un d’eux qui changea ma vie. Tout a commencé par un frisson, comme si on m’effleurait. Inédit et inexplicable ; par conséquent dérangeant et agressant, me mettant en alerte quand bien même je savais être seule dans ma planque. Cela a continué, me poussant toujours plus sur la défensive alors que je refusais encore et toujours cette sensation de contact. J’ai essayé tout ce qui m’est venu à l’esprit pour la faire partir, allant jusqu’à partir moi-même ; rien n’y a fait. Alors, j’ai finie par l’accepter, simplement. Une autre voix dans ma tête, c’était encore une fois de l’inédit dont je me serais bien passée. Une voix qui me parla. Elle m’expliqua qui elle était, ce qu’elle était : Charles Francis Xavier, mutant télépathe américain. Elle participait à l’aide humanitaire mais avait été prise dans un éboulement et, blessée, elle s’acharnait à envoyer des appels télépathiques pour qu’on lui vienne en aide ; appels que j’avais captés parce que j’étais comme lui, mutante et télépathe. Elle voulait me guider jusqu’à elle, elle voulait que je l’aide. La vie d’autrui ne e pouvait m’importer qu’en un cas de figure et il se trouvait qu’elle pouvait m’aider, m’aider à me sortir de cette guerre ; elle m’avait percé à jour, sans même être présente physiquement, une étrangeté qui ne fit qu’accroit mon intérêt pour elle. Ne plus avoir à lutter pour ma survie, une sacrée promesse en échange de la sienne, de survie. Une promesse qu’elle me montra possible, me dévoilant les souvenirs d’une école qu’elle avait crée plus de quarante ans auparavant. C’était un autre monde et le marché fut conclu. Je suis allée l’aider, déblayant les décombres et l’en extrayant, voyant qu’elle n’était pas comme moi mais plus semblable qu’aucun autre être ne l’avait été jusqu’avant. La voix ne quitta pas ma tête, me guidant jusqu’à de ses amis. Tous mutants, pour la plupart liés entre eux par un esprit de camaraderie entrainé. Je ne savais pas qui ils étaient ou ce qu’ils étaient et cela m’indifféraient car j’avais la parole d’un homme en qui, étonnamment, j’avais confiance ; ça ne m’était jamais arrivé avant et je ne m’en étais même pas rendu compte de suite mais le plus important était qu’il tienne parole. Ses amis semblèrent me considérer différemment que les humains au début, même si la méfiance voir la crainte revinrent chez certains après qu’ils m’aient vu ensanglanter de sang froid un bandit alors même qu’ils mettaient en fuite le reste de la bande qui attaquait le convoi de vivres. L’un d’eux me dit une phrase qui me marqua, bien que je ne la compris pas, à l’époque : les X-Men ne tuent pas.
Lorsque Charles Xavier fut rétabli, n’ayant plus ses jambes à perdre de toute façon, il me conduisit jusqu’à son Institution « pour jeunes surdoués » ; terme qui, même sans désigner la mutation, me concernait de toute façon. J’émigrais aux Etats-Unis d’Amérique en tant que réfugiée afghane, même si la procédure se complexifia lorsqu’il fut question que j’obtienne une identité ; j’avais un nom, oui, mais c’était tout. Ni acte de naissance, ni même le moindre souvenir de mon nom de famille : j’étais Tessa, juste Tessa. J’eu donc le droit à un passeport en tant que Tessa Doe, nom auquel je trouvais une certaine musicalité car il sonnait bien même si sa valeur n’était qu’administrative, et appris ma date de naissance grâce aux capacités psychométriques d’un mutant.
Ce fut ainsi que le 5 Septembre 2005, j’intégrais l’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués ; c’était le début des péripéties que seraient la découverte et l’adaptation à ce nouveau monde.

Les débuts furent difficiles. Mon optique n’avait pas réellement changée quand bien même les règles de vie l’avaient fait. Néanmoins l’abondance des ressources et l’absence de lutte pour la survie garantissait que je ne serais pas un danger à défaut de ne pas être un problème. Xavier avait depuis bien longtemps diagnostiqué mon trouble de la personnalité et tacha de me suivre psychologiquement pour que je puisse en guérir. Je n’avais aucune objection à ce qu’il change ce qu’il m’expliquait être une mauvaise chose, cela n’était qu’un moyen pour parvenir à ce monde qu’il m’avait promis et faisait donc implicitement parti du marché. De même que le fait de me mêler aux élèves et de suivre des études même si les uns comme les autres ne m’intéressaient pas réellement ; ce et ceux qui m’intéressaient, c’étaient les X-Men. Malgré cela, ma vie à l’Institution était comme l’imposait le cadre : j’allais en cours afin d’y faire acte de présence et de justifier qu’on me garde, je respectais le règlement afin qu’on ait aucun motif pour m’exclure, je consultais régulièrement Xavier et accomplissais ce qu’il me demandait d’accomplir en accomplissant le minimum… je vivais en parfait parasite, remplissant ma part du contrat afin de continuer à bénéficier de celle que m’avait promise le directeur de cette Institution. Pourquoi aurais-je fais plus vis-à-vis de ce qui ne m’intéressait pas ? A dire vrai, il y avait bien une raison : échapper à l’ennui. Je n’étais pas comme tous ces élèves que je croisais dans les salles communes, j’estimais valoir tellement mieux. Et je le prouvais, à mes yeux, n’hésitant pas à les escroquer et les manipuler tout en prenant bien garde de ne jamais transgresser les règles ; le règlement était, à l’instar des autres, un outil dont je pouvais user à ma guise pour accomplir ce que je souhaitais. De temps à autres, il m’arrivait néanmoins de dépasser les bornes ; que ce soit par irresponsabilité ou tout simplement « crise de rébellion » aussi stupide que naturelle. Bien entendu mon suivi psychologique cherchait à prévenir cela et il y avait punition, quand bien même j’étais toujours à prouver logiquement que je n’avais rien à me reprocher. J’étais là pour vivre, je n’avais rien à y faire de particulier, pas d’avenir ou de projet. Très rapidement, le moyen de « canaliser » mes tendances à la délinquance fut trouvé ; le pire étant que je fus volontaire. Cette solution miracle ? Devenir une X-Woman.
Mais avant d’en venir à cette partie, je souhaiterai parler de la personne avec qui j’ai partagée ma chambre durant mes cinq années d’études à l’Institut. Pourquoi ? Parce qu’elle est surement la mieux placée pour avoir pu constater les changements dans mon comportement et y a partiellement contribué. Elle s’appelait Agnees Gayre. Une écossaise que les mystères de la génétique avaient faite blonde, pour son plus grand damne d’ailleurs, mais dont il était impossible de douter de l’origine une fois qu’elle ouvrait la bouche, moyennant que l’on connaisse l’accent des Highlands. Intelligente et sociable, jalouse et maladroite, elle se définissait comme « adorable jusqu’à l’éruption » ; une belle manière de dire qu’elle était du genre à réagir très vite, explosant comme un volcan, et qu’elle se montrait attachante malgré tout le reste. Une fois l’intérêt pour l’informatique et les technologies, la dépréciation de la rousseur qu’elle n’avait pas et une tendance à la pyromanie ajoutés à la personnalité de cette pyrokinésiste, il était assez aisé de comprendre pourquoi on m’avait expédiée dans son dortoir : si les X-Men ont cultivés et canalisés mes talents, elle a tâché d’en faire de même de ma personne là où la théorie de Xavier ne pouvait aller. Les premiers mois, Agnees n’était rien de plus qu’un numéro divertissant dont je pouvais disposer à loisir. Ce que je faisais, bien évidemment. Nos âges étaient si proches qu’elle avait cette naïveté et ce besoin de reconnaissance adolescents qui me faisaient défaut, m’offrant de parfaits moyens de l’instrumentaliser et de lui faire vivre des mésaventures dont elle se serait bien passée. Et pourtant, elle continuait de revenir vers moi, pas par obligation mais par une chose qui ne m’était pas familière quand bien même j’avais pu la croiser dans les camps de réfugiers : l’altruisme. Elle me parlait de chevelure, elle me parlait de fringues, elle me parlait de mecs, elle me parlait d’avenir, elle me parlait d’amitié… toutes ces choses que faisaient les filles « de notre âge ». J’allais dans son sens ou non fonction de ce qui m’arrangeait, apprenant ou me contentant d’occuper mon temps. Elle n’était rien de plus et ironiquement c’est lorsque je lui ai clairement dit en face qu’elle est devenu autre chose. C’est difficile à conceptualiser pour des personnes normales, je le sais, mais il faut imaginer que je n’avais pas le moindre affect pour elle, pas même une pointe de ceux que je feignais ; elle n’avait jamais eu le statut de personne ou même d’animal, elle n’existait que par rapport à moi et aurait pu disparaitre que j’aurai trouvé autre chose. Lorsque je lui ai déclaré cela durant une crise de colère… il c’est passé quelque chose dont j’étais incapable de fournir une description à l’époque. Même en parler aujourd’hui est difficile. Je n’ai pas compris mais face à son regard, face à ses larmes, face à son visage, face à sa détresse, quelque chose n’allait pas. Quelque chose, en moi, n’allait pas. Cela vous parait naturel d’être en phase avec vos émotions mais ça ne l’est pas pour des personnes comme moi. Lorsqu’elles s’agitent sans que vous les compreniez, lorsqu’elles deviennent trop fortes, c’est un état dont il faut se débarrasser. Et comment le faire lorsqu’on est déjà en crise ?
Les choses ont changé après ce jour-là, le suivi psychologique c’est poursuivi avec un véritable investissement de ma part et j’ai réellement commencé à échapper à mon trouble. Découvrir le monde est une chose complexe mais se découvrir soi-même n’est guère plus facile. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas ; il faut pourtant bien le faire lorsqu’ils nous ont indifférés durant la totalité de notre vie. J’entrais dans l’adolescence à ma façon, je pense. Me chercher, en tant que personne comme dans mon rôle, a demandé nombre d’effort et de patience. Après tout, j’étais toujours une délinquante adepte de l’escroquerie et de la manipulation quand bien même j’essayais de m’améliorer niveau sensibilité ; et morale aussi, même si je suis lucide que ce fut un échec cuisant. Je n’ai jamais regrettée ma tirade cruelle, véridique mais cruelle, envers Agnees mais j’ai taché qu’elle se sente bien, qu’elle aille bien ; cela me faisait aller bien également. C’était cela, l’amitié ; enfin, en partie. Une autre partie impliquait que, là où je m’étais servie d’elle pour me divertir, on doive se divertir ensemble et pour le coup je fus servie. Elle me fit partager tout ce qui était important pour elle en un temps record, cherchant ce qui me plairait dans le lot pour insister dessus une fois la découverte faite. Ce fut aussi sportif qu’adorable, je pense. Très maladroit aussi, par moment : il n’est jamais bon, lorsqu’une personne tente de nous expliquer quelque chose à propos d’une chose qui la passionne, de lui dire qu’on en sait plus qu’elle sur le sujet. Oui, Agnees me fit partager sa passion pour l’informatique et les technologies, sur lesquelles ma mutation pouvait être agaçante. Ensemble, nous avons construit le premier modèle de Cyberlunettes, pour me permettre d’exploiter un peu mieux mes capacités cyberpathiques comme d’avoir la classe purement et simplement. C’était important d’avoir la classe et l’un des autres accessoires incontournable pour cela fut le manteau long : depuis The Matrix, c’était devenue la nouvelle cape que seuls les Super-Héros Old School, un synonyme poli de Has Been, portaient encore. Même si cela partait déjà loin, on ne tarda pas à faire pire par volonté anticonformiste de simplement changer de registre de conformité : ainsi se rajoutèrent News-Rock, tour-de-cou et corset, par mouvance gothique. Ma couleur favorite tomba rapidement sous le sens avec le mystère du noir, je la portais déjà sur la tête mine de rien, quand au reste ce fut l’occasion d’expérimentations parfois… spéciales. Sans déprécier le haggis, spécialité écossaise alliant de l’intérieur de mouton farci avec de encore plus d’intérieur de mouton parce qu’ils n’avaient pas grand-chose d’autres dans les Highland, je me suis plutôt tournée vers quelque chose de mangeable comme la spécialité américaine ; et oui, même chez McDo, cela restait plus mangeable ce qui était dire. En parlant de spécialités américaines, le Western prouva une fois encore que nous avions bien raison avec nos longs manteaux quand aux Disney… et bien disons que s’il fallait les avoir vu une fois dans sa vie. Pas comme si on avait le choix. Je m’arrêterai sur la Belle et le Clochard qui me marqua à vie : outre le fait que je savais ne pas apprécier les animaux, j’héritais du surnom de « Lady » de part une imitation un peu trop bien réussie du personnage ; mais il n’est pas moyen que je la refasse aujourd’hui, merci mais non merci. Mais passé le côté « animal de compagnie » qui n’était rien de plus qu’un règlement de rancune de la part de mon amie, Lady restait relativement classe une fois placé devant mon prénom ; et oui, ce n’était pas ce jour-là qu’Agnees réussirait à m’avoir ! Le haggis avait suffit. Nos aventures « normales » continuèrent durant toute ma scolarité et ma construction personnelle à l’Institut, en parallèle de mon apprentissage d’X-Woman.
Si une amie était nécessaire pour avancer à son côté, une mentor l’était également pour montrer le chemin. Je ne remercierais jamais assez ma tutrice X-Woman pour avoir sue me guider comme elle l’a fait, ne se contentant pas de me permettre d’exercer mes talents criminels dans un cadre contrôlé mais tâchant de m’apprendre à les utiliser pour de bonnes raisons. Elle n’était guère plus vieille que moi, une jeune femme gentille et douce, très empathique et toujours à l’écoute, aussi intelligente que facile à prendre au dépourvue lorsqu’elle ne s’y attendait pas. Tout le contraire de ma personne en sommes mais son influence n’en a été que plus positive, une fois qu’elle ce fut habituée. J’entrais cependant parfaitement en écho avec son côté rationnel là où elle raisonnait plutôt avec Agnees lorsqu’il s’agissait de perdre le contrôle de ses émotions, même si nous n’étions que des élèves parmi d’autres. Amicale, elle m’a enseignée nombres de choses tant vis-à-vis de la « famille » des X-Men que de la vie en générale. C’était une surdouée de l’informatique, chose pour laquelle ma colocataire et moi-même étions sure de la côtoyer en cours et  au-dehors. Je nous pense encore aujourd’hui ses meilleures élèves dans le domaine, surtout moi, même si je ne saurais dire si c’est à tord où à raison ; mais comme elle le disait, avec affection je le sais, j’étais une tricheuse. Ma mutation faisait quasiment tout pour moi, depuis des capacités d’apprentissage tout simplement inhumaines à une dextérité qui ne l’était guère moins. Cela ne m’empêcha pas d’éprouver de la difficulté face aux efforts prolongés mais me facilita grandement tout ce qu’elle put me demander. Beaucoup l’auront reconnue, ma mentor fut Katherine Pryde ; les premiers chrétiens romains avaient rattaché l’étymologie de ce nom au grec katharos, signifiant « pur » et cela lui allait bien à mes yeux. Ce fut elle qui m’expliqua la valeur de cette maxime qu’était « les X-Men ne tuent pas », ainsi que les notions qui lui étaient liées comme les difficultés qu’il pouvait y avoir à respecter cela ; et cela était l’ultime preuve d’une grande pureté de cœur et d’âme. Si je savais que jamais je ne pourrais les avoir, je fis le vœu de respecter au mieux cette volonté comme elle-même l’aurait fait et pour elle, en l’honneur de cet enseignement humain qu’elle m’avait donné. Kate me fit découvrir la gymnastique en plus de me forcer à m’améliorer en escalade et en athlétisme, m’aidant à mettre à profit mes capacités naturelles dans un style de combat proche d’une danse, domaine qu’elle pratiquait également. Je réussi rapidement à me rapprocher de son niveau, un peu trop rapidement peut-être puisqu’il me fut par la suite impossible de m’améliorer : l’intégration de nouvelles disciplines de combat me permit de me diversifier, jamais de la battre. Ce n’était pas mon but d’ailleurs, je préférais faire sa fierté que la dépasser. Elle était ma tutrice, l’une des rares professeures de qui j’acceptais les choses sans discuter ; ce ne fut pas le cas avec tous et surtout pas avec les anciens membres de la Justice League, qu’ils soient X-Men ou simples intervenants. Je les trouvais hypocrites d’avoir dissout leur groupe vis-à-vis de l’absence d’effort mondial pour changer la donne au niveau de l’aide humanitaire alors même qu’ils avaient ignorés les besoins des civils durant la Guerre d’Afghanistan. Non, je ne leur demandais pas de s’y être impliqué en prenant parti, comme le président de l’époque avait pu le leur demander, simplement de comprendre le fait qu’il n’y avait pas de civils dans la guerre pour la survie : ils n’avaient pas fait d’humanitaire ni n’avaient aidés ceux qui en avaient besoin à mes yeux. Même en passant le fait qu’ils avaient pour un certain nombre des capes, j’avais ce malaise envers eux qui me fit la plupart du temps ignorer cette volonté de transmission de savoir ; je pouvais le récupérer après de toute façon. J’ignorais s’ils voyaient dans les X-Men des successeurs potentiels, après tout le groupe que j’aspirais à rejoindre avait été fondé au moment où la Justice League commençait à péricliter et plusieurs X-Men comme Charles Xavier lui-même avaient été membres ou soutiens de l’équipe internationale, mais je ne voulais ni de cette filiation ni de cet héritage.
En parlant de Charles Xavier, il fut pour moi cette figure patriarcale propre à l’Institut tout autant que l’une des personnes me permettant de me sortir de mon trouble de la personnalité. Son suivit psychologique dura durant toute ma scolarité et il ne perdit jamais ni patience ni espoir. Avec mes progrès, il endossa également le rôle de professeur en m’enseignant l’utilisation et l’éthique de la télépathie. Se fut grâce à lui que je découvris ma passion pour l’eau et entamais la natation, me créant cette bulle d’isolement et de paix que je ne pouvais réellement avoir nulle part ailleurs, ou encore que je compris comment je voulais m’intégrer à la structure des X-Men et aider à la réalisation de son idéal. J’avais connue la guerre et je voulais l’éviter autant que faire se pouvait, oui, ainsi pus-je mettre à profit ce que j’étais afin de pouvoir arpenter une voie que peu d’autres X-Men parcouraient. Certes, ce chemin n’était pas forcément le plus adéquat avec les valeurs que Katherine m’avait enseignées mais j’avais toutes les prédispositions pour : l’infiltration. Agir sous couverture, être une espionne, mentir et surveiller ; j’étais douée pour cela, je m’estimais même être parmi les meilleurs. Ce n’était pas jouer avec le feu, à mes yeux, mais user de tout ce que la nature m’avait donné, en bien ou en mal, afin de faire ressortir les objectifs bénéfiques que nous suivions tous. C’est dans cette optique que je suis devenue X-Woman, adoptant le nom de code Sage. Il aurait pu m’être donné en raison des connaissances que j’avais accumulées tout au long de mon existence mais en réalité il en tenait simplement au fait que je doive être sage, dans le sens « arrêter mes conneries » ; c’était là l’une des phrases qu’on m’avait le plus répété à mes débuts et, oui, Agnees eu son mot à dire le moment venu, même si elle-même ne parvint jamais à devenir X-Woman.

J’obtins mon rang d’X-Woman en l’an 2010, peu avant les événements qui conduisirent l’Initiative à se révéler au monde alors que Vengeurs et extraterrestres se déchiquetaient au-dessus de Manhattan. Le Projet Initiative existait depuis presqu’une décennie et avait pris en importance suite à la dissolution de la Justice League, l’impossibilité de contrôle sur les Quatre Fantastiques et les échecs de tentatives de créations d’autres groupes sensés reprendre le flambeau ; cependant, avant la Bataille de New York il aurait été difficile de voir un nouveau groupe de super-héros prendre réellement « la relève », dans les médias tout du moins. Parce que les X-Men n’avaient pas chômés sans jamais être sortis de l’ombre : entre la protection des Morlocks contre les Maraudeurs et les confrontations avec Purificateurs, Confréristes et autres, les missions et les diverses subdivisions indépendantes étaient toujours plus nombreuses. Il aurait peut-être même été possible de prétendre à une légitimité vis-à-vis de cette organisation que tous cherchaient à remplacer ! Les consignes restant à l’action clandestine cependant, il valait mieux chercher à surveiller les nouvelles forces en présence et l’Initiative se plaçait première d’entre elle. Le SHIELD ignorait notre existence et notre groupe ne lui faisait pas confiance ainsi donc cette mission me semblait simplement faite pour moi. Il me fallut pas mal de préparations pour effectuer cette mission et je pris bien soin de les tourner à mon avantage : user d’une fausse identité ne fut pas nécessaire, il était plus simple de me naturaliser américaine, quand à ne pas mêler l’Institut autrement que comme l’école privée où j’avais faite mes études cela me permis d’obtenir la transformation des écuries inutilisées en loft et d’ainsi bénéficier d’un logement personnel, quand bien même il était situé à Graymalkin Lane. Une fois les dispositions prises pour que je puisse mener ma vie en parfaite autonomie comme la personne normale que je ne serais jamais, je pus me présenter au recrutement et passer les tests d’entrée au SHIELD ; je ne doutais pas pouvoir intégrer l’Initiative mais s’eut été une grande erreur car ma mission était de surveiller, ce que je fis sans excès de zèle. Mes résultats furent suffisants à entrer et je parviens à cacher la facilité de la formation d’agent, laquelle n’avait rien de comparable avec celle des X-Men, avant de simplement faire ce que faisaient tous les Agents de la section d’analyse. Un accès aux ordinateurs et du recoupement de données pour informer les Vengeurs, quoi de mieux pour observer en silence et confortablement installée ? J’y étais bien mieux qu’à finir en cape et corset dans une société secrète tentant de dominer le monde, surtout que si le corset pouvait être cool mon avis sur la cape était inchangé. L’infiltration ne fut pas difficile, à dire vrai, mais je ne m’attendais pas à ce que je découvrir par la suite.
L’arme de service était cool, un beau Berretta 92, et les puzzles de données à recouper afin de prévenir des attentats et autres menaces similaires également mais lorsque je repense au SHIELD, je ne peux m’empêcher de me dire que c’est comme jouer au scrabble avec un bouillon de pates alphabet : il y a de tout mais jamais moyen d’en faire quelque chose. Le meilleur côtoie le pire et ce à tous les niveaux que j’ai pu observer. On pourrait croire que ça équilibre mais pas du tout. Malheureusement. A se demander comme ils ont pu réussir à tuer le Leader de la Confrérie… ah oui, le fils de ce dernier l’a trahi pour rejoindre les Vengeurs. Ils sont grands et ils sont beaux, les nouveaux protecteurs du monde. Pas étonnant que de l’autre côté du globe ça en ait fait réagir plus d’un et que nombre de pays aient cherché à s’émanciper plutôt qu’à participer ; je ne parle même pas des autres organisations qui pourraient en être alliés, comme le BRPD… Comme quoi dans le milieu on savait reconnaitre les aptitudes de chacun. Les Vengeurs originels avaient peut-être une bonne intention mais ils ont très vite dérivés ; ils se sont empêtrés dans les dépenses inutiles au lieu de consolider leurs acquis et d’adapter leurs infrastructures à leur recrutement afin de maximiser leur efficacité, nécessitant ainsi toujours plus de financements. Je sais que les X-Men sont très bien financé et exclusivement par du privé mais ils ont le contrôle sur leur argent et l’utilise bien, quelques membres financent le reste de l’organisation et ainsi celle-ci peut-être réellement indépendante. Mais peut-on véritablement blâmer les Vengeurs puisque dès l’origine, ils étaient conçus pour être l’instrument du SHIELD, lui-même affilié au gouvernement des USA ? Les politiques ont fait ce qu’ils n’avaient pu faire avec la Justice League comme les Quatre Fantastiques. L’Echec des Vengeurs à devenir ce qu’ils se revendiquent être ou aspirent à être, fonction du Vengeur, était tous simplement marqué dans leur construction. Pourtant il y en est pour lutter afin d’améliorer les choses, c’est peut-être le plus triste là-dedans. Etre dans le SHIELD m’en a apprit beaucoup sur le système et les Vengeurs me semblent être les Héros que la société occidentale mérite : non ceux qui la sauveront mais ceux qui la représenteront, en bien comme en mal, et ne la changeront jamais. Il y aura toujours une minorité pour pourrir les efforts d’une autre minorité avec une majorité indifférente au milieu ; et je ne me réfère pas à leurs idéologies mais à leurs comportements, exclusivement. Ai-je vraiment besoin d’entrer en détail sur ceux-ci ? Les mêmes noms reviendront toujours.
Avec les années, il fut d’autres noms à venir qui me laissèrent dubitative jusqu’à ce que j’entrevois la manœuvre : comment des recrues potentiels des X-Men pouvaient-elles vouloir rejoindre l’Initiative ? Etaient-elles ignorantes à ce point-là ? Pourtant ce n’était pas faute de rapporter les problèmes internes à cette organisation. Désiraient-elles participer à cette puissance brute n’étant guère plus que l’instrument d’intérêts personnels externes ou internes au groupe lui-même ? Peut-être. Peut-être pas. Avoir une infiltrée au SHIELD chargée de surveiller l’Initiative c’était une chose, avoir d’autres personnes à l’intérieur des Vengeurs avait le double avantage de pouvoir les influencer et les surveiller en même temps ; j’avais été trop timide dans ma démarche mais il ne fallait pas me parler d’espoirs, juste d’objectifs. Peut-être que certains X-Men croyaient au potentiel utilitaire des Vengeurs, tout du moins autant que les politiques qui les finançaient, et espéraient changer la donne. S’ils améliorent le groupe, c’est toujours cela de pris, tandis que s’ils doivent couvrir les X-Men je suis certaine qu’ils le feront. Nous sommes une famille, les Vengeurs sont un travail ; le choix est généralement des plus simples chez la plupart des gens.

Ma mission au SHIELD connue donc une fin prématurée, après cinq années de « bons et loyaux services ». J’y avais rencontrés des gens que j’appréciais, d’autres que je dépréciais, j’y avais eu des bonnes et des mauvaises expériences comme dans tout mais je ne me suis pas retournée lorsque j’ai quittée. Le Directeur du SHIELD avait fait un beau discourt unificateur pourtant, vraiment motivant et soutenu par la bonne volonté naïve du chef des Vengeurs, mais je ne m’y sentais plus à ma place depuis qu’on avait menacé de détruire l’Héliporteur suite à des actions injustes d’une Vengeresse. Oui, il m’a fallu plusieurs mois pour bien jouer la remise en question sur le SHIELD, de ses actions, légitimités et « tout ça » afin de déposer une démission. Une démission acceptée puisqu’après tout, j’étais une petite fourmi besogneuse parmi tant d’autres ; douée certes mais nullement indispensable. Je pense que l’on dira la même chose plus tard lorsque, mes études reprises, je conduirais une thèse sur l’étude des capacités mutantes. Une raison parfaitement logique de me faire retourner à cette école voisine de mon habitation et qui pourra m’occuper. Evidemment, il y aura dans les ombres de cela une nouvelle participation au combat des X-Men, sous une forme plus classique car je ne pense pas accepter de nouvelles missions d’infiltration long terme : il n’est rien de plus efficace que de perdre une chose pour se rendre compte de sa valeur. Hors, sans avoir perdues ni maison ni amies, l’éloignement c’est fait plus sentir qu’il ne l’était probable et il est temps que je fasse ce que j’attribue aux gens normaux. Il est temps que je m’occupe plus de ma famille que de mon boulot. J’ai hâte de revoir Agnees, qui n’en a pas encore finie avec ses études d’informatiques, et les autres. Il me faudra choisir une tenue d’X-Woman et des équipements mais j’ai déjà une idée. Quelques armes à feu dotée de munitions chimiques afin de respecter le fait que les X-Men ne tuent pas, un couteau parce qu’il s’agit du premier instrument de survie et un nouveau modèle de Cyberlunettes plus perfectionnés seront une bonne base, quand à la combinaison de molécules instables, elle sera noire et s’accompagnera de toute la panoplie de mon adolescence ; si je dois jouer avec l’élite de l’élite, cela sera avec classe.

Qui suis-je ? Que suis-je ? Ce sont les deux premières questions que l’on se pose généralement. Chez moi la réponse est la même : je suis une X-Woman.

Derrière l'écran
- Amaranth, la fleur rouge symbole de l’immortalité
- Multi-Compte de Sif d’Asgard, ramenée par l’Ourse
- Bien que créée en 1980, Sage ne possède toujours pas d’identité réelle dans le comics ; Tessa, prénom donné par Sebastian Shaw, lui est resté. Je me suis donc contenté de cela pour son pseudo, en y rajoutant un « Lady » que j’ai cherché à expliqué dans la biographie sur conseil de l’Ourse. S’il me faut rajouter le nom de famille « Doe » je le ferai.

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Re: Tessa "Lady" Doe, Sage

Message  Walter Jensen le Mer 29 Juil 2015 - 13:39

Rebienvenue Amaranth !

J'espère que cette fois, tu le seras, Sage... Mouahahahahah, trop d'humour ! Very Happy

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Re: Tessa "Lady" Doe, Sage

Message  Alexander Boldarev le Jeu 30 Juil 2015 - 0:17

Il faut toujours être sage pour faire ce genre de personnages.

Rebienvenue. Wink

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Re: Tessa "Lady" Doe, Sage

Message  Tessa le Jeu 30 Juil 2015 - 7:50

Mais je suis Sage

Merci pour les bienvenues Smile

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Re: Tessa "Lady" Doe, Sage

Message  Galactus le Sam 1 Aoû 2015 - 12:22

Très bonne fiche encore, mais parfois je trouve que tu mets beaucoup dans les détails qui augmentent la lecture, mais nous donnent un peu du mal à modérer ta fiche. Ce n'est pas un défaut, loin de là, mais c'est qu'on apprécie beaucoup la base pour la fiche.

En tout cas, tu es validée pour nous.

Bon jeu. Wink
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