La faune new-yorkaise

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Re: La faune new-yorkaise

Message  Leandra Albarez Muñoz le Mer 29 Juil 2015 - 6:09

Petit Cerbère ? Je vois pourquoi. Pourtant si je ne me trompe pas la créature mythique des enfers grecs était censée avoir trois têtes de chien et je ne lui en vois qu’une. Oui j’ai toujours bien aimé la mythologie grecque, les dieux sont comme ceux de mes ancêtres, violents et drôles, pas comme le Christ qui est chiant à mourir. Mais ne dîtes pas à Abuelita que j’ai dit ça, elle serait tellement triste elle qui, bien que très attachée à nos traditions anciennes, était une catholique des plus pratiquantes. Mais revenons au Petit Cerbère. Pour autant que je le regarde, je ne remarque aucun appendice en trop. A moins que ? Naan. S’il avait plus d’une tête, il ne pourrait pas me le cacher. Quoique… il m’a l’air drôlement courbé, pourrait-il avoir une tête dans le dos un peu comme le type qui a une tête derrière le crâne dans le premier film d’Harry Potter ?

Avant de commencer de m’imaginer des images dignes d’un film d’horreur comme ceux dont raffolent Mateo, je me reconcentre sur la conversation. Alors comme ça c’est un Frenchie. J’aurais jamais pu deviner. Ana a toujours essayé de me convaincre que la France était remplie de beaux gosses romantiques, vous savez Paaaris ville de l’amour et toutes ces conneries ? Bah autant dire que PC – c’est plus court à dire que Petit Cerbère – ne fait pas honneur à son pays. Enfin, je ne sais pas ce que la cliché sur les Equatoriennes est de nos jours mais je doute fortement d’en être le parfait exemple.

-Quelque chose m’dit que le fameux rêve n’est rien d’autre que ça : une belle illusion pour tromper les étrangers assez désespérés pour venir s’installer ici.

Moi par exemple, j’ai beau trouver l’Institut pas trop mal – bien plus luxueux que ma maison pour ne citer qu’un détail – je n’ai aucune intention de m’installer ici. Ce pays est trop space pour moi. La jungle j’en connais les règles. New-York c’est une autre paire de manches. Pour commencer on y rencontre des monstres errants se baladant avec des fusils au dos. Vous avouerez que c’est peu engageant comme description d’endroit, non ? Pourtant, je ne sais pas si c’est parce que Nina a fini par décider que PC n’était actuellement pas une menace ou simplement parce que j’ai un don pour m’attacher aux laissés pour compte – je ne parlerais pas ici du bébé boa à moitié aveugle que j’avais adopté étant gamine et qui causa une attaque cardiaque à ma mère quand elle le découvrit dans le nid que je lui avais créé derrière la maison – mais je ne me sens pas en danger aux côtés de PC. Je le suis donc avec une certaine méfiance au cas où mais sans réelle inquiétude jusqu’à une moto magnifique. Quelque chose me dit qu’elle n’est pas à lui. Pus probablement au type qu’il poursuivait. Mais je doute que le mec la revoit. Non pas que ça me concerne.

-J’suis ici pour apprendre à vivre plus ou moins en harmonie avec Nina. Ou plus précisément pour apprendre à ne pas lui laisser prendre le contrôle dès que je suis un peu trop excitée.

Une fois de plus la voix de la prudence me conseillerait de ne pas lui donner autant de détails mais les paroles sortent toutes seules, sans que j’aie le moindre contrôle sur elles.

-Paraîtrait que les jaguars ne sont pas faits pour être lâchés en liberté dans les rues de Manhattan.

Pourtant de ce que j’en ai vu, ça mettrait un peu d’ambiance parmi tous les passants pressés. Enfin, assez ri, c’est à nouveau à mon tour de poser une question

-Et dans ton cas pourquoi traverser l’Atlantique pour venir jusqu’ici ? D’après ce que tu m’en as dit, ce n’est certainement pas pour les perspectives de travail.
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Re: La faune new-yorkaise

Message  François Merrel le Mer 29 Juil 2015 - 15:37

« Je voulais quitter la France. Alors j’ai pris un avion, au pif. Il se trouve que c’est ici que je me suis retrouvé. J’y suis, j’y reste. Ici c’est la merde, ailleurs aussi, l’un dans l’autre... »

François eut un haussement d’épaules plein de dédain pour conclure sa réponse. Encore une fois, il ne disait à l’adolescente que ce qui ne le dérangeait pas. Pour autant, elle était la première à qui il parlait ouvertement, la première depuis son retour sur terre. En d’autres termes, cela faisait un sacré moment qu’il n’avait eu une discussion un minimum normal. Inutile de le nier, cela faisait du bien. Ses yeux jaunes verts retombèrent sur Leandra. Il ne perdait pas une miette de ses propos et sans cesse, il analysait, déduisait, soupesait...

« Mutante en apprentissage... Tu es à l’Institution Charles Xavier, n’est-ce pas ? Il paraît qu’il n’y a pas mieux en la matière. J’espère que c’est plus véridique que le fameux rêve américain. »

Lui-même n’avait rien besoin d’apprendre, pas au sujet de ses facultés hors normes tout du moins. Il avait eut droit à assez d’entraînements chez les ILS. Ho oui, bien assez... À côté de cela, il devait réapprendre à vivre. Apprendre aussi à s’accepter. Lorsqu’il voyait son reflet dans une glace, il avait toujours un instant de dégoût. Son hygiène plus que discutable n’aidait pas. à ce niveau, la jeune femme avait de la chance, il avait piqué une tête dans l’océan avant de se présenter ici. Sans cela, des remugles nauséabonds auraient déjà assaillis la ruelle. Le Petit Cerbère tendit un doigt griffu vers la moto rutilante.

« C’est pas à moi. C’est au type que tu as croisé. Il m’a... disons... quelque peu manqué de respect. Il m’a pris pour un chien, dans tous les sens du terme. J’étais bien partie pour éclabousser une façade avec sa cervelle, histoire de lui apprendre la politesse, mais il est partie. Je suis tenté de démolir sa bécane, par principe. Mais tu es là. Elle pourrait te servir. À toi ou à une connaissance. De toute façon, si on la laisse là, le premier passant va l’embarquer. »


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Re: La faune new-yorkaise

Message  Leandra Albarez Muñoz le Dim 2 Aoû 2015 - 5:04

Je ne me fais toujours pas au fait qu’ici l’Institut Xavier est connu de tous alors que jusqu’il y a quelques mois, je n’en avais entendu parler. C’est dire à quel point je vivais éloignée des réalités du monde. Au collège à Quito, j’avais bien commencé à réaliser le fossé qui séparait les citadins des gosses des villages aux alentours mais j’avais mis ça sur le compte du fric qu’avaient leurs parents et nos modes de vie distincts. Notamment le mien qui consistait à passer presque autant de temps dans la jungle qu’au village. Pourtant, depuis que je suis arrivée ici, je me rends compte que les petites princesses du collège n’étaient rien de plus que des gamines des classes moyennes, très loin de la haute bourgeoisie qui domine le pays. Et ne parlons même pas des vrais dirigeants du monde, ces milliardaires que je croise de temps en temps dans les magazines dont raffolent certaines filles de l’Institut.

De la même façon, après avoir entraperçu la vraie misère dans certaines ruelles de Quito, je sais parfaitement que ma famille n’était pas au bas de l’échelle sociale. Nous étions loin d’être riches, plutôt même tout le temps hyper justes au moment de finir le mois, mais nous n’avons jamais réellement manqué de quoique ce soit. C’est juste qu’en se comparant aux gens de nos classes respectives, mon frère, ma sœur et moi avons vite compris que nous n’aurions jamais les multiples gadgets électroniques que les autres paradaient si fièrement dans les couloirs de l’école. Vous me croiriez si je vous disais que, pour avoir accès à un ordinateur, il fallait que j’aille à la bibliothèque municipale ? Mateo préfère le cybercafé mais il faut avoir au moins seize ans pour y entrer seul donc je n’ai jamais pu y pénétrer. Et puis, payer pour utiliser Internet quand je pouvais l’utiliser gratuitement, très peu pour moi. De toute façon, ce n’est pas comme si j’avais grand-chose à y faire. Une ou deux recherches pour le collège de temps à autres et basta. Si j’étais restée à Quito, cette année j’aurais eu accès aux ordis du lycée. A la place j’utilise ceux de l’Institut et quelque chose me dit qu’ils ne jouent pas dans la même catégorie. Non mais sérieux, vous savez le temps qu’il m’a fallu pour comprendre comment fonctionne un Mac ? Surtout que je refusais catégoriquement de demander de l’aide à qui que ce soit, sous peine de passer encore plus pour une plouc.

-Pour l’instant, je n’ai pas à m’en plaindre.

Et c’est vrai. Je suis nourrie, logée et même repassée. Et Logan m’aide à tenter de contrôler les pulsions de Nina. Bon, côté vie sociale ce n’est pas trop ça mais ça ne change pas beaucoup de la maison donc ça ne me dérange pas plus que ça. Le seul problème c’est qu’à Quito je pouvais éviter les pimbêches du collège en rentrant au village, à l’Institut, c’est plus difficile de ne pas croiser la route des ados « à la mode » quand on partage un dortoir. Heureusement j’ai ma propre chambre !

La conversation passe ensuite à la moto à ses côtés et sa proposition me laisse un peu perplexe. Il veut que j’en fasse quoi de l’engin ? Oui, elle est belle mais ce n’est pas comme si j’allais la ramener jusqu’à l’Institut en bus avec moi.

-Euh c’est gentil, mais je n’ai pas le permis. Et je ne vois pas trop à qui je pourrais l’envoyer. Bon si, mon frère tuerait père et mère pour une machine pareille mais je me vois mal aller jusqu’à la Poste la plus proche et leur demander de me l’empaqueter pour un envoi international.

Ils me prendraient pour une folle furieuse. Sans compter que s’ils se mettaient à chercher l’origine de la bécane, j’aurais un paquet d’ennuis dont je me passe aisément.

-Et ne parlons pas de la ramener à l’Institut !

Même si je pense que je monterais grandement dans l’estime de Logan si je lui ramenais une pièce pareille.

-Alors si t’as envie de te défouler, te gênes pas pour moi. Surtout que, depuis mon arrivée ici, tu es une des personnes les plus sensées que j’ai rencontrées en dehors de l’Institut, alors si l’autre crétin t’a manqué de respect c’est que le problème vient de lui. Et j’ai toujours été partisane de la loi du Talion. C’est peut-être même un des rares passages de la Bible que j’ai retenu.

Au grand dam d’Abuelita soi-dit en passant. C’est qu’une fille qui est plus à l’aise dans la nature qu’en société, c’est une chose, mais une fille qui casse la figure des garçons suffisamment stupides pour se moquer d’elle c’est autre chose. Pourtant je vous assure que le jeu en valait la chandelle. Malgré la punition titanesque qui m’est tombée dessus aussi bien au collège qu’à la maison, je recommencerais là tout de suite rien que pour revoir leurs tronches terrifiées de fils à papa sans une once de courage une fois que la supériorité numérique ne joue plus en leur avantage.
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