Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

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Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Katherine E. Bishop le Mar 28 Avr 2015 - 1:36

    Je prends toujours les flèches de cette place, c’est un petit commerçant spécialisé dans la chasse qui adore toujours me parler de sa vie, de sa famille et de sa femme. À chaque fois que j’y vais, il me sort toujours l’Histoire d’une saison qui arrive et quelle créature pourrait sortir du bois durant ce temps. Je ne suis pas sûr de le comprendre dans la totalité, il me sort beaucoup de détails techniques, des machines pour attirer des animaux ou encore la paresse naturelle d’utiliser des sons pour attirer les animaux. Ce commerçant est le seul que je connais beaucoup, il est toujours dans les détails et il me connait depuis mon enfance, depuis que mon père m’a amené tirer des flèches la première fois. Il a même quelques photos de moi avec le sourire et quelques trophées enfants-amateurs de tir à l’arc. C’est un autre temps, une autre vie et surtout un autre rêve. Gamine, c’était différent toute cette petite histoire qui se déroulait autour de moi. Habituellement, je demande toujours les outils pour construire mes propres flèches. Cela me prends un temps fou, mais dans cette création minime qu’elle soit, mes flèches sont anonymes, toujours construis de la même façon et toujours aussi similaires.

    Je prends souvent les modèles qu’on se sert dans les écoles de tirs. C’est basique, mais cela empêche tout soupçon autour de moi. C’est quand je commence à sortir mon portefeuille pour payer le commerçant qui affiche toujours un grand sourire en me voyant arriver, qu’il me propose quelque chose de différent. Il me donne les mêmes outils pour un prix semblable, mais il veut ajouter des flèches. Il veut le faire, car je suis une bonne cliente, car je connais sa famille, car j’écoute toujours ces ennuyantes histoires. Il veut le faire pour que je me sente mieux, mais tout est différent aujourd’hui. J’aime beaucoup ce vendeur, il me voit toujours comme la petite gamine innocente qui regardait attentivement son chien avec amusement ou qui étaient passionnée par tous les outils de son commerce.

    J’étais la gamine qui voulait enterrer son chien, j’étais la gamine qui lui donnait un sourire par des journées toujours similaires et répétitives. Il remarque facilement que j’ai perdu le sourire depuis plusieurs années, depuis tout ce temps. Il sait que je n’habite plus chez mes parents, il sait ce qu’il s’est passé. Tous mes proches le savent. Il m’a offert un superbe arc-à-flèche pendant ma réhabilitation. Je regarde les flèches pendant quelques secondes, je regarde les prix aussi. Je le sens généreux, mais…
    « Je ne peux pas, Monsieur Greinfield… » Il incite toujours malgré mon petit refus. Il les pousse délicatement vers moi.

    Ce sont des flèches olympiques extrêmement rares qui doivent être servis pendant des championnats professionnels. Je les prends dût à cette pression amicale, je mets quelques centaines de dollars de plus pour ce cadeau. Je ne les paye pas en entier, mais il comprend que je ne veux pas cette récompense par offrande du mois.

    Je ne me rappelle pas vraiment ce que mon frère a dit, mais il m’a convaincu de quelque chose de très important. Je ne peux pas accuser les autres de mes problèmes, je ne peux pas pleurer en disant que j’aurai aimé avoir plus d’appuis possibles dans le passé. Je ne peux pas, parce que tout est vraiment différent aujourd’hui. Mon père, ma mère, mon grand-père et lui pouvaient s’inquiéter pour moi, mais je n’ai jamais osé parler. Je n’ai jamais sorti de ma bulle pour parler aux autres. Je suis revenue voir ma famille une seule fois, mon père nous a commandé de la pizza pour cette soirée-là.

    On a regardé la soirée du Hockey où les Rangers de New York jouent contre les Penguins de Pittsburgh pour avancer dans les séries éliminatoires. Ma mère et mon père sont très enthousiastes, mon frère l’est beaucoup moins. Je le sens beaucoup. Il attend le moment venu pour me dire ce qu’il ressent. Il ne veut pas que ma mère ou mon père entend son jugement sur mon comportement. Il attend à la fin de la soirée pour venir me parler en privée.

    Je ne pleure pas vraiment, je suis juste consciente sur le moment ce que je viens de faire. Ma mère a très mal pris le départ précipité de Janvier, surtout quand je lui ai annoncé que je partais très loin des États-Unis. En pression d’une crise importante, l’hôpital a décidé de la placer en repos forcé. Elle croyait que je lui en voulais, elle croyait que tout ce qu’il s’était passé, était de leurs fautes. Elle a téléphoné à mes anciens amis, à mon ex et presque à toute la famille pour avoir des indices où que je me trouvais. Je m’excuse à mon frère en premier, mais il incite sur le message que ce n’est plus le temps de s’excuser, c’est le temps d’assumer ces actes.

    Il ne veut plus me revoir pour un moment, je peux le comprendre. À mon retour par mon premier transfert entre Brooklyn et Manhattan, je reçois le message de la Young Force. Est-ce que je peux faire la vigilance de cette nuit? Je réponds favorablement en essayant d’oublier la discussion avec mon frère. Sortir pour la nuit va me faire le plus de bien possible, surtout pour oublier cette soirée. Je me concentre sur Central Park, un secteur où j’ai une grande préférence de travail. Cela se définit par deux interventions, rapides et nettes comme à mon habitude.

    Je rentre vers six heures du matin pour dormir quelques heures, mais j’ai encore du mal. Je me réveille quelques heures plus tard, fatiguée encore. Je me fais un film avec Ethan et Darryl, un film bizarre sur des moutons tueurs et diaboliques. Je n’ai pas trop suivi. C’est après quelques heures dans la soirée que je me rends compte de mon erreur d’hier. Il me manque une flèche olympique offerte par le commerçant. Je revire ma chambre pour essayer de la retrouver, mais je me rends compte de l’avoir mélangé avec des flèches que je me servais pour mes opérations de la nuit dernière. À ce moment je commence à paniquer, Megan et Walter essaient de me calmer, mais cela ne suffit pas.

    Le lendemain de cette journée, je vais revoir le commerçant avec un sourire franc et un peu stressé. Je suis peut-être paranoïaque, mais je dois lui demander quelques questions. Je lui pose uniquement des questions combien de flèches de cette qualité sont vendus habituellement, mais il évite la question pour me dire qu’un agent du SHIELD est venu lui poser de nombreuses questions ce matin sur les flèches. Le commerçant a tout dit innocemment, ne croyant pas que je pouvais être criminelle.

    Je quitte avec le sourire, mais encore plus stressée qu’avant. J’ai changé mon nom pour la Young Force, mais ils peuvent peut-être me retrouver par les données du commerçant, mais ils ne peuvent pas trouver ma nouvelle adresse. Enfin j’ai toujours l’impression que la planète va tombée sur ma tête avec cette révélation. Je n’ai jamais rien fais pour me faire découvrir des autorités locales ou étatiques, alors peut-être qu’ils vont effacés rapidement leurs suspections envers moi quand ils vont juste voir que je suis une jeune adulte perdue. Je prends quand même ma soirée pour me rendre dans un gymnase d’une école qui permet le tir à l’arc libre pour essayer de respirer.

    J’éteins le téléphone portable, il est mieux que je me calme que je vois les messages d’excuses de ma mère pour la réaction de mon frère ou encore des propositions de reprendre des chiffes dans le Starbucks. Je suis beaucoup trop stressée pour répondre à ceux-ci. Le gymnase est vide en ce moment, les étoiles ont commencé à apparaitre dans le ciel, et je suis l’une des seules à habiter ce grand gymnase pour chasser le grand rond de couleur au fond du gymnase. C’est un peu mon habitude d’aller à ce local pour prendre un temps de respirer. J’ai une petite surprise quand j’entends la porte centrale s’ouvrir pour voir un homme dans la trentaine arrivée, mais sans arc à flèche. Je lui pose juste un petit regard avant de me détourner vers mon arc et mes flèches. Il doit juste s’être tromper de local, il avait des cours de Yoga ou une salle d’entrainement dans d’autres locaux habituellement.

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Invité le Mar 28 Avr 2015 - 10:05

On pense, à tort, que le travail d’analyste se borne à s’asseoir devant un écran et laisser la machine faire tout le boulot. C’est absolument faux. Certes, la machine aide énormément puisqu’elle nous aide à corroborer des données ou voir des choses que l’œil humain ne saurait percevoir mais en même temps, la machine n’a pas notre intuition, notre sens de la déduction. La machine ne donne que les faits, froids et sans vie. Sans contexte. C’est donc à l’analyste de trouver ce contexte et de tout remettre en ordre, en liens et de conclure si au final, la menace est réelle, la donnée est pertinente, etc. Et on ne plaisante pas avec ces choses-là. Le manque de sérieux dans le travail d’un analyste peut condamner des innocents, causer des morts et laisser libre cours à de terribles catastrophes. Certains vous diront que les analystes n’ont pas d’humour mais bon.

Tout avait commencé avec cette histoire étrange. La folle de Central Park. Et bon, le dossier était passé des autorités locales par je ne sais quelle facétie grotesque au SHIELD. Le cas d’un agresseur armé en série, par arc à flèche qui plus est… C’était quoi le message, ils accusaient Clinton Francis Barton peut-être? Ridicule. Mais bon. Il fallait bien avouer que la dernière attaque de la soi-disant folle de Central Park avait été ce qui avait vraiment attiré mon attention. Une flèche olympique? Sur une agression non létale? Je voyais quatre possibilités : une erreur grossière défiant l’amateurisme. Un imitateur voulant de l’attention. Une provocation pure et dure des autorités, ce qui cassait avec le mode opératoire observé jusqu’ici… Ou une ouverture de dialogue. Une curieuse invitation au dialogue mais bon. J’ai eu plus que ma part de choses bizarres.

Comme personne ne semblait motivé à explorer cette nouvelle piste, je m’étais mis au travail. Premièrement, la scène de crime pour récupérer la flèche. Ensuite, une recherche patiente et attentive de tous les marchands de la ville pouvant vendre ce genre d’articles. En partant du principe que cela ne venait pas du marché noir mais j’avais des moyens de le savoir, le cas échéant. Sans surprise, la liste de commerçants tenant ce genre d’articles en magasin était assez restreint et je décidai d’explorer cette première avenue. Les sept premiers commerçants n’avaient rien vendu du genre dans les derniers mois mais le huitième lui, avait vendu très récemment un certain nombre de ces flèches. Après avoir utilisé la carte d’un intérêt personnel, évoquant la longue tradition de chasse d’une partie de ma lignée, je parvins à obtenir une liste des dernières ventes faites pour ces flèches.

Je décidai de commencer par l’acquéreuse la plus récente. C’était le raisonnement logique à poser, après tout. La tâche était un peu plus compliquée que prévue car le commerçant ne disposait que de l’adresse des parents de la jeune femme. Je décidai de faire quelques recherches supplémentaires avant de me rendre sur place et d’après les dossiers accessibles, la fille de la famille avait été victime d’une agression… À Central Park. La folle de Central Park qui attaque à l’arc. Une jeune femme de la même famille qui a mis la main sur un certain nombre de flèches olympiques… Et on en retrouve une à Central Park de surcroit. Bon, je tiens une suspecte en or… Mais que je ne peux localiser car elle n’habite plus chez ses parents. Mais c’est mal me connaitre si vous pensez que je vais abandonner! Je suis à veille de mettre le doigt sur le nœud de cette affaire, je le sens!

Une visite à la famille s’imposait donc et quand j’arrivai sur les lieux, je tombai sur le frère de la victime. Évidemment, je n’allais pas lui crier à la figure de me livrer sa sœur, potentiellement la folle de Central Park. Non. Il fallait se montrer bien plus malin. Je me présentai comme appartenant au SHIELD et que je faisais partie d’un petit groupe dont le mandat clair était le suivi des victimes après X période de temps après la tragédie qui leur était arrivée. Je rajoutai un peu de crémage en disant que c’était un peu comme les programmes de suivi des soldats de retour du front mais le jeune homme était du genre à comprendre vite. Question étrange de sa part : si j’avais des frères et sœurs. Oui… Et donc il me demanda si je pouvais comprendre l’amertume d’un frère et si je pouvais considérer cela « off the record ». Inhabituel, répondis-je mais… Soit.

Il se mit à me raconter une histoire certes triste mais hélas trop commune en ces temps troublés. Pendant qu'il parlait et que je lui offrais une attention sincère, mon cerveau faisait du surtemps Si toute cette affaire était une énorme coïncidence, c’était LA coïncidence du millénaire. Les trophées amateurs chez le marchand, les dires du frère, les lieux qui concordaient, l’agression, le changement de comportement… La conversation s’éternisant un quelque peu car j’essayai de lui apporter une mesure de réconfort, les parents de la jeune femme (et du jeune homme par extension) finirent par arriver et d’eux je pu obtenir une information intéressante. Ma suspecte avait abandonné récemment l’université et on me donna une liste d’endroit où je pouvais potentiellement la trouver et une photo pour bien la reconnaitre. Si toutes les enquêtes pouvaient se passer comme ça!

Évidemment, avant d’impliquer Fury et les fanatiques de l’Initiative, je décidai à la place de faire appel à mon propre réseau et de mettre la TARGE au courant de mon intervention. Je suis un analyste du SHIELD moi pas un agent, aussi j’allai chercher des renforts chez mes « loyalistes ». J’allais entrer seul mais ils devraient se tenir prêts à intervenir en cas de pépin majeur. Je ne suis pas suicidaire quand même. Avec un peu de chance, nous pourrions finir la soirée sans blessures et sans bain de sang. Je n’ai pas envie de tuer qui que ce soit. Je déteste blesser les gens, encore plus leur donner la mort. J’ai dû le faire à quelques reprises et j’ai toujours détesté. J’entre dans le gymnase et je repère immédiatement la jeune femme qui me regarde sans trop me donner d’attention. Bon allez Adrian… Je sors mon arme et je la pointe sur le dos de la jeune femme.

« Ne bougez plus, mademoiselle Bishop. Déposez cet arc, lentement et poussez-le du pied vers le mur. Adrian Carlyle Eversfield, du SHIELD. Nous avons beaucoup à nous dire tous les deux. Et au cas où il vous viendrait la fantaisie de faire quelque chose de stupide, je ne suis pas seul. Ne rendez pas la chose plus difficile, mademoiselle Bishop. J’ai simplement suivi votre carton d’invitation. »

Faites qu’elle ne fasse pas quelque chose de stupide. Je n’ai pas envie qu’elle se fasse tirer dessus. Mais nous n’aurons pas le choix, si elle se montre hostile. Ce serait tellement plus simple qu’elle collabore. Oui, certes, je pointe une arme sur elle mais je n’ai pas vraiment d’autre option. Un arc est une arme et le règlement est formel : si la cible est armée, vous devez être apte à vous défendre ou à protéger d’éventuels éléments civils. C’est écrit noir sur blanc. Si elle collabore, déjà, ce sera un premier pas vers une potentielle résolution pacifique. Ce que j’espère. Parce que bon. Nous avons quand même un problème de taille… Il y a eu actes criminels. Je ne peux pas juste la laisser partir… Ce serait contrevenir à la loi et je suis tenu par mes fonctions de respecter cette dernière. Même s’il y a des jours où je fais une interprétation plus libérale des choses…

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Katherine E. Bishop le Mar 28 Avr 2015 - 12:19

    Je ne fais pas attention aux premières impressions, je perçois qu’il sort une arme derrière mon dos, mais je ne fais pas attention. Durant un petit lapsus de temps, j’ai pensé à viser son arme rapidement, mais il a quelques choses dans ses manières qui le différencient des criminels du Caïd. Il ne fait pas amateur et il ne fait pas professionnel, il le joue entre les deux. Il me confirme rapidement cette supposition en s’identifiant au SHIELD. Habituellement je pourrais montrer des signes de stress, mais je connais assez les droits pour éviter de paniquer. Il m’a peut-être retrouvé d’après des suppositions, mais il n’a aucune preuve tangible contre moi. Il n’a pas mon ADN, ni une documentation m’identifiant sur la scène du crime et surtout aucune corrélation réelle. Mon frère peut me détester, mais il ne doute pas de ce que je fais. Je ne sais pas ce que l’agent du SHIELD croit, mais il agit en supposition et il fait une erreur professionnelle importante en pointant directement une arme vers moi.

    Braquer une arme vers une personne, qui pratique un sport ludique dans un gymnase public, est partiellement illégal. Je n’ai pas pointé mon arc à flèche vers lui, je le pointe sur la cible et je n’ai pas besoin de l’arc pour le blesser, vu qu’il est proche de ma position et j’ai toujours une vision possible vers lui. Je tourne mon regard quelques secondes vers lui avec une indifférence de son arme pointé vers moi. Je dépose quelques mots à sa personne devant ce agissement.


    « Monsieur Eversfield, vous êtes actuellement en fautes professionnels graves. Braquer une arme vers une personne qui pratique un sport ludique dans un centre communautaire, c’est illégal même pour les forces de l’ordre. Alors je vous assure que je n’ai aucune intention hostile envers vous, mais je peux déjà vous poursuivre pour cette infraction pour perte amener la porte de votre emploi et ainsi qu’au moins six mois de prisons. Alors rangez votre arme, je connais quelques de mes droits et je n’aime pas me faire agresser quand je pratique un sport de loisir. »

    J’espère qu’il ne prépare pas un grand discours sur sa fameuse enquête, car sinon cela fait trop caricature de film comme Sherlock Holmes pour attirer vraiment mon attention. J’ai fais une petite erreur, je n’ai pas encore précipité ma perte. Ce n’est pas avec des suppositions qu’on fait rouler une enquête entière, il faut toujours des preuves tangibles et non juste une flèche olympique répandue dans plusieurs commerces. Un grand nombre d’hasards de choses ne justifie pas une confirmation d’un coupable, surtout que c’est beaucoup trop simple en ce moment.

    J’attends qu’il comprenne mes propos avant de reprendre une autre flèche pour continuer à viser la cible. Je ne vais certainement pas laisser mon arc quand je me fais menacée par une arme et sur des idées que je me retrouve devant un agent du SHIELD. En plus, j’ai quelques idées à exploiter pour expliquer mon calme.


    « Je croyais que le SHIELD avait un rôle de sécurité global, alors je me demande bien pourquoi un agent du SHIELD vient perdre son temps à retrouver une adulte majeure qui fugue de ses parents. Est-ce que aller vivre indépendamment ou encore abandonner l’Université est un acte criminel? Le SHIELD n’a pas des obligations plus importantes à faire que tout ça? Mais bon, cela ne m’étonne pas vraiment, le SHIELD semble avoir une spécialité autour de la perte du temps.

    Alors allez dire à mes parents que je vais les recontacter plus tard, mais pas en ce moment. J’ai besoin de réfléchir dans mon coin et ce n’est pas la faute de mon frère. Je veux juste prendre un temps pour moi et pour penser à mon avenir. Merci et bonne soirée. »


    C’est tout ce que je lui concède vraiment, rien de plus, avec mon jeu d’actrice naturelle qui explique plus des problèmes familiaux que des problèmes dépressifs et psychotiques amenant à la vigilance personnelle. Il faut être vraiment tordu pour penser qu’une personne agressée à Central Park va faire une obsession là-dessus. L’intuition a toujours été une erreur très simple pour accuser les gens sur une première impression et je vais certainement jouer là-dessus.

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Invité le Mar 28 Avr 2015 - 16:10

Ah, je vois. Très bien joué! Mademoiselle Bishop veut utiliser la carte des lois. Well done, very well done. Face à un agent junior, elle aurait eu la main gagnante. Mais je ne suis pas un agent junior. Et donc à sa tirade j’ai ma propre défense. Le Patriot Act. Qui permet d’arrêter n’importe qui n’importe quand si l’on dispose de suspicions suffisantes pour croire que notre suspect s’est adonné à des actes terroristes ou projette d’en commettre. Or, dans le cas de mademoiselle Bishop ici présente, tirer à l’arc sur des civils constitue un acte terroriste. Elle a attaqué des civils pour des raisons idéologiques dans le but de semer la terreur. Elle ne peut quand même pas croire qu’attaquer les gens à l’arc, criminels certes mais civils, ne va pas causer la terreur. Elle veut jouer à la forte tête. Essayer de montrer qu’elle connait son sujet. Intéressante stratégie.

Les fortes têtes m’ont toujours fait rire. Ils se pensent si intelligents à connaitre la loi. Ils oublient toujours ce mot magique qu’est le mot terrorisme, qui permet d’utiliser tellement d’outils contre un individu si tel est notre bon plaisir. Je n’ai rien inventé dans ce que j’ai dit. Je déteste sortir cette carte, soit dit en passant. Je déteste devoir pointer une arme sur quelqu’un. Je n’aime pas la violence en général. Cependant, au nombre de fois où l’on s’est servi de mes bons sentiments contre moi, je ne prends plus de chance. Ce qu’elle a dit est rigoureusement exact. En des circonstances normales, ce que j’ai fait serait une faute professionnelle grave. Mais nous ne sommes pas dans des circonstances normales. Selon nos dossiers, ma suspecte aurait été confrontée par Luke Cage et Kyana Mayers… Qui auraient tout deux échoué à la ramener entre nos mains. Curieux. Très curieux.

Bon je dis elle mais attention : sans confirmation définitive… Il y a encore une marge d’erreur. Nous n’avons aucune certitude ou indice solide classique quant à qui est cette folle de Central Park. Selon toute vraisemblance je tiens une piste solide et une fois que je l’aurai arrêté, en vertu du fait que je peux classifier ses actes comme terroristes, un interrogatoire nous mènera peut-être à une résolution d’enquête. Oui, je sais. Je sais. Adrian, ce sont des criminels qu’elle a attaqué. Mais des civils malgré tout. Je l’ai dit : je déteste jouer cette carte. Mais quand les fortes têtes se pointent, je n’ai pas le choix. Il faut sortir la grosse artillerie. Je le redis. Je, personnellement, en ma qualité d’Adrian Carlyle Eversfield, ne veux rien de mal à cette jeune femme. Je veux discuter avec elle… Sans me prendre une flèche en plein torse. Ou dans la tête. Alouette.

Je vous le dis : au nombre de fois où on m’a fait le coup, je ne prends plus de chance, c’est hors de question. Cependant quelque chose dans ses paroles me fait tiquer. C’est dans la façon de formuler son accusation. Retrouver une adulte majeure qui fugue ses parents. Déjà en partant, le SHIELD ne se serait pas déplacé pour cela. Ce qui implique qu’elle sait de quoi je parle ou suspecte de quoi je veux parler et qu’elle tente de détourner l’attention par l’absurde. Je n’ai jamais mentionné ses parents non plus, ce qui veut dire que c’est le seul angle d’attaque qu’elle considère que j’ai pu prendre pour la retrouver. Elle a enchainé avec de la provocation, sans doute pour me faire réagir et me confondre. Une tactique qui fonctionne merveilleusement bien avec les gens à sang chaud. Manque de bol : j’ai des origines anglaises. Ce que ça veut dire?

Mais que j’ai un bonus naturel de +5 contre la provocation! C’est mon talent « flegme britannique »! Plus sérieusement, elle sait faire bon usage de la psychologie, je ne lui enlève pas ce point. Malheureusement, son discours ne tient pas debout. Ses paroles sonnent faux. Elle ne peut pas raisonnablement croire que n’importe qui avec une mesure de calme va avaler ça. Comme je l’ai dit, ces paroles semblent prononcées dans le seul but de provoquer la partie adverse. Mais ça ne fonctionnera pas avec moi. Je remarque qu’elle n’a pas fait de remarque sur mon commentaire concernant son carton d’invitation. Conséquemment, le fait qu’elle ait éludé le piège ne fait que me confirmer que je suis une piste plus que tangible. Elle veut jouer une carte et moi je joue la mienne. Personne ne veut faire de concession sur ce premier round… Mais sa réaction m’en dit long.

Plus long qu’elle ne le pense en fait. Qu’on aime ou qu’on déteste le SHIELD, le pourcentage de personne qui va nous tenir tête lors d’une arrestation et qui ne sont PAS coupable frise le zéro absolu. Quand le suspect fait de l’obstruction, comme c’est le cas, neuf fois sur dix, c’est parce qu’il a quelque chose à cacher, quelque chose à se reprocher. Même si ça n’a pas rapport avec l’enquête en cours. Et je regrette mais elle n’aide pas sa cause en essayant de faire la forte tête. Si elle avait vraiment voulu me confondre, marquer des points, elle aurait collaboré d’abord AVANT de me démonter avec un argument comme le premier qu’elle a utilisé. Le fait qu’elle refuse d’obtempérer et qu’elle ait ouvert son contre-argument par des hostilités ne fait que me donner plus de raisons de la mettre en état d’arrestation. Je ne suis pas dupe sur une réalité.

Qui prend le temps d’étudier la loi à ce point, à moins d’avoir peur de se faire arrêter? Et ne venez pas me sortir je ne sais quel argument bidon sur les fausses démocraties et les amendements de la constitution américaine. Oh et j’ai mentionné le Patriot Act parce que nous sommes aux États-Unis mais soyez sans craintes. Je dispose de plus autres lois du genre, au besoin. Le SHIELD a aussi sa version de la chose et comme nous avons juridiction aux États-Unis, je ne m’inquiète pas sur ce point. Je sais ce que vous allez dire : Adrian, elle a été agressé dans Central Park! Oui. Et les actions de vigilante se font souvent en un endroit qui a une importance pour eux, symbolique ou autre. Et si vous voyez ce que moi je vois au quotidien, vous vous mettriez aussi à suspecter tout le monde et développer une mesure de paranoïa. Bienvenue dans mon monde les amis.

« Mademoiselle Bishop, je vous demande de bien vouloir reconsidérer votre situation. Il existe un nombre de lois, de mesures extraordinaires et de points juridiques qui autorise des entités comme le SHIELD à arrêter de façon préventive toute personne suspectée d’actes en lien avec du terrorisme. Le Patriot Act est un excellent exemple. C’est également l’un des plus connus d’ailleurs.

Il se trouve que j’ai suffisamment de soupçons pour pouvoir procéder à une arrestation préventive. Ce que vous semblez vouloir me forcer à faire en refusant de coopérer. Je vous conseille vivement de réviser ce que la définition de terrorisme inclus. Tirer sur des gens à l’arc en plein Central Park, des cibles civiles, pour des raisons idéologiques et donc qui sème la terreur… Vous me direz : il s’agissait de criminels. Je vous le concède.

Mais stopper un crime en en commettant un autre ne fait pas de deux moins un plus, mademoiselle Bishop. Si vous acceptez de collaborer, vous nous simplifiez la vie à tous les deux. Votre argument était très nuancé, très solide. Vous êtes bien plus maline que vous ne voulez le laisser paraitre. Alors je vous le redemande pour la seconde et dernière fois : déposez cet arc et poussez-le du pied vers le mur. »


Il y a des jours où je déteste mon boulot. J’ai le pressentiment qu’elle ne va pas collaborer, qu’elle va essayer de s’en sortir avec un autre article de loi, quelque chose du genre. Mais l’ultimatum est donné. Si elle ne pose pas son arc, si elle refuse d’obéir, nous procéderons à son arrestation. Un de mes agents s’est d’ailleurs approché en guise de couverture. J’ai partiellement menti dans ce que je viens de lui dire. Je ne supporte pas à 100% les vigilantes mais je peux parfaitement comprendre une part de ses actes. Si tant et si bien qu’elle est véritablement qui je pense qu’elle est. Et ça me rend malade de devoir faire tomber le glaive de la justice sur des gens comme elle quand des criminels encore plus dangereux, j’insiste sur de vrais criminels, courent les rues. Et même si je prouve que c’est elle… Je n’ai pas envie de l’arrêter. Mais… Je n’ai pas le choix…

Curse you Luke. Curse you Kyana. Si vous aviez fait votre travail, je ne serais pas là en train de recoller les pots cassés…

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Katherine E. Bishop le Mar 28 Avr 2015 - 17:53

    Je ne suis pas née de la dernière pluie, les lois changent beaucoup, surtout sur des lois sur le terrorisme. Tous les gouvernements le modifient selon leurs envies et selon les cibles qu’ils visent. Le Patriot Act était amusant à une période après le 11 septembre 2001 où ils voulaient catégoriser une grande partie de la population pour des crimes d’un petit groupe, mais aujourd’hui le monde est réellement différent. Le Gouvernement Américain ne l’utilise plus beaucoup depuis plusieurs années à cause de la controverse des limitations de libertés individuelles. Alors est-ce qu’il veut vraiment jour à ce petit jeu avec moi? Sur quelques bases irrationnelles d’une enquête, il essaie de m’accuser des crimes, sans chercher un autre suspect et sans vraiment connaître mon niveau au tir à l’arc. Il présuppose des idées sans de confirmations immédiates, il me menace de priver de mes libertés pour des suppositions. Depuis que Carol a tabassé Cassie, la Young Force tient en mal le gouvernement et le SHIELD, mais si Adrian a juste besoin de quelques indices pour menacer une personne de priver la liberté, ma haine n’est plus personnelle, mais pragmatique au Gouvernement. Je comprends maintenant que les gens ne font même plus confiance à toutes les grandes institutions du pays.

    Je laisse un petit ricanement léger quand il mentionne le Patriot Act, voyant que je ne prends pas vraiment au sérieux cette remarque. Est-ce qu’il veut vraiment que les grands articles de journaux utilisent cette image du SHIELD? Est-ce qu’il croit que c’est naturel de venir ici et de braquer une arme sur une personne uniquement par des soupçons? Tout est trop léger dans son ton, tout est trop concentré sur le travail pour qu’il se rend compte de tout le spectacle qu’il est en train de faire. J’ai l’impression uniquement de voir une personne qui veut boucler une enquête rapidement. Même s’il m’arrête sur le moment, est-ce qu’une simple flèche confirme le tout? Non pas vraiment, il doit avoir des éléments tangibles bien plus crédibles qu’une simple flèche.

    On ne punit pas une personne uniquement sur un seul indice ou sur des suppositions psychologiques. J’écoute la totalité de son discours, mais je reste totalement indifférente à ce petit speech. J’ai l’impression qu’il veut uniquement boucler une enquête sur l’archer de Central Park sans d’autres sources et rapidement. Il ne va pas certainement avoir des aveux de ma part. Je ne lui en veux pas, mais il prend cela avec beaucoup trop de facilités et en croyant que je vais me soumettre sans lui répondre. Je dépose l’arc à flèche au sol pour commencer à m’éloigner des séances de tirs avec mon téléphone portable et le rallumer doucement.

    En clair, je l’ignore totalement juste pour répondre à mes messages. Je m’assis dans un coin en lui jetant quelques regards de temps en temps. Cela prends quelques secondes avant que je recommence à parler, peut-être pour montrer pour ce que je pense vraiment de ses justifications et de ses idées.


    « Alors en résumé, vous me menacez de m’arrêter sous quelques soupçons que je ne connais même pas avec l’une des lois les plus controversées que les États-Unis essaient d’oublier depuis l’ère Bush? Je suis sûr que les journalistes vont adorer mettre cela au premier titre : Arrestation d’une paumée sous quelques suppositions d’un Agent du SHIELD avec le Patriot Act. Vous êtes sérieux ou c’est une blague? Et après vous me parlez de tirer de l’arc dans Central Park, mais je ne vois pas vraiment de quoi vous parler. Le problème, Monsieur Eversfield, malgré que j’habite sous un pont depuis quelques mois, je connais mes droits.

    Quand vous venez ici pour m’accuser de terrorisme et avec des soupçons très étranges, je ne vais pas me laisser faire, désolée. Vous croyez avoir le monopole des lois? Alors si l’un de vos amis ou vous s’approche de moi, je vais me défendre car c’est de la légitime défense. Je ne vais pas me laisser faire parce que vous pensez avoir le droit d’avoir le titre de policier, de jury et de juge.

    Vous ne voulez pas que je coopère… vous voulez que je me soumets à vous et à votre autorité sans la lecture de mes droits. Je connais mes droits, parce que tout le monde qui a un cursus scolaire normal connait ces droits. Tout le monde avec un cursus scolaire normal sait que le Patriot Act de Monsieur Bush est désuet depuis longtemps. Alors je ne crois pas à votre autorité.

    Je crois même que vous essayez de pratiquer du terrorisme sur moi. Vous me menacez de m’enfermer arbitrairement sans vraiment présenter des preuves valables… mais vous savez avec ce téléphone, j’ai envie d’appeler des réels policiers. Vous savez ces gens qui savent c’est quoi le Droit. Qu’ils savent que leur travail est d’arrêter des vrais criminels et de ne pas juste avoir des soupçons pour les arrêter.

    Alors si vous m’approchez de moi, je vous casse la gueule. »


    Je ne vais pas recevoir d’ordres d’une personne qui vient ici pour me braquer une arme vers moi. J’étais toujours plus coopérative avec des gens qui m’approchent pacifiquement, mais là il décide de venir en me menaçant et en s’appuyant uniquement sur des soupçons. Est-ce qu’il croit vraiment qu’une personne normale qui se fait braquer une arme vers sa personne va réagir normalement? Et je ne suis pas dupe, sans justification valable, les personnes normaux refusent une arrestation arbitraire. J’attends sa réaction en me préparant mentalement, il veut m’arrêter, non me tuer, alors j’ai toujours des plans de secours. Peut-être qu’il va aussi prendre un recul avec cette approche agressive envers ma personne vu que mon arc est plus loin que les premières minutes.  

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Invité le Mar 28 Avr 2015 - 23:09

Mission accomplie! Elle a lâché son arme. Personnellement, j’ai tenté un énorme coup de bluff pour tenter de la forcer à coopérer, ce qui n’a que partiellement fonctionné. Dès qu’elle s’éloigne de mon arme, je rengaine la mienne, histoire de montrer que mon but n’est pas de la transformer en passoire. Ce serait mal avisé, oserais-je dire. Moi, si attaché à des principes que certains diront d’une autre époque, suivre le Patriot Act? NEVER! Enfin… Peut-être dans un cas extrême mais bon. Je le redis. Mon angle d’approche n’était pas le plus pacifique, je l’avoue volontiers. Mais maintenant qu’elle a lâché son arme, le ton va devenir encore plus civil, en tout cas, en ce qui me concerne. Je ne peux, naturellement, pas parler pour elle. Pas sans être horriblement présomptueux.

Je fais signe à l’agent qui m’a accompagné directement dans la pièce de sortir. Il me regarde, l’air soucieux, se demandant si je sais ce que je fais. Bien sûr que non. Comme d’habitude, je vais réussir à me mettre dans une situation impossible en voulant bien faire. Je devrais commencer à faire des paris sur ce qui va m’arriver. En fait la grande question c’est : Adrian, vas-tu encore finir à l’hôpital? Ah ça, je ne sais pas. Ce ne serait pas la première fois et ce ne sera certainement pas la dernière fois non plus. J’espère juste pouvoir régler ce cas de figure sans trop de dommages, c’est tout. Car bon, si je n’ai pas pris la peine de répondre à ses paroles, c’est parce que plus elle parle, plus elle me donne d’indices et d’éléments sur le fait qu’elle semble être précisément qui je cherche. Vous ne me croyez pas? Alors laissez-moi vous en faire la démonstration.

Voyez-vous, si mademoiselle Bishop ici présente semble vouloir faire croire qu’elle ne sait pas de quoi je parle, encore une fois, elle dose les esquives et la provocation avec une maitrise qui en d’autres circonstances me feraient sourire. Quand elle a dit : je ne vois pas vraiment de quoi vous parlez, on se rend vite compte que sa phrase est mal construite. Si elle avait voulu clamer son innocence, elle aurait dit : je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez. La simple inversion de vraiment et pas est capitale car dans le cas contraire, c’est admettre qu’elle en sait au moins un minimum. On me dira : elle a pu entendre parler de la folle de Central Park, Adrian. Oui c’est vrai. Mais regardez son attitude générale. C’est une remarquable mise en scène. Un peu comme la prestidigitation.

Elle veut que je regarde la main gauche pendant que la droite fait le tour de passe-passe. Tout son discours le prouve mais sur ce point, c’est moi qui remporte la manche. J’ai cité le Patriot Act en exemple. Je n’ai jamais dit que je l’arrêtais en vertu du Patriot Act. J’ai dit mot pour mot ceci. « Il existe un nombre de lois, de mesures extraordinaires et de points juridiques qui autorise des entités comme le SHIELD à arrêter de façon préventive toute personne suspectée d’actes en lien avec du terrorisme. » Le SHIELD PEUT arrêter de façon préventive et sous l’ère Fury c’est même pratiquement une mode je dirais. Son argument défensif vise, comme je viens de le dire, à faire un écran de fumée. Elle veut que je me perde en justifications. Que je sois tellement concentré sur la justification des procédures que je perde le fil de ma pensée, que je me ridiculise, au fond.

Elle peut bien invoquer la légitime défense mais… Elle, seule dans un gymnase donc son témoignage contre celui de quatre agents du SHIELD, moi inclus? Ce serait un bien mince défense devant un tribunal. Que l’on aime ou non le SHIELD, nous avons le droit dans notre mandat de procéder à des arrestations arbitraires. À bien des choses en fait. On a qu’à regarder ce que Carol fait… En bref, elle peut bien prétendre ne pas croire à mon autorité. Mais c’est dire quelque chose et penser le contraire. Même si ironiquement je doute qu’elle le pense mais bon. Où tout cela nous mène, en définitive? À la conclusion que mademoiselle Bishop joue la comédie. Mais maintenant c’est fini la comédie. Il va falloir répondre aux questions de monsieur Adrian! Je sais qu’elle va refuser de collaborer. C’est écrit gros comme le ciel. Ce qui me fait me demander…

Est-ce que c’était vraiment une vulgaire erreur de débutante, la flèche perdue? Si oui, c’est presque honteux quand on y pense. Un intellect aussi aiguisé, ce talent pour détourner l’attention, pour masquer les choses… Et se faire pincer lamentablement pour une flèche mal classée? Non, non, non… Je veux dire ça tue toute crédibilité. Je ne sais pas si je dois en rire ou en pleurer. Je suis sûr que ma théorie se tient en plus. J’ai la preuve qu’elle a acheté ces flèches. Si elle vit sous un pont, comme elle le dit, pourquoi se trimballer des flèches olympiques? Je sais que c’est une métaphore mais quand on est sans domicile fixe, on a tendance à voyager léger. Ce qu’elle ne fait pas. Ce qui la rend encore plus louche. Au pire puis-je l’arrêter pour évasion fiscale? Regardez ses habits. Si vous avez déjà vu ces pauvres hères la dehors, vous savez que ce type de vêtement…

Ne cadre pas avec le profil type. Et ne venez pas me sortir une imbécilité du genre : oui mais la coquetterie féminine. Encore une fois, mademoiselle Bishop collectionne les contradictions et les incongruités. Je vous le dis, je suis convaincu que c’est elle. Et si je me trompe… Je… Je pense que je vais me laisser pousser la barbe. Ou la moustache. En signe de dépit. Mais bon hein. Ça n’arrivera pas. Quitte à réviser chaque plan des satellites espions, des drones, des caméras et du reste, je prouverai hors de tout doute raisonnable que je ne suis pas fou et que j’ai raison sur ce coup-là. Reste à engager la conversation. Je décide de ne rien brusquer donc je reste ou je suis, avec mon arme dans son étui mais à portée de main. On ne sait jamais. Les gens ont parfois de drôles de réactions. Surtout quand ils se sentent le dos au mur je dirais… Enfin on verra.

« Pourquoi la carte de visite, mademoiselle Bishop, si au final vous ne voulez rien dire? Au risque de me répéter, votre prestation est admirable. Vous devriez faire du théâtre, vous feriez sensation. Mais voilà. Je ne mange pas de ce pain-là. Vous multipliez les petites erreurs, ce qui ne fait que confirmer davantage ma théorie. Vous n’avez pas le profil d’avoir fait ça juste pour narguer la loi. Ça ne colle pas avec le reste.

Cela laisse une possibilité bien moins glamour si j’ose dire : c’était accidentel. Dans cette éventualité, encore une fois, pourquoi ce manque de précaution? Pourquoi être revenue ici? Cette réaction laisse à penser que vous avez déjà eu à faire soit au SHIELD directement ou à l’autre branche de l’Initiative soit les vengeurs. Vous n’avez pas non plus le profil pour l’arrogance ou la suffisance. Alors encore une fois : pourquoi la carte de visite? »

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Katherine E. Bishop le Mer 29 Avr 2015 - 0:34

    Je crois qu’Adrian connait mal ce monde. C’est sympathique de dessiner un profil, de croire que le monde fonctionne selon des rôles prédéfinis de notre tissu social ou encore de nos études, mais cela ne transforme pas vraiment en réalité quand on rencontre individuellement une personne. Je ne veux pas dire qu’Adrian aime les caricatures, mais je peux comprendre cette simplicité, cette recherche de généraliser pour faciliter le regard qu’on pose sur le Monde. Je ne suis pas certainement dans sa tête, mais je crois qu’il connait très mal la vie dans les rues. C’est différent que juste regarder les Sopranos ou Breaking Bad le jeudi soir pour voir à quoi ressemble la rue. Les changements sociaux, la pauvreté généralisée depuis la dernière crise en 2008 nous donne tous un rôle différent, on ne peut pas être certain de notre tissu social. Pour Adrian, je crois qu’il visualise une banlieusarde qui ment, mais jamais réellement de ce que je suis ou de ce que je suis devenue.

    J’ai une solution très facile de me sortir de là, c’est de casser la gueule à chacun des membres du SHIELD et après aller m’isoler au Starbucks. Il a juste un défaut dans toute cette tournure, c’est que ce petit enfoiré de merde va dire la vérité à ma famille. Cela va briser ainsi le seul lien que je possède avec mon sang pour de bon. C’est déjà déchiré depuis des années, mais à cause de lui, cela va juste intensifier cette brisure. Je vois bien qu’il fait sortir son petit agent ou qu’il range son arme, mais cela ne change pas le statut de ce qu’il veut faire.


    « Je crois que je comprend mieux ce que vous dites Adrian. Dans tout ce discours, dans cette méconnaissance de ce monde et surtout dans cette enquête bâclée qui sert juste à m’harceler pendant de nombreuses minutes de ma vie. C’est amusant, le nombre d’heures que vous perdez dans votre vie pour juste essayer de faire quelque chose de bien dans votre vie. Je crois que j’ai compris où vous voulez venir. Cette carte de visite, croyant que tout est coordonné autour d’uniquement d’un monde de sécurité, qui se limite uniquement par une petite impression.

    À une époque, j’avais besoin de parler avec des gens. J’avais besoin de savoir que les autres peuvent toujours m’écouter, que les gens comprennent ce que je suis rendue et pourquoi ma vie est aussi différente aujourd’hui. Vous pensez que je joue la comédie, vous pensez que je simule des sentiments ou une colère, non la seule chose que je simule, c’est mon blocus mental pour éviter de vous casser poliment la gueule.

    Les seules erreurs que je m’inflige sur le moment, c’est vous écouter à place de partir, à place de donner une once de crédibilité à toute votre enquête. À une autre époque, j’aurai aimé avoir un agent du SHIELD pour qu’il vienne me dire où aller, comment marcher et surtout trouver un autre chemin, mais non. Vous venez toujours après, vous venez après des gens sans confirmations balancer des discours incongrus sur la vie, sur le profil des criminels ou sur la méthodologie utilisée. Vous venez m’embêter pour des soupçons soutenant des méthodes terroristes.

    Vous venez m’emmerder parce que c’est la seule chose que vous pouvez faire. Mais ce n’est pas important en ce moment, ce n’est plus important les droits qui vous régissent ni ce que vous défendez ou ce que les gens croyaient en construisant un code criminel. On ne bouge pas du aucun compromis, on ne bouge pas des grands mouvements politiques, des guerres ou des conflits de groupe de sécurité, le plus important c’est une justice arbitraire conduite par des soupçons.

    J’ai compris ce que vous voulez faire. Cela ne sert franchement rien à discuter, la seule chose d’important dans l’immédiat, c’est de sortir un coupable, d’arranger un dossier, alors on accuse la personne qui ressemble le plus à un profil imaginaire inscrit dans les grands préjugés pour le plaisir. Je ne vais pas me laisser faire, alors il reste une seule chose à faire Monsieur Eversfield, ce que le SHIELD défend si bien aujourd’hui.

    Vous vous approchez doucement, vous prenez votre fusil et vous finissez le travail. La justice est rendue, le grand Adrian Eversfield est devenu un grand héros suivant les grands principes du SHIELD d’abattre des gens juste par des soupçons. C’est une belle histoire à raconter à vos enfants dans le futur, comment vous avez décidé d’agir contre la criminalité et contre la cruauté.

    Si vous voulez, je peux faciliter l’Histoire; je peux prendre l’arc à flèche et vous viser. Vous prenez juste une balle et vous me tirez dans mon front. C’est rapide, efficace et sans retour. Ma cervelle va être répandue dans ce gymnase, mais comme la plupart de ces histoires, on va nettoyer le sang et les enfants vont pouvoir reprendre le gymnase le lendemain pour jouer au ballon chasseur.

    On boucle tout le grand scénario d’une grande Histoire, on efface la plupart des fragments qui constituent notre vie pour les remplacer par d’autres. Un jour, j’avais besoin du SHIELD, mais vous êtes toujours arrivé trop tard. Un jour, j’avais besoin de gens d’autorités pour me dire comment agir et vous ne l’avez jamais fais. Vous attendez juste que les gens soient au pied du mur pour venir leur parler.

    C’est un grand spectacle qui se termine aujourd’hui, il vous reste une seule chose à faire. Vous allez avoir votre carte de visite pour devenir un héros, recevoir des médailles et penser que vous agissez toujours pour la population. Alors faites-le et arrêtez de perdre votre temps de me parler de carte de visite ou de théâtre, vous ne voulez pas de ça. Vous m’avez assez décrit votre travail pour savoir comment vous voulez qu’on termine ça. »


    Il voulait que je parle? Il peut bien se mettre les deux doigts les plus profondément dans ses yeux et encore rêver. De toute façon, je ne voyais pas où qu’il voulait venir, j’avais compris que le SHIELD était différent et il ne voulait plus se tenir dans les procès équitables ou dans des preuves tangibles, il voulait une personne à pointer du doigt. Un cadavre était toujours mieux pour pointer un coupable, car le cadavre ne répondait jamais.

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Invité le Mer 29 Avr 2015 - 9:07

Suis-je naïf? Oui. Sur bien des choses, pour pouvoir continuer d’avancer, j’accepte de croire, d’adopter une vision parfois plus simple des choses, parfois plus complexe des choses. Suis-je stupide maintenant? Ça non. On peut vouloir me coller cette étiquette mais c’est mal connaitre le personnage. Elle dit que c’est ma méconnaissance des choses, mon attachement aux préjugés, que je veux bâcler l’enquête, bref, autant de choses pour essayer de me discréditer. Simplement, on ne fait pas un travail comme le mien pendant des années sans développer une sorte de sixième sens. Je ne dis pas que je suis infaillible. Mais si j’étais dans l’erreur en ce moment, je le saurais. C’est difficile à expliquer, comme sensation, comme impression. Certaines personnes vont se convaincre ou tenter de se convaincre que ce qu’elles font est juste et bon.

Que la fin justifie les moyens, ce genre de choses. Se cantonner à un rôle, construire une sorte de barrière, de mur, entre la réalité et leur réalité. Dans mon cas, c’est une part de données concrètes, une part d’instinct et disons le sincèrement, parfois une part de chance. Je l’ai déjà dit : je ne crois pas aux coïncidences. Les coïncidences sont l’excuse facile, le deus ex machina, le truc qu’on sort de son chapeau quand on veut tenter de convaincre l’autre que non, non, il n’y a rien à chercher de ce côté. Elle a beau dire tout ce qu’elle veut, me faire un discours d’un kilomètre… Encore une fois, je vois des trous dans cette histoire, des éléments qui ne collent pas, des indices subtils de sa culpabilité. Je le dis souvent, je suis comme John Nash, dans sa version cinématographique ou réelle. Je vois des choses que les autres ne voient pas. Certes, dit comme ça et bien…

Vous vous demandez si je suis schizophrène. Non. Enfin. Pas à ma connaissance. Et pas à la connaissance de nos spécialistes. C’est juste ainsi. Je peux détecter des anomalies, des motifs récurrents, des incidences similaires cachées dans un flot de données, papier, numériques ou autres. Pour ce qui est du travail d’enquête, c’est pareil. C’est un don je dirais. Certains sont plus grands, plus forts, plus rapides, etc. Moi j’ai cette particularité heureusement en lien avec mon travail. Et là en ce moment, ce talent me sert beaucoup. La flèche dans le parc, le commerçant, la vente récente, la famille… La chaine d’événements qui s’était mise en marche menait à une conclusion logique. Basée certes en ce moment sur une série de données difficiles à confirmer mais… La vente des flèches étaient réelles. Le talent à l’arc de la demoiselle aussi. Comment je le sais?

D’abord, les dires du commerçant et les petits trophées là-bas. Puis ce même élément qui revient du frère et des parents. Et une enquête préliminaire sur le gymnase que j’ai dû mentionner de façon indirecte ou oublier de mentionner plus une observation personnelle de la demoiselle qui tire à l’arc. Elle n’a même pas fait l’effort de jouer le jeu, de faire semblant d’être moins douée qu’elle ne l’est. Je sais qu’elle a acheté ces flèches et le SHIELD peut obtenir plus rapidement que vous ne le pensez les mandats pour une perquisition. D’ailleurs chose amusante, avant de sortir pour une affaire comme ça, je passe toujours par notre département légal. Mandat d’arrêt, mandat de perquisition, mandat de ceci et cela… Dis-moi celui que tu veux je dois l’avoir avec moi. Il faut toujours s’assurer d’avoir les bons outils à portée de main. Ici en l’occurrence…

Une copie du registre de vente du commerçant. La quantité des flèches vendues versus la quantité en la possession de la jeune femme fait en sorte que s’il lui en manque une, il va lui falloir une belle excuse pour justifier la chose. On ne perd pas une flèche olympique comme ça par hasard, surtout si mademoiselle Bishop vit bien dans la rue avec peu de possessions. Les pièces du puzzle commencent tranquillement à se mettre en place… Encore une fois, elle refuse de répondre directement à la question. Pas besoin d’être un profiler pour savoir que ça cache quelque chose. Au lieu de cela, elle se lance dans un long discours, très long discours qui ne mène ultimement à rien. Du bluff. Purement et simplement. Elle veut me déstabiliser. Pas besoin d’être un génie pour savoir que je suis plus le bon flic que le méchant flic. Et si elle ne le sait pas ou ne s’en doute pas…

Pourquoi avoir tenu à mentionner cette histoire absurde où je l’assassinerais? Ça ne tient pas la route. Si elle avait vraiment voulu que nous en arrivions à cette extrémité, elle n’aurait pas posé son arc. Quand mes agents se seraient approchés, elle aurait résisté et dans l’échange, le coup fatal aurait été tiré. Toutes ses belles paroles sur ses droits et le reste, aussitôt contredis, écartés par celle qui venait de les clamer haut et fort. Ce n’est pas moi qui mets les mots dans sa bouche. C’est elle qui les prononce. Et si elle est aussi innocente qu’elle le clame, pourquoi sortir ces absurdités? Un de ses griefs est mon enquête soi-disant bâclée. En quoi sa mort la laverait de tout soupçon ou serait utile à l’enquête? Mon job n’est pas de la ramener dans un cercueil. Mon job est d’appréhender une vigilante s’étant livré à des actes criminels en faisant sa vendetta.

Enfin. Dans la théorie. Dans la pratique, si je détermine que la folle de Central Park n’est pas folle d’une part et que d’autre part je parviens à trouver une dérive pour continuer à lui laisser faire le ménage (parce que selon Fury nous n’avons ni le mandat, ni les fonds ni le devoir de s’occuper des criminels communs), je pourrai trouver un tour de magie pour clore le dossier même si elle continue. Tout en gardant un œil voire deux sur elle. Moi, verser une larme parce que des criminels se rendent compte que dans le monde ils peuvent aussi être la proie? Allons donc. La triste réalité des choses c’est qu’il y a plus de « méchants » que de « gentils ». Et comme on ne peut être partout, nombreux sont ceux qui voudraient bien se faire justice eux-mêmes… Mais la loi ne le permet pas. Moi? Je dis qu’il y a une certaine poésie à punir les criminels là où j’ai été agressé.

« Alors là bravo. Vous voulez un prix pour votre prestation? Il y a tellement de trous dans votre discours que je pourrais y faire passer une flotte d’héliporteurs. Moi. Vous assassiner. Allons donc. Si vous teniez autant à mourir, vous n’auriez pas posé cet arc, que ce soit par défi ou autre. Vous l’auriez gardé bien en main par pur esprit de confrontation. Vous l’auriez gardé en main pour nous forcer à agir.

Ensuite, quand nous aurions tenté de vous arrêter, vous auriez résisté, blessé un agent ou deux et là le tir fatal serait venu vous cueillir. Vous parlez d’une enquête bâclée et vous errez dans de longs passages erratiques mademoiselle Bishop mais soit. I’ll humor you. Si nous parlions de ce que je croyais être un carton d’invitation? Vous remarquerez que je n’ai jamais mentionné de quoi il s’agit et que ces détails ne sont pas connus du public.

Certes, vous pouvez déduire qu’il s’agit d’une flèche. Mais une simple flèche comme vous utilisez en ce moment aurait pu me conduire n’importe où et il y a trop d’archers amateurs pour pouvoir tous les interroger. Ce qui veut nécessairement dire que vous savez ce qu’est ce fameux carton d’invitation et que vous avez une excellente idée de comment il nous a mené jusqu’à vous. Vous me direz : vous n’avez que des soupçons.

En fait vous le répétez depuis tout à l’heure mais… Simplement voilà. Des soupçons, c’est tout ce qu’il me faut, avec les mandats appropriés dont je dispose, pour vous amener dans un local du SHIELD pour interrogatoire. Mais ce ne sera pas nécessaire car plus vous parlez, plus vous vous trahissez. Que ce soit volontaire ou non, c’est un état de fait. Ce sont des détails subtils la plupart du temps mais bien réels.

Laissez-moi vous poser une question : je n’ai jamais mentionné avoir été en contact avec votre famille. Vous avez fait cette déduction. Maintenant, pourquoi est-ce que j’aurais omit de dire à vos parents que j’enquêtais sur vous à titre de suspect au lieu de donner une raison bien plus banale? Régalez-moi de vos talents d’enquêtrice. Si j’avais voulu bâcler l’enquête, pourquoi ne pas avoir sorti la fanfare au complet? »

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Katherine E. Bishop le Mer 29 Avr 2015 - 23:49

    Il est plus fragile à ce qu’il essaie vraiment de donner. Avec tout ce large discours, je vois juste encore des soupçons sur la flèche, mais il me donne une autre image ce qu’il veut vraiment de lui. S’il veut vraiment m’arrêter, pourquoi il ne bouge pas ses fesses pour essayer? On dirait qu’il attend quelque chose de ma part, peut-être que je l’avoue, mais cela ne va jamais se faire dans ces conditions. Je commence à me séparer de son discours pour me concentrer sur mon téléphone. Peut-être qu’il va prendre cela comme une insulte, mais je dois m’assurer de quelque chose. Je ne suis pas vraiment les médias, je les trouve souvent insignifiants, je ne connais pas les grands noms du SHIELD, mais il a donné une certaine importance à son nom juste à place de faire « Agent du SHIELD, suivez-moi. » Je le trouve étrange, je trouve ses arguments assez simples, je trouve ses soupçons bâclés, on ne fait pas des enquêtes avec uniquement cela. Je peux aussi critiquer la démarche de se concentrer uniquement sur mon cas, quand la Main, quand Hells Kitschen ou encore que la mafia russe se montrent bien plus actifs et criminels que moi.

    Mes messages durent quelques minutes. Je vérifie en premier lieu comment son nom s’écrit, je trouve quelques articles sur lui où qu’il semble être le mal-aimé de quelques chroniqueurs plus républicains. Mon premier message se focalise surtout à un contact primaire avec Luke Cage pour voir si celui-ci est réactif.
    « Je dors dans plusieurs centres pour itinérants, je peux égarer des flèches ou d’autres de mes produits. Je ne les compte pas vraiment. » C’est dit avec l’une des défenses les moins convaincantes du monde, je passe plus mon temps à faire des messages à Luke Cage.

    Mon ancien professeur connait le nom cet agent, toujours un grand idéaliste avec des grands projets, qui cherche à éviter un basculement vers les extrêmes. Il me confirme qu’il n’est pas très dangereux, ni très sûr de lui vu les dépressions qu’il fait paraitre à certains de ses collègues. Il est bien plus fragile que moi, alors je façonne un petit plan de dernières minutes. Je vais partir. Je vais lui avouer ce qu’il veut, mais je ne vais pas me laisser me toucher. Je me rapproche de l’arc-à-flèche qui appartient à l’école juste pour prendre mon manteau de printemps.

    En rangeant mon téléphone dans ma poche intérieure, je me dirige vers lui d’un pas lent. Il va peut-être sortir son arme, mais je ne fais pas attention. Je ne crois pas qu’il va me tirer dessus. Je me rapproche de lui le plus pacifiquement possible pour le regarder dans ses yeux. Puis d’un coup, ma main décolle pour atteindre sa cage thoracique. Le coup est assez puissant pour couper la respiration un petit moment, de l’autre main, je prends rapidement son arme à feu.

    À place de pointer son arme vers lui, son arme vient se coller à ma tempe. Je repose un petit regard sur lui en reculant de quelques pas pour éviter qu’il vienne chercher son arme. Mon visage reste complètement neutre quand je recommence à parler.


    « C’est triste, hein? On finit ma grande prestation par ce que les théâtres classiques aiment le plus. Vous semblez si hésiter en ce moment, que je peux maintenant choisir mon sort à place de parler dans le vide. Durant un large moment de ma vie, vous ne savez pas comment je désirais avoir une arme pour en finir, une seule balle pour finir tout ça. J’ai toujours trouvé qu’une corde ou me jeter du pont me prenait trop de temps et maintenant vous m’offrez cette perspective.

    La justice doit payer un jour pour tous criminels, c’est que vous voulez, mais on ne peut pas trouver de compromis. Je dois vous suivre et j’aime mieux mourir que finir dans une prison pour le reste de ma vie. Alors dites-moi, vous êtes réellement prêts à ça? Vous êtes réellement prêts à aller jusqu’à là? Car actuellement, c’est la seule solution possible, Monsieur Eversfield.

    À une époque, j’aurai aimé terminée ma vie. Enfin… j’aurai aimée terminer ce qui restait des débris de mon agression. Mais aujourd’hui malgré tout ça, je n’ai plus envie, mais si on ne me laisse pas le choix, j’aime mieux crever immédiatement. De toute façon, pour ma famille, je suis morte depuis longtemps que cela ne va pas changer réellement ce qui va se passer ce soir.

    Je vous explique Monsieur Eversfield, soit je meurs, soit je pars. Vous avez maintenant le choix. Je me suis trouvée un but et ce but va être ce qui va me rester dans toute ma vie, quitte à mourir pour cela, quitte à être pourchasser par le SHIELD, quitte à être rejeter par la totalité de ma famille. »


    J’enlève l’arme de mon visage pour le redonner directement à Adrian sans laisser paraitre une émotion. J’ajoute juste quelques mots pour lui expliquer ce qu’il va se passer pour la suite.

    « Je vais partir d’ici Monsieur Eversfield. Alors vous avez maintenant le choix, vous croyez tellement à votre but, à vos idées, que vous me tuez ou vous me laissez partir. Je suis convaincue ce que je fais, c’est pour le bien, c’est pour aider les gens. Appelez ça du terrorisme, mais grâce à ce terrorisme, j’évite que des actions se répètent, des actions qui peuvent ruiner une vie entière et vous l’avez devant vous une vie où toutes les certitudes sont éliminées. Je suis une terroriste, je suis fière d’être une terroriste, je ne veux pas être jugé ni devant mes parents, ni devant des juges, ni devant mon frère, ni devant vous. Je n’ai pas besoin d’être juger par les autres. Aujourd’hui si je meurs, c’est que je vais mourir en paix avec moi-même et mes idées… Je vous souhaite une bonne vie, Monsieur Eversfield. »

    Je dépose une main sur son épaule pour ensuite partir vers la sortie. C’est à lui de décider ce qu’il veut faire pour nous deux vies. Il peut bien me dénoncer, il peut bien me tuer, c’est à lui de prendre une décision pour une vie pathétique et criminelle, et pour une vie de minime gloire abjecte.

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

Message  Invité le Jeu 30 Avr 2015 - 8:30

Le coup? Bof. J’ai connu pire. Et en même temps, en un sens, je le mérite. À force de retarder une action que je ne veux pas prendre. Mais quand elle prend mon arme pour se la mettre sur la tempe c’est plus fort que moi : je laisse entendre un « non » étranglé. Je ne veux pas qu’elle se donne la mort. Elle est encore jeune, elle a toute une vie à vivre. Mais en même temps, je sais qu’elle a raison sur un point et c’est justement ce qui est vicieux avec la loi : tant que la machine tourne, elle ne s’arrête pas. Et mademoiselle Bishop a clairement dit qu’elle continuerait à faire ce qu’elle fait ce qui ne va qu’accentuer l’intérêt que la loi porte pour elle ce qui génère un cercle vicieux qui éventuellement risque de devenir hors de contrôle. Si au moins je ne sais pas… Si elle avait avoué ses crimes… Peut-être qu’une dérogation, quelque chose du genre…

Je ne veux pas qu’elle se donne la mort. Certainement pas à cause de moi. En vérité en général c’est l’inverse. Ce sont les Eversfield qui se sacrifient pour les autres. C’est un peu une tradition de famille je dirais. Pas pour la gloire. Je ne prends aucun plaisir dans la vantardise. Certes je vais dire que je suis l’analyste vedette du SHIELD mais c’est pour une raison précise : pour indiquer que j’ai travaillé pour en arriver là. Que je n’ai pas juste embrassé des derrières pour me hisser au sommet. Car pour ceux qui ne le sauraient pas, la compétition est rude dans le SHIELD, avec toute la partisannerie, le népotisme et le reste. Si j’ai attend ce poste, cette notoriété, c’est parce que je veux mettre cette expertise au service du monde. Aider. Pas détruire. Je sais, je sais. Les gens de l’HYDRA ont aussi des familles, des plans de carrière et le reste mais…

On ne peut pas comparer mademoiselle Bishop à ce genre de terroristes. Et je pense qu’elle a compris tout cela. Qui je suis, ce que je suis. Que je suis une sorte d’ennemi réticent. Mais la loi… Je suis forcé de par mes fonctions de la faire respecter sauf qu’elle m’a dit jusqu’où elle était prête à aller. Et je ne suis pas entièrement certain que ce soit du bluff, cette fois. Autant je peux adorer mon travail, autant je peux le détester. D’où le pourquoi j’ai créé la TARGE. Bon. Allez Adrian. Respire un grand coup. Elle est en train de partir mais… Peut-être que tu peux la convaincre de… Quelque chose. Ta bonne foi, tes valeurs morales, je ne sais pas. Quelque chose. Tu ne peux pas juste laisser les choses telles quelles. Ce serait vraiment… Une fin de merde, pour reprendre les mots de critiques de cinéma. Au pire tu auras l’air ridicule mais tu es habitué à ça.

« Il y a des années de cela, quand la Justice League existait encore et que j’étais encore un jeune garçon, j’ai demandé à mon grand-père : grand-père, pour quelqu’un dans le SHIELD, qu’est-ce que le vrai courage? Je ne prétends pas que mon grand-père était un homme d’une grande sagesse mais sa réponse a le mérite d’être intéressante. Il m’a dit quelque chose qui encore aujourd’hui me hante.

Il m’a dit : Adrian, pour un agent du SHIELD, le vrai courage c’est de regarder la justice dans les yeux et de lui cracher au visage. Parce que tu sais qu’elle a tort. Parce qu’il y a un million de circonstances que jamais elle ne prendra en compte dans son jugement. Le vrai courage c’est de prendre la loi des hommes et de la transformer en une vraie forme de justice où on y ajoute notre plus grande force : la compassion. »


Elle s’est arrêtée de se diriger vers la sortie. Bien. Peut-être que si je fais juste lui parler, si je lui montre que je ne suis pas un simple automate au service du SHIELD, elle va me donner une chance. Je ne pourrai probablement pas racheter grand-chose à ses yeux mais je veux qu’elle comprenne. Quitte à ce que ce soit inutile, je veux qu’elle comprenne qui je suis. Ce que je suis. Pourquoi je suis là et pourquoi nous sommes deux à regarder l’abysse, elle prête à y sauter, moi craignant ce qui peut en sortir. Je deviens fou, c’est clair. Adrian tu essaies de faire comprendre à une « gamine » ce que des adultes et une société soi-disant bien-pensante refuse de te reconnaitre. Peux-tu être plus pathétique que cela? Oh et puis zut. J’ai bien le droit d’essayer d’ouvrir une porte, un dialogue, quelque chose de constructif bon sang de bon sang. Ce n’est pas un crime que je sache!

Détachant l’étui de mon arme et posant ma plaque par-dessus, je m’avance vers elle non pas en qualité d’agent du SHIELD : un agent sans planque n’est pas autorisé à agir sans contrevenir à la loi. Elle le sait. Je le sais. Je m’avance donc vers elle en tant qu’Adrian Carlyle Eversfield et non en tant qu’agent du SHIELD. Est-ce risqué? Terriblement. Pour ce que j’en sais ce pourrait être une mise en scène très élaborée. Mais j’en ai marre de la paranoïa qui lentement gruge ma raison, mon moral et ma joie de vivre. Si je me suis trompé et qu’il m’arrive malheur… Tant pis. Je pense que j’ai atteint mon niveau de ras le bol pour le mois. Ce point où je me dis : rendu là qu’est-ce que je perds à essayer? On verra bien ce que ça donne. Mais mon instinct me souffle que c’est la bonne chose à faire. Et dans un métier comme le mien, on apprend à l’écouter cet instinct.

« Je suppose que vous avez compris que je me répugne à appliquer le dura lex sed lex, n’est-ce pas? Et vous aurez aussi deviné je suppose que je me suis emparé du dossier avant que d’autres ne mettent la main dessus. Avec la surmédiatisation du SHIELD, j’avais peur que je ne sais pas, Carol Danvers, pour un coup de pub, se mette sur le coup. Beaucoup moins comment dire… Raisonnable que moi.

Si je vous ai dit ce que mon grand-père m’a dit vous aurez aussi compris que ce n’est pas simplement pour avoir votre attention. C’est parce que c’est quelque chose en quoi je crois. Que la justice aveugle peut détruire des vies humaines au lieu de les sauver. En toute honnêteté, mademoiselle Bishop, je n’ai pas envie de vous arrêter. Vous pensiez à du travail bâclé mais j’ai pris grand soin de laisser le moins de traces possibles.

En vérité, mademoiselle Bishop, j’essaie de trouver désespérément une solution. Une défense. Quelque chose dans la loi qui me permettrait de clore le dossier. Qui ferait en sorte que toute cette affaire de l’archer de Central Park puisse faire un 180 degré. Vous ne pouvez pas le savoir évidemment mais j’ai consulté un grand nombre de documents juridiques avant de venir. Pour une confession qui je pensais aiderait en fait. »


Alors voilà. C’est dit. En mon fort intérieur, je voudrais qu’elle revienne, que nous puissions discuter. Tenter de trouver à deux une solution. Si elle ne veut pas parler à l’analyste du SHIELD, peut-être qu’elle parlera juste à Adrian. Je veux trouver une solution. Car elle aura aisément comprit dans mon discours que c’est là tout le problème : j’ai les mains liées sur une affaire assez particulière quand même et elle aura encore plus compris que je ne veux PAS qu’elle meurt. S’il vous plait mademoiselle Bishop. Aidez-moi à vous aider. Je ne veux pas que tout finisse mal et qu’éventuellement votre seul échappatoire soit la mort. Si je pouvais altérer le temps et empêcher la tragédie qui vous est arrivé, vous ne pouvez même pas imaginer ô combien j’aurais tout fait pour éviter la chose. Mais je ne peux pas tout surveiller en même temps. Je ne suis que… Moi.

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Re: Compte à rebours [PV : Adrian Eversfield]

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