Danser pour la Vie (PV : Momento)

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Danser pour la Vie (PV : Momento)

Message  Katherine E. Bishop le Lun 19 Jan 2015 - 21:56

    La danse est quelque chose qui nous plonge souvent dans un état différent de ce qu’on est, il nous permet de voyager, il nous permet de soulager nos peines et surtout de nous reconstruire. Cela fait des années que la musique et la danse ont façonné ma vie et je continue toujours d’y penser. Je me rappelle d’un seul philosophe grec quand j’étais dans mes cours de philosophies et de sociétés. C’est Simonide, qui avait toujours une grande préférence vers la danse et la musique. Expliquant que cela peut nous aider durant plusieurs maux différents, pour oublier notre famille, et rentrer en contact avec les Dieux et la nature. C’est peut-être une philosophie démodée aujourd’hui, mais je ne peux pas m’empêcher de croire encore à cette importance philosophique dans ma vie. Mon père s’est toujours souvenu de la chanson quand ma mère a décidé de me mettre au monde. Je me souviens toujours de la chanson qui jouait quand je me suis réveillée à l’hôpital après mon tabassage à Central Park. Ce genre de moments marquent une vie autant qu’avoir son diplôme.

    Je crois vraiment que la musique nous marque, comme on est marqué par notre ADN. Je crois que cette marque définit toujours ce qu’on est le lendemain de nos plus grandes crises. Je crois que les percussions rythment notre vie, la régulent comme une préférence et nous affichent surtout une réalité bien plus large de ce qu’on pense normalement. Je me suis toujours enfuie de mes révisions en études mécaniques par la musique. La danse est venue après. Je ne danse pas juste pour les percussions, je danse pour la vie, l’honneur, la mort et la justice. Je danse pour oublier et pour me souvenir, je danse pour pleurer et pour sourire. Parfois, c’est pour le plaisir, d’autres fois, c’est pour évacuer ma colère. Il existe quelques fois que je ne sais même pas pourquoi je danse, mais dans l’essence, c’est plus qu’une passion, c’est un peu ma conscience.

    Cela définit presque pourquoi je marche encore aujourd’hui. Je pense que parfois les élites de ce monde oublient ce qu’est la musique. Je me souviens toujours quand j’ai apprise que Carl Sagan a envoyé un satellite dans l’univers, accompagné par la littérature et la description biologique de ce que nous sommes, mais il a aussi de la musique : De Beethoveen à Rolling Stones. C’est universel, c’est complémentaire à ce qu’on est aujourd’hui, quel que soit les cultures, quel que soit la mentalité, les êtres humains ont en besoin.

    J’ai essayé de tourner dos à cette idée, de dix ans jusqu’à vingt-trois, je suis toujours allée à la même salle de danse, je suis toujours allée voir les mêmes professeurs et j’ai toujours appris des styles différents dans cette salle de danse. C’était toujours un plaisir, mais quand j’ai commencé à envoyer des messages à mes parents, que je partais pour un long moment, j’étais obligée de changer de salle de danse. J’étais aussi obligée de changer mes habitudes de vie. Je me suis désinscris de l’Université, je me suis désinscris de mon ancienne salle de danse et je ne vais plus à mon ancienne école primaire pour participer aux soirées d’arc-à-flèches. Je fais table rase du passée, je commence une nouvelle vie. Je vais peut-être servir le café aux Starbucks pour une grande partie de ma vie, mais je ne suis plus seule.

    Ce travail est peut-être misérable, mais je peux compter sur les autres, je peux compter sur la Young Force pour m’aider dans mon combat dans la justice. Je me sens moins seule et surtout moins folle. Ils justifient mon combat, ma nécessité de combattre à ce que je crois à une injustice. Avant, je ne pouvais pas me confesser, je ne pouvais pas parler de mes sentiments ou de mes techniques à personnes. Aujourd’hui, c’est bien différent. C’est peut-être douloureux de renier toute ma famille, mais je repense aux plans plus radieux pour mon avenir.

    Je ne peux pas être normale, je le sais très bien, mais je peux être quelque chose d’autres. Je ne suis pas destinée à n’être personne comme dans le passé, je suis destinée à au moins, avoir des amis précieux pour le futur. Je retrouve même une aisance dans la danse, il m’arrive même à évacuer toute mes peurs dans la danse. Le nouveau salon de danse est vraiment différent, mais j’ai réussi à m’adapter pour devenir professeur en quelques semaines. Je connais déjà la plupart des styles de danses, mais le plus ancien professeur n’aime pas que j’improvise quelques pas. Je ne sais pas pourquoi je modifie quelques danses, mais pour moi, c’est surtout pour le vivre d’une autre manière.

    Ce soir, on reçoit une dizaine de nouveaux étudiants et on a décidé de me jumeler avec un certain Mathieu Leblanc. Ce nom est bien étrange ici, mais cela a une forte consonance francophone. Il vient peut-être de la Louisiane, du Québec ou de la France, je ne me pose pas réellement de questions, je ne fais jamais de différences dans la vie de tous les jours, alors pourquoi je commencerais à faire cette différence en danse? Ils se sont inscrits pour des cours de Lindy Hop, un style particulièrement new yorkais, mais toujours un plaisir à danser. Je dois juger son niveau avant de me lancer avec, surtout en duo, cela doit faire parti de nous deux, cela doit être une cohésion presque parfaite avec notre partenaire.

    Quand les heures du cours arrivent, on laisse le professeur central parlé pendant qu’on fait les arbres en arrière de lui, il commence à faire un peu d’histoire sur le Lindy Hop et j’essaie de regarder les nouveaux inscrits. Le vieux professeur commence à nous présenter individuellement devant les nouveaux inscrits, quand c’est à mon tour, je m’avance doucement pour saluer poliment de la tête le groupe des nouveaux élèves avant de retourner dans les rangs des professeurs.

    C’est après la petite présentation que je commence à m’avancer vers Mathieu, je suis habillée comme à mon habitude, de grands vêtements noirs moulants pour faciliter les mouvements.


    « Bonjour Mathieu… »


    Je souris un peu devant les salutations basiques et je décide de me lancer dans les sujets les plus vifs de la danse et de la vie. On peut bien faire connaissance quand on va commencer à faire les premiers pas de danses, mais j’aime mieux le faire avant. Je veux quand même ne pas forcer un cours, où on doit surtout s’amuser et non sentir une certaine obligation. Il est bien plus important de prendre un plaisir à quelque chose de si important, que de rentrer dans un sentiment de recherches de résultats.

    « C’est un plaisir de vous connaître. Je risque d’être votre partenaire de danse pour un petit moment, j’espère qu’on va bien s’entendre. Alors avant de commencer, avez-vous une expérience quelconque en danse? Ne soyez pas gêné pour le coté novice, mon premier petit copain était novice aussi. Sinon, peut-être que vous allez trouver cela tordu, mais j’aime bien connaître avec les gens avec qui je danse. Vous pouvez répondre que ce ne sont pas de mes affaires et je peux comprendre, mais j’aimerais savoir ce que vous faites dans la vie. Étudiant? Fonctionnaire? Entrepreneur privé? »

    Certains professeurs commencent déjà à faire bouger leurs élèves, moi je reste immobile avec un sourire devant Mathieu. Peut-être qu’il va me parler de ses origines, peut-être qu’il va me parler de ses études, peut-être qu’il va me parler de ses randonnés ou peut-être qu’il va essayer de faire une blague. Cela va me permettre de mieux comprendre sa personnalité et ses ambitions. Est-ce qu’il vient ici pour le plaisir? Pour le défi? Ou juste pour se défouler un peu?


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Re: Danser pour la Vie (PV : Momento)

Message  Mathieu Leblanc le Mer 21 Jan 2015 - 20:30

New-York, oh New-York. Je ne suis pas sûr de savoir ce que je pense de toi encore. Tu es si grande, si imposante, presque infinie. Il me semble que je pourrais me perdre en toi pendant des siècles et ne jamais voir le bout de tes cartiers tous plus haut en couleur que le précédent. C’est peut-être pour ça en même temps que tu m’effraies un peu. Il y a trop de monde, trop de culture, trop de tempérament. Comment une ville aussi cosmopolite peut-elle arriver à se tenir debout et à se créer une identité alors qu’elle en a des millions qui se contredisent avec véhémence? Alors que je marche dans tes rues, j’explore tout ce qui se passe et parfois, j’évite certains de tes recoins qui m’effraient. Je ne suis qu’un étranger qui tente de te comprendre et je serais reçu ainsi si j’osais m’aventurer plus hardiment en toi. Au moins, j’arrive à en apprécier une touche.
Et j’en connais déjà un peu de toi. Qui n’en connait pas? Ton nom franchit les frontières comme sur les ailes d’un oiseau. Ta culture aussi, ce qui s’y développe ne peut être arrêté par les immenses gratte-ciel qui pullulent tout autour et en ton centre. Je frémis au son de tes clubs alternatif qui sont en voie de transformer le monde alors qu’ils ne font en fait que tâtonner à l’aveugle. C’est dans un endroit comme celui-là, un endroit connu plus ou moins bien famé que l’histoire de la danse que je vais apprendre à débuter. J’ai peine à y croire. Elle naquit dans un environnement si différent du mien. J’imagine les noirs et les blancs développant une nouvelle œuvre magnifique qui allait transcender les temps moderne et nous atteindre jusqu’à aujourd’hui et c’est une véritable surprise. Magnifique, certes, mais une surprise quand même. Je ne pouvais qu’avoir hâte à mon cour.

Mon dernier cour de danse? Oh, il doit bien dater de quelques mois déjà, mais rien d’intempestif. Je savais que j’allais mettre les pieds sur le plancher de danse pour découvrir quelque chose en quoi j’allais me sentir bien et me laisser aller. J’ai toujours aimé danser, aussi loin que je me souvienne. Je n’étais qu’un gamin alors que mes parents prenaient des vidéos de moi dansant dans le salon. Plus ils applaudissaient et plus je dansais. J’étais déjà accroc à la scène. Je suis un artiste au fond. Si ce n’était de mon pouvoir, je serais peut-être aller en art, ou en histoire de l’art, ou j’aurais été danseur professionnel et je ne serais pas aller à l’école. Qu’est-ce que j’en sais? Le fait est que ce pouvoir avait tout changé et créer une nouvelle voie pour moi. Oh, je n’y ai pas été tout particulièrement poussé mais j’ai la chance de pouvoir retenir les formules les plus complexes comme si c’était la chose la plus simple de l’univers et je n’étais quand même pas pour nier ce fait et ne pas en faire profiter la science, n’est-ce pas?
Au moins, je n’allais pas devoir mettre ma passion de côté alors que je retournais aux études à l’institut et si Katherine m’avait dit une chose qui ne pouvait me rendre plus heureux, c’était bien cela. J’allais pouvoir sortir de ce bâtiment remplis de personnes bien spéciales pour me plonger un peu plus dans le monde normal et dans lequel je pourrais me fondre aisément. C’est facile de dire qu’on ne se souvient plus de quelque chose, bien plus facile que de cacher sa fourrure. Quoi qu’elle aurait au moins put se raser. Enfin, ce n’est pas important. Ici, je pourrais respirer et avoir l’impression que je ne vivais pas dans un univers alternatif auquel je me sens bien. Je suis donc entrer dans le local de danse avec le plus grand des plaisirs et l’impression qu’une nouvelle aventure absolument magnifique allait commencer.

Dès l’instant, je sentis autour de moi, que ce soit grâce aux lumières, aux réflexions des immenses miroirs sur les murs ou même l’odeur elle-même de l’effort, que j’étais bien là où je voulais être. Je portais une chemise blanche et des pantalons bruns qui allaient très bien au style rétro de la danse. Je saluai quelques personnes autour de moi dont une dame un peu grasse avec une visiblement très forte personnalité qui semblait annoncer à tout le monde qu’elle allait devoir leur faire de l’ombre car elle était simplement une danseuse née. Je dois admettre que j’ai rigolé à l’idée que la femme puisse croire être en suffisamment bonne forme pour essayer de détrôner tout le monde ici en portant des leggins noir un peu trop petit. Enfin, on doit vivre de ses rêves parfois! Je prends place dans le local après avoir serré la main d’un duo de jolies filles qui semblaient plutôt amusées par les lieux. Enfin, la présentation des professeurs eurent lieux.
Une fois avoir fait le tour, une certaine Katherine vint me rejoindre pour me rencontrer et m’annoncer qu’elle s’occuperait plus spécifiquement de moi. Je rigolai quelques secondes à la mention de son nom avant de m’excuser, je lui dis avec mon anglais légèrement teinté d’un accent français que je venais d’arriver en ville et que la jeune femme qui m’avait fait le tour de mon établissement scolaire s’appelait aussi Katherine et que le hasard me faisait bien rire. Je lui tendis et lui secoua d’un poigne ferme. Je me présentai comme Mathieu Leblanc, comme elle le savait visiblement.

-Il n’y a pas de quoi, vraiment, ça me fait plaisir de te connaître aussi un peu avant de danser. Il se trouve que j’ai déjà des bonnes bases de danses. J’ai fait un peu de hip-hop pendant presque un an et auparavant, j’ai fait trois ans de danse classique. J’admets que j’aime beaucoup me défouler de cette façon. La danse classique était toutefois un brin ennuyeuse parfois, bien que magnifique, et on m’a dit que Lindy Hop était une danse bien plus dynamique et je me suis donc dit : Pourquoi pas? Et me voilà.
Je suis nouvellement étudiant, enfin, réétudiant. En neuroscience. Que puis-je dire, je suis une grosse tête! Je viens d’arriver en ville, je pars du Massachusetts et visiblement à l’accent, je suis francophone du Québec. Ça fait un peu le tour j’imagine. Et toi, étudiante? Contrebandière? CEO? Agente secrète russe ici pour assassiner le président?


Je lui fis un grand sourire, je n’imaginais pas que la jeune femme soit une meurtrière, visiblement, je me trouvais simplement un peu comique. Puis essayer de décontracté l’atmosphère avec la personne qui nous accompagne pour danser est une bonne idée. On se sent alors plus à l’aise et nos mouvements s’en font immédiatement ressentir. Oh et puis, elle est plutôt jolie, je l’admets.
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Message  Katherine E. Bishop le Jeu 22 Jan 2015 - 13:01

    Il me parait extrêmement gentil. Il ne semble ni foncièrement méchant, ni très cachetier. En apparence physique, il semble être en phase avec son corps, comprendre ses limites et surtout savoir où il se dirige avec ce cours de danse. Je me fais peut-être des idées, mais je vois vraiment la danse comme une forme d’art martial, où notre corps doit être en phase avec notre esprit et parfois même avec l’esprit de notre partenaire pour mieux se battre. Je ne me suis jamais battue en duo avec une autre personne contre un ennemi, mais je suis sûr que cela va bien arriver un jour dans la Young Force. Cela va être le moment que je vais vérifier ma théorie sur la danse. Individuellement, cela m’a toujours bien servi à mieux calculer mes mouvements, à approfondir ma flexibilité pour mes combats et surtout à m’adapter devant des ennemis surpuissants.

    Il se montre aussi ouvert que gentil. Il me donne vraiment une bonne impression, mais je ne peux pas le dire encore de sa profondeur. J’ai eu plusieurs partenaires de danses dans ma vie, une dizaine selon mes souvenirs, chacun me supportait d’une manière assez étrange. Quelques-uns avaient décidé de changer de professeur quand à la place de danser, je m’étais assisse pendant tout le cours pour discuter avec eux. J’ai peut-être eu plusieurs plaintes de ce genre de comportements, mais je veux vraiment savoir avec qui je danse. Peut-être que ma paranoïa est bien plus élevée que la moyenne, mais ce genre de discussions était surtout pour regagner la confiance des hommes autour de moi. Cela fait peut-être fait huit ans, mais les discussions normatives m’aident à reprendre confiance à l’Humanité.

    Il a laissé un petit rire au début, peut-être qu’il me jugeait, mais il a rapidement expliqué ce rire par l’existence d’une autre Katherine, qui lui a présenté son institution scolaire. Il est donc extrêmement chanceux, à ce que j’ai entendu parler sur ce globe, il a une grande rumeur dans ce monde, qui se tient à se confirmer aujourd’hui.


    « Vous êtes terriblement chanceux alors! Selon des rumeurs galactiques, les Katherines ont toujours été les personnes les plus charmantes de l’Univers. »

    Je ris un peu de ma blague, l’humour est toujours un bon moyen de détendre l’atmosphère surtout avec de nouvelles connaissances. Je remarque aussi son léger accent francophone, mais je ne fais pas attention, je n’ai jamais fais attention. New York est quand même centre multiculturel très important, alors on retrouve toujours plusieurs minorités et de multiples différences. New York peut être même considérer comme le rêve Américain, comme une échappatoire vu l’immensité démographique et les emplois offerts. Se présentant, je fis de même avant de lui serrer la main pour écouter la suite de sa présentation.

    Il a une bonne préparation pour des différentes danses, que cela soit par le hip hop ou la danse classique, alors il a vraiment de bonnes bases pour ce cours de danses. Je ne crois pas qu’il va avoir de la difficulté à apprendre les mouvements et les pas de cette danse. Bien qu’il faille bien connaitre notre partenaire, je crois que c’est déjà plus facile pour lui que pour n’importe qui d’autres vu ses connaissances sur la danse. C’est juste après, quand il commence à répondre d’où qu’il vient que je me sens gênée.

    J’ai toujours resté à New York pendant de nombreuses années, plus que je réfléchis, plus que je me dis que mes voyages en familles n’ont servi presque à rien devant ce que Mathieu a traversé. Il est parti du Québec, une région que je connais très mal pour le Massachussetts et pour ensuite venir à New York. Je me sens un peu intimidée par toute cette expérience quand je suis restée toute ma vie dans la banlieue de mes parents. Je ne connais pas trop la neuroscience, mais cela doit être lié soit à la biologie ou à la psychologie. Je laisse quand même un petit sourire sur son interrogation à ma personne.


    « C’est impressionnant. J’aurai bien aimé être une agente russe pour assassiner le président, mais le destin est bien plus funeste pour ma personne. J’ai malheureusement laissé tomber mes études universitaires récemment en ingénierie mécanique, il y a quelques semaines. Je travaille actuellement dans un Starbucks Coffee et j’habite en collocation avec plusieurs amis, dans les appartements en haut du Starbucks.

    La neuroscience que vous étudiez, c’est plus lié à la psychologie ou à la biologie médicale? J’aurai bien aimé faire des études de ce type, j’ai rencontré plusieurs thérapeutes durant une petite partie de ma vie et bien que certains étaient désagréables, d’autres étaient assez enthousiastes à leurs carrières. C’est dommage que je n’aie pas senti une telle passion pour mes études en ingénierie. J’ai toujours voulu visiter le Canada, mais bon peut-être plus tard. Vous aimez bien la ville? Cela ne fait pas trop changements au Massachussetts et au Québec? Vous êtes venu seul dans la grosse pomme? Cela peut être étrange au début… peut-être que je vous pose trop de questions. Si cela vous dérange, on peut commencer à danser. »


    Je ne sais pas si cela le dérange personnellement, mais je ne fais plus les erreurs du passé de trop parler avec mes nouveaux partenaires de danse. Peut-être que j’ai beaucoup trop parlé de ma vie aussi, cela peut créer certains malaises pour des gens qui ne sont pas vraiment habituer à parler et à socialiser autant. C’est rare aussi que c’est moi qui ouvre autant les discussions, habituellement je reste dans mon coin jusqu’à temps que l’autre personne vienne me voir.

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Re: Danser pour la Vie (PV : Momento)

Message  Mathieu Leblanc le Sam 7 Fév 2015 - 23:26

HJ: Désolé du retard, le début de l'école m'a pris de court. Je suis entrain de mettre de l'ordre dans tout ça alors je ne devrais pas remanquer aussi longtemps ^^

Au moins, je sais que je suis dans de bonnes mains au niveau de la gentillesse. Elle me relance une nouvelle blague et réagis bien aux miennes. C’est un bon signe! Un peu de chimie avec son partenaire était une absolue nécessité pour bien danser. Après tout, chacun de nos mouvements sont directement ou indirectement liés à la réponse que l’autre vas y faire alors être sur la même longueur d’onde aide beaucoup. Je sentais mes pieds me démanger mais pourtant, je préférais encore la laisser guidé sur la rencontre. Si je pousse ma professeure de danse à bout maintenant, je n’ai aucune idée si on m’offrirait quelqu’un d’autre ou me mettrait à la porte et franchement, je n’ai aucune envie de devoir me trouver un autre studio.

La jeune femme relance d’une autre blague mais un soupçon triste s’y cache. Un destin funeste. As-t-elle conscience qu’elle est encore très jeune pour dire que son destin est funeste. Après tout, j’ai vu des choses tellement différentes à travers mes voyages et vécut des moments inattendus sans arrêt alors je sais bien qu’on a encore rien vu de ce que la vie nous réserve pour qualifier notre destin d’un terme aussi sombre. Nah, elle doit simplement avoir soupesé la lourdeur de son terme, ce n’est pas bien grave, j’espère simplement qu’elle n’en fera pas une habitude.

Elle m’apprend alors qu’elle a récemment quitté l’école, ce que je peux parfaitement comprendre. N’ai-je pas quitté l’école moi-même pour travailler dans un resto? Enfin, je l’ai quitté par manque de fond, j’espère qu’elle ne l’a pas quitté par désintérêt, l’apprentissage est la plus belle chose qui nous soit donnée après tout. J’ai envie de lui poser la question, peut-être est-ce que je penserai à la mettre dans une phrase, peut-être que non. Une partie du plaisir de vivre est de laisser aller la vie allé là où elle veut et cela compte pour les conversations. Je me garde plutôt à l’écoute pour l’instant.

J’ai un petit rire sincère, la pauvre est une véritable machine à question. Cela marque toutefois un véritable intérêt après tout. Elle aurait pu trouver que neuroscience était un mot trop compliqué pour s’y attarder. Sa arrive souvent que le nom de mon programme effraie les gens alors je ne m’en sens plus offensé. Toutefois, elle, elle reste curieuse. Intéressant. J’écoute ses questions, puis ses excuses et son offre de commencer à danser. J’ai envie de lui répondre oui mais je sais pertinemment que si je fais ça, je le regretterai surement plus tard. Les filles se rappellent ce genre de chose alors vaut mieux la mettre à l’aise pour l’instant.

-Il n’y a vraiment pas de quoi, on construit un peu de chimie voilà tout! Alors voyons voir, la neuroscience n’est pas intégrale à une seule des branches, psychologique ou biologique. Je me concentre personnellement en neuroscience cognitive, c’est-à-dire à tout ce qui a trait à la perception. Je veux faire mon mémoire sur la mémoire, sans vouloir faire de jeux de mots! Plus précisément sur L’architecture modulaire mémorielle et sa relativité. D’accord, je spécifie peut-être un peu trop, mais le sujet me passionne alors j’ai tendance à m’y perdre facilement. Alors non, je ne serai pas une quelque forme de thérapeute que ce soit.
Comme je viens tout juste d’arriver à New-York, je ne sais toujours pas trop quoi en penser. Pour l’instant ça bouge beaucoup et c’est un peu ce que je recherchais. Entre le Québec et le Massachussetts, la différence n’était pas si majeure mais ici, alors là c’est un tout autre monde! J’aimais bien ma petite ville un peu plus tranquille par contre, je dois l’admettre. Et oui, je suis venu ici seul. Un des avantages de suivre des cours de danse est de pouvoir rencontrer de nouvelles personne ici qui, en plus, partage une de mes passions. Alors bien heureux de faire ta connaissance Kate.
Tu disais que tu as quittée l’école, quelque chose en particulier ta motivée? Pour moi, il n’y a rien de plus génial que d’apprendre alors cela me surprend toujours un peu quand j’entends que quelqu’un a quitté l’école sans trop de raison je dois l’admettre. Peut-être est tu intéressée par un autre domaine? L’ingénierie mécanique est un domaine très mathématique qui ne va pas à tout le monde.
Si tu es d’ici depuis un bon moment, tu dois connaître les environs sympas. Si tu as quelques avis intéressants je suis toujours prêt à les entendre. Je sais que je dois absolument aller prendre une marche à Central Park mais on m’a dit de ne pas y aller de soir alors ça va attendre. Je voulais me trouver un petit café sympa et les Starbucks ont tendances à être trop achalandée à mon goût, par exemple. Oh, et les mauvais endroits ne serait pas plus mal à connaître d’ailleurs, je n’ai pas envie de me retrouver sans portefeuille non plus, on m’a souvent dit que les quartiers noirs étaient redoutables ici!


Enfin, ils le sont toujours en vérité mais ici plus que les autres. Peu importe. L’idée est après tout de la mettre un peu à l’aise en l’amenant à parler un peu d’elle. C’est toujours une bonne technique, une preuve de respect et que je suis prêt à l’écouter. Puis je dois admettre que j’ai réellement besoin de ces conseils car les environs me font honnêtement peur. Les rues trop cosmopolites m’inquiètent un peu. Je veux bien croire que New-York n’est pas non plus la ville ou il y a le plus de crime non plus mais, elle ne doit sûrement pas être très loin.
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Re: Danser pour la Vie (PV : Momento)

Message  Katherine E. Bishop le Mer 11 Fév 2015 - 2:09

    Je sais très bien que le mot n’est pas le meilleur, funeste est quelque chose de bien plus sensibles pour plusieurs, mais disons que je vois vraiment mon agression à Central Park comme un élément déclencheur important sur un destin bien plus funeste, à ce qui m’était destinée normalement comme fille des banlieues. Durant une grande partie de ma vie, j’ai calqué juste mes idées à me rendre plus efficace dans ma vigilance. J’ai pris des cours d’ingénierie à l’Université, non pour avoir une carrière, mais pour améliorer mon armure de combat. Cela a bouffé mon esprit durant une grande partie de ma vie, cela m’a éloigné de la normalité désirée par tant.

    Il accepte mon invitation pour parler plus, ce que j’accueillie avec un petit sourire devant cette continuation pour nos discussions. Je sais bien que la plupart peut être choqué que je prenne mon temps de discuter à place de danser, mais je crois vraiment que la danse est quelque chose de bien plus complexe que quelques pas. Cela permet un fonctionnement des deux cotés, une chimie comme disait le petit Mathieu. Il m’explique bien sur les facultés de la mémoire, cela me rappelle des séries policières où ils n’arrêtaient pas de parler mémoire et de chance d’éveiller des neurones ou des trucs du genre. J’essaie de comprendre, mais il ne semble ni chercher dans la psychologie et ni dans le médical, il est plus pris dans des recherches universitaires.

    Je lui laisse un sourire innocent devant son explication, je ne sais pas comment répondre à cette grande partie, je n’ai pas les compétences intellectuels pour lui répondre. Je sais juste comment frapper une personne pour éviter de créer un traumatisme considérable ou éviter une commotion cérébrale, mais savoir les compositions de la mémoire et ce qui l’influencent, écartez moi de cette discussion. Peut-être que j’ai eu des problèmes dans le passé avec ma mémoire, selon ce que je me souviens, cela a provoqué plusieurs névroses et maladies mentaux différents.

    Après sa brève explication scolaire, il m’explique bien les différences et les ressemblances entre le Québec et le reste de l’Amérique. Souvent, on a toujours caricaturé le comportement de différences culturelles, mais à ce que j’ai vu comme image de cette province du Canada, il n’avait jamais eu de réelles différences avec les États-Unis. Les États-Unis peuvent se montrer bien différents sur des idées politiques ou sur les grandes transformations urbaines, mais le Canada s’est toujours montré plus intelligent et plus évolué que le reste des États-Unis sur le changement des mœurs. La plupart des modes reste souvent très américaine au Canada comme dans tout l’Europe.

    Je respire un moment quand il commence à me poser des questions sur mes motivations scolaires. Il semble vraiment passionné et je ne veux certainement pas le décevoir dans ma réponse. Les études ne m’intéressent plus, car cela pourrait encore plus m’isoler qu’avant. J’aime mieux servir du café le reste de ma vie avec des gens que je considère pratiquement comme ma famille, que faire des études qui ne m’ont jamais réellement inspiré. Je réponds avec un sourire, une demi-vérité s’affiche dans ma réponse.


    « Aujourd’hui, j’avais surtout besoin d’amis pour me remotiver. Mes études ne m’intéressaient plus, ils essayaient juste de donner un sens dans ma vie, ils essayaient de remplir ma vie par des renseignements superflus, mais au final, je me sentais seule dans ma famille et à l’Université. C’est grâce à mes amis que j’ai pu retrouver un sens dans ce que je voulais faire. Peut-être qu’un jour, je vais me retrouver une passion dans les études, mais aujourd’hui, cela ne m’intéresse pas vraiment. »

    Une réponse qui peut laisser quelques espoirs, mais je ne me vois pas vraiment revenir dans mes études, j’ai d’autres plans qui peuvent paraitre étranges, mais nécessaires pour mon existence. Cela laisse une réponse assez ambigüe pour Mathieu, mais je fais tout pour éviter de le choquer sur ma décision. Au moins, il change de sujets assez rapidement, pour éviter que je parle de sujets qui choquent encore plus.

    Il me demande des places à visiter dans la grande pomme, je commence à réfléchir un peu. La Statue de la Liberté et l’Empire State Building restent des coins classiques pour le tourisme et surtout pour découvrir la ville en hauteur. Il existe encore des magnifiques musées dans cette grande ville, New York est vraiment quelque chose d’exceptionnel à découvrir, il faut juste…

    J’arrête de penser quelques secondes quand il me parle de Central Park et des coins sombres à éviter. Je le regarde sévèrement quelques secondes sans réellement le vouloir. Je ne sais pas vraiment pourquoi si c’est fort chez moi, mais on dirait qu’il a fait exprès. Je sais très bien qu’il n’a pas fait exprès, je sais très bien que c’était juste une question complètement innocente, mais j’ai l’impression qu’il vient de me provoquer dans la totalité.


    « Je… je vais devoir te quitter, je commence à me sentir mal. Je vais te rembourser le cours de danse de ce soir, sans soucis. Et… je vais te faire visiter des coins de New York pour me faire pardonner, juste en ce moment, je ne me sens pas très bien pour danser. Je m’excuse vraiment…»

    C’est long à dire, je ne voulais pas le blesser, mais je crois que c’est un peu trop tard. Je commence à quitter en faisant un petit mouvement de tête pour la politesse à son égard. Je ne sais pas s’il va me suivre ou demander des explications, je ne le connais pas assez pour.

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