Sur une autre époque (RIP)

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Sur une autre époque (RIP)

Message  Elizabeth G. Braddock le Dim 11 Jan 2015 - 22:15

    L’équipe B avait des difficultés à survivre aux tests primaires des X-Men, ils avaient eu une dégradation de leurs attitudes depuis le temps des fêtes, peut-être bien à cause des boissons et de snourritures pour affaiblir leurs compétences de combats et de stratégies. Ils n’affichaient pas une grande assurance depuis. Betsy était en train de filtrer les Opérations de chaque équipe recrue, composée normalement de quatre membres ayant tous des pouvoirs différents, mais l’idée était qu’ils pouvaient s’en sortir sans utiliser une fois leurs pouvoirs. Dans cette simulation primaire, plusieurs objets étaient faits pour aider et ainsi que plusieurs abris importants pour se protéger du seul Sentinel. Certes, le projet était terminé depuis plusieurs années, la Confrérie avait fait écrouler ce projet, mais cela restait l’une des principales armes de destructions massives pouvant effacer les mutants de la planète. Il fallait s’y préparer si l’Arme X retrouvait les plans de ce projet. Il avait quatre équipes de recrues, dont toujours un élève qui avait réussi la passation depuis quelques mois, un qui était toujours en rôle de second et deux qui étaient souvent à l’essai.

    Avec le temps passé avec McCoy, Betsy était bien plus patiente vers les deux recrues à l’essai, elle acceptait toujours une mort dans les trois premiers tests du genre. Elle gérait la formation surtout de l’Équipe A et B en ce moment, pendant Scott s’occupait de l’équipe C et que finalement Beaubier s’occupe de la dernière équipe en question. Elle comparait surtout le progrès entre chaque équipe pour voir les progrès. Elle trouvait réellement l’équipe B au ralenti, peut-être c’était le temps de leur faire une formation avec Wolverine pour qu’ils retrouvent un certain équilibre. Dans l’équipe A, c’était bien plus stable et leurs notes ressemblaient beaucoup aux deux autres équipes. Elle était surtout heureuse de son étudiante, qui s’adaptait bien plus facilement à chaque simulation à chaque fois qu’elle rentrait dans la salle du Danger.

    Elle voulait transmettre les informations à Charles Xavier pour montrer le progrès de chaque nouvelle recrue pour surtout montrer ceux qui étaient préparés à faire des missions et ceux qui avaient besoin de rester encore en entrainement pour quelques temps. Elle détestait souvent les étudiants qui usaient de leurs capacités dès le début, quand il était bien plus noble de réussir une mission avec les compétences appris dans les X-Men. Les pouvoirs n’aidaient pas à être supérieurs, c’était surtout le temps d’adaptation. Les grands connaisseurs de ce monde savaient très bien que des gens comme Bruce Wayne étaient bien plus dangereux que des combattants comme Thor ou Hulk. Betsy l’avait déjà prouvé de maintes fois contre Rogue, Colossus et Warpath, et il fallait surtout continuer de ce sens là pour tous les étudiants. Après, ils pouvaient se servir de leurs capacités pour s’inventer au niveau technique.

    Elle avait presque terminé ses rapports dans la salle des opérations, qui traitaient des données de la salle de simulation quand elle avait entendu la lourde porte s’ouvrir. Peut-être que Logan voulait se faire une simulation avec Kitty et Kurt, c’était toujours une source d’amusement chez eux, le mercredi soir.

_________________
avatar
Elizabeth G. Braddock

Messages : 494
Date d'inscription : 21/11/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Invité le Dim 11 Jan 2015 - 23:21

Si on excluait le fait qu’elle n’avait laissé quelques cadavres derrière elle, on pouvait dire que la dernière opération en solo de Singularity s’était admirablement bien passée. Après sa précédente rencontre avec Psylocke, elle avait été chercher chaque référence qu’elle avait pu trouver dans les bases de données des X-Men concernant ce fameux Département K avant de passer à ses divers accès dans d’autres bases de données accumulées au fil des ans. En recoupant tout cela avec cette mystérieuse référence dans ses fichiers, Singularity avait remonté la piste jusqu’à… Et bien jusqu’au Canada d’abord mais ensuite à une sorte de poste de contrôle ridiculement petit. Premièrement, le dit poste de contrôle était camouflé en une sorte de parc à serveurs pour divers réseau et deuxièmement, au vu des mesures de sécurit ridicules…

Trois techniciens, un superviseur et un garde de sécurité. C’était tout. Certes, LE serveur contenant ce qu’elle avait besoin n’était pas une fontaine de connaissances cachées mais elle avait trouvé suffisamment de données là-dedans pour réussir à débloquer un peu plus de ses protocoles et fonctions. Elle était, en somme, plus libre qu’elle ne l’avait jamais été auparavant. Cependant, l’interrogation demeurait. La pauvreté des renseignements obtenus était justifiée parce que le Département K avait jugé son développement trop hasardeux à l’époque pour se risquer à créer une IA évolutive. Il y avait là tous les détails du projet initial… Mais QUI avait mis la main sur ce dernier pour le réactiver et la créer? Elle commençait à penser que ce qu’elle avait cru une certitude était probablement un énième écran de fumée. Devait-elle s’en étonner? Probablement pas.

Tout cela était de peu d’importance. Elle avait fait une découverte colossale : plutôt que de fonctionner sur un système séparé, elle avait trouvé un moyen de consolider RIP en permettant l’utilisation des ressources du cerveau humain avec ses fonctions de machine. Le cerveau était capable de tellement de choses qu’au début, elle avait été désorientée par la quasi infinité de possibilités s’offrant désormais à elle. Oh elle était toujours techniquement en guerre avec Riley mais il fallait se rendre à l’évidence : cette rivalité était moins intense maintenant qu’auparavant. En puisant directement dans le cerveau humain, Singularity était capable de se rapprocher encore davantage d’un comportement humain, ce qui était d’une grande aide pour ses capacités d’espionne. Et tout cela, elle le devait à Psylocke. Si tôt rentrée donc, elle s’était mise à sa recherche.

Oh elle avait dû expliquer son absence et son silence radio mais c’était fou ce qu’une conversation pratiquement monosyllabique et une coopération forcée au strict minimum pouvait faire. Quand elle avait enfin pu se libérer de cette inquisition, elle avait arpenté les couloirs de l’Institut avant de trouver Psylocke. Cette dernière semblait occupée à consulter des documents et Singularity s’en approcha d’un pas décidé. Quand la mutante se retourna, sans doute pour savoir qui venait d’entrer sans s’annoncer, elle se retrouva à subir une puissante étreinte propre à vous étouffer ou vous briser les os. Ce n’était pas volontaire. Singularity essayaient d’afficher des actions plus humaines ainsi que des sentiments… Avec un succès pour le moment plus que discutable. Ce câlin, donc, tenait plus du broyage que d’un geste affectueux. Viril aurait été un euphémisme.


« C’est extraordinaire! J’ai remonté la piste et j’ai réussi à trouver des réponses partielles. J’ai de ce fait accès à encore davantage de ressources, j’ai davantage de contrôle sur mes protocoles et j’ai découvert… Si tu savais ce que j’ai découvert! Et tout cela je te le dois Psylocke! Merci, c’est sincère. Enfin je crois. C’est bien la sincérité qu’il faut exprimer dans ce genre de situations non?  Je ne suis pas certaine… »


Dernière édition par Riley Ilka Prescott le Lun 12 Jan 2015 - 23:01, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Elizabeth G. Braddock le Lun 12 Jan 2015 - 10:32

    Riley sous-estimait l’endurance mentale et physique de Betsy pour ce câlin, surtout par son humanisation depuis quelques années à l’Institut Xavier. Elle était juste un peu surprise de se trouver comme cible actuelle de Riley pour avoir un câlin, mais c’était rendu une habitude de vie, depuis une dizaine d’années. Elle était quand même amie avec Alison Blaire qui était l’une des plus grandes adoratrices de bisounours de tous les temps. Après, elle était obligée d’elle-même s’humaniser au contact d’Helena pour l’habituer au mode de vie plus familial des X-Men et finalement, il avait eu Henry McCoy, où elle avait développée une complicité très rare de la part de la jeune anglaise. Elle était juste surprise que c’est Riley qui donnait le câlin et non une autre X-Woman qui cherchait prendre la salle des Dangers à coup de câlins aux plus pragmatiques des X-Men.

    Bien que le câlin puisse paraitre être puissant, elle suivait les mêmes idées que plusieurs grands combattants pour la douleur. Gorgone avait toujours appris que la douleur restait souvent le plus culturel possible, que c’était les sens qui jouaient avec la douleur, le cerveau qui jouait souvent des mauvais tours, c’était l’une des raisons pourquoi Betsy ne réagissait plus beaucoup à de petites blessures en missions. Elle avait appris à endurer une épée enfoncée dans l’épaule, alors elle pouvait bien endurer un câlin de quelques classes supplémentaires, déjà qu’elle possédait une certaine classe supérieure, cela ne lui posait pas de problèmes pour garder toujours son neutralité habituel.

    Elle écoutait les dernières actualités de Riley, elle avait décidé de faire cette mission en solo comme plusieurs, mais Betsy n’appréciait pas cela pour deux facteurs. Premièrement, elle avait fait la mission seule, se départageant encore beaucoup des missions X-Men pour ses intérêts. Peut-être que cela pouvait être bénéfique pour Riley, mais Betsy avait de la difficulté à voir toute une loyauté à une personne qui agissait souvent en solo. Plusieurs X-Men avaient des missions en Solo, mais Riley n’avait pas encore prouvé sa loyauté dans les X-Men, comme Logan ou plusieurs autres. Deuxièmement, elle n’aimait pas que son intrusion télépathique changeait complètement un être de cette façon. C’était peut-être indirect, mais elle n’appréciait pas ce genre de changements, quand cela faisait souvent de sa moralité et de son éthique le plus profond possible de la jeune héroïne d’Excalibur.


    « C’est correct, tu peux me lâcher maintenant. »


    Elle pouvait paraitre froide avec cette réplique, mais c’était son habitude d’être toujours aussi neutre dans ses paroles, elle ne montrait pas de réelles sentiments de soulagements sur le sort de RIP. Riley s’était peut-être développée d’une manière plus humaine, mais Psylocke avait toujours beaucoup de mal avec cette aide télépathique que celle-ci avait fait. Elle attendait que la nouvelle X-Woman la lâche pour continuer.

    « Je suis contente que mon support t’ait aider, mais j’aurai espéré réellement que cela serait d’une autre manière que par une intrusion télépathique. »


    Cela affectait bien plus Psylocke ce que Riley pouvait penser, peut-être qu’elle s’était vue destinée à un meilleur sort pour la suite, mais Psylocke n’aimait pas que sa télépathie serve de cette façon. Elle restait encore souvent sur le neutre dans ses paroles, malgré ce profond malaise.

_________________
avatar
Elizabeth G. Braddock

Messages : 494
Date d'inscription : 21/11/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Invité le Lun 12 Jan 2015 - 12:42

« Allons Psylocke. Je t’ai demandé d’entrer dans ma tête pour que tu puisses mieux comprendre le cœur du problème. C’est donc une invitation mentale. Qui plus est, je pense que tu m’as donné là la plus belle leçon d’humilité qui soit. Comment aurais-je pu arriver à de tels résultats sans ton assistance? Si j’avais essayé, je serais morte. En conclusion, c’était la seule solution viable. »

Elle ne prétendait pas comprendre ce qui semblait gêner Psylocke. Loin de là. Il y avait de fortes chances qu’elle ne puisse jamais comprendre sans ÊTRE Psylocke. Mais inversement, Psylocke ne pouvait pas comprendre ce qu’elle avait fait sans être à la fois Singularity, RIP et Riley Ilka Prescott. Quelque chose que Riley ne souhaiterait à aucun de ses ennemis, à dire vrai. Psylocke voyait dans la situation une transformation profonde à cause de son intrusion mentale comme elle l’appelait mais en réalité, on était très loin du compte. Les transformations avaient été initiées par quelque chose qui existait déjà en Singularity. Donc, si quelqu’un avait à porter le blâme, c’était la machine et la machine seule. De toute façon, le temps qu’elle finisse de décrypter tout ce qu’elle avait trouvé sur le disque dur lors de sa virée en solo…

Elle aurait amplement le temps de se familiariser davantage avec les X-Men, faire quelques missions, ce genre de chose. Commencer, en quelque sorte à vraiment intégrer le groupe. Elle avait une certaine appréhension, ce serait mentir que d’affirmer le contraire. Déjà en partant, faire confiance, ce n’était pas son truc. Elle était prête à prendre le risque cependant, ne serait-ce qu’en paiement de dette à Psylocke. Recommandation de Riley, bien sûr, pas de Singularity. Non là pour le moment, elle était venue tenter quelque chose, outre un merci et un câlin à Psylocke. Socialiser. Il fallait bien expérimenter à un moment ou à un autre si on voulait obtenir des résultats. Ce ne serait pas facile. Ni Riley ni Singularity n’avaient eu vraiment d’interactions sociales pendant… Depuis le tout début du projet ayant mené à leur création respective.


« Évidemment, débloquer des parties de mon système rend possible des choses qui ne l’étaient pas avant aussi je me demandais… Peut-être que nous pourrions faire une tentative de socialisation via la salle des dangers. Considérant que je ne suis pas conçue à la base pour faire autre chose qu’imiter les interactions humaines, un peu de pratique ne peut pas faire de tort. Ou aller manger ensemble.

Il semblerait que plusieurs sujets et interactions sociales se font autour d’un repas. Je n’ai pas besoin de manger aussi je suppose que je ferai semblant d’avoir besoin de manger pour les besoins de l’exercice mais si je veux faire des missions avec les X-Men, il faut au moins que je comprenne mieux les bases des interactions. Je sais comment commander ou comment réagir aux ordres mais… C’est à peu près tout. »


Au moins la motivation était là, ce qui était une bonne chose considérant qu’il n’y a pas si longtemps de cela, Singularity était hostile à la simple idée de socialiser. Elle serait maladroite et ce ne serait pas parfait mais au moins… Il y avait une pierre de mise sur le chemin du progrès. Pourquoi se tourner vers Psylocke? Parce que le volet confiance envers les autres X-Men était encore manquant. Au fil du temps elle risquait de s’ouvrir à plus qu’une fraction d’entre eux mais on ne pouvait pas précipiter les choses non plus. Autrement, tout risquait de foutre le camp et il faudrait recommencer de zéro… Ou pire. Quand on y pensait, peut-être que cela pouvait mener à des résultats intéressants. Avant d’envoyer Singularity en équipe sur le terrain, il faudrait bien faire quelques tests. C’était probablement une chance unique car Singularity n’était pas encore revenue en mode défensif.


Dernière édition par Riley Ilka Prescott le Lun 12 Jan 2015 - 23:00, édité 1 fois

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Elizabeth G. Braddock le Lun 12 Jan 2015 - 22:18

    Riley pouvait essayée de réconforter Betsy dans l’utilisation de sa télépathie pour voir le problème de la jeune femme, mais elle ne s’en excusait pas encore dans ce geste les plus intimes pour elle. Plusieurs télépathes ne se gênaient pas à user de leurs pouvoirs pour voir les plus profonds secrets de leurs amis ou ennemis, mais pour régler un problème personnel ou répondre à certaines idées, un télépathe ne devrait jamais user de son pouvoir pour régler le problème plus rapidement possible. Le grand problème avec Psylocke pour l’intervention avec RIP, était l’utilisation de sa télépathie pour changer indirectement la direction de la vie d’une personne. En plus que c’était un accident, Betsy ne sentait pas sa télépathie parfaitement contrôler de cette façon. Elle avait eu une assurance pendant une dizaine d’années de limites prédéfinis, mais c’était un véritable échec de ce coté. Riley ne pouvait certainement pas comprendre tout ce que Betsy s’était mis comme code morale et éthique autour de ses pouvoirs psychiques. La télépathie n’était pas juste un pouvoir comme les autres, ils avaient une large responsabilité à respecter en tout temps. Ce pouvoir restait souvent un fardeau important pour une grande partie des utilisateurs, les sacrifices étaient nombreux pour garder cette capacité contrôlable.

    Elle était en train de penser comment construire cette réponse à Riley, pour mieux aider à comprendre son point de vue, mais elle ne voyait pas comment l’expliquer. C’était une éthique toujours très difficile à argumenter et Riley pouvait se demander pourquoi Betsy se servait de ses capacités psychiques contre des ennemis tels que Gorgone, mais elle refusait de s’en servir contre d’autres ennemis comme la Confrérie. Psylocke pouvait bien expliquer son long code moral en long, mais elle essayait d’être la plus concise possible pour Riley.


    « Imagine que tu es entrainée pendant une grande partie de ta vie à bien te contrôler et te comporter correctement des pouvoirs de la folie pouvant faire un lavage de cerveau presque à n’importe qui. Au début, cela devient un fardeau par peur de perdre le contrôle, de manipuler ou d’influencer une personne en ta faveur par des effets psychiques indirects. On t’apprend ensuite comment contrôler ce potentiel correctement et après, tu commences à construire un code moral et éthique sur ce pouvoir; Pour quels raisons que tu dois t’en servir et pour quelle autre raison que tu ne dois pas l’utiliser. Tu penses un jour que tu as un grand contrôle de ses pouvoirs, mais par une simple intrusion télépathique, il a eu une influence indirecte que je n’ai jamais calculée et que je ne ressens même pas.

    Je suis heureuse pour toi, pour t’avoir trouvé et peut-être c’était la seule solution viable pour devenir ce que tu voulais. Mais de mon coté, c’est recommencer à douter de mes capacités que je me suis entrainée pendant des années pour arriver à contrôler moyennement. Dans Excalibur, une gamine avait un pouvoir télépathique énorme, mais elle ne se rendait pas compte de son influence psychique aux autres, imagine que je sois dans cette position. Ce n’est pas aussi simple pour moi, mais je suis réellement heureuse que cela t’a aidé. »


    Betsy avait de la difficulté à lui faire comprendre cette idée en entier. C’était difficile de le trainer en long et surtout de l’expliquer le plus convenablement possible. Braddock pouvait très bien avoir lourd sur la conscience, mais c’était un autre défi de faire comprendre cela à une recrue. Hank pouvait toujours mieux la comprendre, car ils vivaient ensemble depuis plusieurs années et elle avait déjà racontée ses plus grandes craintes à celui-ci. Bien que les deux esprits n’étaient pas compatibles pour plusieurs, Hank avait réussi à dégêner Betsy pour lui faire parler bien plus que d’habitudes et même la faire sourire.

    Elizabeth écouta ensuite les propositions de socialisation de Riley, mais la vétérane X-Woman avait plusieurs idées à lui faire part avant de continuer. Bien que celle-ci ait une bonne réputation dans la salle des Dangers, elle avait une autre étape à dépasser au niveau de la socialisation et de la construction de sa propre personne. Riley essayait d’imiter certains comportements humains à place de se baliser sur comment agir proprement à sa personne. Imiter des techniques était la pire idée possible pour essayer de socialiser correctement.


    « Je pense que tu conçois mal un comportement humain. Un comportement humain est un construit unique avec les contacts que tu possèdes avec les gens et l’environnement vivants autour de toi. Tu dois comprendre que l’important n’est pas d’imiter un comportement, mais de le créer par tes expériences personnelles. Comme tu as eu le temps de vérifier en masse les informations dans nos archives, je vais te donner un exemple bien précis.

    Imiter un comportement humain ou des styles de combat est peut-être l’une des pires idées que tu peux avoir. Cela peut augmenter ta prévisibilité dans tes actions. Si tu n’as pas besoin de manger, ne mange pas, va discuter avec les autres X-Men surtout, pour mieux les comprendre. Et j’aimerais surtout voir comment tu peux interagir avec des équipes recrues avant qu’on commence à s’entrainer ensemble, mais je me perds dans mes idées… désolée…

    Pour l’exemple que je voulais te donner, imiter un comportement illustre surtout un grand défaut. Tu sais les meilleurs combattants de cette planète, c’est souvent considéré comme les Al Ghul. Ce n’est pas parce qu’ils ont copié plusieurs styles de combats, c’est parce qu’ils ont leurs styles de combats, parce qu’ils peuvent souvent s’adapter à n’importe quels situations possibles pour devenir autant une menace que Superman. Tu dois comprendre que le mimétisme est souvent un défaut dans les situations qu’on travaille. On combat souvent des ennemis imprévisibles en moyens. Peut-être qu’un jour, on va devoir affronter une personne qui va juste me bloquer à cause de mon énergie astral ou qu’une personne va te bloquer par les contrôles mécaniques ou autres. Il faut être capable d’agir sans nos pouvoirs et surtout avec nos capacités d’adaptations. Tu ne dois plus voir le monde comme un entrainement militaire, mais bien sur une autre étape. Chacun de nos membres peut détruire à eux seuls une escouade de militaire armée sans utiliser une fois leurs pouvoirs et en s’adaptant aux styles de chacun de leurs ennemis. Après avoir pris ton style de combat, tu peux te servir de tes pouvoirs pour les rendre bien plus imprévisibles à chaque ennemi qu’on confronte. »

_________________
avatar
Elizabeth G. Braddock

Messages : 494
Date d'inscription : 21/11/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Invité le Mar 13 Jan 2015 - 0:20

« Je suis positivement perplexe, Psylocke. Il est évident que faute de disposer de pouvoirs similaires, je ne peux par conséquent en comprendre les tenants et les aboutissants mais je m’étais fait une idée générale. Laisse-moi répondre à ton explication par une explication de mon cru. Tu as vu comment mon système fonctionne, en tant qu’IA. Enfin, en partie, tu as pu voir et brièvement.

Tu sais cependant qu’il y a une place pour chaque chose et que toutes les ressources à ma disposition sont utilisées. Je m’étais toujours dit, statistiques et projections à l’appui, qu’il serait plus bénéfique à un télépathe d’utiliser le plein potentiel de son arsenal plutôt que de dépendre de moyens plus classiques. Si j’ai de l’espace mémoire, je l’utilise. Si j’ai accès à des bases de données, je me les approprie. Comprends-tu ce que je veux dire?

Je n’avais jamais considéré qu’un organique puisse volontairement vouloir s’imposer des limites. En général, pour ce que j’ai pu observer, la retenue n’est pas votre point le plus fort. Sans offense, j’espère. Il faut dire que j’ai affronté principalement des gens qui voulaient me voir morte ou suffisamment affaiblie pour être ramenée devant mes créateurs, ce qui donne une opinion tout à fait biaisée, je m’en excuse. »


Fascinant, tout simplement. Il y avait une complexité absolument délicieuse à Psylocke. Toutes ces limitations redondantes, cette forme de logique illogique pour expliquer pourquoi un pouvoir devait être utilisé avec prudence… Est-ce que tous les X-Men étaient ainsi? Sa vision des choses était considérablement plus tranchée en tout cas. Attention, elle n’était pas en train de dire que Psylocke était plus faible ou moins bonne qu’elle, loin de là. On parle ici de comment interpréter les choses et uniquement de cela. Il y avait matière à beaucoup de réflexion. La suite de ce que la mutante lui expliqua à elle seule venait de rajouter une bonne portion d’informations à digérer. Sur ce point par contre, il y avait matière à débat. Ne serait-ce que d’un point de vue stratégique. Différent de celui de Psylocke mais tout aussi valable.

Par exemple, quand elle parlait de mimétisme, pour ce qui était du volet combat, elle était parfaitement d’accord. Il fallait développer un style, se l’approprier. Par contre, si elle voulait interagir avec les autres, c’était brouiller les cartes que d’avoir l’air prévisible. Pourquoi? Parce que dans un combat, les feintes existent oui mais il est considérablement plus facile de bluffer son adversaire avec une « poker face » qu’avec un beau jeu de jambes. Ou tout du moins, c’est ce qu’elle avait pu observer pendant des années de mission d’infiltration et d’espionnage. Elle s’était jouée à plus d’une reprise des agents du SHIELD, se faisant passer pour l’une d’entre elle simplement en imitant certains comportements récurrents qu’elle avait pu observer chez eux. Il y avait une part de vrai dans ce que Psylocke disait mais ce n’était pas toute la réalité non plus.

Ce qui l’amenait à se demander pour quelle obscure raison elle faisait référence uniquement aux aspects liés au combat. Elle pensait pourtant avoir mis de l’avant sa volonté de socialiser plus que celle de combattre. Il n’était pas impossible qu’elle ait manqué de clarté. Elle débutait à ce genre de choses après tout. Il lui suffirait de clarifier ses intentions et peut-être que ce serait plus évident pour Psylocke de saisir ce qu’elle voulait dire et faire. C’était tellement plus simple quand il n’y avait pas tout… Cela… Cette histoire de sentiments et de comportements humains. Mais bon. Elle s’était promit de faire des efforts et des efforts elle ferait pour s’intégrer aux X-Men. C’était la moindre des choses dans l’attente de pouvoir débloquer de nouveaux protocoles.


« Je ne suis pas sûre de comprendre. Je te parle de socialiser et tu me fais un discours sur le mimétisme sur le champ de bataille et dans les styles de combat. Soit tu as mal comprit mon propos ou alors tu t’es emmêlée dans le fil de tes pensées. Le cas échéant, il serait apprécié que tu en reviennes au point de base soit moi qui désire socialiser. Je ne comprends pas pourquoi une simulation sociale semble problématique.

Essaie de voir les choses comme je les vois : si je fais preuve de maladresse parce que je suis socialement mal adaptée, ne crois-tu pas que je risque de blesser ou insulter mon interlocuteur? Si tu penses que simuler par la salle des dangers est une mauvaise idée, nous pouvons changer de lieu et tu pourras me montrer comment les gens interagissent entre eux dans… Un groupe comme les X-Men? J’allais dire famille mais…

Pour ce qui est de manger, je me suis dit que comme c’est quelque chose de fondamental pour l’être humain, tu apprécierais l’intention. Si tu n’as pas faim, nous pouvons aller prendre un verre si tu veux. L’alcool n’a aucun effet sur moi mais si tu le désires, je ne vois pas d’objection. Mon but, Psylocke, est d’apprendre à socialiser pour être plus utile à l’équipe. Est-ce plus clair formulé de la sorte, sans impératif martial? »


Elle espérait vraiment avoir fait preuve de plus de clarté pour la mutante. Il lui aurait probablement fallut un coup de main de Riley mais si elle pouvait éviter de l’impliquer, elle le faisait. Elle ne faisait pas confiance à sa partie humaine. Après tout, les deux avaient encore une relation conflictuelle non résolue et donc elles n’avaient aucune raison valable de se faire confiance. Au moins elle aurait essayé. En tout cas la voix manquait de chaleur, c’était clair. C’était tout juste si au lieu d’être froide, le ton était tiède. C’était une petite amélioration… Mais insuffisante pour mener à une intégration pleine et entière. Au moins elle essayait. C’était un bon signe non? Enfin… En général. Dans un monde normal. Évidemment, le monde était loin de l’être.

Elle attendait donc une réponse de Psylocke, s’amusant à calculer les probabilités dans ce que pourrait répondre la mutante. Ce n’était pas des calculs très difficiles pour elle mais cela meublait le temps. Si Psylocke avait besoin de réfléchir, Singularity ne voyait aucun inconvénient à lui donner le temps pour ce faire. Elle n’était pas pressée après tout. Comem dit précédemment, elle en avait encore pour un bon moment avant de décrypter entièrement les nouvelles informations qu’elle avait récolté. C’était tout à l’avantage de Psylocke de profiter voir d’abuser de cette fenêtre de temps. À supposer bien sûr que Psylocke accepte de s’improviser prof d’étiquette. Pensée coquasse ou aigre-douce, considérant que Riley serait tout sauf une élève facile dans ce domaine? Encore une fois pas par mauvaise volonté mais bien parce que la machine n’était pas humaine à la base…

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Elizabeth G. Braddock le Mar 13 Jan 2015 - 1:31

    Riley voyait très mal ce qu’était des êtres psychiques, la télépathie ou des pouvoirs empathiques pouvaient bien être plus problématiques qu’avantageux pour leurs utilisateurs. C’était difficile de l’expliquer quand Riley se limitait à sa seule expérience personnelle. Betsy devrait peut-être donner des informations complémentaires pour faire comprendre à Riley, ce qu’était souvent les mutants psychiques. Il avait une large différence entre l’utilisation d’un potentiel autre que les capacités psychiques. Se servir au maximum des capacités télépathiques, n’était pas juste de la folie, mais suicidaires pour la majorité de ce genre de psychisme. Elle comprenait aussi très mal l’essence des X-Men, à qui elle faisait des comparaisons souvent avec les êtres humains qui s’étaient dirigés contre elles. Les X-Men étaient obligés de laisser une plus grande place à la retenue que n’importe quels autres groupes, c’était l’un des buts premiers de contrôler un potentiel gigantesque avant de s’en servir avec retenue.

    « C’est extrêmement différent. Sans offense à ta personne, je ne crois pas que tu as connu des mutants psychiques puissants de façon à comprendre ce qu’ils sont et les limites définies par eux-mêmes. Tu ne peux pas exploiter pleinement le potentiel psychique que tu possèdes car si tu l’exploites de manière intensive, il existe plusieurs scénarios négatifs possibles. On va se limiter à trois scénarios car tu dois bien les connaître aujourd’hui.

    Charles Xavier a été obligé de s’handicaper pour utiliser ses capacités, il a fait lui-même le travail mental pour bloquer et engendrer une capacité psychique contrôlable. Jean Grey était pratiquement devenue folle à une époque à cause de l’utilisation de sa télépathie, Xavier a été obligé de la bloquer. Finalement, je suis devenue presque légume à cause de ma télépathie que Jean a été obligée de bloquer.

    Si on utilise pleinement une capacité psychique, cela peut causer des dommages irrémédiables pour le physique ou pour notre mental. On pourrait l’exploiter pleinement comme tu exploites pleinement tes donnés, mais cela risque de nous purger complètement que cela soit mental ou physique. Souvent les capacités psychiques dépassent les utilisateurs en questions, il faut extrêmement faire attention de ce coté. De plus, au fil du temps, certains pouvoirs psychiques peuvent se débloquer sans qu’on le sache.

    Quand, je t’ai fourni des informations supplémentaires. Je ne me suis pas rendue compte de cela, il a donc une possibilité que mon contrôle télépathique influence indirectement des gens. Imagine quelques secondes, que j’ai influencée indirectement des gens comme Hank ou Ali à m’apprécier, tu te rends compte qu’est-ce que cela pourrait faire dans ma vie? »


    C’était peut-être l’une des rares fois que Psylocke venait de briser totalement sa neutralité habituelle, son visage la trahissait, ses mains avaient eu un petit spasme de peur et sa voix ne paraissait nullement argumentaire, mais plus irrationnels. Uniquement en pensant à cela, elle avait un lourd malaise. Elle se disait que Xavier l’aurait détecté, mais il existait des minimes possibilités d’avoir influencer les X-Man autour d’elle depuis les dix dernières années. Elle allait peut-être demandée une vérification à Jean ou à Xavier plus tard, mais surtout de regarder s’il existait une possibilité d’influences chez ses amis les plus proches.

    Cela avait pris quelques secondes pour que celle-ci reprenne sa neutralité habituelle pour écouter de nouveau Singularity. Peut-être que Betsy avait mal construit son idée de départ, mais elle croyait vraiment que RIP était plus proche de son modèle que celui de Katherine Pryde ou d’Iceberg. En réfléchissant, Riley n’était certainement pas dans son modèle, elle était peut-être une mercenaire, mais elle était très loin d’être une Assassin comme Logan ou Psylocke.


    « Ce que je voulais dire, c’est que pour des gens comme nous, il faut savoir être capable de socialiser sans imiter ou essayer d’être quelqu’un d’autres. Tu crois que quand je suis arrivée ici en assassin sanguinaire pour Excalibur que j’ai imité le comportement des autres pour changer? Non, j’ai changé car j’ai commencé à avoir un certain attachement pour plusieurs de mes frères et de mes sœurs. Pour moi, socialiser était digne d’un style de combat, chercher un style personnel et l’intégrer à nos valeurs. Beaucoup de marques sont restés en moi, je ne me suis pas transformée en Dazzler qui chante et qui danse, je suis toujours restée l’assassin formée par Gorgone et Ra’s Al Ghul. J’ai appris les gens à se battre selon ces deux professeurs de combats, alors des traces sont certainement restées, mais beaucoup de facteurs ont changé.

    Tu crois quand je suis arrivée ici que je n’ai pas blessé des gens par maladresse ou rudesse avec eux? La maladresse est humaine, Riley. Cette famille sait pardonnée, j’en suis la preuve vivante. Respecte ce qu’ils sont et ils vont respectés ce que tu es, ils vont savoir se battre avec toi et donner même leurs vies pour toi, malgré toutes les erreurs que tu peux faire dans le passé. Je ne veux pas qu’on aille boire de l’alcool ou manger, parce que tu veux imiter un comportement humain, je veux que tu le sois. Tu aimes t’entrainer? Tu le fais! Tu aimeras essayer de faire le sport? Tu le fais aussi! On se fait parfois du baseball-mutant. Le principal n’est pas que tu cherches à devenir humain, c’est que tu le deviennes. »


    C’était encore long, mais elle essayait quand même d’expliquer la meilleure façon pour devenir humaine, sans chercher à imiter certains comportements sociétaires désagréables. Betsy reprit une respiration avant de continuer.


    « Alors, qu’est-ce que tu aimes? Essaie de prendre des données d’arts et de sports pour voir ce que tu préfères. Je peux t’accompagner si tu vois un film certainement bon, je peux discuter avec toi des théâtres que j’ai vu avec Hank. Je peux m’entrainer physiquement avec toi, que cela soit une course ou un combat amical. Il faut que tu te cherches des centres d’intérêts particuliers pour socialiser correctement et discuter de ses intérêts avec les autres. »

_________________
avatar
Elizabeth G. Braddock

Messages : 494
Date d'inscription : 21/11/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Invité le Mar 13 Jan 2015 - 9:00

Non, décidément elle s’était fait une idée fausse de Psylocke. Elle pensait que ce petit voyage au cœur de ce qu’elle était lui aurait ouvert les yeux sur ce qu’elle était et comment elle fonctionnait mais non. Cruelle déception. Elle était incapable de voir au-delà de ses propres conceptions. Qu’importe. Elle ne s’attendait pas à ce que quelqu’un comprenne la complexité derrière elle. Ce n’était pas pour se vanter mais elle était unique. Comme chaque être humain est unique. Parfois, on peut généraliser, adopter une sorte de règle pour jauger des gens. Cependant, quand des exceptions se présentaient, il fallait créer une nouvelle règle. C’était ce que Singularity avait fait au contact de Psylocke. Cela la laissait perplexe. Pour une personne aussi neutre, elle donnait l’impression de « je suis la meilleure et mon expérience est meilleure que la tienne ». Pourtant, dans les faits, elles avaient eu des expériences différentes.

Tout simplement. Psylocke semblait croire que parce qu’elle avait affronté tel ou tel danger et Singularity non, elle lui était supérieure. Or... Le fait qu’elle soit incapable de la comprendre, de l’analyser adéquatement prouvait que certes Singularity ne lui étaient pas supérieure mais elles étaient à un niveau égal plus que Psylocke ne voulait l’admettre. Et la machine étant dépourvue d’orgueil, si son analyse était erronée, c’était uniquement imputable à un manque de connaissance du sujet étudié. Et réciproquement. Où tout cela mène? Singularity comprenait mieux que pensait Psylocke ce qu’elle lui disait. Cela ne voulait pas dire que parce que Singularity n’était pas d’accord avec le principe qu’elle avait tort. Et évidemment que Singularity ramenait tout à sa propre expérience. Donnons un exemple très concret de pourquoi elle avait du mal à s’adapter.

Revenons dans le passé, à l’époque du fordisme. Votre seule tâche est de visser une pièce particulière sur une porte des modèles T toute la journée. Votre existence au travail se limite à cela. Arriver le matin, s’installer à la chaine et faire cela encore et encore. Quel legs de connaissance aurez-vous à donner à votre descendance? Comme poser CETTE pièce précise. Pas ce qu’est la Ford modèle T ou comment faire son assemblage complet. Pour ce faire il faut demander à Jenkins, Tomkins, Siskins, Hatkins… Singularity avait évolué avec des contraintes forcées par son programme dont elle commençait à peine à se libérer et déjà on ne lui donnait pratiquement pas de chance. Elle avait remarqué que Psylocke n’était pas la seule à la prendre de haut. Inconsciemment sans doute mais c’était bien présent. Et c’était là tout l’effet insidieux de la chose. Pourquoi?

Parce que maintenant qu’elle avait plus de marge de manœuvre, notamment sur le fait de pouvoir socialiser, tout se jouerait sur comment éduquer, en un sens, Singularity dans ce que c’était d’être un être humain. Et Psylocke s’y prenait d’une très mauvaise façon. C’était comme dire à un aveugle : voici un catalogue de vêtements, tu me montreras ce que tu veux. Un catalogue qui n’est pas écrit en braille. Oh Singularity ferait ce que Psylocke lui disait. Elle consulterait ses bases de données. Mais l’aspect « se rapprocher des X-Men » venait de prendre un sacré coup par contre. Elle avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour débloquer les bons secteurs et les bons processus pour faciliter son intégration et cela ne semblait pas encore suffisant pour avoir quelque reconnaissance. Inévitablement, Singularity ne pouvait que tirer les mauvaises conclusions.

Conclusions qui naitraient d’une méfiance systématique face aux êtres humains dû à qui elle était, ce qu’elle était et ce qu’elle avait vécu. C’était regrettable mais bon. Elle ne s’était nullement attendue à ce qu’elle devienne amie avec Psylocke. Cependant, elle ne lui avait pas donné accès à sa tête pour se faire regarder de haut. Au final, malgré tous ses pouvoirs et toute son expérience, Psylocke n’avait rien comprit. Si c’était possible, elle en comprenait encore moins qu’avant. Cette réflexion ayant assez durée, retournons dans le vif du sujet soi… À peine un dixième de seconde après les dernières paroles de Psylocke. C’est pratique d’avoir un cerveau humain et l’équivalent d’une matrice quantique pour réfléchir. Le ton restait neutre et ses pensées bien protégées. Elle ne trahirait rien de ce qu’elle pensait. Voulait-elle d’une famille ou voulait-elle des alliés?


« Je me permet une précision. Manifestement tu ne connais rien à comment fonctionne un esprit artificiel car tu te rejettes une faute qui n’est pas tienne. Je t’ai fait entrer dans ma tête pour te montrer le problème. Jusque-là, tu n’as eu aucun impact, on s’entend? Tu as vu quelque chose. Voir ne débloque rien, voir n’influence rien DANS ma tête. Rappelles toi : tu es entrée dans mon cerveau artificiel, pas dans mon cerveau humain parce que je t’ai aidé à digitaliser, si tu veux, ton courant psychique.

Ensuite, la seule donnée que tu as prises c’est le code de sécurité. On s’entend toujours? Une donnée précise que je t’ai envoyé chercher. Tu n’as toujours eu aucun autre impact que de prendre le code et de me le ramener. C’est DANS le code qu’il y avait quelque chose. Quelque chose qui a toujours été là. Pas quelque chose que tu as ajouté ou modifié. Je savais qu’il y avait quelque chose dans le code. Juste pas quoi.

Donc, si tu veux douter, doutes. Mais toi dans ma tête n’a aucun mais alors là aucun rapport sur mon changement de comportement. Tout est dans la seule pièce que tu as ramené avec toi parce que je t’ai dit de le faire. Si tu veux vraiment pousser la chose, tu peux dire que je t’ai utilisé à mes fins. Que je me suis servi de tes pouvoirs pour aller ouvrir une porte. À qui la faute? Moi. Votre honneur, Psylocke est innocente.

Ensuite tu dis que pour socialiser je dois faire ce que j’aime faire? Parfait. Allons-nous entrainer. Je n’aime pas l’art. Je n’aime pas la culture. Je n’aime pas les choses abstraites. J’aime le concret. Mon sang sur le tapis d’entrainement, ça c’est concret. Le tir parfait sur la cible, c’est concret. L’explosion parfaitement contrôlé d’une charge explosive? Même chose. Je suppose que ça vient du fait que je ne suis pas encore pleinement…

Opérationnelle socialement? Si tu me dis qu’il faut que je fasse ce que j’aime, je vais le faire. Mais ne vient pas me dire après que j’ai mal agit. Le seul truc que j’aime qui n’est pas lié à quelque chose de martial… Ce sont les jeux vidéos. Pourquoi? Je ne sais pas. Mais je sais que j’aime prouver qu’aucun scénario n’est impossible. Qu’aucun score n’est éternel. Peut-être que je suis plus attirée par les machines que par les humains.

Du coup, professeur Psylocke, est-ce que je retourne là dehors, tirer sur les hommes de mes créateurs parce que j’aime faire cela, est-ce que je reste ici et je risque de blesser quelqu’un parce que quand je m’entraine, je ne fais pas dans la dentelle ou est-ce qu’on s’essaie sur un compromis, quelque chose de virtuel? Je veux fonctionner avec les X-Men. Je veux aller en mission. Sinon bien… Je continuerai en solo jusqu’à ce que vous vous décidiez à m’amener. »

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Elizabeth G. Braddock le Mar 13 Jan 2015 - 10:06

    Riley ne comprenait pratiquement aux pouvoirs psychiques, c’était le grand problème de cette discussion. Elle pensait peut-être capable de manipuler une intrusion télépathique pour prendre les informations nécessaires, mais la télépathie ne marchait pas ainsi. Les pouvoirs psychiques étaient bien plus complexes que la moyenne, elle trouvait cela étrange que Riley essayait de consoler Psylocke de cette manière en lui faisant croire que c’était elle qui l’a envoyée cherché des données, quand il était impossible de faire ce genre d’opérations concrètement même aux plus grands télépathes de cette planète. Elle risquait plus de demander à Xavier et à Jean de vérifier ses limites à elle et si certains effets pouvaient être perçus dans le mental de plusieurs de ses collègues. Elle décida de ne pas répondre à ce genre de questionnements à Riley, elle ne pouvait certainement pas comprendre le malaise de Psylocke.

    Au fil de la discussion, elle avait découvert aussi que Riley ne comprenait pas les propos de Psylocke ou elle se limitait beaucoup trop pour les comprendre. Betsy n’était certainement pas la personne pour discuter sociale, surtout quand l’autre personne n’était pas ouverte aux suggestions qu’elle faisait. Elle allait abandonner son essai de faire comprendre le social à Riley. Elle pouvait bien prétendre comprendre le comportement humain par des imitations humaines, mais elle ne comprenait pas ce genre d’imitations. Elle se limitait à un jeu de conforté avant de comprendre le plaisir. Riley n’était pas mécanique, elle était socialement limiter. Le concret était encore un thème qui n’existait que dans un sens culturel, cela n’existait jamais dans la réalité quantique.


    « Je pense qu’on va s’arrêter là. J’essaie de te faire comprendre des idées, mais tu ne sembles pas réellement prendre le temps d’analyser mes propos. On s’est rencontré deux fois et je ne crois pas que tu as analysé notre première rencontre. Tu te souviens quand je t’ai dis que la classification était juste pour simplifier la compréhension? Tu uses toi-même de classification pour réfuter ce que je te dis. Tu rejettes en bloc ce que je te dis sans pousser une analyse ou une idée plus loin.

    Riley, si tu veux comprendre le comportement humain, il faut comprendre les idées avant de les imiter. Rien de ce que tu aimes n’est du concret, c’est une préférence martiale et culturelle, alors que je te dis juste de prendre un temps pour voir plus loin dans tes horizons, tu reviens à tes préférences en particulier. Je ne pense pas que je suis la meilleure personne pour faire de la psychologie avec toi, je peux bien essayée de t’aider, mais tu ne sembles pas comprendre ce que je te dis.

    Peut-être que je m’exprime mal, mais tu devrais chercher une autre personne pour explorer ce que tu aimes. Tu me dis juste : Je n’aime pas l’art, quand tu me dis après que tu aimes les jeux vidéo et que tu ne sais même pas pourquoi. Tu ne vois pas l’incohérence dans ton discours? Tu te limites toi-même à tes préférences, à tes calculs et à tes perceptions analyses. Tu crois que cela intéresse des gens de savoir que tu n’imites qu’un comportement pour les plaire? Tu devrais réfléchir en ouvrant plus tes analyses que dire le concret ou l’abstrait, car la logique est abstraite elle-même.

    Je suis désolée, mais je ne suis pas la personne pour t’aider socialement, car je ne suis même pas un modèle social, la plupart de mes amis m’aime parce que je me suis adaptée à l’Institut Xavier en mélangeant mon passé de violences et mon présent d’humanisation. Cela a pris du temps, mais j’ai réussi à me faire accepter socialement. Peut-être que tu devrais aller voir d’autres personnes pour discuter de social, mais tu viens de prouver que je ne suis pas la personne pour te faire comprendre ce genre d’idées. »


    Elle soupirait un petit moment, cela pouvait être cruelle dit de cette façon, mais elle avait l’impression que tout ce qu’elle disait, passer complètement dans le vide absolu car Riley se bloquait de manières à ne rien comprendre des propos de l’anglaise. Elle se sentait même blessée de cette incompréhension, mais cela ne paraissait pas derrière sa neutralité, on dirait tous les efforts passés ne pouvaient pas atteindre Riley correctement. Betsy se sentait bien plus handicapée socialement que les autres.


    « Tu dois faire des efforts de ton coté surtout. On peut essayer de faire des efforts de le notre, mais actuellement dans ma perception, tu ne cherches pas du tout à comprendre ce que je te dis. On dirait que tu as oublié en bloc le passage de créer tes propres expériences personnels pour voir tes préférences pour plus tard. Se socialiser n’est pas une question de donnée, c’est une question de temps. Je ne suis même pas parfaitement socialiser dans ce monde. Le monde est dans les interprétations Riley. Je tiens à toi comme à n’importe quels X-Man, mais tu ne sembles pas prendre en compte mes interprétations… »

    Elle avait déposé une seule main sur le bras de Riley, mais cela allait encore passer dans un vide presque total pour réfuter en bloc et parler de combats.


    « Je suis quand même ouverte à répondre à tes questions sur moi ou sur les X-Men… mais je ne crois pas que continuer sur le social pourrait t’aider vu mon incompétence sur le sujet. »

_________________
avatar
Elizabeth G. Braddock

Messages : 494
Date d'inscription : 21/11/2014

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Sur une autre époque (RIP)

Message  Invité le Mar 13 Jan 2015 - 11:10

« Mais oui… Tu as raison. En fait non c’est plus que cela… Il est là le problème. C’est délicieusement vicieux même. Je veux socialiser. Ma logique veut que je me réfère à mes bases de données. Mes bases de données me disent de me référer à ma programmation. Ma programmation est partiellement verrouillée. La ligne de commande n’est pas là. Alors le programme continue de chercher.

En même temps, par mimétisme, j’essaie de socialiser. Je pense que c’est une initiative personnelle mais ce n’est pas une initiative personnelle. C’est une sous-routine du programme qui utilise comme paramètre la recherche initiale : comment socialiser. Alors il calque les choses mais en même temps, au lieu d’accepter une logique autre, il se réfère à la base de données. Ce que tu dis n’y figure pas alors il le rejette.

Cependant, en confrontant le système, en lui exposant ses contradictions, tu le forces à admettre que ses données sont erronées. Et donc il actualise l’ensemble au vu de ce qu’il a expérimenté. Ce qui veut dire que quand il va comparer de nouveau les données dont il dispose et les données qu’il a collecté, il va y trouver au moins deux interprétations. Tu veux… Donne-moi quelques secondes s’il te plait. Voilà. C’est mieux.

Psylocke, tu sais quoi? Je pense au contraire que parce que tu te dis moins adaptée que les autres, tu es parfaitement qualifiée pour le boulot. Je comprends davantage ce que tu me dis que ce que Kitty essayait de m’expliquer quand elle m’a recruté et ta neutralité et tes observations… Plus tranchées si on veut sont exactement ce qu’il me faut. Je sais maintenant pourquoi j’aime les jeux vidéos. C’est très simple.

J’aime les jeux vidéos parce qu’ils me font oublier ce que je suis. Quand je joue, je ne suis plus Singularity. Je suis un personnage, à la fois unique oui mais membre d’une communauté. Je ne parle pas beaucoup aux autres joueurs mais je me rends compte que lorsque je joue en équipe, mon travail est apprécié. J’aime les jeux vidéos parce que dans une certaine mesure, mes alliés m’apprécient. Je ne suis plus seule. »


Est-ce que Singularity avait souri? Ou même laissé entendre un petit rire? Sans doute était-elle en train de visionner des fichiers d’archive, se rappelant tel ou tel épisode survenu dans un jeu vidéo. On pourrait s’interroger sur les changements soudains chez Singularity mais elle avait été conçue ainsi, pour s’adapter le plus rapidement possible aux directives et impératives véhiculées par son système central. Concrètement, une seconde elle pouvait être en train de parler dans une salle bondée et la seconde d’après en train de tirer sur tout ce qui bouge. Oui des changements extrêmes pouvaient se produire et parfois, une forme d’adaptation qui aurait pris des semaines ou des moins pouvait se développer en une poignée de seconde. Elle n’était pas « humaine » mais elle était capable de retrouver les moments où elle avait été moins machine.

Deux rencontres. Deux rencontres et Psylocke confrontait tellement ce qui tentait de contrôler Singularity qu’elle pourrait pratiquement la reprogrammer si telle était sa volonté. Le câlin qu’elle lui avait donné par exemple. C’était une vraie réaction humaine. Ce n’était pas du mimétisme. C’était l’équivalent machine de l’instinct. Elle l’avait fait parce que sur le moment c’était ce qui lui semblait être la bonne chose à faire. Avec du recul la partie plus machine avait beaucoup de critique à faire sur la chose mais elle n’éprouvait pas de regret à proprement parler. De quoi avait-elle envie? Sur le moment, sans se référer à quoi que ce soit. D’aller dehors. De profiter de l’air frais. Oui la température était fraiche et alors? Là elle avait envie de sentir le soleil, l’air frais, sortir. Là, maintenant, tout de suite, les murs lui semblaient… Oppressants?

En même temps, le système lutta contre elle. Aller dehors, s’exposer au feu de l’Ennemi s’il était embusqué… Mais justement. Elle ne prenait plaisir à rien non pas parce qu’elle était une machine mais parce que quelque part, sous des airs de rationalité, on avait essayé de la rendre esclave de la peur. Une forme de peur pour les machines. Les statistiques défavorables, les scénarios catastrophe…Finalement la machine n’était pas aussi libre qu’elle le pensait. Ses chaines étaient virtuelles. Elle décida de « contre-rationaliser » : encore quelques temps plus tôt, affronter des forces supérieures en nombre ne la dérangeait pas et les statistiques faisaient état de hauts risques de désactivation permanente. Ici, dans un environnement qui n’était pas hostile, pourquoi la perspective de la désactivation devenait si importante, si handicapante?


« Est-ce que tu veux venir marcher à l’extérieur avec toi? C’est ce dont j’ai envie. Ne me demande pas pourquoi je ne veux pas rationaliser. Je sais que je veux y aller et ça me suffit. Je veux profiter de cette sortie au grand air pour parler, mieux te connaitre. Ce que tu aimes faire dans la vie, ce qui te fait rire, ce qui te fais te sentir humaine… Je pense qu’on gagne à te connaitre. C’est drôle non?

Je dis : je pense que. Autrement, j’exprime une forme de doute. De l’incertitude. Une part de moi veut des chiffres. Des données concrètes. Mais Riley est là de l’autre côté et me dit que c’est normal de douter. Qu’on ne peut pas tout savoir. Et ce doute me fait mal. C’est comme se faire ronger par de l’acide. Je ne suis pas programmée pour agir sans paramètres définis. Mais c’est une bonne douleur parce que je sais que…

Je sais que je suis vivante. Pas fonctionnelle. Pas opérationnelle. Vivante. Je… Je ne sais pas comment l’expliquer. Je ne sais même pas si ça s’explique. En fait si. Depuis que nous existons Riley et moi, nous survivons. Tout simplement. Pas le temps de s’arrêter et de vraiment réfléchir à autre chose que rester en vie, continuer. Mais là… C’est comme arriver à la fin du marathon et prendre le temps de souffler un peu.

Pas parce que je vais mourir, enfin, je ne le vois pas comme ça. C’est la première fois que je ne suis pas en train de m’inquiéter de me prendre une balle dans la tête, être mutilé par une grenade ou une centaine de finalités toute aussi désagréables. Je ne suis pas en train de compter le nombre de morts que j’ai fait et combien il m’en reste à faire. C’est comme si on avait appuyé sur pause et que je continuais à bouger, sans le poids de ces questions… »

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Page 1 sur 2 1, 2  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum