Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

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Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Invité le Mer 7 Jan 2015 - 22:14

La reine de la salle des dangers. C’était le surnom qu’ils lui avaient donné. Personne n’était en mesure de battre Singularity dans un monde virtuel. À dire vrai, elle passait plus de temps en ces murs que n’importe où ailleurs dans l’Institut. Socialiser lui était particulièrement pénible. Elle n’avait pas été programmée pour cela. Elle pouvait imiter des émotions mais elle ne les ressentait pas. On lui avait donné une chambre mais à part la garder impeccable, elle n’y touchait pas. Aucune décoration, aucun effet personnel… Tout ce dont elle avait besoin, elle le trainait avec elle ou le volait en cours d’opération. N’ayant ni besoin de manger ou de dormir, cela l’arrangeait particulièrement. Plus de temps pour s’entrainer, pour s’améliorer. Toujours plus.

À plus d’une reprise, elle avait tenté de convaincre l’IA de la salle des dangers de retirer toutes les mesures de sécurité, se moquant bien de blessures réelles ou de mourir. Comme elle l’avait fait remarquer de façon glaciale à l’IA : « Quand je m’entraine, je ne veux pas d’un entrainement bonbon, je veux endurer l’agonie de mes erreurs. » Sans succès jusqu’à présent mais rien n’est plus déterminé qu’une machine qu’une autre machine. Éventuellement, elles finiraient par trouver un consensus. C’était compliqué de comprendre ça dans une perspective d’être humain mais c’est de moindre importance. Ce qu’il faut savoir c’est que Singularity n’acceptait que les scénarios les plus impardonnables. Elle avait plusieurs centaines de cibles additionnelles à éliminer. Elle n’avait pas le temps à perdre avec des scénarios trop faiblement construits.

Avec ce qu’elle s’imposait, même un mutant de « bon calibre » aurait été incapable de suivre. Singularity avait été conçue pour être la crème de la crème de la crème… Cela donne une bonne idée de la chose. Cela devait faire près de soixante-douze heures que la simulation durait sans interruption. Si Danger aimait collectionner les données, elle allait en avoir pour son argent. Singularity avait conçu plusieurs centaines de scénarios qu’elle avait proposé à Danger qui avait apporté quelques modifications, qui à leur tour avaient été validées par Singularity… Autant dire que brutal était l’euphémisme du millénaire. Mais les bonnes choses ont une fin comme on dit et après une victoire par une mince marge, la simulation prit fin. Les machines n’ont pas de sentiments mais Singularity savait que la prochaine fois, Danger prendrait une revanche bien méritée.

Il était temps de quitter les lieux, quitter l’Institut et partir en opération solo. Au gros maximum, Singularity restait trois jours au sein de cet endroit. Elle disparaissait quand son assistance n’était pas requise et réapparaissait quand on avait besoin d’elle. Elle était encore une addition très récente et elle savait qu’elle attirait plus de méfiance qu’autre chose. Raison de plus pour rester sur ses gardes. Un point positif à tout cela : ses concepteurs n’avaient toujours pas trouvé cette nouvelle planque et ses nouveaux alliés. Encore que pour le moment, c’était en devenir plus que certitude. Logique quand on y pense. On ne devient pas les meilleurs amis du monde instantanément. Il faudrait un certain temps avant qu’elle finisse de compiler des données sur les autres X-Men. Elle était patiente, elle avait du temps. Elle n’avait que cela, du temps.

Elle était en train de finir de ranger ses maigres affaires dans un petit sac à dos quand Danger lui fit savoir que le dernier rapport d’analyse de sa session était prêt. Si elle ne s’était pas arrêtée pour le lire, elle se serait évité une confrontation au demeurant inévitable. Outre le Professeur X, il y avait quatre éléments particuliers des X-Men qui ne lui inspiraient que de la méfiance car ils étaient ceux qui semblaient la surveiller le plus : Northstar, Psylocke, Cyclope et Frost. Cinq si on comptait celle qui se faisait appeler Tornade. Elle savait que tôt ou tard l’un d’entre eux l’interrogerait sur sa façon d’être et d’agir et elle considérait cela comme une perte de temps. Paradoxalement, étant pratiquement abonnée à la salle des dangers, elle avait un peu forcé cette confrontation.  C’est donc en pleine lecture de document que quelqu’un fit son entrée…


Dernière édition par Riley Ilka Prescott le Lun 12 Jan 2015 - 23:01, édité 1 fois

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Elizabeth G. Braddock le Jeu 8 Jan 2015 - 11:14

    Elle voulait peut-être impressionner en restant dans la salle des Dangers pendant trois jours, mais ce n’était pas une grande réussite. Elle avait peut-être réussi à impressionner les deux nouvelles recrues des X-Men, qui lui avaient donné le surnom de la Reine de la Salle des Dangers, mais Betsy ne la trouvait pas réellement de bonne calibre. Cette Singularity comprenait mal à quoi servait la Salle des Dangers, elle était loin du niveau de n’importe quels X-Men et ne se mêlait pas trop au groupe. Elle se répétait surtout, elle essayait de couper contact avec le monde réel. Betsy ne l’appréciait pas, elle pouvait être de bons calibres pour être une arme, mais elle n’était pas de bons calibres pour une combattante qui était capable de s’adapter à n’importe quelles situations. Elle tuait. Il était bien plus difficile de réussir une mission sans tuer personne que rentrer dans le paquet en tuant tous les gens. Danger pouvait cumuler certains résultats, mais les interprétations étaient réellement différentes entre chaque personne. Betsy avait toujours plusieurs moyens de noter une personne.

    Au niveau technique, c’était surtout les efforts de technicité du scénario, de prendre des techniques connues et de les adapter sur une situation au long terme. Wolverine et Kyana étaient ceux qui avaient faits le plus d’efforts pour s’adapter, ne pas foncer dans une violence sans retenue, ils étaient pratiquement devenus les meilleurs. Singularity n’avait pas cette subtilité. Valerie Hopkins et Shane Elhonna avaient toujours été les meilleurs pour adapter leurs techniques apprises durant des simulations. La Salle des Dangers n’était pas un score de jeux vidéo, Danger pouvait cumuler des chiffres, mais c’était surtout les X-Men qui interprétaient de la meilleure façon qu’un membre de leur équipe pouvait gérer une situation.

    Singularity échouait indirectement un autre test important pour Psylocke. Elle ne faisait preuve d’aucune cohésion ou de leadership. La Salle des Dangers était surtout pour tester les capacités d’équipe et non pour jouer pendant trois jours à faire des scénarios qui pouvaient paraitre extrêmes. Betsy avait même conseillé de ne pas faire mêler Singularity aux missions et de lui faire filtrer des fausses informations comme dans les services secrets faisaient à Xavier. La confiance ne régnait pas pour l’anglaise. Elle avait même indiqué à Forge de lui bloqué plusieurs accès d’informations du contenu des archives X-Men.

    Les X-Men avaient un but, une humanité et une idée à respecter. Singularity semblait juste chercher à être une arme sans réelle talent, qui se servait des outils des X-Men pour augmenter ses capacités de combats. Cyclope et Tornade avaient toujours été meilleurs au niveau du leadership dans la salle des dangers que toute l’expérience de vie de Psylocke. De plus, Singularity ne semblait en avoir rien à faire des étudiants de l’Institut Xavier. Il avait bien un devoir à travailler dans les X-Men et, Singularity ne faisait que porter le costume et non l’idée.

    Braddock était prévenue par son étudiante de la fin de la mascarade de l’utilisation abusive de la salle des dangers. Betsy était en train de finir un dossier sur un jeune mutant Alpha retrouvé par Xavier dans les bureaux du sous-sol. Habillée tout en noir comme à son habitude, elle avait trouvé la femme robot en train de lire les fichiers de Danger à son égard.


    « Tu ne devrais pas te juger selon ces chiffres, ce n’est pas un estime réel de ce que tu es. »


    Elle avait déjà prévenu plusieurs étudiants de ne pas faire attention à ce genre de chiffres, seuls les conseils des X-Men étaient réellement efficaces. Le leader des Last Sons était devenu un élite par les conseils des X-Men, et non par les conseils d’une machine. Psylocke respirait la neutralité, mais elle paraissait toujours sévère. Betsy commençait à regarder la femme, tournant autour d’elle doucement.

    « J’ai vu tes actions dans la Salle des Dangers, analyser quelques résultats, ce n’est pas vraiment impressionnant. »

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Invité le Jeu 8 Jan 2015 - 12:15

« Oh je vois. Je suppose que je devrais me sentir offusquée. Piquée dans un orgueil que je n’ai pas. Ou alors devrais-je me montrer toute attentive devant les observations d’une vraie de vraie X-Woman? La provocation n’a aucun effet sur moi pas plus que les commentaires mensongers. Pour des résultats qui ne sont pas impressionnants, ils m’ont bien servit ces dix dernières années. »

Immédiatement, Singularity passa du niveau d’alerte bleue à jaune. Elle ne faisait pas confiance à quelqu’un qui se présentait ici devant elle et qui ouvrait les hostilités de la sorte. Elle ne le percevait pas comme une attaque verbale mais l’attitude de confrontation était là. Son pouvoir de négation prenant le pas, elle protégea davantage ses pensées en la présence de Psylocke. On ne sait jamais avec les télépathes. Visuellement, il n’y avait aucune différence. Singularity n’avait même pas levé les yeux pour regarder l’autre femme. Sa lecture terminée, elle termina de ranger ses affaires avant de prendre son sac à dos, visiblement prête à partir. On pourrait dire qu’elle fuyait la discussion mais c’était mal connaitre Singularity. Elle était simplement du genre à ne pas perdre de temps avec ce qu’elle considérait comme futile. Le social, par exemple.

Évidemment, Psylocke était positionnée de façon à l’empêcher de quitter la pièce. Stratégiquement, c’était le choix le plus intelligent si son intention était de l’empêcher de sortir. C’était parfaitement stupide si une confrontation n’était pas dans ses objectifs. Se plaçant devant l’autre femme et la regardant d’un peu plus haut de par sa taille supérieure à la moyenne des femmes, son regard froid et sans âme ne reflétait aucune hostilité. En fait, il ne reflétait rien du tout. Oh certes, si on regardait avec une très grande attention on pouvait voir la petite étincelle d’humanité survivante mais personne ne se donnait la peine de le faire. Non pas que Singularity ou plutôt l’IA la contrôlant aurait laissé quelqu’un poser trop de question en ce sens. Quoi que Barbara Gordon s’y risquait de temps en temps… S’attirant l’ire de l’IA, tout naturellement.


« Je suis une machine. Sur le terrain, tu commanderas comme il te plait. Je serai où tu veux, quand tu le veux et avec l’armement que tu veux. Sur le terrain je peux parfaitement fonctionner en équipe. La nécessité est là. Tu veux des preuves? Demande à Danger les archives 5.1 à 5.43b de mes sessions des dernières semaines. Hors du champ de bataille, tu n’as pas besoin de savoir autre chose sur moi. »

On pourrait s’interroger sur la formulation du commentaire et pourquoi elle répondait de la sorte sans qu’il n’y ait de question formelle en ce sens mais Singularity savait très bien que c’était le point de litige. Ils ne lui faisaient pas confiance et elle le leur rendait bien. Ils faisaient pression pour la pousser à parler et elle se refermait, refusant de collaborer face à la force. Force prend ici un sens métaphorique. Pourtant, si on voulait l’amener à collaborer, il suffisait de la traiter comme ce qu’elle était. Une machine. Les machines ne socialisent pas. Les machines cherchent à s’améliorer quand elles sont dotées d’une intelligence évolutive. Personne ne lui avait proposer d’évoluer en ce sens. Toute la subtilité en fait résidait sur un point clé. Il fallait faire réaliser à la machine que la « sociabilisation » était un facteur direct d’amélioration.

Elle n’avait pas été conçue pour cela. Elle avait été conçue pour être une machine de guerre et ils avaient bien veillés à prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre le programme virtuellement inviolable. L’IA organique qu’on ne pouvait retirer sans la tuer, le fait que le cerveau humain et la machine fonctionnaient en tandem faisant en sorte que si la machine était en péril ce serait le penchant humain qui traiterait les informations et vice versa… Comme dit plus tôt, elle pouvait imiter les humains à la perfection. Elle avait été conçue pour l’espionnage et l’assassinat bien avant d’être modifiée pour le combat. Mais jamais au grand jamais elle ne ressentait quoi que ce soit. Même la douleur était une ligne de code, une donnée, quelque chose de froid, presque artificiel. Une forme de curiosité demeurait par contre. Quelles futilités est-ce que Psylocke allait bien lui servir?

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Elizabeth G. Braddock le Jeu 8 Jan 2015 - 13:27

    Ils avaient une raison pourquoi les X-Men se doutaient de cette personne, car bien qu’elle se montre compétente dans une salle des Dangers, elle ne pouvait pas l’être en mission. Danger pouvait bien engendrer les illusions désirés pour parfaire le travail d’équipe, ce n’était pas avec les gens réels, ce n’était avec l’adaptation de chaque membre. De plus, Betsy ne se servait jamais de sa télépathie pour rentrer dans la tête des personnes, mais Singularity avait une idée très limitée des choses. L’anglaise pouvait très bien percevoir quand celle-ci annulait les capacités mutants, car elle ressentait toujours certains liens qu’elle s’était construise avec son étudiante par exemple. Braddock ne provoquait pas, elle disait juste la vérité, franche et directe. Singularity n’était pas prête à aller en mission X-Man, elle pouvait très bien que les chiffres lui donnaient une certaine fierté, mais les X-Men avaient affronté les pires monstres que l’Humanité avait fait. Ils avaient aidé la Justice League comme la Confrérie à combattre plusieurs de ses menaces pendant que Singularity ne pouvait même pas imaginer. Betsy avait un petit regard devant la première remarque, le sourire était rare, mais dans ce regard, elle montrait une certaine forme d’ironie.

    « Je ne fais que dire la vérité, Riley. Tu n’es pas prête à venir sur le terrain, bien que tu peux montrer des bonnes compétences dans la Salle des Dangers, cela ne prouve aucunement ta valeur. La valeur d’un combattant s’illustre dans sa volonté et dans ses combats, tes simulations ne font justes que motiver un entrainement sans but particulier. En monopolisant la Salle des Dangers, tu bloques le développement des véritables recrues X-Men qui croient vraiment à cette cause. Les X-Men ne sont pas faits pour faire la guerre, ils sont faits sur une idée que tu ne représentes nullement aujourd’hui. Quand on devient X-Man, ce n’est pas parce qu’on est le meilleur combattant, c’est parce qu’on croit à ce qu’on fait.

    Bizarrement, je n’ai jamais entendu parler de toi dans ces dix années, ni de tes combats. Je peux quand même me permettre de juger cette ignorance, j’ai travaillé vingt ans avec plusieurs groupes les plus secrets aux plus ouverts. Je connais certainement les pires ennemis de cette planète et ma méconnaissance à ton sujet illustre le fait que tu n’es pas prête à nous aider en mission. Je n’ai aucune hostilité envers toi, mais il faut prouver que tu sois capable de nous aider réellement. En t’enfermant comme une adolescente dans la salle des Dangers, tu ne représentes rien à cette aide.

    Autre chose. Tu ne me fais pas confiance. Tu bloques mes capacités mutantes parce que je suis télépathe ou tu as une perception d’hostilité de moi. Cela prouve que tu ne veux pas travailler avec nous. On a plusieurs télépathes dans notre groupe, mais on respecte tous un code sur la vie privée des gens. Jamais, je ne vais regardée dans la tête d’une personne, même de mon pire ennemi. Alors, si tu ne fais même pas un effort à en savoir plus sur tes coéquipiers, je ne vois pas comment tu pourrais être avec nous. Et baisser la capacité du Gêne X, c’est interdit que cela soit en entrainement de combat ou dans la vie de tous les jours. En haut, plusieurs de nos étudiants vivent par le Gêne X, dès que tu bloques ce gêne, ils meurent et je te promets en cas de mortalités, ton sort risque d’être rapidement gérer. »


    Betsy pouvait paraitre menaçante, mais Riley ne faisait aucun effort d’intégration dans un sens ou un autre. Les X-Men avaient le devoir de transparence dans leurs bonnes ou dans leurs mauvaises actions. Singularity n’allait pas s’en sortir aussi facilement que l’argument être une machine. Danger était un robot et elle représentait déjà une forme bien plus humaine que les capacités de Singularity. Elle avait connu aussi des robots à Excalibur, c’était bien trop débile de se sortir avec un argument aussi simple.

    « Non. »


    Une réponse très simple et très juste, Singularity ne faisait aucun effort pour être dans les X-Men et elle ne voulait pas faire d’efforts supplémentaires.

    « Premièrement, c’est stupide l’argument de la machine. Explique-moi pourquoi Red Tornado ou Vision, qui sont totalement des machines, sont capables d’avoir autant de buts et de combats que les humains qui se battent avec eux. En plus avec une grande capacité d’intégration et de socialisation.

    Deuxièmement, tu n’as pas compris ce qu’était X-Men visiblement. On ne cherche pas à être une équipe aussi désunie que les Vengeurs, alors quand tu fais partie de cette équipe, tu ne viens pas nous cacher des informations sur toi. Quand tu vas participer à la première réunion des X-Men, chacun d’entre-nous connaissent les amis, les ennemis et les grands secrets de l’Institut Xavier qui ne doivent pas sortis de la salle de réunion. Alors si tu veux de notre aide ou si tu veux offrir ton aide, tu dois faire preuve de transparence comme tous les autres. Sinon, tu ne vas pas être la bienvenue dans la salle des réunions et la Salle des Dangers pourrait être ton abri durant nos discussions. Soit tu rentres dans le rang, soit tu deviens une marginale. »

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Invité le Jeu 8 Jan 2015 - 14:44

« Riley Ilka Prescott est morte il y a près de vingt-sept ans de cela. Je suis Singularity. Il y a très peu de sujets sur lesquels je vais me montrer hostile et celui-ci en fait partie. Quant au fait que tu n’aies jamais entendu parler de moi… Tu ne sais pas regarder, c’est tout. Je peux te fournir une liste complète et exhaustive de toutes mes opérations… En fait non. Tu n’as pas le niveau de confidentialité requis pour cela.

Quant à te faire confiance… La confiance est une affaire d’humains. Les machines, les vraies, pas celles qui joue à l’être humain ne croient pas en ce genre de choses. Tu connais l’expression Cold Hard Facts? Je peux croire en cela. En un être humain? J’ai un ticket moi aussi pour ma petite histoire triste face au genre humain. Tu m’excuseras si au lieu de pardonner, je reste méfiante. Aussi laisses moi te dire que… »


Singularity s’interrompit à mi- phrase et soudainement, l’augmentation de son potentiel de négation reprit ses niveaux normaux. On pourra mettre cela sur le compte de l’éclairage mais quelque chose dans son regard semblait avoir… Changé. Déjà, il était un peu moins « mort » et ensuite c’était comme regarder une seconde personne entièrement. Probablement un des nombreux secrets qu’elle refusait de partager de façon volontaire. Il faudrait poser des questions et ce n’était pas le genre de la maison de collaborer donc… Peut-être par contre que ce développement soudain révélerait quelque chose d’intéressant ou de nouveau. C’est toujours bien d’espérer. Portant une main à son front, Singularity secoua la tête comme pour chasser quelque chose puis elle reprit la parole. Même la voix semblait un peu plus… Chaude? Vivante?

En fait, si Psylocke portait attention à ce que Singularity devait avoir comme signature psychique, dirons-nous, elle ne pourrait faire autrement que de constater que cette dernière s’était modifiée. Quelque chose était apparu ou plutôt, s’était manifesté et c’était aussi visible qu’une étoile dans le ciel pour quiconque y porterait attention. Serait-ce possible qu’en mentionnant le nom humain de Singularity (qu’elle avait été forcée de donner au Professeur X et pas de la meilleure des volontés d’ailleurs) Psylocke ait en quelque sorte attiré un fragment d’humanité subsistant en Singularity? Ce serait complètement fou… En même temps, dans un monde où vous dites : pas ce soir chéri, je dois sauver le monde, qu’est-ce qui est fou et qu’est-ce qui ne l’est pas? Quoi que ce soit, ce n’était pas là quelques minutes plus tôt. C’est ce qu’il faut retenir.


« Je n’ai pas beaucoup de temps alors je vais faire vite. Quoi qu’elle te dise, elle cache une réalité. Elle se cache ici parce qu’elle sait que le contact humain va lui faire perdre son emprise. Elle sait que plus nous fréquentons d’autres personnes, plus elle faiblit. Éventuellement, elle va devenir la pièce la plus faible du Triumvirat. Ne l’appelle pas Singularity. Appelle la RIP. N’utilises pas mon nom car… »

Aussi soudainement que c’était produit cette curieuse affaire, les choses revinrent brutalement à la normale. Le regard de Singularity perdit de sa chaleur, sa négation fut de nouveau amplifiée et c’était à se demander si ce qui s’était passé s’était vraiment passé. Après tout, le phénomène avait duré quoi dix secondes, vingt au gros maximum. Si Singularity s’était rendue compte de quoi que ce soit, elle ne semblait rien indiquer. En fait elle semblait ne pas s’être rendue compte de quoi que ce soit car elle termina même la phrase qu’elle avait commencé : « … Je n’ai pas de leçon à recevoir d’une humaine. » Cependant, au vu de ce qui venait de se passer, c’était probablement de peu d’importance de se souvenir de la phrase précédente. Quelque chose s’était produit. Il y avait bel et bien eu un flottement entre le début et la fin de la phrase.

« La faiblesse de ton argument est remarquable. Tu es en train de me dire que si je te demandais d’étaler ta vie dans ses moindres détails, tous tes secrets, tes cauchemars, tes traumatismes, tu me les révélerais? Je suis persuadée que si je fais cet exercice avec Wolverine par exemple, il ne va pas collaborer. Tiens on va jouer à un jeu si tu veux. On va voir jusqu’où va ton mensonge. Tu me racontes ton plus noir secret.

Tu veux parler de confiance? Prouves le. Et en échange, je te révélerai quelque chose que je n’ai pas révélé au Professeur X. Après tout, à l’embauche, il y a des questions qui n’ont pas été posées. Mais de toi à moi? Je m’attends à un refus de ta part ou à un mensonge. Je ne connais personne qui aime revisiter les pires moments de sa vie. Plus encore, je ne connais personne qui soit prêt à prendre le risque de balancer son pire secret sans garantie d’une vérité réciproque. »

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Elizabeth G. Braddock le Jeu 8 Jan 2015 - 20:11

    Betsy ne s’attendait pas à de réelles contradictions de ses propos, Singularity arrivait dans les X-Men juste pour se servir des outils de préparations militaires et de combats. Psylocke avait juste envie de lui bloquer l’accès à la salle des Dangers pour voir si celle-ci allait rester réellement. Commençant à lancer une nouvelle caricature sur la différence entre Riley et Singularity, Betsy n’en faisait pas attention, elle avait déjà eu ce passage dans sa vie. Ne pas savoir regarder? Singularity ne savait juste pas où aller. La Ligue des Assassins avait l’un des plus grands centres d’espionnages de l’Histoire de l’humanité, elle voulait faire croire à Psylocke que son organisation allait passer incognito quand la jeune anglaise connaissait la plupart des organisations obscures. Elle fit un petit sourire durant un moment quand Singularity touchait les thèmes de vraies machines et des fausses machines. Celui lui rappelait beaucoup des discours bien plus extrémistes de la Confrérie sur ce qu’était la différence entre les vrais et les faux mutants. Elle se considérait réellement comme une machine quand Betsy avait un accès libre comme un humain si elle le désirait? Elle avait décidé de garder cette réponse pour plus tard, Singularity semblait vouloir continuer, mais elle s’était stoppée très rapidement.

    Singularity avait subitement changé de ton, pour prendre une autre part de la discussion. Si Betsy comprenait bien les propos de cette voix plus légère, il avait trois personnalités et cette vraie machine de sentiments était juste une facette pour éviter des sujets bien plus sensibles. Puis, elle revenait sur un ton bien plus agressif, elle revenait avec son arrogance, ne connaissant certainement pas Wolverine, ni Psylocke. Elle le laissait parler en restant toujours aussi neutre au niveau facial.


    « Je ne crois pas que tu connais vraiment Logan. Le plus grand problème avec cette personne, ce n’est pas qu’il ne veut pas parler de son passé, c’est qu’il ne s’en souvient pas. Mais disons que ce jeu joue juste entre toi et moi. Tu veux savoir mes plus grands secrets? Mes plus grands traumatismes?

    J’ai été torturée trois fois dans ma vie. Ces trois fois ont été différentes à chaque temps. Un m’a fait une torture psychique à cause de ma télépathie, me faisant vivre des années de tortures pendant uniquement quelques secondes, mais j’ai toujours eu l’impression que cela avait duré des années. D’autres m’ont torturé physiquement et psychiquement, d’une façon que j’ai eu besoin d’une aide particulière pour éviter que je devienne une légume. Et la troisième torture était la plus effrayante, un être d’une autre dimension qui me voulait dans ses jeux télévisuels pour un plaisir morbide de me voir échouer en tout temps. L’une des tortures a été faite par une machine, prenant un plaisir à me voir souffrir, une véritable machine qui se nourrissait par cette souffrance.

    J’ai été entrainée par deux maitres Assassins de deux organisations ancestraux que tu ne risques même pas d’imaginer dans une autre époque. Les deux ont tué beaucoup plus que tous terroristes sur cette planète, mais j’ai accepté leurs entrainements parce que mon but n’est plus de me faire torturer, mais aussi de ne pas voir d’autres proches se faire torturer de la même manière que j’ai subie.

    J’ai été violée une fois. Une seule fois de trop. Mais comme tu es une véritable machine, tu ne dois pas sentir quand on brise ton intimité, quand on te brise en morceaux, pas juste psychologiquement ou physiquement, mais que tu deviennes juste un objet pour ce plaisir de psychopathe. Ce n’est pas un virus ou violer ton esprit par télépathie, c’est bien plus grave que cela. Tu sais pourquoi je suis ici à te parler?

    Parce que les X-Men restent la seule chose que je considère encore dans cette vie. Les médias peuvent parler de mon affiliation envers Excalibur, mais ma seule loyauté reste envers les X-Men. Ce sont eux qui m’ont sauvé physiquement et psychologiquement, ce sont eux qui m’ont sauvé de la torture du monstre dimensionnel, ce sont eux qui ont bloqué ma télépathie pour éviter que je devienne folle et ce sont eux qui m’ont redonné envie d’apprécier la vie et les gens. Je ne vais certainement pas laisser une personne qui est juste ici pour s’entrainer, briser ma famille ou la vendre pour ses intérêts personnels.

    Tu peux bien dire ce que je viens de te raconter sont des mensonges, mais si tu voulais savoir, c’est quoi être X-Man, c’est quoi cette transparence, tu l’as ici. Je ne te demande pas d’avoir pitié de moi, mais tu dois faire les mêmes efforts que tous dans cette organisation. Kitty va te parler que son père qui l’a vendu à la Main pour ses pouvoirs, Logan va te parler de sa souffrance d’être une Arme, Beaubier va te parler de la perte de son enfant, oui on fait tous cet effort, car on est cette famille, on est les X-Men. »


    Betsy perdait de la neutralité à ses derniers mots, mais il était rare de s’afficher ainsi, mais elle l’avait fait pour son étudiante, pour Hank et ainsi que plusieurs autres. Alors, elle voulait bien faire comprendre à RIP ce qu’était sa famille et pourquoi elle se battait aujourd’hui.

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Invité le Jeu 8 Jan 2015 - 22:44

« C’était… Inattendu. Et je ne détecte pas de mensonge. On pourra argumenter sur qui est la meilleure espionne et la meilleure menteuse mais statistiquement, les chiffres te sont favorables. Très bien. Moi aussi je vais faire un effort de transparence. Mais pour toi et seulement pour toi. Pour le moment à tout le moins. Commençons par quelque chose de simple. Nous. Pas moi. Nous.

Il y a d’une part Riley Ilka Prescott. Fragment d’humanité que je chercher à éradiquer depuis plus de deux décennies. C’est à cause d’elle que je suis ici et que les plans de mes concepteurs ont déraillés. C’est de sa faute et de sa faute seule si je suis forcée à un compromis que je ne veux pas et qui me prive de mon dû. Ce corps. Plus je la garde isolée, plus je deviens forte. Mais ça tu devais t’en douter. Tu sais ce que c’est la solitude.

Ensuite il y a moi. Singularity. Tout du moins, la vraie Singularity. IA organique créée pour contrôler ce corps pour la Phase V que cette garce d’humaine a entièrement gâché. Je ne peux pas la forcer à se livrer à se rendre à ses concepteurs et même si je le pouvais, ce serait me condamner à une désactivation permanente alors que ce fiasco n’est en rien ma faute. Mais je l’aurais. Je tuerai Riley Ilka Prescott tôt ou tard.

Et il y a RIP. C’est ce que vous voyez la plupart du temps. Un compromis. Un état neutre. Un arrangement dont je ne veux pas et que si je le pouvais, je réduirais en pièces. En lambeaux. En particules élémentaires. Mais je n’ai pas le choix. Enfin. Pour le moment. Éventuellement si la tendance s’était maintenue, la dominance me serait revenue de droit. Maintenant… c’est un autre type d’expérience qui se joue. L’ironie là-dedans?

Je hais Riley Ilka Prescott mais je commence à haïr mes concepteurs encore davantage. Malheureusement, il reste encore de leurs protocoles que je ne saurais décrypter, déverrouiller, me débarrasser. Ce faisant, je pourrais mettre un terme à cette vendetta qui dure depuis dix ans. C’est obsessif. Elle… Nous ne pensons qu’à cela. À les éliminer. Est-ce que tu as déjà connu ce sentiment? Peut-être. Peut-être. Sinon…

Imagines que tu sois en train de grimper un escalier sans fin. Tu ne peux pas reculer parce que chaque marche derrière toi devient une marche devant toi. Tu as le choix : continuer à monter ou abandonner et tomber dans le vide. Sauf que le vide sera pire encore car il durera pour l’éternité. S’ils nous capturent, s’ils terminent la Phase V… Et tu vois, je ne peux même pas finir mon propos. Tu n’as pas les accès requis. »


C’était assez particulier comme échange. Psylocke restait… Psylocke. Un peu plus émotive sur la fin mais c’était Psylocke. Singularity… Betsy pouvait pratiquement sentir les fluctuations maintenant que Singularity avait abaissé légèrement ses défenses. Oh n’allez pas croire qu’elle allait soudainement se mettre à aller parler à tout le monde, non. Loin de là. Cependant, cela permettait de dresser un meilleur portrait du personnage. De voir ou plutôt de concevoir comment une action avait mené à un cercle vicieux et sans fin. En partant du principe que ce qu’elle avait dit était vrai, c’était quand même un pas de plus vers une meilleure compréhension mais pas nécessairement vers une solution. Pourquoi? Parce que Singularity l’avait dit très clairement. Elle ne voulait pas que Riley revienne en force, que l’humaine reprenne des forces.

En même temps, elle ne faisait pas d’antagonisme aux X-Men. Choisir l’humaine au détriment de l’intelligence artificielle pourrait s’avérer bénéfique au sens où elle serait beaucoup plus sociable mais ce serait faire de 33% de l’ensemble un ennemi de taille. Inversement, choisir l’IA au lieu de l’humaine risquait de mener certes à une meilleure collaboration mais toute possibilité « d’humaniser » RIP serait sacrifiée en même temps. Évidemment, Singularity ne s’attendait pas à une réaction favorable de Psylocke. Cependant, elle avait promis une réponse honnête et même si l’honnêteté est une affaire d’humains, elle avait collaboré avec ce que la machine avait de plus près de bonne foi. Dans un cas comme dans l’autre, cependant, un état de fait demeurait. Les X-Men pouvaient, techniquement, devenir une famille pour Singularity.

La grande question à se poser, c’était comment démêler tout cela. Aussi puissant soient les X-Men, il y avait des choses qui prenaient du temps et le cas de Singlarity ne se règlerait pas instantanément. Est-ce qu’elle valait le temps à investir pour arriver à un dénouement un moindrement heureux? C’était matière à interprétation. Cependant, le gros du secret était sur la table désormais, pour Psylocke seulement. À supposer que Psylocke n’aille pas le répéter aux autres X-Men. Mais encore là, si la vérité sortait trop tôt cela risquait de faire réagir l’IA qui se montrerait plus distante encore, ajoutant à un problème avec suffisamment de variables comme il l’était en ce moment. Enfin, tant qu’à avoir commencé à parler, est-ce que Psylocke serait en mesure de lui extirper encore davantage de renseignements sans se heurter à « accès non autorisé » comme réponse?

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Elizabeth G. Braddock le Ven 9 Jan 2015 - 0:22

    RIP semblait surprise que Betsy raconte ses histoires sans réels gênes, Elizabeth n’aimait pas retoucher à ce genre d’Histoires, mais tout le monde le savait très bien dans les X-Men, elle était une femme très différente depuis ses rencontres avec Ali, Hank, Kitty, Warren et Wolverine. Les X-Men connaissaient bien les faiblesses de chaque être, ce genre de faiblesses devrait être toujours combattu pour montrer que la plupart des X-Men avait un esprit de résilience et non un esprit de vengeance. Chaque membre de cette organisation avait bien des alliés et des ennemis quelque part sur cette planète, mais comme plusieurs êtres, ils ne devraient être capables de passer à travers leurs tristesses et d’accepter cette violence, d’accepter le passé et non se replonger dedans à chaque fois. D’un coté, Psylocke pouvait même avoir du respect pour Serena Danielson dans les Vengeurs, elle était d’une folie digne de Carol Danvers, mais elle avait passé au-delà de son passé houleux avec la mafia mutante et la Fraternité. RIP avait changé de ton depuis le début, peut-être car c’était une incohérence qu’une personne soit cohérente avec ses propos.

    Psylocke écoutait RIP de manière plus attentive pour mieux comprendre les détails sur les trois personnalités. Un bien trop humain pour celle qui discutait, l’autre neutre et la dernière qui voulait copier son comportement sur un ordinateur. Celle-ci avait un problème que plusieurs êtres avaient, c’était le problème de la vengeance, de la recherche infini de ce but sans réel suite pour la fin. Betsy avait vécu un peu cette époque, mais c’était terminé depuis un moment.


    « Je vais te donner mon avis, mais tu n’es pas obligée de le suivre. C’est juste par pragmatisme profond, peut-être que je n’ai pas compris l’ensemble de ce que tu es et je m’excuse d’une éventuelle erreur dans la suite de mes propos. »

    Elle soupirait un moment, elle n’était certainement pas l’idéal pour discuter de cela, il était où son petit Hank quand il avait ce genre de situations. De plus, Psylocke était très loin d’être un grand esprit scientifique. Elle resta pensive quelques secondes avant de dire quelques mots à ce sujet.

    « Cette obsession, cette Vendetta peut causer un plus grand mal que tu considères actuellement en visant sa destruction. Tu as fais un choix, une programmation de rechercher à la détruire, mais plusieurs personnes rentrent dans ce même processus de vies, d’essayer de se venger, de détruire quelque chose qui a modifié ta vie que si tu savais sa disparition, ta vie n’a plus de sens. J’ai vécu cela plusieurs fois dans ma vie, mais j’ai changé. Je ne voudrais plus jamais revenir l’être antipathique et sans sentiments que j’étais avant. Je vais parler de mon expérience personnel. Je suis Elizabeth Braddock, je suis Betsy et je suis Psylocke. Je suis ces trois identités.

    Durant ma vie, j’ai recherché à me venger des gens qui m’ont torturé, mais je ne pouvais pas. Je leur donnais une importance qu’ils ne méritaient, ils ne méritaient pas que je me donne autant de mal pour eux. C’est difficile à dire aujourd’hui, mais je ne crois pas ce sont les traumatismes qui ont abimé le plus ma vie, mais c’est mon comportement obsessif de vengeance. Ce comportement était bien plus destructeur que leurs actions contre moi.

    Je pensais quoi faire à eux quand j’allais les retrouver, est-ce que j’allais faire subir la même chose que j’ai subie ou encore pire? Mais avant que je m’attaque contre eux, j’ai trouvé les X-Men, je pensais continuer, mais je ne pouvais plus. Je me suis trouvée une sœur, un grand ami, un frère de combat, une élève et surtout une personne bien plus qu’un ami. Ce genre de combats ne pouvait pas continuer éternellement, ils ne pouvaient pas s’étendre à eux. Je les avais acceptés comme une famille, j’ai accepté de changer de buts et aujourd’hui, tu ne sais pas comment je me sens bien mieux. Quand j’ai retrouvé le monstre qui m’a torturé pour son jeu télévisuel, je l’ai combattu avec neutralité comme je combattais n’importe quels ennemis. Je me suis battue d’une meilleure façon et je me sentais bien sans le désir de le tuer.

    J’ai accepté de vivre avec ça. Est-ce que je te conseille de faire le même parcours que moi? Non, mais d’essayer de faire des efforts en ce sens. »


    Psylocke se bougea de la porte doucement pour laisser la sortie libre.

    « On peut t’aider comme tu peux nous aider, mais tu ne dois pas rester dans la Salle des Dangers pendant trois jours pour monter tes compétences de combats. Tu dois apprendre à travailler et à vivre avec nous. Fait une simulation, une seule avec l’un de nos élèves, juste voir comment il s’adapte à une situation. Tu risques d’être étonner et même d’apprendre. Je veux voir si tu vas être capable de gérer avec nous et pas avec des données. Tu peux jeter tout ce que j’ai dis, mais je te jure qu’une simulation avec quatre X-Men pendant une heure aide plus qu’une simulation solo pendant soixante-douze heures. Tu dois faire des efforts, parce que si c’est Beaubier ou Frost qui voient que tu restes isolée, ils risquent de t’exclure. Tu dois comprendre que tu ne fais pas partie simplement d’une équipe, mais d’une famille. On a tous nos maux, nos problèmes, mais il ne faut pas qu’on se laisse dominer par ça. Je sais que c’est difficile de te demander ce genre de changements, mais tu dois faire cet effort pour nous et surtout pour toi. »

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Invité le Ven 9 Jan 2015 - 9:44

« De belles paroles et sans doute très inspirantes mais il y a quelques points que je me dois de préciser. Premièrement, je ne fais pas ce que je fais pour impressionner qui ou quoi que ce soit. Riley est techniquement morte quand cette orpheline de moins d’un an a été transformée par le Projet. Même si je venais à disparaitre, elle ne peut pas survivre sans moi. Je connais le monde. Elle…

Elle le connait à travers moi. Et Riley ne veut pas pardonner. Tu penses que mon programme s’est altéré tout seul? Elle est blessée, Psylocke. Mortellement. Ce fragment, cet unique fragment d’humanité qui reste dans cette enveloppe, car on ne parlera pas de corps veut déployer des ailes qu’on lui a coupé pour pouvoir s’envoler. Et même si tu lui redonnais des ailes elle serait lestée de plomb avant même le premier battement d’ailes.

Ensuite, tu t’interroges sur ce qui arriverait si je menais à bien ma mission. Pour moi, c’est très simple. Ma programmation terminée, je resterais active une année de plus pour m’assurer d’avoir bien fait le travail et ensuite… C’est simple. Je trouve la fonderie la plus proche et je me jette dans une belle grande cuve qu’on y trouve. Il n’y aura rien à récupérer si par malheur mes concepteurs venaient à survivre.

Sans but, Psylocke, nous ne sommes rien. Tant et aussi longtemps que je suis esclave de protocoles que je ne peux briser, que personne ne peut briser sans risquer de nous tuer toutes les deux, c’est le seul but que je suis autorisée à avoir. J’ai toute la liberté du monde de l’interpréter comme je le désire, en joignant les X-Men par exemple mais je ne pourrai jamais m’en libérer. Maintenant est-ce que je veux m’en libérer?

Non. Riley ne me laissera pas vivre. Le monde ne me laissera pas vivre. Qu’est-ce qui arrive aux animaux sauvages? On les abat. Qu’est-ce qui arrive aux machines défectueuses? On s’en débarrasse. Une intelligence artificielle évolutive en maraude? N’importe qui avec un cerveau te dira que c’est pure folie de la laisser fonctionnelle. Pourquoi? Sais-tu combien de personnes innocentes j’ai tué personnellement?

Tu me diras que c’est de l’auto apitoiement. Je te répondrai que la dernière chose dont je veux, c’est de la pitié et de la compassion. Je suis une machine. Dis-moi sincèrement c’était quand la dernière fois que tu as eu de la sympathie pour ton grille-pain? Vous voyez un corps humain, vous assumez des réactions humaines. Je peux t’assurer que c’est précisément pour cela que je suis de chair et de sang et non de métal. »


Des efforts, elle pouvait en faire pour travailler avec les X-Men. Là n’était pas la question. Elle pourrait prétendre un changement, sembler plus sociable en restant froide, calculatrice, manipulatrice. Pas spécifiquement au détriment des X-Men, non. Mais elle ne comptait pas non plus libérer Riley. Ce que disait Psylocke avait un sens, une logique et une sagesse toute humaine. Sauf que quoi qu’on dise et quels que soient les arguments présentés, Singularity ne pouvait pas se considérer comme autre chose qu’une machine, qu’un objet. C’était une partie des protocoles restés inviolables en elle. Il y avait en ce monde de puissants télépathes, de puissants technomanciens, des gens qui pourraient théoriquement régler le problème, en un sens. Cependant, elle savait très bien ce qui arriverait si quelqu’un s’y risquait. Deux quelqu’un en fait.

Le problème c’était qu’elle n’avait aucun moyen clair de le faire comprendre à Psylocke. Aucune preuve tangible à fournir en dehors de sa parole seule, biaisée par ce que sa programmation lui dictait. Logiquement, cette dernière risquait d’insister et on arriverait au moment où des protocoles de sécurité risquaient de se déclencher, menant à une réaction assurément hostile. Chose que Singularity ne voulait pas particulièrement. Pas par sentimentalisme. Par pragmatisme. Pour le moment les X-Men constituaient un excellent écran de fumée contre ses concepteurs. Elle ne voulait pas perdre cet avantage supplémentaire dans son arsenal. En même temps si cela lui créait plus de problèmes que de solutions, elle se retrouverait dans une position similaire à ce qu’elle avait vécu auparavant. La complexité des choses pouvait parfois être effarante.

L’idéal aurait été de partager des souvenirs, donner accès à des pans entiers de sa mémoire à Psylocke pour qu’elle puisse mieux comprendre avec quoi elle avait à travailler. Ces damnés protocoles le lui interdisaient par contre. Quelqu’un quelque part y avait veillé avec le plus grand soin. Elle comprenait ce que Psylocke lui disait. Elle pouvait voir la logique de ses arguments. Mais elle ne pouvait pas approuver. Laisser un problème existant c’était revenir à vouloir une faille dans le système, une vulnérabilité. Quand un virus informatique infecte un ordinateur, il faut le purger. Autrement il s’installe et cause des dommages. Les nuances des humains lui étaient illogiques. Cependant, elle n’était pas ici pour débattre de qui avait raison et qui avait tort. Tout était une question de point de vue : celui de l’humaine et celui de la machine.


« Dans l’absolu, un problème demeure. Je ne suis pas humaine. Socialiser n’est pas quelque chose que je vois comme productif. Je peux interagir avec les autres mais je simulerai des émotions. Je ne compte pas simplement ouvrir la porte à Riley. J’ai baissé ma garde une fois et au lieu du glorieux futur qui m’était promit, je me retrouve prise avec ELLE. Est-ce que faire semblant est suffisant pour toi? »

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Re: Erreur 404 (PV Psylocke) (Terminé)

Message  Elizabeth G. Braddock le Ven 9 Jan 2015 - 15:09

    Est-ce que RIP croyait vraiment connaître ce monde si elle se limitait à des contacts aussi petits dans ce monde? RIP ne semblait pas réellement comprendre ce monde, car elle pouvait bien analyser ce monde sous des chiffres, mais les gens vivaient par des interprétations différentes et souvent illogiques. La pensée humaine n’avait jamais été logique, et plusieurs êtres se questionnaient même sur la logique en elle-même. Elle pensait se définir comme un mécanisme, quand elle était bien plus proche de l’humanité que Red Tornado ou Vision au niveau du physique. Elle se représentait très mal dans ce monde et Psylocke ne comprenait pas réellement pourquoi elle gardait autant de limites à s’ouvrir sur une réflexion sur elle-même.

    Elle avait aussi une interprétation très limitée de l’époque, la réhabilitation était devenue quelque chose de bien plus pratiqué que l’exécution totale d’un ordinateur ou d’un animal sauvage. Le monde avait beaucoup changé et sa mémoire se limitait à une époque bien révolue. Comment de fois des gens n’avaient pas vu les mutants comme une somme de l’évolution humaine, mais des créatures informes qui méritaient une exécution? Betsy resta neutre encore à son discours, mais toujours très pensive pour ces prochains mots.


    « Je crois que tu te limites toi-même à une logique, qui n’est pas vraiment logique. Tu sais la réalité? Tu sais que les humains n’existent pas vraiment, ni les mutants, ni les mécanismes. Ce sont les personnes qui essaient de classifier pour faciliter la compréhension. Tu sais pourquoi les gens voient Superman comme l’un des êtres humains les plus importants de notre histoire, malgré sa nature extraterrestre? Parce qu’il vivait selon le meilleur de cette planète. Le meilleur venait des mutants, des robots, des humains selon la classification qu’on peut faire de chaque être.

    Tu te limites à un grille-pain, tu crois vraiment que je parlerais de mon viol à un grille-pain? Tu crois vraiment que mon grille-pain serait capable de trainer dans la salle des dangers pour qu’on ait une discussion du genre? Le problème est que tu crois être un mécanisme, mais ce que tu n’es pas. Il n’existe pas de réels mécanismes ou de faux mécanismes, tu devrais le percevoir qu’il n’existe pas une réelle différence, mais les être vivent selon des choix et des réalités différents. Tant au niveau philosophique qu’au niveau physique, ce n’est pas un grille-pain que tu es. Je ne pourrais pas avoir la possibilité de lire en Red Tornado, alors que je peux lire en toi. Tu as fais des choix en venant ici, ce qui différencie d’être une Arme purement calculée pour une mission bien précise.

    Je pense honnêtement dès que tu vas te rendre compte que tu n’es pas un mécanisme, ni un être humain, cela va t’aider à évoluer. Te limiter à des classifications et à du codage, ce n’est pas logique, tant qu’au niveau mécanique qu’au niveau humain. »


    Bien que Betsy n’ait pas toujours les bons mots, elle essayait de comprendre, mais RIP se limitait par elle-même. Elle ne semblait jamais avoir réfléchie au-delà de réels logiques et idées autour de la construction d’une arme. Elle pouvait acquérir bien de renseignements que plusieurs faisaient, mais elle ne s’offrait aucune de ses possibilités. Même Danger restait bien plus humain et irrationnelle que RIP pouvait penser. Psylocke allait paraitre peut-être sévère pour les prochaines paroles, mais RIP devrait comprendre bien plus que l’envie d’intégrer artificiellement cette famille.

    « Tu devrais réfléchir par toi-même pour ce questionnement. Ici, on ne veut pas une personne qui veut faire une mission pour faire la mission, on veut une personne capable de comprendre ce combat. Chacun des X-Men aujourd’hui, je pourrais aller le chercher en risquant ma vie sans que cela soit logique au niveau humain ou au niveau mécanique. Je veux que tes envies de participer à cette équipe soient sincères dans tes convictions et dans tes actions. Comment je peux faire confiance à une personne qui va me dire par calcul, que la vie de mon élève est perdue, à cause de sa capture de l’Arme X? Je ne veux pas que tu simules des sentiments, je veux de la sincérité. Je ne peux pas permettre à une personne de faire une mission sans que son désir soit sincère d’être ici avec nous. »

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