The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Aller en bas

The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Harold Jordan le Dim 21 Déc 2014 - 14:54


The Bird of ill Omen

Maël & Hal Jordan

Il était tôt ce matin, lorsqu’Hal avait reçu l’ordre de se présenter au cœur de New York le soir même pour assister une des nombreuses manifestations destinées à faire entrer le Recensement des Mutants dans les mœurs.  Environ sept heures lorsqu’il mit le pied dans l’office de son supérieur, attendant son arrivée munit d’un café brûlant posé sur ce bureau épuré qui le séparait du Green Lantern chaque matin. « S’afficher en faveur de cette opération pour tous les rassembler », c’était clair et c’était véridique : Hal était plutôt d’accord avec ce nouveau rôle qui venait de lui être confié. Il était assez présent médiatiquement pour faire changer les mœurs, guider les citoyens perdus, inquiets, vers une solution toute trouvée, appuyée avec ardeur par l’Initiative et donc les Vengeurs.
C’était un sujet délicat au sein de la communauté New Yorkaise assez intelligente et assez impliquée pour défendre ce devoir qui allait très certainement permettre au gouvernement de mieux protéger ses citoyens. Hal était convaincu que même si les détraqueurs existaient, ils n’avaient pas l’esprit assez ouvert pour voir au-delà de leurs craintes. Il fallait également faire confiance au grand Homme qui était à l’origine de l’opération, William Stryker, qui était un homme militaire de grande renommée, connu de tous et particulièrement des militaires dont faisait partie Jordan dans sa jeunesse en tant que Pilote de l’US Army. Un homme aux idées intelligentes, bien construites, qui avaient pour but de servir le pays, et donc les citoyens Américains. Beaucoup de personnalités réfractaires concernant ce plan n’avaient de cesse de répéter que c’était une porte ouverte à l’extermination de toute une  « race », même s’ils préféraient employer le terme « nature », bien différente de celle des humains en nombreux points. Hal quant à lui n’y croyait pas, tout simplement parce que s’ils étaient un danger pour le commun des mortels, qu’en était-il des Héros qui pullulaient au milieu de toute cette horde « d’Hommes Exceptionnels » et qui n’étaient pas des mutants ? Hal lui-même pouvait être un danger, et pourtant il était un Vengeur confirmé, ancien Héros de la Justice League qui avait fait ses preuves dans un héroïsme à toute épreuve. Superman, Wonder Woman et bien d’autres étaient de plus grands dangers selon lui, et pourtant, ils n’étaient pas visés par Stryker et son opération, ce qui enlevait toute légitimité aux accusations des Anti-Recensement.

Ce qui était prévu était plutôt simple : aller à la rencontre d’une des plus grosses manifestations en faveur du Recensement pour leur donner une meilleure visibilité, Hal quant à lui devait simplement faire acte de présence, comme c’était le cas dans les élections présidentielles. A ce qu’ils disaient, le Green Lantern était une figure à laquelle un bon nombre de citoyens pouvaient se comparer, ils se projetaient dans ce qu’il disait et ce qu’il faisait en public, ou même au sein des Vengeurs. C’était une façon de donner plus de voix aux idées qu’ils défendaient. Il n’y avait donc aucune interview planifiée, à moins qu’un journaliste chanceux lui saute dessus pour lui demander de prononcer quelques mots, comme une bénédiction où même une phrase du genre « Mangez cinq fruits et légumes par jour » le tout accompagné d’un clin d’œil freedent smile blancheur extrême… oui les joies de la com’ !

Ainsi l’heure de la rencontre approchait et Hal était en voiture, la même que d’habitude mise à disposition par l’Initiative pour les déplacements publiques. Un chauffeur personnel à l’avant, il parcourait le centre-ville sous une pluie fine et un temps grisâtre, son costume de Green Lantern sur les épaules, et son masque sur les yeux, il pouvait d’abord discerner une petite manifestation destinée à dénoncer l’opération de recensement, qu’il traversa assez rapidement en bénissant les vitres teintées du véhicule. Ensuite après une bonne quinzaine de minutes, il arriva sur la place où tous les citoyens s’étaient rassemblaient. Evidemment il y avait quelques journalistes, parce que peu d’entre eux avaient été prévenus de son arrivée, et parce qu’il était pratiquement impossible d’apparaitre publiquement sans attirer au moins un féru d’anecdotes croustillantes.  Le porte-parole de la manifestation qui devait compter environ deux cents personnes s’était déjà rendu à l’endroit où la voiture s’était garée, en le saluant d’un signe de la tête, tout en lui serrant la main.

« Bienvenu Green Lantern, suivez-moi nous allons rejoindre Monsieur le Député pour son discours d’encouragement »

Hal le suivit sans broncher, tandis qu’un homme lui tendit un parapluie. Ils marchèrent quelques minutes avant de s’arrêter juste devant la scène, un petit nombre d’hommes en noirs le séparant de la masse de pancartes destinées à faire changer les autres d’avis. On pouvait y lire des messages de paix, assez intelligents et assez justifiés, plutôt proches de l’idée que se faisait le Green Lantern de ce fameux Recensement. Il aurait refusé de participer à une manifestation extrémiste de toute manière.

Ainsi le député Ferguson prit la parole sous les applaudissements faibles du peu de gens qui se trouvaient sur place. L’endroit était assez symbolique puisque cette place se situait juste devant la Mairie de la ville, pour faire la connexion entre les bonnes intentions du Gouvernement et celles du plan de Stryker : préciser que le Gouvernement soutenait ce plan (du moins pour le moment, les réfractaires n’allaient pas tarder à se faire entendre même au sein du Gouvernement). Hal quant à lui préparait la phrase qu’il allait prononcer pour encourager ces gens à croire en leur idées.  Mais dieu que ce discours était long… cette pluie commençait à le fatiguer, il voulait que cela se finisse, pour pouvoir rentrer chez lui. Il était presque 18h déjà… Et puis d’un certain côté, il n’était jamais à l’aise dans ce genre de situation, parce qu’il y avait toujours des chances pour qu’un imbécile vienne pointer le bout de son nez en croyant pouvoir changer la face du monde avec deux ou trois mots bien choisis alignés les uns devant les autres… Hal n’avait pas le temps de traiter ce genre d’affaires.

_________________

"In Brightest Day, In Blackest Night, No Evil Shall Escape My Sight…
Let Those Who Worship Evil’s Might, Beware My Power…Green Lantern’s Light"
avatar
Harold Jordan

Messages : 170
Date d'inscription : 30/10/2014

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Maël Delenikas le Dim 21 Déc 2014 - 15:43


♦ Hurle petit oiseau, bientôt le faucon aura ta peau ♫ ♦
 ♠ Hal Jordan & Maël Delenikas ♠




Au fond dès le début tu savais que c'était une mauvaise idée, bien pour ça que tu t'étais pointé pour observer tout ces délurés s'affairer avec leurs pancartes peinturlurées et leurs slogans en papier mâché. Ouais dès le début tu savais ce qui allait arriver si tu décider d'assister à se rassemblement de moutons cachant leur peur derrière des discours gerbant de paix et de coeur. Oui dès le début tu le savais, et rien que l'idée, l'idée de ce que cela pouvait engendrer t'avais fais jubilé.

Tes yeux fixent les corps déambulant, misérables poupées de chaire et de sang se mettant en mouvement, ton regard d'ébène balaye la foule avec cette pointe de mépris, le noir sous tes yeux les rehaussant de cet air de junkie que tu traînes comme un zombie. Adossé au mur tu ne peux t'empêcher de t'imaginer le gout que peut bien avoir ce gros porc qui passe à côté de toi, un mouvement de langue pour caresser tes lèvres avec un air dément sans même que tu n'en es conscience. Tu crèves la dalle. Vraiment. C'est peut-être la Marijeanne, ou alors les restes d'alcool polluant ton sang, voir un peu des deux, t'as mangé hier ? Tu sais même plus.

Ton regard semble soudain s'éveiller, ton corps bouge de sa torpeur lascive alors qu'il semble que le show va commencer, tu te décolles avec cette nonchalance teinté de prédation du mur où tu attendais comme une vulgaire prostitué, impatient de voir la suite que tout cela pouvait donné. Tu glisses, te faufile, roule des coudes en pleine poitrine quand un gros tas se met en travers de ton chemin, quelques râles ci et là que tu ignores avec ce dédain malsain. Un mouvement de bassin, une ondulation du corps, un coup de coude dans un ventre trop rond, finalement tu arrives à l'endroit qui mérite toute l'intention. Les silhouettes se dessinent devant tes yeux où semble luire l'espace d'un instant toute la rage enfouie dans ton crâne intoxiqué.

Bruit strident, un tapotement alors que la manifestation s'est stoppé, c'est l'heure du grand discours au bal des demeurés. Tu détailles les moindres visages et leurs expressions de bon samaritain à la con. Hypocrite jusqu'au trognon. Enfin la voix retentit après qu'un de ces attardés aux costumes moulant se sont pointé. Tu ne peux t'empêcher de laisser échapper un rire de dément alors que tu te demandes s'ils doivent talquer leurs fesses comme des bébés. Un rire que t'as bien du mal à arrêter alors que tu t'attires les foudres de la mémé cul serré à coté, qu'elle te tape sur la tête comme on le ferait d'un vilain garnement, un geste qui te fous en rogne en l'espace d'un instant alors que tes dents claquent devant son nez, que l'espace d'un instant ton regard s'est emballé, trahissant toute ton inhumanité et qu'elle a marqué un mouvement de recul sous la surprise.

Tu refixes ton attention, te contre-balançant des expressions entre l'incompréhension et la peur de ceux stagnants autour de toi. Tu t'en balances, ou en tout cas t'aimes à le penser, pourtant au fond de toi ça fait mal, ça gratte et grignote comme un rongeur cherchant à s'extirper, une simple pensée, si ils savaient ?

Le discours n'en finis pas, tu oscilles entre l'envie impérieuse de vomir et de lui sauter au cou. Le recensement pour la paix et l'amour ? Le recensement pour une meilleur cohésion ? Allons dont, on a qu'a recenser tout les noirs et tout les chinois, juste histoire de savoir combien ils sont, dans combien on est, juste à but de paix tant que leur nombre cesse de progresser, quoi que mauvaise exemple au fond t'es certain que ça a déjà été fait. Et si on recensé les pds ? Les lesbiennes et les bisexuels ? Les transgenre et les libertins ? Les adultérins et leurs gamins ? Puis pourquoi on recenser pas tout les gosses avec des problèmes de discipline, juste par prévention, puis ça participe à la cohésion, une cible à éviter et railler, à haïr et regarder comme l'exemple à ne pas imiter. Mais bien sûr quelle fabuleuse idée !
Tu perds le fil au long de tes pensées, trop saccadées, trop enfiévrées alors que les pulsions commencent déjà à te harceler, que ta faim te donnes envie de crever, que ta haine te donne envie de tout bousiller, que la jalousie vient manifester alors que ton regard se perd sur la mascotte bonduelle au cerveau hypertrophié. Là maintenant tu veux juste tout éclater, en toi elle grouille déjà, gratte et écorche pour s'extirper, au bout de tes doigts le sang perle en goutes venant mourir au sol, t'en as même pas conscience alors que ton regard perds tout humanité, révèle ton animalité en refixant l'auteur du discours aux bisounours sur fond de bazooka, juste au cas où l'amour marcherait pas juste une fois. Et alors que tout déferle, que tout est sur le point d'exploser le cri retentit à tes côtés, un simple mot pour susciter la panique générale de l'assemblée. Un tout petit mot hurler comme si le diable lui-même s'était incarné malgré sa pancarte d'ôde à la paix. " MUTANT !!!"

Tu les hais et les pulsions éclatent, alourdissent l'air alors qu'autour de toi la panique grandit, prend des allures de massacre alors que là une femme cesse de courir pour bondir sur son voisin. Que ci et là les poings partent et les pantalons tombent dans l’oublie total de toute raison, de toute morale. Bientôt le noyau en déroute contamine les alentours alors qu'une vieille bascule pour se faire piétiner, qu'un enfant hurle avant de se faire frappé pour avoir trop braillé, que la cohésion et la paix deviennent anarchie et confusion alors que tu te faufiles entre les scènes d'altercations se multipliant, sur tes lèvres le sourire grandit, les crocs en jaillissent devant un cochon humain bien trop appétissant, tu crèves la dalle.
♦ ♠ ♦ ♠

_________________
avatar
Maël Delenikas

Messages : 34
Date d'inscription : 27/10/2014
Age : 27
Localisation : New-York

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Harold Jordan le Sam 27 Déc 2014 - 6:23


Hal écoutait le discours du député en face de lui, protégé de la pluie par un de ces hommes en noir qui avait vaguement l’air d’un videur de boite de nuit miteuse. Il était bien plus habitué aux lumières aveuglantes des grandes cérémonies et des plateaux de télévision, mais il était là, prêt à faire un discours de soutien à l’opération de recensement des mutants. Derrière lui, la foule s’accumulait de plus en plus, mais elle n’atteignait pas la masse qu’il avait l’habitude de rencontrer lorsqu’il faisait des apparitions publiques : à vrai dire aucune publicité n’avait été faite à ce sujet, c’était plutôt une manifestation « clandestine », une manière de prendre la température au sein du peuple. Parce que c’était bien connu, le sujet avait déjà permis à certains groupuscules de s’affronter, même si l’ampleur des dégâts n’était pas inquiétante pour le gouvernement. Hal ne pouvait se rendre compte de l’importance de ce débat, parce qu’il n »tait pas un mutant, et parce qu’il ne faisait pas partie de la basse société. Lui, c’était un Héros.

Une fois son discours terminé, le député mentionna la présence du Green Lantern qui n’avait surement pas encore été aperçu par ceux qui se trouvaient derrière. Des applaudissements retentirent en canon, jusqu’à devenir bien plus sonores, au moment où il s’apprêtait à monter les marches en bois miteuses le menant à un amas de planches de bois rongées par le temps. A ce moment même, la foule se mit à se disperser. Dans les hurlements, le mouvement ne ressemblait en aucun point à une alerte générale : une bombe, ou même un attentat, comme il avait coutume de voir. Cette fois ci, c’était un désordre bien plus intriguant, parce que le public ne semblait rien fuir de bien particulier. Au contraire, ils se rapprochaient, et formaient des petits groupes, chacun aux intentions bien différentes, et particulières.
Il s’éloigna du microphone, et se rendit sur le devant de la scène en cherchant du regard d’où pouvait provenir cette panique. Le député s’était déjà volatilisé, chose qu’il remarqua en se retournant quelques secondes pour le retrouver. Le Green Lantern descendit de la scène en sautant dans les flaques d’eau sur le pavé mouillé, et s’engouffra dans la foule. A droite, deux femmes se battaient jusqu’au sang, se giflant et griffant leur visage, les vêtements déchirés. Il s’interposa entre elles mais il reçut une patate dans la mâchoire tandis que la fautive hurla sur sa personne. Le regard surpris, il prit son bras, effectua un mouvement de rotation l’obligeant à se mettre de dos pour ne pas avoir trop mal. L’autre femme quant à elle, bien plus âgée, se précipita sur le Green Lantern par l’arrière. Il se retourna et envoya la prisonnière sur cette dernière afin de les faire tomber dans l’eau. Hal lança ensuite son regard à nouveau dans la foule et continua d’avancer en tentant de trouver une explication à ce comportement : il n’y avait rien pour les mettre en rogne à ce point, à moins qu’un certain nombre d’opposants au recensement ne s’était introduit dans la foule pour justement mener à bien ce désordre, mais les civils l’avaient habitué à bien plus de retenue.

Il continua d’avancer, en scrutant le moindre mouvement suspect parmi les civils, mais son idée initiale s’ébranla complètement au moment où il surprit un homme s’interposer sur son chemin, pour poser ses mains sur sa nuque en approchant dangereusement ses lèvres de son visage… Il le repoussa en employant la force de ses bras. L’homme d’une trentaine d’année chuta dans une flaque d’eau, puis fut rejoint par une femme qui l’enlaça sur le sol pour finir par l’embrasser langoureusement, tout en déchirant ses vêtements.  La folie avait envahi la foule, comme des animaux, dont l’instinct était devenu incontrôlable, ils divaguaient, et se retrouvaient en proie à une palette bien développée de comportements primitifs.

Le Green Lantern continuait de marcher dans le chaos, en évitant tout contact avec ceux qui lui semblaient bien trop extrêmes dans leur comportement, jusqu’à ce qu’il remarque une silhouette s’éloigner de tout et de tout le monde comme si de rien n’était. Plus il s’approchait de cet homme, plus il se sentait nerveux, en proie à une certaine animosité qui grandissait en lui. Il résista un moment, et continua sa route vers celui qui semblait être le coupable, mais Hal semblait bénéficier d’une certaine protection : il était encore très loin d’avoir envie de faire l’amour au premier venu, ou même de vouloir dépecer un pauvre innocent qui se trouvait à moins d’un mètre de lui.  Il s’arrêta tout de même affaibli par cette résistance que son corps avait mis en place, fléchissant légèrement les genoux, sans perdre de vue l’homme qui continuait de s’éloigner comme si de rien n’était. Ses muscles se crispaient, il serrait les poings, il avait besoin de se défouler, il se sentait même plus puissant, comme si rien ne pouvait l’arrêter. Mais en même temps il avait conscience que cet état n’était pas normal, il n’avait jamais été violent de sa vie et refusait de le devenir. Le Green Lantern n’avait donc plus le choix, s’il ne voulait pas s’arrêter de marcher, il allait le faire venir à lui.

Il laissa échapper une lueur verte de sa bague qui prit la forme d’un lasso : lançant son bras vers sa cible, il entoura la taille de sa victime et le tira en arrière jusqu’à ce qu’il tombe derrière lui, en plein dans une flaque d’eau. Mais à ce point, tout était déjà trempé, la pluie était devenue bien plus forte, tous ceux qui se trouvaient sur cette place étaient trempés jusqu’aux os, ce qui permit à certains assassins primitifs de noyer ceux qui avaient le malheur de croiser leur regard. Le chaos régnait sur cette place, certains s’enfuyaient discrètement, tandis que d’autres ne lâchaient pas l’affaire : les visages ensanglantés pour certains, remplis d’ecchymoses pour d’autres, sans compter ceux qui s’étaient retrouvés quasiment nus sur le pavé froid de New York…

Il s’approcha de l’homme qui gisait au sol, mais sa route prit fin lorsqu’un homme d’une centaine de kilos s’élança sur lui pour le mettre à terre par surprise : encore un qui voulait sa peau.

_________________

"In Brightest Day, In Blackest Night, No Evil Shall Escape My Sight…
Let Those Who Worship Evil’s Might, Beware My Power…Green Lantern’s Light"
avatar
Harold Jordan

Messages : 170
Date d'inscription : 30/10/2014

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Maël Delenikas le Ven 4 Nov 2016 - 18:18


♦ Hurle petit oiseau, bientôt le faucon aura ta peau ♫ ♦
 ♠ Hal Jordan & Maël Delenikas ♠




L’excitation grandit au rythme de ton estomac se contractant comme une limace sur un capot brûlant, tu crèves de faim et sous la pluie battante tu peux sentir l'odeur du sang envahissant tes narines comme un fumet délicieux. Une idée t'obsédant, un besoin devenant instinct de survie alors que la chaire rose du porc s'impose comme une évidence élémentaire à ton esprit que la raison déserte avec la rapidité d'un train grande vitesse. La situation échappe totalement à ton contrôle alors qu'au rythme de tes pas prédateurs ta bouche se déforme sous l'impulsion carnassière de la panthère, que les crocs jaillissent dans un gout acre de sang renforçant d'avantage l'aliénation à la bête se révélant à chacun de tes pas. Une poussée, impulsions alors que tu bondis en avant. Mouvement brutal stoppé dans son élan alors que subitement une force invisible te tire vers l'arrière, un feulement strident s'élevant de ta gorge sous son impulsion alors ton dos heurte le beton, que la pluie finit d'imprégner totalement tes vêtements. Un regard hagard et sauvage alors que tu commences à gesticuler tel un dément pour te libérer, que tes yeux croisent enfin l'objet de ta captivité. La violence qui se déverse dans un élan brutale et sauvage, une simple pensée devenue besoin : manger.

Les os éclatent en une cacophonie discordante alors que ton corps décharné et sanguinolent s'allonge et se déforme, que la peau devient poils d'un noir de jais, que les pattes félines heurtent le sol trempé dans un crissement de griffes. Une force fulgurante qui s'empare de toi, enivré et assoiffé de liberté alors que le chaos ambiant te renforce à chaque instant s'écoulant, la bête prend presque totalement possession alors que le bruit sourd d'un corps en heurtant un autre avec violence attire l'attention de ton ouïe décuplée, qu'elle se focalise sur ce bruit particulier malgré le tumulte ambiant, une image pour te frapper alors que l'humain semble soudain s'éveiller à nouveau, une vague conscience qui se rappelle à toi alors que tes iris félines discernent le costume bonduel. Une explosion de colère alors qu'au fond de tes entrailles ton estomac continue sa mascarade, une mascarade trouvant écho dans la proie se rappelant à ton esprit, celle du porc servant de mortier au haricot vert. Un mouvement des pattes alors que ton corps s'aplatie sur le sol trempée, un feulement sourd avant le bond, tes griffes s'enfoncent dans la graisse du bigmac humain dans un hurlement, un feulement sauvage dans le tumulte des instincts primaires, l'excitation enivrante de la chasse et de ce besoin sur le point d'être combler.

Manger.

Tes crocs se plantent dans la jugulaire du lard alors que le liquide chaud vient couvrir ta gueule et se glisser dans ta gorge dans un grognement d'extase. Le corps tressaute quelques instants malgré sa masse impressionnante avant que ses membres ne retombent mollement sous une autre bouchée. Un festin rompu par un mouvement s'imposant à tes iris félines alors que le costume bonduel s'impose à toi, l'humain se rappelant à toi à cette vision, alors qu'au fond de toi tu sens le danger émaner de lui comme une odeur de charogne putréfié, celui du danger imminente, du besoin de courir pour survivre, court-circuité en un instant alors que l'humain se laisse aller à l'euphorie grandissante d'une pensée déglinguée.

Jouer.
♦ ♠ ♦ ♠

_________________
avatar
Maël Delenikas

Messages : 34
Date d'inscription : 27/10/2014
Age : 27
Localisation : New-York

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Harold Jordan le Ven 4 Nov 2016 - 19:55

Le chaos règne sur la place publique. Hommes et femmes s’entre-tuent, s'abandonnent aux pires plaisirs charnels inimaginable, entre les lambeaux de chairs noyés qui jonchent sol et le cliquetis percutant du torrent qui se déverse désormais sur les corps inhabités de toutes ces victimes. Je sens mon corps écrasé sur les pavés, recouvert de cette masse graisseuse dans laquelle je peine a distinguer le visage qui s'approche du mien, baigné de sang et de restes humains. Des dents jaunes et une haleine nauséabonde qui percutent mes sens jusqu'à l'envie de vomir, sa peau glisse et ne représente désormais que l'enveloppe d'un démon. Il grogne des profondeurs de son être, me bave sur le visage juste avant que ma main n'établisse un contact violent avec son gosier pour le faire reculer. Sa force est impressionnante mais maladroite, il se laisse s'écraser sur mon corps comme l'enclume sur le sol et continue sa descente vers mon beau visage.
Je me débats, ses ongles m'ouvrent la peau comme des couteaux aiguisés mais je contiens l'individu, alors qu'à cet instant, l'usage de mes pouvoirs m'est impossible : je ressens en moi une colère grandir jusqu'à l'implosion. Le désir, la haine, la peur, toutes mes émotions sont floues, la limite qui les définissait dans mon esprit est morte, il n'y a plus de liens, je disparais dans ce sombre monde de dépravation.

Mon esprit se heurte aux instincts primitifs qui me saisissent de tout mon corps, jusqu'à mes os, et je sens l'hésitation prendre le dessus : me débarrasser sauvagement de l'horripilant bout de viande qui gouverne mon corps, ou lui laisser la vie sauve. Je sens que mes idées disparaissent dans ce chaos mais une lueur, autre que celle des Green Lantern illumine mon esprit et je projette d'user de mes pouvoirs pour l'emmener loin de cette scène. Mon regard inquiet, rempli de peur, en direction du reste de l'assemblée me fait réaliser qu'il me reste du travail à faire. La seule personne dont je dois me débarrasser, c'est ...LUI.

J'active ma bague, commence par créer un champ de force mais la visite impromptue du félin noir venu donner le coup de grâce à cet inconnu me permet de me retirer sauvagement de sous son corps. La violence de sa faim et la sincérité de sa bestialité me sidère, alors je me relève pour l'expulser au loin et mettre un terme à son massacre. Je pointe le cœur de ma bague dans sa direction mais avant de pouvoir effectuer ma première manœuvre, mes genoux reprennent leur danse fragile et menacent de me faire mordre la poussière. Je me penche alors en avant, luttant contre mes désirs les plus vifs, écorché de ne pas pouvoir garder le contrôle sur l'horreur qui s'abat devant mes yeux, je croise le regard tentant de la créature qui semble avoir affecté mon âme. Nos esprits semblent enfin communiquer, mais le prédateur nourri mon âme de son plus profond dégoût, mais également de sa violence.

Poussant un hurlement bestial, je m'élance dans sa direction et heurte violemment son corps velu, puant toute la haine de ce monde, pour finir par rouler sur le pavé alors que ses crocs ne cessent d'exprimer le désir intense de se nourrir de mon sang. Je me débats sauvagement, tantôt décoré de ces entailles qui déchirent mon costume, tantôt noyé dans la bave répugnante qui sort de sa gueule putride. Ma force me semble surhumaine, mes muscles se contractent bien trop facilement pour retenir la bête au sol jusqu'à ce qu'elle m'éjecte quelques mètres plus loin. Me relevant à la seconde même où je heurte le sol je me précipite à nouveau sur le félin pour atterrir sur son dos, souple et presque doux, auquel je m'accroche habité par la fureur qui m'anime depuis maintenant quelques minutes.

L'homme a cessé d'exister, seuls ses profondes sensations continuent de vivre sur cette place devenue théâtre d'horreur. Moi même participant actif de cette ode à la dépravation, mes sens se retrouvent décuplés, aiguisés, et je finis par apprécier l'instant comme la libération de mon être. Intimement lié à toutes ces victimes, je contribue au massacre et continue d'enlacer le cou de la bête jusqu'à l'étouffement tandis qu'elle se débat de toutes ses forces. Dansant au rythme de ses rugissement, je m'accroche et lui assène un nombre incalculable de coups de poings dans la mâchoire jusqu'à voir son sang se mêler à l'eau déjà putride qui jonche le sol.

_________________

"In Brightest Day, In Blackest Night, No Evil Shall Escape My Sight…
Let Those Who Worship Evil’s Might, Beware My Power…Green Lantern’s Light"
avatar
Harold Jordan

Messages : 170
Date d'inscription : 30/10/2014

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Maël Delenikas le Sam 5 Nov 2016 - 7:20


♦ Hurle petit oiseau, bientôt le faucon aura ta peau ♫ ♦
 ♠ Hal Jordan & Maël Delenikas ♠




Un mouvement de recul, un feulement rauque puis le choc violent des deux masses se percutant. Autour de vous tout n'est que chaos et dépravation, si l'enfer existait peut-être ressemblerait-il à ce genre de spectacle, un spectacle jouissif et aux allures de mauvais remake de the walking dead sur fond de porno de mauvais gout. Et dans cette anarchie que la pluie étouffe vous devenez partie intégrante de cette scène irréaliste que ton pouvoir provoque. En as-tu même conscience ? Conscience que tout va bien trop vite, bien trop loin ? T'en es bien incapable le peu de raison humaine encore présent dans ton corps décharné est obnubilé par ce danger qui t'envahis dans une euphorie totalement déglingué.

Les corps se percutent dans la violence, latex contre poils, griffes contre peau alors que le sang en découle comme un nectar acre et divin. Les crocs happent le vide alors que ce sentiment vivifiant de puissance et de liberté ne cesse de gagner en puissance sous ce tourbillon macabre d'émotions et de pulsions contradictoires. Un requiem de grognements et de hurlements ponctué de mouvement frénétique et violent, ton corps agile se retrouvant propulsé avec violence alors que tu dérapes sur le béton pour reprendre une posture farouche et prédatrice, celle d'une ronde de poings et de crocs, de chocs et de griffes alors que vos masses se percutent à nouveau ignorant totalement ce qui continue de se dérouler autour de vous. Au fond de toi une pensée se hisse insidieusement dans ce mélange confus et brutal entre tes deux natures, une envie de sourire alors qu'elle se faufile insidieusement dans ton esprit malade. Une simple pensée, le géant vert n'a plus rien d'un héro, comme tout à chacun au fond de lui ce n'est qu'une bête qui se substitue à cette figure que tant admire, laissant autour de lui les géant agoniser et souffrir, trop concentré sur ses propres pulsions enfouis, une douce ironie quand tu penses à toutes ses âmes que sa présence avait rassuré.

Il entre en mouvement, trop rapide alors que tes réflexes ne sont pas assez bons, son poids s'impose à ton dos alors que tu sens la pression de ce dernier envahir tes pattes, une rage qui grandit alors que tu commences a t'agiter tel la bête sauvage que tu es pour te défaire de son emprise, tente de courir et de sauter alors qu'il maintient sa position en vers et contre tout. Cet impression paniquante et en même vivifiante de l'air commençant à manquer alors qu'il réussir à faire pression sur ta gorge d'un de ses bras valide et qu'au bout de l'autre le poing se referme et vient percuter ta gueule, encore et encore. Des grognements, un feulement alors que sous les coups le sang gicle en petites goutes éparses. Sous la pluie ton pelage de jais n'est plus qu'une masse humide où le sang coagule en des amas de poils immondes. Un être normal et saint d'esprit aurait certainement abandonné en cet instant, stoppé cette folie ambiante pour arrêter celle du salsifis vert du même coup et se libérer de sa rage.
Un être normal et saint d'esprit aurait certainement capitulé.
Tu n'étais aucun des deux et sous l'avalanche de coup l'humain se réimpose un peu plus, alliance macabre des instincts et de la raison alors qu'incapable de se débarrasser de ta prison ton corps mute à nouveau, les os craquent d'un bruit glauque alors que ton buste réapparait, que tes pattes s'hybrident en membres humains et félins, que ton visage reprend une silhouette vaguement humaine où trône ta gueule béante de crocs et tes pupilles d'émeraudes. Un rire glauque qui s'en élève entre deux coups de poings, un rire se muant en toux de goutes de sang alors que la raison humain se réimpose dans toute sa superbe corruption. Une pulsation sur tes mains vaguement humaine pour te projeter vers l'arrière alors que tes pieds terminent le mouvement pour vous faire basculer en arrière, son bras libérant légèrement son emprise de ta gorge sous la surprise, moment que tu saisis pour y enfoncer tes crocs avec un plaisir pervers. Le sang se répand dans ta bouche et tu es étonné de constater qu'il n'a rien d'exceptionnel, un gout tout a fait banal, âcre et chargé de fer. Tu desserre la pression de ta mâchoire pour te dégager, véritable monstre alors que tu te redresse sur tes pieds a quelques mètres de lui, ni vraiment homme, ni vraiment bête, nu comme un vers, couvert de sang que la pluie vient partiellement nettoyer alors que ses dessinent sur ta peau basanée les premiers hématomes qu'il t'a laissé.

Ton sourire s'étire en une ranger mortelle et carnassière, une douleur qui vrille ton être comme une piqure d'adrénaline vivifiante, ton regard le toisant avec un étrange mélange de haine et d'excitation, une envie naissant dans ton esprit capricieux et vicieux, une envie devenant un véritable besoin alors que tu fixes son masque comme un chat regarderait un oiseau sur lequel il s'apprête à bondir. Tout autour de vous certains corps sont à terre et ne bougent plus, sont-ils morts ? Tu n'en sais rien et a vrai dire tu t'en balance complétement. Lentement tu recul alors que ta queue couleur de jais continue de s'agiter dans l'air, naissant du haut de bassin tel un membre jurant avec ton corps humain. L'humain se réimpose un peu plus à chaque instant alors que finalement ta voix se laisse entendre, rauque et à la tonalité étrangement inhumaine.

" C'est donc ça un héro... Un pauvre mec masqué incapable de résister à ses propres pulsions de rage alors qu'autour de lui de pauvres âmes s'entre-tue. Dis-moi Mister bonduel, à la fin de la journée combien de personnes auras-tu laissé mourir parce que tu auras été incapable de résister à ta propre rage et ta propre haine ? Tu sais qu'ils comptent sur toi hein ? Pardon, comptaient sur toi. "

Un sourire qui vient se loger sur ta gueule alors que souplement tes bras viennent se laisser tomber au sol en une posture prédatrice, hideux spectacle d'un homme animal, tes sens exacerbés focalisés sur lui alors que tu te prépares a réagir au moindre mouvement.
♦ ♠ ♦ ♠

_________________
avatar
Maël Delenikas

Messages : 34
Date d'inscription : 27/10/2014
Age : 27
Localisation : New-York

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Harold Jordan le Dim 6 Nov 2016 - 12:23

La douleur de sa morsure me tétanise. L'élan glacial de sa pénétration me traverse le bras jusqu'au reste de mes organes : pétrifié par la surprise mais surtout par la colère qui grandit en moi je me retrouve éjecté au sol, heurtant le sol de tout mon long, étalant mon sang chaud sur les pavés rugueux à la fois glissants de ce qui s'avère être le royaume de la dévastation. Quelques secondes de répit qui laissent le temps à mon esprit de reprendre le contrôle de mes actes. Je tente à nouveau de visualiser la scène sous tous les angles, je remarque que l'euphorie se dissipe dangereusement, les corps s'accumulent sur le sol et les « secours » entrent eux aussi dans la danse. Je réalise alors que je représente l'unique chance de mettre un terme à ce ballet incessant de souffrance : je prends à nouveau conscience, comme au premier jour, de la réalité de ma mission, mais il me semble impossible de tenir la barre tant les capacités de l'homme Panthère sont vicieuses et imprévisibles. Mes mains caressant le sol comme unique repère immuable dans le chaos, je ne parviens pas à me libérer de son emprise : son regard pesant sur moi, son souffle brumeux et la fureur qui l'anime. Un complexe intimidant me poussant dans mes retranchements et mettant en doute mes réelles motivations.

Ma musculature jusque là fidèle a mes activités me joue des tours. Elle faiblit, me laisse inerte si bien que je ressens ce doux mélange de frustration, de désir, et de domination nourrir mes entrailles alors que j'entends la bête bercer mon âme torturée de ses paroles destructrices. Le Green Lantern disparaît au fil des minutes pour laisser place à une toute autre force de la nature dont il ignore sans doute l'existence. Chacun de ses mots me transperce le cœur, le coup puissant de leur intensité plonge mon esprit dans un cercle infini, une détresse profonde ramenant d'aléatoires souvenirs au creux de ma pensée : je vois mon passé, mes succès mais aussi mes pire instants. Je ressens alors plus  intensément mon mal être, la fin de la Justice League, l'inavouable dévouement pour les Vengeurs, et mon désir malvenu explose en moi lorsque je repense a Carol.

Je lutte encore tant bien que mal et fini par me relever fragilement mais sûrement. Je fais face alors à un homme mi félin, nu et noyé par sa rage avec laquelle il tente de me mettre en cage. Son air divinement mesquin me glace le sang, alors qu'il se laisse chuter vers le sol délicatement pour me prouver son envie d'en finir avec moi. J'affiche alors un regard dépourvu d'émotions, bien que déterminé à lui faire redouter mes capacités les plus enfouies, et alors que l'eau continue de nettoyer mon visage ensanglanté, je l'assène de mes mots :

Tout ce que je veux, c'est que toi... tu comptes sur moi pour en finir...

Je perce son regard de mon désir brûlant de mettre un terme à sa folie, et alors que nous restons tous deux à nous cerner l'un et l'autre, je garde ma posture droite et fière tout en établissant un plan d'urgence pour limiter les dégâts tant qu'il en est encore possible. Alors soudainement, je pointe mon poing bagué en direction de ma cible pour libérer un filet reluisant de ma couleur fétiche pour l'emprisonner. J’entame également une course dans sa direction, sentant mon cœur céder au désir pulsant de son corps nu et ma rage grandir au fur et a mesure que je m'approche de ma prise. J'élève mon corps graduellement au fil de ma course pour me projeter tel une fusée dans les cieux tout en employant à nouveau mon légendaire lasso que j'accroche à sa nouvelle prison avant de ralentir ma montée pour me permettre de tirer avec puissance afin de le projeter à son tour vers les étoiles. Je le libère alors de son emprise tandis qu'il ne cesse de grimper vers le ciel, catapulté tel un boulet de canon perdu dans l'un des environnement dont j'en suis le maître. Je termine mon ascension également pour le rejoindre avant de ressentir à nouveau son emprise sur mon être, puis je place ma main sur sa fine gorge avant de croiser son regard  qui allume en moi une furieuse et inattendue envie de goûter à son corps. Je me ressaisi non sans douleur avant de faire un tour sur moi-même pour le catapulter en sens inverse en direction d'un des toits les plus proches.

Doucement et calmement, libéré de ces pulsions de par la distance nous séparant, je redescend sereinement vers le lieu de l'impact, m'employant douloureusement à poser mes mains sur mes anches, adoptant la posture fière et grandissante d'un Super Lantern. Affichant mon regard sérieux, presque un peu mesquin, je garde un œil sur l'agresseur que j'imagine affaibli.

_________________

"In Brightest Day, In Blackest Night, No Evil Shall Escape My Sight…
Let Those Who Worship Evil’s Might, Beware My Power…Green Lantern’s Light"
avatar
Harold Jordan

Messages : 170
Date d'inscription : 30/10/2014

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Maël Delenikas le Dim 6 Nov 2016 - 17:43


♦ Hurle petit oiseau, bientôt le faucon aura ta peau ♫ ♦
 ♠ Hal Jordan & Maël Delenikas ♠




Un tourbillon de sensations, tumulte de pulsions qui grouillent en ton sein alors que ton sourire carnassier s'étire à nouveau sur sa réponse, qu'il s'enfonce dans la brèche comme un vers dans le sol. La frontière se brouille plus encore alors que peu à peu tu reprends le contrôle dans cette furie incontrôlable de l'excitation du jeu que tu as engendré, de ce combat dangereux et mortel contre ce mec incarnant tout ce que tu détestais au plus profond de tes tripes, tout ce que tu n'aurais jamais alors que la bête elle ne veut que fuir fasse au danger, instinct des plus fondamentales de survie qui l'alimente et que ton humanité dégénéré empêche de s'excercer.

Tes griffes crissent sur le sol alors que tu feules comme simple réponse, véritable humaine, sa posture change alors qu'il se redresse, fier et droit dans son costume de vers luisant, l'envie furieuse d'y plonger tes griffes, une envie que tu contiens alors que tu peux le sentir dans tout les pores de ta peau, la contre-attaque imminente.

Maintenant alors qu'il lève son poing et qu'un filet couleur de gerbe apparait, une impulsion sur tes membres hybrides alors que tu bondis sur le côté, une feinte alors qu'en plein saut le lasso vient t'emprisonner dans un feulement rauque, la terre se dérobe sous tes membres alors que le haricot vert radioactif s'élève vers les cieux. La rage se décuple, mêlée à la panique devant cette prison qui te retient, une cage qui n'en est pas une alors que pourtant elle te procure le même fait, comme si violemment ta liberté t'étais arraché à coup scalpel pour ne laisser qu'une carcasse mutilé. Tes membres se débattent face au vide, futile tentative alors que l'humain se réimpose un peu plus face au terrible constat, celui que le jeu se terminait maintenant, un jeu que tu venais de perdre lamentablement.

Au loin les sirènes retentissent alors que la police arrive sur la scène du crime. Tu feule a nouveau devant la possibilité se dessinant, la vision d'une cage de verre pour t'enfermer, l'envie de vomir te saisissant les tripes alors que tu la contient, un éclat de fureur dans le regard alors qu'une idée vient s'ancrer pour t'obséder "plutôt crever".

Le légume pivote alors que sa main vient se saisir de ta gorge dans un souffle court, un éclair qui transperce ton esprit alors ta main vient se fracasser sur le côté de son visage en un mouvement vif et brutale pour lacérer sa tempe, un frisson d'excitation alors qu'il te propulse dans le vide comme une vulgaire poupée au moment où le morceau de costume se fait emporté par le vent et la pluie et que son visage s'impose a toi avec une euphorie certaine. Le vide te happe et tes instincts reprennent le dessus après que tes yeux ne soient restés concentrés sur son visage, ton corps bascule en un mouvement rotatif alors que les poils viennent à nouveau se substituer à la peau, le toît se rapproche à une vitesse fulgurante alors que tu atteints la position visée, tes pattes heurtant le sol dans un bruit glauque d'os se fracturant, une douleur vive l'accompagnant, un simple grognement alors que tu la contient, faculté de résistance à la douleur prodigieuse que ta nature ta donné, cette des os se rompant et se reformant à chaque transformation. Ton corps mute à nouveau alors que lentement la silhouette du Lantern s'approche dans les airs. Une intense frustration alors que tu es à court d'options, forcé de constaté que ici et maintenant tu serais incapable de résister, t'alliant à la bête et à son besoin de fuir toujours plus puissant.

Et c'est un regard de provocation que tu lui jette avant d'entamer ta course sur le toit, sous tes pas le sang tombe des diverses plaies en goutte éparses, à chaque pas la douleur vient te vriller, tes jambes blessés par la chute d'une si haute hauteur. Le vide vient te ceiullir à la fin de ta course alors que tu bondis ton corps s'imprégnant totalement des réflexes de l'animal t'habitant que ta chute se termine dans un bruit métallique sur l'escalier de secours de l'immeuble d'en face. Ton coude part fracasser la première fenêtre à porté alors que tu t'y faufile tel une ombre pour débouler dans un modeste appartement, apparemment vide, ton cerveau fulmine alors que tu ouvres la première porte, puis une seconde pour enfin trouver la chambre, tel une furie tu déboules en ouvrant le placard, saisissant les premiers vêtements à porté sans même faire attention  à ce que tu prends pour les fourrer dans le premier sac à ta porté. Étrangement tu te sens vivant devant la panique de cette fuite, devant les rôles inversés du prédateur devenue proie. Tu déboules dans le couloir avant de te précipiter à la fenêtre du couloir. Lentement tu te baisses pour ne pas être visible depuis l'extérieur alors que tu laisses tes sens se propager à la recherche de ton ennemi. Une profonde inspiration alors que tu enfile le sac à dos avant d'ouvrir la fenêtre et de descendre par l'escalier de secours.
♦ ♠ ♦ ♠

_________________
avatar
Maël Delenikas

Messages : 34
Date d'inscription : 27/10/2014
Age : 27
Localisation : New-York

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Harold Jordan le Mar 8 Nov 2016 - 14:07

Alors que je m'approche de l'assaillant je me confronte à son regard défiant provoquant à nouveau ma rage la plus profonde. Je m'autorise quelques secondes de répit pour définir le sens de sa fuite et réalise qu'il parvient à jongler avec les deux natures qui l'habitent avec une dextérité intéressante. J'engage alors à mon tour une corse folle parsemée de ses gouttes de sang qui me permettent de suivre son chemin avec exactitude jusqu'à témoigner de sa capacité troublante à effectuer des sauts impressionnants. Heurtant l'escalier métallique du bâtiment d'en face, il pénètre à l'intérieur du bâtiment, je suis sur le point de le laisser filer.

C'est alors sans compter sur ma détermination grandissante qui me pousse à mon tour à pénétrer à l'intérieur de la battisse pour le capturer, sort que l'on réservait aux bêtes sauvages. Son destin devient plus clair à mes yeux et ses actes ne méritent aucune compassion. Je pose mes pieds ensuite sur le sol de l'appartement silencieux, je réalise l'importance de ma discrétion et ne m'autorise aucun dérapage : les civils ont assez souffert de ma faiblesse face aux pouvoirs de cette créature, et la haine qui explose mes entrailles lorsque je me trouve trop près de lui ne me rendrait aucun service. Je cherche alors une silhouette dans les différentes pièces avant de réaliser qu'il vient de quitter les lieux par le couloir. Grognant dans ma barbe et insultant au passage le ridicule de la situation, je prends le chemin inverse, emportant ma rancune dans les airs afin de détecter à nouveau sa présence. Je tourne autour du bâtiment et finit par l'apercevoir, lui et son sac à dos, après avoir échangé sa tenue d’Adam contre un uniforme composé sur le pouce étant donné la situation.

La disposition m'empêche de l'atteindre avec mes pouvoirs, et je me refuse à la destruction, alors je décide de prendre les choses en mains une bonne fois pour toute afin de mettre un terme à cette mascarade. J'entreprends alors de détacher l'escalier de secours à l'aide d'une tronçonneuse de taille variable qui démolit les attaches du coté du mur. Le tout se met alors à pencher dangereusement en direction de la battisse voisine, et c'est pour protéger les innocents que je retient l'escalier à l'aide d'un nouveau lasso . J'insulte les sens aiguisés de mon agresseur tandis qu'il s'adapte à son nouvel environnement bien moins stable qu'auparavant, et je fais confiance en ses talents pour arriver en bas sain et sauf.

La lourdeur de la cage métallique ne me permet pas la meilleure dextérité, mais la jouissance de le voir se débattre provoque en moi un sentiment de plaisir presque vicieux, bien déterminé à le coincer une fois arrivé en bas.

Je continue de faire pencher l'escalier instable tout en forçant sur la corde verte qui me permets de garder le contrôle, tandis que je descends dans sa direction afin de m'approcher de ma cible. J'essaie également de l'arrêter net dans sa course, en usant de toiles d'araignées inspirées, mais les circonstances ne sont pas idéales pour sa capture dans cet environnement, je me dois de me rapprocher d'avantage pour finalement faire basculer la « tour » métallique qui s’effondre  sur ma cible.

A cet instant ma conscience me rappelle à l'ordre et mon cœur s'emballe : sa mort ne saurait résoudre le chaos qu'il avait causé. Je plonge alors à son encontre et l'attrape par le bras pour le libérer de sa future sépulture avant de le coller contre ma poitrine dans le but de limiter la taille de ma bulle protectrice qui nous sauve in extremis de la chute de barreaux de fer.

J'attéris violemment sur le sol et provoque malgré moi la rupture de la protection, permettant au garçon de glisser plus loin sous les décombres qui s'accumulent et nous séparent l'un de l'autre. Une fois le vacarme terminé, je me fraye un chemin grâce a mes pouvoirs et me rend compte de l'étendue des dégâts : une marée de métal jonchant le sol, et un espoir grandissant d'entendre bouger mon rival.

_________________

"In Brightest Day, In Blackest Night, No Evil Shall Escape My Sight…
Let Those Who Worship Evil’s Might, Beware My Power…Green Lantern’s Light"
avatar
Harold Jordan

Messages : 170
Date d'inscription : 30/10/2014

Feuille de personnage
Pouvoirs:
Informations:

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: The Bird of ill Omen (Maël & Hal)

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum