Entre des murs incertains? [PV - Lucy Prissy]

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Message  Vanya Hargreeves le Jeu 21 Fév 2019 - 0:14

Le Manoir Hargreeves a toujours été plus grand que la moyenne des autres manoirs allemands, elle était loin dans la forêt sur une route non-cimentée et où les arbres camouflaient largement les couleurs marrons vieillis avec le temps du manoir Hargreeves. Depuis la mort de mon père, Pogo avec notre mère ont toujours fait le strict minimum, et avec raison. On avait disparu complètement de la circulation et la plupart des enfants Hargreeves était surtout dispersé à travers le monde ou même dans les étoiles, où très peu de beaux souvenirs sont restés de ce terrible lieu. Devant l’héroïsme marquant, distingué et nostalgique de l’époque, la Maison Hargreeves était loin de pouvoir inspirer comme les autres. Même moi, je me retrouvais dans un certain sentiment de désarroi en revisitant chacun des couloirs. Avec le temps, j’étais incapable de faire le deuil de mon propre passé. Être perçue comme la renégate et la non-désirée, ou encore celle qui doit toujours s’excuser, c’était un défi durant mon enfance ou encore durant une grande partie de ma vie adulte. Je me suis toujours comportée d’une manière que mon existence ne devrait plus causer de problème. À un autre niveau, je croyais même déranger en respirant dans les couloirs. J’aurai peut-être préférée être invisible à cette époque, au moins, j’aurai moins souffert des commentaires ou du comportement de ma famille. Même aujourd’hui, je crains que plusieurs ont une large haine contre ma personne et peut-être avec raison.

Le livre a fait autant mal que le reste. J’ai simplement ajouté une nouvelle couche à ces critiques et sur comment notre famille est partie dans les volontés de l’oubli devant tous les moments de gloire des héros américains. Lorsque les mémoires de John Stewart se vendaient encore, mon livre est tombé dans l’oubli très facilement. Cet oubli, d’un héroïsme forcé et indésirable devant des actes de réelles bravoures, était complètement naturel. Cet oubli était important dans la population, mais cela est resté très mémorable pour mes frères et pour ma sœur. Devant les années, on se retrouvait ainsi dans un profond malaise de se rencontrer de nouveau. À une époque, je pouvais comprendre, mais encore aujourd’hui, c’est pratiquement toujours la même histoire. Peut-être parce que je suis incapable de sortir de mon mutisme pour expliquer vraiment ce que je pensais aux autres, peut-être parce que les autres ont un comportement semblable. C’est encore difficile de trouver des explications.

L’Alliance des Champions Européens devrait nous aider à me relancer correctement. Les Curies et les Braddocks me connaissent assez pour comprendre mes difficultés de relancer correctement le Manoir des Hargreeves dans l’héroïsme allemand. On avait proposé de la formation de jeunes et d’héros indépendants, mais tout n’était pas encore parfait. On manque de professeurs, d’employés et de soutiens efficaces pour des formations plus complètes. Alors, on avait l’idée de les envoyer d’abord en France ou au Royaume-Uni pour peaufiner leurs formations et surtout pour nous laisser le temps de reconstruire efficacement ce manoir. D’un certain prestige, certains murs et plafonds laissaient un gout de manque de maintenance. Même pour un plafond, il était possible de voir des bulles d’eau s’être immiscer dans ceux-ci. Abandonné, le manoir était encore en difficultés et le temps des rénovations se fait encore attendre.

Dans le but de faire un sous-sol au summum de la technologie, le reste est un peu laissé en suspens. Brian Braddock est peut-être optimiste envers ma personne et l’état de lieu, mais la question est autrement plus difficile pour moi. Les objectifs sont difficiles à rendre précis, laissant un laxisme déroutant pour plusieurs. Les Hargreeves ne seront jamais dans l’aspect des autres grandes familles ou des inspirations mondiaux des Vengeurs, des X-Men ou encore de la Ligue des Justiciers. Luther est peut-être dans le précédent groupe, mais notre nom s’efface assez rapidement devant les autres grands membres. Devant une nouvelle tasse de café, les brumes cachaient les arbres ou la fontaine dehors. Regardant mes 59 derniers emails, je remarquai uniquement à ce moment d’un email assez important de Brian Braddock sur un futur accueil d’une membre de l’Alliance des Champions, appelée Lucy Prissy. Disant ce nom spécialement anglophone à haute-voix, ma prononciation n’était pas parfaite. Sans réellement paniquée, je remarque que la visite doit se faire dans deux heures. Je dois vraiment trouver un moyen pour que ces emails aussi importants me frappent les yeux. Sans être le plus attachée à mon apparence, je risque de garder ma chemise verte et bleue, et un pantalon d’affaires noires dans un modèle assez classique. Pour la suite, la couette a été rapidement faite pour paraître un peu plus soignée que délaissée. J’envoie un message à Pogo pour préparer une petite chambre à notre nouvelle invitée.

Restant proche des portes principaux, j’étais assisse en regardant le peu de mes messages sur mon téléphone. La suite est plutôt dans l’actualité jusqu’à temps que j’entende finalement la grande porte s’ouvrir dans le couloir principal. À cette entrée principale, on retrouvait plusieurs portraits des jeunes Umbrella à chaque année, où j’ai toujours été absente vu que j’étais trop ordinaire pour en faire parti. Les murs ont besoin d’une petite rénovation, alors que la poussière s’est légèrement accumulée sur des structures du bâtiment ou sur les cadres. Regardant la jeune femme, je place mes deux mains sur mon dos avant de la saluer en allemand.


« Bonjour, Lucy Prissy. » Dis-je d’une première joute avec encore une prononciation au ralenti pour son prénom et son nom. « Bienvenue au manoir Hargreeves, je suis Vanya, numéro 7 pour être plus facile enfin de s’en souvenir. J’espère que le manoir va vous plaire… » Levant les yeux au ciel, je me disais que j’étais trop formelle. Et peut-être que j’étais mal partie de faire une présentation en allemand ou anglais. Replaçant mes mains sur mes jambes, je ressors mon anglais avec le plus puissant accent allemand possible. « Vous parlez un peu l’allemand? Sinon je peux tenter l’anglais, mais excusez-moi, le français n’est pas encore… » Je lève les yeux au ciel avant d’ajouter le fameux mot acquis en allemand. Je me sentais assez ridicule pour les langues acquises, je me souvenais du moment où Brian Braddock venait à la rencontre de tous pour parler parfaitement chaque langues. Un regard inquiet sur le coté laisse entendre Pogo arrivé avec sa petite canne, se dirigeant doucement vers nous. Il est le temps de faire plus d’efforts, je le comprends parfaitement, mais je me sens toujours aussi limitée dans mes actions ou dans mon expérience. Je passe quand même une dizaine d’années aux États-Unis et je suis incapable de parler en anglais sans bégayer des hésitations. Cela illustre bien l’exemple universel de mon incompétence, comme on aime souvent le rappeler. Je relève les yeux vers Lucy avant de lui montrer timidement le chemin pour la cuisine en ajoutant bien sûr le mot du fameux local.

« Bonjour, jeune Lucy. Je suis extrêmement heureux de vous recevoir dans notre magnifique manoir. J’espère que la forêt brumeuse ne vous donne pas une mauvaise image de ce manoir. » Pogo s’aventure vers notre jeune invitée, avec un anglais bien plus naturel que le mien. Lui donnant sa patte en signe de salutation, il ajouta ensuite quelques mots : « J’ai entendu parlé un peu de vos frasques ou de vos loisirs en Europe. Madame Tano et Madame Soni m’ont touché quelques mots de vous lors de mes dernières rencontres pour les formations et les missions. Je vais vous laisser Vanya visitée notre manoir et quand vous allez en avoir finir, je vais vous montrer votre chambre. » D’un caractère amical, il a toujours eu beaucoup plus d’aisances avec le contact pour les étrangers. Même gamine, je me souviens comment il était l’un des seuls à se soucier réellement de mon existence. Quittant la place en me saluant de la tête, je commence à me diriger vers la salle des activités d’abord. On avait gardé quelques vieilles consoles comme la Super Nintendo ou la N64. Après, je peux bien lui montrer nos anciens locaux pour les classes, mais elle pouvait déjà découvrir le passé les photos du groupe, les hommages à notre défunt frère Ben ou encore aux divers objets de collection qui ont été vendus à l’image de mon père, de mes frères ou encore de ma sœur. J’ajoute une petite question pour  la suite : « Vous venez pour une mission ou pour en découvrir un peu plus sur l’Umbrella Academy? » Encore dans un anglais peu distingué, je trouve ma question pertinente sur la suite. Peut-être comme plusieurs héros, ils cherchent uniquement une petite maison de transition entre deux missions. Donc si on restait dans cette logique, Lucy ne devrait pas être très intéressée par les Hargreeves, mais simplement par le lit proposé par Pogo.

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« Ce n'est pas très important. Il existe une tonne de miracle dans la vie que cela soit la Justice League, les Vengeurs, les X-Men ou encore la vie, mais le résultat d'un miracle est surtout dans ce qu'on décide d'en faire. Si on décide que ce miracle reste son origine, le reste est juste ce qui est oubliable et facile à effacer. »
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Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mar 26 Fév 2019 - 5:08


Le Manoir Curie est situé côté Versailles, soit dans l’une des banlieues de Paris les plus chics avec une connotation royale. Le Manoir Braddock a cette même connotation par son seul nom et n’a pas à se plaindre de sa position londonienne. Le Manoir Hargreeves, lui… disons qu’il est paumé dans l’une des forêts autour de Berlin. Et, si les deux autres manoirs font bourgeois ou nobles, lui… entre la brume et le sentier de terre, on va pas se mentir il fait un peu plus film d’horreur. Nan, sérieusement : j’ai pas besoin d’arriver à la vieille bâtisse qu’entre l’eau qui me colle aux os et la boue qui me colle aux basques, je me demande si je ferais pas mieux de prendre les secondes à mon cou histoire qu’un quelconque monstre ne me ronge pas les premiers ! Heureusement, j’ai un pète au casque en plus d’en porter un et continue donc de faire avancer la Knucklehead rouge de 1938 de chez Harley Davidson sur un terrain qu’elle n’était pas prête à affronter. Est-ce aussi mon cas ? On verra bien. Moi au moins, je n’ai pas eu besoin d’un prêt pour être prête à être préparée ; suite d’actions accomplit avec la banque pour la première et Papa pour la dernière. C’est sympa de construire des maquettes de la station spatiale internationale avec lui mais c’est plus sympa encore de construire un véhicule d’intervention avec Liara alors j’ai fait d’une pierre trois coups en souscrivant un emprunt de vingt-cinq mille euros pour acquérir une vieille moto. Le premier coup étant de retaper le truc avec mon daron, le second de pouvoir utiliser le truc par la suite et le troisième de faire ça pour noël, d’où le rouge d’ailleurs. Après, on dit que le rouge ça va plus vite même si actuellement il vire au marron. Le Manoir Hargreeves aussi a viré ainsi, je m’en aperçois dès que je l’aperçois lui. Je dirais bien que ça me fait tomber sur le cul mais je suis déjà assise et c’est plutôt sur mes pattes que je ratterris considérant que ça va dans le sens du manoir d’horreur auquel je pensais précédemment. Tout est logique dans ma tête. Le truc c’est qu’il y a bien que dans ma tête que c’est clair. Je comparerais bien le bordel de mes pensées à celui de mes cheveux mais ces derniers sont encore en convalescence de l’armée alors que les premières s’en sont très bien remises ; la preuve en est déjà faite, même si je suis pas bien chaude. La température et le climat allemands n’aident pas. Heureusement, je m’échauffe et je suis d’autant plus chaude que j’arrive enfin à avoir le droit de pointer chez le troisième groupe Européen.

Le Manoir Hargreeves n’a pas la classe des deux autres ni leur ouverture, choses peut-être liées, mais l’histoire mouvementée de la Maison prend un nouveau tournant. Durant ma formation à la Section Junior, les stages s’alternaient entre Angleterre et France, entre Braddock et Curie, afin de créer un sentiment européen ; ou éviter qu’on développe un patriotisme à la con, selon le point de vue. Si j’ai tout compris des explications qui m’ont permis de venir ici, choses auxquelles j’ai moins accordé d’importance que la possibilité offerte, les Hargreeves ont l’intention de permettre aux recrues de se former chez eux également. Je vote pour, même si j’ai pas voix au chapitre, et, à défaut de savoir si je participerais à ce chapitre de leur histoire, je viens voir. On va pas se mentir, je suis pas prof, je suis trop jeune pour l’être et j’ai pas arrêté l’école à seize pige pour y retourner à dix-neuf juste en changeant de côté du bureau. Cela étant, je connais pas mal de profs et à n’être spécialisée dans rien et être mêle de tout je suis donc touche à tout ; ce qui peut toujours être utile. J’ai des idées, constamment, ainsi même si elles sont pas utiles elles seront énoncées et puis réussir à rencontrer de mes collègues me va même si c’est mieux si je leur suis utile ; comme mes idées quoi. Logique. Surtout que ce sont mes idées qui ont le potentiel d’être utiles, vu que je peux pas être prof. Histoire de ne pas tourner en rond, cependant, je vais garer le véhicule. A défaut de savoir où vraiment le faire, je pause la béquille à côté de la fontaine histoire de réussir à le retrouver malgré le temps de merde.

Après avoir posé la basket au sol humide, je contemple l’état de celle-ci comme du legging qui s’en échappe ainsi que l’illustration qu’ils font tous les deux de mon idée d’avoir sortie la moto pour la première fois aujourd’hui. Merci ma Chance, on est parties de la gare de Berlin après avoir débarqué du Champion Express de retour de… merde, j’ai oublié le pays. Bref, du retour de la mission d’Amy contre le Weapon X. J’avais plein de choses à raconter à mon amie après son enquête sous couverture et, même si elle n’était pas la principale, la bécane en était. Or, comme il faut mieux un bon schéma qu’un long discourt même si elle a eu le droit au deux de toute façon… Portant mes gants piézoélectriques au casque, je retire celui-ci pour l’accrocher à mon sac à dos avant d’en faire de même pour les clés, qui s’en vont dans une poche de la veste de chasse. Je tourne ensuite tête et capuche de sweat-shirt bleu vers la façade du Manoir qui, vu d’ici, a quand même de la gueule ; juste qu’il la fait beaucoup plus, la gueule, que ses homologues britannique et français. Si les Braddock font royaux et les Curies bourgeois, les Hargreeves font banlieusard en fait ! Cette réalisation effectuée, je m’en vais faire comme chez moi et entre donc avant d’abaisser la capuche pour révéler mes quelques centimètres de cheveux en repousse.

Tout en regardant les tableaux des jeunes Hargreeves au grand incomplet, je m’essuis les pieds sur le tapis et retire mes gants histoire d’éviter tout risque que le courant passe trop bien. Mes yeux en sont passés au manque d’entretient assez clair, chose qui ne me choque pas particulièrement considérant là où j’ai grandie comme l’aspect extérieur ; la poussière et les tâches de moisissures sont raccords, en somme. La jeune femme qui s’approche dénote, cependant, propre sur elle avec son pantalon de toile sobre et sa chemise colorée. Sa tenue comme sa posture témoignent de la classe supérieure, sans surprise, et me font comprendre qu’il n’y aura pas de poignée de main ou de bise. Une compréhension toujours plus poussée que celle de ses paroles, d’ailleurs.

"Hallo" et "willkommen", mes restes d’allemand collégien me les font comprendre sans problème tandis que "Hargreeves Villa" est aussi transparent. La présentation qui s’en suit, je serais capable de la faire aussi mais après "sieben" mes sourcils remontent, mes paupières s’écartent et ma bouche s’entrouvre ; je savais que j’aurai dû venir en taxi, ça m’aurait évité de faire du stop suite à une panne linguistique. Enfin, une panne… plutôt une absence de performance. J’ai fait anglais et allemand au collège sauf que, plus que ne pas avoir fini le collège, ben, si je parlais l’anglais grâce à ma famille paternelle, l’allemand n’a pas été plus brillant que la plupart de mes autres matières ; sport, techno et anglais exceptés. Etant moi, j’ai été capable d’apprendre l’italien seule et j’y ai un bien meilleur niveau que les maigres survivants de mes maigres notions d’allemand. Et cela se voit parfaitement même si ma perplexité se termine sur un sourire amusé et sans gêne. Vanya Hargreeves, aisément reconnue grâce à la quatrième de couverture de son bouquin qui est l’une des deux pages que j’en ai lu, change de position pour quelque chose matérialisant son ouverture alors qu’elle reprend en anglais avec un accent digne de celui de Papa ; sauf qu’il est allemand, pas irlandais, évidemment.

« Un peu mais pas plus, réponds-je amicalement dans un anglais à l’accent légèrement irlandais. Aucun problème pour le français, on s’entraidera à l’apprentissage. »

Je perçois sans peine la lassitude de Vanya face à ses difficultés, n’ayant pas le même sentiment ni aucun ressentiment envers cela. J’en serais même plus à remercier ma Chance puisque, s’il nous est possible de tenter l’anglais quand on n’y arrive pas, on va pouvoir apprendre sur le tas pour la langue maternelle de l’autre et c’est un sujet de tentative de discussion plutôt intéressant. Certes, ça ne facilitera pas la compréhension mais de ce côté-là, nombre peuvent témoigner que je ne suis pas aidée ni aidante ! Bon, après je pense que la discussion avec Donna va me sembler beaucoup plus simple : on ne se comprenait pas dans la même langue, ou peu s’en faut, alors que là on change jusqu’à l’origine du truc.

Un bruit de canne m’interrompt dans mes pensées autant que faire ce peut et je tourne la tête en même temps que Vanya, découvrant avec une nouvelle surprise un singe en costume se diriger vers nous. Je vais pas dire que ça sent le réchauffé, c’est moi qui le fait de mon côté, mais ça surprend moins la seconde fois que la première. La grande question étant de savoir s’il est de la famille de Chimp, question que j’ai réservée à Pogo pour en apprendre plus sur lui. Est-ce raciste comme question ? Je sais pas. Ce que je sais c’est que si Chimp est, disons, lui… Pogo est bien éduqué, plus poli et ne sent pas l’alcool. Cependant, alors que lui s’approche, Vanya réattire mon attention en désignant timidement la suite du couloir et l’accompagnant de "kochen" ; cuisine, si ma mémoire est bonne… ou moins mauvaise que d’habitude. Guère le temps de ressortir le théorème du gruyère la concernant que le major-de-singe ? Que le majordome simiesque reprend en un anglais maîtrisé.

Mes lèvres se plissent de contentement puis d’amusement, le bonheur quant à la réception en ce lieu partagé même si la forêt ne m’a pas donnée une mauvaise image du tout ; je me suis toujours demandée comment je m’en sortirais dans un film d’horreur. Mais on va éviter de le dire à haute voix… quand bien même mes frasques et mes loisirs m’ont devancée jusqu’ici. Je serais curieuse de connaitre la classification de mes actions d’un côté ou de l’autre après je me dis que, comme pour l’histoire du film d’horreur, on va peut-être éviter de mettre les pieds dans le plat dès l’entrée ; d’un côté ça permettra une meilleure base, de l’autre elle n’est peut-être pas assez grande. Encore que, même si elle douille un peu, les dimensions de la pièce n’ont pas vraiment à souffrir la comparaison avec celles des autres Manoirs. Et moi je me demande si je dois douiller des descriptions qu’on fait de moi Ahsoka et Lily, même si je le prends plutôt bien qu’elles aient parlé de moi. Sans doute devrais-je le prendre de la même manière qu’elles en ont parlé mais à défaut de le savoir je reste optimiste : je suis une casse-couille mais elles ont des ovaires et on a fait des trucs plutôt sympas ensemble. Liara est parmi mes influences principales, m’ayant récupérée sur le bidouillage, et je fais de mon mieux pour qu’Ahsoka prenne en importance aussi dans ma vie. Histoire de continuer à la vivre d’ailleurs, je m’apprête à répondre d’un remerciement en allemand mais mes lèvres s’entrouvrent sur la réalisation que j’ai aussi perdu le mot.

« Merci, dis-je donc dans le même anglais que tout à l’heure. Et vous inquiétez pas pour la forêt et la flotte, connu mieux mais connu pire, puis je suis très heureuse de vous rencontrer aussi, tous les deux. Pogo, faudra que je vous pose une question ; sauf si je la retrouve pas ou si je l’oublis. Vanya, je vous suis. »

Laissant le majordome s’en retourner avec sa sobre salutation, j’en reste sur celle à qui elle est destinée et la suit donc vers "kochen". Les photos des Hargreeves se succèdent à travers le couloir comme elles l’ont fait à travers le temps, permettant de voir les six premiers grandir et de constater la perte de l’un d’entre eux. En bonne fille unique, je vais pas faire genre je sais ce que ça fait d’avoir des frères et sœurs ou d’en perdre un, d’autant plus que malgré toute la complexité et la douleur que j’ai apporté à ma famille on n’a jamais atteint le niveau de problème de celle de Vanya. Je n’ai pas lu son livre car je préfère apprendre à la connaitre, tout comme le reste de sa fratrie, en minimisant les préjugés et aprioris sur eux. Je sais les bases qu’on m’a racontées, moyennant le fait que ma mémoire soit hyper-sélective, et le reste je verrais sur le tas.

Celle qui manque à la décoration me fait quitter cette dernière d’une question, mes yeux en revenant à celle qui est peut-être perçue comme la plus jeune de par son numéro ; mais surtout comme une exclue jusque dans l’esthétique de sa demeure.

« Je veux rencontrer autant de collègues que je peux, histoire d’apprendre à vous connaitre. »

Mes motivations à croiser les membres de l’Alliance n’ont pas changé, quand bien je n’ai plus à lever le pouce pour essayer de les stopper en une rencontre faite sur le pouce, justement. Je suis consciente que les relations qui lient beaucoup de membres de notre organisation se sont faites sur des années voire des décennies ; mais elles ont bien commencé à un moment et c’est à ce commencement que je pousse au cul.

« Après, on m’a dit que vous comptiez intégrer l’Umbrella Académie dans les stages Section Junior. Je peux peut-être vous aider sur ce point-là. J’ai encore des potes en SJ vu que je l’ai quittée y’a pas si longtemps donc niveau enseignement je suis dans les cordes mais faire des courses pour permettre la réouverture c’est sans doute dans les miennes, de cordes. Et ça permettra de se connaitre sans forcer. »

Reste à savoir si à parler que je le fais, ce n’est pas moi qui envoie Vanya dans les cordes ou l’oblige à forcer sur son anglais. Après tout, j’ai réussi à le faire d’une française venue d’une autre réalité juste avec les différences de français entre les milieux sociaux d’origine. Optimiste, je reste confiante dans le fait que l’allemande s’y fera et puis de toute façon on verra combien de temps ça me prend pour tenir la route dans sa langue, à défaut de ne pas risquer les accidents.

Malgré mon sac bien rempli, je marche sans peine à la suite de ma guide. Lorsqu’on arrive dans une salle, je suis partagée entre le fait que cette salle soit de détente ou d’exposition : l’agencement des meubles me fait penser à la première mais les consoles sont du siècle dernier ; littéralement. Je vais faire pas genre je les connais car, justement, je ne les connais pas. Vu la tronche de leur technologie, elles sont probablement plus vieilles que moi. Après, si cela m’interpelle, j’en fais de même pour Vanya avec une simple question :

« Kochen ? »

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Message  Vanya Hargreeves le Jeu 28 Fév 2019 - 0:17

Le Manoir est réellement hanté, il est connu par cette facette en Allemagne et son nom devient une certaine célébrité avec le temps. Même dans le passé, Pogo m’a indiqué que des jeunes aventuriers de Youtube tentaient sans cesses de rentrer dans le manoir, voulant découvrir le fantôme de Ben. Selon le « singe majordome », il avait une théorie où mon frère Klaus leur avait raconté comment il discutait souvent avec notre défunt frère, surtout dans le Manoir. Toute cette Histoire s’inscrit dans un long conte allemand, où le Manoir Hargreeves a été l’un des seuls, qui avait tenu debout devant le bombardement des alliés. Rénové à l’époque de notre père, on ne l’a jamais changé, comme si elle restait une cicatrice fondamentale chez nous. Cette blessure de guerre nous a laissé un moment d’être hanté par nos propres fantômes. Le regret, la tristesse, le souhait ou encore la nostalgie avaient coupé notre souffle. Chacun des longs couloirs nous rappelle une histoire pour tous les membres de notre grande Famille. Ces fantômes sont restés et parfois, comme les photos sur les murs, il est difficile de les éviter. Cette histoire a été oubliée dans les médias, passant par la grande réussite des Vengeurs ou encore d’un Amérique du Nord énormément diversifié, ayant conquis encore par son influence. Les Hargreeves ne font même plus peurs aux criminels locaux avec le temps, et cette raison me coupe dans mon enthousiasme. C’est encore de ma faute que cela ne fonctionne pas, c’est encore de ma faute que je me retrouve à être identifier au groupe le moins craint de toute la Super-Sécurité et c’est encore de ma faute que mes relations avec ma famille sont complètement bordéliques.  

Dans son apparence morbide et squelettique de la structure du Manoir, on retrouve peut-être le dernier souffle de notre père qui lance son dernier souffle sur nous. De toute façon, même avec sa mort, c’est lui qui nous hante le plus. Entre insultes et humiliations, on a toujours été trop petit et immature pour devenir les vrais remplaçants des héros dans le Satellite de la Ligue des Justiciers. Devant Lucy, je veux essayer de paraître plus sympathique que mes propres pensées négatives sur moi-même ou sur la capacité des Hargreeves de rebondir. On est aidé de partout sur la planète, je trahissais encore ceux qui me laisseront une nouvelle chance, si je laisse tomber ou si je me présente comme une personne négative, je trahirais de nouveau. Je tente encore de tout garder en moi, quand elle confirme ne pas comprendre énormément l’Allemand, me faisant penser encore de mon incapacité de lire le dossier des jeunes et des autres membres du groupe de l’Alliance des Champions. J’ai encore la tête ailleurs avec cette remarque, mais avant l’arrivée de Pogo, je me sens obligée de :
« Excuse-moi, je vais plus parler en anglais pour aider nos discussions. » Si des mots sont faciles à mettre en place dans la langue de Shakespeare pour moi, c’est bien présenter des excuses. Je le faisais toujours à l’Institut Xavier pour faire du violon tard la nuit, pour mon travail en retard à Alison ou encore à juste mal formuler des phrases. Au moins dans cette situation, Pogo vient à mon secours, parlant avec une sincérité et une humanité que j’ai encore du mal à trouver.  

Accompagné par une politesse et un langage soigné, Lucy ne semblait pas réellement étonnée par la présence et les paroles de Pogo. Elle doit s’être habituée, le monde est rendu tellement étrange, que voir des ours ou des loups parlés ne doivent pas être très étonnants. Rendant les politesses, je suis curieuse sur la fameuse question de Lucy pour plus tard destiné à Pogo. Est-ce que cela avait rapport avec moi? Est-ce que c’est parce qu’elle ne me trouvait pas crédible? Est-ce que la première impression a été plutôt mauvaise? Les critiques sont souvent justifiés contre ma personne, j’en suis consciente et j’en suis immédiatement désolée. Même devant la visite des lieux, j’installe une certaine confusion sur la suite, à voir une nouvelle déception. Par ma question, au moins, je vois un petit développement dans ce que la jeune française. Dans la première sentence, elle veut rencontrer des collègues pour en apprendre plus sur eux. Et dans la deuxième sentence, je retrouve de nombreuses autres précisions : L’intégration d’Umbrella Academy doit faire parler beaucoup, surtout devant les retards devant les deux grandes familles européennes dans le domaine. Elle donne quelques autres détails sur la Section Junior, ce que je réponds avec un timide sourire. Certains concepts me dépassent, comme l’enseignement et les mystérieuses cordes de Lucy. Je lui réponds d’un seul coup pour ces deux principales idées :
« J’espère que l’état des lieux ne va pas vous décevoir. Pour la rencontre des membres, si certains de mes frères viennent pour dormir ou pour manger, ils ne restent jamais très longtemps. Au moins, si vous voulez vraiment les rencontrer, je connais leurs adresses. Il faut bien un logement pour être payer… » Dis-je avec un peu d’humour, bien que la grande maison des Hargreeves pourrait tous de recueillir de nouveau, je peux comprendre pourquoi ils me fuient. Pour Klaus, c’est pour la drogue. Pour Diego, c’est pour être le justicier que Berlin a besoin et pour Luther, c’est pour des raisons que j’ai encore de la difficulté à fixer. « Pour ma sœur, elle ne vient pas manger ou dormir ici, mais on a aussi son adresse, je vais juste tenter de l’avertir avant que tu décides de venir la voir. » Essayez de l’appeler, c’est difficile. Ma relation avec elle, c’est un peu la confusion. Elle n’aime pas me parler, je le ressens à chaque fois. Elle s’excuse souvent, mais le malaise installé entre nous deux, se continue depuis des années. Elle doit me détester surtout pour le livre.

« Je suis prête à écouter tous vos conseils pour la formation autour des jeunes recrues. Je dois t’avouer quand même que je ne suis pas énormément habituée à ce système. Je travaille pour faire des efforts pour rénover des locaux secrets pour les Hargreeves et nous donner la possibilité de travailler des simulations réalistes. Je suis donc prenante pour des conseils, mais peut-être que cela va prendre un peu de temps à se concrétiser. » Devant tous les autres groupes, on est toujours derrière. Les dossiers criminels ne sont pas à jours, nos rencontres avec les politiciens et avec les autres membres des différents groupes sont toujours manquants. Ce retard est chronique et continu, malgré tous mes efforts, tout s’écrase lorsque je touche à quelque chose.

Arrivant dans la salle des activités où on retrouve plusieurs tables, sièges, alcools dans les étagères et de vieilles consoles, je me retrouve encore dans mon passé. Piégée encore sur des fantômes où mon innocence me disait que c’était normal d’être systémiquement rejetée. Au moins, j’ai passé du beau temps sur Donkey Kong ou sur James Bond avec mes frères quand on avait la pause activité de midi à midi-trente, le samedi. Perdue encore dans ses fantômes, Lucy revient vers moi avec un mot allemand. Cuisiner? Elle voulait parler de la cuisine?
« Euh… non, ici c’est la salle des activités. Mais excuse-moi, je n’avais pas pensé à la nourriture. Tu veux aller en cuisine manger quelque chose? » C’est encore mon manque de préparation qui parle, je ne pense même pas le voyage qu’elle a traversé. Si elle veut encore me critiquer devant Pogo, je crois qu’elle va en avoir du contenu avec cette première rencontre.  

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Message  Lucy "Lucky" Prissy le Jeu 7 Mar 2019 - 10:31


Les excuses de Vanya sont acceptées d’un signe de tête, considérant que je n’ai pas le temps de développer plus que cela avec l’arrivée de Pogo et que je ne suis pas certaine qu’il y ait plus à développer. Un peu comme ma curiosité envers le majordome simiesque, je verrais plus tard. Un plus tard plus tôt que celui de Pogo, cela dit. Et en parlant dudit plus tôt, j’arrive presque à mettre Vanya à l’aise durant celui-ci. Son sourire est petit, sa réponse est grande, je note le premier en miroir et lève les sourcils pour la seconde tout en regardant celle qui la prononce. L’état des lieux ne risque pas de me décevoir, il me rappelle le collège. La rencontre des membres est déjà un peu plus décevante, le Manoir Hargreeves semblant extrêmement vide au final. Aucun souci à aller les squatter chez eux mais vis-à-vis des gens qui squatteront ici il vaut mieux y réinsuffler un peu de vie quoi. Refaire la déco aiderait aussi, potentiellement. Quand au logement pour être payé, j’ai un doute : pas sur le fond du propos, Vanya a totalement raison, mais sur la forme. Genre je crois que c’est de l’humour. Juste que je ne le comprends pas. Heureusement, je le vis bien ; peut-être même mieux que Vanya. Et sa famille vu que sa sœur est encore plus distante que ses frères.

« Ça marche, réponds-je donc à la proposition d’avertissement avant de poursuivre en une confirmation. Il faut bien un logement pour être payé. »

Vanya est à l’écoute de mes conseils, ce qui fait toujours plaisir, et je vais bien trouver des choses à dires à défaut d’en avoir beaucoup à redire sur mon expérience de formation. Vu la liberté que j’y ai eu et l’accompagnement non-encadré qui a composé la majeure partie de mes apprentissages, j’ai vraiment pas à me plaindre des formations classiques mais d’un autre côté on doit pouvoir s’inspirer de cela aussi. Surtout si Vanya et sa fratrie ne sont pas habitué au système parascolaire présent dans les autres manoirs. L’autre jeune femme est plus dans la rénovation des locaux secrets, afin de donner "la possibilité de travailler des simulations réalistes". Réalistes jusqu’à quel point je me demande, je crois que les X-Men ont plusieurs longueurs d’avance sur tout le monde dans le domaine, mais s’il faut bidouiller ou tester je suis preneuse. Et donneuse, du coup. Quand au fait que "cela va prendre un peu de temps à se concrétiser", voici qui m’amuse.

« Y’a pas de souci, je suis pas impatiente quand j’ai pas le temps de l’être. »

Constat logique qui en précède un autre lorsque j’interroge sur le nom allemand de la pièce dans laquelle on s’arrête. Interrompre une absence de Vanya pour l’entrainer dans une incompréhension, je dirais bien que je fais fort mais peut faire mieux. Et peut faire pire aussi. Dans tous les cas, j’apprends qu’on n’est ni dans une salle d’exposition ni dans "Kochen". Pour positiver, ce dernier semble bien vouloir dire cuisine et je n’avais pas entièrement tord en parlant de salle de détente. Après, Vanya ne se détend pas vraiment de son côté avec cette histoire. Elle m’en propose une autre, à savoir d’aller manger.

« Nan t’inquètes, réponds-je avec un sourire se voulant rassurant. Je veux bien deux choses par contre : le nom de cette pièce en allemand et savoir si vous avez un garage ; j’ai la moto qu’attend dehors." »

Je suis tranquille en disant cela comme à l’idée que la moto reste encore dans la boue et la brume, tout simplement parce que le simple fait d’arriver jusqu’ici signifie que je suis bonne pour la nettoyer. Un peu plus ou un peu moins, je suis pas à ça près. Et en parlant de pas être à ça près.

« Ça marche comment la cuisine ici ? Repas de famille ou chacun fait son truc dans son coin ? »

Je suis prête à suivre Vanya si l’on s’en va vers un éventuel garage comme à l’excuser si elle le fait encore, chose qui me semble dans son caractère. Après, ma curiosité est plus profonde qu’elle ne peut paraitre : la dimension de savoir si je chercherais la cuisine pour y prendre de la bouffe m’intéresse mais celle de savoir comment interagissent les Hargreeves venant ici pour manger également. Plus de chance de les croiser pour un repas que pour une nuit de sommeil, en toute logique. Après, l’intérêt majeur reste sur la rénovation des locaux secrets et le niveau de technologie s’y trouvant. L’intérêt mineur, lui, s’en va sur le temps local. Je vais pas faire genre je connais la météo ou le climat berlinois mais j’aimerai autant que ces deux-là ne me casse pas les noix. J’aime pas la pluie et la brume c’est de la pluie qui a la flemme de tomber vite, mine de rien. Difficile de savoir ce qui est le pire quand on vit dans une éponge mais ça aide pas à aimer l’humidité. Positivons, c’est au sous-sol que les rénovations ont commencé et c’est pas si pire : j’ai encore vu ni rat ni insecte. J’ai pas tout vu, cela dit. Et cela va sans dire, ce qui me tarde le plus de voir ce sont les locaux secrets mais chaque chose en son temps alors autant le prendre, son temps. D’autant que Vanya me semble le genre de gens que j’impression très facilement et, autant les excuses ça me gêne pas, autant j’ai plutôt intérêt à aller à son rythme. Est-ce que cela implique la laisser se perdre mentalement ? On verra bien, tant qu’on évite de mal faire ça ira.

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Message  Vanya Hargreeves le Mar 12 Mar 2019 - 0:58

L’Umbrella Academy est une espèce de foire aux monstres pour de nombreux fans. Reginald était à la fois la controversée personnalité, un scientifique célèbre et ainsi qu’un père exécrable. Cette union de faits sur sa personne l’avait aidé à établir son influence à travers le monde. Malheureusement pour les plus spiritualistes et intransigeants d’entre eux, Pogo était une créature infâme, monstrueusement conçue par un scientifique fou pour satisfaire sa mégalomanie. Ce souhait indésirable pour un milieu anti-science a quand même été notre véritable père pendant des années. Encore une fois, les mystères sont nombreux autour de lui, par son  âge ou par ses origines, mais on avait tous préservés un respect envers celui qui a toujours donné une vision plus humaine durant notre enfance. Pour des étrangers de la Maison Allemande, il est donc assez normal de se poser de nombreuses questions sur Pogo. Au moins pour son intimité, de nombreux livres n’ont pas été écrits sur son cas. Les légendes autour de sa personne sont multiples, on parlait même d’un médaillon militaire datant de la guerre du Vietnam, confirmant l’aspect de ses multiples voyages avant de trouver foyer chez Reginald. Mais devant cette théorie, on se retrouve dans le mystère de ses origines.  

La compréhension est dans les pensées de la jeune française. Elle comprend l’idée et les moyens actuels de la Famille Hargreeves, bloqués par nos propres limites conscientes ou pas. À part mon monde et celui de ma Famille, je ne me suis jamais sentie incluse réellement dans la société. Donc oui, le milieu scolaire m’est étranger. Longtemps loin des écoles, on m’a donné surtout une éducation à la maison grâce à ma mère ou à Pogo. Dans un autre modèle, je vois le Manoir Hargreeves suivre les continuités logiques des X-Men ou de la Ligue des Justiciers. Je sais que la science le permet et cela serait d’une efficacité centrale pour comprendre le danger de plusieurs milieux criminels. En Allemagne, on peut parler de mafia turc ou de commerçants illicites d’Hollande, mais il existe encore des cellules terroristes de l’HYDRA. Cette organisation est ainsi un peu plus dangereuse que les criminalités habituelles. On doit donc se préparer devant ce type d’ennemis et je crois que c’est avec une technologie similaire des X-Men qui vont nous permettre de progresser.

En retour de ma fameuse visite, entre une difficulté de m’ouvrir et confusion linguistique, la salle de repos ou de divertissements construisent encore des difficultés. Elle voulait savoir avant de partir vers le garage. J’avais le choix entre deux options, soit salle de divertissement ou salle d’activités. Dans les deux cas, je ne crois pas que cela se dit en anglais dans une expression pratiquée. Je dois donc retrouver une expression ressemblante…
« Spielzimmer ou Unterhaltungsraum, donc salle de jeux ou salle de divertissement. On n’a jamais trouvé un nom précis pour ce local, je ne crois pas qu’on s’en souciait vraiment. » Après avoir donner cette information, je me dirige vers le fameux garage qui doit avoir accumuler plus de poussières que le salon ou que les différents couloirs. Cela fait très longtemps que personne n’a pris de véhicule, notre mère a toujours tendance de rester chez nous et Pogo n’a pas énormément de contacts en dehors de la Famille.

Je me dirige vers le garage pendant qu’une autre question est au sujet de la nourriture. Sur cette question, je me retrouve dans un autre dilemme. Est-ce qu’on peut toujours demander à notre mère, longtemps bloquée et défaillante depuis la mort de notre père, de toujours faire la cuisine? Celle-ci le fait parfois pour nous et je trouve cela parfois ridicule. Surtout lorsque le bacon est fait pour le sourire.
« Repas chacun de notre coin. Si ma mère te fait de la nourriture, refuse-le. Elle doit changer ses idées… » Je le dis pratiquement comme un ordre, cherchant peut-être à protéger ce qui restait dans le mécanisme de l’une des seules interactions humaines qu’on avait. À chacun de mes pas, je me demande à quoi ressemble le vieux garage de notre père. Peut-être que certains de ses véhicules sont restés et qu’avec le temps, la rouille a conquit les fonctionnements mécaniques, mais il ne faut pas encore oublier que notre père était un génie plutôt doué dans la fabrication de toute technologie, capable de durer pendant des décennies.

Allant vers le chemin, je ne donne pas trop de détails sur l’état du garage. Cela fait longtemps que je n’en fais plus attentions.
« Vous êtes venu avec votre moto? » Je croyais qu’en général, que les gens préféraient user de taxi pour nous rendre visite. Dans le couloir en direction du garage, la poussière s’était encore accumulée sur les tableaux et sur les murs. L’interrogation de ce que je vais trouver, peut rester, mais la réponse est rapidement donnée lorsque j’ouvre la fameuse porte du local. Une vieille voiture des années 80 se retrouvait envahi par la malheureuse poussière d’un coté, pendant qu’il est avoisiné par une moto plus récente était au rendez-vous. Celle-ci avait une lumière de cassée par un voyage assez mystérieux de Diego ou encore de Klaus. Les théories étaient plus nombreuses sur comment cela s’est passé que qui l’avait pris durant la nuit.

En pointant la place vacante, j’ajoute quelques mots :
« Voici une place pour votre moto, je vais vous ouvrir le garage. » Cette place était assez grande pour accueillir une voiture entière, mais cela fait très longtemps que le véhicule de mon père avait disparu. On pense que Pogo l’avait fait disparaître quelques jours après la mort de notre père. L’idée est peut-être de tourner la page envers le passé plus que la rancune qui nous accompagne encore. Je trouve enfin le bouton pour faire monter la porte du garage tout en restant légèrement silencieuse, ne sachant pas quoi réellement ajouter.

« Je vais vous montrer la suite après, avec la cuisine et les autres locaux. Je peux aussi donner les adresses après pour mes frères et mes sœurs… » L’extérieur se dévoile encore avec sa brume par le mécanisme hurlant de la porte du garage, je baissais dans les mêmes temps un peu le ton dans cette discussion. J’ai toujours eu un peu de difficultés à fixer les attitudes des autres, mais en ce moment, je ne sais pas vraiment quoi penser de la jeune fille. Volonté d’ouverture et cherchant à faire connaissance, la formalité est peut-être un problème pour ma part. D’une autre attitude, elle suggère peut-être des idées amenées surtout par Brian Braddock ou par Marie Curie, forçant de sortir de mes projets.

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Message  Lucy "Lucky" Prissy le Ven 29 Mar 2019 - 7:44


"Spielzimmer ou Unterhaltungsraum", j’acquiesce en me rappelant pourquoi l’allemand, malgré qu’il soit plus logique que le français puisqu’il relie ses mots pour en former de nouveau, m’a été autant problématique. Avec l’italien, quand tu entends un mot tu l’écris à peu près. Là, non. Et sur les deux possibilités proposées par Vanya, je crois que c’est Spielzimmer qui va rester dans ma caboche : c’est un mélange entre Steven Spielberg et Hans Zimmer, qui ont bossé souvent ensemble si ma mémoire est bonne. Ce qui n’est pas le cas sinon je n’aurais pas à avoir de tels raisonnements pour retenir. Mais c’est hors sujet : comme les Hargreeves pour le nom de la pièce, je ne m’en soucis pas vraiment. Mieux à faire et je suis l’allemande vers ce mieux tout en enchainant les sujets. Heureusement, elle aussi semble suivre. Ses phrases nécessitent réflexion et sont assez concises mais l’efficacité est là. Et l’incompréhension aussi, parce qu’on s’ennuierait sans elle.

Le ton impératif de Vanya me passe au-dessus de la tête comme un pigeon dans une rue parisienne cependant les informations me surprennent. Repas chacun dans son coin, j’ai ; à défaut d’avoir le coin ou de forcément respecter ça à l’avenir. Si la mère Hargreeves fait de la nourriture, faut que je refuse ; j’ai pas. Je ne conteste pas qu’elle doive se changer les idées, son choix pas le mien, mais j’ai pas l’existence d’une mère Hargreeves de base en fait. De mémoire, ce qui est ce qui est on l’a déjà pensé, les Hargreeves étaient adoptés et Reginald n’avait pas de femme. J’en arrive pas au niveau de surprise de Pogo mais c’en est une tout de même et elle se résume à une constatation : une Hargreeves de plus à rencontrer ! Juste que c’est pas elle qui doit faire la cuisine. La vraie question étant de savoir si j’ai le droit de me mêler de cette affaire de changement d’idées ou non… On verra sur le tas.

« Vous êtes venue avec votre moto ?

- Ouep, réponse-je avec flegme. Je l’ai retapée avec mon père et montrée à Amy suite à son retour de mission. Puis c’est pratique, mine de rien, de se déplacer comme on veut. »

A mesure qu’on avance dans le Manoir Hargreeves, je note le manque d’entretient croissant et en déduit donc que Mme Hargreeves n’est pas comme Maman : la saleté ne la dérange pas. Evidemment qu’elle n’est pas comme Maman, je suppose bien qu’elle a les sous et les raisons pour employer des femmes de ménage plutôt que d’en être une ; même si mes parents ont les sous pour en employer, évidemment, juste pas de raison de le faire vu la surface de l’appartement. Et en plus, ma daronne a une assistante efficace depuis que je suis revenue de l’armée, enfin quand je suis à l’appart’. Il vaut mieux un petit quelque chose qu’un grand rien. Toujours mieux trop que pas assez. Ou pas… considérant la pièce que dévoile Vanya en ouvrant la porte.

Une voiture momifiée et une moto blessée se dressent dans une pièce que je qualifierais bien de vide si je n’avais l’impression de découvrir une chambre funéraire oubliée… ou le garage d’un film d’horreur. A tous les coups, aucun des deux véhicules qui permettraient de s’échapper ne fonctionne, c’est juste là pour donner un faux espoir aux personnages piégés et renforcer l’impression du spectateur qu’il est moins con qu’eux et qu’il ferait mieux dans une situation analogue. Règle numéro une : si t’es dans une maison avec un tueur, tu restes groupé. Je te demande pas du déplacement tactique ou simplement de te foutre dos-à-dos avec tes potes sur la table de la salle à manger pour tous lui tomber dessus s’il entre dans la pièce mais un minimum de bon sens ça fait pas de mal. D’un autre côté, comme le but du film est de faire mal… Et que celui du Manoir Hargreeves n’est pas d’être un film d’horreur… et bien je sais pas quoi dire. Encore que…

« Au moins y’a pas de moisis. »

Je suis dubitative et regarde Vanya me désigner une place comme s’en aller ouvrir la boite à poussière. Faut pas qu’elle le fasse trop vite sinon l’appel d’air va être sympa : on serait presque comme dans une boule à neige, sauf qu’on serait pas renversé et que ça serait pas de la fausse-neige. Merci ma chance, tout ça me donne une idée : proposer à Mme Hargreeves de l’aider à faire le ménage. Ça lui changera les idées de la cuisine et ça n’a pas l’air d’être une activité qu’elle pratique souvent donc, en y ajoutant l’amour des bidasses pour le nettoyage, ça peut faire quelques heures chiantes rendues sympas par la discussion. Sur que c’est moins héroïque que venir ici bidouiller de la haute technologie mais je suis polyvalente : depuis la construction des murs jusqu’à leur nettoyage !

Alors que la porte du garage fonctionne encore, tant bien que mal cela dit, ça me laisse peut-être l’espoir de pouvoir faire quelques mètres avec les véhicules ! Je marche entre ces derniers pour m’approcher de la première alors que Vanya poursuit, me conduisant à la regarder alors même que les températures brumeuses de l’extérieur entrent toujours plus à l’assaut de celles plus renfermées. La prochaine fois, je mets directement la combinaison de molécules instables.

« Merci, dis-je, tant pour la porte que pour le garage que pour la suite de la visite et les adresse. Si je peux te piquer les numéros aussi, je suis preneuse. »

Je déposerais bien mon barda le temps d’aller chercher la bécane mais je le trouve bien là où il est, peut-être par appréciation de limiter la poussière que je rameuterai dans le reste du Manoir ; encore que mes baskets ne s’en priveront pas et ne s’y limiteront pas, l’essuyage pointilleux sur le tapis de l’entrée s’apprêtant à être rendu obsolète par une nouvelle sortie. A défaut d’avoir déjà mis les pieds dans le plat, je vais les mettre dans la boue et la poussière. Je dirais bien que la première permettra de me coller la seconde aux basques mais le truc c’est que je vais en perdre des deux à chaque pas. Et je commence donc dès maintenant.

La moto est rentrée en avant, nez vers l’intérieur, histoire d’être dans le sens inverse des deux autres véhicules. Oui, c’est parfaitement volontaire : moins pour montrer qu’elle n’appartient pas à la maison, l’état d’utilisation récente le fait déjà, que parce que j’ai la flemme de la tourner dans l’autre sens. Accordant un regard au phare cassé de l’autre véhicule, je reprends la parole le temps de garer le mien.

« Plus que nettoyer les traces de frein, ça t’intéresse que je jette un œil à celui de ta moto ? »

Changer l’ampoule est cher mais pas chiant à faire. Changer la capote du phare l’est plus, cher comme chiant à faire. Je m’estime capable de finir par réussir l’un comme l’autre, c’est du déjà fait avec mon propre véhicule. Après, c’est pas forcément pour tout de suite ; surtout que c’est peut-être un nouveau moyen de changer les idées de Mme Hargreeves.

« Tiens d’ailleurs, tu peux me parler un peu plus de ta mère ? J’ai pas souvenir d’elle dans le tableau. »

C’est plutôt cool que les Hargreeves aient une figure maternelle, surtout qu’apparemment Reginald était compétiteur au titre de père de l’année. Après, franchement, je m’attendrais presque à ce qu’elle me dise que c’est Pogo ; je sais pas faire la différence entre un chimpanzé mâle et un femelle. C’est peut-être raciste et sexiste mais c’est comme ça. Enfin, je me doute bien que soit ça dépasse soit ça dépasse pas mais je préfère être raciste et sexiste que pédophile en allant voir. Et en parlant de voir, je ne vois pas comment j’en suis arrivée là. Ne restons pas sur place, donc.

« Je peux mettre mon nez sur la porte coulissante aussi, dis-je en désignant le mécanisme hurlant du garage, qui doit probablement avoir besoin d’un graissage. Je te dirais bien de m’appeler McGyver mais le truc avec McLucky c’est que ça me rappelle surtout le McThor. Pas la même quoi. »

Je fais le commentaire mine de rien, suivant juste un embranchement d’idées parmi d’autres ; genre celui qu’il me faudrait quand même des outils pour réparer mais qu’il doit bien y en avoir enterré quelque part dans la poussière du lieu. Au pire, y’a bien ceux du sous-sol, auquel il faudra que je me mêle aussi.

« Tiens, aussi, les autres locaux ça inclut la base ou pas encore ? Aucun souci à voir plus tard, c’est toi la guide. »

Je conclus avec amicalité, afin de ne pas stresser Vanya plus qu’elle ne le fait toute seule.

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