Noël en famille... et entre amis

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Message  Loki Odinson le Mar 18 Déc 2018 - 7:53


J’ignore si c’est une avenue ou une rue que nous remontons, les différences entre les deux termes ne m’étant pas encore familières. Deux fois deux voies pour les indélicats transports et deux autres pour les délicats passant séparent les tout aussi secs bâtiments pour décorés pour des festivités, entourant et contournant ceux-ci dans un cadrillage artificiel peu harmonieux. Deux fois deux voies pour les indélicats transports qui font preuve de leur potentiel bruyant et puant alors qu’ils sont forcés de s’arrêter à notre avance, deux autres pour les délicats passants qui se blottissent aux pieds de leurs tours pour s’écarter sèchement de ma suite et de moi-même ; je ne comprends pas. Indiscutablement, la seule chose qui laisse autant à désirer que la vue est l’odeur mais considérant l’environnement urbain de l’Humanité… cela fait ton sur ton, je trouve. Séparant les doubles-voies tel une falaise de matériaux composites sépare des flots de bitume et de goudron, le building vers lequel on s’avance témoigne du futur de tout cela. Sa base est large, aussi large que le block délimité par les routes, et de celle-ci s’élève une tour aux lettres illuminées familière cette fois ; même si, il faut bien l’admettre, dans un meilleur étant que la dernière fois. L’envie de changer l’écriteau pour "Winterfell" est présente, oui, mais c’est plus important qui m’amène. J’arrive à la demeure du Stark, puisqu’il n’y en a qu’un, et interrompt un instant ma marche comme celle de mes suivants. Ce bâtiment est parmi les plus imposants de ce royaume mais serait-il suffisant ? Je ne sais pas. Ce n’est pas cela que je veux savoir.

« Rejoignez-moi dans une minute. »

Le tour semble une attraction, une attraction à laquelle ma surprise et moi volons la vedette comme prévu. Appareils de vidéocommunication se tournent vers nous tandis que les Humains se reculent pour nous laisser passer, marée s’engouffrant entre les bâtiments et les véhicules en un carnaval duquel tous détournent habituellement les yeux. J’admets, mon retour sera moins grandiose que mon premier passage mais il en sera plus signifiant peut-être. Dépendant des instants qui vont suivre, dépendant des actions qui s’accompliront ; tous retransmis au monde entier en un spectacle dont je suis l’artiste.

Ma botte de cuir franchit le seuil du bâtiment, se posant sur un tapis baigné d’une artificielle douche de chaleur. Celle-ci rend mon pantalon et mon gilet de toile comme mon sous-pull à col roulé inadéquats tandis que l’appel d’air fait se battre le chaud et le froid en soulevant légèrement mon cache-poussière, de cuir également. Mes mains sortent de mes poches pour s’écarter en un geste d’accueil et mes lèvres se parent d’un sourire alors que je laisse la technologie du propriétaire des lieux n’analyser. Si nombre d’Humains ont eu le temps de m’oublier, cela ne sera pas le cas d’ici. L’atrium est capable d’accueillir du public et je me dirige donc vers les bureaux d’accueil, ne doutant pas qu’une éventuelle alarme m’épargnera d’attendre dans une file de mortels dont les motifs de visite sont moins importants que les miens.

« Bonjour, commence-je avec bagou. Est-ce bien ici le Quartier Général des Vengeurs ? Je dois avouer qu’avec la répartition de ceux-ci entre la Forteresse Héliporteur, le Manoir Vengeurs et cette Tour Stark, je suis un peu perdu. »

A mon aise, je marque une pause tant dans mon discourt que mon avance, laissant le soin à la sécurité d’intervenir comme à l’insécurité de s’installer. En lieu et place de la panique se trouvent désormais ces ordinateurs de poche immortalisant l’instant comme je m’y attendais. L’Humanité s’est habituée au divertissement au point que les pires situations en deviennent pour certaines de ces sociétés, anesthésiant les instincts de survie de leurs membres dans la certitude qu’ils seront sauvés et protégés. Et, pendant ce temps-là, des milliers meurent dans l’indifférence et l’anonymat. Une grande inspiration puis un soupir sarcastique plus tard, je reprends la parole.

« Je voudrais le savoir car mon frère est un Vengeur et je viens lui apporter un cadeau. C’est la tradition de fin d’année, n’est-ce pas ? »

Personne pour me répondre ? J’interroge le public du regard et cela ne m’avance guère plus. La distance de sécurité, sans doute, ou le sentiment d’insécurité, je doute. Peut-être, plus simplement, que je suis trop énigmatique dans mes propos, ou dans ma tenue ; d’une pensée, celle-ci change. La lumière grignote le cache-poussière pour que son cuir cède place au tissu brodé de métal, tout comme celui des bottes qui changent de forme également. La lumière s’empare du pantalon, du gilet et du sous-pull pour laisser place à cette combinaison lamellée de cuir, de cuivre et de tissu vert. Mes bras se tendent et s’élèvent jusqu’à mes épaules, formant une croix avec le reste de mon corps, tandis que ma tête se penche en arrière. Je m’offre à tout ceux qui me regardent afin qu’ils me reconnaissent. Personne pour me répondre ? Je parlerai donc seul.

« Qu’on dise à Thor Odinson que Loki Odinson est ici. Qu’on dise à Thor Odinson que mes complices et moi-même venons placer notre destin entre ses mains. »

De nouveau, les portes s’ouvrent. Piétinent alors sur le tapis et sous le chauffage un troupeau compact de chaussures sales et détériorées, surplombées de couches de vêtements d’un similaire état. L’odeur emplit l’atrium alors que ceux qui l’apporte s’y entassent, dévoilant toujours plus la misère humaine et mutante alors que les sans-abris de New York City s’en viennent côtoyer ses plus grands héros. Evidemment, le tout sous les caméras de témoins bien utiles. Le Sceptre de l’Esprit m’a permis de localiser les soixante mille SDF de cette métropole et de les rassembler en une manifestation pacifique, rassemblée directement au symbole de réussite et de puissance d’un seul homme. Un seul homme dont l’organisation est sensée aider les gens mais semble surtout les arrêter.

Je juge le degré de civilisation d’une espèce sur trois points : sa technologie, sa manière de traiter les autres espèces et sa manière de traiter ses exclus sociaux. La technologie Humaine est primitive, sa manière de traiter les autres espèces est barbare et sa manière de traiter ses exclus sociaux… un exilé par la société, comme un criminel, est mieux loti qu’un marginal honnête, comme un sans-abri.

Les super-héros aident les gens alors je leur ai rassemblé les plus nécessiteux que j’ai pu trouver et les amène donc à ceux que je connais dans leur QG. Ce bâtiment est parmi les plus imposants de ce royaume mais serait-il suffisant ? Je ne sais pas. Ce n’est pas cela que je veux savoir. Ce que je veux savoir, c’est si je suis le plus grand illusionniste des Neuf Royaumes ou non.

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