Une vie de Violence? [PV - Alexstrasza]

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Une vie de Violence? [PV - Alexstrasza]

Message  Stella Hudson le Sam 24 Fév 2018 - 9:22



« Violence généralisée dans l'itinérance? »
AVEC ALEX!
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À New York, les communautés sont plurielles. Il n’existe pas une seule communauté d’itinérants, chaque communauté a sa particularité différente. Les divisions géographiques entre le Bronx, le Hell’s Kitschen, le Petit Odessa et les autres petits quartiers font que chacun porte un trait symbolique, mélangeant l’Histoire de chaque rue avec les cultures venant de chaque coin du globe. D’un coté, cette ville possède une richesse incroyable, mais aussi une complexité dans tous les enjeux qu’on retrouve à chaque quartier où les cultures créent des différences globales dans leurs comportements. C’est curieux de vivre dans cette culture, parce qu’on ne sait pas toujours comment s’y prendre. Et parfois certaines communautés prennent très mal le comportement de certains groupes qui forcent bien plus pour se faire passer pour des belles personnes à place de les aider sérieusement.

En Californie, j’ai aussi connu ce problème en commençant ma carrière solo en tant que la justicière rousse la plus forte de tous les temps (Un peu derrière Méra, Hawkgirl, Alex et ainsi que de nombreuses autres héroïnes). À Los Angeles, les Morlocks commençaient à devenir de plus en plus visibles. Au fil du temps, les Morlocks ont commencé à développer une culture propre à eux-mêmes. À Gotham, ils organisaient des tournois de grosse brute presque à mort, alors qu’à Dallas, parfois, on dirait qu’ils faisaient plutôt de la WWE. New York City est encore fois plus grosse que toutes les grosses villes américaines, alors parfois les Morlocks ont toutes une grande culture dans cette grande diversité.

Certains Morlocks sont là depuis des années, alors que d’autres arrivent continuellement des pays en crise économique ou encore en guerre. Chacun a leurs problèmes, d’autres sont parfois assez collectifs, alors que certains sont très individuels. La violence est souvent au rendez-vous avec la pauvreté extrême, des gangs de rues ou encore des problèmes domestiques peuvent interagir dans leurs quotidiens. En venant sur le terrain, je ne suis pas sûre de comprendre l’ensemble des problèmes et c’est très courageux sur les services sociaux ou des chercheurs sur les complexités des enjeux de la pauvreté.

Je regrette parfois d’avoir manquer de temps de lire ces dossiers, surtout qu’avec Alex, la nouvelle rouquine-dragon du groupe, on se retrouve avec de nombreux dossiers mystérieux.  Avant nos arrivés respectifs, les membres de la Young Force aidaient aussi les Morlocks dans leurs difficultés. Avec mon costume, cachant tout mon corps, même mes cheveux, il a presque juste mes yeux qui ne sont pas couverts. Bizarrement durant notre soirée d’aide pour les démunis, on se retrouve devant plusieurs mutants qui semblent avoir des marques de violences. Ce n’est pas rare de trouver autant de cas similaires de violence, cela se distingue assez facilement pendant cette fameuse journée.

Trois mutants, c’est particulier, mais quand on tombe sur un SDF humain portant aussi des signes de violence, quelques questions peuvent se poser. On dirait presque cette violence assez généralisée aujourd’hui, en faisant une mention assez imprudente sur ces blessures artificielles, je sous-estime la place des problèmes psychologiques dans l’itinérance. « Je ne suis pas ici pour me faire juger! Vous voulez aussi me faire du mal? » Essayant de me reprendre légèrement, en m’excusant et en reculant devant les réticences du SDF, je me sens assez gênée d’avoir une sortie une petite remarque sur cette violence.

« Si vous en voulez en savoir plus, je peux bien vous en parler, mais certainement pas à la grande gueule ici, présente. Vous n’êtes pas capables de tenir votre langue et je parie que vous avez aussi voté William Stryker, alors je vais juste parler à votre amie. Au moins, elle sait se tenir. Et elle doit me promettre de ne pas parler à vous ou à d’autres imbéciles comme vous! » Les insultes ne me font pas grand-chose, j’en ai reçu des commentaires vulgaires, déplacés ou insultants de ce milieu, qui était surtout baigner dans la méfiance et dans la solitude. Au moins, on a une certaine ouverture pour ce scénario. Peut-être que les Morlocks ont commencé à faire des tournois de combats, ou peut-être que c’est une affaire un peu plus macabre. Je recule de quelques mètres au commentaire du monsieur, ne voulant pas discuter avec moi, mais avec Alex.  
FICHE ©️ SINENOMINEVULGUS

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Stella Hudson

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Re: Une vie de Violence? [PV - Alexstrasza]

Message  Alexstrasza le Ven 13 Avr 2018 - 7:53


Qu’est-ce que la violence ? Personnellement, je ne pense pas savoir. Cela peut être tant de choses… un jeu, une mission, un moyen de défense ou de domination, une agression ou une ignorance. Comme beaucoup d’autres choses, la violence est un nom que l’on applique à ce que l’on souhaite désigner comme tel. Je n’aime pas les noms, ils sont peut-être pratiques pour désigner les choses mais ils finissent toujours par être confus lorsqu’ils sont trop employés. En quoi les combats des exclus sont-ils plus violent que l’exclusion que leur témoigne les gens communs ? N’y a-t-il pas autant de violence dans un coup de poing que dans le détournement d’un regard sur une personne dans le besoin ? Je n’apprécie guère intellectualiser les choses car cela fait appel à toujours plus de noms pour essayer de définir d’autres noms, un cycle infini selon moi. Je prends donc les choses comme elles me viennent, essayant de comprendre mais ne me formalisant pas lorsque ce n’est pas le cas. Lorsque c’est nécessaire, j’interviens. Lorsque ce n’est pas le cas, je reste en retrait. Evidemment, c’est mon point de vue qui détermine si mon intervention est nécessaire ou non et je peux donc avoir tord ou raison. J’ai donc toujours laissés les Morlocks et d’autres communautés d’exclus se battre, tant que tous les participants étaient volontaires du moins, tout comme je leur apporte denrées et attentions, des choses dont ils manquent plus selon moi. Je ne connais pas toutes les communautés de New York, l’association à laquelle j’appartiens étant basée dans le sud de Manhattan malgré des maraudes bien plus étendues.

La Young Force agissait indépendamment des associations d’aides aux exclus jusqu’à ce que je serve de contact et je crois sincèrement que le travail main dans la main peut être bénéfique à tous. Les bénévoles sont honorés de pouvoir croiser des super-héros comme Clover Girl et leur nombre croitra surement à l’avenir. Que Stella soit venue en costume est ainsi positif, surtout considérant que je ne l’ai pas fait. Mon poncho en mailles blanc rayé de noir couvre sous-pull et jeans tout aussi sombres, m’évitant d’avoir à dépenser trop de chaleur en ses températures de soirée hivernale. Un chapeau, noir et rond, est posé sur ma tête et ramène mes lisses cheveux roux autour de mon visage, lequel imite parfaitement l’humain. Les habitations d’East Village et d’Alphabet City ne me sont pas étrangères, d’autant que le quartier a une assez longue histoire avec la communauté mutante, et les sans domiciles fixes de la zone savent quand nous passons et où nous nous arrêtons.

En une vingtaine de minutes à distribuer des repas chauds, on a pu constater trois mutants et un humain manifestant des blessures superficielles. Rien ne quoi m’alarmer, à l’inverse de la réaction du dernier lorsque ma coéquipière cherche tout de même à en parler. J’ignore comment le vivent les autres mais l’aide à des communautés différentes de celle dont on est originaire est quelque chose que je trouve délicat. Il faut comprendre des codes qui sont différents et semblent parfois illogiques, rendant difficile de savoir ce qui est faisable ou non et impliquant souvent de donner sa confiance à des inconnus sans leur réclamer la leur ; une chose risquée. Je ne me suis jamais sentie menacée par aucune des personnes que j’aide, quand bien même certaines ont déjà essayé de m’arnaquer ou de me suivre jusqu’à chez moi. Le respect mutuel est important mais c’est la bienveillance réciproque qui me semble essentielle : lorsqu’on aide quelqu’un, on doit être volontaire pour le faire et, lorsque ce quelqu’un accepte ou réclame notre aide, il doit également faire la part des choses. D’un côté comme de l’autre, tous ne le font pas. C’est exactement ce qui arrive et c’est pour cela que je m’excuse avec le sourire pour m’en aller vers l’élément perturbateur.

Je n’ai pas besoin de le voir pour percevoir le retrait de Stella afin de calmer les choses comme je n’ai pas besoin de l’entendre pour percevoir l’agressivité du SDF, mes sens accordant cependant de l’attention aux gestes et aux mots alors que j’avance avec flegme. Je comprends la méfiance mais pas l’accusation qui la suit. De ce que j’ai observé, l’autre rousse est d’une nature neutre envers les autres, timidité et réserve limitant gentillesse et blagues sans empêcher de faire preuve de tolérance, d’ouverture et d’empathie. Cette histoire de vote pour Stryker me laisse donc la tête penchée sur le côté, afin de changer angles de vue et d’audition, et je ne la redresse que lorsqu’il me faut faire face à l’interlocuteur récalcitrant.

« Pourquoi sommes-nous ici ? »

La question est simple et demandée simplement alors que je me place dans l’intervalle laissé par Stella afin de faire barrière entre son agresseur et elle. Même déguisée en humaine, je continue de dégager l’impression de quelque chose d’immense, de quelque chose de bien plus grand et massif que mon mètre soixante-quatorze et sa soixantaine de kilogrammes. Certains sont plus sensibles que d’autres à cela mais on m’a déjà témoigné que se tenir à mon côté c’est un peu comme être en présence d’un zeppelin invisible, ce à quoi ma patience peu prompte à la réaction peut contribuer encore plus. Mais le long du corps, je reste simplement à faire face durant le temps de réflexion de mon vis-à-vis, douce et calme, le laissant regarder autour de nous.

« Nous sommes ici pour vous aider, reprends-je avec la même placidité, Clover Girl comme moi. Vous préférez me parler, nous allons le faire, mais comportez vous avec mon équipière comme vous vous comportez avec moi. »

Je ne l’ordonne pas mais je ne demande pas s’il lui plait non plus. Nous sommes ici pour aider, non pour nous faire insulter. Peut-être que l’aide requise est un défouloir mais je préfère que cela soit moi qui prenne plutôt que Stella. Elle pourrait l’encaisser, elle le fait déjà d’ailleurs, mais n’a pas à le faire. Peut-être est-ce le fait qu’elle soit nouvelle, peut-être est-ce le fait qu’elle soit masquée, peut-être même est-ce le fait qu’elle soit elle-même qui déplait au sans domicile fixe mais c’est lui qui pose problème, non elle. Il veut me parler, soit, je règlerais donc le problème. Même sous cette forme, je reste un animal et je sais que certaines personnes ont plus de facilité à parler avec les animaux qu’avec les humains. Je m’en reviendrais à Stella lorsque cela sera terminé.

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