Construire l'avenir

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Construire l'avenir

Message  Ivy P. Isley le Mer 24 Jan 2018 - 5:48


L’échange de faveur fait parti de la culture gothamite au même titre que la criminalité, avec laquelle il est souvent lié ; comme la quasi-totalité des choses de ma ville natale. Elle m’a manquée, étant de ces lieux qui restent notre demeure quoi qu’on y subisse et où qu’on aille, mais mon retour n’y est que temporaire : juste le temps d’obtenir une faveur de la part d’un partenaire dont je terrais le nom. On saura se rassurer cependant car je n’extorque pas ce que je veux à l’aide de mes phéromones, non, je conclue un arrangement mutuellement profitable. La criminalité locale a toujours été plus prompte à prendre le risque de travailler à mon côté quand bien même j’ai pu prendre parti de la Batfamily également, fonction de se qui servait le mieux mes objectifs, au début des années 2000. J’ignore qui souhaite le plus me voir enfermée à Arkham mais je reste capable de trouver des terrains d’entente. J’ai bien conscience qu’on me reprochera cette action criminelle dès que je l’aurais commise sans me reconnaitre la progression qui consiste à ne pas "contrôler mentalement" autrui mais le cas inverse aurait conduit à ce que l’on me reproche de contrôler mentalement sans me reconnaitre d’avoir évitée l’action criminelle. Il n’y a pas de bonne solution alors je prends celle qui me permet de construire sur le plus long terme, sachant que mes interactions avec les mafias de part le monde risquent de sembler erratiques durant les prochains mois. C’est ce que je suis venue chercher dans ce lieu à nul autre pareil : des informations sur les mafias. La pègre sud-américaine est une adversaire à présent, histoire d’aider les Luchadores à la contrer, tandis que celle asiatique est une alliée qui s’ignore, histoire d’agir en Indonésie malgré les Last Sons. Mes projets avancent sur deux des trois Forêts Primaires mais je n’en oublie pas la dernière pour autant. Je me demande où en est le Wakanda avec la mise en place des travaux d’amélioration que l’on a effectuée ensemble et je pense avoir un moyen de la faciliter. Reste à savoir s’il est intelligent ou stupide, même si trop d’intelligence ressemble parfois à de la stupidité et inversement. "Trop d’intelligence ressemble parfois à de la stupidité", cela ferait surement un bon titre pour ma biographie mais je le réserverai à mon épitaphe. Premier arrivé, premier servi après tout.

Accoudée au bar avec l’index sur ma tempe et le pouce sous mon menton, je regarde l’armoire à glace cesser de regarder mon décolleté pour s’effondrer lourdement. Une partie des shooter alignés devant le colosse en costume sont propulsés à l’encontre du barman alors que ledit colosse finit par rencontrer un sol moins collant d’alcool qu’il ne l’est lui-même. De ma seconde main, j’attrape l’unique survivant du massacre pour le boire cul-sec, augmentant le ballonnement d’avoir ingurgité une trop grande quantité de liquide à défaut de pouvoir augmenter mon alcoolémie. Une fois le petit verre rendu à l’employé, je descends à mon tour de mon tabouret. Mes chaussures à talons claquent contre le sol puis le pantalon de toile verte qui les recouvre se plisse alors que je m’accroupie. Le collier de bronze au pendentif vert stylisée en une fleur penche en avant, quittant l’ouverture en V laissée par ma veste à simple boutonnage de velour noir qui ne couvre donc qu’une partie de mon soutien-gorge et certainement pas mon nombril, alors que je me baisse et tends un bras couvert jusqu’à la moitié de l’avant-bras. De la main, je fouille l’intérieur de la veste et en ressort rapidement portefeuille et téléphone portable. Monsieur n’est pas en l’état de s’offusquer et la récompense de notre petit jeu était choisie par le gagnant, nous en avons convenu.

Les bouteilles évidées par le concours payées, je laisse tomber sa première propriété sur le comateux avec un désintérêt complet. Je me doute que la vue lui était agréable mais ce n’était pas réciproque et il ne m’a intéressée que parce qu’il n’était pas en fonction au sein du club ; les hommes de main comme les policiers ont l’avantage d’avoir toujours de l’argent en liquide sur eux, après tout ils touchent tous des extras, mais je vais éviter de distraire les employés de mon hôte durant leur travail. Arnaquer ceux qui sont ici pour le loisir est un moyen de rappeler qui je suis, pour ceux qui en ont conscience néanmoins. Pour les autres, l’inconscient notamment, il aurait mieux valu se méfier d’une jeune femme prête à se lancer dans un concours d’alcool avec quelqu’un de deux fois son poids alors qu’il est évident qu’elle est le prix. Tant pis pour mon adversaire du soir, au moins ne peut-on pas me reproché de lui avoir fait du mal. J’en ai fini avec lui et me réinstalle donc avec son Smartphone en main, ayant déjà eue l’occasion d’observer son code précédemment.

C’est incroyable ce que ces machines sont capables de faire aujourd’hui. Je me souviens des boitiers qu’ils étaient à leur début, avec pour utilités la téléphonie et possiblement la projection en lieu et place d’un pavé. Maintenant se sont de vrais ordinateurs de poche, fins et fonctionnels. Fragiles aussi, une simple chute signifiant la fin de l’appareil là où, comme dit précédemment, leurs ancêtres étaient résistants. Je me demande si téléphoner n’est pas devenu une option comme une autre finalement, surtout que j’observe beaucoup plus de gens les utiliser comme tchat que comme réel téléphone. Je repense un instant à la carte téléphonique sur laquelle je passais des aimants afin d’essayer de gagner quelques crédits, consciente qu’elle fait partie des espèces disparues à présent, puis m’en vais sur l’internet. Celui-là aussi a été une véritable révolution, je le comprends parfaitement même si je ne l’ai pas connue : Arkham Asylum est à la pointe de la technologie d’enfermement, pas de communication. D’un autre côté, sans doute n’a-t-il aucun intérêt à l’être puisque les drogues et les électrochocs fonctionnent parfaitement à garder tout le monde calme. Encore que "calme" n’est peut-être pas le terme adéquat considérant le nombre d’aller-retour fait par certains. Qu’importe, c’est l’internet et ce qu’on y trouve qui doit accaparer mon attention. Je n’ai peut-être pas le niveau pour faire ce qu’a fait Ross Ulbricht mais trouver des informations est d’une simplicité enfantine. Même celle qui m’intéresse ce matin, à savoir le numéro de téléphone d’un lieu officiel. A pouvoir de nouveau être libre de mes mouvements et de mes recherches, j’ai eu un bon aperçu des choses qui ont changé durant mon année d’enfermement et les mois qui ont suivi la construction de l’Oasis ; certaines m’ont intéressée.

Je n’ai pas besoin de trouver un lieu isolé pour être tranquille, le club est sur ses dernières heures et fermera bientôt ses portes aux clients pour passer une journée de repos bien méritée jusqu’au soir suivant. J’aimerai en prendre une également mais la vie de fugitive n’y est pas propice, surtout lorsque l’on se doit de trouver un standing afin de continuer à côtoyer différentes élites sociales. Heureusement qu’obtenir des choses ne m’a jamais posé trop de difficultés, lorsque je ne le demande pas cordialement. Mais on en revient à un choix qui entrainera des reproches quoi qu’il arrive et j’en soupir d’avance. Je me demande si ceux que je m’apprête à contacter m’en feront également, consciente que je verrais bien. Je viens pleine de bonne volonté avec un projet qui pourrait les avantager comme il peut avantager Gotham, j’espère juste qu’ils seront plus réceptif que les faux-criminels qui dirigent cette ville. Le numéro trouvé, je passe l’appel sans savoir si l’horaire, voir un éventuel décalage horaire je n’y ai pas pensé avant, mettra fin à mon ambition et m’obligera à conserver mon emprunt au-delà de la durée escomptée. La tonalité commence.

Une fois.

Deux fois.

L’ambassade du Genosha me met en attente. Découvrir que l'hyper-technologisme de cette île c'était fait au détriment de la nature ne m'a nullement surpris mais, désormais que la Super-Sécurité y a renversée la politique et qu’un nouvel avenir se dessine pour les êtres qui y étaient autrefois esclaves, peut-être le temps est-il venu pour les végétaux d’y trouver un écosystème bénéfique à tous. J’ai laissé tomber l’idée d’améliorer la situation humaine en Indonésie, la Super-Sécurité luttera pour éviter cela, mais je n’en continue pas moins de privilégier des interactions bénéfiques au plus grand nombre quand c'est possible. Reste à déterminer ce qu'il en sera avec le nouvel Etat mutant.

Bonjour. Je me nomme Poison Ivy et cela sera surement suffisant à ce que vous communiquiez cet appel à la X-Force. Je souhaiterais trouver un interlocuteur pour discuter de la flore de votre pays, ayant un projet d’agriculture urbaine qui pourrait vous intéresser.

Trop d’intelligence ressemble parfois à de la stupidité, j'ignore si m’annoncer comme une écoterroriste notoire est intelligent ou stupide mais cela attirera l'attention ; ce qui est mon but.

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