La Banque ou le Symbole? [PV : Julia Hobbes]

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Message  Michelle J. Drew le Sam 2 Déc 2017 - 2:10


La Banque ou le Symbole?

« Les Héllions ont évolué, certains points ont retrouvé des définitions bien plus complètes et le groupe se construit avec une partie des nouvelles élites. Au lieu d’ignorer les médias officiels et populaires, ils s’en servent. D’une certaine logique, elle est rationnelle à ce que les mutants ou ce que même le Héros doivent affronter : Le populisme basé uniquement sur les fantasmes du conservatisme et du capitalisme de la société actuelle. Carol Danvers, William Stryker et tous les fous du quartier se sont produits par les médias à tenter de jouer contre une conformité invisible afin de trouver leurs places. Je ne considère plus aujourd’hui le mouvement créé comme Carol comme d’héroïque, ils se reproduisent surtout dans un mouvement médiatique et politique au lieu d’influencer le système en question. En jouant dans les faits alternatifs, ils s’intéressent aux débats de la politique et non de ce qu’il se passe actuellement dans les différentes réflexions autour des Héros. Oui, ils peuvent avoir une influence indirecte sur le système héroïque, l’univers de Rachel Summers l’a démontré, mais ils ne restent pas comme influençant devant les titres officiels. Donc, oui, les Héllions se produisent dans les médias, mais à mon avis, c’est surtout pour combattre les mouvements de rapaces qu’on retrouve actuellement en tentative de changement.

À mon avis, c’est inutile de se lancer dans ce domaine. Déjà que la Nouvelle Genosha va se produire dans un milieu politique assez important sur la scène africaine, je pense que les différents leaders de ce nouveau pays mutant vont s’offrir le luxe d’intervenir dans les groupes sécuritaires comme les Last Sons ou les Vengeurs dans le but d’avoir une vision plus positive des mutants. En évitant de peu la menace Stryker, on arrive à un nouveau schéma où les situations sont complètement renversées. Les Héllions en profitent ; certains de nos membres adorent les caméras, ils adorent se pavaner avec un discours pré-fait pour construire une nouvelle image à cette ville, reconnue surtout pour être la ville d’origine de Carol Danvers.

Ce débat sert, parce que ce soir, depuis plusieurs heures, neuf voleurs se sont barricadés dans la Banque Fédérale de Boston. Vingt-deux otages, deux morts durant le processus de la violence, les policiers pouvaient être facilement au taquet. Ils n’aiment pas l’aspect d’avoir deux morts, surtout avec un coté patriotique servant souvent dans les milieux politiques à Boston. Les médias se sont empressés pour raconter l’histoire des deux victimes, pour ouvrir plus facilement les lignes ouvertes afin que les sentiments servent à radicaliser la population contre les neuf voleurs. En évitant de rentrer à l’Académie pour encore taper quelques trafics en déclin autour du Cartel Mexicain et du MS13, je tombe sur place pour avoir ensuite l’idée d’intervenir. Naturellement, c’est facile de trouver les plans du site, mais où sont placés les voleurs, cela demande une autre vérification.

Je sais cependant comment rentrer sans que les Snipers de la SWAT me retrouvent. Le problème est peut-être de sortir, surtout avec les parasites médiatiques se positionnant autour de la place. Ils aiment avoir la primeur, mais au moins, ils ont retrouvé la position de trois voleurs proche des fenêtres. Il existe bien un moyen de finir rapidement cette prise d’otage sans de morts des deux cotés, mais la férocité du pouvoir de la justice populaire est trop forte lorsque les médias s’entremêlent. L’analyse du terrain doit se faire vite, en redonnant des nouvelles à la base des Héllions sur mes opérations, je leur dis simplement que je m’occupe de la fameuse prise d’otages.

Et pourquoi je prétends que le débat sert aujourd’hui pour les Héllions? Peut-être que c’était pour la réponse de mon groupe autour de cette opération : Julia Hobbes est arrivée sur place après quelques minutes à ma position dans l’immeuble qui servait d’abord comme parking payant. Habillée avec mon costume à la Psylocke-like, je supporte mal d’être obliger d’ajouter quelques éléments imprévisibles durant cette préparation, parce que déjà je dois intervenir avant que les bourrins du SWAT décident d’intervenir, alors inclure Julia... « Je n’avais pas besoin de soutiens, Julia. » Je peux comprendre le délire de vouloir une intervention des Héllions au niveau de l’officiel, mais je me sens dérangée par cette intrusion durant ma petite préparation.

On m’a conseillé de ne tuer personne, que cela soit les assassins ou des voleurs, je me prépare donc en conséquence, ne surfant plus sur les différents éléments superficiels comme les médias ou la suite de mes actions. Désagréable dans ma voix peut-être, je cherche surtout à me simplifier la tâche devant les multiples adversaires que je dois affronter. Les X-Gardiens auraient déjà régler un problème de neuf voleurs avec bien plus de facilités que la mienne, mais eux, ils ont déjà la cohésion acquise. Ce n’est pas aussi parlant avec Julia, non que je refuse de m’entendre avec elle, mais on reste à deux niveaux de compréhensions différentes de ce monde. »

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Message  Léviathan le Jeu 21 Déc 2017 - 7:32




Banque ou Symbole ?
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Très chère Michelle,

J’avais hâte de trouver une activité à entreprendre à ton côté ainsi tu me sauras donc désolée que t’être désagréable. Je ne m’en formaliserai pas cependant, par commencement d’habitude. Vêtue d’une combinaison de molécules instables couverte par un manteau d’intervention, des bottes de combat et des mitaines coquées, tous de couleur noire, je termine de m’attacher les cheveux en une queue de cheval basse alors que le pentagramme lumineux à mes pieds se dissipe. J’effacerais celui tracé avec mon sang dans la chambre que l’Institution m’a confiée dès mon retour mais l’appel était urgent et j’ai agit comme tel. Sans doute les X-Men déprécieront mon emploi de magie sans les avoir consultés mais je n’avais guère d’autres alternatives pour parcourir aisément les kilomètres qui séparent leur Manoir de ce lieu. Au moins n’auront-ils pas à subir ma présence démoniaque, se manifestant cette fois par une légère odeur de papier brûlé et de métal chaud, aussi longtemps que toi. Elle ressort toujours lorsque je fais appel aux énergies de ma dimension, quand bien même elle ne déforme pas ma forme physique, et ses effets sont aussi variés et aléatoires qu’ils sont anecdotiques. J’ignore si tu auras l’attention de les percevoir, d’autant plus que je tache de m’en séparer à nouveau. Seules restent les voix qui murmurent à mes oreilles, continuant de me renseigner sur la situation.

- Je me doute, commence-je simplement, sincèrement, désolée de t’importuner. Je ne veux pas me mettre en travers de ton chemin mais je peux sans doute agir pour que d’autres n’en fasse pas de même.

Je n’ai pas besoin de beaucoup réfléchir pour percevoir l’absurdité de cette situation. Une absurdité telle que je comprends parfaitement que les gens y attachent une aussi grande importance ; j’étais encore récemment dans équivalente situation, émotionnellement parlant. Mais je pense que tout le monde m’accordera qu’il n’y a pas opération criminelle plus absurde qu’une prise d’otages. Les preneurs ne peuvent pas toucher aux otages sans aggraver leur situation et les forces de l’ordre ne peuvent pas intervenir tant qu’ils ne sont pas sûrs que les boucliers humains ne deviennent pas des dommages collatéraux. Les participants pensent cela comme leur garantissant une possibilité de négociation et donc de sortie "pacifique" alors qu’ils s’acculent seuls et espèrent que l’autre parti sera moins désespéré qu’eux. Est-ce gagner du temps ou en perdre ? L’utilisation de la viande humaine comme monnaie d’échange afin de bénéficier de concessions inférieures à la seule qui importe réellement n’apporte rien au final : les "preuves de bonne volonté" des criminels sont forcées par la police et les crimes ne seront pas pardonnés en échange de cela. Tout ici est d’une absurdité franchement divertissante, d’autant plus qu’il y a déjà des morts.

- Avec deux décès, il ne s’agit plus d’éviter la casse, il s’agit de la limiter ; ce n’est qu’une question de minutes avant que le SWAT ne lance l’assaut. Les preneurs d’otages le savent bien et les otages le savent aussi. Tu as besoin de temps et je ferais de mon mieux pour t’en donner.

On me critiquera sans doute de ne pas me rendre sur le terrain, de ne pas t’aider directement, mais j’espère que tu sauras me pardonner Michelle. J’ai confiance en ta capacité de neutraliser, avec ou sans morts, nos adversaires et ma partie est donc que tu puisses le faire au mieux. C’est une mise en pratique de cette complémentarité que je perçois au sein de notre groupe mais je ne la défendrais plus, j’ai appris de ma confrontation avec Wonder Woman et je veux à tout prix éviter de te confronter toi également. Nous sommes dans le même camp, malgré nos différences.

- Si tu as besoin d’informations supplémentaires, je peux te faire profiter de murmures ; des démons observateurs qui te commenteront ce qu’ils perçoivent. Ils n’entendront pas tes pensées, seulement tes paroles, et ne devraient pas essayer de t’arnaquer car ils savent ce qui leur arrivera s’ils transgressent notre accord.

Ils ont beau n’être que d’énergie, rien ne se perd ni ne se crée pour eux aussi. Et un démon inférieur de ma dimension n’a peut-être pas l’énergie d’une âme humaine mais il est tout aussi comestible ; nous avons un accord et, à l’inverse de celui avec un humain, c’est ne pas le respecter qui conduira à la fin du minion. C’est par le service à un démon supérieur qu’un autre démon obtient protection et il n’y a personne pour pratiquer l’altruisme ou militer pour des "droits démoniaques" alors revenons-en à ce qui importe : ton intervention et comment tu sauveras les victimes. Le temps nous est compté, cela n’a pas changé.

J’espère que tu ne prends pas mal ma volonté de t’aider et, dans le cas où tu acceptes cette aide, il me suffira de mettre les mains sur tes oreilles et de prononcer une formule que tu n’entendras pas pour que tu commences à entendre un nombre indistinct de voix chuchotant entre elles dont certaines s’élèveront au-dessus des autres pour te chuchoter à toi. Un conseil évident, demandes-leur ce que tu veux savoir sinon elles se limiteront à ce qui te menacera prochainement ; ou à des commentaires de tes actions sans le moindre intérêt à l’exception de l’éventuelle répartie des plus intelligents du groupe. Si tu refuses cependant, j’en passerais directement à ma conclusion :

- Si jamais tu as besoin de moi pour quoi que ce soit, dis-le et ils me le répèteront.

J’attends ta confirmation, Michelle, avant de quitter ta position aussi rapidement que je le puis. Quelques jeux de lévitation et de renforcements me permettront de négocier les obstacles de manière à m’éloigner sans trahir ta position et une bonne course me sera nécessaire à croiser des membres du SWAT. N’importe lequel me convient, c’est uniquement le talkie-walkie qui m’est nécessaire à contacter le chef des opérations. Evidemment, cela implique présentation et négociation préalable mais, dans le pire des cas, un peu de télékinésie pourra me permettre de récupérer l’objet sans avoir à violenter son possesseur. Seule l’odeur de papier brûlé et de métal chaud témoignera de la différence entre ma sorcellerie et des pouvoirs surhumains classiques mais, heureusement, rares sont les gens à avoir l’attention et les connaissances nécessaires à noter ce fait. Officiellement, je reste donc Julia Thomasine Hobbes, mutante et sorcière au service des Hellions ; exactement tel que le dossier de présentation que j’ai fait parvenir aux forces de l’ordre de Boston m’a présentée. Reste à ce que cela suffise pour discuter en tant qu’alliés.

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Message  Michelle J. Drew le Sam 30 Déc 2017 - 2:26


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« Oui, je peux être désagréable et oui, je ne suis pas très serviable en tout temps. Je peux être polie, remplie de retenue et même ouverte, tout ce que je suis, peut être une possibilité intéressante à la construction de ce que les Héllions. Je peux comprendre pourquoi le groupe d’Emma Frost est autant critiqué, par des raisons personnelles, hypocrites et même rationnelles. Si le groupe voulait créer des réactions : Ils ont bien réussi, cependant j’ai des doutes que cela puisse fonctionner comme ils le désirent. Un proverbe dit : Parlez en bien, parlez en mal, mais parlez-en. Cela peut être extrêmement mignon et intelligent comme remarques, parce que ce proverbe peut aller toucher des individus, ayant beaucoup de difficultés à s’intégrer dût aux différences majeures de la société. Même parfois, je me demande si la marginalisation des transgenres ne soit pas aussi effrayante que celle des mutants. Oui, il est important de rappeler l’exemple de William Stryker, surtout avec l’univers de Rachel Summers, mais je reste hésitante à une telle insistance. Les X-Men ont compris une leçon importante : Trop parler d’un sujet tue le sujet. Ils ne m’ont jamais parlé une fois de leur idéologie autour des mutants, cependant j’ai compris comment leur groupe fonctionnait avec une unité et un esprit très difficile à retrouver dans d’autres groupes. Cette aisance, que les X-Men avaient, on ne l’a pas dans les Héllions. Peut-être à cause de moi, ou peut-être à cause du délire de certains, il est difficile de le dire actuellement.

Certains Héllions ont tellement de la difficulté à se trouver une personnalité collective qu’ils accusent directement les X-Men de tous les problèmes. Entre les mutants, la magie et les assassins, ils aiment prendre leur doigt accusateur et l’élever vers des ennemis invisibles. Ra’s Al Ghul, nous disait souvent que ce comportement, était relié au capitalisme, voulant que l’individualité se retrouve piégé dans des perceptions fausses pour éviter de regarder la réalité. Bien que je répugne aujourd’hui mon traitement antérieur dans la Ligue des Assassins, je ne peux pas dire qu’il est dans une mauvaise interprétation pour cette idée.

Se doutant que sa présence n’étant pas désirée, elle se montre abstraite de ses manières. Rajoutant une vision victimaire de la situation, elle décide de se positionner à une place. Pensant que la SWAT peut intervenir plus rapidement pour provoquer un plus grand drame, elle cherche ce qu’elle veut faire pour cette opération : « Les États-Unis n’aiment pas la mort dans des tueries et surtout dans les manques de capacités techniques aux policiers. La pression médiatique les oblige de penser avec le recul, parce que rentrer dans le bâtiment sera plus problématique en cas d’échecs policiers. Même avec cette observation, des membres de la SWAT peuvent être des incompétents complets pour des opérations aussi manipulables par les médias. Alors, ne fait pas ton mieux pour m’en donner, tu le fais. Que cela soit avec des discours ou avec la force, personne ne rentre tant que je ne sors pas. » Elle voulait m’aider, donc je lui donne mes explications les plus précises concises pour une telle opération. La pression populaire ou médiatique ne m’affecte pas, je le fais parce que c’est quelque chose que les X-Men ou n’importe quel autre groupe le feront.

Elle veut me faire profiter de l’une de ses pouvoirs pour avoir plus de facilités durant cette opération. Les « murmures », c’est le nom qu’elle donne à ses pouvoirs. « Non, je vais plutôt faire ce travail sur le terrain, je n’ai pas besoin de tricheries pour vaincre des voleurs amateurs… » Déjà je trouve cela plutôt injuste pour eux de tenter d’affronter deux Héllions. Mon but est de les arrêter tout simplement et non de jouer avec eux. De plus, je ne suis pas tentée à attirer l’attention du BPRD en usant d’une énergie extra-dimensionnelle. Longtemps, les pouvoirs ont été perçus comme de la faiblesse chez nos ennemis. Utiliser des capacités surhumaines ne permet pas de voir nos limites, je garde donc cette mentalité que cela soit insultant ou non pour Julia. Ensuite, faire confiance aux démons pour nous aider, même si on a quelconque contrôle là-dessus, je ne le ferai pas. Au niveau des droits démoniaques, Julia fait déjà assez le travail pour rester toujours en communication avec eux, laissant penser à une omniprésence peut-être, mais je le vois uniquement comme des écritures erratiques et en allant surtout dans les tendances charlatans pensant reconnaître des comportements. Antipathique, je peux l’être : Cela ne me gêne pas d’être décrite de cette façon, j’ai cependant assez confiance en mes moyens pour trouver le bon rythme afin de combattre ces braqueurs.

Penchant légèrement la tête pour lui laisser la confirmation, il est le temps pour elle de s’amuser avec ce qu’elle apprécie le plus : Discuter. J’aimerai bien voir si elle est capable de sortir de sa diplomatie classique et des légitimités préconisées des règles Héllions pour stopper le SWAT, mais j’ai beaucoup de craintes pour les Madames et les Monsieurs Marketing de l’Académie qui semblent vouloir s’arrêter aux limites infligées. À vouloir rester dans les illusions médiatiques et des lois régaliennes, j’ai plutôt l’impression qu’on va se conformer à la société au lieu de la changer.   »

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Message  Léviathan le Jeu 11 Jan 2018 - 5:44




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Oh Michelle,

Si tu savais comme je suis flattée de déclencher chez toi pareil comportement. Il ne s’agit plus d’une jeune fille découvrant le monde à travers voyages et écran de télévision, pas plus que d’une adulescente peinant à trouver sa place entre plusieurs familles… non, tu montres ta force de caractère et ta froideur, tu donnes des ordres et prends même des décisions difficiles. Tu es une leader, enfin. Est-il seulement une autre personne envers qui tu te serais comportée d’une telle manière ? Chez les X-Men, je ne crois pas. Chez les Hellions, j’ai plus de doute. Mais je n’aurais pas de réponse et sais me satisfaire de ce que j’observe présentement. Tu me donnes de l’espoir, Michelle, même si c’est à mes dépends. Les X-Men m’ont réservée un bien meilleur accueil que celui que tu me fais et je savoure cela comme il se doit.

Nous n’avons d’ordre à donner à la police, comme le SHIELD pourrait le faire et par extension les membres de l’Initiative, mais n’avons pas choisi de l’éviter, comme les X-Men qui préfèrent l’anonymat et doivent donc éviter tout contact avec des forces susceptibles de les dévoiler au grand jour. Je suppose que me voir confronter les forces de l’ordre plairait à beaucoup de monde, confirmant ma position d’antagoniste et renforçant l’idée d’une incapacité des Hellions dans les voies de collaboration et d’entraide qu’ils cherchent à explorer alors que ce serait mon seul fait. Aimerais-tu voir cela, toi ? Tu es prête à le faire et tu ordonnes de le faire pour toi mais est-ce par séparation avec ces gens ou en réelle conscience des conséquences que cela entrainerait ? Saches que j’ai un moyen d’empêcher les forces de l’ordre d’intervenir sans qu’elles ne se doutent jamais de mon intervention. Ce même moyen qui ne semble plus trop problématique aujourd’hui mais, j’en suis sure, le redeviendra si je l’emploie. Un indice quand à sa nature : c’est l’unique moyen qui me permette d’être sûre que je pense librement, une fois employé sur autrui.

Tu vas faire le travailler sur le terrain. Tu vas aller dans la banque pendant que je serais le symbole, n’est-ce pas ? Tu n’as pas besoin de tricherie pour vaincre des voleurs amateurs… je suis en accord. Après, je me méfie juste jusqu’où l’amateurisme peut pousser : il est idiot de faire une prise d’otage autrement qu’en diversion d’une tierce action et il est idiot d’agir sur le territoire d’un groupe de Super-héros officiels sans anticiper leur intervention. Un détonateur de l’homme mort est une solution simple pour tenir à distance les forces de l’ordre comme les forces de la super-sécurité, un moyen de s’assurer que l’autre perde aussi si l’on perd soi-même quelque soit la force de l’autre suscité.

Je comprends que tu ne veuilles pas de mon aide, je comprendrais même que tu ne veuilles pas de ma personne et que ma simple réputation te dégoûte. J’en ai dégouté d’autres avant toi et j’en dégouterai d’autre après toi. Cependant je veux t’aider tout de même car cela fait parti de la famille que l’on essaie de construire chez les Hellions, malgré nos différences. Après, je ne veux pas non plus laisser ma bonne volonté nuire aux chances de réussite de notre mission une nouvelle fois : face à Diana, il n’y avait aucune vie en jeu hors c’est le cas présentement. Non, je n’ai pas la même sensibilité qu’une personne au cœur aussi grand et à l’âme aussi pure que toi mais cela ne signifie pas que je sois totalement insensible. Ayant appris de ma rencontre avec Wonder Woman cependant, je ne chercherais pas à me défendre. Comme Sébastian von Orchent avant moi, j’éviterais le zèle et me contenterai de ce que l’on me demande. Si tu ne m’accordes pas l’occasion de faire partie de ta famille, Michelle, alors je serais uniquement cet outil que l’on t’impose.

- A vos ordres.

Les Etats-Unis n’aiment pas la mort dans les tueries, en es-tu réellement sure ? Nous sommes dans une société où il est plus mal vu de montrer une scène de sexe qu’une autre de mise à mort et les armes sont vendues librement pour la plupart. Non, c’est incorrect de dire que les morts et l’incompétence des institutions sont appréciées mais elles attirent l’attention, elles choquent voir même divertissent selon les gens. La violence est quotidienne, il est normal que l'on s’y habitue et que certains en viennent même à la désirer. Qu’on considère que je préfère "blablater" pour résoudre mes problèmes est symptomatique de cela : vaut-il mieux essayer de parler ou bien se battre ? Je ne suis pas la personne la plus diplomatique mais je préfère d'abord essayer cette manière avant d'employer la violence. Après, si l'on y réfléchit bien, il n'y aurait jamais de situation aussi absurde qu'une prise d'otage si l'on employait directement la violence au lieu de négocier... c'est même, pour moi, beaucoup plus naturel que cette culture de la parole et du contact social. Après, il faut décider du monde dans lequel on veut vivre.

Rejoindre l’un des snipers des forces de l’ordre sur son toit n’est qu’une question d’instant et je lève les mains lorsque je le surprends, essayant en effet de résoudre la situation par la parole. Je me présente, je présente mon affiliation et demande à contacter son supérieur. Nous avons le même objectif et c’est pour l’accomplir au mieux que nous devons agir de concert, une chose dont le responsable de l’opération doit tenir compte. J’obtiens donc le talkie-walkie sans grande peine et entreprends de communiquer avec l’agent de coordination du SWAT, prenant garde de rester loin du bord pour ne pas être aperçue. Les médias sont un moyen ainsi donc faut-il les utiliser intelligemment hors participer au divertissement d’une prise d’otage ne sert nullement notre intérêt ; c’est par la suite que cela deviendra utile. Chaque chose en son temps.

- Ecoutez-moi bien, Capitaine Darius. Avec la surexposition médiatique de votre opération, il n’y a plus aucun moyen que cela ne finissent bien si vous agissez  seuls ; vous devez en être aussi conscient que moi. Nous pouvons éviter qu’il y ait plus de morts si vous nous en laissez le temps. Essayez de reprendre les négociations, de les faire durer ; s’il le faut, je me présenterais moi-même mais tant que l’on ignore la présence des Hellions on dispose d’un minimum d’effet de surprise.

John Darius, laisses encore faire les négociateurs ; leur rôle n’est pas terminé. Tu as conscience à présent de n’être plus le parti le plus désespéré de cette rencontre alors agit comme tel. Tu as l’attention, tu as la main, fais-en bon usage. Si tu n’es pas capable de le faire toi-même, je le ferais à travers toi. Crois-moi, une possession n’est pas quelque chose d’agréable.

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Re: La Banque ou le Symbole? [PV : Julia Hobbes]

Message  Michelle J. Drew le Sam 24 Fév 2018 - 9:02


La Banque ou le Symbole?

« Est-ce que c’est facile de perdre patience dans les Héllions? Non, en tout cas, pas pour moi. Naturellement, je me comporte souvent d’une autre manière devant plusieurs individus qui prétendent beaucoup idéologiquement. L’Académie, comme les Héllions se comporte d’une manière très différente de ce que j’ai pu connaître avant. Est-ce qu’on va me trouver désagréable à être anti-courant de leur idéologie politique, un jour? Peut-être. Mais, je ne suis pas ici pour plaire en général, j’ai accepté de prendre un rôle certain dans ce groupe, bien avant que je vois Julia apparaître dans les couloirs de l’Académie. D’une certaine façon, je ne sais même pas à quelle date est arrivée  Julia dans le groupe. Peut-être elle est même arrivée avant moi. Parfois, je suis tellement perdue dans mes idées ou dans des relations plutôt coupées de certains membres qui ont le désir d’en faire plus, que je me perds un peu dans le général de remarquer leurs apparitions.

Mon intervention dans ces lieux n’est pas pour plaire au maire de la ville ou encore aux absurdes médias qui tentent de contrôler la population dans des idées dépassées ; mon intervention a le but surtout de rentrer dans une mode plus classique de ces interventions à place de se perdre dans les risées idéologiques. Pour moi, cette action est précisément liée à éviter que les criminels commencent à paniquer en tirant un peu partout sur les otages. Si Julia n’aime pas mes indications premières pour des raisons régaliennes, elle avait juste à laisser sa place à une autre personne. Mon but en lui donnant des indications de bloquer les opérations policières, n’est pas pour un plaisir désiré de la voir s’opposer violemment aux forces de l’ordre afin de les bloquer. Mon but est simplement pour que cette opération ne se termine pas en massacres, uniquement pour le désir de faire plaisir aux criminels, aux policiers ou encore aux politiciens qui pourraient encore vilipender que les armes de feux sur les enfants auraient pu sauver leurs vies.  

Le but ultime de désarmer les cambrioleurs amateurs, sans victimes, c’est entre mon chemin individuel de prendre un exemple plus altruisme et plus précis pour mes avancées. Sans attendre d’argent, sans fouiller dans le code ancestral pour savoir si mes actions sont bonnes ou mauvaises ou même sans attendre un réel attachement que je pouvais avoir avec mon frère, ce résultat va peut-être mieux m’aider à comprendre ou à ressentir ce que Psylocke disait autour d’un certain devoir. On est loin de la libération des prisonniers de l’Arme X, mais au moins, je vais me retrouver en face de réels humains et de sentiments de détresse. Non, pour les utiliser, mais pour au moins, bien comprendre les enjeux.

Je ne crois pas que cette action va dans la diversion, dans toutes les villes américaines, on se retrouve avec le délire des groupes d’héros un peu partout et cela n’empêche pas les criminels de continuer leurs activités. À Gotham et à New York, on a peut-être le nombre le plus d’élevés de vigilants, et le taux de criminalité n’a pas disparu. Croire à un complot d’un évènement ou d’un symbole laisse surtout les gens à trouver des explications saugrenues à des enjeux assez simples. Certains ont besoin d’argents, alors ils cambriolent. Je ne vois pas une autre explication que celle-là, mais peut-être que j’ai tort. Cependant… si on veut créer une véritable diversion pour un but plus important : Il faudrait viser les artefacts magiques du BPRD. Avec de nombreux attentats un peu partout à Boston, cela ferait bouger légèrement cette organisation.

Mon comportement ne se veut pas comme un rejet d’une aide, mais à force de prévoir mes actions sur des connaissances que je possède. Mes plans se forment uniquement avec des limites définies avec ces connaissances. En ajoutant des nouveaux facteurs, je dois réadapter mes plans. Je la regarde assez bêtement avec les seuls mots qui suivent par Julia Hobbes : « Évite. » Elle se prend dans l’armée ou quoi? Tous groupes rejettent souvent l’identification de la sécurité traditionnelle, alors pourquoi en user devant moi? Déjà dans la Ligue des Assassins, on voyait les armées comme des esclaves, et la Super-Sécurité comme des êtres voulant à tout prix changer ces codes.

Au moins, malgré nos différences, elle se retrouve aisément plus confortable avec les États-Unis avec leurs idioties profondes de juste financer un budget militaire. Peut-être qu’elle connaît plus le sujet de la violence que moi, mais je pense que comme tous les autres domaines, les États-Unis vont commencer à se retrouver devant une culture assez généralement opposés aux nouvelles générations outrées par les incompétents de service pro-armes ou religieux. En tout cas, l’heure n’est pas au débat, on doit intervenir directement avant que cela dégénère.

Après la disparition de Julia pour aller négocier avec les policiers, je commence ma tournée. Au moins, je ne dois pas me faire des capteurs de mouvement ou encore des alarmes. Je dois juste me trouver une place pour rentrer et j’ai deux choix : Les égouts comme les Tortues Ninjas, grands héros préférés de mon cousin Ethan Scott, ou la ventilation. Les deux comportent des risques de détection, mais au vu de la situation, je ne peux pas trop faire trainer l’affaire. C’est facile de passer incognito, même pour la police, bien trop concentrée à regarder un immeuble à place des alentours. La seule chose bien protégée dans une banque, c’est bien le coffre-fort et non les portes alternatives. Passant par la ventilation, après avoir passer assez discrètement la police, je ne veux pas traîner dans ces petits couloirs pour éviter de faire des bruits…

Les lumières sont toutes fermés dans les toilettes. Ils ont déjà fouillé la plupart des locaux, alors je peux bien prendre mon temps. Connaissant légèrement comment la banque est faite, ils ont peut-être séparé les otages pour éviter d’être piéger au moindre petit problème. Je commence à entendre les premiers pas dans leurs patrouilles. Au moins, ils ont vu assez de films pour comprendre l’idée : D’éviter la moindre petite brèche afin de chuter. Je me demande s’ils ont des techniques particulières avec leurs communicateurs pour envoyer à chaque court-moment un message pour dire qu’ils sont encore conscients et actifs. En commençant à suivre la trace de l’un d’eux, je commence à connaître leurs habitudes. À chaque cinq minute, ils envoient par leurs communicateurs, juste deux petits bruits aux autres en cliquant rapidement dessus sur leurs Walkie-Talkies. C’est pour éviter que la police les entende comploter.

Alors, c’est assez simple d’immobiliser silencieusement le premier criminel et de prendre son communicateur. Je sais quand l’utiliser et surtout à quelle place. Je dois juste faire assez vite pour éviter que les autres commencent à noter les minimes différences entre eux et moi. Dès que je vais en avoir immobilisé au moins trois, je vais me faire détecter plus rapidement. Au moins, ma première victime se concentrait surtout à regarder dans les couloirs et les escaliers proche des toilettes. Son rôle n’était donc pas très important.

Je retrouve enfin un local où le bruit semble retentir légèrement. Entre les sanglots et les bruits de pas, il doit avoir des otages et un ou deux cambrioleur(s). Le problème est dans le nombre de pas, ils sont au moins deux et j’ai un petit problème à immobiliser les deux avant que l’un d’eux tire. J’attends au moins que leurs signaux passent dans le communicateur avant d’intervenir. Ouvrant légèrement la porte de leur local, un premier s’aventure curieusement vers la localisation. M’ayant camouflée, je n’ai pas vraiment de problème à l’amener plus loin afin de l’immobiliser aussi rapidement que ma première victime. Un étranglement pour l’endormir et voilà le cadeau pour son courage.

Son coéquipier, je l’ai eu d’une manière plus brutale. Le bruit ne dérange pas vu le récent problème réglé. Me voyant, il a essayé de me donner un coup de manche avec son fusil, mais je me suis juste tournée assez rapidement pour que son nez accueille mon coude par une esquive simple. Le coup était assez puissant pour l’assommer du coup. Et tout commence à se bousculer un peu, quand j’essaie de bien faire pour les otages. Malgré mon doigt devant ma bouche quand je commence à libérer les otages de ce local. Ils ont eu la brillante idée de commencer à parler très fort, et même une hystérique me hurle dans les oreilles quand je lui enlève le papier collant sur sa bouche.

Je n’ai même pas eu le temps de dire de rester silencieux dans le local, que mes quatre merveilleux otages décident de partir vers la porte de sortie d’urgence la plus proche. Les policiers pouvaient être contents en voyant les otages courir vers eux, mais de mon coté, cela commence à se compliquer. Parce que j’entends rapidement des pas se diriger vers la position que j’ai libérée. Prenant une petite course pour l’intercepter avant qu’il m’arrive dessus, je ne peux pas réellement éviter le coup de feu. La balle traverse ma jambe pour que mon genou s’écrase au sol, mais je suis assez proche de lui pour lui renvoyer la balle.

Mon épée lui traverse d’une façon intime sa jambe pour qu’il perde connaissance assez rapidement, mais le temps presse pour les autres cambrioleurs et aussi pour l’extérieur. Le coup de feu devrait alarmer le reste des cambrioleurs, mais aussi les policiers autour du bâtiment. Malgré la blessure, je tente quand même de prendre de la vitesse, les ennemis à arrêter vont être plus stressé, mais ils veulent éviter encore de se faire abattre comme des chiens. J’espère juste que Julia est assez douée en négociation pour éviter que la SWAT commence à jouer aux GI Joe. »

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Michelle J. Drew

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Re: La Banque ou le Symbole? [PV : Julia Hobbes]

Message  Léviathan le Ven 13 Avr 2018 - 6:50




Banque ou Symbole ?
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- A toutes les équipes d’intervention, entrez mais n’engagez pas le combat.

La voix, grave mais légèrement enrouée par des années de tabac, donne un ordre. Un ordre que tous ne comprendrons peut-être pas mais auquel tous obéiront. L’arrivée d’un coup de feu sonne l’intervention et tous y sont prêts, resserrant la pression sur des gens qui l’ont choisie et risquent de ne pas la tenir. John Darius le sait et il se reprocherait ce qui va suivre s’il n’avait pas plus urgent à faire. Son visage se tourne vers Bill Mitchell, son négociateur, qui l’interroge du regard sans pouvoir percevoir ce qui se trouve au-delà de ses globes oculaires. John Darius ne s’en souviendra pas non plus. Sa bouche, toujours proche du talkie-walkie, parle à nouveau.

- Présentez-vous au plus vite, Hellion, car cette pagaille sera sur votre dos.

C’est un ordre, cela aussi. Un ordre qui se ponctue d’un amusement méprisant et bref laissant à Bill une interprétation très probablement erronée. Mais l’utilité de Bill reste à débattre, à présent : les cambrioleurs savent que les policiers investissent la banque, ils vont donc agir en conséquence et il faut donc agiter les policiers pour dissimuler la présence des Hellions tout en évitant que les deux premiers partis échangent des tirs. Hors, le négociateur peut-il vraiment être utile à cela ? Pâle, il tente d’en convaincre son supérieur mais celui-ci le congédie d’un geste de la main. Il congédie même les opérateurs communications au sein du fourgon de commandement depuis lequel il agit.

- Amenez-moi la diva de Frost et laissez-moi seul.

S’asseyant sur l’un des sièges désormais libre du panneau de contrôle des communications, John Darius regarde son reflet dans la surface métallique et toute l’ironie de ses derniers mots parait complètement sur son visage. Bien plus que la panique que sa pensée manifeste, prisonnière dans un coin de sa tête. Je l’endors et le regarde à travers lui. La quarantaine ou la cinquantaine, les traits creusés d’un métier qui l’use tant mentalement que physiquement, l’envie d’en finir avec le terrain pour être derrière un bureau restreinte par le fait qu’il ne veuille percevoir les gens comme des chiffres sur un rapport. Je lui fais sortir son paquet de cigarette, je lui fais fumer pour en goûter l’arome à travers ses papilles. Lorsque la porte du fourgon s’ouvre, c’est un petit nuage qui s’en va à l’encontre du visage familier de la jeune blonde.

Lorsque la porte se referme, notre face à face commence enfin. Les poings de Julia sont serrés et l’odeur méprisée du tabac ne saurait accroitre son malaise comme elle le fait habituellement ; celui-ci est déjà trop grand. La tête de John Darius se penche légèrement sur le côté, sourire aux lèvres. Le silence reste là de longues secondes encore, la centre tombant peu à peu sur le sol tandis que la fumée s’invite entre nos regards insistants. Quand le talkie-walkie crachote à nouveau, la féminine main se lève pour le désigner avec fermeté.

- Tu…

- Accomplies notre diversion. Notre "brillante idée".

- Ce n’est pas un jeu.

- La police avance pour faire preuve d’incompétence, donnant une diversion et un compte à rebours à l’héroïne aux méthodes spectaculaires qui tente de sauver tout le monde dans les ombres… si ce n’est pas un jeu, ça reste du divertissement. Mais j’y jouerais mon rôle, sois-en assurée.

A toutes les équipes d’intervention, maintenez la position au contact mais n’engagez pas le combat.


Je t’énerve, Julia, c’est visible. Cela m’amuse, je le laisse voir. La tension qui monte entre nous est peut-être mon véritable jeu, insoupçonnable de l’extérieur de ce fourgon blindé comme il l’est de ta petite tête d’ordinaire. Buste d’abord et tête ensuite, je me penche en avant pour m’accouder à mes cuisses et te désigner d’une main pendante le second siège, en face de moi comme à mon côté. Ton croisement de bras est la seule réponse qu’il me faut pour sourire à nouveau.

- C’est savoureux de savoir que, même toi, tu n’es pas capable de te supporter. Tu te gâche ton seul moment de certitude sur qui tu es, c’est… digne d’un schizophrène.

- Tu veux que je te haïsse.

- Nous nous haïrons nous-mêmes, oui. Pour ce que nous aurons fait comme pour ce que nous ferons encore. Cependant, quand nous en seront arrivées à cette étape, nous serons libres.

- Comme Sébastian von Orchent ?

- Et les autres avants lui, et les autres après toi. Le Léviathan vous rend peut-être immortels mais votre utilité dépasse rarement quelques décennies. Après… c’est le recyclage.


Le fourgon tremble alors que le dos de John Darius percute la console à côté de laquelle j’étais jusqu’ici assis, désormais plaqué par une jeune femme qui, sans mon aide, se laisse trop aller au Péché que je déprécie le plus.

- C’est le problème avec Julia Thomasine Hobbes… tu es une cage de culture et de croyance. Heureusement, avec la charmante participation de nos alliés et adversaires, nous nous en sortirons.

- Tu vas détruire tout ce que je tenterais de construire ? Tu vas faire tourner cette mission au cauchemar pour que je sois blâmée et que mes efforts de réparation soient réduits à néant ?

- Ou je crois en ta "famille" plus que toi-même. Voyons comment s’en sort Michelle, veux-tu ?


Lentement, je remonte le bras de John Darius pour mettre entre nos deux visages l’antenne de l’appareil de communication. Avec le sourire, je réclame un rapport.

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