Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

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Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Heather Williams le Mer 29 Nov 2017 - 0:36

Les arbres et le chemin ont commencé à geler avec Novembre, cela se voit dans un entraînement et dans une répétition du même paysage à chaque fois que je me réveille pour me faire un jogging dans le bois appartenant à l’Institut Xavier. Depuis mon arrivé à cette école, je me suis adaptée pour poursuivre un entraînement que je suivais durant mon passage dans l’Excalibur. Les muscles, le cardio et la bonne santé restent une capacité à améliorer grandement pour se préparer aux opérations des X-Men. Les ennemis sont peut-être moins consistants qu’avant contre les X-Men, mais l’idée est que notre équipe soit préparée pour bien pire. Après la fin du Club des Damnés, les Maraudeurs et ainsi que le Weapon X, il est peut-être possible de voir des délires comme le retour de William Stryker dans l’illégalité ou des sectes liées à Apocalypse. Ouais, je ne suis peut-être pas la plus puissante des X-Men ou des groupes actuels, mais en restant en forme, je vais pouvoir les aider d’une autre façon. De toute, j’aime partir des mini-rivalités avec Orenda Tami ou avec Katherine Pryde. Les deux ont un petit charme intéressant à confronter, surtout que les X-Men, durant des entraînements amicaux, cela devient plus intéressant et pertinent. La raison pourquoi j’apprécie plus les X-Men que mes autres expériences de groupe : C’est réellement qu’ils ne se prennent pas au sérieux dans la vie personnelle. Il est chiant de voir des vieux finis vouloir se raisonner dans un coté plus sérieux et moralisant.

Ma grande sœur est adepte de cette saloperie idéologique, liée à un symbolisme qui m’est aujourd’hui complètement irréel. On perd tellement de temps dans les médias, dans les milieux politiques ou dans leurs propres débats qu’il est facile de se trouver déconnecter de leur système de pensée. Alors avant de m’emmerder à lire l’actualité sur ma tablette des abus dans le milieu artistique, économique ou politique, mon jogging permet de me reconnecter légèrement avec une certaine tranquillité. Je vois peut-être des visages familiers qui ont eu la même idée que moi pour des entraînements matinaux, mais au moins, on évite le délire des enfants trop excités qui veulent rater leurs cours en faisant l’école buissonnière avant le réveil des surveillants de l’Institut. Mes vêtements sont plus chargés qu’en été pour aujourd’hui, un polar noir me protège du froid, alors que les pantalons de « yoga » restent les mêmes que l’été.

Au moins, je peux me donner plus durant le début de l’Hiver à l’Institut Xavier que durant l’été lourd de New York. J’espère juste qu’ils vont payer Logan pour déneiger le terrain, vu qu’il est vieux et crétin, c’est un travail parfait pour lui. Je pensais pour la journée demander un petit entraînement dans le gymnase spécialisé avec Orenda, mais on m’a rappelé hier grâce aux brillants textos de Rachel Summers qu’on risque de perdre notre temps avec une clone d’Emma Frost. Michelle est sympathique, elle a réussit à donner une image plutôt positive à cette organisation obscure. Mais honnêtement vu la gueule de leurs nouveaux phénomènes médiatiques, on peut facilement avoir honte de l’être humain. Déjà ma sœur était un phénomène parasitaire de tout ce qui était de bons gouts, alors qu’est-ce qu’on doit s’attendre vraiment de la gueule d’une clone de Frost?

Peut-être que cette Julia va finalement nous annoncer que Carol Danvers va devenir une membre des Héllions. Si on engage des blondes complètement démentes et mégalomanes, on doit bien recruter la pire pour avoir un meilleur prestige dans les cercles sociaux d’idiots. Selon Charlie, je dois laisser une chance aux Héllions : En réponse, j’ai tenté de lui dire que j’ai déjà laissé la chance par Michelle, mais dans l’Institut Xavier, ce n’est pas des secondes chances qu’on demande, mais bien de se faire rouler dessus par une trentième chance d’établir un lien cordial avec des équipes merdiques. Peut-être que je devrais me faire un Bingo avant cette rencontre pour le nombre de phrase caricatural ou débile qu’elle va me sortir. Si Julia a des capacités similaires que Josephine Shaw dans la pollution numérique, on risque de remplir le Bingo deux ou trois fois.

Ayant finie mon jogging, j’ai envoyé un beau petit message à Rachel afin de savoir des détails d’où cette blonde se retrouvait dans notre école. Moyennement enthousiaste de la rencontrer, je me suis trouvée plusieurs excuses avant de me diriger vers elle : Faire une douche, prendre des vêtements de repos à la traditionnelle allure punk : Chandail gris de The Police avec un jean noir supporté par quelques trous, jouer à la Nintendo Switch pour tenter de trouver la réponse à l’énigme Sonic ou encore commencer à biduler le centre informatique de Katherine pour savoir si elle a piraté quelque chose d’intéressant à regarder. Vous voyez comment mes journées pouvaient être formidables? Mais non, à chaque petit bonheur de notre quotidien, on est obligé de souffrir. À chaque scène épique de Trône de Fer, on peut arriver par accident sur Fox News sur le visage de Donald Trump.

C’est lorsqu’on pense au meilleur moment de la journée que des malheurs arrivent très rapidement. Je voulais me faire un bon petit repas, mais qui voilà dans la cuisine commune en train de s’inviter toute seule, la magnifique et célèbre Julia Hobbes! C’est donc le temps parfait pour commencer le moment désagréable de la journée : Le premier pas.


« Julia? La nouvelle Héllion qui vient nous rendre visite? »

Pas besoin d’indiquer immédiatement mon nom, je fais confiance à ma magnifique sœur pour m’avoir donner une image assez négative pour qu’on me crache dessus le plus rapidement possible. Je peux même mettre ma main à couper que c’est de cette manière qu’il est possible de devenir amies avec l’ainée des Williams à Boston. Cela doit être même une forme d’initiation dans le groupe d’insulter les autres pour exister. Au moins, contrairement à eux, je tente une approche plus douce de tout ce que ma grande sœur m’a réservée depuis la dernière décennie.

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Message  Léviathan le Lun 18 Déc 2017 - 8:41




Sympathy
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Je comprends qu’on puisse préférer l’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués à l’Académie du Massachussetts, chose qui n’implique nulle considération des X-Men ou des Hellions mais se limite au cadre de vie. Comme tous les manoirs coloniaux, celui des Graymalkin est un véritable palais et même les chambres autrefois réservées aux esclaves ont été réaménagées avec goût pour satisfaire les besoins modernes du personnel comme des étudiants. Graymalkin Lane est peut-être plus petit que le campus à Boston mais il est suffisamment grand tandis que forêts, champs et points d’eau lui donnent un aspect plus naturel et tranquille que l’effervescence d’un campus universitaire. Je dirais bien qu’il s’agit des différences entre les écoles privées et publiques mais il n’est pas d’établissement publique pour entrer en ligne de comparaison, seulement deux manières différentes d’aborder l’éducation. Xavier est plus dirigé sur un enseignement comme on en retrouvait au XIXe siècle, à savoir un lieu de vie où les étudiants sont destinés à travailler et à poursuivre leurs recherches plus qu’à retourner vers le monde extérieur. Frost est plus proche des universités modernes, lieu de passage d’une future élite intellectuelle qui s’en ira par le monde une fois ses études terminées. Le modèle de l’Institution a fait ses preuves par le passé, créant des génies même si beaucoup ne furent reconnus qu’après leur mort. Celui de l’Académie reste à faire tout autant que celui de ses homologues de son temps. Seuls les décennies, peut-être même un siècle ou deux, nous permettrons de réellement juger cela. Evidemment, la plupart des gens n’attendront pas les résultats pour ce faire. Et, évidemment également, mon observation n’est pas absolue et n’implique pas que des gens ne puissent pas rester à l’Académie ou partir de l’Institution après leurs études. Je ne suis pas ici pour déclencher une bataille et nombre pourraient mal interpréter mes pensées à leur écoute, chose qui est pourtant contre l’éthique de la télépathie puisque je n’ai nullement accepté qu’on pénètre ainsi mon intimité.

Qu’on ne m’accorde pas la même confiance qu’à Michelle ne m’étonne pas et qu’on me réserve un traitement différent du fait est une question de bon sens. Rachel Summers a été une excellente guide même si mes doutes continueront de me hanter jusqu’à ce que mon dessein soit accompli, chose qui ne me laissera pas dans similaire état à mon prédécesseur j’espère. Cela étant, les X-Men sont allés plus loin que la Justice League à mon encontre dans le négatif comme le positif. Mon allégeance a toujours déterminé comment je finirais ma vie : pour un membre du Club des Damnés, un Guantanamo britannique est logique. Pour un membre des Hellions, je ne suis pas encore capable de discerner ce que cela sera ; sans doute de l’enseignement dans une faculté liée à l’Académie à travers le monde. J’étudie pour m’insérer dans le milieu politique américain ou britannique et réussir à améliorer les actions qui s’y passent mais ce plan de vie n’empêchera pas de partager ce qu’on m’aura appris dans le domaine, pas plus que de continuer à accorder faveurs et pactes. Les engagements pris auprès d’Emma ne se limitent qu’aux membres de l’Académie et aux X-Men après tout, même si je n’irais pas proposer aux étudiants de l’Institut par bon sens. Ce serait pris comme une agression, bien que cela n’ait pas cette prétention, et cela révèlerait ma véritable nature. Hors, à part les X-Men et les télépathes qui laissent trainer leurs pensées dans les miennes, il n’est personne ici pour savoir que je ne suis pas une "simple" mutante comme le veut le discourt officiel. Après, l’Institution fonctionne pas mal à l’officieux.

Les X-Men forment véritablement une famille et leur cadre de vie en témoigne, même s’il est beaucoup d’étudiants pour le partager. Difficile de dire qui est dans la confidence et qui ne l’est pas, j’ai un peu l’impression d’être la petite fille d’un jeu du Loup-garou où il n’est pas question de meurtre mais de recrutement au sein de la minorité informée. Il est amusant de savoir que ce jeu a d’aille été créé par un professeur du département de psychologie de l’Université d’Etat de Moscou, Dimitry Davidoff, en 1986, puisqu’un lieu comme celui-ci pourrait être propice à l’apparition de similaires choses. Après, je crains qu’un jeu inventé par les X-Men aurait plus de mal à devenir populaire dans les autres institutions mutantes, comme cela a été le cas pour Mafia au sein des autres écoles et universités soviétique, puisqu’il n’en est pas beaucoup. Je ne doute cependant pas la possibilité du franchissement de la différence culturelle, comme cela a pu être le cas pour le rideau de fer avec le jeu suscité, et espère qu’il ne faudra pas onze ans pour que des règles écrites soient faites. Pour Mafia, elles ont substitué les loups-garous aux mafieux et connu le succès plus qu’auparavant. La version française Les Loups-Garous de Thiercelieux fut lauréat de la médaille de bronze du salon Ludexpo de 2001 et de l’as d’Or comme du grand prix du public du salon international des Jeux de 2002. L’une des particularités à grandir avec un père travaillant dans les médias est que la gamine de neuf ans que j’étais n’a eu le droit d’acheter le paquet de carte que lorsque son père a été satisfait qu’elle se soit "intéressée au contexte avant de consommer" ; entre mon éducation et le Léviathan, pas étonnant que je sois à moitié névrosée… Mais, pour en revenir à mon observation, le meilleur endroit pour la faire à l’heure actuelle reste les cuisines. Un self service aurait été trop impersonnel pour l’esprit familial de l’Institution et chacun est libre d’aller préparer son repas en cuisine comme de déguster celui servi en salle à manger, c’est donc dans la première pièce que je m’en vais me rendre.

Je suis debout tôt, je le sais, mais cela me permet d’ordinaire quelques exercices avant le commencement de mes cours. Je n’en suis aucun ici mais conserve les habitudes et les cycles, même si j’ai délaissé le pull aux couleurs des Hellions pour un sous-pull à col roulé jaune. Mon pantalon comme mes bottines chaudes restent de la partie, cela dit, tandis que le reste de mes affaires attend dans la chambre à laquelle on m’a assignée. Je suis arrivée trop récemment pour avoir rencontré beaucoup de personnes, à part celles concernées par mon arrivée et celles gravitant autour de Rachel et qu’elle a eu la bienveillance de me présenter, et m’en reste donc les mains dans les poches à observer ceux qui se trouvent déjà dans les cuisines. Tout comme mon père, je suis de l’autre côté de l’appareil d’enregistrement médiatique même si mon affiliation aux Hellions attire l’attention et je dois m’avouer légèrement surprise que l’on me reconnaisse. Sans les murmures démoniaques pour me souffler quelques indications, il me faut un temps pour reconnaitre la personne qui m’interpelle et pourtant m’est-elle plus familière que ma guide venue d’un autre monde. D’autant plus familière qu’il y a un air de famille, dans un sens différent de celui des X-Men cela dit.

- C’est exact, répons-je en m’avançant d’un pas et en tendant la main, constatant cependant combien je te suis désagréable par ma simple présence.

Je marque l’hésitation et ma main tremble légèrement avant que je ne la ramène à moi. Mon silence reprend alors que je te dévisage, plus à cause de ton style bien à toi que de ta physionomie, et se continue en lieu et place d’une présentation d’usage. Je le romps lorsque je pense t’avoir reconnue, toi qui viendrais d’une famille relativement récurrente dans mes deux dernières vies.

- Es-tu Heather, la sœur de Rachel ?

La Colère n’est pas un péché que j’apprécie mais je puis me montrer curieuse de sa source, même si je pense avoir parfaitement cerné le problème de ma coéquipière. Je crois que ses parents faisaient parti des personnes du Club des Damnés a réellement avoir des espoirs pour améliorer l’avenir grâce au Cercle Intérieur mais ils n’ont pas eu la clairvoyance d’Emma à s’en séparer suffisamment tôt, sombrant donc avec ceux qui voulaient tirer des profits du Club jusqu’à la fin. Le monde de Rachel s’est écroulé ce jour-là et que sa cadette suive une voie différente de la sienne a été vécu comme une trahison là où elles auraient du être solidiare. Quel dommage, cela aurait pu être un moteur de diversité et de lien entre les Hellions et les X-Men. Voilà pourquoi je n’apprécie pas la Colère, elle est plus destructrice que constructrice hors, en tant que présidant à l’Envie, je me dois d’aller vers un avant meilleur ; la destruction résulte de mon échec, non de ma réussite. L’une des raisons de ma curiosité est de savoir si la Colère imprègne ton cœur également, Heather.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Heather Williams le Jeu 21 Déc 2017 - 1:03

Ouais, tout le monde comprends pourquoi l’Institut Xavier est un peu supérieur au niveau de la qualité de l’enseignement et du milieu scolaire que l’Académie du Massachussetts. Je ne vais pas rentrer dans le domaine de la comparaison entre les Héllions et les X-Men, parce que je ne pense pas vraiment qu’on peut faire un débat sur le sujet, mais c’est une évidence même par mon désintérêt total dans ce domaine. Les X-Men vont toujours monopoliser le milieu des mutants, ce débat de déchirement n’est pas d’actualité vu comment Ororo, Elizabeth, Scott et James ont construit une idée centrale autour d’une union. Le défaut, peut-être dans les Héllions par cette confrontation idéologique, est ce désir d’avancer trop rapidement avec des membres, ayant tous des ambitions assez uniques. Mais encore une fois, je me perds dans ce sujet : Pourquoi l’Institut Xavier est mieux que l’Académie? Il doit en avoir des milliers de raisons, mais je pense qu’une seule raison doit être valable dans ce débat : L’inexistence de ma grande sœur dans l’École des Mutants à New York est l’une des causes pourquoi on n’a pas de migraine chronique. J’ironise peut-être la situation, je suis loin d’être dans une experte dans le domaine scolaire ou de comment enseigner correctement aux jeunes morveux suivant leurs sessions dans cette école. Ce n’est pas un sujet qui me passionne grandement et si on me demande de m’intéresser à cela ; je préfère plutôt faire une overdose qu’aller sur des sujets aussi épineux. Je ne dis pas que ce n’est pas important, mais mon travail se concentre dans un autre domaine qu’écrire des articles scientifiques ou de lire des encyclopédies gigantesques : Je vais botter des culs. Cela ne plaît pas aux moralisateurs de salon qui préfèrent penser par la politique, par les médias, par les lobbyings ou par d’autres trucs ennuyants, mais au moins, quelqu’un le fait. C’est facile de construire des théories, c’est plus difficile de rester en forme en tout temps pour se démarquer dans un milieu aussi exigeant.

Alors pourquoi on a donné une si grande confiance à Michelle Drew? Cette question est très pertinente pour mieux comprendre pourquoi les Héllions et les X-Men se font la gueule depuis un certain temps. Michelle vient quand même de l’un des milieux les plus fermées, révolutionnaires et enclins à une violence aveugle, et meurtrières pouvant effrayer une tonne de jeunes plein d’espoirs autour de l’idéologie de Charles Xavier. Je crois que dans les faits, c’est uniquement parce qu’elle se comportait avec une transparence : Elle ne cachait pas un but, elle ne mentait pas sur ses anciens crimes et elle ne revendiquait pas prendre une place d’ambassadrice. Elle a juste été là, elle a parlé de son ressenti et elle a essayé de convaincre personne de relation avec les Héllions. Michelle doit être même rendue une raison pourquoi les Héllions peuvent maintenant venir à l’Institut Xavier, malgré que je doute honnêtement de cette réciprocité. La dégradation légère de l’image des Héllions avec l’exposition de Rachel, d’Erica, de Serena ou de Joséphine n’a pas donné une image très positive du groupe. On avait eu l’impression d’être témoins de deux groupes complètement différents avec cette popularisation des Héllions.

Groupe mutant égalitariste, il est devenu une sorte de rigolade pour certains en voyant les têtes se multiplier dans les débats publics. Déjà la pauvre Katherine s’est tapée un débat avec Emma : Alors pour l’avenir, j’ai des craintes qu’on perd notre temps à débattre sur des éléments philosophiques vides à place de combattre les vraies menaces. Ouais, les Héllions se tapent le cirque médiatique, ils essaient aussi de mieux gérer les organisations criminelles à Boston, mais j’ai parfois la vague impression que les Héllions ne vont pas commencer à venir avec nous sur le terrain pour affronter l’Arme X, le Club des Damnés, les Maraudeurs ou d’autres groupes anti-mutants. L’image, qu’il nous renvoie, reste dans sa propension de gagner dans les débats en répétant le même discours des milliers de fois. Alors on pense quoi de ce numéro? Peut-être que je me trompe dans les évidences, peut-être qu’ils vont vraiment être un groupe efficace dans l’avenir, mais actuellement, je crois que le doute est bon. Ils ont peut-être ramassé d’excellentes recrues pour l’avenir, mais cela sert quoi sincèrement de se perdre à travers les caméras, qui ont une mémoire très courte. Regardez plein de médias critiquaient beaucoup Lex Luthor avant sa présidence et actuellement, ils ont complètement oublié tout le bordel qu’il a fait avant. Je ne vois pas pourquoi on devrait se concentrer dans ce domaine en particulier, surtout avec les gens adeptes d’une mémoire aussi sélective.

Afin, c’est mon avis sur cette question. Peut-être qu’il existe une tonne d’études pour me contredire, mais je reste dans une perspective qu’à place de nourrir des illusions, il faut combattre des menaces concrètes. Mon comportement envers cette Julia ne peut pas apporter le meilleur message à l’ouverture de cette nouvelle franche chez les Héllions, mais est-ce que c’est vraiment important ou même est-ce que j’ai la gueule de la gentille de service? À son avancé pour prendre sa main, je l’accepte un peu par automatisme. Durant une petite seconde, elle regarde mon style particulier, peut-être habituée des habits de business habituel ou des costumes ridicules à l’Emma Frost. Après m’avoir dévisagé, elle me reconnaît enfin… la petite sœur de Rachel Williams.


« Oui... c’est bien moi heureusement ou malheureusement… cela doit dépendre du contexte et du lieu, hein? Et toi? Une amie proche d’elle? »

Je vais bien voir ce qu’elle va en dire. Si elle sait au moins qui je suis, alors soit Rachel en pris plaisir de me diaboliser ou soit juste je lui ressemble assez physiquement (Mais en plus belle). Je ne suis pas en colère ou en frustration contre les individus qui participent aux opérations des Héllions, je suis juste complètement désintéressée à me retrouver dans une affaire où il existe un nombre imposant de membre du Club des Damnés. Ils ont déjà fait tomber notre famille une fois, alors je n’imaginais pas une seconde fois. Rachel a en réalité bien plus apprécié son expérience en promotion par ce groupe de débile, alors peut-être qu’elle tente de recréer l’expérience, mais en Amérique et avec Emma Frost au commande à place des Braddocks. Si elle veut s’amuser en refaisant cette expérience, peut-être que les Héllions vont avoir plus de chance que notre famille en s’enfermant dans ce délire.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Léviathan le Mer 10 Jan 2018 - 4:50




Sympathy
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Heather,

A chaque chose malheur et bon, nous sommes d’accord : tout dépend ce que l’on fait de ladite chose. Le bien et le mal sont parmi les constructions culturelles qui m’amusent le plus, tant il n’est nulle prédisposition dans le comportement animal, et l’aspect positif ou négatif d’une chose vient donc de ce qu’on est capable d’en retirer. Ce n’est pas tant une question de lieu mais tu as raison pour le contexte, même si je ne porterais le blâme à aucune des deux sœurs Williams pour le conflit qui vous oppose. Vous êtes participantes et parti-prenantes l’une comme l’autre, animées par des sentiments qu’il me reste à découvrir et des émotions qui se ressemblent. La rancœur semble bien présente mais c’est peut-être moins la colère que le mépris qu’elle alimente chez toi. N’y vois pas là un jugement, n’y voit même pas là quelque chose de négatif ; comme ton action automatique face à ma poignée de main, je n’en ai pas une perception tranchée. Pour moi, ton émotion est un matériau, un matériau sur lequel tu construis que tu en sois consciente ou non. Je m’implique un peu plus pour la chance que tu m’offres, cela étant.

- Je respecte Rachel et pense comprendre son vécu, dis-je posément, mais je n’y suis pas intimement impliquée.

Cela ne te surprendra peut-être pas de savoir que j’ai peu d’amis. Je ne viens pas de milieux où l’amitié est privilégiée, que cela soit au sein des démons ou des classes les plus aisées de la société, et me destine à une profession où l’amitié entraine généralement la critique et le soupçon, puisqu’il est aisé d’accuser un politique d’user de son pouvoir pour favoriser ses amis. J’ai des connaissances, un certain nombre d’ailleurs, mais peu d’entre elles sont intéressées par une réelle intimité. C’est l’un des avantages de l’Académie d’Emma, l’aspect personnel est accepté et encouragé puisque considérant la pression culturelle précédemment énoncée comme l’un des manques qui déshumanise la politique et l’économie. Malgré les choix de vos parents, ta sœur reste une personne sincère et expressive ; d’où son agressivité affichée si tu y réfléchis bien. Je crains fort être plus, disons, démoniaque.

- Votre famille, de par les choix de ses membres et les considérations qu’en ont les autres, est sans doute la plus complexe des Lignées de Surhumains Britanniques. Je préfère éviter d’y rajouter de la complexité avec de nouvelles considérations extérieures.

L’une des choses que j’apprécie avec l’histoire récente des Williams est cette notion judéo-chrétienne de transmission des péchés. Sans elle, Rachel n’aurait jamais été sabordée et ses espoirs de l’époque ne lui auraient pas été enlevés. Je me demande si, dans son cœur, se sont vraiment vos parents qui ont trahi l’Excalibur ; après tout, il serait possible de penser que c’est le groupe qui a trahi vos parents. L’indifférence de ma précédente vie concernant la plupart des membres du Cercle Intérieur, Emma Frost étant la grande exception,  ne me laisse guère de savoirs concernant les motivations de tes géniteurs. Heureusement, l’apprentissage des Hellions par rapport aux erreurs des autres aidant, je pense mieux cerner et comprendre celles de ta sœur. Elle n’a pas la rédemption que tu peux connaitre ici et n’en voudra pas si elle n’a pas le sentiment d’avoir fait quelque chose d’incorrect, ce qui n’est pas le cas. Ce qui lui est arrivé est négatif, puisque cela lui a beaucoup pris, mais elle en tire du positif autant qu’elle peut et a appris à résister aux jugements de ses pairs. Enfin, c’est ainsi que je le perçois.

Mais revenons-en à toi, Heather. C’est toi qui me fais face et, malgré l’air de famille, on ne saurait voir en toi simplement une cadette à Rachel. Tu l’évites au mieux et le combattrait avec virulence si jamais telle considération t’était présentée. Ta sœur et toi avez à tracer vos propres destins désormais que votre famille n’est plus là pour le faire, même si vous restez toutes deux dans ce milieu pour lequel vous avez été éduquées.

- Je n’ai pas l’intention de vous juger sur les préjugés et la rancœur. Que votre sororité soit heureuse ou malheureuse dépend de vous, non de moi.

La balle est dans ton camp, Heather. Personnellement, j’ai bien l’intention de rester dans le mien, de camp, même si je m’interroge sur la perception qu’aura Rachel de cette neutralité lorsqu’elle sera au fait de notre discussion. Ce n’est pas quelque chose que je garderais secret, s’en serait pire encore, mais il est possible de me voir comme une traitresse à te parler comme je le fais. Heureusement, je ne suis pas la première à agir ainsi. Etre le premier, en quoi que ce soit, n’est pas une place que j’affectionne : cela fait de soi une cible. Etre le second n’est pas beaucoup moindre mais évite une grande part d’attention, puisqu’on perçoit généralement le second comme le premier des perdants, comme celui qui a échoué à atteindre la première place. Je puis éprouver de l’Envie pour énormément de choses, c’est ma partie, mais je reste lucide sur la constructivité des envies que j’éponge. Une chose qui me conduit à me demander d’ailleurs si j’ai une place en ton cœur, Heather.

- Je vous remercie également de passer outre ce que je suis. Et j’apprécierais vous tutoyer également, si vous n’y voyez pas d’inconvénient.

Ramenant mes mains dans les poches, j’attends d’avoir confirmation avant de te demander si tu es ici pour ton petit déjeuner. Qu’on le partage n’est pas exclus, au contraire cela pourrait être tout aussi intéressant que de partager d’autres activités par la suite. Je suis ici pour cela, après tout.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Heather Williams le Lun 15 Jan 2018 - 0:03

Une chose qu’il faut comprendre avec moi : C’est que les nombreux débats politiques, médiatiques ou philosophiques sur la vie ou sur les valeurs ne m’intéressent proprement pas. Comme plusieurs êtres dans ce monde, je me suis construite d’une manière à être déprécier par les individus qui aiment le confort et la conformité. D’un milieu très rudimentaire et souvent très limité, les Williams sont tombés rapidement dans l’illégalité pour éviter d’affronter les réalités. Personne n’a besoin de vitesse pour avancer collectivement ou individuellement, il suffit de considérer ce qui peut être avancé en prenant compte tout de ce qui nous entoure. Plusieurs ont mal compris ma décision de prendre un grand recul avant de rejoindre les X-Men, mais je crois vraiment en la théorie que pour améliorer le Monde, il faut en être parfois dehors. On a tous une idée particulière de la société américaine et des avancées qu’ils font, mais il est difficile de le réaliser vraiment lorsqu’on est plongé dans ce système. Il est difficile de le réaliser quand on fait le tour des débats présidentiels, surtout avec les équations voulues par des débats aussi pauvres entre William Stryker et Lex Luthor à la télévision. Il l’est aussi, lorsqu’on se place toujours en victimes d’un évènement à place de s’affirmer réellement dans notre milieu.

Plusieurs peuvent porter un regard positif ou négatif dans ma vie, mais est-ce vraiment important de s’en soucier actuellement? La réponse de cette insouciance ou pas se conclue sur une note assez mystérieuse de la jeune femme devant moi. Rachel semble avoir une grande ambition de parler encore de moi en tout temps dans mon dos. Vu que je ne réponds plus à ses insultes, cela doit être normal de cette folle de service de me faire une image de merde parce que je refuse de la suivre dans ses délires politiques.


« Tu as réussi à la comprendre? C’est tout un exploit, j’espère qu’elle est capable d’articuler une phrase complète sans insulter quelqu’un… »

C’est de l’ironie oui, je pense sincèrement que je peux me faire détester pour ces raisons, mais on est loin du compte. Elle me déteste et elle me l’a fait comprendre assez pour que je retourne un contact avec elle. Je sais bien sûre qu’elle est capable d’articuler d’autres pensées que la haine avec Michelle Drew, mais si on fait une étude empirique sur tous les messages écrits ou vocaux que j’ai reçu, je pense atteindre un record de haine. Au moins, je comprends le concept de l’indifférence et je l’implique parfaitement pour le cas malade de ma grande sœur. Comme tous les différents concepts qui ont traversé ma famille, ils ont simplement ajouté à la tendance générale d’être des merdes complètement arrogantes.

Julia ajoute des beaux petits commentaires sur ma famille et son intérêt dans les Dynasties britanniques. Elle le décrit comme l’une des familles les plus complexes des Lignées. Je n’en dirais pas tant, la Famille Gallagher est encore très mystérieuse et leurs enquêtes inspirent même des studios d’Hollywood. La Famille Gruff peut avoir inspiré les premiers principes de la Ligue de la Justice, surtout dans une période aussi profonde que la seconde guerre mondiale. Et la Famille Braddock tient maintenant dans une normalité du Monde britannique, alors que dans une autre ère, ils n’auraient pas eu une telle place. La Dynastie Williams est discutable dans son ensemble, c’est un sujet particulier qui démontre tous les défauts d’une démarche défaillante. Je ne considère pas, contrairement à Julia d’être encore une Williams, je m’appelle d’abord Heather, non?

On n’hésite plus pour les comparaisons aujourd’hui. Mais, je ne suis pas trop affectée par la recherche des réponses ou des justifications vides, c’est un intérêt de journaliste vu comment cela peut faire couler de l’encre encore aujourd’hui. Vous vous souvenez lorsque je parlais des dysfonctions du système lorsque des êtres sont trop plongés dans leurs délires? Mes parents et une grande partie des aînés de ma famille ont décidé de fonctionner de cette façon. Ils étaient tellement obnubilés par l’idée d’avoir un pouvoir quelconque qu’ils ont complètement oublié à quel monde il parlait. Alors, Julia, est-ce que tu crois que c’est Excalibur ou mes parents qui ont trahi? Personnellement, j’ai toujours eu une autre vision : Mes parents n’ont pas simplement trahi leur famille, mais ils se sont aussi trahis. Ironiquement, ils voulaient peut-être le meilleur pour notre destin, cependant ils n’ont jamais compris comment le réaliser sans aller dans l’excès.

Ils voulaient aller rapidement sur le tout, alors ils se sont trouvé des alliés qui tentaient d’aller aussi vite qu’eux. La vitesse est peut-être efficace pour donner un bon coup de poing sur la gueule de Kitty, mais dans le tout, cela devient rapidement un instrument complètement inefficace. Même pour les premiers copains, vu la vitesse qu’on veut établir une relation, cela devient souvent un échec. Alors pourquoi chercher une telle rapidité dans les transformations? L’impatience devient un lourd défaut et je n’ai aucun regret que mes parents terminent en prison par cette incompétence. Peut-être que Julia veut défendre ma famille, mais je ne suis pas intéressée du tout à avoir ou à recevoir cette défense.


« C’est une opinion qui peut être réfuter si on regarde l’œuvre britannique dans son ensemble. Parfois, c’est souvent très intéressant parce que c’est récent, mais on oublie souvent des histoires passées aussi passionnantes. »

Et encore une fois, je reste positive sur cette situation. Je ne suis pas ici pour la provoquer ou pour rire d’elle. Cependant, je peux bien être sceptique de mon époque et du grand intérêt qu’on peut avoir sur ma famille. Peut-être qu’en 1850, le Gouvernement Britannique a connu les mêmes excès d’une famille corrompue. Au moins, elle essaie de calmer la situation en m’avouant de son désir de ne pas me juger. Perdue ou simplement indécise de lui répondre, je ne la souris qu’une petite seconde à cette affirmation. Dans son désir du tutoiement, ma réponse se simplifie sur un petit élément.

« Comme tu le désires. Et pas besoin de me remercier pour passer outre ce que tu es. Je pense que c’est l’un des principes de nos vies de passer outre les images et les discours populaires sur nos cas, non? »

Être une Williams est aujourd’hui une consistance importante dans la description des grandes lignes des Dynasties Britanniques, mais est-ce que je les trouve vraiment importants? Non, pas pour moi. Passer outre un nom ou des pouvoirs doit être parfois la première démarche pour une socialisation plus efficace, en tout cas, c’est dans ma manière de construire une bonne relation, malgré des désaccords entre deux individus normalement constitués.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Léviathan le Mer 24 Jan 2018 - 14:18




Sympathy
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Chère Heather,

Ta surprise et l’interrogation qui la suit immédiatement me laissent un sourire amer, l’exploit pouvant apporter fierté mais la rancœur qu’il dissimule gâchant tout. Je m’abstiens de répondre cependant, ne voyant pas réellement d’ironie dans ta déclaration à moins que tu ne veuilles faire entendre que ce n’est pas un exploit de la comprendre et que tu préfères qu’elle soit incapable d’articuler une phrase complète sans insulter quelqu’un. On pourrait croire que cela ne m’importe pas et c’est le cas mais pas de la manière dont on pourrait le comprendre : tel que te le dit mon visage, par l’intérêt du regard comme les micromouvements de la tête, tu dois pouvoir lire que j’ai de l’intérêt pour les personnes et de l’indifférence pour leur dépréciation mutuelle.

Oui, j’ai un intérêt assez marqué pour votre lignée et sa tragédie tout comme je comprends la fermeture que tu puisses avoir à cela. Je n’en prends donc pas ombrage, par compréhension, même si je viens de me favoriser une situation délicate et en prends conscience un instant trop tard ; à ta réaction physique, en somme. Il n’est pas réellement de regret pour s’afficher chez moi, cependant, même si je porte l’une de mes mains au coude de l’autre bras. Peut-être est-il un peu d’appréhension pour accompagner ma déclaration suivante, du fait, mais elle n’en est pas moins aussi sincère que je puis l’être.

Je doute un instant à ta remarque sur réfuter mon intérêt pour ta famille et ma volonté d’éviter de rajouter une complexité à cette histoire déjà problématique sans mon intervention. Heureusement, tu développes ta pensée jusqu’à ce que je la comprenne, me conduisant à acquiescer à l’impact de la proximité temporelle dans mon appréciation "journalistique" ; je reste fille d’un businessman des médias et donc liée à cette culture tant que l’on ne me l’aura pas détruite. Les histoires du passé me font sourire un instant mais nous ne nous y attardons pas, c’est plutôt ta propre absence indécise qui m’interpelle. Ton sourire y met un terme et, comme précédemment, je suis le rythme de la discussion avec suffisamment de fluidité.

Il n’est besoin d’un mouvement de tête pour comprendre que je m’en vais te tutoyer, afin de nous placer en égales à défaut de forcément instaurer une familiarité qui ne m’est pas familière. En revanche, c’est avec un sourire aux lèvres que j’accepte l’absence de remerciement, ce qui peut en être un d’ailleurs, et mon expression se poursuit à l’évocation de passer outre les images et les discours populaires sur nos cas. Après, l’interrogation qui la ponctue me refroidit grandement et c’est salutaire afin que je réfléchisse ma réponse plus avant.

- Il y a plus de raisons d’accorder crédit à ce qui se dit sur moi que sur toi, dis-je avec une sincérité légèrement amère. Mes erreurs font ma réputation alors que tes choix font la tienne.

Il n’est aucun reproche, ou même jugement, dans le ton de ma voix : les choix sont nôtres, tout comme les erreurs. Il semble cependant évident qu’il vaut mieux être connu pour ses choix que pour ses erreurs. Cela étant, le silence que je marque après cela peut laisser nombre d’interprétations même si je continue de maintenir le contact visuel avec toi. Ma main relâche mon coude pour s’en remonter un peu sur mon bras et je tache de sourire face au sentiment que je manifeste, plus pour faire bonne figure qu’autre chose d’ailleurs.

- C’est mérité dans les deux cas et à nous d’assumer. Mais oui, c’est l’un de nos principes communs et il faut l’appliquer au mieux.

Mes yeux se baissent un instant à cette conclusion, mes sourcils s’abaissant à l’instant du coin de mes lèvres. Cette émotion que je tais se trouve rapidement broyée par une autre alors que ma bouche se tord en un sourire en coin et j’outrepasse rapidement cela pour en revenir à toi avec cette même ouverture que précédemment. Ce n’est pas un réel effort pour moi que de me montrer avenante, cela semble même plus être un automatique et peut donc provoquer l’effet inverse. Merci, ce n’est pas le cas pour l’instant et cela trouve même un certain écho dans ton attitude mais peut-être ces deux faits sont-ils liés.

- J’ignore si les X-Men savent pour mon échec avec Wonder Woman sur ce point, à toi de me dire.

Il est beaucoup de choses dont on peut rigoler après coup mais il est assez manifeste que je me force un peu, je pense. Tête légèrement en avant, je suis cependant franchement curieuse de la réponse même s’il est probable que je l’élude partiellement alors que l’on nous contourne pour accéder aux cuisines. L’heure est au petit déjeuner et, bien que j’ai commencé par la simple observation à distance raisonnable pour ne pas gêner, il est sans doute utile de le rappeler afin que je ne commette pas d’impair.

- J’y pense mais peut-être t’ai-je interrompue dans ton repas. Si tu veux le préparer tout en discutant, ça me va. J’en ferais surement de même.

C’est une idée comme une autre mais énoncée tout de même, s’accompagnant d’un geste à destination du reste de la cuisine. S’y trouve un certain nombre de gens mais la place est suffisante à ce qu’on y manœuvre, le présent repas n’étant clairement pas le plus complexe à préparer. Il doit être clair aussi que je ne suis pas des plus habituées à me préparer moi-même ma nourriture et que le nouvel environnement n’aide pas à se montrer aventureuse.

- Faire comme chez moi n’est pas quelque chose auquel je suis habituée, dis-je sur le ton de la plaisanterie. L’Institut semble avoir ce principe, cependant. Ça doit faire parti de ce pour quoi Michelle l’apprécie, en plus de vous.

Même si elle n’est pas explicite, mon regard signifie mon interrogation quand à ton sentiment sur le sujet, Heather. Les sujets, même, puisqu’il en est plusieurs fonction de comment tu perçois mes paroles.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Heather Williams le Sam 27 Jan 2018 - 0:12

Je ne suis pas la plus grande lectrice de cette planète. Je n’ai jamais lu les livres du Seigneur des Anneaux, bien que j’ai prétexté les avoir lu pour éviter de me faire passer pour une inculte. Je me force cependant à lire les rapports des X-Men, parce que c’est plutôt important de connaître les dossiers de chaque X-Men pour bien savoir leurs faiblesses et leurs forces. L’aspect fort des X-Men se concentre surtout sur ce que nous pouvons connaître aujourd’hui de nous-mêmes ou des autres. Je sais parfois reconnaître ce que les autres disent par le gestuel et les mouvements, mais n’allez pas me donner un diplôme en psychologie pour cela. Entre le sourire amer et le micro-gestuel de ma nouvelle amie, je ne sais pas trop ce qu’elle pense de mon dossier. En avoir rien à faire de ma sœur, parce qu’elle porte un sentiment presque réciproque envers moi, pour ajouter les insultes et la rancœur, on est vraiment dans un autre délire. Je ne connais pas le dossier de Julia, les Héllions et l’Académie ont peut-être été proches un moment pour que les X-Men les connaissent plus, mais en ce moment, ils désirent faire dans la différence pour éviter de trop plagier sur nous. Elle est peut-être déçue de ne pas trop suivre les tendances de mode que la famille est la chose la plus importante de toute l’Histoire de l’Humanité. Mais personnellement, j’ai plus tendances à ne pas suivre le modèle établi.

Alors oui, je ne pense pas qu’on joue au même jeu entre Julia et moi. Il existe des perceptions, des divergences et surtout plusieurs réclusions qui peuvent définir largement pourquoi les Héllions ne m’intéressent pas en général. Leur consistance à vouloir uniquement exister en dehors des limites engendrées des autres me fait plus penser à ma crise d’adolescente. À ne vouloir créer sa propre définition de ce qui est bon ou mauvais, on se perd un peu dans nos moyens. Je peux bien comprendre cette idée, parce qu’à vouloir renoncer au nom des Williams par les parents les plus honteux du globe, j’avais une tendance à rechercher tout ce qui pouvait être vraiment neuf. Alors qu’en réalité, cela pouvait devenir très difficile de considérer à écrire notre propre idée dans un groupe propre. Je pense pour la majorité des groupes existants et ressemblants à la Super-Sécurité, on se retrouve dans cette vision : Le groupe a une idéologie généraliste et chacun des membres apporte des détails à apporter pour améliorer la cohésion du groupe.  

En évitant des sujets fragiles et polémiques, on évite de s’effriter la gueule sur des arguments un peu inutiles. Personne ne va me convaincre que je dois faire un calendrier avec ma sœur pour attirer des pervers à reconsidérer les mutants d’une autre manière et personne ne va convaincre Julia que les milieux politiques ou médiatiques peuvent être complètement inutiles si on tient à avancer des grandes causes. Tout le monde a son avis sur un sujet, et peut-être que c’est l’une des raisons pourquoi on se désabuse en discutant sans cesses devant plusieurs murs respectifs.

Soudain, c’est aussi le temps à Julia de se rappeler de ses échecs, comme si c’était vraiment important de garder tous nos échecs pour avoir un souvenir bien précis des raisons pourquoi on est parfois un peu débile. On dirait ainsi qu’elle veut se définir surtout pour ces propres échecs, alors qu’elle me définit par mes choix. Cela peut se discuter, mais disons que je préfère être définie par mes choix que par mon nom.


« Si nos échecs nous définissent, nos réussites aussi. Je ne crois pas que tu devrais te définir de cette façon pour ton bien. On est tous plutôt jeunes et on peut encore faire beaucoup dans notre vie ou dans la vie des autres. »

Je ne suis pas une sage comme Orenda et je ne pense pas vraiment choisir les meilleurs mots pour redonner espoir. De toute façon, je pense que de nombreux X-Men ont bien plus d’expériences que moi pour pouvoir donner un second souffle chez des individus qui ont perdu un peu l’espoir envers l’avenir. En lisant les nombreux dossiers des X-Men, on découvre facilement comment Mirko, Caroline et Jane avaient des dossiers assez difficiles, comparativement aux autres. À chaque échec, ils ont bien prouvé qu’ils étaient capables de se développer d’une autre manière pour que cela devienne parfois une réussite.

Ensuite, Julia continue un peu sur l’application au mieux de chacune des définitions possibles. Entre les échecs et les choix, je ne suis pas sûre que c’est une bonne idée d’appliquer au mieux nos échecs, mais peut-être que c’est une simple forme de vouloir faire le mieux avec ce qu’on connaît. En réponse, je souris à sa petite conclusion sans ajouter une nouvelle couche pour l’oral. Ce n’est pas nécessaire de lui faire la mention d’éviter d’appliquer nos échecs au mieux, je pense qu’elle le comprend parfaitement.

Encore une fois, elle joue beaucoup sur le gestuel après sa réponse, voulant peut-être jouer avec un fantôme du passé pour expliquer les différents problèmes qu’elle a subi. Tant de petits mouvements pour une seule petite idée de sa discussion plutôt hasardeuse avec Diana de Themyscira. Je me demande juste qui avait eu l’idée assez idiote de réunir ces deux personnes dans la même salle vu les antipodes qui existent entre ces deux personnes. Comment elle pensait sincèrement convaincre Diana avec la grande gueule de certains Héllions qui cherchaient plutôt à attirer l’attention que porter un message important pour faire avancer certaines causes? Cependant, bien que Diana aime bien parfois nous rencontrer une fois ou deux par année, les nouvelles de sa discussion hasardeuse n’avaient pas encore foulé les murs de l’Institut Xavier. Peut-être parce que Diana a été assez généreuse pour éviter de nous parler de certaines bizarreries qu’elle rencontre. Je suis convaincue que parfois Diana de Themysica peut manquée de diplomatie, c’est avant tout une guerrière, mais elle s’est montrée souvent compréhensive de ce que j’ai pu entendre ou voir. Peut-être que Julia a été maladroite ou l’a retranchée au niveau de ses valeurs. D’un certain coté, il existe quelques individus qui pensent sincèrement que la Ligue de la Justice influence tous les autres groupes.

Maladresse peut-être, mais je crois encore que les noms sont plus complexes que l’identification générale. Excalibur s’était opposée farouchement à la Ligue de la Justice avant que Brian arrive dans le groupe. Alpha Flight s’était aussi opposé longtemps à l’ancienne équipe avant que tout commence à se développer différemment. Ce dossier est très complexe et le juger sur une simplification, c’est un peu à tes risques et périls.


« Ah non, Diana nous n’a pas trop parlée de ses discussions dans le passé que cela soit avec toi ou avec ses amis. Alors, pas d’inquiétudes, on ne va pas trop juger de ce que Diana peut pensée de toi. »

Et la connaissant pas réputation, je ne crois pas que l’amertume fait partie du caractère de Diana de Themyscira, sauf si Julia fait quelque chose de vraiment épouvantable comme tuer l’étudiant de celle-ci. Je ne vais pas donner mon opinion sur l’échec de discuter pacifiquement avec un membre de la Ligue de la Justice, bien que certains puissent être plus pragmatiques comme Tornade, Northstar, Liara ou Brian, je trouve que c’est un défi assez élevé de les frustrer. Peut-être que de cette façon, Julia a réussi un exploit.

En tout cas, c’est une autre histoire à mon avis et elle n’est pas très intéressante pour continuer entre une X-Woman, et une Héllion. Si elle veut avoir des histoires avec les membres de la Justice League pour en faire de la politique, elle peut bien le faire. Je suis juste un peu incapable de suivre ce modèle, Katherine Pryde peut bien en discuter, mais mon parcours n’est pas fait pour la politique. Au moins, elle me laisse la chance de continuer dans des discussions que je connais un peu plus. Alors oui, c’est important de bien manger dans les X-Men, non pour faire la morale aux enfants de manger des fruits et des légumes pour survivre dans ce monde. C’est juste que pour rester en forme continuellement et surtout en stabilité avec nos moyens, on doit pouvoir contrôler un peu notre forme physique, surtout que mes pouvoirs viennent d’un contrôle similaire au niveau physique. Avec la permission de poursuivre un peu mes activités journalières, je commence è sortir les légumes, les fruits et les protéines pour me faire un jus dégueulasse, mais nourrissant.

Elle commence ensuite à dire qu’elle n’est pas familière par les familiarités. Je la souris par la remarque, pendant qu’elle rajoute l’idée que l’Institut semble avoir un principe plutôt familial dans leurs approches. Expliquant peut-être pourquoi Michelle nous apprécie, en plus d’avoir trouvé des punching bag pour tester ses capacités de combat…


« Ouais, on fait de notre mieux, je pense. Michelle semble avoir apprécié sa présence ici, peut-être en trouvant des figures qui la ressemblent un peu comme Wolverine ou Psylocke. Ils sont plutôt intéressants à son développement et elle peut se sentir moins seule de suivre un cheminement différent après la séparation de sa ligue des Assassins. Mais bon, peut-être que je parle trop vite. Sans être une question ou une remarque indiscrète, vous avez peut-être des membres venant de d’autres cultes des assassins. »

Cela peut être une remarque visiblement pour percer leurs fameuses défenses. Peut-être que Julia va voir cela comme une enquête diffamatoire de leur clan, mais je ne vois pas en quoi cela peut gêner. La plupart des Héllions connaît presque la totalité de nos membres, parce qu’Emma connaît en particulier pratiquement tous les X-Man par son affiliation avec cette équipe dans les équipes, hormis les nouveaux qui se sont ajouté depuis son départ pour créer l’équipe du Rose.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Léviathan le Mer 7 Fév 2018 - 14:19




Sympathy
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Chère Heather,

Si nos échecs nous définissent, nos réussites aussi ; j’acquiesce sans hésitation. Me définir de cette façon est un bon conseil qui me fait cependant sourire en coin puis je baisse légèrement la tête. Cette histoire de jeunesse et d’avoir encore beaucoup à faire dans ma vie ou dans celles d’autres m’efface mon contentement précédent pour laisser place à une incertitude abyssale et mon regard se perd dans le vide qui me sépare de mon interlocutrice. Je n’y reste pas longtemps cependant car, c’est bien connu, à regarder l’abîme on permet à l’abîme de nous regarder aussi. Tes dires sont sages, Heather, et c’est peut-être pour cela qu’ils engendrent similaire réaction chez moi. Je me débats cependant et enchaine donc rapidement. Sache qu’il y a un peu de gratitude envers toi, lorsque tu laisses passer la fin du sujet pour qu’on aille vers un autre.

Autre qui ne m’est pas plus favorable, bien évidemment, mais qui a le mérite de continuer à construire une vérité. S’il n’est pas réellement de surprise quand au fait que Diana n’ait pas parlé de cette discussion, il est difficile de savoir si c’est de la frustration ou du soulagement qui accompagne cette déclaration. Il n’y a pas d’inquiétudes, cependant, et même une expiration plutôt tranquille. C’est un nouveau sujet qui se clôt alors que l’alternative est acceptée et je t’emboite donc le pas, Heather, alors que tu commences à te confectionner une boisson nourrissante. Je regarde cela avec une pointe de curiosité et relance la conversation, continuant mon repérage avant de mimiquer tes gestes. Mon propre smootie se limitera à des fruits et un peu de protéines, cependant.

L’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués fait de son mieux pour créer un environnement intime et c’est peut-être pour ça que les X-Men peuvent prétendre à être une famille dans un sens bien différent de ce qu’une entreprise est capable de déclarer. Mon sourire revient en guise d’approbation au fait que Michelle ait été bien ici et qu’elle y ait trouvé plus de gens avec un passif similaire au sien, quand bien même les Hellions ont Banyat dont l’expérience similaire devrait déjà éviter qu’elle se sente seule. Peut-être que tu parles trop vite Heather, en effet, mais que tu fasses toi-même cette remarque me surprend et la phrase qui s’en suit concrétise ma perplexité et mon doute. Cessant de préparer mes fruits pour les passer au mixeur une fois que l’on aura rincé le tien, je te fais face en exprimant mon sentiment sans réelle barrière.

- Vous ne le savez pas ? demande-je avec une réelle incertitude. Emma a retournée sa veste aux X-Men pour aider à vaincre le HellFire Club et protéger les Hellions de l’influence de celui-ci, je croyais que l’entièreté de nos membres vous était connue.

A nouveau, me voici dans une situation délicate où l’impair a une chance sur deux d’être accomplit. Légèrement enduites de jus dû au découpage des organes génitales végétales nécessaire à ma préparation, mes mains se relèvent un instant avant que je ne les immobilise pour éviter d’en tartiner à des endroits inappropriés ; ce qui se résume à tout autre que les fruits ou un lavabo. Un instant embêtée par cette constatation, j’en use cependant pour gagner du temps de réflexion et m’en reviens rapidement à toi, Heather. Je prends une inspiration, mes deux membres toujours aussi utiles que ceux d’un tyrannosaure, puis reprends la parole.

- Désolée de découvrir que notre rivalité a dégénérée au point que le dialogue s’effrite, même si ce n’est pas réellement une surprise.

Je m’interromps un instant alors qu’un nouveau sourire en coin se dessine sur mon visage et que mes yeux se closent, ma tête se secouant. Le soupire nasal qui conclut se geste me fait trembler les épaules mais au final elles ne s’abaissent pas réellement et mon visage fait de nouveau face dès que les tremblements ont cessé. Je ne suis pas triste ni contrariée, seulement d’un amusement légèrement mauvais.

- On est tous plutôt jeunes et on peut encore faire beaucoup dans notre vie ou dans la vie des autres, comme tu dis. Cela passera tant par des échecs que des réussites et nous définira comme définira nos relations.

Mon visage reste immobile mais mes yeux se baissent et mes muscles se détendent un instant alors que je contemple le néant. Puis mes paupières se ferment et lorsqu’elles s’ouvrent mes iris te fixent de nouveau, Heather. Je reste ainsi plusieurs secondes, de longues secondes, te contemplant alors qu’un sourire revient sur mes lèvres. Elles aussi finissent par se rouvrir, mes mains entrant en action pour les soutenir.

- Emma vous a fait confiance et cela a fonctionné durant presqu’une décennie. L’Institut continue d’accepter d’échanger avec nous et de nous aider. Je ne pense faire défaut à personne en te parlant du fait qu’effectivement nous avons d’autres membres venant des cultes assassins. Scandal était de l’Ordre du Serpent et Banyat de la Main.

C’est dit avec franchise et, une fois que c’est fait, mes mains cessent de soutenir mes paroles pour s’en retourner à préparé les fruits que je vous prends. Ils n’en tarderont pas à être prêt tout comme les conséquences de mes dires n’en tarderont pas à être visibles, chez toi d’abord et à l’Académie quand j’y retournerai. Quelques soient les réflexions que je me fais à ce sujet, je fixe à présent ma préparation et reste fermée du visage. Enfin, jusqu’à ce qu’une pointe d’amusement sarcastique se dessine sur mes traits.

- Comme Emma, Scandal me semble avoir fait un tour chez vous avant que les Hellions ne deviennent opérationnels. Banyat, c’est Michelle elle-même qui l’a recruté. Elle a ramenées plusieurs, même si elles sont relativement discrètes. On croirait pas forcément mais la majeure partie des Hellions n’est pas attirée par les médias.

Je souris à ce dernier point puis remonte mon regard vers toi, histoire d’éviter de parler seule.

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Heather Williams le Lun 12 Fév 2018 - 2:19

Vous connaissez un peu le phénomène des Scott? La Famille de Super-Héros la plus inconnue ou ridicule de toute l’ère. À chaque fois que tu te tapes une discussion avec eux, tu leur fais part d’une seule réflexion et leurs cerveaux buguent complètement, comme quoi ils se retrouvaient dans un piège très brutal sur un bout de discussion. Je pense être une personne qui ne peut pas aider, parce que je trouve rarement les bons mots ou parce que cela ne m’intéresse pas d’aider dans le domaine du travail social. On va me dire que je suis peut-être égoïste, mais si on peut aider en bottant des culs, cela doit rester le meilleur emploi de tous les temps. Durant un temps en discutant avec Julia, je pense avoir créé un bug Scottien, son regard vide perdu dans les étoiles est peut-être la démarcation importante de l’arrêt de certains de ses neurones à l’une de mes phrases.

Copiant discrètement ma démarche pour créer son propre jus de protéine dégueulasse, je ne la regarde pas trop. Elle semble extrêmement pensive dans tout ce que je fais, alors peut-être que je dois lui laisser une bulle afin d’éviter de créer de nouvelles dissonances cognitives. Je suis peut-être une personne très sociale, mais parfois à lire les nervosités ou le stress de chacun, ce n’est pas vraiment mon type. Je sais que Jean Grey s’amuse un peu dans le domaine de la psychologie afin de révolutionner un peu le domaine à l’Université pour une lecture plus réaliste d’une personne dite psychologiquement malade. Si cela lui plaît, je lui laisse le temps-complet dans ce domaine, parce que je ne veux pas réinterpréter un propos comme je le désire. Mon rôle dans la cuisine actuellement, c’est de me faire un bon petit jus pour être la plus performante possible afin de botter des culs.  

Ne connaissant pas largement le dossier de la jolie Mimi, je ne peux pas prétendre savoir ce qu’elle vit (Ou ce qu’elle endure) dans cette Académie. J’admire juste le courage exceptionnel de certains Héllions de vivre avec ma grande sœur. Je ne pense pas qu’on peut créer un sentiment aussi intime que les X-Men en subissant les courroux infernaux de ma sœur plusieurs heures par jour. Je me trompe peut-être encore une fois, mais à voir avec la grande gueule de certains, je ne crois pas que cela peut être très plaisant. Selon les dernières rumeurs, Valerie Hopkins a pratiquement fait une dépression à vivre avec un groupe de ce type (Avec quelques membres cherchant à faire du buzz). Légèrement surprise par ma déclaration, Julia me sort déjà les grands mots sur un exploit d’Emma Frost et avec une petite légende urbaine brisée.


« Nope, on ne connaît pas la totalité de votre groupe. En tout cas, ce ne sont pas dans les donnés officiels, on sait un peu les membres de votre première vague, je crois. Par exemple, des membres X-Men qui ont rejoint votre groupe, on les connaît. On connaît Michelle par sa visite et bien sûr, on connaît vos grandes gueules qui ont fait la belle gueule devant les médias avant qu’Emma les recrute. Ma sœur, Serena Charleston, Erica Pen et Joséphine Shaw sont les noms qui m’apparaissent le plus évident. Sinon… le reste, c’est un mystère. »

Peut-être que la confiance s’est perdue de cette façon, à vouloir jouer avec le feu des grandes gueules, on ne donne plus sa transparence comme avant. D’un certain coté, Emma était surprise de l’apparition de Jasmine dans notre groupe, alors on ne partage pas nos données comme avant. En plus, je ne suis pas étonnée que cela commence à devenir plus violent entre nos deux groupes, surtout parce que quand on avait une petite Michelle discrète et dès qu’on voit les autres membres, c’est rendu un bordel monstre sur la suite avec la recherche de caméra. J’en ai rien à faire que les Héllions passent du temps devant les caméras, je ne suis pas du type à regarder des âneries à la télévision. C’est juste que cela puisse devenir rapidement insupportable, lorsque certains membres de l’Institut Xavier sont tentés à faire du média éducatif à place d’aller dans le populisme du Fox News.

Julia s’excuse même à ma personne de la raison pourquoi cette rivalité est devenue aussi intense, mais est-ce qu’elle a vraiment besoin de s’excuser? Cela fait des années que je me fais emmerder par ma famille ou par ma grande sœur, alors la recevoir dans le groupe, c’est un peu pour rester dans la même continuité. En plus pour exister un peu plus dans cet univers, ils ont bien besoin de cela pour vivre.


« Pas besoin de t’excuser, vous avez fait des choix et on a fait des choix, peut-être que le manque de communication sincère a créé ce clivage. »

Reprenant mes anciens dires sur les échecs et sur les réussites, elle espère rétablir des relations un peu plus familières entre les Héllions et les X-Men. J’ai peut-être ma théorie sur le sujet de cette rivalité, dès qu’un truc se créé à Boston ou à New York, l’autre ville va la détester. C’est rendu une rivalité assez mythique entre les deux grosses villes, peut-être que cela influence aussi indirectement nos deux groupes mutants. Continuant à faire mon jus, je lui lance un petit sourire à ces mots. On peut tous espérer que nos relations s’améliorent, sauf les gens qui sont toujours à la recherche de conflit pour tenter de rendre cela plus inviable à chaque jour.

Souriant sur la suite, elle me rappelle qu’Emma nous a fait confiance pendant presque une décennie et que le but n’est pas que nos deux groupes se déchirent intensivement. Peut-être qu’elle recherche à me rappeler que ma grande sœur ne représente pas leur groupe, mais elle ne devrait pas s’en faire : J’ai l’idée d’oublier des gens parasitaires dans ma vie assez facilement. Et vous savez la devise : « On ne choisit pas notre famille. » Mais… pourquoi pas? C’est rendu presque mon idée en rejoignant les X-Men, je choisis ma famille à place de perdre mon temps avec des opportunistes et des connards.


« Ouais, Scandal, on connaît. Banyat, on connaît moins, mais vu le nom, cela doit être un pratiquant du Muay Thai ou de quelque chose similaire. En plus avec un ancien de la Main, cela confirme un peu leur mainmise dans l’Asie du Sud-est. »

Je ne fais aucun commentaire supplémentaire sur Emma, je confirme juste les dires de Julia sur son groupe. Me confirmant que les anciens assassins, c’est aussi ce que les Héllions cherchent entre les Super qui voudraient être sur une revue de maillot de bain et les jeunes qui fantasment un peu trop sur Frost. Je ne suis pas réellement surprise de cette révélation, tout le monde a besoin de gens un peu plus martial pour concurrencer ce qu’on fait actuellement. Et à sa remarque sur les Héllions qui ne sont pas uniquement attirés par les médias, ma réponse est simple :

« Je l’espère pour vous. De toute façon, être un ou une démagogue, cela n’aide personne, même les gens qui le font. Cela doit même nous faire perdre des neurones. »

Je n’ai pas de bons mots pour les médias, elle pourrait bien s’y attendre un peu avec toutes les différences entre ma sœur et ma personne. Je ne sais pas si elle va être brusqué par mes dires, peut-être qu’elle aime aussi faire la méthode Carol Danvers pour attirer l’attention. Je vais bien le découvrir selon sa réaction, peut-être en me sortant la théorie du vingt-deuxième pouvoir des médias ou de comment gagner une élection avec Twitter…

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Re: Sympathy for the Devil or the Barbie? [PV - Julia Hobbes]

Message  Léviathan le Ven 23 Mar 2018 - 8:21




Sympathy
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Chère Heather,

J’acquiesce plus par compréhension que par accord à ta confirmation sur l’absence de connaissance. Que ce ne soit pas dans les données officielles me fait sourire pleinement, sans doute car cela indique clairement que vous avez des données officieuses pouvant en savoir plus sur les autres que ce qu’ils vous disent. L’idée ne me dérange pas et j’écoute simplement les précisions que tu me fournies ; tout y est logique, à part peut-être le mystère. Je semble me faire à sa présence, cependant.

Mon sourire revient lorsque tu te montre bienveillante face à mes excuses, un sentiment faisant toujours plaisir. Nous sommes en accord sur les choix faits de part et d’autres, comme sur le manque de communication sincère ; même si cette conclusion change mon sourire et me laisse matière à réfléchir simultanément à la préparation de mon jus. L’étape du mixage s’approche et c’est amusant de parler de clivage lorsqu’on s’apprête à déchiqueter ceux qui séparent des cellules afin que l’on ingère une somme et non différentes parties.

Scandal est familière, la confirmation est faite. Banyat non, sans surprise ; je tourne néanmoins mon visage vers toi aux déductions que tu fais de son simple nom. Il y a du faut, il y a du vrai, il y a surtout une utilisation intelligente de la construction culturelle et cela me plait. Plus que l’espérance énoncée par la suite, quand bien même celle-ci m’amuse et que je t’en suis grée. Quand à ton commentaire sur la démagogie…

- Les dirigeants qui en usent mises sur la perte de neurones et la faveur du peuple pour gagner du temps. C’est un outil, extrêmement discutable lorsqu’il s’agit de construire quelque chose je suis d’accord, mais efficace en diversion.

Je m’interromps avant de me lancer dans de longues tirades, tu remercieras le mixeur pour cette préparation. Mon introduction est néanmoins faite et il est évident que je prépare la suite durant ce laps de temps. Un doute persiste cependant sur mon visage, s’effaçant rapidement sous un amusement sombre.

- Deux de mes connaissances sont entrées dans des écoles de science politique classiques, en Angleterre. La question de leur oral d’admission était "qu’est-ce qui est le plus important entre la politique et les gens ?". Pour avoir discutées avec les évaluateurs après coup, elles ont appris que "c’est la politique car elle dirige les gens".

Délectable absurdité, savourer mélange d’une joie cynique et d’un dégoût fasciné. Pour ma part tout du moins. Je te regarde, Heather, savoir ce que cette déclaration te fait. Je n’ai pas envie de t’ennuyer mais j’ai envie de te parler hors, tout problématique que soit la démagogie, c’est un sujet qui me parle.

- En tant qu’hobbesienne et que démon, je n’ai aucun souci à ce qu’un parti arnaque l’autre dans un pacte, qu’il soit social ou autre, mais il me semble primordial que les deux y gagnent quand même ; sinon l’un d’eux n’a aucune raison d’agréer audit pacte. La plupart des régimes politiques que nous connaissons sont des héritages, trop de politiciens trouvent normal de les utiliser pour leurs propres fins et tentent de distraire le peuple qui, légitimement, n’est pas en accord.

Après avoir versé ma boisson dans un verre, il est temps pour moi de rincer le mixeur et je le fais tout en continuant de parler ; avec un peu plus de force, écoulement de l’eau obligeant.

- Un discourt culturel nous vend le changement comme lié à la politique et un autre s’y oppose donc, comme à chaque transition entre courant de pensée. Je suis en accord sur le rôle des institutions politiques comme moyen d’améliorer la condition humaine sur un territoire, tout comme je suis lucide sur la gangrène d’une utilisation de ce moyen pour améliorer la situation de la classe dirigeante au détriment des autres.

Désormais, je m’essuie les mains dans l’objectif logique de prendre mon petit déjeuner et de le boire en ta compagnie tout en espérant que la mienne ne te devienne pas désagréable à cause de mes dires. J’ai bientôt terminé, rassures-toi.

- La plupart des gens se détournent de la politique institutionnelle mais, sans reprocher ce choix, j’encourage à réfléchir à qui est le réel gagnant dans cette histoire. Pour moi, ce sont les égoïstes qui ont dégoûtés les altruistes puisque, les seconds partis, les premiers ont le champ libre pour agir. D’où qu’il faille que certains altruistes persévèrent malgré tout, à mon sens. Après, ceux qui ne le font pas alimentent tout de même la plus grande force de notre univers : la diversité.

Je crois en ce que je dis. Je crois en ce que je dis mais je l’énonce plus comme une constatation que comme une réelle conviction. J’avais la conviction face à Diana de Temyscira. Je ne l’ai plus face à toi. J’ai en revanche l’appréhension que cela t’énerve et une certitude : celle que je saurais construire avec ce que tu me donneras.

- J’appartiens peut-être à la classe dirigeante mais je tente de déconstruire cette culture et c’est pour cela que je tiens tant à la complémentarité entre les Hellions et les X-Men. Votre organisation actionne les moyens de changement hors des institutions politiques et médiatiques, si la notre arrive à actionner ceux-ci et qu’elles restent capables de coopérer, nous changeront le monde.

Je crois en ce que je dis. Je crois en ce que je dis et j’espère que cela se produira. Cependant, je le fais enchainée à une culture et à des désirs que tu dois parfaitement percevoir : une main dans une poche et un verre dans l’autre, il est évident que je suis parfaitement habituée à discuter dans des conditions de soirées bourgeoises. Le constater m’amuse et cela s’accompagne cette fois d’un immense mépris, envers moi-même.

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