Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

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Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Rachel A. Summers le Lun 13 Nov 2017 - 0:29



« Discussion Démoniaque? »
AVEC LÉVIATHAN
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Je donne aujourd’hui rarement mon avis sur les évènements qui se sont en train de dérouler sur cette nouvelle scène de la géopolitique ou même dans les héros. Avec Magnéto, accepté par la communauté internationale ou un Alexander Luthor, plus populaire comme jamais, les variations sont trop importantes pour que je commence à faire des grandes analyses sociopolitiques. Mon univers et cet univers ont trouvé une importance capitale et ainsi que des motivations, qui ont grandement varié dans mon esprit. Naître dans un univers en guerre, où le Monde craint et reste bouleversé par les tendances Strykistes est différent de vivre dans ce monde : Le paradoxe reste dans ce monde où après avoir vécu un univers en guerre, il existait une normalisation du racisme, de la démagogie et de la plus facile méthode du populisme pour faire envier des réflexions simplistes. La défaite électorale de William Stryker a marqué les esprits en 2016 pour aller sur une autre ère, pour les mutants, la société a changé, alors que pour la géopolitique, cela devient bien plus complexe dans de nombreux pays. Au moins, à place de cracher sur les Héros et sur les Mutants, de nombreux pays dans le monde commencent à voir cette situation comme normale.

J’ai toujours eu beaucoup plus d’affinités avec les idées de Kitty que les autres tendances mutantes à vouloir se lancer. Peut-être que je ne suis pas neutre parce qu’elle a toujours l’une de mes meilleures amies, mais je trouve qu’encourager notre normalisation dans la société, ne fait pas perdre des pouvoirs aux mutants, mais leur donnent à un accès plus justes au même niveau que tous les citoyens vivants dans une stabilité. Pas énormément dans le sujet de l’actualité, cela devient parfois facile de prendre les positions d’une personne ayant plus de connaissances théoriques sur les idées proposées au niveau de la mutation. Bien que ce mouvement soit encouragé par l’Alliance des Champions, l’Alpha Flight et les X-Men, certains groupes restent dans une valorisation primaire et humaniste par des valeurs éducatives. Les Last Sons et les Luchadores vivent parfois dans ces idées, uniquement à cause d’une diversité politique, sociale et religieuse qui ont souvent une très mauvaise opinion des mutants. Dans d’autres cas, c’est difficile de dire où se situe certains groupes : La Young Force ne voit même pas l’importance de parler des mutants, tellement que ce débat leur semble dépasser et bloquer par des vieilles générations paranoïaques, alors que les Vengeurs semblent parfois se renouer avec ce débat pour faire perdre des neurones aux victimes qui se coltinent toujours leurs téléréalités stupides.

Au niveau de ces traditions, de ces idées ou de ces concepts qui se développent, les Héllions semblent avoir trouvé leur projet avec l’élection d’Alexander Luthor. Ils sont peut-être nés avant cette élection, mais je trouve que leur émergence vient de cette date. Lorsque nous avons participé à un premier échange avec eux, c’était Michelle Drew qui est venue nous voir. Alors à place de voir un développement idéologique des Héllions, on a plutôt suivi une jeune femme suivant un peu le syndrome de Betsy. Avec l’élection de Luthor, ils se sont peut-être trouver une nouvelle façon d’exister quand le monde demande plus d’attentions dans les médias ou dans les promotions de politique. C’est pour cette raison que nos contacts sont plutôt limités, surtout avec la tension entre les deux sœurs Williams sont au maximum depuis que la cadette du duo a fait savoir à Cyra qu’elle a rejoint les X-Men.

Cependant, nous ne sommes pas ennemis et ce n’est pas certainement le but des X-Men de se retrouver en face d’un autre groupe mutant. Les Héllions semblent avoir trouvé une position un peu plus complaisante du milieu politique actuel. On avait peut-être passé du bon temps avec Michelle, mais je sens que cela va être légèrement différent avec la prochaine invitée des Héllions. Comme les X-Knight établissent surtout un bâtiment dans les Terres Sauvages et qu’on évite des missions publiques avec la nouvelle configuration mondiale, on commence à devenir comme les X-Gardiens et leurs congés. Au moins, on va avoir plus de temps pour travailler dans nos projets individuels ou aller améliorer nos relations avec d’autres groupes.

Aujourd’hui, le but est surtout d’améliorer nos relations avec les autres groupes. Julia Hobbes est plutôt dans l’École de pensée de Frost à mon avis, où ils se retrouvent dans une phase politique bien plus complète que celle de Michelle Drew. Je connais légèrement son dossier à cause de mon univers, malgré l’extermination presque entière du groupe lors de la Guerre d’Afrique. Je me suis donc proposée pour la recevoir vu mon horaire allégé. On doit la recevoir le matin, les Héllions nous ont donné un rendez-vous durant la matinée, alors j’espère juste qu’ils n’attendent pas le tapis rouge et les photographes.

Habillée par un jean noir et un chandail « Gamer Things », je me suis prise juste un petit manteau noir sans logo me défendre légèrement du froid. En voyant arrivée une jeune blonde devant la grille, qui semble être pratiquement une copie barbie d’Emma, je commence à m’approcher de la grille de l’Institut Xavier. J’élève légèrement la voix pour l’intercepter directement : « Vous êtes bien, Julia Hobbes? De l’Académie? » La voix élevée n’était pas pour provoquer, elle était d’abord pour l’identifier. Pendant ce temps, la grille commence à s’ouvrir doucement devant elle pour que je la rejoigne.  

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Message  Léviathan le Mar 12 Déc 2017 - 4:38




Discussion Démoniaque
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Je ne me souviens pas si Sébastian von Orchent s’est déjà rendu à l’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués par le passé. Enfin, je n’ai pas de souvenirs à proprement parlé de mon prédécesseur, seulement des savoirs "innés". Imparfaits aussi, vraisemblablement. Si j’accédais à tout ce que je sais en tant que Démon, il est probable que la partie Humaine de mon esprit perde pied et, même sans cela, l’ignorance m’est préférable. C’est ironique de raisonner ainsi puisque c’est l’ignorance qui m’agite le cœur dans cette vie mais c’est sincère : on ne peut pas m’utiliser pour découvrir ce que j’ignore alors qu’ignorer quelque chose ne m’empêche pas de m’utiliser moi-même. Personne ne saurait échapper à la causalité mais il est des gens pour chercher à la maitriser mieux que d’autres. C’est pour cela que la politique peut attirer comme repousser : ceux qui cherchent l’influence s’y rendent tandis que ceux qui refusent d’être influencé s’en sépare. Cela fait parti de la beauté du milieu, on y gagne toujours. Ceux qui rejettent la politique cessent d’y participer et facilitent donc la tâche à ceux qui y participent pour mener leurs projets à bien. Il y a d’autres pouvoirs, incontestablement, mais celui-ci est perdu sachant que, contrairement à la plupart des autres, la politique républicaine était sensée offrir à tous le moyen de participer, de prendre des responsabilités. Le point fort de la démocratie est également sa faiblesse, elle fait appel à des gens qui ne sont pas prêts. J’ai déjà entendu dire que c’était parce que les couches les plus populaires n’étaient pas capables de comprendre l’enjeu, m’étant contentée de répondre que le problème n’était alors pas les couches les plus populaires mais le manque d’accès à l’éducation causant leur sensibilité à la démagogie. J’ai aussi constaté que la plupart des personnes se dirigeant vers la politique avec de la bonne volonté sont dégoutées par celles qui n’y vont que pour leur intérêt. Deux des connaissances avec lesquelles j’ai grandi avaient ce projet d’améliorer le monde par la politique, parce que c’est à cela que c’était sensé servir. A l’oral d’admission d’un établissement supérieur spécialisé en science-politique dont je tairais le nom, on leur a demandé "qu’est-ce qui est le plus important entre la politique et les gens ?" et elles ont répondu en conformité avec leurs croyances. Elles l’ont argumenté. Mais il y avait une bonne réponse : "la politique, parce qu’elle dirige les gens". C’est ainsi que mes amies ont fini dans l’humanitaire, pour avoir l’impression de changer les choses malgré tout.

Cette question, on ne me l’a pas posée à l’Académie du Massachusetts. Tant mieux. Mais on a du me la poser au Club des Damnés. L’avantage de celui-ci, cependant, était qu’il n’y avait ni bonne ni mauvaise réponse : il y avait notre réponse et c’était à nous d’en faire quelque chose. Pour Emma Frost, je suis certaine que la réponse était "les gens, parce que la politique leur permet de se faire entendre et d’agir au mieux d’une part, et est destinée à améliorer leur vie d’autre part". C’est idéaliste comme propos mais l’idéalisme est l’une des deux choses qui permet de faire évoluer les sociétés humaines. La seconde est la violence. Les Hellions sont le résultat de se constat, même si je ne suis pas certaine que tous en soient conscients. Les Hellions sont sensément idéalistes, croyant toujours que la politique peut amener à mieux, et tout aussi violents que les autres groupes de super-sécurité, car toute justifiée et cadrée qu’on déclare notre violence nous l’exerçons et l’employons tous. A de nombreux égards, les Super-héros sont les héritiers des noblesses guerrières d’autrefois, étant protecteur d’une société dont ils ne sont pas sensés remettre en cause les décisions mais où leur pouvoir est bien supérieur à celui des décideurs. Il n’est pas un groupe de Supers qui se considérerait inféodé à un gouvernement comme une armée nationale peut l’être et, en un sens, c’est tant mieux. En un autre, c’est prendre le risque que les évolutions de la politique comme de la super-sécurité, si elles continuent de s’éloigner dans leurs objectifs, créent un schisme ; qu’il soit révolution ou coup d’état, le nom n’importe pas. Malgré quelques êtres en avance sur leur temps, comme le dictateur de Latvérie, c’est encore peu présent dans la société actuelle mais cela évoluera au fil des ans, voir des décennies. La politique peut essayer de détruire le super-héroïsme tout comme le super-héroïsme peut supplanter la politique, quiconque a un pouvoir tente de le conserver. Si les Hellions, par leurs actions comme leur exemple, parviennent à ramener le milieu politique dans une pensée plus altruiste, plus proche de celle qui guide le nouveau milieu qu’est le super-héroïsme, sans doute pourra-t-on améliorer les choses. Mais c’est futile de chercher l’équilibre de milieux sociaux lorsqu’on n’a pas d’équilibre soi-même et les Hellions n’en ont pas encore.

Il serait aisé de rejeter la faute sur les X-Men mais le voyage en avion puis en taxi m’a laissé plus de temps pour réfléchir à ce sujet. Les X-Men se comportent avec les Hellions comme ils se comportaient auparavant avec la Confrérie et comme ils se comporteront avec la X-Force. Les X-Men agissent au niveau du conflit, avec une efficacité redoutable, mais du fait ils entrent en concurrence avec ce qui ce rapproche d’eux. Emma et Charles espéraient sans doute faire cela de façon saine mais c’était sans compter sur les rancœurs personnelles et la recherche d’attention. Toutes deux s’alimentent et se répandent, transformant la rivalité amicale positive en motif de répulsion à l’instar de la transformation connue par la politique avec le temps. Diversité obligeant, ou plus exactement permettant, toutes les portes ne sont pas fermées et j’ai choisie la mienne fonction de celle que je jugeais la plus constructive. C’est d’ailleurs ce qui m’amène ici, remontant la route qui longue le Titicus Reservoir vers le portail de Graymalkin Lane. Je ne suis pas la seule à être venue ici mais nous sommes en minorité, pour l’heure. Et s’il est incontestable que le chaos au sein des Hellions sert l’un de mes objectifs, j’honore ma parole en cherchant à les aider de mon mieux.

Je paie la course au conducteur avant de refermer mon caban sur le sous-pull aux couleurs et logos de l’Académie. Après avoir prise ma valise à main, j’ouvre la portière arrière et pose ma première botte sur le sol. Ce n’est qu’une fois la taule froide renvoyée à sa position close que je peux réfugier ma seconde main dans la poche de mon pantalon d’hiver. Les murmures raisonnent dans mon esprit, commentant et informant comme ils se doivent de le faire, et je constate en me retournant simplement qu’ils ont raison, comme toujours : le comité d’accueil est ici. La tenue est sobre malgré un logo et le visage exprime doute et intérêt, chose que l’interpellation confirme rapidement. Les voix continuent de m’araser l’esprit à toutes chuchoter en même temps mais leurs dires sont suffisamment bas pour ne pas me déranger et me laisser tout loisir de répondre.

- C’est exact, dis-je en ressortant la main de ma poche, la tendant et l'accompagnant d'un sourire poli. Et vous êtes ?

Mes démons me répondent mais ce n’est pas d’eux que j’attends une confirmation. Je ne crois pas au hasard puisqu’il implique une causalité aléatoire là où rien ne l’est mais il est agréable d’être accueillie par une personne d’intérêt. Car, saches que tu es une personne d’intérêt, Rachel. D’un intérêt qui pourrait bien te surprendre. Je ne me souviens pas si Sébastian von Orchent s’est déjà rendu à l’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués par le passé. Je sais cependant que je n’ai pas la même recherche que lui, que ce soit en vertu de mon allégeance ou de mes problèmes personnels.

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Message  Rachel A. Summers le Sam 23 Déc 2017 - 0:38



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On est remarqué, bien que tout le monde préfère dire que les X-Men vivent dans l’ombre, ce groupe a toujours été remarqué. Cela date de bien plus loin que mon arrivé dans les X-Men et cela va se continuer dans le futur surtout vu les nouvelles possibilités pour les mutants. Notre groupe est connu par plusieurs organisations criminelles qui préfèrent se taire que parler de notre existence, par peur de subir nos courroux. Notre groupe est connu en majorité par les différents groupes de défense, connaissant surtout notre professionnalisme et nos méthodes pour combattre des projets dangereux ou des ennemis un peu partout sur la totalité des continents. De nombreux ennemis du passé peuvent critiquer énormément ce travail construit, surtout vu la dégradation de plusieurs de nos ennemis à travers leurs histoires. Ils sont touchés, ils se reconstruisent et se refont avec les années. La plupart de nos ennemis ne se retrouve plus à New York, craintif de pouvoir tomber encore plus sur la multiplication des différents groupes comme la Young Force, les Young Avengers et encore plusieurs autres. Ils se réfugient dans les villes loin des traditions de la défense, ils se consolident par leurs propres défaites. Je sais un peu pourquoi les X-Men peuvent être critiqué, ils sont différents des méthodes qu’on retrouve traditionnellement, il existe un certain écho à cette évolution. Je ne connais personne qui tente d’exister en dehors de ce qu’ils aiment réellement comme évolution : Ils ne veulent pas se sentir ignorant ou déconnectés de la société. C’est pour cette raison qu’il existe tant d’individus capables de reconnaître ce qu’est la politique. Ils savent comment cela se produit, comment ils se forment ou comment ils décident de se transformer. Malheureusement pour plusieurs, je crois qu’il existe une zone de perte dans une politique de « politisation ». Oui, je sais… ses mots ne semblent avoir aucun sens en particulier, surtout que j’ai décidé de créer ce concept sur le coup. Alors, vous allez tous me demander : C’est quoi ce concept étrange que tu viens de créer, Rachel? Je pense que ce concept est surtout un produit du fait que certains individus se perdent tellement dans la théorie ou dans les logiques fonctionnelles de plusieurs systèmes qu’ils oublient comment la société fonctionne. Toutes les visions sur la démocratie ou sur la sociologie de la population peuvent se mettre d’accord sur un point : L’être humain est imprévisible. Émotif parfois, il peut devenir d’une rudesse lorsque cela lui touche directement ou qu’un gourou le remet en doute pour lui donner des nouveaux repères. C’est malheureux pour ces gens qui pensent avoir trouvé une réponse, parce que les exceptions peuvent briser ce qu’ils pensent être capables de comprendre. Alors, cela devient fréquent ce type de produits, surtout quand on décide de négliger les autres pour admettre que son seul impression est capable de tout comprendre…

Nos ennemis, nos alliés ou simplement les acteurs extérieurs de certains évènements s’assemblent parfois dans ces modèles, alors que moi, je suis plutôt la mentalité de Kitty : Avoir la vérité objective sur tout n’est qu’avoir un discours subjectif. Les X-Men vivent dans une diversité, ils préfèrent des débats sains sans autant construire des règles universelles à ce monde. Certains recalés des X-Men ont juste raté leurs formations pour penser obtenir la vérité ultime sur ce qui nous touche actuellement. Avoir des raisons fondamentalistes sur tout, avoir des constats de la société ou de ce qu’on pense être la société peuvent être choquants, parce que les évènements ne sont pas idéalisés, ils ne sont ni pessimistes, ni optimistes : Ils se produisent sous des conséquences et il est rare de connaître les véritables effets de l’Histoire. Ils sont peu de nos ennemis à avoir prévoir que les X-Men allaient devenir si puissants pour les faire tomber un peu partout sur la planète. C’était aussi imprévisible d’avoir la victoire de William Stryker aux élections de mon monde. Cette imprévisibilité amène les raisons pourquoi on ne peut pas établir une vérité historique, elle se boucle surtout par des évolutions incontrôlables pouvant être influencés dans certaines directions par un travail intense.

On ne se comporte pas d’une façon ou d’une autre parce qu’il existe une opposition chez les mutants, les X-Men se comportent, parce que je crois sincèrement que nous détestons voir des leaders mutants prétendre avoir trouvé toutes les solutions par leur pensée ou par leurs méthodes. La Confrérie pensait pouvoir modifier le monde plusieurs fois avec une seule idéologie, alors qu’ils se sont rendu comptes qu’après tout, il ne fallait pas faire un monde sous un seul penseur, mais bien plusieurs d’entre eux. C’est pour cette raison qu’ils ont changé d’idéologie dans les années 90 et c’est aussi pour cette raison qu’ils ont encore changé leur idéologie avec Genosha.

Alors pourquoi un tel de changement d’attitude entre Michelle et Julia? Peut-être parce qu’on ne voit pas vraiment une concurrence au début, mais qu’après les rares contacts, on s’est retrouvé devant un mur idéologique profond et pratiquement unidimensionnel. Je me demande même si Michelle est consciente de ces modifications aussi brutales, alors qu’elle tentait juste de réapprendre à respirer. Je trouve cela très triste pour elle, car à mon avis, elle n’avait pas besoin de se faire enfermer dans une école où on encourage plutôt une favorisation de certaines couleurs partisanes, alors qu’elle avait juste besoin d’une meilleure compréhension de soi. Je juge peut-être vite, mais ils ne s’aident pas avec des prétentions ou leurs publicités qui nous rappellent malheureusement ce que les candidats du pire pouvaient offrir en 2016.

Malheureusement, j’ai des craintes de voir le futur des Héllions, parce que déjà au premier regard, mes yeux se perdent sur le logo de sa fameuse équipe de Julia, comme pour faire de la compétition ou en rentrant dans une université afin de planifier un kiosque pour faire de la publicité envers une cause. Je juge peut-être rapidement, mais au moins, je sais où ce groupe peut se diriger avec le temps en espérant qu’ils obtiennent assez de sagesse pour éviter que cela devienne n’importe quoi. Referment ma main sur la sienne en l’accompagnant réciproquement par un sourire, je réponds à sa question poliment à sa question. « Rachel Summers, X-Woman, membre de la sous-équipe appelée X-Knights et celle qui va servir de guide. Et vous? Besoin d’une présentation supplémentaire ou ce n’est pas nécessaire? » Je ne connais personne qui va refusé de se décrire plus en lui donnant une telle chance de parler de sa personne. Si elle est une individu d’intérêt majeure, on pourrait même discuter de philosophie de comptoir ou de la rivalité complètement superficielle entre les Red Sox de Boston et des Yankee de New York.
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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Léviathan le Ven 12 Jan 2018 - 5:32




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Chère Rachel,

Je suppose savoir ce que tu dévisages à travers mon manteau fermé mais que mon vêtement caché m’affilie à l’Académie du Massachusetts, non aux Hellions, n’est guère différent de la présentation que tu fais : après tout, la première information qui suit ton identité est également marque de ton affiliation. Cela étant, je te remercie de ton sourire et de ta politesse, ils sont plus que ce que j’ai généralement droit. Ta question me surprend plusieurs instants, laissant une perplexité face à ce que je ressens comme un test et auquel il me faut décider s’il est intéressant d’échouer. Est-ce mon humilité que tu cherches à découvrir, ou bien l’ordre de mes priorités et la manière dont elles me définissent ?

- Dans le doute : Julia Thomasine Hobbes, le Léviathan, étudiante en sciences politiques à l’Académie du Massachusetts, membre des Hellions dans la catégorie des Hounders et démon capital de l’Envie.

Je marque une pause sous le coup d’une simple mais possiblement cruciale hésitation. Mes deux prénoms sont importants, ils sont un trait d’humour douteux de la part de mes parents que peu sont cependant capables de percevoir, tandis que la première chose qui vient en suite est incontestablement la notion floue de Léviathan ; notion d’autant plus floue qu’elle est utilisée comme polysémie dans le cas présent. Je suis le Léviathan, tout à la fois une partie du Léviathan et le vaisseau de Léviathan. Mon projet d’étude et la profession qu’il implique à sa suite viennent après dans l’ordre de mes priorités, puisqu’étant une motivation antérieure à mon "intégration" dans la famille des Hellions qui vient juste après. Enfin, discret mais toujours présent, il ne faut pas oublier que mon rôle instinctif n’est pas d’améliorer quoi que ce soit, les peuples cultivant très bien l’Envie sans qu’on les aide, mais d’exploiter ma présidence afin de nourrir ma partie démoniaque. L’hésitation, cependant, est liée au passif de ladite partie et à ce que j’appelle "vie précédente" malgré que la personne que j’étais alors ne soit pas encore morte, simplement jetée dans une oubliette par ta famille, Rachel. Une chose dont je ne vous tiens pas rigueur, après tout vous laisser enfermer Sébastian von Orchent m’a permis de continuer mes actions ailleurs sans que vous ayez à y redire.

- Concernant ce dernier point, il est évident que j’éviterais d’en faire la démonstration au sein de votre établissement, assure avec politesse et bonne foi. Son attachement à l’Institut et aux X-Men a poussé Mlle Frost à les inclure dans notre accord mais, même sans cela, me comporter en bonne hôte est une question de bon sens.

Je ne réclamerai pas plus de confiance que celle que je suis capable de mériter, cela me semble aller de soi également. Je suis consciente de mes diverses mauvaises réputations et sans doute les accrois-je avec mes brèves paroles mais au moins suis-je limitée à faire ma présentation détaillée à ton instar, Rachel, plutôt qu’à entrer en conflit avec la bien pensance et la bonne conscience presque dictatoriale de la Justice League. Percevant les méthodes des X-Men et des Hellions comme complémentaires, je n’ai rien à déclarer qui soit idéologique ici et ferais de mon mieux pour suivre les traces de Michelle, la prenant pour exemple et plaçant en elle des espoirs qui, j’en suis certaine, ne seront pas déçus…

Après avoir raffermie ma prise sur ma valise, je pénètre au sein de Graymalkin Lane et de l’une des zones les plus dangereuses au monde pour ce que je suis. En tant que Léviathan, je ne suis prémunie au mieux de nouvelles confrontations avec les X-Men en choisissant une allégeance même si, en définitive, je n’ai aucune intention nuisible envers la communauté mutante. Mais le Club des Damnés n’était pas non plus anti-mutant et pourtant les X-Men ont pris le relai de la Justice League pour réussir là où "le plus grand groupe de l’Histoire" a échoué. Il valait mieux être prudent. S’il ne m’arrive rien ici, je l’aurai été assez. Et j’ai bon espoir que tout se passe pour le mieux, quand bien même mon mieux sera toujours inférieur à celui de Michelle ; d’où que je tache d’user de mon pire, parfois.

- Pardonnez-moi ma curiosité mais vous êtes-vous portée volontaire pour me guider ou… comment dire, commence-je avant de réfléchir un instant, cherchant une formulation qui compenserait l’aspect saugrenue de l’idée. avez-vous "gagnée" cette obligation contre votre volonté ?

Oui, je dois avouer imaginer de façon relativement aisée les X-Knight, ayant leurs preuves à faire de par l’aspect récent de leur équipe, se voir confier de gérer l’incarnation de la déception de Diana ; une chose que les membres auraient joué à la courte-paille, ou autre jeu de hasard, pour déterminer qui s’en chargerait. Si tel est effectivement le cas, la causalité chaotique de la réalité ou autre "imprévisibilité" est en ma faveur aujourd’hui. Une faveur que j’explique tout en marchant.

- Cela m’intéresse pas crainte de vous être désagréable sachant que j’aimerai votre conseil sur un point, disons, personnel.

Un point qu’il m’est difficile de discuter avec des gens de l’Académie, non par leur manque de qualité mais par le fait qu’aucun d’eux n’ait jamais expérimenté ce qui est peut-être l’un de nos seuls points communs. Ou devrais-je dire, expérience commune même si c’est plus le fonctionnement systémique et les manières de gérer l’impact psychologique qui m’intéresse. De grands discourt en perspective, en sommes, mais je suis plus là pour apprendre que pour défendre les constructions de connaissances que j’ai effectuée ; mes "vérités", en sommes. Mes mensonges, plus exactement, mais ils sont très semblables à mes yeux : seule la sincérité les sépare et je suis sincère à en être dégoutante. Je te promets de ne pas te dégouter trop vite, cependant. Peut-être même arriverais-je à ne pas te dégouter tout court, sait-on jamais.

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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Tessa le Sam 13 Jan 2018 - 14:26


Le Léviathan est une maladie, Léviathan est un parasite et Julia Hobbes est une marionnette. Mes yeux sont dissimulés derrière les verres rouges des Cyberlunettes et je ne suis moi-même guère différente de d’habitude. Couvert du tissu de gants longs, mes doigts sont croisés tandis que mes paumes pressent un verre à cocktail encore partiellement rempli dont le pied est déposé sur ma cuisse comme le jeans qui couvre mes jambes croisées en position d’aise. Mes coudes, à travers les gants toujours, sont en contact avec un débardeur comme le dossier de ma chaise sachant que seul le premier témoigne d’un de mes mouvements, se soulevant légèrement au niveau de mon ventre pour accompagner ma lente respiration. Autour de moi, tout n’est que mouvement et lumière cependant, alors que les écrans de mon observatoire éclairent l’entièreté de la pièce à en décorer les murs comme autant de carreaux. A défaut de pouvoir accorder mon attention en un unique point, il n’est que l’un d’eux que je fixe. Il me rapporte l’une des caméras de surveillance de l’Institution Charles Xavier pour Jeunes Surdoués, plus exactement celle du portail. D’où ma constatation.

Le Léviathan, à savoir l’entité biologique, est une maladie. Les cellules du Léviathan sont analogues à un virus : si elles n’ont pas besoin de pirater des cellules pour ce reproduire, elles n’en convertissent pas moins les cellules étrangères pour qu’elles deviennent comme elles-mêmes. Le chimérisme qui en résulte n’est que temporaire et dure au maximum sept ans, puisque c’est le temps nécessaire à renouveler la totalité des cellules du corps humain. Cependant, la régénération cellulaire voir une éventuelle réanimation post-mortem accélèrent souvent le processus d’infection. Une fois celui-ci terminé, la chimère a cédée place au Léviathan. Les symptômes de régénération, d’immortalité par résurrection et absence de vieillissement ainsi que de mémoire génétique sont présents chez tous les individus dès le stade du chimérisme même s’ils ne sont pas aussi développés fonctions des individus. N’avoir pu observer que von Orchent n’aide cependant guère à trouver des réponses sur ce point, surtout que la lignée ne compte que deux générations d’infectées.

Léviathan, à savoir le démon, est un parasite. Comme les autres créatures de ce type, il choisit un hôte dont il influence le comportement afin d’en retirer ce qui lui est nécessaire à survivre et à se développer. La relation qu’il entretien avec son hôte est différente d’une simple possession démoniaque ainsi est-il envisageable de la considérer comme symbiotique, puisque les deux partis sont associés, mais l’analyse des avantages conférés à chacun trahit le caractère parasitique. A se mélanger avec l’esprit de son vaisseau plutôt que de le posséder, Léviathan permet peut-être d’être influencé par les valeurs et la volonté du vaisseau mais il se rend également plus difficile à opérer et surtout à identifier : il devient complexe de déterminer si le vaisseau ou le démon est responsable de la décision, puisqu’ils ne sont "plus qu’un". Sans étude psychique sur individu possédé, il m’est difficile de faire plus que supposer des données supplémentaires.

Julia Hobbes, à savoir l’humaine, est une marionnette. Sans entrer dans les considérations socioculturelles et l’importance de la reproduction sociale du milieu dans lequel elle a grandi et souhaite évoluer, ses propres objectifs sont des illusions permettant de brouiller ceux qui leurs sont ajoutés. Au regard de son histoire, de celle de Sébastian von Orchent et de plusieurs autres infectés identifiés de par leurs liens avec eux, les probabilités que le Léviathan agisse comme un tout cohérent sont élevées. A partir de 2010, les activités du prédécesseur de Julia devinrent de plus en plus complexe jusqu’à ce qu’elles s’arrêtent définitivement en 2014. En 2013, Julia intégra l’Académie du Massachusetts, dans laquelle von Orchent avait déjà un réseau, puis les Hellions dans les années qui suivirent. L’appartenance au groupe la protège des adversaires ayant nuit à son prédécesseur et que cette sécurité se soit développée simultanément à la déchéance de celui-ci n’est pas un hasard. Il n’est donc pas difficile de conclure que les humains qui composent le Léviathan sont des pions servant les objectifs de Léviathan.

Ces trois points m’amènent cependant à de nouvelles questions dont la plus importante est sur la manière de placer les différents pions. La solution la plus simple serait que les pions soient au courant de la stratégie globale et agissent de concerts, ce que les réunions annuelles peuvent permettre. Mais l’information est quelque chose d’essentiel est la répartir correctement est la clé du succès ; les pions doivent en savoir suffisamment pour accomplir leur rôle et suffisamment peu pour ne pas nuire à celui des autres. Une possession temporaire afin d’influencer une décision, évitant que lesdits pions n’aient une connaissance de la stratégie globale, est ainsi plus probable même si elle signifierait une surveillance constante de la part du démon sur la totalité de ses pions. Une autre possibilité est un lien biologique qui permettrait d’agir instinctivement de façon coordonnée, évitant toute dépense d’énergie pour effectuer une surveillance inutile la quasi-totalité du temps ; cette hypothèse laisse cependant à penser que l’entité biologique soit consciente en elle-même, à un niveau différent de ce que l’on retrouve chez le démon et l’humaine.

Je n’ai pas encore toutes les réponses et je n’en ai pas besoin pour savoir que chacun de ces trois points me fait déprécier la créature qui se présente au portail de Graymalkin Lane. Je comprends le mouvement de l’Académie comme de l’Institut autour de l’acceptation de cette visite : comme pour Michelle Drew, il est des personnes chez les X-Men plus à même d’aider Julia Hobbes que chez les Hellions, du fait de notre plus grande familiarité avec certaines entités "surnaturelles". Je comprends que certains veuille tenter de guider la jeune femme et de l’encourager à croire en une cause afin d’essayer de faire du démon qui la gangrène quelque chose de positif. Cependant je ne baisse guère ma garde pour les personnes que je connais et j’apprécie alors il n’est pas question de le faire pour celles que je ne connais pas et qui m’indiffère. Dans mon analyse, Sébastian von Orchent et Julia Hobbes sont indistincts dans les crimes qu’ils commettent : malgré leurs caractères différents, ils restent Léviathan. Recevoir la seconde en ce lieu n’est pas différent de recevoir le premier, ils sont une même menace. Ou, plus exactement, la menace c’est transférée de l’un à l’autre. S’il n’est pas question de libérer le premier désormais que l’on est certain qu’il n’est plus possédé, il est dangereux de ne pas chercher à agir contre la seconde puisque l’on est certain qu’elle est actuellement possédée. Plutôt qu’un enfermement, je préconiserais une opération psychique afin de retirer le démon tout en étant consciente du risque de décès impliqué. C’est pour cela que l’on n’agira pas au niveau des X-Men, je pense.

Il est possible de considérer que Léviathan n’est pas notre problème. Il est très improbable, considérant des circonstances, que le démon se manifeste au sein de l’Institut : ce serait perdre un nouveau vaisseau inutilement en plus d’aggraver les problèmes entre les X-Men et les Hellions. A court-terme, il ne présente donc pas un danger. Mes appréhensions viennent d’anticipations à moyen-terme. Léviathan représente une fuite d’informations potentiellement dommageable. Michelle Drew aurait pu la représenter également mais sa loyauté va tant à notre famille qu’à la sienne là où celle de Julia Hobbes est incertaine au mieux, complètement factice au pire. Michelle n’a rien à gagner à jouer double-jeu alors que Julia le fait, qu’elle le sache ou non. Reste à déterminer ce qu’elle va gagner mais les probabilités vont à ce que ce soit de la confiance.

Je respecte la décision des X-Men, conforme à leur idéologie, de laisser une seconde chance à la jeune femme et à son infection démoniaque. Pour ma part, je prépare les contre-mesures nécessaires à neutraliser cette adversaire. Les parties d’échec ne m’intéressent pas car je suis capable de simuler toutes les situations possibles à partir d’un placement donné, situations limitées par les possibilités de mouvement des pièces ; l’autre joueur n’est donc même pas utile au déroulement de la partie. Le jeu de Léviathan ne m’intéresserait pas non plus s’il n’impliquait pas ma famille mais, ce faisant, il vient de trouver une adversaire.

J’ignore ce que sait Rachel de Julia Hobbes, de Léviathan et du Léviathan. Il est improbable que pareille créature s’illustre dans un conflit comme celui qu’a connu l’univers de ma coéquipière ; sa place est plutôt en marge de celui-ci à profiter de la misère pour gagner ce qu’il cherche. Néanmoins, les Hellions existaient également et peut-être la faible divergence historique implique que, là-bas aussi, Julia a agit de manière analogue à ce qu’elle accomplit ici-même. Mes lèvres se plissent en un sourire à l’idée que Rachel ait plus de coups d’avance que moi sur ce qui va suivre et c’est possiblement cela qui la conduit à prendre les choses en main personnellement. Je ne suis pas douée pour faire confiance mais j’anticipe qu’elle soit aussi efficace dans cette mission que dans celle que nous avons accomplie ensemble.

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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Rachel A. Summers le Ven 19 Jan 2018 - 1:15



« Discussion Démoniaque? »
AVEC LÉVIATHAN
1
Je pense comprendre pourquoi les X-Men ont tant de difficultés avec le désir de l’Académie ou des Héllions. Vivants dans une sous-image de nous-mêmes et dans une démarcation plutôt difficile avec l’omniprésence des Vengeurs dans les médias traditionnels et la popularité de la Young Force sur l’internet, c’est difficile de faire clairement son parcours chez les héros. Les Héllions se retrouvent ainsi bloqués par un triple-processus en fonction : Entre les Vengeurs, la Young Force et les X-Men. Alors que l’Académie ressemble drôlement à l’Institut Xavier, mais avec beaucoup moins de désirs mercantiles. La crise d’identité doit être très difficile, parce qu’au début, avant que Michelle arrive dans le portrait, Emma Frost restait affilée avec les X-Men. Cela devenait même parfois ridicule, surtout avec son costume blanc portait directement le X de notre équipe sur poitrine, comme quoi, ce qui devrait être le plus regardé ou le plus rigolé, on retrouvait son affiliation et sa fierté. Je ne peux pas me demander pourquoi les Héllions ont autant dérivé de leurs positions, d’une nouvelle école pour les mutants, à rival amical, jusqu’au bloc idéologique que nous sommes en face actuellement.

Peut-être dans la présentation de Julia se retrouve le problème. Non, je ne dis pas que la science politique est un problème, comme dans la plupart des domaines connus et qui ont débuté dans le monde anglo-saxon, la science politique, comme l’anthropologie ou la criminologie, demande en tout temps un regard sceptique sur nos croyances et même sur nos valeurs. Chez les plus grands théoriciens d’une main forte autour d’un pouvoir exécutif, le combat contre les débats ou contre les oppositions traditionnelles se retrouvent dans un aspect de relativisme culturel aux idées démocratiques qui se sont développées avec le temps. Kitty a toujours essayé de comprendre comment l’un des premiers démocratiques s’est transformé en délire totalitaire dans mon monde. Il est peut-être difficile de trouver sciemment les raisons, peut-être parce que les raisons étaient multiples : La Chine qui devenait le centre du monde au niveau de l’économie, les Vengeurs qui s’essoufflaient et une élection bouleversante en 2016. Trouver des coupables, c’était peut-être l’une des habitudes humaines les plus désirées, parce qu’on dirait que des êtres cherchent toujours des coupables à leurs situations. D’un coté, je peux les envier. Tout le monde pourrait dire que la mort de mes parents, c’est à cause des fanatiques de William Stryker, mais en quoi c’est la réalité?

De cette manière, j’admire le regard de Mirko Miletich et de Caroline Flynn sur leurs passés. Ils ne cherchent pas qui a brisé leurs vies, ils cherchent à améliorer leurs quotidiens et surtout à vivre avec les autres. Malheureusement pour le domaine de la science politique, entre sa tentative vaine de décrire à quoi ressemble le monde sur deux visions différentes, on oublie les nuances et les subjectivités de tous. On oublie aussi beaucoup que ce monde n’est pas aussi bouleversé qu’avant et de cette façon, parfois les gens veulent trouver des nouveautés. Parfois, ils les trouvent dans le pire de l’être humain : William Stryker est un exemple parfait de cette tendance.

Ironiquement en analysant uniquement le cursus de la science politique de Julia, je néglige les deux autres présentations. Hounders? Je ne connais pas vraiment et je n’ai pas envie de créer une fausse image de cette fameuse catégorie. Ensuite pour l’idée du démon capital de l’envie, je pense que c’est l’élément que j’ignore le plus de toute sa présentation. Je ne suis pas désintéressée par les enfers ou les démons, mais j’ai compris que l’idée d’enfers venait surtout des dimensions alternatifs et qu’ils sont bien plus complexes de ce qu’on croit. Entre Azazel et sa dimension, on se retrouve devant un multiple de dimensions, ressemblant ou non de ce que les religions donnent comme images à l’enfer. De plus, je ne sais pas vraiment ce qu’elle veut dire dans l’idée de démon capital de l’Envie, est-ce qu’elle va déclarée un conflit si finalement, qu’il existe un autre démon qui utilise l’énergie de l’Envie? Comme un peu, toutes les grandes artificialités du monde, j’ignore donc cet aspect pour aller au plus important de son discours : « Ah, la science politique, c’est cool ça! Tu as vu le débat entre Emma et Kitty à TEDTalks? » Je trouve que c’est déjà une question plus légitime que tous les aspects démoniaques possibles sur son affiliation avec un autre univers. Peut-être que c’est important pour elle, je vais peut-être le découvrir plus tard, mais en ce moment, je trouve que le débat entre Frost et Pryde bien plus intéressants que me faire rappeler les sept pêchés capitaux.

Finalement, je pense avoir évité un sujet trop rapidement, parce que Julia revient rapidement sur le sujet comme si c’était quelque chose d’extrêmement polémique pour elle. Elle croit peut-être toucher une corde sensible aujourd’hui, mais j’espère que la déception ne va pas être énorme quand le désintérêt envers les méchants Démons de l’Envie va être traité par les théologiens de la place. Est-ce que ma prochaine parole est pour se foutre un peu de sa gueule ou uniquement pour ne pas vraiment me soucier des origines de ses pouvoirs? Je ne sais pas, mais… « Ouf! Me voilà soulager d’avoir éviter une grande crise! » La main sur le cœur pour simuler un semblant de stress, je ne pense pas être méchante par cette action, je crois simplement que je lui montre un peu ou même mon désintérêt total de ce sujet.

Il existe bien une possibilité majeure d’insultes ou des remises en questions plus importantes, mais comme moi, elle ne veut pas provoquer une grande crise diplomatique. Ayant racontée la totalité de mon histoire aux X-Men, ils savent avant d’être une X-Woman, j’étais un membre de la Justice League. Un groupe choisi par les élites, la population, l’ONU, les riches et les pauvres pour intervenir en cas de problèmes majeurs. Un puissant groupe dictatorial, voulant uniquement détruire tout ce qui pouvait être comme le libre-arbitre ou la démocratie. Parce que c’est bien connu : Ce groupe a voulu enfermer Steve Rogers quand il est devenu président des États-Unis d’une façon démocratique. Oui, au moins, elle garde cette idée pour elle uniquement, car honnêtement, il existait deux grandes rhétoriques du discours de William Stryker pour trouver des coupables à tout ce qui allait mal selon lui. Les mutants ont toujours été son sujet préféré, parce qu’ils sont tellement le plus facile à trouver des partisans complètement obsédés par les théories de complots. Cette première rhétorique a été utilisée surtout à la première partie de sa terrible tyrannie.

La deuxième rhétorique, elle était aussi facile que la première. La bien-pensante et la bonne conscience presque dictatoriale de la Justice League sont tellement les arguments que Stryker tenait pour gagner de nouveaux partisans à chaque jour. Bien sûr, comme la plupart de leurs détracteurs, ils ont tout transformé pour que cela plaise d’abord à leurs idéologies au lieu d’aller les faits. À quoi demander de plus à un politicien démagogue? Malheureusement peut-être que les Héllions en science politique sont pratiquement dans le même délire. Ils ont trouvé leurs coupables parfaits pour éviter de se remettre eux-mêmes en question.

Je crains malheureusement que cette tendance peut devenir le pire des Héllions. Le populisme, la démagogie, le fatalisme et les mensonges nuisent généralement à tout ce qu’un groupe peut construire positivement. Le désavantage pour Julia reste intrinsèquement lié à cette façon extraordinaire de toujours prendre en référence ce qui avait amené tellement de problèmes à chacun. Elle s’amuse malheureusement encore avec l’idée que le Club des Damnés n’était pas foncièrement anti-mutant, mais ils étaient assez cons pour déclencher des guerres ou avoir des impunités meurtrières. Au moins, avec Michelle, on ne se perd pas dans ce délire, la Ligue des Assassins n’est jamais d’actualité avec elle. Après, les Héllions ne doivent plus demander des questions sur la raison pourquoi on les compare encore à ces fanatiques. En plus, c’était très facile de copier la vision de cet ancien groupe dans leur délire de mégalomanie : La Ligue de la Justice a échoué. Ce sont tellement des explications simples, surtout que les continuités de leurs combats continuent sans cesses. Mais peut-être que les détracteurs des Héllions ont raison, ils veulent créer en parallèle un nouvel Club des Damnés, vu comment certains peuvent les idéaliser.

Au moins, elle m’épargne ses réflexions, peut-être pour les partager avec ses amies ou encore avec des anciens membres de la Ligue de la Justice pour rencontrer encore des avis de grands connaisseurs de leurs cas et de leurs actions. Elle se pose ensuite une petite question si c’était un choix ou non de m’être présenter pour la rencontrer une première fois. « Euh non, je me suis portée volontaire durant la réunion. Pourquoi une telle question? » Ah oui… parce qu’ils sont pratiquement devenus les plus grands politologues qu’on a connu depuis un petit moment. Au moins, heureusement pour moi, cela ne doit pas être encore rendu au niveau de William Stryker pour nos pauvres cerveaux qui étaient incapables d’entendre toutes ces idioties pour trouver un coupable aux pseudos problèmes de certains. Au moins, elle répond à cette question très rapidement pour éviter d’en faire trop pour avoir un conseil personnel de la Grande Doctoresse Rachel Summers. « Euh… ok, tu veux mon avis sur quel point en particulier? » Je ne sais pas vraiment où elle veut partir, cela peut être intéressant, mais comme elle, je ne veux pas me fatiguer sur des blocs idéologiques monolithiques où il est important de se positionner, sinon on ne s’intéresse pas à ces thèmes. À elle de se placer dans ces grands débats ou non, à elle de forger ses relations avec les X-Men et non une idéologie politique quelconque.      

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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Léviathan le Jeu 1 Fév 2018 - 5:04




Discussion Démoniaque
1
Chère Rachel,

Ta réaction positive à mon cursus me surprend d’abord puis me dessine un sourire sur les lèvres. Celui-ci se nuance de regrets à l’évocation du TEDTalks cependant, contenant une certaine dose de frustration.

- Je n’ai jamais réussi à le voir jusqu’à la fin, à mon grand damne. L’introduction de Mlle Pryde sur la perception du mutant était grandement pertinente et sa volonté d’éviter un communautarisme mutant est louable. Pour la connaitre un peu, je crois qu’Emma ne voit pas un mutant comme étant façonné par ses pouvoirs, malgré l’impact psychologique indéniable, mais je comprends qu’elle assume l’aspect communautaire. Quand les scientifiques parlent d’Homo Sapiens Superior, que mes années de latin me font traduire par "l’Homme qui se sait supérieur", et que certaines revendications invoquent la "Mutanité", je pense que la volonté de placer les mutants comme une ethnie humaine est une étape nécessaire à contrecarrer ces distanciations aux sonorités hautaines ; pour ne pas dire ces justifications au racisme. Après, je n’ai jamais réussi à le voir jusqu’à la fin comme dit donc je suis incapable de parler de leurs déclarations suivantes.

D’où mon regret et ma frustration, d’ailleurs. Après, comme tout sentiment, ils ne sont que de passage et la suite de la conversation les emporte dans les profondeurs jusqu’à ce qu’un reflux les fasse revenir. Considérant ta seconde réaction cependant, je dois avouer que voir ma bonne volonté se faire poignarder par de l’ironie est plus désagréable ; nul regret ou frustration cependant, ni même de surprise et certainement pas de sourire. Seulement un relâchement de mes muscles faciaux alors que mon visage suit mes yeux et se détourne sur le décor arboré et enneigé. Je ne peux empêcher une certaine satisfaction de passer dans mon regard mais je suis manifestement incertaine quand à savoir comment considérer ta réaction, à moins que ce ne soit ma propre condition ; ou les deux, impossible à dire.

Le silence qui s’en suit est assez long et semble laisser chacun dans ses pensées. J’ignore combien de temps je laisse passer avant d’intervenir à nouveau, me contentant de marcher dans Graymalkin Lane comme dans mes incertitudes. La curiosité est un vilain défaut et pourtant elle est exprimée, le doute quand à la formulation peut-être inapproprié considérant la réplique précédente mais émit tout de même. Et il engendre du doute à son tour, ce qui me fait de nouveau te regarder Rachel. Malgré une faute de langage, je réponds à ta question par simple évocation de ma motivation à te rencontre, en taisant plus que je n’en dis à l’instar de ce que la plupart des gens font. Ta seconde question me fait cependant marquer un temps à nouveau, un temps si important que je m’en arrête même de marcher.

Il doit y avoir quatre cent ou cinq cent mètres entre l’entrée de Graymalkin Lane et l’Institution Charles Xavier pour jeunes surdoués, témoignant de la richesse des colons néerlandais qui ils se sont installés ici et qu’ils ont développé avec les siècles. Cela me laisse beaucoup à penser même s’il est plus logique que ce soit ta question qui me conduise à chercher en moi-même une réponse possiblement évidente si l’on prête attention à ce que j’ai manifesté comme important précédemment. Je suis mal à l’aise, je ne le cache pas, et finis par agir d’une façon que je considère très humaine ; à tord ou à raison.

- Je ne sais pas comment l’aborder pour l’instant. C’est probablement bête ou lâche mais je préfère attendre un peu. Si cela ne vous gêne pas.

Je recommence à marcher pour associer le geste à la parole mais, malgré un pas plus nerveux qu’auparavant, mon visage se pare d’un sourire en coin témoin du mépris que je manifeste envers ma propre personne. L’absurde de la situation, sans doute, et on sait ce que je ressens face à l’absurde. Cela étant, comme tout autre sentiment, il s’en va avec le courant et celui-ci est d’autant plus rapide que je reprends la parole pour tourner la page rapidement. Il ne s’agirait pas d’entretenir et encore moins de partager mon malaise.

- Serait-il possible de savoir pourquoi vous vous êtes portée volontaire ? Si ce n’est pas indiscret, bien entendu.

Une demande prudente dans deux façons à la fois, couvrant mes doutes précédents en nous plaçant dans une situation où il semble logique que nous évitions l’indiscrétion pour ne pas indisposer l’autre et offrant une nouvelle approche de notre rencontre qui peut m’encourager à faire confiance et donc à me confier par la suite. Néanmoins, je ne laisse pas le temps à cette suite d’arriver que déjà j’enchaine sur une autre question, toujours un peu trop précipitée probablement.

- Je suis aussi curieuse de vos pensées concernant le TEDTalks.

C’est sincère mais, s’il est manifeste que nous avons toutes deux l’intelligence pour mener simultanément les deux discussions qui se profilent, il n’en reste pas moins maladroit d’amener la seconde comme porte de sortie à la première. Je n’ai pas ce mépris pour mes actions que j’avais précédemment et me tiens au contraire très réceptive à ce que tu vas me dire. Au point d’en dévier légèrement de ma trajectoire de marche alors que je te fixe ; rien qui ne saurait être rectifié dès que j’en prends conscience, cela dit, et je reste relativement aisée dans mon avancée vers le manoir qui se dessinera bientôt entre les arbres. Les écuries sont perceptibles, elles, mais je n’y accorde guère d’attention cependant. Je viens ici sans menace à défaut de n’avoir d’arrière pensée, tout le monde doit s’en douter.

Au cours de mon écoute, je change ma valise de main cependant, libérant la gauche pour encombrer la droite. Je suis droitière, après tout, même si l’on ne saurait résumer la signification de ce geste à ce point qui a néanmoins son importance.

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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Rachel A. Summers le Ven 2 Fév 2018 - 0:19



« Discussion Démoniaque? »
AVEC LÉVIATHAN
1
Le sujet du communautarisme est difficile dans l’idée de l’évolution sociale chez les mutants. Si c’était une idée assez populaire dans les années 60 et 70 pour l’émancipation des afro-américains, on se retrouve dans un milieu plutôt différent aujourd’hui. Encore là, je ne suis pas une experte dans le domaine de la science politique, je ne l’étudie pas et je ne passe pas ma vie sur l’internet pour vérifier tous les articles scientifiques dans ce domaine. Kitty est bien plus spécialisée que moi, comme Jean-Paul ou même Ororo. Ils ont connu l’époque où les afro-américains se faisaient appeler par le mot vulgaire commençant par N et qui est un synonyme de « mutos » pour la communauté mutante. Les médias répugnent aujourd’hui les politiciens et les grands polémistes usant des mots péjoratifs envers les mutants ou les autres minorités. Le communautarisme était un moyen de défense efficace pour Martin Luthor King, il était une défense très utile devant ce qu’on pouvait connaître des idées du racisme social dans les États les plus sudistes des États-Unis.

Pourquoi je n’ai pas le sujet du communautarisme dans mon cœur? C’est surtout pour deux raisons précises. La première raison est académique et plutôt intellectuelle. Elle est utilisée comme une défense et aussi une influence majeure dans ma personnalité, rejetant une vision identitaire des mutants. Nous normaliser dans le milieu à place d’être différent doit être surtout une aide pour les jeunes afin d’être au même niveau que les humains. En tout cas, Kitty l’a très bien expliquée et ce n’est pas vraiment un sujet que je peux argumenter clairement. La deuxième raison de mon scepticisme envers le communautarisme est plutôt personnelle. Jamais je n’ai vu de bon œil une émancipation limitée des mutants dans la société. Après le génocide, les massacres génétiques et les expériences monstrueuses du Régime de William Stryker, je pense que la pire décision de Magnéto est bien de vouloir encore recréer plus de clivages sur ma Terre. Encore une fois, on peut critiquer mon avis sur cette idée : je ne suis pas restée assez long pour voir si Magnéto allait déconner avec Genosha.

M’avouant qu’elle n’a pas vu la totalité du rendez-vous entre les deux représentantes de nos deux écoles, Julia défends bien sûr la vision de Frost sur le communautarisme, non pour créer une grande différence entre nos deux parties, mais bien pour passer une première étape vers une acceptation de la normalisation. À cette analyse, je ne comprends pas comment on peut le faire en étape, mais peut-être que ce n’est pas dans mes connaissances académiques : « Tu me perds un peu dans ce cadre, comment on peut passer les deux concepts un après l’autre, vu comment ce sont deux concepts très différents? Si on établit le communautarisme, cela va peut-être juste accentuer les différences et le rejet des autres, non? Et après tout ça, comment on fait pour établir une normalisation après avoir clamer les différences? » Je ne pose pas la question pour que cela soit une colle ou une mauvaise intention pour un débat en particulier, je pose la question parce que je ne vois clairement pas une chronologie cohérente entre ces deux concepts. Il va être possible de me critiquer de mon manque de connaissance, peut-être parce que ce domaine est surtout privilégié à la science politique et de ces cadres théoriques.  

Ne comprenant pas vraiment la réaction physique de ma nouvelle amie, je préfère plutôt ignorer son comportement pour éviter d’engendrer d’autres problèmes de communication. Je ne suis pas une personnalité très attirée envers les affiliations cosmiques. Le Phénix est une arme, un outil, et comme tout outil, il peut devenir aussi meurtrier que l’arme atomique. Il peut exploser tout un continent, une lune ou une planète à lui-seul, mais comme dirait Clark sur le sujet : « Une arme ne définit pas l’être qui l’utilise. » Je trouve que c’est une philosophie importante de considérer envers l’avenir, parce que nous sommes rarement les instruments de cette arme. Je suis donc dans l’idée que pour découvrir un être humain derrière les pouvoirs ou les apparences, on doit d’abord savoir ce qu’il est réellement. C’est peut-être pour cette raison que je ne vois pas l’intérêt du Léviathan ou des autres entités cosmiques pour développer des relations stables. Même je dirais qu’il faut parfois connaître Emma Frost, derrière son image de bimbo refaite, pour reconnaître ses véritables talents.  

La laissant ensuite à ses réflexions, je ne me rends pas réellement compte de ce qu’elle peut penser. Il faut d’abord traverser les sentiers battus de la neige de l’Everest afin de rentrer dans notre demeure. Julia m’avoue qu’elle ne sait pas trop comment aborder la question, voulant peut-être trouver des réponses sur le Phénix ou de comment nous fonctionnons à l’Institut Xavier. Elle préfère donc l’attente avant de poser les questions fatidiques, elle préfère ensuite me relancer sur la raison de m’être porter volontaire : « Euh… parce que tout le monde le fait. À chaque semaine, on reçoit des invités de d’autres équipes, des anciens X-Men, des amis ou des anciens membres de la Ligue de la Justice, alors ils ont bien besoin d’une personne pour les aider à se trouver ou à se retrouver. Alors, me voilà! » Malheureusement pour Julia, ce n’est pas à cause de l’entité du Léviathan, ni à cause de la rivalité avec les Héllions, elle est juste un choix plutôt hasardeux des tours de table durant les réunions X-Men.

Dans la même idée, Julia m’avait aussi demandé une autre question sur un sujet qu’on avait un peu visité précédemment. On en avait un peu discuté avant, mais elle voudrait connaître mon avis sur le sujet du TEDTalks. Alors, je me demande bien si je me retrouve dans une question plutôt piège à ce qu’elle veut vraiment offrir. Je sais que les arguments d’autorités horrifient le monde, mais parfois c’est l’une des visions les plus faciles pour discuter sur deux points de vues : « Alors, je ne suis pas une étudiante en science politique, je peux avoir un peu de mal à retenir ce que les Héllions peuvent proposer. À vrai dire, dans ma vie, je ne me suis jamais positionnée quelque part au niveau des connaissances académiques. Mes seules ressources sont surtout avec les individus que je parle à l’Institut Xavier. Alors, peut-être que c’est mieux de questionner Kitty ou Jane Gallagher sur ces questions, parce que je ne pense pas pouvoir percer réellement dans cette discussion. Mais pour ma vie personnelle, en général, je soutiens encore l’avis de Kitty sur l’aspect de nous normaliser dans les milieux humains au lieu de créer des différences quelconque. Si on tente de créer encore plus de clivages dans ce monde, je suis sûre qu’on peut se perdre assez facilement. Je suis plutôt de l’avis que le nationalisme ou même le mutantisme peuvent devenir des réels fléaux à notre société. Le radicalisme apporte le radicalisme. L’extrémisme apporte l’extrémisme et surtout le nationalisme apporte le nationalisme. C’est avec les conflits et les identités que les guerres se déclarent aujourd’hui. Je pense réellement que le communautarisme apporte un lot de problèmes à place de trouver les solutions efficaces. Nous ne vivons pas dans un monde où l’État a installé la ségrégation ou nous négligent, on vit dans un monde où les extrêmes peuvent revenir rapidement quand un bon parleur peut attirer les gens. J’avais énormément de craintes quand William Stryker pouvait encore arriver au pouvoir en 2016, et là aujourd’hui, j’ai surtout des craintes de voir une séparation sociale entre deux classes uniquement pour créer une différence majeure. Nous sommes tous différents, mais nous pouvons craindre que le communautarisme mutant devienne aussi néfaste que le communautarisme humain. Alors sans condamner ou sans encourager, je suis énormément sceptique d’un pays mutant, par la crainte de voir un rejet de l’autre uniquement par communautarisme. » Je porte un regard peut-être confus de ma position sur les mutants ou sur le Genosha, mais je doute sincèrement que tout peut bien se terminer actuellement. Je crains même que cela déconne un peu avec le Wakanda dans les années qui vont suivre.
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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Léviathan le Dim 18 Fév 2018 - 7:14




Discussion Démoniaque
1
Chère Rachel,

Je te perds ? Voici qui me surprend et m’attriste. Grace à tes explications, je comprends néanmoins en quoi je te perds. Je comprends également tes questions et pense y avoir des réponses, abordant la situation d’une manière différente à la tienne. C’est donc avec une certaine assurance que je me permets de te répondre et de m’expliciter.

- La différence n’est pas forcément source de rejet. Il ne faut pas chercher à la cacher pour s’intégrer, il faut chercher à l’accepter chez soit comme chez l’autre. Les mutants doivent se sentir bien en tant que mutant pour se sentir bien en tant qu’humain, s’ils doivent effacer leur différence alors ils risquent de devoir renier leur nature et leurs capacités pour être dans la norme ; une chose illusoire s’il en est, d’ailleurs. Dans ma perception des choses, il s’agit d’encourager l’acceptation de la diversité, non le souci de "conformité".

Je prends des pincettes avec le dernier mot car il n’est peut-être pas le plus approprié mais c’est le premier qui me vient. Et le dernier également, puisque je marque un silence après cela. Plusieurs même, considérant les sujets que je veux aborder ainsi que la difficulté qu’il y a à le faire. Les sujets ne manquent pas pourtant et d’autres sont ainsi abordés, la perturbation causée par ma première question n’étant guère surprenante. Ainsi donc, tu t’es portée volontaire parce que "tout le monde le fait", par normalisation, j’acquiesce à cela en restant impassible même si je ne tarde pas à détourner le regard. C’est un sourire en coin qui se dessine sur mes lèvres peu après, écho de ses prédécesseurs me renvoyant à un sentiment régulier alimenté par des pensées et une perception du monde que je ne souhaite pas partager.

- Le hasard fait donc bien les choses.

Vexée ? Non, je ne dirais pas cela. Amusée plutôt, mon amusement si particulier. Qui de dure pas, d’ailleurs, puisqu’une nouvelle réponse s’en vient et que mon attention se focalise de nouveau sur des dires partagés. Me placer en autorité me laisse un goût ironique mais la dévaluation qui s’en suit dilue cela dans la perplexité. Prendre note de la limitation des ressources comme des meilleures interlocutrices est fait d’un acquiescement léger qui, en définitive, ne change pas grand-chose ni n’interrompt les paroles : tu m’exprimes quand même ton avis, Rachel, et c’est le principal. Le soutien à l’une des meilleures interlocutrices cités précédemment est accepté sans surprise, nous avons des avis différents même si, à terme, ils se rejoignent. Je comprends la peur du clivage et du communautarisme, chose qui me fait légèrement sourire d’ailleurs. Non, nous ne vivons plus dans des Etats-Unis d’Amérique pratiquant la ségrégation raciale je suis en accord ; cela s’accompagne néanmoins d’une condition de recul considérant qu’il ne s’agit que d’un Etat parmi tant d’autre au sein de notre monde. Oui, les extrêmes peuvent revenir rapidement quand un grand orateur sort du lot mais cette idée me laisse assez tranquille. J’acquiesce de nouveau à la crainte d’une séparation sociale mais c’est le fait que nous soyons tous différents qui obtient véritablement mon accord. Quand à ce que le communautarisme mutant devienne aussi néfaste que le communautarisme humain, voici qui me laisse placide.

- Le communautarisme mutant n’est pas à distinguer du communautarisme humain, pour moi : c’est du communautarisme. A ceux qui le pratiquent de l’utiliser de façon inclusive, non exclusive. Je suis aussi septique quand à un pays mutant, il pourrait rapidement se retrouver dans une situation analogue à Israël, mais à voir comment la Confrérie se réinsérera dans ce système qu’elle a si longtemps combattue.

Mes paroles sont bien plus calmes et détendues à ce sujet qu’à celui que j’essayais d’extérioriser précédemment. Tu dois savoir, Rachel, que les Hellions sont alliés au Wakanda, depuis plus longtemps que ma présence en leur sein d’ailleurs. Tu dois savoir également qu’ils se sont placés en soutien d’un candidat aux élections Genoshiennes, quand bien même c’était futile puisque la tête du mouvement idéologique était assurée de l’emporter, afin d’encourager l’aspect démocratique et le dialogue avec le nouveau pays. Est-ce cependant que les Hellions soient sur les deux fronts à encourager la paix et la collaboration qui me tranquillise ainsi ?

- Je comprends la peur du clivage mais la normalité n’est-elle pas un clivage de plus ? Nous la créons par la culture ainsi est-elle différente pour chaque milieu, pour chaque communauté culturelle. Et face à une tentative d’inclusion mondiale de la normalité, n’en renforce-t-on pas les élans de différentiation identitaire, dont le nationalisme est une réutilisation par l’Etat ?

J’ai mon avis sur la question, lequel doit transparaitre dans mes propos d’ailleurs, mais je m’exprime tout de même sous forme de question afin de tâter le terrain. Nous avançons péniblement dans la neige, il ne s’agirait pas de le faire dans la discussion également. Surtout que je suis à mon aise avec ce sujet, quand bien même je me concentre sur l’avance afin de te laisser le temps de répondre. Sans doute sommes-nous proches de l’Institution à présent, je regarde à destination du Manoir Graymalkin que je m’abstiendrais de décrire pour l’heure, par respect pour la présentation des lieux. J’ai une certaine appréhension à y entrer, laquelle s’ajoute au flot chaotique d’émotions que je manifeste ou tais.

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Re: Discussion Démonique? [PV : Léviathan]

Message  Rachel A. Summers le Mar 20 Fév 2018 - 0:12



« Discussion Démoniaque? »
AVEC LÉVIATHAN
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Comme expliquée plus tôt, je suis très loin de comprendre tous les sujets académiques, on m’a fait venir ici pour des raisons assez simples : Éviter qu’un évènement politique détruise entièrement l’humanité ou même toute vie dans la galaxie. Avec le régime de William Stryker, on avait parfois l’impression que sa seule existence encourageait à mettre fin à toute vie. Il n’avait pas simplement génocider les mutants à travers l’Amérique, il avait aussi créé des guerres avec des coalitions galactiques, s’alliant à des monstres cherchant plutôt à détruire qu’à développer. Ma vision peut être donc très manichéenne en générale, expliquant pourquoi je me pose certaines questions sur la vision de Julia.

Hobbes essaie donc au mieux de répondre à mes questions sur cette idée de différence et de normalisation. À cette explication, je ne suis pas réellement d’accord avec cette idée, cela doit peut-être dépendre des étapes à traverser pour une société, mais si on commence à mettre en avant les différences en créant des quartiers uniquement pour eux, ou simplement en recherchant une différence essentialisme pour développer ce qui est naturel ou non chez un mutant ou chez un humain, je pense que cela peut être problématique. « L’idée n’est pas d’effacer nos différences dans une normalisation entre les mutants et les humains, mais bien qu’ils soient accepter sans être juger. Je pense qu’en forçant dans les différences, surtout dans les familles plus conservatrices, ils vont commencer à rejeter cette différence, qu’elle soit positive ou négative. Je ne suis pas une experte dans ce domaine, et c’est bien sûr important d’accepter nos différences, mais vous ne pensez pas qu’ils existent un risque en poussant trop dans une différence, qu’une partie de la population plus proche des visions conservatrices rejettent cette différence? » C’est peut-être mon problème en général, je n’aime pas qu’on utilise le mot nature ou encore qu’on utilise la perception de la différence comme si c’était un jeu. Surtout dans un pays, souvent influencé par des mouvements religieux très extrêmes, on n’est peut-être pas dans une situation de ségrégation, mais est-ce qu’il faut simplement ignorer comment les États-Unis pouvaient se construire? Si quelques milliers d’individus avaient voté pour Stryker à place de Luthor en Floride, peut-être que je ne serai pas aussi enthousiaste de parler d’un débat sur la différence entre les mutants et les humains.

Avec un aspect un peu plus important sur certaines questions, je ne suis pas apte encore à discuter pleinement sur le sujet des mutants. J’ai mon avis particulier sur le sujet, et pour moi, quel que soit les tendances d’un gouvernement, l’utiliser d’une manière plus « populiste » est une chose qu’on devrait éviter à tout prix. Parfois, j’ai l’impression que les gens rêvant d’avoir un monde parfait, sont surtout dans le désir de construire un monde autoritaire ou même parfois totalitaire. Me perdant un peu dans mes pensées, Julia me réponds sur le pourquoi je suis actuellement en train de l’accueillir. Le hasard fait donc bien les choses? Oui, peut-être, en tout cas, si elle considère qu’être accueillie par moi est une bonne chose, je ne vais pas commencer à argumenter contre. Les plus pessimistes envers les buts des Héllions vont dire qu’ils utilisent tous leurs contacts dans des buts utilitaires, mais je vais être dans une vision plus optimiste : On va dire que c’est uniquement une expression. « Peut-être, je ne le sais pas. » Je mitige donc ma réponse sur la question, avec un petit sourire.

Revenant sur le sujet du communautarisme mutant, Julia Hobbes semble avoir l’espoir de pouvoir utiliser cette idéologie d’une manière exclusive ou inclusive. Je suis très sceptique envers ses paroles, me laissant une impression de se servir de n’importe quoi, tant que cela fonctionne. J’ai simplement un peu d’espoir que la Confrérie néglige le communautarisme pour se développer d’une façon à ne pas normaliser des idéologies extrêmes du communautarisme. « Je ne crois pas qu’on peut le contrôler ou le pratiquer d’une certaine façon, les abus de ces idéologies sont juste plus faciles avec cette idée. Trouver un bouc-émissaire est plus facile avec le communautarisme et que le dirigeant le veuille ou non, une partie de la population va peut-être se trouver une voie dans l’exclusivité de cette façon. Souvent, le Magnéto de mon monde me disait qu’au début, Israël a été fait par des syndicalistes et des humanistes, et que par les extrêmes possibles, la population s’est autant radicalisée que leur gouvernement. » C’est plutôt ironique de parler de Magnéto de cette manière, la Confrérie et Genosha pourraient accentuer cette idéologie plus tard. Comme un peu tous les groupes, on avait nos liens depuis des années avec la Confrérie et le Wakanda en Afrique. Ils s’étaient facilement positionnés comme pièces centrales de l’Afrique, alors c’est normaux qu’on s’implique pour les principaux groupes.

On ne s’implique pas à choisir qui devrait être le candidat de rêve du Genosha, vu que Magnéto est assuré de gagner cette élection et qu’il doit exister des belles limites pour bloquer certains candidats problématiques à la Confrérie. Et on n’intervient pas non plus pour donner des indications de comment le Wakanda est une complexité assez importante dans leurs cultures. Alliés, mais il est parfois difficile de les faire accepter des changements. J’espère uniquement que le Wakanda et que Magnéto sont assez prudents pour éviter d’utiliser l’extrême comme une arme bien plus meurtrière que la technologie. Commençant à s’approcher de l’Institut Xavier, la blonde des Héllions me relance sur le sujet du clivage. « Non. En tout cas, pas pour moi. J’ai mon avis sur le sujet, et si pour toi, le clivage se retrouve dans une normalisation des relations entre les mutants et les humains, je crois qu’on ne peut pas vraiment s’accorder sur ce sujet. Tout au long de ma vie, le clivage est devenu une normalité bien plus meurtrière que n’importe quelles armes. Ils pouvaient bien nous balancer des clones des Green Lantern, des clones de Supergirl ou des Sentinels Améliorés, mais leur plus grande arme n’était pas toutes ces armes. Ils se galvanisaient par l’idée d’être différent, de combattre le sentiment de la fin des frontières ou simplement par le rejet de toute opposition. Ils préféraient rappeler leurs différences à place de coopérer. Ils étaient si obsédés par ce sentiment, que cela ne servait plus à rien de dire que le respect de la différence était important. Ils n’en voulaient pas de différence.

Si la mondialisation est tellement effrayante pour des gens, je pense que l’éducation est mieux que la réutilisation sans cesse de l’identitaire, du nationalisme ou encore du communautarisme. Je n’ai rien vécu d’heureux avec ces trois mouvements en tête et je ne vois pas comment on peut les transformer positivement. »
On peut être en désaccord avec mes idées, je ne suis pas réellement une personne ouverte à laisser ces dérives devenir étatique, que cela soit pro-mutant ou anti-mutant. Tant de mauvais souvenirs et de risques ont été pris pour enfermer ces idéologies meurtrières, ce n’est pas pour penser qu’avec le bon leader, on peut les contrôler. Certaines idées ont simplement besoin de personnes malveillantes pour arriver à des conclusions morbides sur un sort d’une population ou même d’un groupe.

Traversant les dernières traces de neige, on arrive enfin devant l’Institut Xavier. Ouvrant les grandes portes de l’école pour les mutants, j’essaie d’ouvrir une autre discussion : « Vous avez des divertissements à l’Académie pour vous amuser ou c’est juste pour perfectionner certaines connaissances? » Je n’ai jamais réellement vécu cette école, j’étais bien trop jeune pour les connaître et en plus, ils se sont faits exterminer durant la guerre en Afrique. Alors, peut-être qu’ils préfèrent perfectionner une idéologie dans cette école, expliquant un peu pourquoi j’ai des avis totalement contradictoires que je peux avoir avec Julia. À l’Institut Xavier, on a peut-être une idéologie différente, mais je trouve surtout qu’on accentue une certaine complicité, évitant de se perdre dans des idéologies extrêmes. On a des salles de divertissements réservés au groupe, on va bientôt ouvrir un bar sous la bénédiction du maître de l’alcool : Ben Grimm et bien sûr les nombreux locaux pour les jeux vidéos. Je continue doucement mon chemin en traversant le grand hall pour prendre le chemin des couloirs. Cela va prendre encore quelques minutes pour se rendre sur place, alors on peut bien discuter encore un peu.  

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