Le temps des cerises

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Message  Alexstrasza le Dim 4 Nov 2018 - 15:22


"Et il lui aura juste fallu un détour par la caverne d’une dragonne, easy" ; je n’ai pas eu particulièrement l’impression de facilité mais, si cela a réellement été aisé pour la félumaine, je mérite mes félicitations. Dans tous les cas, mes bajoues s’en hérissent de contentement. Ma tête ne manque pas de s’élever à nouveau lorsque, "sans déconner", Leandra Albarez Muñoz me demande combien elle me doit. Je n’ai pas le temps de répondre qu’elle me met le doute sur la nature de la question, la possibilité d’une rhétorique me semblant de plus en plus grande à mesure que la mutante m’explique qu’elle n’a pas d’argent. Sur elle, je me doute bien considérant sa quasi-nudité. Dans la vie en générale, je la crois volontiers. Il a déjà été question de cela dans ses soucis, par rapport aux études et au logement, et je n’ai pas plus l’intention d’être un souci à présent que je ne l’avais précédemment. Après, ce qui m’interpelle le plus est l’obtention de plusieurs noms : Leandra d’abord, l’Institut Xavier ensuite. Si Leandra est son prénom, soit le nom qu’on utilise tous les jours pour elle, cela signifie donc que son nom est Albarez Muñoz ; j’ai donc compris ! Enfin, quoi va dans quelle case ; pourquoi il y a deux noms de famille, ça reste un mystère. Cependant, niveau mystère, j’en ai aussi éclairci un second : l’Institut où va la félumaine est bien celui d’Ororo et de Jean-Paul ! Oui, le numéro n’est pas très utile mais l’adresse si.

Adresse à laquelle la félumaine doit rentrer. Des deux yeux, et aussi des trois cornes nasales entre eux, je fixe Leandra dans une demande que j’ai déjà accepté d’honorer lorsqu’il serait temps. J’ai su ce que je voulais savoir d’elle ainsi donc le moment est-il effectivement venu. Je comprends toutes les complications liées à l’orientation, mieux que les métaphoriques d’ailleurs même si de me l’entendre dire me les fait réaliser. Après, j’ai d’autres idées de complications d’ordre pratique également, même si je saurais leur trouver réponse. Avant d’en énoncer la moindre, cependant, je pouffe un instant à l’absence de surprise déclarée par la félumaine.

« TU FERAS COUCOU A ORORO MUNROE ET A JEAN-PAUL BAUBIER POUR MOI. APRES, SI TU TIENS REELLEMENT A ME FAIRE UNE FAVEURE POUR ME REPERCIER, UN PORC AU CARAMEL FAIT MAISON M’IRA. »

J’aurai bien réclamé un restaurant avec buffet à volonté mais l’argent manque ainsi vais-je rester raisonnable ; ce qui aurait aussi été le cas dans ledit restaurant, je suis toujours raisonnable avec le manger. Jamais plus d’une tonne environ lorsque je suis normale et jamais plus d’une demi-dizaine de kilogrammes lorsque je suis déguisée ; je mange à ma faim, en somme, ni plus mais surtout pas moins. Aujourd’hui en a été la preuve.

« QUANT A SAVOIR OU NOUS SOMMES, CECI EST LE MONT MARCY ; NOUS SOMMES DONC A QUELQUES QUINZE KILOMETRES AU SUD-EST DU MOOSE POND. SI TU VEUX LE DIFFERENCIER DES AUTRES MONTAGNES, C’EST LA PLUS HAUTE. POUR CELA QUE JE M’Y SUIS INSTALLEE : MEME S’IL NE CULMINE QU’A MILLE SIX-CENT METRES D’ALTITUDE, JE PEUX VOIR TOUS LES ENVIRONS DEPUIS SON SOMMET. IL N’Y A PAS QUE DE TOI DONT JE SOIS LA CHEF. »

Et une bonne chef prend bien soin des siens, me conduisant à me remettre sur mes quatre pattes puis à arquer cou et queue vers la sortie, incluant l’immense trou qui nous sépare d’elle.

« MEME SI C’EST PLUS LOIN DE L’INSTITUT, JE VAIS TE RAMENER AU MOOSE POND COMME PROMIS. PAR CONTRE, JE NE TE LAISSERAIS PAS VOLER SUR MON DOS DANS CETTE TENUE. MA COUVERTURE RESTE ICI ET TA FOURURE N’EST PLUS SUFFISANTE A TE PROTEGER. »

Les humains ont perdu cette protection naturelle qu’a la plupart des mammifères, devant la remplacer par des vêtements et développant nombre d’étranges coutumes et tabous par rapport à cela. Je n’ai jamais été capable de comprendre pourquoi se balader en sous-vêtements ne se faisait pas alors que le faire en maillot de bain oui, malgré que les uns et les autres soient souvent très similaires. En revanche, je conçois pleinement qu’un vol à cru à dos de dragon sans la moindre protection soit une mauvaise idée ; ce qui m’en ramène à devoir partager l’un de mes habits à une félumaine plus petite et forte que mon déguisement. Je me dois donc de descendre lui chercher quelque chose, ample de préférence, et l’absence d’idée précise me conduit à devoir aller chercher par moi-même.

Laissant là mon invitée sur place, je m’en vais à la fosse qui marque le tunnel de ma caverne, déployant mes ailes et espaçant mes pattes afin de pouvoir descendre la quarantaine de mètres de ce couloir vertical. Il débouche dans une cavité naturelle aménagée, emplie de stalactites et de l’eau du lac situé au-dehors de mon antre, et voit une nouvelle creusée en pente légèrement ascendante partir vers mes pièces les plus secrètes ; une seconde fausse chambre, comme celle du haut, et ma véritable chambre au trésor. L’odeur de l’humidité et du renfermé y est présente, comme dans ces vieux garages souterrains dont l’entrée est un peu trop éloignée, cependant les champignons n’ont jamais eu l’occasion de se développer dans cette obscurité complète. M’y repérant par sens draconien, je navigue dans le fatras d’objets accumulés durant les trois dernières décennies, certains protégés de leur environnement mais la majorité répandue ça et là contre les murs, dans des contenants comme au-dehors. Mes vêtements pendent à des mannequins ou s’entassent sur des promontoires, majoritairement récupérés dans des magasins souhaitant s’en débarrasser ; une autre attitude que je ne comprends pas et ne pratique pas. Ne pouvant percevoir les couleurs, je concentre ma recherche sur un haut et un bas qui pourraient convenir et finis par donner un coup de langue à un survêtement et un poncho. Ma trouvaille trouvée, je m’en remonte comme un hamster dans ses tuyaux jusqu’à ma caverne principale.

Après avoir lâchés les habits sur celle qu’ils doivent habiller, j’attends qu’elle s’en pare en tournant mon attention vers la couverture de canapé afin de savoir s’il me faut l’ajouter à la pile de lingue à passer à la laverie. A quatre pattes, tête abaissée auprès du sol, je renifle d’un coup de langue avant de remmener le tissu à la place qui et la sienne puis d’enfin me tourner vers l’entrée de mon antre. De nouveau au côté de la félumaine, je me couche au sol tout en lui jetant un coup d’œil.

« GRIMPE. TU VAS DEVOIR T’ACCROCHER A MES CORNES SI TU VEUX CHEVAUCHER A CRU. MONTE A CALIFOURCHON SI TU Y ARRIVES ; SINON EN AMAZONE, SEULEMENT TU DEVRAS AVOIR PLUS DE FORCE DANS LES BRAS. AU PIRE, JE TE RATRAPERAIS DURANT TA CHUTE.

Je peux également transporter la félumaine de la langue, comme elle l’a déjà connu, ou de la patte, ce qui est cependant moins pratique pour moi. Après, j’espère que son détour par la caverne d’une dragonne lui laisse un souvenir merveilleux pour la fin et quoi de mieux qu’un vol à dos de dragon pour cela ? Le choix est sien, sachant que je comprendrais parfaitement qu’elle trouve mon cou et mon garrot non seulement trop inconfortables mais aussi trop massifs, avec le mètre vingt de large du premier, pour servir de siège. Hiro doit faire une scelle pour la Young Force mais, pour l’heure, on continuera de faire sans. Ça ne devrait pas être plus effrayant que l’aller, même si ma langue assurait fermement qu’une chute soit impossible. Sauf en cas d'éternuement mais inutile d’en parler.

De retour sur le bord de mon antre, je déploie partiellement mes ailes et contemple les quelques dizaines de mètres au-dessus du lac avant d’y sauter simplement. L’idée de demander à ma passagère si elle est prête ne me vient qu’alors que je m’étends de ma vingtaine de mètres d’envergure, survolant l’étendue d’eau jusqu’à la pente qui la ponctue et m’élevant toujours plus dans les airs suite à cela. Durant mon ascension, je me dis que j’ai bien fait de ne pas prévenir : sans cela, je n’aurais pas eu l’occasion de découvrir le cri de la félumaine sous forme humaine. Une dernière curiosité, dira-t-on.

Le calme relatif du vol s’en suivra pour une vingtaine de minutes. Le ciel et les monts, le bleu et le vert, le vent et les battements d’ailes, trois cols se succédant comme autant de vagues arborées avec, entre le premier et le second, l’Algonquin Peak sur notre droite. Voir le monde depuis les cieux n’est pas seulement merveilleux, cela permet de découvrir les choses sous un autre angle qui, souvent, implique du recul. Ce même recul qui manquait à Leandra Albarez Muñoz lorsqu’elle s’est enfuie de l’Institut pour ne pas affronter ses problèmes et qu’elle a découvert à mon côté. "Et il lui aura juste fallu un détour par la caverne d’une dragonne, easy".


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Message  Leandra Albarez Muñoz le Mar 1 Jan 2019 - 9:46

Et bah voilà, qu’est-ce que j’avais dit ? Elle connaît l’Institut au final. Et même Tornade ! Baubier par contre, j’vois pas trop qui c’est. L’nom m’dit clairement que’que chose – on a dû m’en parler à un moment ou un autre – mais sa tête m’dit rien, ça pour sûr. Enfin, c’pas bien grave. Parce que, dans l’fond, j’suis pas sûre sûre que j’vais aller raconter mes histoires d’rencontre avec Alex à Tornade, alors à un inconnu… J’vais déjà m’faire suffisamment tirer les oreilles pour ma fugue comme ça, pas b’soin d’en rajouter en expliquant que j’me suis faite kidnapper par une dragonne. Ce s’rait bêtement creuser ma propre tombe. Quant au porc au caramel… j’vois pas trop où j’irai trouver ça. Un plat de porc au caramel, passe encore, j’connais deux ou trois restaus chinois potables. Mais, là, y s’agit d’un porc complet et, ça, c’est une toute autre affaire. Bref, on verra l’moment v’nu, pas la peine de s’prendre la tête d’ici là.

La l’çon d’géo qui suit m’est vaguement utile. J’me situe pas totalement mais j’comprends qu’on a quand même pas mal volé d’puis not’ point d’rencontre. Parce que 15 kilomètres, ça fait une p’tit trotte. Même à quat’ pattes. Alors j’suis bien contente qu’elle m’ramène. Bon, par contre, j’comprends pas trop son délire sur l’fait qu’elle veut pas que j’reparte avec la couverture. Mais alors, j’suis censée faire quoi ? Laisser d’nouveau la place à Nina ? Ah non, apparemment, elle a une autre idée parce que la v’la qui repart aussi sec, m’lassant plantée là comme une idiote. J’prends donc mon mal en patience, sachant pertinemment que, d’toute façon, tant qu’elle s’ra pas revenue, j’pourrai pas bouger. J’m’installe donc de nouveau sur l’canapé en attendant son retour.

Retour qui tarde un peu mais pas trop, m’laissant l’occasion d’observer la caverne à mon aise sans pour autant m’ennuyer. C’qui m’ennuie un peu plus par contre c’est les vêtements qu’elle me tend, une fois r’venue. Non, parce que, si la mode n’est pas ma tasse de thé, là,j’dois avouer que j’suis bien contente d’pas être en société. Parce que le survet rose bonbon associé au poncho vert foncé, c’est moyen moyen côté assortiments d’couleurs. Enfin, l’principal c’est qu’ça tienne chaud l’temps du voyage, ensuite j’pourrais toujours r’prendre forme animale si j’ai pas envie d’me pointer comme ça à l’Institut. D’facon j’ai laissé mes affaires rangées sous un buisson en partant c’matin donc suffira d’les remettre. Parce que, j’suis partie pour prendre une décision sur mon avenir, et la décision est prise, pas la peine donc d’allonger l’séjour. J’vais déjà suffisamment douiller au r’tour comme ça.

En attendant, j’ai une dernière aventure à tester et celle-là m’excite vachement. Monter un dragon à cru ! C’pas donné à tout l’monde, c’est moi qui vous l’dit. Bon, sa r’marque sur l’risque d’chute me r’froidit un peu mais y suffit que j’fasse gaffe à m’accrocher correctement et histoire réglée. J’grimpe donc l’long d’son échine jusqu’à m’positionner l’plus confortablement possible. Non parce que, faut pas oublier qu’un dragon c’est un gros lézard volant, alors bon, l’degré confort des écailles est plutôt proche de 0 que de 10. Mais tout inconfort est vite oublié quand j’sens l’toucher rugueux d’ses cornes. Ça rend l’expérience bien trop réelle et classe pour s’plaindre de quoique c’soit. L’seul inconvénient, c’est que j’suis tellement occupée à rêvasser sur l’futur vol que j’réalise pas qu’il a déjà commencé et pousse un cri d’épouvante lorsque j’nous sens tomber brusquement.

Heureusement Alex reprend très vite l’contrôle et là j’commence à profiter pour de vrai. Parce, certes, j’suis pas au summum du confort, mais au moins maint’nant j’ai pas à m’demander si j’vais m’faire tuer à l’arrivée. Et ça permet déjà vachement plus d’profiter du voyage. Et du paysage qui vaut l’coup d’œil soi-dit en passant. Parce que sous forme jaguar j’avais pas vraiment pris l’temps d’admirer les lieux mais c’est sacrément beau quand on s’y arrête deux s’condes. Tellement même que, lorsqu’on arrive à destination, j’peux pas r’tenir une moue d’déception. J’ai pt’ête des crampes aux mains à force d’m’accrocher comme une malade, mal à l’aine à cause des écailles qui ont ripé sur mes cuisses mais ça en valait grave le coup. J’redescends donc avec délicatesse pour mes pauvres muscles endoloris et r’mercie une dernière fois Alex, avant d’la voir repartir. Non sans lui avoir d’abord rendu ses vêtements qui sont désormais superflus. Parce que, quitte à être venue en dragon, j’vais r’partir en jaguar. Après tout, s’il y a bien une chose que cette virée m’aura appris c’est qu’il faut que j’fasse plus confiance à Nina, désormais c’est elle pour moi et moi pour elle. Et pour l’reste qui vivra verra.
THE END

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