Civil War [PV : Doop]

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Civil War [PV : Doop]

Message  Hope Summers le Dim 9 Juil 2017 - 1:17

Personne ne me croit sur cette histoire. Tout le monde me dit que je suis simplement une grande lunatique qui perd ses affaires à chacune des fois où j’utilise mes précieux objets. Tout le monde prétend avoir des réponses complètement sensées et logiques devant la disparition de mes créations. Mais personne n’est incapable de les retrouver. On me parle que je suis peut-être paranoïaque ou encore complètement dingue de croire qu’un énorme monstre est obsédé par moi pour me voler tout ce qui est le plus précieux dans ma chambre. Je ne dors même plus depuis quelques nuits pour essayer de retrouver les traces de ce monstre. Je suis sûre qu’il est plutôt perspicace et il passe en dessous des radars de l’Institut Xavier pour éviter d’être retrouver directement, j’en suis certaine! Je suis quand même l’une des détectives mutantes les plus élaborées depuis plusieurs décennies – ouais, si on ne compte pas Chimp, Batman, Daredevil et le bordel monstre autour de ce rôle-. Cette nuit, je ne vais pas dormir, ce sont peut-être mes dernières journées en Amérique du Nord avant de rejoindre le club très sélect des mutants rejoignant Genosha et respectivement leur X-Force, mais je ne dois pas me faire rouler dans la farine encore.

Je dois montrer comment mes capacités de déduction extrême peuvent m’aider à me retrouver dans un combat de justice contre un voleur complètement impitoyable et digne des nazis galactiques des nazis sur la lune. Vous connaissez? En tout cas, ce n’est pas très important : Le but de cette soirée est de mettre fin à cette tyrannie de vol qui dure depuis bien trop longtemps. Chacune de mes créations ont disparu et ils n’ont pas été vendus sur Ebay, alors c’est comme dans les films sombres et darks de David Fincher, le méchant voleur est aussi un collectionneur comme les tueurs en séries qui te vole un morceau d’os pour le mettre dans son musée morbide. À chaque disparition de mes créations, je l’ai listé comme Arya Stark pour que ma vengeance soit encore plus terrible devant cet être complètement monstrueux.

Il avait volé mon Ipod avec les dessins de Kirby, il avait détruit encore plus ma vie en prenant mon ordinateur portable construit pour la personnalisation de Kirby et finalement, il a aussi volé mon chandail sacré autour de cette effigie qui me représente autant. Obsédé soit par le personnage de Nintendo ou soit par moi, il doit maintenant vivre avec les conséquences de ses vols. J’ai bien tenté de le filmer quand ce connard m’a volé ma collection de jeu vidéo de Kirby, mais il semblait avoir vu la caméra sur la console pour aussi la voler. Alors, ma question est très simple : Est-ce que vous voulez que ce connard vive? Nous sommes dans une période pire que l’univers de Mad Max! Nous sommes dans le début de ce chaos sans fins et il est le temps de régler ce problème définitivement.

Alors, je vais faire semblant de dormir ce soir. J’ai tout prévu : J’ai acheté une immense peluche de Kirby la semaine dernière et comme une chasseuse d’élite, j’ai attendu. Les nuits étaient peut-être extrêmement longues avec mon costume X-Woman  derrière les draps, mais je sais que cette mission est très importante pour la survie du genre humain. La patience est une vertu importante dans la considération d’être un super-héros. Attendant le moment opportun, je vois enfin cet adversaire terrible se pointer dans ma chambre. Plusieurs X-Men m’ont toujours répété que les monstres n’existaient dans notre monde, ils prétendaient qu’on pouvait trouver des raisons complètement logiques à chaque apparition monstrueuse, mais non tout est complètement faux. Cette monstruosité est aussi réelle que ses crimes.  

Ce monstre est apparu ainsi sans détecter les alarmes de l’Institut Xavier. Il regarde mes artefacts avec une perversité digne de Victor Von Doom devant des sujets d’expériences. Il est le temps qu’il réponde à ses actes criminels et à la loi divine autour de ma personne : On ne vole pas la Kirby sans subir des conséquences terribles. Sautant de mon lit, je lance un cri de guerre pour ensuite lancer :

« MORT AUX PATATES VERTES »

La violence est la seule solution parfois pour répondre aux actes de provocation. Le totalitarisme de ce monstre ne doit plus être à l’heure de l’actualité. Je le prends par le bas pour ensuite le projeter au sol. Ce monstre n’a même pas de jambes pour se les faire casser. Alors, je donne des coups de poings à ce monstre terrible pour ensuite menacer son intégrité verte comme mon costume :

« POURQUOI TU ME VOLES TOUS MES OBJETS PRÉCIEUX? »

J’essaie de taper ses bijoux de famille, mais cela ne fonctionne pas par sa difformité physique. Ce monstre n’a donc aucune limite prédéfinie pour décrire son rapport avec un degré de monstruosité, je dois l’abattre avant que celui-ci créé Godzilla ou plusieurs versions de lui-même. Il est le temps que la menace Doopienne disparaisse de l’univers entier!

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Re: Civil War [PV : Doop]

Message  Doop le Jeu 17 Aoû 2017 - 17:07

S’il y a une personne que Doop aime tout particulièrement cotoyer à l’Institut, c’est bien Wolverine. Depuis que le mutant lupin patibulaire l’a sorti des griffes de l’Arme X, le patatoïde lui voue un immense respect, et a déjà eu l’occasion depuis de recroiser son chemin régulièrement et travailler à ses côtés à l’occasion, ce qu’il a clairement apprécié. L’humour de Logan - car oui, grande nouvelle, il existe- semble coïncider à l’occasion à celui très étrange de la patate verte, ce qu’il apprécie au plus haut point. C’est pourquoi ce dernier se rend à l’occasion à l’Institut pour le rencontrer, tailler la discussion, lui proposer un projet délire, ou autre…

C’est d’ailleurs pour un grand projet cinématographique du siècle que nous retrouvons le petit être verdâtre en route pour l’Institut, bien décidé à réaliser le film du moment. Pas besoin de scénario cependant, Doop est un grand créatif dans l’âme, et préfère capturer la vérité brute de l’instant, sur le vif. Eventuellement une mise en situation initiale, mais pas plus. Mieux vaut faire parler la spontanéité des protagonistes.

Il semblerait que le Professeur Xavier laisse faire, en tout cas Doop n’a jamais été contrecarré dans ses visites - ou ses plans- par le directeur de l’Institut ni quelque autre membre de l’équipe professorale. Il a du coup pris quelques habitudes, plus ou moins innocentes. Comme aller sentir les fleurs du parterre devant l’entrée en arrivant, ou saluer Cyclope en s’arrangeant pour fusionner ses deux propres yeux juste avant, ou encore… récupérer les gadgets roses avec un personnage tout aussi rose dessus d’une certaine étudiante.

Pendant très longtemps, Doop n’a pas su chez qui il récupérait ces objets customisés. Pour tout dire, il n’a pas vraiment cherché à le savoir, mais à force de déduction - et en farfouillant dans les dossiers de l’ordinateur portable personnalisé rose bonbon - le grand détective verdâtre en a fini par apprendre le nom de Hope. Et de se demander immédiatement si cette dernière espérait retrouver un jour ses objets. La conception du vol, de la propriété, est très humaine, c’est pourquoi le patatoïde vert a toujours eu un peu de mal avec ça, il a essayé pendant un temps -quelques heures, pour tout dire- de respecter ce concept lorsque les scientifiques américains ont tenté de le lui inculquer, dans le labo, mais bien vite le naturel a repris le dessus, et de ce concept abstrait, le muté n’avait retenu que l’un des tenants : le besoin de posséder.

Et c’est sûr que les capacités de Doop l’arrangeaient bien en ce sens, pouvoir stocker un nombre inimaginable de trucs, machins et bidules en tout genre dans DoopLand étant un véritable appel à tester ses limites. Ce qu’il n’avait bien entendu toujours pas atteint, puisque remplir une dimension, même si de poche, demande un sacré effort. Et Doop n’est pas du genre à faire des efforts.

Le petit personnage rose. Voilà ce qui a amené le patatoïde vert à s’approprier la plupart des objets à son effigie appartenant à Hope. L’étonnante similitude que Doop se trouve avec cette boule rose a eu quelque chose de fascinant, au début, qui l’a fait examiner tout ce qu’il a pu trouver à son image sous toutes ses coutures. Mais au bout d’un moment, comme souvent, la patate s’est lassée. Il aurait pu passer à autre chose, mais alors qu’il commençait à se décider en ce sens, quelque chose l’a fait changer d’avis : la réaction de Hope en découvrant un de ses emprunts. Ça a été tellement épique. Doop l’a presque découvert par hasard, alors qu’il s’attardait à côté de la fenêtre juste hors de la chambre de la jeune mutante, examinant son nouveau trophée sous toutes ses coutures.

Dès cet instant, Doop a décidé de continuer à perpétrer ses forfaits, non pas pour l’attrait passé de la boule rose, mais bien pour épier les réactions de l’infortunée propriétaire délestée. Et d’essayer d’en capturer l’essence à l’aide de sa caméra, pour usage ultérieur. Un bon montage et il le tenait, son premier véritable film humano-centré réalisé seul ! Non pas qu’il considère son travail au sein de X-Statix comme n’ayant pas eu lieu, bien au contraire. Mais ce n’était tout simplement pas un film, pas un projet né dans ses deux cerveaux, c’était une commande, un travail rémunéré. Et ça, ça change tout. Quand on veut être artiste indépendant, se faire rémunérer par un multimilliardaire comme Spike Freeman fait un peu tâche.

En cet instant en tout cas, en pleine nuit, ce n’est clairement pas Logan que le patatoïde flottant va voir, mais bien Hope et sa précieuse collection. Pour réaliser le film de leur vie, caméra bien vissée sur son crâne chauve et rebondi de sortes de bulbes arrondis lui faisant office de cheveux. Vue l’heure à laquelle il se présente dans le coin, Doop pense avoir bien prévu le coup. Après tout, seul un insomniaque resterait debout à trois heures du matin, non ? La porte délicatement entrouverte ne pose aucun souci particulier, et la forme sombre sur le lit semble attester du profond sommeil de la jeune femme. Dans la lumière d’une veilleuse Kirby - tiens, Doop était certain d’en avoir déjà récupéré une, Hope en aurait acheté une autre ? - la patate volante découvre une gigantesque ombre toute ronde, pratiquement aussi grosse que lui, posée sur la commode bien en évidence. C’est tellement gros que n’importe qui comprendrait qu’il s’agit d’un piège, dans la situation actuelle. Tout le monde, oui. Mais pas Doop. Ce dernier s’avance donc, et va pour s’en saisir, lorsqu’il entend le cri agressif pataticide d’une guerrière prête au combat bondissant de son lit.

Sa caméra ne manque bien évidemment pas une miette de la scène, et pour les besoins du film, ne pouvant filmer sa réaction interloquée, Doop a la présence d’esprit - grand metteur en scène qu’il est- de s’exclamer en réponse :




Sans pouvoir finir sa phrase, surpris par la vivacité de la mutante qui le jette au sol. C’est à la limite si elle ne se plante pas à califourchon sur lui pour le frapper, alors qu’elle commence un « interrogatoire musclé ». Parfait. Gros plan sur son visage en furie, puis retour avec un plan plus large pour bien saisir ses gestes agressifs.  Il est maintenant temps d’alimenter sa colère. Et de la faire tourner en bourrique un peu, par la même occasion. N’ayant aucune idée de la capacité et rapidité de la jeune femme à assimiler le Doopspeak, et pour les besoins du film, le grand réalisateur se décide alors à passer à l’anglais. Si cela requiert un effort supplémentaire, ce dernier reste minime, et Doop peut bien le faire, l’image passe avant toute autre considération !

« J’emprunte ce qui me plait. Ou ce qui m’intrigue. Ou ce qui agace les autres. Parfois les trois à la fois. »

Tout en répondant ainsi, de manière très calme, Hope plantée sur lui, la patate s’élève très lentement au dessus du sol, gardant la même position allongée, mais à un bon mètre au dessus du sol. Parce que la moquette contre le dos, ça gratte. Et d'arborer un grand sourire en débitant sa phrase suivante:

« Je t’ai laissé un porte-clés de moi, une fois, en échange. Il t’a plu ? »
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