Visite dans un Langley pluvieux [PV : Sif d'Asgard]

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Re: Visite dans un Langley pluvieux [PV : Sif d'Asgard]

Message  Valerie E. Hopkins le Lun 4 Déc 2017 - 2:53


    Je suis bien consciente que les muffins et le café sont maintenant des produits universels dans le monde occidental et même dans plusieurs centres touristiques ailleurs dans le monde, mais on finit par s’habituer à certains lieux lorsque nous habitons assez longtemps dans une autre ville pendant une décennie ou plus. Regardez pour les Asgardiens et les Amazones, ils sont beaucoup plus habitués à vivre selon leurs modes de vies, pour éviter de perdre la plupart de leurs valeurs ou de leurs habitudes. New York m’avait donc habitué à certaines spécialités locales, me laissant parfois des regrets d’avoir pris un congé de la Ville – ou même de ne pas prendre plus de plaisirs dans les Vengeurs au lieu de me perdre de me morfondre dans mon état pessimiste habituel.- J’envie parfois les membres de la Young Force de prendre autant de plaisirs de défendre les gens de New York, tout en ne se mettant aucune pression aussi forte que les Vengeurs peuvent avoir. Car, pour moi, il est évident que mon équipe demande une pression supplémentaire pour faire leurs preuves devant les autres. C’est assez drôle du coup, parce qu’ils semblent prouver un point en particulier, mais c’est quoi ce point? La Young Force, les Last Sons et même l’Alliance des Champions ont eu plus de facilité à se faire accepter, alors que nous, on dirait qu’on cherche encore à se trouver une légitimité. Peut-être qu’on tentait d’avoir un regard aussi triomphant et important que la Ligue des Justiciers, vu qu’on souffre toujours de cette comparaison sans prendre réellement le temps de s’intégrer dans le milieu de la défense.

    Le problème vient peut-être de notre égo finalement. De plus, le cercle vicieux du groupe n’aide pas souvent au maximum de se raffermir par des relations positives à place de toujours s’attaquer par des attaques personnelles. Cependant, ses questions n’étaient pas en enjeu actuellement et ils vont pouvoir pleinement reprendre le débat lorsque j’allais revenir en action. Pour bien profiter de nos vacances respectives, c’est mieux de parler de présent que de parler de boulot. C’était une phrase de mon père ça, surtout quand je passais mon temps gamine, de me plaindre de mon travail de passer les journaux à chaque matin. Selon Sif, les Asgardiens ont déjà été des enfants « plusieurs fois », mais elle était bien plus courte que nous les humains. Cette réponse me laisse plutôt perplexe, surtout qu’elle devient assez difficile de le comprendre lorsque nous mesurons réellement avec le temporel humain que nous connaissons. Cependant, je pouvais bien me faire une idée d’un temps plutôt vague avec le Calendrier fourni par Carl Sagan. En continuant doucement la marche à travers la petite banlieue pour me rendre sur place, je n’ajoute pas beaucoup de mots. Si on le regarde comme une inconnue à travers plusieurs écrans, cela va ressembler à n’importe quelles sociétés occidentales qui se retrouvent ici. Et cela devient souvent vrai si on se pose comme étrangère de ce monde, mais je ne me laisse pas réellement envier par cette notion d’étrangeté.
         
    Sif m’avait peut-être une question très simple pour elle, mais je pense être tomber dans un piège mythologique de cette façon. J’ai compris vaguement « Allfather Buri », mais cela m’est inconnu au sens large. Peut-être que Thor avait déjà parlé avec ces mots, je ne peux pas réellement le dire. Dans ma tête, on a tellement démystifié toutes les religions par des explications logiques que je ne vois pas les raisons de m’intéresser à la mythologie, mais bien à la construction rationnelle des Asgardiens. Je me suis peut-être trompée sur ce point, peut-être que cela aurait été important d’en connaître plus sur leur langage propre à place de croire à leur rationalisation. Silencieuse, je tente de repenser à la vache créatrice de tout – ou c’était dans les Romains ça avec le Loup – pour ne pas paraître plus ridicule.

    Au moins, Sif m’explique sa mythologie ou comment cela fonctionne dans son monde. La glace ne fait pas partie de la réalité des Asgardiens. Dans des explications un peu plus simples, Buri est simplement le premier Dieu à renaître de leur Apocalypse. Durant un moment, elle parle de l’Yggdrasil qui fait fonctionner le cosmos, selon les Asgardiens et d’un certain ordre prédéfini de l’autodestruction total d’un pays ou d’un peuple.


    « Ouais pour les extinctions de masse, bien qu’on tente d’éviter un peu de recommencer à devenir aussi inhumain qu’avant pour une extermination de masse d’un peuple… »

    Ce n’était pas pour le mépris, bien que je suis ouvertement contre l’idée d’un ordre naturel des évènements qui amène à un chaos meurtrier. Il faut être simplement un nihiliste complet pour croire que notre monde doit toujours s’écrouler pour mieux se construire après. L’humanité a connu des excès de la folie avec les dictateurs totalitaires entre les années 30 à 70, le but est peut-être d’éviter ce même type d’erreurs. J’ai simplement quelques craintes que les Asgardiens sont tentés à accepter trop naturellement la fatalité du Ragnarok. Encore là, je peux mal comprendre ce que le Ragnarok était vraiment, mais cela restait un sujet complètement morbide pour moi, et je ne suis pas trop tentée de commencer un sujet sur cette question.

    Continuant sur ce thème, quelques questions retrouvent certains échos. Elle parle de cycle entre la vie et la mort, laissant penser que les Asgardiens reviennent toujours après un moment. Oui, la mort restait quelque chose de plutôt différent, surtout avec cet aspect aussi recyclable au niveau de la vie. Au moins, cela ne reste pas dans une réflexion monothéiste avec le bordel religieux de prier ou d’avoir le pardon pour renaître. Car logiquement, Loki doit avoir fait tellement de merdes dans tous les cycles possibles que le pardon ne doit pas être d’actualités chez les Asgardiens.

    Elle rajouta une petite couche supplémentaire sur le touché d’Héla, effaçant peut-être leurs mémoires, mais permettant de revenir à chaque fois. Elle achève cette partie éducative en parlant de sa couleur de cheveux. Je suis d’accord que le fait esthétique demande une certaine importance comme sujet, surtout après avoir parlé des fins du monde et ainsi que des cycles sur la mort et sur la vie.

       
    « Merci pour les réponses, mais disons que cela va être assez difficile de me faire une idée claire sur le moment. Ma vision sur la mort est un peu plus abrupte qu’un recommencement sans fin, surtout vu que notre perception du temps se passe très vite pour nous. Tu devrais peut-être écrire un livre sur le sujet, je suis sûre que cela intéresserait beaucoup de gens… »

    Oui, les puritains vont cracher dessus, comment c’était possible de parler des Dieux, alors que pour eux, ils ont un seul Dieu? Cependant, le milieu des connaissances et académiques pourrait lui être éternellement redevable pour avoir une définition plus précise de son monde que les mythes et les idées des Vikings. Mon gros problème dans cette démarche reste mon désintérêt à la religion, je trouve que cela devient parfois une réponse trop facile aux réalités qu’on doit affronter. Ce n’est pas parce qu’on pense représenter le bien ou avoir le bon Dieu de son coté, que cela va nous aider à mieux combattre. On se complique peut-être la tâche en s’offrant cette alternative à place de nous forcer vraiment. Cela doit être une raison pourquoi Weapon X, mené par des fanatiques religieux reclus dans leurs visions, souffre autant contre les X-Men qui sont entraînés par eux-mêmes et n’ont pas besoin d’une prédilection divine pour s’en sortir.

    Tournant enfin vers une ouverture de la clôture, on se retrouve rapidement devant une école assez grande avec un petit immeuble pour le service de garde. Tout d’abord, on doit traverser un terrain de baseball avant d’arriver enfin à l’immeuble principal. On ne retrouve pas énormément d’enfants du coup, alors la tranquillité était au rendez-vous. La marche est assez rapide du coup, de plus, les portes étaient toujours ouvertes vues la disponibilité éternelle des malheureux surveillants qui avaient le devoir de surveiller l’école contre les casseurs de quelques quartiers.

    L’école a été rénové récemment. Durant quelques secondes, j’avais un peu de difficultés à me retrouver. Au moins, le surveillant nous indique rapidement où sont les photos des anciens finissants. Vu que j’ai fini l’école, il y a environ dix ans, ils les ont tous placés dans le couloir des archives proche des bureaux de l’administration. Heureusement pour nous, le surveillant était assez aimable pour nous amener sur place.    


    « Photo plutôt normal d’une fille de cet âge. Au moins, j’avais toujours la possibilité de me laver avant que mon pouvoir rende, à ses débuts, l’eau incompatible avec mon électricité. »

    Je lui ai montré du doigt la photo de cette « Valerie Hopkins », à travers la trentaine de jeunes photographié, qui ont passé l’année primaire avec moi. Malheureusement pour eux, je n’ai que des vagues souvenirs d’eux. Peut-être que c’est similaire pour eux, ils ont très peu de souvenirs de moi et ils ont maintenant une autre image de moi dans les Vengeurs. J’avais bien le sourire gêné sur la photo, avec les cheveux attachés et malheureusement pas blondes. Je n’ai jamais eu le courage de changer ma teinture, le noir est un automatisme naturel chez moi. On portait tous le même habit de diplômé à ce moment-là, nous laissant ouverture vers le lycée et peut-être vers l’université.

    Ne voulant pas déranger le jeune surveillant plus longtemps, je voulais juste faire un petit tour à ma classe originale avant de partir, mais ils semblent avoir démolis une grande partie de l’école pour rénover correctement. C’est logique pour eux, mais bon les grands nostalgiques du moment, ils ne vont pas vraiment se retrouver. De toute façon, ils ont même rénové l’extérieur. Le but est surtout de moderniser l’école, ils ont bien réussi en tout cas, surtout avec le décor et les changements de places. Alors après une petite tournée silencieuse de place, parce que cela devient difficile de se retrouver après coup. Au moins, c’est plus facile de se retrouver à l’extérieur : Un terrain de baseball, cela ne change jamais.


    « Je dois avoir plus de photos chez ma mère, mais il faut un peu de patience pour aller jusqu’à là-bas. De plus, mon frère, c’est surtout un grand fan des vengeresses… mais uniquement des vengeresses, tu vois le délire?

    Ouais, il a toujours des gens qui délirent actuellement sur les héros, les voyant comme un produit de la super-sexualisation. Cela n’aide pas avec les costumes actuels, mais il existe toujours une lourde exagération de certains pervers qu’on retrouve un peu partout. J’ai parfois des craintes que mon frère se retrouve dans cette catégorie, comme quoi ses copines ne l’ont pas assez fantasmé comme ça. Alors à sa dernière visite, à New York, il a malheureusement tenté de flirter avec Jessica Drew et Janet Van Dyne. Au moins, le râteau était plus moralement violent que physique. De toute façon, je ne veux pas obliger Sif de me suivre dans des aventures trop lointaines.

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Message  Sif d'Asgard le Jeu 21 Déc 2017 - 6:35


La perplexité de mon amie à mes mots ne me surprend guère, ses variations sont mêmes très indicatrices. L’idée de plusieurs enfances et de réincarnation peut poser problème pour des gens qui ne les connaissent pas, déjà qu’elle reste de l’ordre du conceptuel pour ceux qui les vivent : notre âme traverse peut-être intacte le touché d’Hela, la mort, mais notre esprit y disparait et c’est un nouvel être que nous sommes à chaque fois. Quand au Allfather, peut-être que le nommer "Roi" aurait été plus compréhensible ; il y a des notions de monarchie de droit "divin" au sein de notre cycle actuel mais Allfather, comme Allmother, est un titre. Tout comme roi et reine, président et présidente, dictateur et dictatrice, ainsi que beaucoup d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit actuellement.

La confirmation des extinctions de masse est un retournement de situation qui me laisse perplexe à mon tour, puisque celle que vivront les Humains n’est pas encore arrivée si j’ai tout compris. Il y a eu, dans l’Histoire Humaine, des tentatives d’extermination d’une part de l’Humanité mais elles ne correspondent nullement aux critères des extinctions de masse tel que je les évoquais. Celles-ci impliquent la disparition des trois-quarts des espèces animales et végétales présentes sur ce monde, chose bien au-delà de la seule Humanité. L’égocentrisme des Humains ne me pose pas de problème, les autres espèces importent moins que la leur et les disparitions qu’ils causent sont regrettables tout au plus mais n’affectent que rarement leur existence.  Cela n’est pas une critique, après tout faire disparaitre la vie sur Asgard implique beaucoup plus d’Asgardiens que la faire disparaitre sur Midgard impliquera d’Humains, en proportion de la diversité de formes de vie. Asgard étant plus petit, les espèces sont moins nombreuses et toutes se redévelopperont après chaque Ragnarök, même si l’import de spécimens d’autres Royaumes est parfois nécessaire à la stabilité d’une espèce ; à l’instar de la transformation d’Humain en Asgardien par les Valkyries.

Je constate et comprends le dégoût de Valerie pour les massacres et les exterminations volontaires, n’ayant d’appréciation ni pour les uns ni pour les autres à défaut de m’opposer à la liberté des Humains de le faire sur leur territoire. Néanmoins, je ne suis pas certaine qu’elle perçoive la complémentarité de la vie et de la mort, le cycle et l’équilibre qui les unissent. Tuer et mourir ne sont pas une mauvaise chose à mes yeux pour la simple raison que cela contribuera à faire naitre et grandir autre chose. C’est ainsi que ce passe toute nutrition, même celle des végétariens qui mangent simplement des organismes dont les capacités sensorielles et cognitives sont mal connues de leurs sciences mais pourtant existantes. J’acquiesce à ce qu’il soit difficile de se faire une idée claire, mon amie me confirmant mes suppositions, et dois m’avouer plus troublée à la proposition d’écrire un livre.

Nous en avons dans les archives d’Asgard mais privilégions une transmission orale. Là où un texte peut faire naître moult interrogations, un dialogue permettra de les poser et donc de trouver réponse.

Je ne dénigre pas l’utilité des textes, loin de là : ils m’ont été d’une grande aide afin de percevoir Midgard en superficialité. Ils sont utiles à conserver les savoirs mais inappropriés à les enseigner, je trouve, car l’oralité permettrait aux intéressés d’apprendre par un échange plus profond. Evidemment, il est aisé de dire cela pour quelqu’un dont l’espérance de vie est de cinquante siècles, après tout c’est l’âge de l’écriture au sein de l’Humanité, là où une espèce peinant à atteindre un seul ne doit pas pouvoir vraiment compter sur l’échange avec ses anciens. J’ai de la difficulté à me figurer l’évolution de la vie d’un Humain, que ce soit vers sa jeunesse ou sa vieillesse.

Mais Valerie m’offre l’occasion d’en découvrir un peu plus sur l’enfance humaine et la sienne en particulier. Elle tourne à l’une des délimitations de propriété pour entrer dans celle-ci, passant un post de garde sans le moindre contrôle. Se trouve ensuite un losange d’une trentaine de mètre de côté et dont trois des sommets sont marqués d’un coussin fixé au sol tandis que le dernier possède une plaque en forme de demeure. Sans doute le motif est-il plus complexe que cela mais, depuis le sol, il m’est difficile de percevoir l’entièreté. Ce que je perçois sans peine, cependant, est le bâtiment qui se trouve de l’autre côté de cette zone, vers lequel on se dirige. Tout est silencieux, sans doute du fait d’une discipline stricte maintenue par le cadre ci-présent ; ou par l’absence de personnes dans les lieux, à l’instar du poste de garde. Les entrées sont libres, une action qui n’est pas familière de mon observation des coutumes humaines de New York City, mais je ne m’en formalise pas trop. Moins que de la perplexité retrouvée de mon amie, causée par l’établissement sensément connu.

Trouver quelqu’un est aisé cependant et il nous sert de guide, accomplissant ses devoirs d’hôte. Il ne faut guère de temps pour arriver devant un mur dont les trophées sont des photographies et Valerie m’indique sans peine celle qui la concerne. Avec intérêt, je m’approche donc de l’image pour la détailler. Elle est une parmi une multitude, vêtue comme tout autre avec pour principale démarcation un sourire de gêne et une coupe de cheveux. Petite, plus pouponne qu’actuellement, plus énergique peut-être. Beaucoup de caractéristiques sont similaires à tous les individus de cette image et cela est manifestement volontaire : s’il n’en est pas un pour être à la même taille qu’un autre, l’appartenance à l’école semble primer sur leurs différences individuelles. Autre point qui m’interpelle également, plus problématique à mon sens, c’est le manque de tuteurs pour accompagner une telle quantité de jeunes personnes dans leur développement. Les précisions de mon amie sont cependant sur des sujets bien différents.

La normalité est une chose étrange.

Je comprends en quoi une capacité à générer de l’énergie électrique en quantité surhumaine soit problématique avec la conductivité de l’eau et, à dire vrai, je trouve cela bien moins difficile à conceptualiser que la "plutôt-normalité d’une fille de cet âge".  A part la tendance à tous se ressembler, enfants Humains et Asgardiens ont des caractéristiques similaires mais la culture du développement et de l’enseignement semble très différente. Sur Asgard, nous cherchons à permettre l’expression de l’individualité et des caractéristiques particulières de chacun, les tuteurs s’adaptant aux spécificités de leurs protégés afin de les guider au mieux et n’ayant du fait qu’un nombre restreint de disciples, pouvant se les transmettre au besoin. De cette simple photographie, il m’est difficile d’imaginer pareille méthode au sein de cette école. Je ne jugerais cependant pas cela, ce n’est ni mon droit ni mon intention. Après, je touche là, pour la première fois, une différence qui me dérange.

J’aurais pu m’attarder des heures sur cette simple image tout en interrogeant Valerie mais, peut-être par similaire gêne à celle qu’elle manifeste sur le cliché, mon amie fait rapidement suivre la visite. Le guide accomplit donc sa tâche une nouvelle fois, nous dirigeant vers la classe originale. Je ne suis pas certaine de comprendre le sens d’originale : est-ce parce que la classe est spéciale, comparée aux autres, ou bien simplement parce qu’elle est celle où mon amie a reçu son enseignement à la base ? Ce simple bâtiment, tout comme cette période de la vie humaine, sont pour moi plus obscurs et intrigants que l’extermination de l’Etat Mutant que nous avons effectuée récemment ; même si la bataille était fort plaisante et je suis heureuse des ennemis que j’ai pourfendu et des trophées que je leur ai pris jour-là. Midgard a de belles guerres à offrir et cela m’est beaucoup plus familier que l’éducation et l’enfance.

Mais une fois encore, les rangs alignés de tables et de chaises face à un unique bureau et un tableau me laissent un profond sentiment d’incompréhension. Un sentiment que je manifeste clairement, parcourant les rayonnages avec un regard perdu et une certaine décontenance. Je me permets même de passer le bout de mes doigts sur les plans de travail et leurs jonctions lorsque je les frôle, afin d’impliquer d’autres sens dans cette vallée dérangeante. Il y a des similarités avec ce que je connais, incontestablement, mais les différences créent toujours plus un sentiment de malaise que je n’arrive pas réellement à exprimer ou à réprimer. Il m’est aisé de savoir pourquoi je ne comprends pas, et ne pourrais le faire à mon tour, l’habitude et l’envie des Humains de construire toujours plus tassé dans leurs bâtiments et leurs villes. Mais il m’est beaucoup plus complexe d’identifier la cause du malaise avec la présente pièce, avec la présente structure. Peut-être est-ce la distance ou l’opposition entre les rangs et la table unique, peut-être est-ce ce parallélisme qui les unis tous, sans doute est-ce cette volonté d’impersonnalité se retrouvant pourtant légèrement contredite par des traces écrites ou taillées sur les tables. Traces sur lesquelles je passe mes doigts.

Je continue en silence car je ne trouve pas les mots, pourtant je les cherche. Je suis le mouvement à travers un endroit fantastique et étrange, dans lequel je me perds plus que je ne me retrouve ; d’une manière différente à celle de Valerie, cependant. Plus de traces de mon amie se trouvent chez sa génitrice, il faut simplement un peu de patience pour la rencontrer. Je ne suis pas patiente, ne pouvant attendre que des jours de ce Royaume, heureusement les Humains comptent leur patience en heures, en général. De même, je ne suis pas patiente mais il n’est pas une question de patiente afin de tolérer les différences de mœurs et d’avis des autres, à mes yeux. Surtout si lesdits autres sont présentés formellement, comme cela va être le cas du frère de Valerie.

Je le vois, oui : ton frère est féministe.

Le féminisme consiste à privilégier les femmes aux hommes et il ne me semble pas étrange qu’il y ait des hommes pour le faire, tout comme il doit y avoir des femmes pour être machistes. Je n’ai, comme de norme, aucun problème avec cela ; d’autant plus qu’un féministe saura montrer le respect dû à une personne du sexe opposée là où un machiste tendrait à s’en passer. Enfin, cela me semble logique. Peut-être ai-je tord cependant mais je compte sur Valerie pour me l’exprimer si tel est le cas. Et, parallèlement à cette mise au point, je profite que l’on ait un temps à le rejoigne pour m’enquérir d’éléments du passé.

Mon amie, j’ai une interrogation au propos de ton école. Je peine à mettre les mots, cependant, mais l’agencement m’a donné une désagréable impression. L’éducation humaine est-elle un travail à la chaîne ?

Je n’ai, comme dit précédemment, aucune prétention quand à remettre en question la manière dont les Humains cultivent leurs générations futures. Mais, parmi les savoirs que je puis partager, je juge des manières d’enseigner et d’apprendre comme plus importantes que des visions sur les cycles de vie et de mort. Les cycles n’ont pas besoin de nous pour fonctionner et lutter contre eux sera généralement sans effet. En revanche, l’éducation est une chose que l’on se doit d’accomplir le mieux possible, car elle définira souvent la manière que l’on aura de vivre notre vie.

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Re: Visite dans un Langley pluvieux [PV : Sif d'Asgard]

Message  Valerie E. Hopkins le Mar 27 Fév 2018 - 3:10


    Venant d’un bout du monde qui est même oubliable aujourd’hui, je ne pense pas réellement qu’on peut être surpris de mon incompréhension ou de la difficulté à visualiser les grandes différences dans ce monde. Je peux peut-être passer un temps de lire des documents sur l’Inde et sur leur idéologie de la réincarnation : C’est nécessairement plus compliqué de le vivre. Comme quand, j’ai essayé de comprendre un peu plus la Guerre en Yougoslavie en interrogeant directement Mirko. Il m’a fait réfléchir par des mots comment c’était, mais je ne vais jamais comprendre sa situation. Je ne vais jamais comprendre comment l’ultranationalisme peut devenir le plus meurtrier au niveau physique et même mental. Comme tout le monde, les questions se posent et si j’essaie de comprendre les idées de Sif sur comment Asgard est fait, j’ai beaucoup de peurs de la froisser en sortant des répliques débiles et même caricaturaux. Surtout que les délires mythiques, je les comprends assez mal en général. Peut-être que toute la mythologie Vikings est vraie par les Asgardiens, mais en regardant les 1349 versions des origines du Monde selon chaque culture ou religion, j’ai toujours eu un grand problème de les prendre au sérieux. Je n’imagine pas un monde où la religion serait la source de cette construction. Au moins, Henry Pym est encore dans les Vengeurs pour simplifier les avancées et les idées de chaque culture des Dieux et des Déesses de notre monde.

    Au sujet de la destruction de toutes vies sur la planète, c’est aussi difficilement comparable avec ce que Sif appelle le Ragnarok. Je crois que deux ou trois films américains ont donné ce nom à leurs films et que les pays scandinaves ont exploité méga ce thème durant les délires de la fin du monde en 2012. Encore une fois, on a tous écrits nos peurs dans cette fin du monde, mais souvent je démontre une certaine incompréhension à ce monde. Asgard est chanceux de pouvoir revivre de ses cendres comme le Phénix, il peut reprendre un rythme de vie, faire la fête, se battre amicalement ou non, et penser défendre encore « Midgard ». J’ai toujours eu une forte impression que ce monde, on se demande souvent pourquoi on le défends ou pourquoi on évolue dans un système qu’on touche très peu en général. Regardant une vie de plusieurs milliers d’années, c’est facile de se demander notre pertinence dans ce monde. À quoi on sert en général? Dans quatre ou cinq générations humaines, le nom des Hopkins sera oublié comme tous les autres par des transformations linguistiques ou par des guerres. Se sentir misérable devant un monde qui vit, je me le demande parfois en voyant les réactions des gens autour de moi, et même de Sif. Son air stoïque et ses explications me font penser au même regard que mon vieux professeur portait sur ma jeunesse. Je vais être oubliée, parce que c’est sa profession de me regarder et d’essayer de me comprendre pour passer à autre étudiant après.

    C
    ’est de cette façon qu’on se sent finalement? Je nourris un poison, des idées et des personnes jusqu’à temps que ces concepts disparaissent pour d’autres. Comme les tombes qui vont disparaître après un moment, parce que toutes les idées funestes vont se retrouver dans un non-sens rationnel. C’est cyclique, parce que le monde aime ce qui est cyclique, il aime regarder une roue tournée jusqu’à temps qu’on se casse mentalement ou physiquement. Il aime nous regarder, envier ou espérer que le monde se définisse par d’autres idéologies que ceux qu’on regarde actuellement, mais finalement cela va prendre plus de temps que cela. On peut avoir plein de plaisirs à regarder Wrestlemania 28 avec Kurt, chanter de l’U2 merdique pour profiter d’une bonne bière ou encore s’amuser à Donkey Kong 64, mais la réalité est dans la nutrition, elle est dans ce cycle qui s’autodétermine parce qu’on le croit naturel. Comme tout ce qui est cyclique, pour tous les bons moments, on doit supporter des morts, on doit vivre avec des disparitions et on doit les considérer comme invisibles au long terme.  

    Je ne regarde peut-être pas le même monde que les autres. J’ai peut-être pensé que des illusions nous permettent de réguler ce que nous sommes, mais j’ai aussi compris que toutes ces idées peuvent devenir ridicules. Comme tous les noms qui vont disparaître, le système nutritif disparaît dans l’univers où la vie est impossible à se placer. Le froid spatial est plus une réalité de tous ce que nous construisons, mais est-ce qu’elle est logique? Est-ce qu’elle est même naturelle? À penser sur des concepts aussi complexes, on s’enferme sur ce qu’on connaît, on se noie dans des idées et sur des raisons, mais rien n’est réellement concret. Même pour moi, les Asgardiens vivent profondément dans une culture ancestrale, mais minime de toute évolution.


    « Ouais, je comprends l’idée, mais pour des gens qui voudraient connaître votre culture et vos philosophies, cela serait un peu plus facile. Et parfois, les moult interrogations permettent d’évoluer devant ce qu’on croit fondamental. C’est peut-être moi, mais je crois que les doutes sont dans les meilleures réflexions pour améliorer une société ou même soi-même. Cela doit être différent sur Asgard… »

    Tout doit être différent. Toute considération sur le temps doit être complètement superficiel, trouvant même que la plupart des affaires humaines soient indéniablement artificielles et sans réels effets sur les évolutions au long-terme. Quand je lui montre cette photo aussi artificielle que toutes les autres photos ou même les noms sur le grand tableau, Lady Sif me sort un drôle de réplique sur la normalité. Souriant légèrement à cette remarque, je ne comprends pas immédiatement le lien. C’est après quelques secondes de réflexion que peut-être les habits indiquent une certaine idée de cette école. C’est un jugement un peu rapide de tout, parce que cela fait un petit moment, j’ai souvent souvenirs qu’on recherchait à avoir des différences à place de se ressembler. L’école se veut réunificateur pour construire des liens ou même un réseau social et professionnel. On se retrouve avec quelques ressemblances, mais elle est longuement plus intense après un moment. Même dans nos cartes Pokémon, on essayait d’avoir des combos très différents.
     
    Arrivant dans ma classe, le silence et les mouvements de Sif confirment peut-être cette idée de dégout par la formation de la classe. Jamais je me suis posée sur mon enfance, parce qu’elle était assez plaisante. J’ai adoré éraflé mes genoux en jouant au baseball durant les cours d’éducation physique. Elle n’aimait pas réellement comment on s’était construit, mais pour moi, elle était bien plus forte que les symétries ou les postures, elle a construit des rêves me permettant de rêver à mon avenir. Peut-être que cette école m’a fourni des illusions, mais durant un court moment de ma vie, on croyait tous avoir une importance capitale pour ce monde.


    « Ouais, on va dire… »

    Dis-je en laissant un petit rire à la remarque sur le féminisme de mon frère. Comme le mutantisme, il existe bien sûr une tonne de définition différente sur ce qu’est le féminisme. Tous les intellectuels débattent sur le sujet depuis soixante ans, alors il est un peu normal que cette revendication se perds. Je ne crois pas que mon frère a encore cette tendance à vouloir penser que les hommes et que leurs poids les avantagent contre les femmes, surtout en connaissant sa propre sœur aujourd’hui. Mais avant, son comportement pouvait légèrement troubler ses copines… avec raison. Vous savez les remarques des camionneurs ou des acteurs de film porno, pensant que la virilité est recherchée chez toute femme, mon malheureux frère s’était longtemps entêté dans cette idée pour perdre d’innombrables potentielles futures épouses. Au moins, quand il m’a rendu visite à New York, il avait changé d’attitude en poussant à une autre réflexion.

    Cette réflexion est rapidement poussée par une question de Sif. Me montrant intéressée à cette fameuse interrogation, je lève la tête pour me montrer intéressé à cette fameuse question. Je fais un drôle de tête durant cette question, est-ce que l’éducation humaine est un travail à la chaine? Cela doit être plus simple pour les Asgardiens, surtout qu’ils sont plus limités que nous, mais si elle considère que c’est un travail à la chaine cette école, qu’est-ce qui n’est pas un travail de chaîne?

    Les guerriers et les guerrières d’Asgards sont un travail de chaîne, non? Apprenant les mêmes techniques, avec pratiquement les mêmes armes. Les langues sont un travail de chaîne, toujours contrôlées et sans possibilités de changements. L’architecte, l’art et les idées, est-ce que c’est un travail à la chaîne? Prenant une petite pause devant cette interrogation, je tourne doucement le regard avant de répondre à cette question. Elle peut faire son avis comme tous les autres, mais j’ai aussi un autre avis.


    « Ce n’est pas à moi de te dire de cela. Je suis sûre que tu peux trouver une tonne de gens qui vont te dire oui, et d’autres vont te dire non. Mais, je ne suis pas ici pour convaincre, toute cette expérience que j’ai vécu ici, ils avaient peut-être de l’apprentissage chiant, mais le plus important pour moi… ce n’était pas dans la classe. C’était dehors, dans la cour de récréation… quand je suis arrivée à cette école la première fois dans ma vie, j’étais réticente. J’allais manquer les Tortues Ninjas à 8 heures…

    Puis, à place de regarder les Tortues Ninjas, j’ai rencontré des gens aussi passionnés que moi sur les Tortues Ninjas. J’ai appris à vivre avec des gens, on m’a apprit parfois les limites chiantes de la vie, mais on m’a aussi apprit à vivre dans mes rêves ou dans mes espoirs. Est-ce que c’est un travail à la chaine? Peut-être pour certains professeurs, pour certains politiciens et certains chroniqueurs de journal, mais pour une tonne de personnes, c’est sortir de la chaine pour vivre cette école.

    Pour des professeurs, ils se passionnent à regarder comment les étudiants vont dévier, certains vont devenir des premiers ministres, des fonctionnaires, des concierges ou autres, alors que d’autres vont terminer dans un ghetto. Chacun va vivre avec une déception, parce que le travail de chaîne nous amène à considérer ce que nous allons devenir. Quand on est gosse, on regarde le monde, on regarde des vedettes de sport, des personnages fictionnels ou des héros nous faire rêver à notre avenir.

    À un moment dans ma vie, j’ai repensé à mon enfance. Avec la possibilité de tout construire autour de nous, je me suis retrouvée en face d’un dilemme. Dans l’école où j’ai appris à me battre, on aurait pu porter les mêmes critiques d’un travail à la chaine, mais est-ce que c’est réel? Est-ce que ce n’est pas nous qui décident de sortir du moule malgré que tout est assez formaliser en général?

    Quand mon ami est mort dans cette école, je suis partie. Seule. J’habitais dans un quartier et je voulais reprendre l’Université, mais au plus profond de moi-même, j’ai repensé à toute ma vie. Regardant des sans-abris ou écoutant mes voisins se disputer, je me suis demandée la question si j’avais vraiment ma place dans ce monde. Parce qu’au final, durant un court moment, la question est arrivée si dans tout ce que l’Humanité avait à offrir, j’avais ma place quelque part.

    J’en avais rien à faire de la religion, de l’argent, des médias, de la politique ou de porter un drapeau derrière moi sur un vulgaire calendrier. Je n’en avais rien à faire de cette école, de cette vie, de mon enfance et même… je pensais durant un rare moment dans ma vie, que mon sentiment d’appartenance à ma famille était totalement superficiel. Elle était vide de sens, on était simplement de la même famille, parce que c’était un travail aussi à la chaîne. Est-ce qu’en réalité, j’aimais mon père? Est-ce que j’aimais mon frère? Est-ce que j’aimais ma mère?

    Tout ça, parce que quand tu regardes ce monde, tu te retrouves parfois absolument déconnecter de ce que nous sommes en train de devenir. Tout ça, parce que des gens croient absolument en des idéologies fixes, nous conduisant à agir selon notre éducation. Est-ce que c’est une question de travail à chaine? Non… en tout cas… pas pour moi. C’est un travail qu’on fait tout seul, notre éducation se fait par des environnements, mais ce n’est pas l’environnement qui nous définit, c’est nous qui définissons cet environnement.

    Certains professeurs vont n’en avoir rien à foutre des jeunes, d’autres vont pleurer tout seul dans leur chambre quand un jeune va faire un overdose en pensant qu’il n’a pas fait assez d’effort pour lui montrer une vision positive de la vie lorsqu’il était gosse.

    Je suis sortie de cet état de pensée, parce qu’au final, cette école, ma famille, mon enfance, la Justice League, les Canucks de Vancouver, la WWE et la science avaient une importance pour moi. Et peut-être que ces idées s’ajoutent à une chaine émotionnelle importante dans nos vies, mais je les sens si réels que je ne trouverais cela vulgaire de les voir comme un travail à la chaine ou non. Comme plein de gens vont sortir de cette école, ils vont me voir à la télévision et ils vont rigoler aux blagues de Carol sur mon père, parce qu’ils détestaient la petite fille sur la photo ou parce qu’ils détestent uniquement les mutants.      

    Fait ta propre conclusion. Pour moi, ce n’est pas ça, mais si tu trouves que l’environnement définit les gens, peut-être que oui. Je me permets juste d’avoir une autre vision. »


    Je lui laisse un sourire en concluant, ressentant peut-être un monologue assez amer où les Asgardiens vont être incapables de se retrouver avec tout ce que je viens de décrire. J’ai peut-être fait ce discours dans le vide, peut-être que son idée était déjà faite selon cet environnement social. Mais pour moi, à place devoir un bureau carré qui s’ouvre pour ranger nos devoirs, c’était un bureau qui s’ouvrait pour mes cartes Pokémon, pour mes dessins de la Justice League ou encore pour les cartes de fêtes offertes durant la journée qui m’appartient. Est-ce que je suis seule à avoir cette idée derrière la tête? Peut-être, mais cela prouve d’une certaine façon que je suis heureuse de sortir de cette chaîne ou de ce cycle, je suis Valerie Hopkins. J’aime mon enfance, j’aime sauter de joie en voyant la bromance entre Triple HHH, Shawn Michaels et Undertaker à Wrestlemania 28, j’aime cracher sur la Molson Ex et sur U2, et j’aime aussi refaire éternellement le deuxième niveau de Donkey Kong 64.

    Est-ce que je suis pathétique? Bien sûr pour plein de gens, on va me cracher dessus, on va me menacer de changer mon attitude par la force ou on va me dire de me faire soigner, mais je me sens bien. Je suis heureuse de cette vie, parce que cette petite fille sur la photo, elle rêvait de voler au secours des autres. Elle rêvait peut-être par une question d’éducation à la chaîne, elle rêvait peut-être toute seule dans son coin, mais ce rêve n’est pas sombre, ni désespérant, il prouve mon importance pour moi-même, il prouve que je suis quelque chose pour quelqu’un. Si on oublie mon nom dans le futur, si on renie tous les principes du monde pour des idéologies politiques totalitaires, si on détruit ce monde par nos idioties, le futur peut bien se faire voir ailleurs.

    L’hystério-dépressive, comme dirait Carol, a ses idées, mais au moins, je peux me dire que ma vie a au moins un sens avec cette idée. Je peux bien me retrancher dans mon ancien appartement, croyant n’avoir aucune appartenance à ce monde, mais qui voudrait de ça? Je change actuellement le monde, comme les grands héros ont changé le monde, et comme quoi Sif et moi-même, on peut changer encore ce monde.

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Re: Visite dans un Langley pluvieux [PV : Sif d'Asgard]

Message  Sif d'Asgard le Ven 6 Avr 2018 - 6:58


Valerie me fait sourire à comprendre ma préférence pour l’oralité à l’écrit et, à mon tour, je comprends qu’il soit plus facile pour les Humains de passer par l’écrit que par l’oral pour connaitre un sujet ; nos cultures et nos philosophies intéressent certains et, si mon premier réflexe serait de les inviter à venir m’en parler, je comprends néanmoins l’accessibilité supérieure d’un livre publié en de nombreux exemplaires. Je suis aussi en accord sur les interrogations permettant d’évoluer devant ce que l’on croit, connaitre les raisons des fondations de ses croyances permet de les approuver ou de les changer, permet de savoir pourquoi l’on y croit. Les doutes amènent les réflexions pour s’améliorer ou améliorer son environnement, mon amie a mon accord sur cette pensée aussi et je le manifeste d’un acquiescement.

« Dans sa jeunesse, chaque Asgardien pose nombre de questions à ses tuteurs ainsi trouve-t-il des réponses à ses doutes. Ainsi s’améliore-t-il et a-t-il une chance d’améliorer la société, s’il dispose d’une idée que ses ainés n’ont pas encore eue ceux-ci seront à son écoute. C’est avec les ans que chacun d’entre nous se confirme dans ses croyances, comprenant pourquoi il y croit. »

La croyance n’est pas à opposer au savoir, à mon sens, pas plus qu’elle n’est synonyme d’ignorance. Il faut savoir et comprendre pourquoi l’on croit, non-pas simplement croire. C’est là la plus grande réussite de notre éducation, former un peuple sage dont chaque individu est pleinement développé et accepte les différences des autres tout en partageant culture et philosophie avec eux. Asgard peut sembler figé pour des yeux Humains, je le conçois parfaitement, cependant il évolue également ; simplement à une vitesse différente. En une vie Asgardienne, nombreuses sont les civilisations Humaines qui peuvent s’élever et s’effondrer. Difficile du fait, pour l’esprit Humain, d’apercevoir le temps pris par le changement de la civilisation Asgardienne. Cela étant, notre équilibre étant atteint, nous n’avons guère besoin de le remettre en cause également ; ce qui peut donner un sentiment d’absence de changement. Mais chaque cycle est différent du précédent, l’exemple le plus frappant étant notre actuelle monarchie là où nous étions précédemment en assemblée gouvernementale présidée par le Allfather. Ce me semble être des détails sans grande importance mais sans doute serait-il intéressant de les retranscrire, en effet. Garder des traces autres que dans notre mémoire afin de les transmettre autrement que par nos paroles. C’est le cas de la photo de classe de Valerie.

Sa classe me malaise et même le commentaire amusé de mon amie à ma déduction concernant son frère ne saurait réellement faire changer de sentiment et donc de sujet. J’interromps les pensées de Valerie à exprimer les miennes et cela la perturbe autant que je le suis et l’exprime. Cela la perturbe même plus, ses doutes s’intensifiant plusieurs secondes. Je la regarde faire jusqu’à ce qu’elle regarde à son tour, ayant sans doute usées des interrogations pour évoluer devant ce qu’elle croit fondamental mais qui est d’une culture et d’une philosophie différentes des miennes, motivant ma question.

Ce n’est pas à elle de me dire cela, ah. Cela ne m’aiderait point si Valerie ne développait sa pensée, parlant de la diversité d’opinion que l’on retrouve ici comme ailleurs ; je comprends et ne m’en étonne pas réellement, à la réflexion. L’Humanité n’a pas atteint son équilibre et continue d’évoluer constamment afin de le chercher, il n’y a donc de consensus sur quelque sujet discutable que ce soit. Mon amie ne cherche pas à convaincre mais veut témoigner, témoigner que malgré "l’apprentissage chiant" le plus important pour elle ce n’était pas la classe. Compréhensible si le développement individuel et collectif n’était pas mis en avant, comme je le crains. La cour de récréation, qui doit être le terrain aux glyphes traversé pour entrer dans le bâtiment, était le plus important. Suffisamment important pour manquer les Tortues Ninjas à 8 heures, je n’ai pas la moindre idée du degré d’importance que cela signifie mais je ferais avec.

A la place de regarder lesdites tortues, Valerie a rencontrés des gens avec le même intérêt pour elles et c’est donc liée à eux. Je comprends, ayant vécue chose similaire à recevoir l’enseignement des tuteurs de Thor et de Loki. L’apprentissage des limites chiantes de la vie doit correspondre à celui des devoirs tandis que l’apprentissage de vivre ses rêves et ses espoirs est ce que j’assimile au développement personnel. Les Humains, eux, ne sont pas tous d’accord sur ce dont il s’agit. Certains professeurs sont des mentors, aspirant à aider leurs disciples à se réaliser au mieux ; une vocation qui m’est familière. Je comprends la déception qu’ils peuvent ressentir lorsqu’un potentiel est gâché, je comprends aussi que Valerie perçoit les choses comme un travail à la chaîne mais positif : il pousse vers le futur.

Si je comprends bien, ce n’est pas la première fois de sa vie que Valerie remet en question les fondamentaux de son enfance. Dans cette école mystérieuse dont elle m’a déjà parlé et doit me tenir au courant sur une éventuelle possibilité de visite de ma personne là-bas, mon amie aurait pu porter les mêmes critiques qu’elle l’a fait pour la présente école mais elle doute. Elle doute et elle pose une question très intéressante : n’est-ce pas en imposant un moule que l’on pousse les gens à s’en sortir ? Là d’où je viens, on n’impose pas de moule mais finit, avec les siècles, par avoir un consensus formalisé. Ici, ils pourraient imposer un moule pour pousser les gens à s’en sortir. Je comprends l’idée et elle me permet de comprendre également pourquoi cette partie de l’Humanité est en désaccord avec elle-même, ayant appris à aller à l’encontre de ce qui est préétabli.

Pour Valerie, cela a engendré la mort et le départ. Cela a engendré une tentative de nouveau départ et la remise en question des fondamentaux évoquée précédemment. J’écoute et je regarde mon amie m’en parler, me partager plus que ses réflexions mais une part de son histoire et de ses émotions également. Le doute face au chaos fondamental du monde. Le doute face à la raison de notre existence dans ce monde. Le doute face à la possibilité de trouver sa place. Je comprends. J’empathie. L’étrangeté de l’Humanité est quelque chose à laquelle je me suis exposée dans une recherche de compréhension, me perdant face à beaucoup de choses. Le mystère de l’existence et de son sens est également quelque chose que j’ai traversé au fils des siècles et que chaque échec me rappelle. Le doute quand à ma place est l’une des incertitudes dont j’ai fait part à mes tuteurs, d’autant plus que je n’étais qu’une anonyme acceptée au côté des princes et des nobles.

Je n’ai jamais connu le rejet comme Valerie en parle mais je comprends comment a-t-elle été amenée à le vivre, elle. Je ne comprends pas, cependant, que revient faire le travail à la chaîne ici. Je ne poserai pas la question, cependant, car les trois doutes exprimés par mon amie m’attristent et me font comprendre qu’il ne serait pas bon pour elle de rouvrir ces sujets auxquels elle a déjà dû trouver réponse. Réponse qui doit s’en venir.

Je sais ce que cela fait que de regarder ce monde et de me sentir absolument déconnectée de ce qu’il devient. J’observe les gens qui croient absolument en des idéologies fixes et peut-être y appartiens-je, tout en agissant selon une éducation bien différente de la leur. J’accepte que, pour Valerie et pour d’autres en accord avec elle, ce ne soit pas une question de travail à la chaîne. C’est le fruit d’un travail solitaire mêlant éducation et environnement, des choses que les Humains choisissent plus qu’ils ne sont choisis par elles.

L’Humanité est diverse, il y a du bon comme du mauvais, il y a du meilleur et du pire. Elle se cherche comme chaque individu en son sein se chercher et Valerie semble s’être trouvée. A moi de trouver ma propre conclusion, j’acquiesce doucement.

« Je pense en effet que l’environnement, par la culture et l’enseignement, influence grandement les gens. Mais il n’est pas seul dans leur construction, il me semble juste préférable qu’il favorise la différence de celle-ci plutôt que d’essayer de la contrôler. »

A entendre Valerie en parler, j’ai l’impression qu’elle voit le travail à la chaine et la causalité comme similaire ; chose qui n’est point mon cas. Le travail à la chaîne est une volonté de faire toujours la même chose indifféremment des différences entre les individus, la causalité est l’enchainement cause-conséquence à chacune de nos actions.

« Que ma vision soit ou non similaire à la tienne importe moins que mon acceptation d’elle. Je te remercie de me l’avoir partagée. »

Le sourire de Valerie trouve un écho de gratitude chez moi. Le malaise reste légèrement présent, du fait de l’amertume causée à mon amie, mais je passe aisément outre. Je suis curieuse de voir une classe Humaine en action, il me faudra m’y rendre même si je doute fortement que leurs chaises supporteraient mon poids. Cependant, chaque chose en son temps et c’est le passé de la famille Hopkins que je m’en viens visiter ; un passé avec ses doutes et ses remises en cause mais aussi la beauté de son résultat. Résultat qui me fait face car, sans les peines et les joies qu’elle a vécue, Valerie Hopkins serait aujourd’hui différente. Je comprends l’amertume et le regret, je comprends aussi la place qu’ils tiennent dans ce que nous devenons. Et je n’ai nulle leçon à faire sur eux, ayant les miens également.

« Est-il temps de s’en aller d’ici vers ton frère féministe et la demeure de ta famille ? »

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Re: Visite dans un Langley pluvieux [PV : Sif d'Asgard]

Message  Valerie E. Hopkins le Lun 16 Avr 2018 - 1:17


    Ce que je trouve bizarre dans notre histoire ou dans notre philosophie, c’est comment nos cultures tentent d’établir des règles écrites ou des lois « naturelles » pour se définir comme des vérités. Ce n’est pas un problème en général et c’est même noble de vouloir trouver cette vérité à tout prix, on consomme beaucoup d’énergie afin de trouver un chemin véridique à notre existence. Même parfois, au sommet de nos doutes, on est proche de la folie parce que rien ne peut avoir de sens dans un monde simplement objectif. Même pas Asgard, même pas Midgard ou même pas Thanos, tout ce qu’on essaie d’écrire ce sont des différents chapitres de nos vies pour nous donner un symbole. En s’approchant de la vérité, on s’approche surtout de notre culture et non d’une objectivité quelconque dans cette histoire globale. Je me demande même si on est conscient du monde autour de notre personne peut devenir l’une des machines les plus complexes de notre vie. Des êtres ont confirmé l’existence des univers parallèles, ils ont confirmé les anomalies autour de ce sujet pour même nous parler d’être qui peut être unique dans tout le multivers. Cela va très loin en ce moment et même si je suis une grande partisane de la science et du Rasoir d’Ockham, comment les raisons simplifiés peuvent répondre sincèrement à nos questions?  
     
    Même d’une certaine façon, est-ce que les Asgardiens sont conscients que le tour cyclique de leurs vies est très étrange? Même que c’est très loin d’être très logique, sauf si on suit vraiment les écrits mythologiques. Les réponses sont donc très difficiles à trouver dans ce sens, les justifications de notre recherche peuvent être aussi ambiguës que recherchés. Comme plusieurs jeunes, les enfants Asgardiens posent de nombreuses questions aux tuteurs afin de trouver des questions. Ils confirment ainsi leurs croyances par leurs pairs, comme le tuteur qui trouve des réponses à certaines interrogations. Je ne suis pas sûre que c’est ne méthode qu’on pourrait reprendre sur la Terre, surtout avec le système patriarcat qui s’est développé sur plusieurs siècles.

    Si les Asgardiens peuvent avoir cette sagesse de ne pas rester derrière leurs préjugés pour se développer, je les félicite grandement, je reste cependant très sceptique dans certains cas de pouvoir de trouver des bonnes initiatives dans les avancées de cette fameuse société. Je pense que malgré toute la sagesse obtenue des Asgardiens avec cette méthode, on ne peut pas juste se résoudre à l’utiliser avec nous. Non parce que c’est mal de se souvenir de son passé ou du passé de l’Humanité, mais bien parce que l’être humain semble donner une grande importance à l’Héritage pour éviter un débloquement de certaines options possibles sur cette étape.


    « C’est intéressant comme processus, je connais un peu les cultures orales, mais je ne sais pas si cela peut fonctionner ici… »

    Même au niveau des Asgardiens, on se retrouve avec des multiples problèmes en général. Bien que ce paternalisme soit rempli de bonté avec le père de Tous, Sif doit se retrouver désavantagée facilement par son genre. Je doute sincèrement de leur système, même pour eux, mais est-ce que c’est vraiment important mon avis dans ce grand système construit sur peut-être des millénaires? Je suis qu’une poussière dans leur énorme cycle de la vie et de la mort. Je présente juste mon avis dans ce sujet, il est drôlement symbolique, parce que peut-être Sif ne va même pas se souvenir de moi dans un ou dans deux siècle. Et peut-être que le fameux Midgard va se retrouver dans plusieurs scénarios différents où que même Vancouver ou que New York ne vont pas exister. Il suffit de regarder deux-cent ans en arrière pour voir comment nos sociétés se sont développées.    

    Je n’ai aucune idée si je ne trouve des échos pour ma petite opposition sur l’idée de la chaine, ses idées doivent être aussi construites que les miennes. Avoir des perceptions assez négatives sur le système Asgardien, c’est aussi une idée et des préjugés que je peux avoir. Dans d’autres cas, je crois que c’est facile de se perdre dans nos idées lorsque nous pensons voir mécaniquement un seul système sur le sujet de l’école. Je pourrai bien parier qu’une tonne de personnes adore de discuter de ce sujet, et la Chambre des Représentants ou les lectures universitaires doivent être terriblement utiles sur ce coup. Mais encore une fois, malheureusement pour une partie du globe et pour ma personne, j’ai choisi une carrière plus intéressante…

    Oui, je porte des jugements de valeurs, parce que franchement, malgré mon fanboyisme entier envers le monde des héros durant toute mon enfance, ce domaine est tout nouveau pour les avancées possibles. Avant la science était réservée aux militaires et parfois aux milieux universitaires, aujourd’hui, plusieurs tentent de trouver une vulgarisation sur ces sujets. Au niveau des héros, ce sujet a surtout été repris dans le milieu universitaire en 1978 durant la Création de la Ligue des Justiciers. Avant tout ça, cela restait très limité au milieu de la défense. C’est surtout par cet environnement que je veux favoriser à mon développement et cela devient ainsi une facette que je veux exploiter dans mon futur. Si cela ne fonctionne avec les X-Men ou avec les Vengeurs, je vais tenter de me trouver une nouvelle voie.


    « Oui, peut-être, mais enfin le contrôle, je crois que la plupart des gens font le choix de la différence à place du contrôle. Certains aiment juste mieux éviter de se complexifier dans certains choix pour aller vers des choix plus confortables. »

    Au moins, elle me remercie sur cette idée de lui avoir présenter mon idée sur sa prémisse. Je lui envoie une petite réciprocité en baissant la tête pour respecter au moins mon avis. On ne se retrouve pas au moins avec des politiciens qui font tout pour changer l’idée des autres, comme quoi c’est la solution idéale au développement de bourrer la tête des autres de certaines stupidités. C’est Sif qui me sort des rêvasseries, portant une attention particulière envers mon frère « féministe » et la maison familiale. C’est donc le temps de sortir pour nous retrouver dans la rue. Cela va prendre quelques minutes avant de se rendre sur place, me positionnant bizarrement dans cette position où le silence est l’un des mes meilleurs amis. Quitte à réfléchir sur mes idées ou sur les concepts qui nous entourent, je me demande si c’est important de le savoir finalement. Pour plein de gens, c’est primordial de connaître la vérité, alors que pour moi, surtout dans l’être humain en général, on est fait pour se trouver des réponses adéquates à notre situation.

    Inutile est peut-être le mot qui peut plus définir l’être humain en général, non pour sa place dans l’univers, mais pour parfois se mettre autant d’inutilités dans des dilemmes un peu abstrait de notre vie. Avant d’arriver finalement vers ma maison, je peux enfin poser une question assez pertinente, enfin pertinente pour moi…


    « Et toi… tu as des frères ou des sœurs? Disons plus proche de tous les Asgardiens que le Père de tout, a faits en général? »

    Oui, j’ai toujours mon frère à moi, mais avec le temps, je considère Samantha et Kyana comme mes sœurs. Avec Kitty, mon ancien mentor,  je pensais avoir une relation similaire, cependant avec le temps, c’est facile de déchirer des parties de notre famille. Je ne crois plus que les X-Men m’en veulent, mais disons que cela peut changer. Plus qu’on est proche d’une personne, plus qu’on la tient à l’estime et plus ses comportements ont de l’importance pour nous. Des couples se séparent presque parce que leur conjoint(e) a voté pour le parti adverse, alors c’est facilement de perdre des liens très proches avec l’attente qu’on peut avoir.

    Peut-être que les Asgardiens suivent le même exemple. Regardez uniquement l’exemple de Loki qui fout le bordel totalement dans le Royaume de Sif et dans Midgard, les relations conflictuelles semblent être aussi courantes que dans leur monde que dans le notre. Et aussi cette question arrive, parce que je connais peut-être Thor, Odin, Sif, Valkyrie et Loki, mais je suis intéressée du coup à connaître plus sur des relations possibles sur la guerrière d’Asgard.

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