Aide officieuse, aide officielle

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Message  Leandra Albarez Muñoz le Sam 11 Mar 2017 - 13:57

Une semaine à peine. C’est l’temps qu’y m’reste avant les quatorze ans d’Ana. J’ai eu dix-sept ans le dix-sept février dernier – le premier qui fait une remarque sur la « coïncidence », j’me le fais ! – alors tout juste un mois plus tard ma sœur fêtera son anniversaire. Après tout on a pile poil trois ans et un mois de différence. J’suis née le 17 février 2000 et elle le 17 mars 2003. Une Verseau et une Poissons. Facile pour calculer la différence d’âge. Et accessoirement pour pas oublier les dates. Quand on était p’tites, papa et maman se sont même lancés dans les fêtes combinées. Une idée qu’a pas duré longtemps vu nos différences de goût – j’voulais des courses dans la jungle et des t’nues d’pompier, Ana rêvait de costumes de princesse et d’soirées pédicure – mais l’fait est resté qu’il est impossible pour moi d’passer à côté de l’anniv’ de ma sœur.

Pourtant, au jour d’aujourd’hui, j’préférerais presque. Parce qu’elle, elle est parfaitement passé à côté. A vrai dire, à part papa, ils sont tous passés à côté si j’en crois le paquet qu’est arrivé le mois dernier. Papa m’a assuré que c’était un cadeau commun et j’veux bien croire qu’il ait réussi à convaincre maman d’participer mais Mateo et Ana n’étaient clairement pas inclus dans l’affaire. Pour la simple raison qu’ils m’ont toujours fait des cadeaux séparés. Après j’me plains pas, j’préfère un cadeau que rien du tout et les rollers que mes parents m’ont envoyés vont au moins m’permettre d’bouger à mon rythme dans New-York. Mais, j’mentirais tout d’même si j’disais que ça m’a pas blessé qu’Ana et Mateo m’aient même pas envoyé un mot. J’comprends qu’ils aient toujours pas digéré mon agression mais j’sais pas moi, un message via Whatsapp - même un foutu emoticon ! – a jamais tué personne. Dans l’fond j’sais même pas pourquoi j’ai téléchargé cette connerie d’appli. Papa sait pas s’en servir, maman l’a pas et c’est pas comme si mon frère et ma sœur m’adressaient la parole. Bref.

Dans un élan de maturité qui m’ressemble peu, j’ai pourtant décidé d’pas bouder bêtement dans mon coin et d’agir en quasi « adulte responsable » pour une fois. Alors, plutôt que de faire celle qu’a oublié aussi, j’ai mis d’l’argent de côté de c’que papa m’envoie tous les mois et j’ai acheté une palette complète de maquillage Gemey Maybelline, sachant qu’il s’agit d’la marque préférée d’Ana. Ça m’a coûté une blinde – qu’est-ce qu’ils peuvent bien foutre dans leurs produits pour que ce soit aussi cher d’ailleurs, de l’or en poudre ? – mais j’espère que ça puisse être le début d’un retour à la normalité. Et puis, j’suppose que désormais avec les cicatrices que Nina lui a laissées, elle doit utiliser encore plus de maquillage pour cacher l’carnage. Le risque par contre c’est justement qu’elle prenne ça pour une provocation. Ou pire qu’elle jette directement le paquet dès qu’elle lira le nom d’l’expéditeur. D’où mon envie d’envoyer l’tout incognito. Sauf que j’ai pas la moindre idée de comment on fait et il est HORS DE QUESTION que j’explique la situation à un quelconque postier. J’ai encore un minimum d’ego merci bien.

Ce qui m’amène à la situation présente. A savoir devant la porte de Sage, hésitant à sonner. Moi qui m’suis moquée de Casey y’a deux mois à peine pour s’être retrouvé dans la même situation, v’là que j’me sens bien conne tout d’un coup. Enfin, face à un problème d’ordre technique elle est la première personne à qui j’ai pensé à m’adresser. Sauf que bien sûr j’me voyais mal d’pointer chez elle la bouche en cœur pour lui demander un service pareil. Après tout on s’connait pas vraiment, ce s’rait donc un peu gonflé. Alors j’ai concocté une histoire parallèle qui serait mon besoin « officiel » de son aide, tandis que l’histoire du cadeau serait le problème « officieux » que j’évoquerais plus tard. Dans la réalité, la question du cadeau me dérange plus.

En effet, l’idée d’participer à ma première mission en tant que possible recrue X-Men –j’sais même pas si j’ai envie de rentrer réellement dans leurs rangs mais sans tenter j’saurais jamais à quoi m’attendre j’suppose – m’inquiète un peu et demander l’aide de Tessa pour pouvoir m’adresser à Nina sur le plan astral avant le jour J est une excellente idée. C’est pas la mienne d’ailleurs, c’est Alexandra lors d’nôtre dernier cours d’anglais qui me l’a suggérée alors qu’on évoquait ma mission à venir et comment m’y préparer. Mais, le fait est que tenter d’arranger ma relation catastrophique avec ma sœur et surtout mon frère – qui semble laisser clair qu’il a choisi le camp d’Ana – me stresse beaucoup plus qu’une quelconque mission. Je n’ai aucune envie d’passer le restant d’mes jours sans revoir Mateo. Ana dans l’fond on n’se voyait déjà pas beaucoup avant alors ça n’fait pas une grosse différence mais Mateo c’était mon modèle. Alors si j’veux avoir la moindre chance d’retrouver c’qu’on avait, faut que j’fasse un effort avec Ana. Oui je sais dit comme ça c’est terriblement égoïste et hypocrite mais j’ai jamais prétendu être autre chose.

C’est donc sur cette réalisation que j’ai pas à tenter d’être quelqu’un d’autre que qui j’suis et simplement à agir comme j’l’entends que j’finis par me décider à appuyer sur la sonnette. A partir de là, advienne que pourra comme disait mon instit’ de primaire.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Tessa le Mar 14 Mar 2017 - 6:46


Les jours, les semaines et les mois se suivent avec une fluidité qui peut sembler atrocement rapide pour les uns ou lente pour les autres. Comme avec le reste, ma perception m’évite de perdre la mesure du temps et je ne me surprends jamais avec l’écoulement de celui-ci. Cela peut sembler atroce de régularité, surtout considérant que je me souviens de chaque seconde de mon existence, mais je n’ai jamais connu autre chose donc je le vis bien moyennant occupation. La répétition de celle-ci n’est pas gênante surtout lorsqu’il s’agit d’observer le monde. Je ne suis pas quelqu’un de physique et que mon esprit ne connaisse pas l’ennui me suffit, chose qui me permet de passer mes journées entre ma chambre et ma salle d’observation avec de brefs passages en cuisine, à la salle de bain et à la piscine de l’Institut afin d’y pourvoir les besoins comme l’entretien de mon corps. Lady devient un surnom de plus en plus inapproprié mais je ne crois pas que cela m’importe véritablement. Mes amis et l’apport d’aide aux membres des X-Men m’assurent d’une vie sociale tandis que les missions pour ma famille me font voir du pays, tous ligués à ne pas me laisser passer plus de 80% de mon temps dans les 9m² couverts d’écrans de mon observatoire ; pour l’observation, ils n’ont aucun espoir puisque mes Cyberlunettes me suffisent à continuer.

Ils ont essayé de me les dissimuler, lors de la soirée d’anniversaire organisée par Agnees fin février ; je suppose l’idée venir d’elle ou d’Anna, à la limite de Jessica, tandis que Laura, Kitty et Caroline sont plus probablement innocentes et que Nathaniel a suivi. Ce n’était pas tant une tentative de mettre à l’épreuve mes talents d’investigation que de me faire "décrocher" mais ça a tourné court de la même manière. Je ne me suis pas complexifiée la tâche et ai sortie ma paire de rechange avant de la connecté avec la première pour avoir un visuel d’où elle se trouvait. Je reconnais cependant l’effort, cela m’a pris presque deux minutes le temps de me rendre à ma chambre et de sortir la boite de secours de ma commode. "Ce n’est pas du jeu", on m’a reproché. "Quel talent de déduction", ai-je répondu. Après, on m’a également dit "ce n’est pas un jeu" lorsque j’ai commencé à faire gouter à Nate les cocktails, tous les cocktails, et il a fallut traiter Rachel comme sa tutrice légale pour savoir s’il rentrerait à quatre pas, sur deux ou pas du tout. J’ignore ce qui a été le plus choquant pour lui, l’alcool ou découvrir que j’avais une date de naissance. Et, comme c’est amusant à faire, il n’a pas été rassuré d’apprendre que je l’avais fixée arbitrairement. Le pauvre, seul parmi tant de femmes et avec sa naïveté. Je suis certaine que Francis l’a cuisiné pour savoir de quoi on a parlé mais moins certaine que Nate s’en souvenait.

Assise dans le siège central de mon observatoire, entourée des nombreux écrans affichant d’innombrables fenêtres afin de me permettre de voir presque tout et de la chaleur qui les accompagnent, j’ai un léger sourire à l’enregistrement des événements que ma mémoire a effectué. Cela ne me distrait en rien du reste, mon attention divisée et les pouvoirs fonctionnant par l’inconscient, mais agrémente agréablement l’instant. Ce détail est bien le seul changement par rapport à ma norme, le reste de l’esthétique étant parfaitement le même : mêmes cheveux en carré court avec légère teinture, même débardeur, mêmes gants longs, même jean slim, mêmes new-rocks, mêmes Cyberlunettes… il n’est pas utile de faire dans l’originalité pour que ce soit réussi.

Je regarde l’adolescente avançant vers mon seuil par l’intermédiaire de mes Cyberlunettes, affichant une fenêtre liée à la caméra de surveillance se trouvant à l’extérieur de mon entrée. Leandra Muñoz. Je ne l’ai pas plus observée que la majeure partie des étudiants de l’Institution, me contentant des caméras de surveillance de celle-ci pour noter l’adolescente lorsqu’elle était présente, mais suis informée de son dossier tout de même. Elle est sous la tutelle de Logan pour apprendre à contrôler sa zoomorphie et est une amie de Casey Nordin, hésitant à manifester sa présence de manière analogue à son homologue. Et, comme pour la rencontre précédente, j’agis avec automatisme pour de diriger vers le large vestibule en croix au sein duquel se trouve la double porte d’entrée tout en retirant mes Cyberlunettes par anticipation de l’apparition de buée à la confrontation entre l’air chaud de l’intérieur et le froid de l’extérieur. Au pied de la porte, des tapis agencés de manière à recouvrir l’entièreté du sol et, de l’autre côté du couloir traversant le loft en largeur, un salon avec des canapés et une table basse centrale.

J’attends la sonnette pour tirer la porte et observe l’adolescente le temps de l’ouverture, analysant Leandra Muñoz jusqu’au génotype en une contraction pupillaire. D’un pas sur le côté, je m’écarte à mon tour pour l’inviter de la main à entrer, la neige partie pour tomber plusieurs jours encore devant être pour le moins désagréable à une personne native du climat tempéra chaud et humide de la province de Pichincha. Même après avoir fermée la porte, je maintiens mon geste pour désigner les canapés situés à une demi-douzaine de mètres de nous puis ressort les Cyberlunettes de leur étui de ceinture afin de les essuyer sur mon débardeur sans en quitter des yeux mon invitée.

Si tu veux quelque chose à boire, n’hésite pas. Coca, Ice The, chocolat chaud, lait chaud, thé, café, eau.

Accompagnant l’adolescente, je ne m’assoirai pas s’il est une commande de boisson et m’en retournerai simplement à la cuisine pour la chercher, laquelle a été aménagée dans l’ancienne sellerie se trouvant sur notre droite en bout des trois boxes réaménagés en pièces fermées. Je n’interroge pas non plus sur le motif de la visite, anticipant les possibles et attendant de voir lequel sera confirmé.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Leandra Albarez Muñoz le Dim 19 Mar 2017 - 12:09

Sans bien comprendre pourquoi, j’me surprends pas du tout d’voir la porte s’ouvrir à peine cinq secondes après qu’j’ai sonné. Etait-elle juste derrière par une coïncidence quelconque ou avait-elle anticipé ma présence ? Dans l’fond, j’m’en fiche complètement. C’qui compte c’est qu’elle ouvre vite et qu’j’arrête d’me les peler dehors. Parce que j’ai beau être couverte d’la tête aux pieds pour faire face aux températures d’ce fichu pays, j’me suis toujours pas habituée à leurs hivers de m***. J’avoue la première fois que j’ai vu la neige, c’était franchement cool – j’ai même trouvé un coin caché d’forêt pour m’adonner à tout type de comportements gamins comme faire l’ange ou construire un bonhomme de neige – mais les tempêtes de neige qui vous empêchent d’voir à un mètre, j’m’en passerai facile. Heureusement, aujourd’hui, l’ciel est bleu, y fait juste moins dix. Et l’pire c’est qu’j’exagère même pas ! Bref, j’m’empresse donc de rentrer et accepte sa proposition d’boisson.

-Un chocolat, merci.

Fait trop froid pour autre chose. J’aurais bien pris un café mais j’ai découvert avec le temps qu’ça excite terriblement Nina alors, sauf urgence, j’évite. J’vous raconte pas la honte nationale si ça v’nait à se savoir au village. Une Equatorienne qui n’boit pas d’café ! C’est comme… j’sais pas moi… une Italienne qu’aime pas les pâtes ! Ça s’fait juste pas ! Pour compenser, j’ai essayé d’passer au thé mais j’accroche pas. J’trouve ça hyper fade. Et si c’est pour rajouter du sucre à gogo, autant boire autre chose j’ai envie de dire. J’me r’trouve donc bien vite avec un chocolat fumant dans les mains et Sage assise face à moi, chacune dans son canapé. L’silence se fait c’pendant vite lourd – du moins pour moi – alors j’tourne pas autour du pot vingt ans.

-J’suis…


M’arrêtant un instant, j’fais un effort pour parler distinctement. Ma prof d’anglais m’dit tout le temps qu’y fait que j’articule. Apparemment, ma grammaire a beaucoup progressé et j’ai appris l’essentiel du vocabulaire nécessaire pour m’en sortir en toute situation donc les gens captent sans grande difficulté c’que j’dis, mais ma tendance à bouffer mes mots aide pas toujours. Alors, face à une question sérieuse comme là tout d’suite, j’m’efforce d’être le plus claire possible pour compenser mon accent encore atroce.

-Je suis venue te voir parce qu’Alexandra m’a dit que tu pourrais m’aider à me préparer avant ma première mission. Je sais pas si tu sais bien ce qu’est mon pouvoir mais apparemment, j’ai une colocataire là-haut. J’pointe ma tête. Et c’est une jaguar. On partagerait esprit et corps si j’ai bien compris le blabla des médecins. L’histoire c’est qu’avec Logan, j’ai travaillé le contrôle de mes émotions pour éviter qu’elle prenne les commandes sans me demander mon avis et plus récemment, on s’est entraîné à user de ses pouvoirs que je sois transformée ou pas mais j’ai encore du mal à forcer la transformation. C’est encore trop souvent Nina, c’est le nom que je lui ai donné, qui choisit quand on échange nos places et pas l’inverse. Je sais pas si je suis claire ?

A vrai dire j’en doute un peu mais autant finir. Surtout que pour l’instant j’peux même pas boire mon chocolat pour faire passer l’temps à la place vu qu’il est trop chaud. Parfait pour me réchauffer les mains mais aussi pour m’cramer les papilles gustatives. Croyez-moi j’sais d’quoi je parle. Chat, ou en l’occurrence jaguar, échaudé et toutes ces conneries.

-En tout cas, l’idée c’est qu’on m’a dit que tu pourrais peut-être me permettre de « parler » avec Nina sur le plan astral et, je sais pas, mais je me suis dit que ça ne pouvait pas me faire de mal. Pas dit que ça m’aide à régler mon problème mais, au moins, je pourrais peut-être un peu mieux comprendre comment elle fonctionne et donc comment on fonctionne.

Que’que chose me dit que je suis toujours pas plus claire surtout qu’avec la complexité d’ce que j’vais voulu transmettre, j’me suis p’têt même gourrée que’que part dans mon discours. Mais bon, qui essaye rien a rien. Et puis, quitte à avoir choisi d’venir avec cette histoire d’plan astral autant aller jusqu’au bout, non ?

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Tessa le Sam 25 Mar 2017 - 8:07


Je n’acquiesce pas au choix de boisson et me contente de me retirer en silence jusqu’à la cuisine, n’ayant aucun problème laisser Leandra Muñoz seule ; cela lui offrir le temps d’observer son environnement et de réunir ses pensées pour savoir comment les exprimer par la suite. Il me faut peut-être deux minutes pour lui préparer son chocolat chaud, par simple attente que la tasse de lait soit chauffée par le micro-ondes, mais elles ne sont pas du temps perdu : le silence se fait une fois que j’ai fourni la commande et me suis installée à mon tour mais la première hésitation ne tarde pas à l’interrompre.

L’implication d’une Hellion pour conseiller une apprentie X-Woman ne m’interpelle pas, Alexandra Gruff ayant été formée ici et étant liée à l’Excalibur tout autant qu’aux deux écoles où elle enseigne, à l’inverse de l’intérêt de Leandra Muñoz pour le devenir. Ce n’est cependant pas improbable, considérant le caractère aventureux de l’adolescente, et ne me surprends pas plus de cette révélation que de l’énoncé de la mutation. Tout cela est simplement visible, à mes yeux. Les analyses médicales de son dossier ne me sont pas inconnues et je pourrais faire des commentaires sur celles-ci dans la mesure où cela serait constructif mais là n’est pas le sujet, pour l’heure. Travailler le self-control avec Logan est intéressant, considérant qu’il est aisé de lui faire perdre le sien, et il doit être tout aussi bon professeur pour contrôler la bête interne. Bête nommée Nina, ce qui ne me semble pas être un nom de code mais bien une personnalité animale. Ce n’est pas la première fois qu’une mutation entraine des troubles de la personnalité ou mentaux et cela peut avoir des avantages malgré les inconvénients.

Je ne réponds pas à l’interrogation de l’adolescente sur sa clarté, la laissant finir son explication par mon implication. Je ne suis pas zoopathe, il me sera impossible de traduire les schémas de pensée animaux en schémas de pensée humains pour avoir une conversation parlée entre Leandra et Nina. Néanmoins, accéder au cerveau de la première pour y trouver la seconde et les faire se rencontrer dans leur propre tête est faisable, moyennant quelques illusions psychiques pour reconstruire le décor. La télépathie peut être un bon outil pour apprendre la maitrise des pouvoirs ou la connaissance de soi mais généralement l’éthique qui l’accompagne va à l’encontre de cela pour des raisons morales. La moralité n’est pas mon fort.

Je peux vous mettre en présence l’une de l’autre. Néanmoins, cela implique que j’accède à ton esprit. Avec ta permission.

Je n’ajoute rien et attends simplement une confirmation, évaluant comme improbable que l’adolescente conceptualise l’ampleur de ce que cela signifie. Sans rien trouver de naturel à quelqu’éthique que ce soit, je sais les respecter et c’est une assurance qui devrait suffire à Leandra. Par prudence également, j’évite que notre incursion sur le plan astral soit trop proche de la réalité afin de ne pouvoir se méprendre sur la nature de notre environnement. C’est pour cela que, une fois l’autorisation de Leandra Muñoz obtenue, je lui désigne de la main la boule à neige qui c’est substituée à sa boisson au sein de ses mains ; boule à neige au-sein de laquelle se trouvent mon entrée et nos deux apparences assises exactement comme maintenant. Les seules différences restent l’objet entre les mains de l’adolescente et nos tenues, les formes astrales correspondant instinctivement à la vision que l’on a de nous-mêmes. S’il est peu de différence chez la plupart des gens, ma tenue change pour devenir ma combinaison noire d’X-Woman tout en s’épargnant corset et cache-poussière.

C’est un test de réalité, comme au sein des rêves. Vois cela comme une assurance d’où tu te trouves réellement et, en cas de problème, détruis-là pour retourner à ton corps.

Techniquement, nous sommes dans sa tête et sa perception du plan astral n’est qu’une construction que je fais voir à son cerveau via illusions psychiques. Mais pour éviter tout sentiment d’impuissance face à cette hallucination et éviter tout doute une fois retourné à la réalité, mieux vaut que des différences existent et que Leandra ait un cran de sureté ; même si, au final, c’est moi qui détruirait la construction psychique.

Le loft, du fait de son architecture basée sur des écuries, est d’une grande simplicité. Un couloir transversal, des pièces régulières, ni plus ni moins. Idéal pour générer des constructions mentales. Toujours immobile dans la boule à neige, je me lève pour avancer dans le couloir de gauche et me positionner au côté de l’une des portes. Derrière elle se trouvera la partie de l’esprit de Leandra qui abrite la personnalité de Nina et je laisse soin à la partie humaine d’y entrer en première, prête à l’accompagner voir à la défendre si la partie animale réagit mal à l’intrusion. Etant fruit de l’esprit de l’adolescente, je ne contrôle pas ce qui se trouve au-delà de cette porte même si je peux l’altérer ; outre les constructions permises par mes illusions, ma capacité la plus sécuritaire reste la réflexion des attaques mentales qui me permettra de rediriger les éventuels dangers.

Après toi.

Je n’en révèle pas beaucoup mais ne vois pas l’intérêt de le faire, ce serait risquer de créer l’incompréhension de l’adolescente et donc de complexifier la tâche qui nous conduit ici. Si elle a des questions, sans doute y répondrais-je mais, si non, nous verrons par la suite pour les explications. La rencontre et l’apprivoisement de Nina ne passeront probablement pas par des mots, que ce voyage astral en face de même n’est guère étonnant et je ne dois pas être seule à posséder cette conclusion.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Leandra Albarez Muñoz le Dim 2 Avr 2017 - 10:01

Honnêtement, j’avais déjà supposé que, pour atteindre mes objectifs, faudrait qu’elle rentre dans mon cerveau. Et, à vrai dire, ça m’amuse pas, mais alors pas du tout – mes pensées j’aime les garder pour moi et personne d’autre, merci bien – mais c’est une nécessité. Etablir un contact avec Nina est plus important qu’mes problèmes émotionnels. Alors, j’acquiesce en silence. La fin justifie les manières ou un truc du style.

A peine j’ai accepté sa d’mande qu’elle m’désigne une boule à neige surgie d’nulle part. J’reste un p’tit moment à la r’garder bêtement. Faut dire que j’en avais jamais vu avant. La boule à neige c’est pas l’attrape-touristes standard à Quito… C’est bizarre comme concept : pourquoi les gens considèrent plus sympa d’rajouter d’la neige aux lieux ? Parce que, si j’reconnais que la première fois j’ai trouvé ça fun, c’est vite mouillé et très très froid. Sans compter qu’après qu’tout le monde ait marché d’ssus ça d’vient vite une mélasse bien dégueu. M’enfin, peu importe, l’problème est pas là.

Au beau milieu d’la boule, y’a deux figures. Une de Tessa en tenue d’X-Woman et une autre d’moi. Sauf que j’suis pas sapée pour faire face au froid d’l’hiver new-yorkais comme maint’nant. Non, j’ai mon tee-shirt préféré – c’lui avec l’image du loup hurlant à la pleine lune - et un air plus sauvage que dans la réalité. Faut dire aussi que j’me suis assagie en arrivant à l’Institut par peur de laisser trop de place à Nina. Mais, en même temps, j’ai toujours été sauvage et ce même bien avant son arrivée. A moins qu’elle est toujours été là et ait influencé mon caractère en conséquence ? Bref, ça d’vient un peu trop existentiel pour moi là.

C’qui est sûr c’est que l’idée d’la boule de neige à rompre en cas d’problème me rassure. J’sais pas trop dans quelle mesure c’est vrai mais je préfère pas trop m’attarder sur ces considérations. Si elle dit que ça marche comme ça, j’m’en contenterais. J’ai jamais été une grande intellectuelle et je pense pas commencer aujourd’hui. Je connais la sortie c’est l’essentiel, le reste on verra au fur et à mesure. J’ai toujours fait comme ça et suis encore là pour en parler donc j’en déduis que ce n’est pas une méthode trop catastrophique.

Tessa s’lève et j’la suis. Elle va se mettre devant une porte. J’en déduis que Nina est derrière. J’me lance donc et tourne la poignée. L’ouverture est perturbante. Tout à coup nous voilà dans le bout de jungle derrière mon village. Par précaution, j’jette un coup d’œil derrière moi mais oui on est toujours au niveau du couloir d’l’appartement. C’est juste qu’au-d’là du seuil de la pièce, on change de lieu. Et je m’y sens étrangement bien. Faut supposer qu’c’est la nostalgie qui parle. Petite, j’adorais jouer dans c’coin. Sauf que là j’suis pas seule. En effet, au milieu d’la clairière où j’passais l’essentiel d’mes weekends se trouve Nina.

J’réalise alors que c’est la première fois que j’la vois vraiment. Jusqu’à maintenant, j’voyais à travers ses yeux quand on échangeait d’place mais j’avais eu l’occasion d’la regarder dans les yeux. Elle est belle, racée même j’dirais. Pourtant, à ma connaissance, elle a pas d’pedigree. Mais c’est p’têt bien c’qui la rend si classe. Elle a la nonchalance arrogante des animaux sauvages, d’ces prédateurs qui savent qu’ils sont inégalés.

Alors que nos r’gards se croisent pour la première fois, j’remarque qu’elle m’observe étrangement. J’suppose que ça lui fait le même effet à elle aussi. J’m’approche néanmoins. Elle grogne. Y m’en faut pas plus pour comprendre enfin qu’on est sur son territoire et qu’elle aime pas ça. Pourtant, elle m’connait et sait que, normalement, j’devrais pas être un danger mais faut croire que ça lui suffit pas comme assurance. Heureusement, d’puis la découverte d’mes pouvoirs, j’ai beaucoup lu sur le comportement des jaguars alors j’sais comment agir en cette circonstance.

Sans bouger d’où j’suis, je la fixe droit dans les yeux pour qu’elle comprenne que j’suis pas une proie effrayée ni une beta qui va lui présenter son cou en signe de soumission. En même temps, j’m’avance pas non plus sur son territoire pour qu’elle comprenne que j’suis pas une intruse venue m’battre avec elle pour l’contrôle des lieux. Le concours d’regards dure un certain temps mais au final, elle s’désintéresse de la question et j’comprends que j’peux m’avancer. Sauf que j’avais oublié un détail : Tessa. Nina a en effet porté son attention sur elle et si j’en crois la façon qu’elle a d’montrer les dents, elle apprécie pas d’la voir chez elle. C’qui est pas vraiment surprenant vu que la présence de Tessa en ces lieux est tout sauf naturelle. Réalisant que j’vais arriver à rien d’cette façon, j’me tourne donc vers Tessa et lui d’mande.


-Tu peux rester à la porte. J’ai l’impression qu’sinon on va droit dans l’mur.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Tessa le Jeu 6 Avr 2017 - 6:13


Non, une boule à neige n’est pas quelque chose qui s’accorderait avec le climat de Quito même si elle s’accordera avec de moins en moins de choses à l’avenir. Quand à comprendre pourquoi les gens considèrent sympathique d’ajouter de la neige aux lieux, Leandra trouve la réponse d’elle-même malgré que sa région d’origine la pousse à déprécier les températures nécessaires à la cristallisation de l’eau. Il n’est ni froideur ni mélasse dans une boule à neige, seulement une illusion et c’est en cela que j’use de cette métaphore plutôt que d’une boule de cristal ou d’un aquarium. Mais, pour reprendre les propres pensées de l’adolescente, "peu importe".

La représentation astrale de Leandra est bien plus importante, en effet, même si je m’attarde moins que sa propriétaire à l’observer. Une bête humaine mais une bête humaine vêtue avec un t-shirt à l’iconographie parfaitement significative. Mes déductions continuent de se faire et la recherche de ses semblables qui se manifeste sur l’adolescente ne m’échappe pas plus que les appréhensions de ses pensées. Un sourire se forme à la fuite de ma vis-à-vis face à cette question trop existentielle pour elle ; un sourire amusé.

Non, Leandra n’est pas une grande intellectuelle mais c’est une grande instinctive, d’autant plus grâce à sa mutation. La confiance de principe est une limite qu’elle s’impose par perception que quelque chose cloche là où d’autres seraient pleinement croyant en ce que je viens d’énoncer. Un point de fuite lui suffit et l’improvisation pavera le chemin plus avant comme elle l’a toujours fait. Cela ne m’étonne pas mais il est toujours très intéressant de se retrouver dans un esprit au fonctionnement cognitif différent du sien ; même si Leandra et moi partageons l’instinct, elle est émotive également alors que je suis cérébrale.

La découverte d’une jungle que l’esprit de l’adolescente m’apprend être celle derrière son village ne me fait pas réellement réagir car, sans avoir de localisation précise, il était très probable de retrouver l’environnement naturel dans lequel Leandra comme Nina évoluaient. La première est perturbée par la physique impossible du plan astral mais s’y fait superficiellement et se laisse bercer par le souvenir. Immobile, j’observe comme de norme tout en ayant les indications complémentaires.

L’observation entre la personnalité humaine et celle féline entraine une première révélation qui doit se faire en miroir, probablement. Leandra n’a jamais vu Nina tout comme Nina n’a jamais vu Leandra et les perceptions personnelles de chacune au sein du plan astral en donne l’image la plus sincère qu’elles auraient pu fournir. L’admiration se crée chez la partie humaine tandis que la défensive ne tarde pas chez la partie animale ; il serait une erreur de considérer l’une comme adolescente et l’autre non, elles ont probablement un âge équivalent malgré les différences d’espérance de vie des deux espèces. La compréhension se fait également, même si plus par savoir que par réelle communication pour l’instant.

Je termine généralement par déprécier les animaux car ils ont toujours quelque chose qui me déplaira. Les canidés sont parmi les pires tellement ils sont envahissants, ce qui est ironique lorsqu’on connait l’origine de mon appellation "Lady", et les félins sont mieux tolérés même s’ils restent inférieurs aux reptiles qui, comme les autres, finissent par me déplaire. Si j’avais un animal favori à choisir, je posterais la candidature du Prédateur X récemment rencontré avec Jasmine même si sa qualification d’animal reste discutable. Néanmoins, je connais déjà le défaut que je lui reproche : son régime alimentaire. Pour Nina, je ne tarderais pas à le découvrir également mais son attitude défensive ne me gêne pas le moins du monde. J’aime particulièrement la formule conçue par Leandra quelques instants plus tôt, "la nonchalance arrogante des animaux sauvages, d’ces prédateurs qui savent qu’ils sont inégalés", et considère que c’est là ce qui crée le principal sentiment de menace que ressent la partie animale envers moi. Plus que pouvoir être son prédateur ici, Nina sait reconnaitre ce que des années de socialisation m’a conduit à refouler.

Ton impression est bonne. Je n’ai pas l’intention de bouger si cela n’est pas nécessaire.

Permettre la rencontre et assurer la sécurité me suffit, je n’ai pas plus l’intention de chercher à sympathiser avec Nina ici ou ailleurs que je ne l’avais avec Singularity. Je n’en suis pas non plus à envisager d’aider une partie à prendre l’ascendant sur l’autre ou à chercher une réunification des personnalités, ce n’est pas mon rôle et ce serait prématuré de choisir une voie surtout considérant que, contrairement à Riley, les deux aspects se sont développés naturellement. La collaboration est probablement ce qui sera recherché et, cela, Leandra et Nina sont seules à pouvoir en décider.

Néanmoins, si Nina ne suit pas de vocation pacifique et passe à l’attaque envers Leandra , chose improbable s’il en est, la féline se retrouvera déplacée au sein de son propre environnement pour protéger l’humaine puis ledit environnement devrait être suffisant à générer un piège végétal pour l’immobiliser. Bien que mes anticipations évaluent cela comme ayant peu de chance de se produire, cette précaution est néanmoins prise et je sais être capable de réagir en simultanée à l’agression psychique.

Plus probablement, une fois le contact et la confiance suffisamment établi entre les deux adolescentes, je servirais de test au second point puisque Leandra pourra chercher à guider Nina vers une sociabilité plus proche de la sienne. Si tel est le cas, je me laisserais faire en conscience que me défendre sera encore plus aisé que le faire de mon actuelle protégée.

En attendant, je conserve ma posture neutre sur le seuil de ma construction mentale mais me permets de croiser lentement les bras et de m’épauler tout aussi doucement au cadre de la porte. Nina ne manquera pas d’y réagir mais, à défaut d’être plus impressionnée par elle, je serais mon apte à réagir physiquement. Evidemment, le physique est superflu en ces lieux mais, comme pour la boule à neige, l’important reste l’image donnée.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Leandra Albarez Muñoz le Lun 10 Avr 2017 - 10:49

L’silence se fait après l’approbation de Tessa à ma suggestion. Mais l’ambiance en est pas moins tendue pour autant. On est toutes sur nos gardes, Nina la première. Parce que, si j’suis presque certaine qu’Tessa - derrière son apparence décontractée - est prête à faire face à toute éventualité, Nina laisse - quant à elle - aucun doute sur son attitude. L’regard mauvais qu’elle jette à Nina en dit en effet très long sur ses pensées. Ou plutôt non, c’est pas un r’gard mauvais – déjà parce que j’suis pas sûre que les animaux, ayant pas la notion d’bien ou d’mal, soient capables de r’gards mauvais – mais plutôt un r’gard qu’hésite entre la méfiance et l’incompréhension, la seconde am’nant la première. Parce que, si on suit la logique d’la jungle, les jaguars connaissent pas d’prédateurs, y sont c’qu’on appelle des super-prédateurs à la tête de l’chaîne alimentaire. Résultat, Nina doit pas être habituée à faire face à un être dégageant une puissance similaire à celle d’Tessa.

Or, question puissance, même moi j’sens que Tessa est dans une catégorie à part. C’est p’têt parce qu’on est dans son domaine - à savoir l’plan astral – mais, là où dans son salon j’avais pas r’ssenti grand-chose, maint’nant j’me demande comment j’ai pu louper ça. C’pendant, la différence entre Nina et moi, c’est qu’j’suis capable de comprendre l’concept d’intérêt et j’sais par conséquent que Tessa est pas un danger pour nous puisqu’elle n’tirerait aucun avantage d’une attaque. A l’inverse, Nina voit juste une potentielle menace et ça la met mal à l’aise. Du moins c’est l’impression qu’ça donne. Heureusement, au bout d’ce qui doit même pas arriver à dix minutes, elle semble accepter qu’Tessa est pas un danger imminent. Résultat, sans jamais lui tourner complètement l’dos, elle r’porte son attention vers moi et j’m’avance à nouveau.

Elle bouge pas jusqu’à c’que j’arrive d’vant elle et nos r’gards s’croisent d’nouveau. La première chose qui m’marque c’est qu’ses iris sont plus clairs qu’les miens. Là où j’ai un noisette foncé, elle est à la limite du belge. J’me demande alors si mes yeux changent d’couleur quand elle est à la surface comme dans toute la mauvaise littérature fantastique où les loup-garous voient leur yeux d’venir ambrés à l’approche d’la pleine lune. Que’que part j’en doute, sinon j’suppose que quelqu’un m’l’aurait déjà fait remarqué. Quoique… à mon avis quand Nina est trop proche d’la surface, j’suppose que les gens ont autre chose à faire en ma présence que d’s’attarder sur la couleur d’mes yeux. L’image d’un type hésitant entre courir pour sa vie et s’émerveiller d’vant mes pupilles m’tire un sourire narquois. Nina y réagit étrangement. Elle penche légèrement la tête et ferme légèrement les yeux. J’dirais qu’c’est sa façon d’essayer d’me déchiffrer. C’est drôle.

M’sentant suffisamment à l’aise, j’tends très doucement la main en sa direction pour qu’elle m’voit venir et réagisse pas mal à mon approche. Une fois ma main d’vant son museau, elle m’renifle attentivement avant d’me lécher la paume. J’hésite entre dégoûtant et impressionnant pour décrire l’impression qu’ça m’fait. La lueur de défi dans son r’gard laisse c’pendant bien clair qu’elle m’teste. J’la laisse donc dégeulasser ma main en paix et quand elle s’arrête, provocatrice, j’me nettoie sur sa fourrure. C’qui m’la traumatise pas si j’en crois le lent balancier d’sa queue. M’sentant aventureuse, j’enfonce alors ma main dans son pelage et commence à caresser son échine.

Quelques minutes passent et, si elle ronronne pas – est-ce que les jaguars ronronnent d’ailleurs ? Faudra que j’m’informe… - elle se laisse faire sans protester. J’dirais même qu’elle aime autant ça qu’moi. Alors, m’tournant vers Tessa sans arrêter c’que j’suis en train d’faire, j’l’interroge.


-Désolée de t’embêter à nouveau mais t’as une idée d’ce que j’pourrais faire pour « connecter », j’mime les guillemets, avec elle ? Parce que jusqu’ici tout va bien et c’est tant mieux mais j’vois pas trop en quoi ça m’aidera à lui faire comprendre quand j’ai b’soin d’son aide. Parce qu’il est pas question d’lui imposer ma volonté mais ce s’rait bien d’arriver à une sorte d’accord et j’dois avouer pas avoir la moindre idée de comment m’y prendre.

Bon et maint’nant que j’y pense, j’vois pas pourquoi Tessa en saurait plus, puisque, jusqu’à nouvel ordre, elle est pas spécialiste des mutants lupus. C’est juste une télépathe de catégorie olympique. Mais bon, vu qu’la plupart du temps Nina vit dans mon esprit, elle aura p’têt quelques suggestions. En tout cas, j’risque rien à d’mander. Et puis, au pire, j’aurais au moins officiellement rencontré Nina et de là j’pourrais passer à mon deuxième problème. Rien d’perdu donc.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Tessa le Mer 12 Avr 2017 - 6:58


Oui, le regard que me jette Nina est parfaitement sincère et plus compréhensible que ses pensées animales, dont le schéma m’échappe malgré qu’elles raisonnent autant que celles de Leandra. Méfiance et incompréhension dans un cercle s’alimentant, rien qui ne me fasse me tendre autant que les deux adolescentes ; comme l’humaine le suppose, je suis prête à agir sans avoir besoin de me tendre et suis également la plus à même de percevoir la superficialité de cette action. La chaîne alimentaire n’est pas la seule chose à être faussée par le plan astral. Après, je considère que mon appartenance à une catégorie à part ne provient pas exclusivement du psychisme.

C’est mon cerveau qui me rend spéciale et mon échec à dissimuler mon existence est relatif puisque les principales forces scientifiques à se défaire de l’éthique, à savoir la Latvérie, l’Arme X et l’Hydra, ignorent encore qui je suis et ce dont je suis capable. S’il est indéniable que je sois un sujet d’expérimentation moins intéressant que les Summers-Grey ou Anna, je considère que mon génome peut avoir énormément d’application cyber-militaires et informatiques. D’où que, en cas de décès, mes pouvoirs de modification génétique saccageront complètement mes possibilités afin d’éviter toute étude ultérieure. Mais ce ne sont pas des choses qui ce voient cela, expliquant que Leandra n’en ait rien perçu lors de notre rencontre. Nina est plus instinctive même si c’est moins pour mon potentiel cérébral que pour mes capacités psychiques et mon attitude survivaliste qui lui posent problème en plus du fait que je sois une totale inconnue. Leandra est renseignée sur moi, certes superficiellement parce que je n’apprécie guère que trop d’informations circulent me concernant, mais l’incompréhension de Nina serait bien moindre si elle avait déjà eue l’occasion de m’observer dans le monde physique ; la méfiance, en revanche, serait peut-être plus grande encore. Dans tous les cas, ça n’aide en rien à calmer la situation et la tension s’étale dans le temps.

Leandra et Nina sont peut-être maintenues en alerte mais c’est quelque chose de bien différent qui risque de me poser de la difficulté. Dix minutes, cela peut sembler court. Après tout, j’ai du vivre approximativement  treize millions deux cents quarante mille huit cent cinquante sept minutes dans ma vie si on considère la date de naissance que je me suis attribuée comme véridique avec une naissance à minuit précise. Néanmoins, il faut également considérer que dix minutes correspond aussi à six cent secondes et que mon temps de réaction est d’un huitième à un dixième de seconde. D’ordinaire, la connexion au cyberespace me permet de m’occuper et mes emplois de la télépathie compensent en impliquant des milliers d’informations à analyser et de l’activité physique simultanée. Mais cette fois, il n’en est rien et, toutes amusantes que soient les pensées de Leandra, elles ne sont pas suffisantes à me permettre de maintenir mon esprit occupé. Hors, sans l’occupation vient l’ennui et c’est là la pire chose qui puisse m’arriver. Mon besoin de stimulation est rationnalisé mais je suis toujours encline à l’ennui et c’est rendu encore pire par mes capacités mutantes. En une seconde, je peux procéder jusqu’à des milliards de milliards de données et tourner en rond avec trop peu me conduit à manifester mon trouble de la personnalité avec d’autant plus de puissance.

Lucide là-dessus comme sur le reste, je laisse mon esprit surveiller les deux aspects de la jeune mutante pendant que mon corps se lève pour délaisser le sien, toujours pis dans la transe de mes illusions psychiques. Je marche d’un pas rapide jusqu’à la cuisine en un aller-retour qui aurait pu être évité et commence à ouvrir placards et réfrigérateur.  Vodka neutre, Grand Marnier, jus de cranberry et de citron vert, glaçons, shaker, tous sont disposés sur le plan de travail assez rapidement. Je connais quatre mille cinq cent six recettes de cocktails et ai des restes de ma soirée d’anniversaire ainsi ne me prive pas de me préparer une boisson qui ralentira légèrement mon temps de réaction. 4cl de vodka, 2cl de triple sec, 2cl de jus de cranberry et 1cl de jus de citron frappé avec les glaçons et versé dans un verre à martini, la saison n’étant pas à la rondelle de citron en décor je m’en passe et m’en ressors avec un cosmopolitan.

L’alcool en main, je ressors de la cuisine pour marcher dans le couloir. Avant d’atteindre l’entrée et le salon, je me retourne vers l’une des portes pour l’ouvrir et pénétrer de nouveau dans ma salle d’observation. Les écrans affichent toujours leur incroyable quantité d’informations et je reprends ma place parmi elles à défaut de n’exercer plus aucune interaction cyberpathique. Je n’ai jamais considéré l’incapacité de mon cerveau à communiquer avec les cerveaux organiques et les programmations informatiques simultanément comme un défaut. La possibilité de réorganiser mes émissions psychiques pour traduire en schémas neuronaux ou en binaire me semble plutôt une progression par rapport au télépathe moyen qui n’en est pas capable même si cette évolution reste inférieure à une autre qui couvrirait les humains, les ordinateurs voir également les animaux et, s’il y a lieu bien que j’en doute, les végétaux. Je sais pouvoir modifier mon code génétique afin de contourner ce problème, tout comme je pourrais modifier celui d’Anna pour qu’elle accède simultanément à tous les pouvoirs qu’elle a jamais emmagasinés ou celui de Leandra pour qu’elle n’ait plus de problème de contrôle sur sa transformation, cependant je ne le fais pas. J’en perçois l’intérêt mais, autant c’est envisageable en conditions extrêmes ou pour des détails, autant je considère qu’interférer avec le développement naturel n’est pas de mon ressort. Après, je soupçonne également la modification génétique responsable de la capacité de mon cerveau d’évoluer afin d’analyser toujours plus de données mais j’ai toujours eu plus de facilité à accepter les autres comme ils sont que ma propre personne.

Les minutes s’écoulent sur des réflexions mentales m’appartenant tout autant qu’à Leandra et mon cerveau reste occupé dans son observation du monde habituelle, ne nuisant en rien à mon attention sur l’activité de mon esprit. Lorsque les choses se mettent en mouvement sur le plan astral, ma projection est la seule à rester indifférente. Les deux aspects sont enfin à se faire face et la progression peut reprendre.

Nina laisse Leandra s’approcher malgré la méfiance et le miroir fait entre leurs yeux me laisse l’occasion de me remémorer le code génétique de l’adolescente pour déterminer s’il s’agirait également d’un des changements du à la transformation ou si cela n’est qu’un effet des projections astrales. Les suppositions et pensées de Leandra sont amusantes mais c’est encore une réponse qu’elle découvrira très bien seule. Même s’il est faible, je partage physiquement le sourire de l’adolescente à l’image mentale qu’elle se crée tout en gardant mon attention astrale sur une Nina qui perçoit peut-être également l’imaginaire. Le fait de pencher la tête sur le côté est un réflexe reptilien destiné à modifier l’axe de perception visuel et auditif afin d’adopter assez littéralement un nouveau point de vue sur quelque chose, résultant généralement d’une perplexité ou d’une incompréhension.

La jeune mutante continue son approche avec le même-savoir faire que précédemment et l’effet est là : à l’approche douce de Leandra pour signifier qu’elle n’est pas une menace répond une confirmation baveuse de Nina qui la défit de continuer à rester inoffensive. Amusant et révélateur également car je sais à présent ce qui me déplait chez la partie animale. Je tiens à mon hygiène à présent que j’ai l’occasion d’en avoir une et ce n’est pas l’essuyage de main dans la fourrure, explicite quand à la relance d’un défi qui n’est pas relevé, qui suffirait à me faire tolérer une léchouille surtout considérant la taille de la langue. Le contact est fait et les deux aspects interagissent en confiance pendant plusieurs minutes, me laissant le temps de regarder la quantité toujours moindre de mon verre sur le plan physique pendant que ma projection astrale donne le change.

Je ne réagis pas réellement à la question de Leandra mais les pensées qui l’accompagnent font ressurgir mon sourire physique. Pourquoi j’en saurais plus ? Je suis Sage. Je ne suis pas une spécialiste des mutants lupus ou des animaux et, si je suis loin de tout savoir, je suis toujours en train d’apprendre ainsi en sais toujours plus. Ma Télépathie, comme ma Cyberpathie d’ailleurs, n’est que la surface de l’iceberg et c’est pour cela que je donne cette impression de "catégorie olympique" ; bien que je tâche de pouvoir continuer à y participer en natation.

Tu vas devoir lui faire associer des stimuli avec des réactions, lui "apprendre des tours" si tu préfères.

Je ne précise pas qu’elle doit tacher de se focaliser là-dessus plutôt que sur son second problème car cela conduirait à des questions nuisant à ladite focalisation là où cette évocation imprévue s’écoulera naturellement dans le flot de pensée de Leandra si l’on la laisse faire. Néanmoins, j’en suis également à envisager quel peut être ce second problème de mon côté, mes hypothèses arrivant rapidement.

Ce n’est pas tant lui imposer ta volonté que coopérer avec elle, si elle ne veut pas elle ne t'écoutera pas.

Il suffit de regarder les chiens et les chats, synonymes et antonymes de la bonne et de la mauvaise volonté dans l'imaginaire collectif. Nina étant un félin, il est possible que les demandes de Leandra ne la guère pas plus que l’essuyage et je ne laisserai pas les choses s’éterniser trop longtemps.

Si tu as besoin de moi pour générer les stimuli qui feront varier ton état émotionnel afin d’amener Nina à y réagir, n’hésite pas.

Le plan astral est proche de la Salle des Dangers, d’une certaine façon : tout peut s’y matérialiser et sembler parfaitement réel pour ceux qui s’y trouvent. Bien que je préfère transformer les forces de mes adversaires en faiblesse plutôt que d’exploiter les faiblesses préexistantes, simplement parce qu’il est plus difficile de combler ses forces que ses faiblesses, je saurais être une antagoniste très efficace pour l’entrainement de Leandra s’il le faut. J’observe les possibles et j’agis afin de favoriser la réalisation de certains, la manipulation des événements n’est pas une seconde nature chez moi : c’est la première. Sans doute l’une des choses que présentait Nina et qui la poussait à se méfier de mon action, jusqu’à ce qu’elle conclue ma passivité. Qu’elle se rassure, elle ne me découvrira pas en responsable de ce qui va suivre, si mon aide est acceptée.  Ce qui ne l’empêchera pas de me déprécier, cela dit.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Leandra Albarez Muñoz le Dim 23 Avr 2017 - 13:15

L’idée « d’apprendre des tours » à une jaguar m’laisse un peu perplexe. C’est pas un chaton joueur et encore moins une bête de cirque. C’est un p** de prédateur sauvage qui pourrait m’dévorer toute crue si l’envie lui en prenait. Bon p’têt pas puisqu’on partage un esprit et un corps mais elle pourrait l’faire pour plein d’autres personnes – l’visage défiguré d’ma sœur est là pour le prouver aux incrédules - alors le problème est l’même. En même temps, une fois ça dit, j’comprends c’qu’elle essaye de m’expliquer. J’ai juste pas la moindre idée de comment m’y prendre. Parce que j’me vois mal lui dire : peur = méfiance, colère = attaque. Ça, elle le sait d’jà. Ça s’appelle l’instinct. Et si y s’agit d’aller à l’inverse d’ce dernier, baaaah… j’suis mal barrée.

La suite des explications m’paraît assez évidente : si elle veut pas faire, elle f’ra pas. Ça j’aurais d’viné toute seule. Mais bon, n’soyons pas désagréable, un p’tit rappel a jamais fait de mal à personne qu’je sache. Et puis, en plus, sa phrase suivante est vraiment utile pour le coup, comme quoi suffisait d’attendre ! En gros, faut qu’je change mon état émotionnel pour l’am’ner à y réagir. Et, de là, essayer d’voir si on va dans l’même sens ou pas du tout.

Bon, résultat, on va commencer facile. Enfin, facile c’est une façon d’dire parce que dans l’fond c’est super compliqué c’que j’envisage. Mais c’est juste que ça m’paraît le plus urgent. A savoir gérer mes accès de colère. A vrai dire, j’aurais bien envisagé d’commencer avec la jalousie vu comment ça a fini la dernière fois avec Ana ou même l’attirance sexuelle étant donné « l’incident » avec l’infirmier à Quito mais mieux vaut pas tenter l’diable. Et puis, en l’absence d’ma sœur j’ai pas vraiment l’occasion d’être jalouse d’qui que ce soit donc bon, l’un dans l’autre, c’est p’têt pas le plus utile à travailler. Et côté mecs, y’a personne qui m’fait d’l’effet à l’Institut donc j’suis tranquille aussi. Parce que j’vous assure que c’est pas au lycée que j’vais trouver que’que chose de potable. Par contre, la colère, ça c’est un truc qui m’arrive assez régulièrement. Bon, p’têt pas la rage incontrôlée, mais en tous les cas l’agacement profond oui. Et autant dire qu’y s’agirait pas que j’finisse par arracher le bras d’une des filles du lycée juste parce qu’elle me gonfle. Quoique ça leur f’rait une vraie raison d’se plaindre à ses pouffiasses.

Bref, j’m’égare. Commençons donc version facile. Mais avant ça, j’me tourne une nouvelle fois vers Tessa pour m’assurer qu’elle gère le contrôle des débordements.

-J’pense que pour l’instant ça va aller pour la création de stimuli mais t’es bien prête à éviter qu’ça dégénère hein ?

Quand elle m’affirme qu’oui, j’me lance donc officiellement dans l’exercice. Et, soudain, d’vant Nina – que j’suis toujours en train d’caresser – et moi, apparaît Markos. Markos c’est la définition du gros lourd. Il est en Terminale et d’puis qu’j’ai commencé à aller officiellement au lycée en septembre – à mon arrivée à l’Institut j’ai d’abord eu des cours sur place pour m’acclimater au système américain alors j’suis rentrée seulement en première – y m’pompe l’air en permanence. En gros, c’est l’typique mec qui croit que, sous prétexte qu’il a trois poils au menton, ça fait d’lui l’roi du monde. Et bien évidemment, qui dit roi dit reine. Et j’ai l’malheur d’être celle sur qui il a j’té son dévolu. L’pire dans l’histoire c’est que toutes les pouffiasses du coin sont dégoûtées alors qu’je le leur offre sur un plateau c’crétin ! J’en veux pas et j’suis sûre que, si j’avais l’malheur d’accepter ses invitations, y s’désintéresserait aussi vite. C’qui lui plaît c’est l’défi.

Tout ça pour dire que Markos m’pourrit régulièrement la vie et faut en règle générale que j’prenne sérieusement sur moi pour pas lui casser la figure dès qui m’approche. C’qui s’rait con dans l’fond parce qu’il faut r’connaître qu’il a beau être con comme ses pieds, il a une belle gueule. D’ailleurs, v’là qu’sa belle gueule m’lance un sourire de « winner » et m’fait un clin d’œil. Et d’jà j’sens l’irritation monter. C’qui s’ressent chez Nina aussi parce qu’elle s’met soudain sur ses gardes. Mais pour l’instant, elle réagit pas plus. J’monte donc la difficulté et vl’a que Crétinos s’approche d’une démarche assurée et s’exclame.

-Alors, ça va princesa ?

Uuurgh ! Ah oui parce qu’j’avais oublié d’préciser qu’il est convaincu qu’si y case trois mots d’espagnol dans ses phrases, j’vais fondre d’vant son charme incroyable. Personnellement, son accent m’écorche juste les oreilles ! D’ailleurs, v’là que Nina commence à grogner sérieusement. Continuant à la caresser, j’m’adresse à elle en espagnol parce que c’est plus naturel.

-Tranquila guapa. Es un imbécil nada mas, no vale la pena excitarte por él. *

Au bout d’quelques minutes, elle arrête donc d’faire du bruit mais continue à montrer les dents. J’tente alors d’augmenter la difficulté mais préviens d’abord Sage. C’qui est con quand on y pense vu que, lisant toutes mes pensées, elle l’sait déjà mais j’sais pas c’est plus simple comme ça pour moi.

-J’vais tenter un truc franchement dur et j’crains sa réaction donc voilà, j’voulais juste te prévenir…

M’retournant vers Markos, j’le vois s’approcher et soudain, il met son bras autour d’mes épaules ans un geste possessif et, j’ai beau savoir que c’est moi qui ait d’mandé à sa projection d’le faire, c’est au-dessus d’mes forces, j’le repousse. J’ai HORREUR qu’on m’touche sans m’demander mon avis. Et apparemment j’suis pas la seule. Parce qu’à peine ais-je fini mon geste que Nina s’est lancée sur l’avatar de Markos. Qui disparaît immédiatement sous l’coup d’ma surprise – et accessoirement parce que j’l’aime pas mais que j’tiens pas non plus à imaginer la scène où il se fait bouffer par Nina merci bien ! Sauf qu’évidemment, Nina comprend pas pourquoi sa proie a disparu et elle s’r’toune franchement pas contente vers les deux qui restons. A savoir Tessa et moi. Et qui est la plus proche… ? Bah moi bien sûr. A ma grande surprise, elle attaque c’pendant pas.

C’qui, dans l’fond, est finalement pas si surprenant quand j’y pense deux minutes : puisqu’elle était énervée contre Markos parce qu’il s’en était pris à moi alors forcément elle n’va pas soudain s’attaquer à moi. J’suis sa protégée pas son ennemie. Par contre Tessa… Oh merde ! J’ai pas même eu l’temps d’en arriver à cette conclusion qu’Nina s’est déjà balancée sur Sage. J’lui crie d’arrêter mais rien n’y fait. Bon bah… reste plus qu’à prier que l’X-Xoman m’ait pas menti et sache vraiment gérer…


*Tout doux ma belle. C’est un crétin, ça sert à rien de t’énerver pour lui.

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Re: Aide officieuse, aide officielle

Message  Tessa le Mar 25 Avr 2017 - 4:52


Tout animal peut apprendre, la taille et la race n’importent pas. La perplexité de Leandra comme ses commentaires sont des choses que je laisse couler le temps que l’adolescente raisonne à se convaincre seule. Néanmoins, ses pensées ne m’échappent pas le moins du monde et je continue mon apprentissage, percevant le visage défiguré qui remonte des souvenirs. D’un autre côté, c’est justement pour éviter ce genre d’accident qu’il faut être capable de faire migrer Nina de "putain de prédateur sauvage" vers "bête de cirque" ; accomplir des numéros n’est pas l’intérêt mais le contrôle et l’affinité entre la partie animale et la partie humaine doit être suffisante à ce que la première écoute la seconde au-delà des basiques. Peur = méfiance, colère = attaque, c’est justement ce qu’il faut être capable de contredire. Leandra n’est pas mal barrée, elle est dans la position de tout mutant devant apprendre à gérer ses capacités ; simplement que les siennes ont une interface différente du fait de la double personnalité.

Que l’adolescente soit désagréable ne me concerne pas, d’autant plus qu’elle se contient dans ses pensées pour l’heure, et l’énoncé de faits connus de nous deux permet surtout d’éviter toute ambigüité et de confirmer la volonté de Leandra de ne pas faire de Nina son esclave ; l’idéal restant que la coopération entre elles permettent d’éviter d’imposer la volonté de la partie humaine tout en conservant sous contrôle la partie animale. Et créer un état émotionnel pour contredire la réaction primaire de Nina par coopération est en effet l’entrainement à cet objectif. Non, cela ne va pas être aisé mais si cela l’était nous ne serions pas là. Ce qui me laisse envisager les occurrences où nous serons là à l’avenir d’ailleurs, puisqu’il est probable que les raisons ayant poussées l’adolescente à s’adresser à moi continuent de motiver cette démarche par la suite. Tout comme il est possible que le second problème dont elle me tiendra au courant parla suite soit lié et donc que n’importe quel télépathe pourra prendre le relais de l’entrainement une fois cette motivation résolue. Cette suppositions remue quelque chose en moi mais le sentiment est trop faible pour que je l’identifie alors je l’ignore, comme souvent.

Les accès de colère de Leandra sont quelque chose qui m’est familier, pour posséder mes propres crises de rage, mais leur gestion reste du domaine de Logan plus que du mien ; surtout considérant ma réussite dans le domaine, encore plus relative que celle pour dissimuler mon identité. Je sais les prévenir, pas les arrêter. Commencer avec de la jalousie ou de l’attirance sexuel aurait été également cohérent mais leur occurrence moindre implique une importance moindre aussi, quand bien même les souvenirs appelés par l’adolescente continuent de me renseigner sur elle. Quand à éviter la rage incontrôlée, l’on en revient à ma réflexion précédente. C’est intéressant d’observer une autre personne, avec une culture différente, vivre des situations analogues aux siennes mais les souvenirs sont une chose où l’éthique interdit d’aller faire des recherches par soi-même ; tant pour l’intrusivité voir le "vol" que cela représente que pour la sécurité puisque se rappeler d’éléments constituant de la personnalité de quelqu’un d’autre peut influencer la propre personnalité du télépathe. Après, je suis bien mieux protégée sur ce point que la moyenne mais je respecte l’enseignement qui m’a été fait.

J’pense que pour l’instant ça va aller pour la création de stimuli mais t’es bien prête à éviter qu’ça dégénère hein ?

Oui.

L’appréhension de Leandra n’est pas partagée, non parce que j’ai une pleine confiance en moi mais simplement parce que les débordements possibles s’anticipent comme les autres situations. S’il est possible de considérer que c’est cette capacité qui déclenche ma confiance en moi, ce n’est pas totalement vrai : elle y contribue indéniablement mais je conserverais une très haute estime de mes capacités quoi qu’il arrive, d’autant plus que ce symptôme est rationnalisé. Mes capacités ne sont peut-être pas responsables pour mon développement du trouble de la personnalité antisocial mais elles y ont contribué.

Observant Leandra manipuler son esprit avec une improbable aisance, sa partie animale et moi fixons sa représentation mentale d’un indésirable scolaire apparaitre tandis que l’identification se fait par la pensée. Je n’ai jamais intéressé de profil-type analogue à celui de la source d’agacement profond de l’adolescente même si cela ne m’aurait pas dérangé considérant les informations que m’apportent les pensées de celle-ci ; s’eut été un jouet de plus, à l’époque, et dont l’admiration des personnes superficielles m’aurait permis énormément de ricochés dans mes utilisations de la causalité. Mais Leandra se contente d’essayer de le supporter et de l’éconduire alors même qu’elle suppose une porte de sortie pour obtenir le désintérêt du "beau gosse".

L’intérêt actuel irrite cependant et Nina réagit de paire avec son autre partie, sur ses gardes et non plus agressive que Leandra. Puis viennent les mots et la situation se tend à nouveau. La communication tant gestuelle que mentale est utilisée pour garder la bête sous un contrôle que l’humaine doit se battre pour avoir et son absence de contrôle sur le domaine me laisse envisager qu’une approche physique impliquant l’aide de Francis serait plus efficace : elle mettrait Leandra en condition réelle, puisqu’incapable d’interagir par un geste à destination de Nina, et non seulement l’X-Gardien a la capacité d’être aussi lourd que le Markos en un temps record mais en plus il résisterait sans peine aux assauts de la jaguar en cas de raté. De plus, son historique internet me fournit toutes les raisons qu’il aurait de m’aider sans réclamer quoi que ce soit en échange ; enfin, quoi que ce soit d’autre que le silence que je fais déjà. D’un autre côté, Jessica ne m’a pas plus demandé les informations que j’ai sur son petit ami que Leandra ne m’a demandé sur des conditions réalistes.

L’adolescente s’en sort ainsi et c’est une bonne base mais l’absence de contact entre Leandra et Nina risque de poser problème par la suite, bien que je suppose qu’un ancrage de programmation neurolinguistique lui permettrait de recréer ledit contact sans passer par le plan astral. Tout comme il pourrait servir de déclencheur à la transformation mais ce n’est pas là le but de notre exercice. Quand à augmenter la difficulté de l’exercice pour un "truc franchement dur", me prévenir n’est pas utile tant parce qu’en effet j’entends les pensées de l’adolescente que parce que c’est anticipé également. J’hoche cependant la tête pour que Leandra sache que je suis en accord et observe la suite sans aucune appréhension.

Le contact est fait, d’autant plus difficile qu’il est illégitime, et Leandra perd à son propre jeu en réagissant d’instinct. Toujours en miroir, Nina attaque et la projection s’évanouie. Cependant, là où la partie humaine se bloque de surprise avant de réfléchir, la partie animale s’interdit puis repasse à l’attaque. Le cri de la première accompagne le saut de la seconde et je bois une gorgée de mon cocktail. L’impact m’aurait renversée sur le plan physique tout autant que les griffes auraient tracées de larges plaies dans mes chairs et que la gueule m’aurait défigurée de façon analogue à la sœur de Leandra. Néanmoins, j’aurai bougé si nous étions sur le plan physique. Là, je ne prends même pas cette peine.

La force de l’impact agite le cadre de la porte autour de moi et les lacérations comme morsures marquent le sol à mes pieds, alors que ma réflexion des attaques mentales redirige celles de Nina sur mon environnement comme on transfert l’énergie cinétique reçue. Je n’ai jamais eu aucun intérêt à apprendre des attaques psychiques puisque je suis capable, non par télépathie mais bien par la vitesse de mon cerveau, de modifier le chemin de destruction à l’intérieur de mes synapses afin de rediriger lesdites attaques. J’aurai pu blesser la jaguar avec ses propres armes mais ce n’est pas mon intérêt. Mon environnement astral immédiat continue de subir se qui devrait m’être infligé tandis que je laisse la jaguar s’exciter sur moi en me contentant de décroiser les bras.

Ma proposition se limitait à créer les stimuli pour amener Nina à y réagir et nous y voici donc. Je ne regarde pas Leandra quand je parle et reste impassible alors que mon plan se met en branle.

Arrête-là ou je le ferais.

La collaboration passe par la confiance et il faut amener Nina à choisir entre Leandra et son instinct. L’adolescente, humaine comme animale, n’est pas capable de se contenir. D’où son action réflexe, d’où sa facilité à moduler son espace mental, d’où ses crises émotionnelles… Maintenant qu’elle est hors de contrôle, je lui offre sa chance de le reprendre. L’antagoniste est celui qui est le plus à même d’exploiter les faiblesses du protagoniste contre lui et, ce faisant, il force le héros à se dépasser et s’améliorer afin de réussir sa quête. En ce sens, l’antagoniste et le mentor sont similaires dans leur utilité pour le protagoniste ; j’ignore si je serais une bonne mentor mais je sais être une bonne antagoniste. A Leandra de devenir meilleure si elle souhaite sauver Nina.

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