Infiltration dans un cours d'infiltration

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Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mer 8 Fév 2017 - 6:02


Le début du séjour a bien mal commencé avec le massacre de Maissa mais j’espère que Valerie ne s’entêtera pas trop longtemps dans cette volonté destructrice. Elle fait beaucoup réagir au sein du Manoir Braddock et je me doute que le combat a raisonné à travers toute l’Alliance et donc l’Europe, même s’il n’était et ne sera pas médiatisé. Val a beau être l’une des plus médiatiques de l’Excalibur, elle est bien loin du niveau de certains Vengeurs que ce soit en médiatisation ou en recherche d’humiliation. Et, si les médias sont quelque chose que je regarde avec un œil que j’espère de plus en plus critique et qui m’indiffèrent assez tant qu’ils me foutent la paix, la recherche d’humiliation est beaucoup plus problématique. Je peux le reprocher à Val pour essayer de la changer tout autant que je peux la défendre sur certaines accusations, histoire d’être en conflit avec tout le monde pour ne pas changer les mauvaises habitudes, mais je crois vraiment en sa capacité à faire mieux et à vouloir le faire. Juste qu’elle est un peu tête de mule ; mais ça m’aide peut-être à voir ce qu’il y a derrière aussi, puisqu’étant moi-même butée à en mourir. Après, ça signifie aussi que ça va être un travail de longue haleine et j’espère ne pas être la seule à le tenter ; d’une, parce que je ne séjournerais pas assez longtemps et de deux parce que Valerie essaie justement de se montrer la meilleure et que la remettre à sa place ne fera que l’enfoncer encore plus dans son travers. Toute chiante que je puisse être en combat, je suis son inférieure et ça me permet de l’aborder différemment.

Mais comme je ne peux pas squatter Michelle ou Valerie H24, ni même H12 pour avoir les 24 ou H8 pour me garder une nuit de sommeil, je m’en retrouve à avoir du temps libre et il ne sera certainement pas gaspillé. La plupart passera au perfectionnement de mes capacités de combat puisque, malgré mon efficacité, ma technique offensive reste trop basique ; les différents horizons et partenaires d’entrainement que j’y croise me permettent de progresser rapidement et de me diversifier dans mes influences et mon style mais je peux apprendre de nouvelles choses également. L’idée des deux prochaines heures est basée là-dessus.

S’il est incontestable que je possède un attachement particulier à l’irrévérence, j’essaie de ne pas me montrer irrespectueuse. C’est pour cela que je respecterai tout engagement que je prends, ou essayerai jusqu’à me foirer, et en prends donc le minimum. Lors des Stages, je pointe aux cours magistraux malgré leur heure matinale et le fait que je sois bien trop conne pour les retenir parce que ça fait parti du deal et je tâche de ne pas perturber à défaut de ne pas roupiller. Lors des cours enseignés en-dehors du cadre des Stages… et bien je ne m’inscris pas. Pas d’inscription, pas d’obligation. Mais pas d’empêchement d’y aller. Je suis une auditrice libre, ou squatteuse plutôt. Ce n’est pas de l’irrespect tant que je ne perturbe en rien mais ça me renforce dans mon sentiment d’être partout chez moi. Et vus les mois que je cumule dans le Manoir Braddock, je connais très bien à présent.

D’où que je sois attirée par un écu en particulier : infiltration et espionnage, par Franklin Scott. Okay, l’infiltration c’est mon truc que lorsqu’il s’agit de passer en furtivité dans un lieu, à partir du moment où j’ouvre la bouche c’est mort et je risque de l’être aussi ; il suffit de voir mes résultats désastreux-limités avec la Commedia. L’espionnage c’est un peu dans la même veine : j’y arrive d’autant mieux quand c’est fait au hasard ou demandé poliment, rarement quand c’est fait par tromperie et encore moins par infiltration. Mais l’un comme l’autre ne sont pas tellement des trucs qui me concernent en fait. Ce qui me concerne bien plus, c’est Monsieur Scott : c’est admis que je suis loin de connaitre tous les secrets de l’Alliance et des groupes qui la compose, je ne cherche même pas à les savoir par confiance qu’on me les dira en temps voulu, mais généralement j’entends parler des gens. Et Monsieur Scott, c’est silence radio mais alors même pas de neige ou de bloop. Du coup, je veux le rencontrer. Et puis un squattage de cours d’infiltration, si je me fais pas gauler comme squatteuse, c’est que je suis dans le thème non ?

Du coup, mains dans les poches de la veste de tailleur ouverte sur sous-pull à col déroulé comme legging, je me ramène en avance pour une fleur ; après tout, on est encore en hiver. Je m’intègre facilement avec les étudiants en attente du cours, connaissant déjà la plupart et taillant donc la discute avec tout le naturel qu’on n’attend pas d’une personne n’étant pas sensée être là mais bon, je fais comme chez moi. Quelques coups de mains et de mitaines en guise de salutations, quelques prises de nouvelles et commentaires désobligeants, quelques abords des actualités du Manoir auxquelles Valerie n’est pas étrangère puisqu’il « faut savoir la dernière » et quelques remarques renseignées sur le fait que j’ai déjà utilisée la méthode d’intrusion avec Alexandre Gruff, ça démarre parfaitement. On a chacun nos modes opératoires et puis il y a ne grande différence avec les squattages faits à l’Académie : je ne cherchais pas le radiateur là-bas !

Ici, ben c’est l’hiver et, si le Manoir est parfaitement chauffé, la source de chaleur reste appréciable. Pas dit que les méthodes d’apprentissage permettent de lui être fidèle, c’est pas faux, néanmoins si on échappe aux traditionnels cours magistraux et travaux pratiques alors j’aurai de toute façon mieux à faire que me dorer la couenne. Si c’est pas le cas… et bien j’aurai toujours mieux fait que notre ami le Mauve qui, avec sa super-force, son invulnérabilité, son immunité télépathique et son super-égo, me surprend beaucoup d’être là. Après son fail en Corse, il vient  s’améliorer niveau discrétion et espionnage ou alors il se fait encore refiler à ceux qui l’ont pas identifiés comme un fan de Carol en puissance ? Il m’emmerde, ça tombe bien c’est réciproque ; juste que moi, je m’en amuse.

Faut bien que j’ai quelque chose à foutre dans un cours où je suis pas invitée et où je serais probablement trop bête pour apprendre, c’est pas faux, mais je pense que c’est important de "suivre" le cours si on veut rencontrer le prof à l’après cours. Et, sait-on jamais, la Chance peut me gratifier de quelques apprentissages tout de même ; après tout, I’m the Lucky One. Ça me fout dans la merde presqu’autant que ça me réussit mais je reste optimiste. Entre autres.

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Re: Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Franklin E. Scott le Ven 19 Mai 2017 - 16:08


    J’aime regarder les jeunes, c’est quelque chose de plutôt remarquable d’être conscient que durant mes rares souvenirs de mon adolescence, on nous parlait de la finalité historique où les évolutions sociologiques et politiques étaient rendues à sa propre limite. À cette époque, après une sortie douloureuse de la seconde guerre mondiale, on était rendu dans la finalité où la démocratie l’avait remportée contre le fascisme. À cette ère, il avait une finalité dans son histoire et elle était plutôt douloureuse à notre génération, car à ce moment, l’histoire s’est conclue pour nous laisser uniquement à l’épilogue. À cette époque, on ne se doutait pas vraiment comment la société allait se transformer : La Guerre Froide, les évolutions technologiques ou encore l’apparition des surhumains pour trouver une normalisation dans les années 90. Aujourd’hui, je pense que certains voient une conclusion par la modernité. Pour moi, ils sont dans une ère bien plus intéressante que la nôtre, alors que mon époque fonctionnait par les découvertes, cette génération existe par les choix possibles. À une autre époque, les choix étaient plutôt difficiles à se concrétiser, la marginalité n’était pas souvent permise. À une autre époque, ma défunte mère m’avait toujours conseillé de ne jamais dévoiler mes pouvoirs aux autres, que cela soit au lycée ou même dans les Casques Bleus.

    À cette époque, on ne pouvait pas vivre avec des pouvoirs : On survivait avec nos pouvoirs, on récusait notre nature pour se conformer à une société plutôt conservatrice où les différences étaient rarement la bienvenue. À leur âge, je vivais dans un monde où des valeurs se bloquaient par la temporalité du temps. Je soutiens énormément l’idée que notre société est bien plus travaillée et ouverte qu’avant. On retourne parfois dans le passé, mais ces moments se rétractent voyant l’incompétence de ce passé devant les nouveaux défis actuels. Je n’ai jamais été fait pour être un professeur, ni un étudiant ou encore un citoyen impeccable des États-Unis, mais je pense être capable de me réinventer convenablement pour relativiser un rôle. Les années ont passé et souvent, ces années ont donné une nouvelle époque avec une ouverture sur nous-mêmes ou sur les autres. Peut-être que je me fais trop vieux ou encore trop idéalisme d’un certain équilibre et peut-être que j’ai encore de la difficulté à comprendre comment des individus peuvent penser pour quelques visions.

    Je pense que je préfère largement la génération d’Ethan et de Jessica, que la génération vivant avant eux, peut-être qu’ils se sont normaliser dans l’ennui et dans le quotidien. C’est pour cette raison que je suis incapable d’avoir des dialogues convenables avec mes enfants, alors que cela semble plus facile durant mes conversations avec mes petits-enfants. D’un coté, on peut le dire : Je viens de normaliser l’attitude complètement débile d’Ethan et par extension de la Young Force, mais à mon avis, il est mieux d’abonner dans ce sens que pousser dans l’ennui. Peut-être je suis trop habitué avec l’absurdité des mes petits-enfants ou que j’ai trop traîné avec des membres de mon ancienne équipe, mais je trouve dommage certaines réflexions sur les rôles à prendre dans notre société. Vêtu par une chemise noire et un pantalon de la même couleur que la chemise, je tente de répondre à ce qui semble être une « attaque » minime contre mon argumentation.


             Je ne dis pas de trouver les nazis humains, je dis simplement que quand vous êtes en missions d’infiltrations dans l’HYDRA ou dans une organisation néo-nazi, il faut comprendre leurs démarches et construire votre histoire d’une manière que cela soit cohérent avec leurs valeurs. C’est difficile à expliquer, mais prenons une démarche structurelle de notre vie. Vous avez tous des influences différentes pour vous intégrer dans votre famille ou dans votre société. Vous donnez un rôle de vous-mêmes. Vos raisons sont humaines, personnelles et intimes, alors pensez que c’est la même chose avec ces individus vivants dans ces organisations. Leurs choix sont irrationnels comme nos choix dans l’intimité. Habituellement dans vos premières missions d’infiltrations, on vous demande d’être membres et non d’être le chef. Ne pensez pas à prendre le pouvoir, sinon cela va paraître suspect. Dans certaines organisations, les membres encouragent la mégalomanie, mais c’est très mal perçu habituellement dans la majorité des organisations.

    Je le sens plutôt mal avec l’étudiant mauve, peut-être parce qu’il trouve toujours une réponse où je tente d’expliquer uniquement les différentes démarches pour être crédible dans l’infiltration. Je me montre peut-être plus impatient à chaque interruption, mais je ne suis pas ici pour satisfaire les avis généraux : Oui, les nazis sont le mal, mais on doit être capable de les espionner pour mieux les descendre en enfer. Cela semble plutôt difficile à intégrer pour certains que je ne suis pas ici pour faire des cours sur la société ou sur l’histoire, mais bien sur comment infiltrer un groupe. En plus, cela fait plusieurs minutes qu’on discute juste de cela, alors que je voulais passer à un autre chapitre que mes premiers Power Points. Puis, après coup, il me demande quelles sont mes sources pour affirmer de tels propos, laissant un petit soupire, je réponds :

             Écoute, je ne suis pas ici pour faire un sophisme d’autorité ou encore dire que mon expérience me donne un apprentissage plus élevé que la moyenne. Je veux simplement que vous comprenez que les menaces terroristes ou encore venant de grandes organisations ennemies comme l’HYDRA sont peut-être extrêmement néfastes, mais qu’il faut comprendre leurs raisons. Et leurs raisons sont souvent très humaines. Quand vous tentez de les infiltrer : Il faut comprendre ce genre de motivations peut être perçu comme rationnel et personnel. Le débat n’est pas qu’ils sont immoraux, mais de comment gagner leurs confiances en ayant des affinités similaires durant votre infiltration. Je ne pense pas avoir plus de temps aujourd’hui, la semaine prochaine, je vais tenter de parler plus de furtivités et peut-être de passer mes chapitres sur l’HYDRA. Les différences sont assez importantes avec les groupes néonazis traditionnels et ce groupe. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à venir me voir après le cours. Je reste environ trente minutes, et après je dois aller au Pizza Express avec Aislinn… les Pizzas Express n’existent pas aux États-Unis.

    Habituellement, les étudiants ne se posent pas beaucoup de questions après un cours. Même quand j’étais un rare conférencier dans les années 90 pour des agents de l’ONU, ils ne venaient pas vraiment poser de questions après mes discours. L’idée est surtout d’avoir des informations généraux, poser des questions n’est pas vraiment importante. Il faut juste confirmer leurs idées avant de se libérer d’un horaire exigé par des supérieurs. Je regrette un peu comme le cours a été reçu aujourd’hui, mais je vais tenter une nouvelle approche dans les prochains cours.

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Re: Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mar 30 Mai 2017 - 5:56


Assise en travers de la chaise pour avoir le radiateur pour dossier, le cours me semble passer assez rapidement. Pas que je m’endors, l’horaire est assez tard pour m’éviter ça, mais l’infiltration est un milieu qui m’est moins étranger que ce que je pensais en venant. Sans aller jusque dans des niveaux d’espionnage, certains départements des forces de police ont également recourt à similaires méthodes. Papa ne nous a jamais fait le coup mais les dires de Mr Scott me semblent logiques pour la plupart et plein de bons sens ; un sens que j’ai. Je ne retiendrais pas tout mais vu que je suis capable de raisonner de façon similaire, j’en retrouverai plus que de norme. Pas certaine que ça fasse la moitié cependant. Mais bon, ce n’est pas vraiment dommageable vu que je n’ai pas perturbée le cours, moi. Le Mauv’et en revanche, il est égal à lui-même mais à un bon niveau. J’observe donc le débat avec attention, tête sur le mur et yeux plissés.

C’est sans doute car je suis une grosse fouteuse de merde mais j’aime bien les débats. Dans les études secondaires, qu’un élève remette en cause les dires d’un prof est généralement problématique, l’échange attendu est parfois unidirectionnel à savoir le prof fait son cours et les élèves le notent. Après, les bons enseignants sont capables d’avoir raison sur leurs élèves puisqu’ils n’avancent pas leurs dires en vain mais ça n’est pas forcément suffisant contre la mauvaise foi ou le troll de certain ; du coup, ça peut assez mal passer. Inutile de dire qu’avec moi, ben ça passait pas forcément bien même si ma dernière année je cherchais plus tellement à débattre pour comprendre les choses. Dans les études supérieures, et j’assimile les cours de super-sécurité à cela, les débats sont plus acceptés car la relation avec les profs est très différente. Néanmoins, il reste des profs pour ne pas apprécier cet exercice comme il reste des élèves avec qui il est contreproductif de le faire. Le Mauv’et par exemple.

Juger qui est humain et qui ne l’est pas est toujours problématique à mes yeux et je suis surprise que Mr Scott ne s’engage pas plus que cela. Je suis d’accord avec ce qu’il cherche à transmettre, même si je pense qu’il y aurait à débattre plus avant, et l’application de cela à l’infiltration est parfaitement logique. Pas certaine que leurs choix des membres de l’Hydra soient irrationnels si on connait parfaitement leur histoire, comme avec les criminels je pense qu’une grande partie en sont venus à faire ce qu’ils font par évolution normale au sein de leur milieu non par idéologie, après il est vrai que les actions entreprises sont perçues comme irrationnelles d’un point de vue extérieure ; ou du moins immorales. Monstrueuses. Aussi, je crois même qu’un mec agissant criminellement de façon irrationnel sera moins dangereux qu’un mec parfaitement rationnel car l’émotivité du premier conduit à une limite : il ne se rend pas forcément compte du mal qu’il fait. Le rationnel, lui, le sait parfaitement et l’assume. Aucun remords et surtout une grande marge d’évolution dans le second cas.

Mais dans un cas comme dans l’autre, que le néo-nazi agisse par irrationalité ou par rationalité, je crois pas qu’on ait à le juger humain ou non. Logiquement, il l’est car il appartient à l’espèce humaine et il est membre de l’humanité jusqu’à preuve du contraire. Même si ses actes sont monstrueux, et j’en découvre toujours plus sur l’Hydra alors même que je ne parviens déjà pas à me figurer l’ampleur des camps de la mort, il a des raisons de faire ce qu’il fait et de croire ce qu’il croit ; c’est une personne. Je ne vois pas l’humain comme un truc positif ou négatif, c’est un état, tandis que l’humanité c’est une volonté d’appartenance. Cette vision de l’humain peut sembler exclusive vu qu’elle isole pas mal tout ce qui est extraterrestre voir même inhumain mais, outre que je trouve le nom inhumain aussi mal choisi que celui de mutant parce qu’ils sont des humains au final, et bien l’humanité ne se limite pas aux personnes d’espèce humaine. Extraterrestre est un état aussi et, à partir d’un certain nombre d’années vécues sur Terre, il se perd vu que la personne est aussi bien intégrée à la société qu’un natif ; voir mieux, fonction du natif. S’il veut s’intégrer à l’humanité, il devient alors humain. Pourquoi chercher plus loin ?

A part pour foutre la merde, #leMauve’et. C’est sur que lui, s’il tente une infiltration c’est pas pour devenir sous-fifres mais pour diriger la boite ; l’image est assez amusante. Et la leçon parfaitement logique : comme c’est les sous-fifres qu’on infiltre généralement, il faut prendre en considération leur passif et leur irrationalité ; il faut apprendre à les connaitre, quoi, histoire de jouer le même rôle qu’eux. Se fondre dans la masse est la meilleure solution puisqu’on n’est jamais mieux caché que lorsqu’on n’essaie pas de le faire et l’anonymat naturel des premiers nivaux est la plus grande sécurité qu’on puisse avoir. On constate ça avec les agressions : des agresseurs de rue s’attaquent à des inconnus, il n’y a rien de personnel dans du racket par exemple. Bon, dans les crimes raciaux, un peu plus même si ça attaque un groupe ethnique plus qu’une personne là-encore ; Aubervilliers c’est fait une spécialité du racket et des violences à l’encontre de la communauté asiatique l’année dernière. Mais je commence à faire du hors sujet donc concentration.

J’ignore complètement le temps passé à ce débat mais il est plus clair à chaque nouvel instant qu’il n’aboutira pas vraiment et il n’a pas forcément pour objectif d’aboutir, d’ailleurs. Comme la plupart des gens, Mr Scott peine avec l’étudiant mauve et je le comprends parfaitement pour avoir connue situation analogue ; même si je n’avais pas espoir d’apprendre quoi que ce soit à mon camarade, j’ai essayé de bosser avec. Je fais peut-être parti des cas problématiques, comme lui, mais au moins j’y mets de la bonne volonté ; parfois à côté de la plaque et souvent avec de la mauvaise foi mais quand même. Le Mauv’et, lui, pas vraiment voir vraiment pas. Le but c’est de se faire remarquer, le comment ne semble pas importer. Mieux vaut un bad-buzz que pas de buzz du tout, en somme. Une mentalité de merde. Une mentalité qui fatigue tout le monde même si, au final, elle est efficace : il suffit de regarder la popularité de Carol Danvers pour faire ça.

J’espère que Val n’évoluera pas comme ça elle aussi car ça saperait son envie de s’améliorer et de bien faire. Et en plus, cela permettrait que chaque "mégalomanie" s’entretienne : comme Carol Danvers a ses supporters pour lui confirmer ce qu’elle dit et recevoir des compliments à leur tour, Valerie, le Mauv’et et d’autres pourraient trouver leur compte à faire les "antisystèmes" et à se confirmer qu’ils ont raison contre les autres. Qu’un tel mouvement existe ne m’étonne pas, on en voit suffisamment pour que ça fasse parti du quotidien et avec l’actualité politique française c’est encore pire, mais ça ferait chier d’y retrouver des personnes de valeur se sabotant toutes seules là-dedans. Je pense à Valerie, pas au Mauv’et. Je ne comprends pas ce qu’il cherche d’ailleurs car, au final, il se tire dans les pattes tout seul ; et j’en connais un rayon dans ce domaine. A se faire remarquer négativement, il finira juste par se faire virer ou au moins marginaliser.

Mr Scott est fatigué mais se refuse à employer le sophisme d’autorité, ce qui accroit encore mon estime pour lui, mais c’est bien pour son expérience qu’il est invité à faire ce cours donc ça serait un argument parfaitement valable à mes yeux. C’est le problème de Val que de refuser de reconnaitre cette expérience et que, si l’on fera nos erreurs de toute façon, c’est mieux si on peut éviter de refaire celles qui ont déjà été faites par nos prédécesseurs. Encore qu’essayer de comprendre ce qu’on infiltre, je suis pas tellement certaine que ça en tienne de l’erreur et pas du bon sens : comment tu veux infiltrer quelque chose que tu comprends pas ? Je suis très d’accord avec ce que dit Mr Scott et pense même pointer la semaine prochaine… sauf si j’oubli. Ou que je trouve toute mes réponses dans les trente minutes qu’il accorde comme discussion d’après-classe mais l’oubli est plus probable. Quand à aller chercher une pizza avec Aislinn…

C’est peut-être bête mais ça me fait sourire. Beaucoup plus que le fait que Pizza Express n’existe pas aux US. J’apprécie beaucoup l’idée de cette familiarité avec les autres membres du groupe, ça m’encourage à continuer de les emmerder pour les connaitre et préparer ma future intégration à l’équipe car elle finira bien par arriver ; ‘fin j’espère. Les membres de l’Alliance ne sont pas que des collègues, ce sont des proches ; même si généralement on est proche avec ses collègues, ou au moins ce qu’on apprécie. Il y a beaucoup de vraies familles et je pense pas que l’on ait un sentiment global "familial" du coup mais c’est une équipe, ce sont des amis. Je place l’amitié au-dessus de la famille car on choisit ses amis, pas sa famille, mais au final la notion importe moins que la solidarité qu’elle représente. Tout comme lorsqu’on agit en équipe avec d’autres membres de la Section Junior ou encore des tuteurs comme Aislinn ou Valerie, l’idée d’aller prendre une pizza ou autre après le taff me plait et me rassure quand au fait que je veux trouver une place ici et faire plus que le vigilantisme qui était mon idée de départ.

En parlant de départ, je suis la dernière à m’y mettre afin de sortir de la classe. Je laisse d’éventuels autres concernés aller poser leurs questions avant de dire au-revoir au dossier chauffant qui m’a tenue compagnie les dernières heures et n’en aller vers celui à qui je vais le faire pour le temps qu’il lui reste. J’ai déjà dit bonjour en rentrant en classe, comme il est normal de le faire, et je sors enfin de la masse à défaut de savoir si je le fais de l’anonymat. Mains dans les poches et sans complexe, je demande avec le sourire :

Dites Monsieur Scott, c’est parce que votre expérience est dans l’infiltration de groupes comme l’Hydra qu’on est pas tellement au fait de votre passé en Section Junior ?


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Re: Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Franklin E. Scott le Lun 19 Juin 2017 - 0:59


    Peut-être que je suis l’homme le plus chanceux de la planète d’avoir été un père absent et un grand-père « super-cool », je comprends très mal l’adolescence de toutes les époques possibles. Entre cette génération et la génération précédente, j’ai toujours eu un mal de fou de comprendre l’ensemble des modes uniquement autour de la musique. Même la génération de mes premiers enfants, durant les années 70 et les années 80, me semblaient très séparés de la culture musicale née entre les années 50 aux années 60. Je concède cependant que notre époque est clairement mieux que celle d’aujourd’hui au niveau des modes de vie. Certains ont la mauvaise habitude de comparer que c’était mieux avant, m il faut parfois être complètement aveugle que croire que l’époque actuelle est rentrée dans une zone sauvage. Cependant, je note dans l’universalisme des évènements que l’adolescence est souvent une période parfois creuse pour essayer d’avoir des discours nuancés. Le problème ne vient pas de l’adolescence, mais bien de le rester trop longtemps. Depuis la création officielle des groupes d’Héros, certains mouvements autour de la gloire du personnel ou des effets patriotiques rentrent souvent dans une ambigüité malsaine.

    C’est le principe politique qui est totalement effrayant dans sa vision au long-terme, les amalgames entre les groupes de super-héros deviennent souvent un fantasme pour les politiques, alors que le combat doit se dérouler d’une autre façon pour nos buts respectifs. Je le ressens assez mal avec le mutant mauve et certains d’entre-eux ne participent pas réellement aux cours. Les perspectives de cours, ressemblant aux cours traditionnels, peuvent désabuser, mais j’ai toujours perçu une différence majeure ce que nous donnons comme cours actuellement et ce qu’on retrouve dans les écoles classiques. Je suis peut-être idéaliste de mes cours, mais je trouve que c’est possiblement plus intéressant de suivre mon cours pour comprendre les futurs adversaires qu’on doit affronter.

    Les débats ne me dérangent pas vraiment. Remettre en doute ce qu’on nous dit, reste même un principe fondamental de l’avancée scientifique ou sociale de notre époque. Remettre en doute les idéologies politiques, le fondamentalisme religieux ou encore les tabous de certaines idées ésotériques ont souvent lancé l’être humain dans une ère d’ouvertures. Cependant je trouve que la discussion dans la classe comme une résolution assez triste d’un débat inadéquat. Il n’est pas pertinent de débattre si l’HYDRA ou si les mouvements néonazis sont piégés dans une irrationalité et souvent dans une incompréhension par notre système de valeurs. Ils parlent quand même de moi, je suis arrivé à l’époque où les premières télévisions nous rapportaient des images de l’Holocauste, alors c’est sûr que toute mon enfance a été horrifiée par cette cruauté. Cela restera tellement dans ma mémoire que c’était une exigence d’en finir avec l’HYDRA.

    Alors la pertinence de ce débat pour élever des idées? Je ne le vois pas réellement. J’ai souvent été plus rude dans mes idées que pour les autres membres de la Justice League, certaines monstruosités permettent souvent une déshumanisation violente et je conviens parfaitement à l’idée que les membres de l’HYDRA qui ne font pas leur terrorisme pour l’argent, le font par des convictions plutôt monstrueuses et meurtrières. Mais outre le nazisme scientifique et le néonazisme militant, je crains qu’il soit possible de se faire des fausses idées sur le sujet. Entre un nationalisme radical et l’idée de créer une race supérieure avec le mysticisme ou la science, les différences sont considérables.

    Les nuances sont difficiles à entreprendre d’un point de vue personnel, mais encore là, je veux éviter des arguments malhonnêtes. Je ne connais pas parfaitement tout, j’ai passé trente années dans une équipe à infiltrer, mais peut-être que dans quelques années, certains étudiants vont me dire que mes techniques sont un peu ringardes. Au moins, les effets de modes et de rassemblements sont assez fréquents à travers l’époque. Je le ressens sincèrement mal avec le mauve, mais je sais que plusieurs Vengeurs tentent cette démarcation. Peut-être par transparence ou par gloire personnelle, j’espère uniquement que cela ne devienne pas aussi fréquent dans l’Alliance des Champions. La fin du cours signale peut-être la liberté des jeunes étudiants, mais aussi pour moi. Faisant rentrer mon ordinateur dans la valise, je suis plutôt surpris de voir une étudiante venir me poser des questions. Malheureusement pour mes connaissances, c’est une question plus personnelle envers ma personne.


             En quoi mon passé pourrait intéresser l’ACE Junior? Il n’y a pas de page Wikipédia plus intéressante que la mienne? Comme celle de Wonder Woman? Celle de Superman? Ou ceux des Green Lantern? Ils ont une histoire plus passionnante que le mienne.

    Au niveau de l’Alliance des Champions Européens, même Liara-Soni avait une histoire plus intéressante que la mienne, malgré le coté épouvante de ses débuts sur notre planète. Mon histoire est plutôt particulière, infiltrant la Main, l’HYDRA et la Mafia Mutante pour aussi voyager dans l’espace ou combattre des démons d’une autre dimension, je ne pense pas que ce passé est très intéressant uniquement pour cette époque où les histoires de ninjas ou  à combattre des nazis, sont plutôt pour les films d’Hong Kong des années 90 ou encore pour Indiana Jones.

             Lucy Prissy? C’est ça? L’une des étudiantes du groupe de Valerie Braddock? Comment ça va avec cette fameuse formation?

    Cela m’intéresse grandement de voir ce que les trois grands manoirs Européens proposaient comme formation, surtout avec ce que nous proposons à une autre époque. Est-ce qu’ils tentent des nouvelles formules ou se préservent dans le passé? Le groupe Européen aime beaucoup l’idée de reprendre des anciens membres de la Justice League et des X-Men pour des formations, mais il est peut-être préférable de demander directement à l’une des étudiantes au lieu d’extrapoler.

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Re: Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Jeu 29 Juin 2017 - 5:57


Mr Scott en a chié durant tout son cours et j’ai l’impression de le faire continuer sur cette voie lorsqu’il me répond, même si le changement de sujet ne provient pas d’un désintérêt pour la leçon qu’il a donnée. Etre plus intéressée par la personne que par son discourt c’est un truc qu’on voit couramment, les idées se renouvelant beaucoup moins que les gens qui les déclarent, mais je pense pas que ce soit un mal ou que ce soit se méprendre avec ledit discourt. Après, mes relations avec les profs ont toujours été en décalage et foutre les pieds dans le plat c’est un art. Histoire de ne pas faire une toile, j’évite de répondre tout de suite aux questions qui me sont retournées, étant le meilleur moyen de rediriger la conversation ailleurs.

Je ne saurais pas dire si les pages Wikipédia de Wonder Woman ou de Superman sont plus intéressantes que celle de Franklin Scott vu qu’il ne me semble pas en avoir une et qu’un passé secret implique forcément qu’on ait moins à raconter dessus. Que d’autres aient une histoire plus passionnante que nous me semble logique, y’aura toujours mieux et pire dans la vie, mais en l’occurrence ce ne sont pas lesdits autres qui m’intéressent.

Je ne saurais pas dire si l’intérêt de Mr Scott est également vrai ou s’il cherche à maitriser la conversation mais qu’il connaisse mon nom me surprend et j’en sors les mains de ma veste de tailleur, les gardant à mon côté alors que je réponds en bougeant la tête.

Ouep, c’est moi. Et ça ce passe, même si j’ai pas du tout apprécié comment Val a réagit avec Maissa… enfin Michelle Drew. Après le stage de l’année dernière était une excellente expérience et qu’elle ait pris le temps de me préparer avant m’a beaucoup aidé vu que tout ce qui est scolaire ça me fout dans la litière. J’ai pas mal hâte pour celui de cette année mais la patience c’est pas mon fort, ce qui motive bien à venir squatter hors périodes de stage alors que je suis pas de cursus.

Je ne suis pas bête, je sais comment me faire inviter même si ça ne fonctionne qu’avec l’Excalibur et les Hellions pour l’heure. J’ai aussi prévu d’essayer les X-Men vu qu’ils sont bien liés à l’Excalibur mais c’est pas la même, ne serait-ce que pour en rencontrer. Les Luchadores m’intéressent aussi mais c’était pas ma priorité niveau grattage. Le secret c’est de trouver la bonne personne pour quémander, enfin quand on peut pas se pointer à la porte pour miauler qu’on nous ouvre ; une technique appliquée chez les Curie qui m’a fait passer un bon temps dehors, cela dit. ’Fin bref.

Vous serez prof pour le stage Excalibur de cette année ? Comme je suis française, je suis certaine de repointer ici pour le faire et vu votre cours ça serait plutôt cool de vous avoir quelques semaines. Ça fait parti de ce qui me rend curieuse de vous.

L’une de mes mains ponctue ma phrase d’un index désignateur alors que mes lèvres se plissent en un sourire, contente que je suis d’être retombée sur mes pattes sans la moindre difficulté malgré le changement de sujet. Mon esprit fonctionne comme ça et je suis certaine que c’est plus facile de me suivre que de me perdre. D’un autre côté, je me perds très bien toute seule et réfléchir à cela me fait tourner les yeux sur le côté un instant avant que je n’en revienne à Mr Scott.

Si faut attendre d’être dans l’Alliance pour pouvoir vous connaitre, ou si vous avez juste pas envie de parler de vous, aucun souci cela dit. Pas plus que vous soyez pas Superman ou Wonder Woman. Vous êtes là et c’est avec vous qu’on travaillera plus tard donc, même si on discute de tout le monde dans la SJ, ben c’est vous que je voulais rencontrer.

Superman, je crois qu’il est même plus sur Terre tandis que Wonder Woman, même au Tournoi Européen de fin d’année c’est probable qu’elle n’ait pas d’attention à m’accorder et de toute façon elle est ni membre ni prof de l’Alliance. C’est pas parce que je bouffe à tous les râteliers où j’arrive à grimper que je suis pas fidèle. ACE prio, en somme.

M’installant d’une fesse sur le bureau de Mr Scott, je regarde un instant les affaires qu’il a fini de ranger puis croise les bras en le fixant lui. J’ai bien envie de continuer à parler mais commencer à avancer les déductions que j’ai déjà pu faire sur lui, dans l’optique où il ne veuille pas parler de son passé, serait une gaffe assez grosse même pour moi. J’aimerai bien lui parler de sa main mécanique aussi, après tout elle est bien plus intéressante que les affaires suscitées, mais tant que je sais pas à quel point le terrain est glissant je ferais sans doute mieux de m’abstenir. D’un autre côté, je tente ma Chance donc je peux pousser le bouchon un peu plus loin ; I’m the Lucky One. C’est d’ailleurs surement pour ça que Mr Scott a reconnu ma trogne, je dois m’être faite une belle réputation à venir voir, ou emmerder selon le point de vue, les membres de l’Alliance dès qu’une opportunité se présente.

J’espère pas trop vous emmerder cela dit, vous avez eu votre dose avec Mauv’et je suppose. Lui sa page Wikipédia, il doit en être le plus grand lecteur ; mais du coup si ma curiosité est mal placée, dites-le clairement.

J’apprenais en faisant des erreurs mais je trouvais toujours de nouveaux moyens de faire de vieilles erreurs donc je trouvais aussi des solutions. Pas toujours moins maladroites que les problèmes cela dit mais après c’était une question d’équilibre et surtout de retomber sur ses pattes, ce dans quoi je me débrouillais très-très bien. Presqu’aussi bien que me foutre dans les problèmes !

Si vous voulez que je détailles mon approche de la formation, c’est possible aussi. Je sais que je me fais pas mal remarquer à cause de ça et de mes particularités m’enfin ça ce passe bon-gré mal-gré tout de même je dirais.

C’est discutable et, à mon aise à moitié assise là où je ne suis pas sensée être, je suis parfaitement partante pour en discuter. On peut faire connaissance sans poser de questions directes même si ma curiosité et ma franchise me poussent d’abord vers elles.

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Re: Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Franklin E. Scott le Dim 2 Juil 2017 - 9:01


    Ma représentation d’en « chier » est peut-être très différente de la vision de certains jeunes. À une autre époque, j’avais beaucoup en chier pour garder la crédibilité de mon chef dans la Main Américaine devant mes Lieutenants. Quand leurs modes de vies se définissent pratiquement par les trahisons de Trône de Fer, c’est souvent plus difficile d’être un leader fort alors que les principes de la Justice League doit rester durant mon infiltration. La discussion avec le mutant mauve m’a peut-être fait ralentir mon cours, mais je dois reprendre des gallons dans l’argumentation ou dans les communications traditionnelles avec un avis contraire au mien. Ayant passé plusieurs années à m’occuper de ma maison et de mes inventions, il était plutôt rare de discuter de l’HYDRA ou des groupes néonazis quand les anciens membres de la Justice League me rendaient visites. C’était encore plus de rare que nous nous déchirons dans des grands débats.  

    Dans les premières parties de réponse de la jeune Lucy, elle décide d’abord de me confirmer son identité. Mais fait encore plus intéressant des paroles de la jeune française, elle me confirme que la jeune Maissa Al Ghul – Ou Michelle Drew pour les intimes- était venue passer quelques jours dans l’Alliance des Champions. Contrairement à la discrétion habituelle de la Ligue des Assassins, la jeune femme ne s’était pas gêner pour se manifester avec ses deux noms différents. Elle risque d’être la plus facile à trouver avec toutes ces informations, mais je pense que cela va être un peu compliqué de commencer un véritable dialogue avec celle-ci. Je sais déjà les défis à traverser pour discuter avec des assassins ou des anciens assassins, surtout quand ceux-ci peuvent être fermés aux dialogues. Si les deux jeunes Drew, éduqués par Ra’s et par Talia, n’ont jamais tenté de me rejoindre ou de rejoindre dans Jessica dans le passé, je ne crois pas que cela va réellement changer aujourd’hui.

    Je ne me soucie pas réellement de ce que Valerie Braddock a fait. Son comportement va être condamné milles fois par des personnes bien plus compétentes et responsables que moi. Cet élan de violence est souvent réel et très fréquent quand on a tenté longtemps que les Héros ne bousculent pas dans une barbarie comme les criminels font habituellement.


             « Je ne me soucie pas vraiment de Valerie Braddock. Chaque époque amène une certaine réflexion sur le passé. Quelques fois, les réflexions peuvent aller dans une violence, mais j’ai l’espoir qu’elle perçoit ses erreurs et corrige dans l’avenir son comportement. Je suis confiant que cette jeune femme retrouve un esprit plus apaisé dans quelques mois ou dans quelques années. En plus, elle pourrait vous livrer quand même une bonne leçon sur l’autocritique, c’est très important dans ce milieu. »

    Je sais très bien que Valerie Braddock a agressé logiquement ma « petite-fille », mais mon envie n’est pas de lui en vouloir. Je peux parfois devenir rancunier, mais aujourd’hui avec une combattante de l’âge de mes petits-enfants, je ne crois pas que c’est logique que je la provoque. Cette génération a le don de se questionner bien plus souvent qu’on pouvait le faire et malgré qu’elle soit extrêmement violente actuellement, j’ai confiance qu’elle se remette assez en doute pour avancer plus positivement. Avec de l’agressivité et la recherche de reconnaissance, on ne gagne pas beaucoup. Dans mes paroles, je peux me faire sentir arrogant ou moralisateur, mais le but est surtout de donner un avis plus enthousiaste envers cette Braddock.

    Lucy continue ensuite sur une question autour du Stage. On m’a amené ici pour enseigner, alors je crains que ma réponse va lui laisser encore plein de questions en suspension. J’enseigne au Royaume-Uni parce que c’est bien plus simple pour moi. Je suis encore en une grande forme, mais j’avoue qu’avec l’âge, il existe certaines possibilités que je ne peux plus faire comme avant. C’est pour cette raison que les entraînements au combat, c’est complètement impossible pour moi. Je peux bien me battre contre un ennemi, mais à faire des entraînements de plusieurs heures avec des jeunes plein d’énergie, c’est un autre débat entièrement.


             « J’habite actuellement au Manoir des Braddock, si on considère que mes conseils sont assez précieux pour le donner à la Maison des Hargreeves ou encore à la Brigade Chimérique, je n’y vois aucun inconvénient d’y aller, cependant avec mon âge avancé, je ne peux pas me permettre de voyager très souvent. En plus, Brian Braddock n’aimerait pas que je m’éloigne du médecin personnel qu’il a engagé pour moi. »

    Ouais, ce n’est pas très captivant la vie d’un vieux, surtout d’un vieillard indépendant qui n’a jamais pris un réel temps d’aller voir un médecin. Je serai bien tenté de passer les scanners de Liara pour encore faire des remarques déplacées sur ses courbes et sur ses formes, mais je pense que ses gifles psychiques pourraient me faire perdre quelques dents à place d’un simple bleu sur la joue. Perdu un peu dans ma nostalgie, Lucy me sort d’Andromède pour revenir sur le sujet de mon compte dans le Groupe Européen. La jeune française voit une dissimulation d’information dans mes dires, et elle est motivée de me connaître parce que nous allons peut-être travailler ensemble.

             « Travailler ensemble? Je pense que mon âge est passé pour faire des opérations ensemble malheureusement. Je suis venu surtout pour donner des cours et essayer de savoir si mes conseils sont assez actuels pour affronter les ennemis que vous allez affronter. Non, que je n’ai pas envie de parler de moi, mais je ne vois pas en quoi ma vie peut être très intéressante.

    Sur plusieurs questions, je veux rester discret même pour les membres de l’Alliance des Champions. Peut-être que Lucy va recevoir plus d’informations, mais si elle a rencontré Michelle Drew, je ne veux pas que la malchance me frappe pour bloquer mes communications avec la clone de Jessica. De toute façon, je ne vois pas où Lucy peut avoir des informations sur la Famille Scott vu les premières questions qu’elle vient de me poser au début de notre discussion. De plus, malgré que Wikipédia ne dise pas tout sur Superman ou sur Wonder Woman, je crois qu’il est intéressant de connaître leurs cas avant de critiquer. À une époque, la population ne les appréciait pas : Ils ne les voulaient pas sur la planète, ils voulaient les trucider ou encore en faire des expériences sur eux, et je trouve cela plutôt fascinant comme notre groupe s’est normalisé au fil des années. L’Histoire est importante à étudier, car elle nous apprend souvent comment à affronter des nouveaux défis.

    Elle s’installe d’une manière assez ado sur mon bureau, mais je ne réagis pas à ce comportement. Je connais son nom, parce qu’elle fait plutôt un mélange entre les deux théories qu’elle propose : Elle est ambitieuse, mais elle peut emmerder aussi sur beaucoup de points de vues. Aislinn avait eu un rapport difficile avec celle-ci au début, mais elle nous avait dit de laisser une chance pour le futur. Ses réticences étaient plutôt moyennes, mais elle restait une raison pourquoi les examens de l’Alliance des Champions avaient leurs importances.

    Elle me donne aussi quelques mots sur son approche de la formation, je suis plutôt curieux de savoir ce qu’elle cherchait sur cette importance autour de l’éducation ou encore de ses envies de me connaître.


            « Votre curiosité ne me dérange pas, mais comme je vous l’indique une nouvelle fois que ma vie n’a jamais très intéressante. Cependant, la forme de votre présentation et de vos intérêts me font poser beaucoup de questions. À l’époque de ma naissance, l’Europe était en ruine et les États-Unis commençaient à sortir des industries des charbons pour s’intéresser au nucléaire. À cette époque, j’avais environ dix ans. Mon père me parlait sans cesse de la guerre, alors que ma mère me parlait plutôt des progrès de l’énergie. Elle me répétait toujours comment sa grand-mère vivait avec des lampes au pétrole. C’était des sujets très proches de mes parents, mais moi à dix ans, qu’est-ce que j’en avais à faire de ces sujets?

              Et je me suis toujours posé la question pourquoi il m’en parlait autant, alors je me suis dis après réflexion que ce type de sujets était quelque chose de très important chez eux. D’une façon, cela séparait aussi beaucoup les cultures autour de chaque génération. Je vous parle de lampe à pétrole ou de la guerre de mon père, mais est-ce que cela vous intéresse vraiment? Je ne crois pas que mon histoire vous intéresse, parce qu’une histoire est une forme d’idéologie où on écrit ce qui nous intéresse, ce qui nous définit ou encore ce qui nous motive encore à revenir dans l’enseignement.

              Et vous? Ce qui intéresse vos rapports avec les autres, c’est de connaître personnellement la personne? C’est d’avoir une approche particulière pour une formation? Une approche que les autres ne possèdent pas? Et est-ce cela va avoir un sens pour moi pour mieux vous connaître? »


    Je suis sûr que cela ne va pas vraiment la bloquer, j’ai une approche en éducation et cette approche s’est construite par mon époque. Cette époque, au niveau de l’éducation, était bien plus rude et brutal qu’à cette époque. Tant dans les médias que dans les modes de vies, c’était assez difficile de sortir du cadre normatif qu’on nous exigeait dans le passé. Je suis donc tenté de discuter avec elle, mais je ne sais pas encore où cette discussion va nous mener.

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Re: Infiltration dans un cours d'infiltration

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mer 12 Juil 2017 - 6:41


Que Mr Scott ne se soucie pas de Valerie Braddock me fait lever les sourcils de surprise, heureusement il explique les choses par la suite. A défaut de retenir les mots qui me seront dit, si je comprends le raisonnement je serais à même de le retrouver naturellement par la suite et, une fois encore, je pense comprendre relativement bien. Y’a pas forcément besoin d’une réflexion pour aller se foutre sur la gueule mais c’est un peu comme ça que fonctionne l’adolescence ; et les courants littéraires et artistiques si ma mémoire est bonne. Après, ça n’empêche pas d’apprendre de ses erreurs et Mr Scott a peut-être plus confiance en Val que moi puisqu’il croit qu’elle le fera d’elle-même d’ici quelques mois ou années… ouais, moi je suis pour l’aider afin que ça soit quelques mois. Pas parce que le stage s’y passera et qu’il serait bien qu’elle puisse déjà nous faire la leçon de l’autocritique mais parce que sinon elle va vraiment se pourrir à pourrir les autres sachant qu’elle risque déjà d’être bien pourrit pour avoir pourrit Maissa. C’est le genre de situation qui se décompose vite à mes yeux mais je comprends que je sois trop dans l’instant et pas assez dans l’avenir alors que quelqu’un comme Mr Scott perçoit les choses sur le long terme.

Pas pour rien que je suis impatiente, d’une certaine manière. Attendre un an, c’est attendre plus d’un vingtième de ma vie. Et même quand ça sera plus le cas ça sera toujours long considérant qu’avec l’activité physique que j’accomplis je serais complètement bousillée à trente-cinq piges. Mais du coup j’ai et j’aurai toujours l’énergie et la persévérance pour essayer de faire bouger des choses, pour me planter et pour apprendre de mes erreurs, en attendant que mon corps lâche. C’est pour ça que je tenterais d’agir pour Val, d’autant plus que j’ai déjà faite l’erreur qu’elle veut connaitre et que je m’en suis bien culpabilisé. D’un autre côté, peut-être qu’à essayer d’aider je n’aiderais pas vraiment genre en entretenant Val en opposition, donc alimentant son entêtement. J’espère partager avec elle quelque chose plus que lui enseigner quelque chose mais le meilleur moyen de le faire est peut-être celui préconisé par Mr Scott, après tout c’est en me donnant une direction et me laissant faire mes erreurs qu’Emma Frost a réussi à me faire comprendre comment je fonctionnais et comment m’adapter pour progresser au mieux.

Mr Scott me semble un excellent professeur plus j’y pense et je ne doute pas que ses conseils seraient assez précieux pour la Brigade Chimérique, à défaut de pouvoir me prononcer sur la Maison Hargreeves. Je souris un peu à l’idée qu’il puisse voyager mais arrête presqu’aussitôt à celle qu’il ne puisse pas le faire très souvent à cause de son âge. Encore une chose qui me satisfait de me dire que je ne l’atteindrais jamais et je grimace à l’idée que, malgré qu’il semble en excellente santé, Franklin ait besoin d’un doc personnel. Je reste donc silencieuse un instant avant d’enchainer et sa réponse continue d’enfoncer le clou sur la croix de son âge ; d’un autre côté, c’est parfaitement logique même s’il n’y a pas que les opérations sur le terrain qui importent. Les cours sont importants aussi, juste qu’il faut pas le dire, et les conseils peuvent être précieux pour des opérations ; pour la même raison que les cours mais en mieux. Même s’ils ne sont pas actuels, ils sont valables et c’est à ceux qui les reçoivent d’en faire bon usage je pense.

Ce qui, dans ma tête, est potentiellement hypocrite. Réinterpréter les conseils est pour moi un bon usage puisque c’est faire preuve d’esprit critique envers eux et être capable d’intégrer les éléments valables qu’ils apportent dans un raisonnement plus actuel, à savoir le mien, cela dit ça peut aussi passer pour du gaspillage considérant que j’oublierais le conseil par la suite et pourrais sembler ne pas le suivre dans l’instant. Mais tant que le raisonnement peut être refait par la suite, l’apprentissage est bon et le conseil a été utile ; comme n’importe quel autre enseignement. Evidemment, ça marche pas tellement avec l’Histoire-Géo parce que c’est dur de raisonner, trouver la logique implique toujours d’approfondir pour comprendre des mécanismes et quand on retient pas tellement plus les mécanismes que les trucs de base ça grippe un peu le tout et fait généralement prendre en grippe la matière. M’enfin ça sera jamais pire que le français…

Toujours les bras croisés, je penche légèrement la tête sur le côté alors que Mr Scott reprend la parole. La curiosité est un vilain défaut mais aussi une grande qualité puisqu’elle pousse à s’intéresser à la nouveauté, non à rester sur ses acquis. Je pense que j’aurais retenu que la vie de Mr Scott n’est pas très intéressante mais ça ne m’empêchera pas de m’y intéresser puisque je m’intéresse à lui. Et par association, il en parle donc je le regarde avec attention, l’écoutant en clignant doucement des yeux. Europe en ruine puis reconstruction + USA s’intéressant au nucléaire vu que ça avait bien illuminé le Japon = 10 premières années de vie. Un père traumatisé par le passé et une mère tournée vers l’avenir parce qu’elle a aussi été marquée par le passé.

Je comprends la distance générationnelle tout comme les interrogations que Franklin avait à l’époque et, s’il a raison sur le fait que je ne me sente pas concernée par WWII ou les lampes à pétrole dont je ne me souviendrais probablement même pas demain, je comprends surtout des choses par rapport à lui. Je comprends qu’il a eu une distance avec ces parents car ils lui parlaient de sujet traumatisant pour eux mais n’étant plus d’actualité pour lui, une distance qu’il a probablement reproduite avec ses propres enfants tandis qu’elle explique aussi son appréhension que ses conseils soient aujourd’hui d’un autre âge. Je ne crois pas que l’histoire soit une forme d’idéologie, je crois que l’histoire est un témoignage et surtout une enquête sur comment on est devenu ce que l’on est ; ce qui inclut de l’idéologie en effet, pour les gens qui en ont une.

Cela m’amuse assez de voir le retour à des questions me concernant après avoir répondu à celles que je me pose, cet échange d’informations "équitable" étant l’un des trucs que certains psychologues utilisent afin de gagner la confiance de leurs patients et d’avoir une relation sincère avec eux. En parvenir à cela est toujours cool avec un professeur, même si on n’est plus vraiment dans la relation professeur-élève du coup. Je prends donc une respiration et décroise mes mains pour répondre puis m’interrompt afin de réfléchir un instant à mes paroles.

Ça dépend de comment vous percevez les choses, je pense. Si je veux connaitre les autres, c’est pas tellement pour une approche particulière de la formation ; ça je l’ai déjà, à cause des différences de profil d’apprentissage. Mais je me suis rendu compte, avec la Cour des Miracles, que si ce que je fais est important ce sont les personnes avec qui je le fais qui sont le plus important. L’Alliance ce n’est pas qu’un moyen de faire quelque chose, c’est aussi une fin en soit ; ses membres ne sont pas de simples rouages ou alliés afin d’atteindre l’objectif. Ce sont des collègues, ce sont des coéquipiers, ce sont des amis. Ce sont des gens avec qui on partage quelque chose qui va plus loin que les actions communes qu’on entreprendra ; en tout cas c’est comme ça que j’aborde le truc. Et cherche à le vivre du coup. Si vous êtes prof durant ma formation, vous êtes un principalement outil, un moyen ; vous avez un but et une utilité du coup l’est pas besoin d’approfondir pour que votre fonction soit accomplie. Quand on discute comme ça, quand vous prenez une Pizza Express avec Aislinn, vous êtes une personne, une fin en vous-mêmes ; c’est comme ça que j’essaie de percevoir les autres parce c’est ce qu’ils sont réellement. Les outils, ils s’utilisent et ils se changent. Les personnes, elles s’entraident et elles tissent des liens. Je suis peut-être dysfonctionnelle dans le cadre des cours magistraux mais du coup j’ai une autre approche, une que la plupart des gens ne prennent pas la peine d’avoir parce qu’ils préfèrent attendre qu’on leur offre l’occasion. Ça ne vous apportera peut-être rien de me considérer autrement que comme une élève parmi d’autres, après tout vous pourriez attendre que je sois membre de l’Alliance pour vous intéresser à moi et c’est même le plus normal vu le nombre d’élèves qui finiront pas membre, mais moi ça me coute rien de tenter quand même.

Okay, tenter ça peut rapporter des emmerdes mais qui ne tente rien n’a rien alors c’est un choix à faire. Moi, je choisis de risquer les emmerdes vu que je risque la réussite au passage. Et que j’apprends de l’échec, au bout d’un moment. Etre une autodidacte me conduit à trouver cela naturel, beaucoup plus que d’attendre qu’on me propose quelque chose même si je suis suffisamment opportuniste pour saisir les occasions qu’on me présente, mais je suis pas la seule à penser comme ça. Je suis juste beaucoup plus téméraire que la moyenne.

Reprenant une inspiration, je m’installe afin d’être plus en face de Franklin et cela m’amène à avoir une jambe sur la table, cheville contre la cuisse de mon autre jambe dans une aisance complète. Je croise mes doigts en posant mes mains sur le genou atablé, histoire d’être complètement posée et de ralentir mon débit de parole.

Vous savez, quand vous me parlez de vos parents, de ce qui était important pour eux, vous m’aidez à vous comprendre. Je me souviendrais probablement pas des traumatismes de guerre ou des technologies archaïques mais je saurais que c’est parce qu’il y avait une distance entre vos parents et vous que vous craignez qu’il y ait une distance entre vous, vos conseils et les gens comme moi. Voir mes parents d’ailleurs, vu qu’ils doivent avoir l’âge de vos enfants ou un peu plus. M’ont eue assez tard.

J’hausse les épaules à cette dernière constatation, marquant une nouvelle pause avant de reprendre en me tenant droite face à mon interlocuteur. Je pourrais très probablement me taire mais je ne le fais pas, s’eut été trop simple, et romps complètement ma position pour me redresser.

Si je vous dis que mon père, ce qui l’a marqué il n’en parle jamais parce que son père à lui, policier comme lui, c’est fait piquer et a pissé à mort dans le caniveau lors d’une patrouille qu’a mal tournée… Si je vous dis que ma mère elle veut tout le temps parler de ce qui ne va pas et qu’elle en a fait ses études et son métier… ça peut sembler inintéressant au possible. Mais ça aide à comprendre pourquoi j’en suis là.

Ça, c’est fait. Merci Papa, merci Maman, on se revoit dans quelques semaines ! Ramenant mes mains dans la poche arrière de mon legging, j’en reviens à mon flegme naturel et me contente de sourire un peu.

M’enfin bon, on n’est pas en speed dating, c’est avec Aislinn que vous avez rendez-vous. Et c’est vrai aussi que je pensais plus à votre CV qu’à votre pedigree quand je vous interrogeais sur votre histoire, même si je suis contente que vous m’ayez évoqués vos parents. C’est pas le genre de trucs que je répèterais en SJ cela dit.

Je parle trop mais c’est pas pour ça que j’en dis trop non plus, moyennant les habituels ratés qu’on me connait. Je ne dis que des fractions de ce que je pense et je ne pense que des fractions de ce que je sais, principalement parce qu’il faut que je retrouve ce que je sais à chaque fois, mais je sais mieux tenir ma langue que je ne le semble. Les secrets et autres trucs personnels sont safes avec moi, moyennant que je ne les oublis pas ; ce qui reste un cran de sureté mine de rien, quoi qu’un peu vexant.

Mains dans la poche et yeux dans les yeux, je maintiens la position tout en escomptant écouter Franklin et non Mr Scott. Moi non plus je ne sais pas où cette discussion va nous mener mais cette discussion est ce qui m’intéresse pour essayer de connaitre mon interlocuteur donc je ne cherche pas vraiment à voir plus loin. Je suis confiante que je retomberais sur mes pattes de toute façon donc let’s go !

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