Une histoire de famille [Pavel]

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Une histoire de famille [Pavel]

Message  Dimitri Lyov le Mer 23 Nov 2016 - 2:53


UNE HISTOIRE DE FAMILLE
« Le bleu des yeux parcourt les digressions sans fin des innombrables lignes du manuel de langues asiatiques sur lequel il s'efforce d'accrocher son attention avec toute la motivation d'un condamné à mort. L'effort mental qu'il fournit pour tenter de déchiffrer correctement les caractères commence à atteindre la saturation et il apparaît clairement désormais que regarder des films de kung-fu des années soixante-dix et quatre-vingt n'aura finalement apporté aucune compréhension supplémentaire si ce n'est l'intégrale des mauvaises chorégraphies martiales du cinéma. La communication n'était pas vraiment un problème au sein de la base militaire des Last Sons car avec la provenance très variées des membres et les différents horizons qu'ils représentaient l'anglais était toujours une base commune pour pouvoir se comprendre. Non, le véritable problème était que Dimitri avait beaucoup trop de temps à tuer. Un ennui certain couplé d'une motivation hasardeuse l'avait poussé à s'intéresser du bout des doigts à la culture locale en général. Presque la totalité des militaires étaient asiatiques et même si on pouvait trouver une diversité culturelle plus importante parmi les membres des Last Sons, beaucoup d'entre eux avaient des connaissances très fortes sur l'Asie, sa géopolitique et la façon de vivre des gens en général. Par dépit ou réel intérêt, fréquenter tous les jours les références de ces pays amenait nécessairement à s'y intéresser de plus près. C'était plus facile de s'intégrer si on maîtrisait la langue et donnait plus de facilité lorsqu'il s'agissait de sortir de la base militaire et de rejoindre Séoul ou une autre ville. Néanmoins, le jeune homme faisait cet effort principalement pour essayer de surmonter la frustration d'impuissance de cet obstacle plus que pour se mettre à faire ami ami avec tout le monde. Cet apprentissage était source d'une frustration assez importante, car il y avait toujours environ quatre ou cinq manières différentes de prononcer une même syllabe, ce qui rendait l'élocution des mots dramatiquement cruciale quand le mot pour dire « bonjour » voulait aussi dire « cheval », « crotte » et « ours ­». Ça donnait des réactions très imprévisibles chez ses interlocuteurs.

C'était la première fois que Dimitri venait sur cette partie du globe. Il était beaucoup plus familier avec l'Europe occidentale, les pays slaves et les États-Unis d'Amérique. L'exotisme de la Corée le laissait encore parfois dubitatif et il devait encore s'habituer à plusieurs concepts différents de ce qu'il avait connu. Cela ne faisait pas très longtemps qu'il avait rejoint les Last Sons, deux ou trois moi à peine, et il se posait encore beaucoup de questions sur sa présence ici, sa propre motivation et la légitimité de sa présence vis à vis de ses expériences passées douteuses. Clairement, sans la présence de Pavel, il n'aurait jamais mis les pieds ici, et lui même oscillait encore dans une certaine hésitation. Cela dit, la présence de son oncle rendait beaucoup plus aisée la réponse à cette question quand on la lui posait : c'est une histoire de famille. Même s'il avait déjà reçu des condoléances de la part d'un ou deux militaires quant au lien familial qui l'unissait à Pavel. Il utilisait souvent cet argument pour répondre par l'humour, mais en réalité ce n'était pas entièrement sincère et il avait toujours un certain malaise de répondre à cette question. Malgré toutes les blagues qu'il était possible de sortir sur la débilité de Pavel et cette exaspération froide et sans commune mesure qu'il était capable de provoquer chez le mutant, il y avait quand même un certain désir de retrouver une familiarité entre les deux Raspoutine. Même si Dimitri avait refusé pendant longtemps de l'admettre et qu'il ne l'avouerait sûrement jamais, il était reconnaissant envers Pavel d'avoir insisté plusieurs fois pour le faire venir découvrir les Last Sons, ses muffins, la fameuse Korra de Kailash et ses débilités à base de pizzas et de tatouages dimensionnels. Quelque part, sa vie était partie complètement à la dérive depuis les quatre dernières années et s'il s'était beaucoup abîmé dans une vie dissolue et inconsciente, c'était le malaise d'un vide de plus en plus grandissant à l'intérieur de lui qui avait fini par lui faire prendre conscience de ça. Un désintérêt et une apathie croissants qui, à mesure qu'il l'appréhendait, étaient devenus la source d'une angoisse de plus en plus forte. Quelque part, il y avait la peur de s'effacer de plus en plus et un jour finir par ne plus exister. Il n'avait pas de but réel, peu d'attaches et, inconsciemment, c'était ce qu'il pensait pouvoir essayer de combler en rejoignant Pavel et les Last Sons : trouver un sens qui lui permette de pouvoir lui éviter de se désintégrer.

Il gardait cependant un certain malaise d'évoluer dans une base militaire au sein d'une équipe qui se voulait à la fois une sécurité internationale et à la fois dotée d'une image sympathique auprès de plusieurs populations. Au cours des dix dernières années, il avait surtout évolué de l'autre côté de la ligne rouge et se trouver ainsi aujourd'hui parmi cette organisation avait l'impression de le laisser en permanence en pleine lumière quand tout le reste était plongé dans l'ombre. Il ignorait à quel point l'ACF faisait des recherches sur les membres qu'ils sélectionnaient, sur leurs compétences et la confiance qu'ils pouvaient leur donner, mais si Dimitri n'avait pas spécialement cherché à cacher son éducation teintée par la mafia et sa participation à des activités douteuses pendant plusieurs années lorsqu'on lui avait demandé - bien qu'il n'étale pas spécialement la chose non plus - il s'était bien gardé d'évoquer son activité dans les maraudeurs et d'autres conneries plus violentes dans lesquelles il avait pu tremper ou même l'existence de son deuxième corps. C'était en partie une des raisons pour lesquelles il restait malgré tout sur ses gardes dans cette base militaire, surtout auprès de personnes comme Hiroki Saionji ou Sergei Boldarev. Néanmoins, un certain niveau de méfiance - parfois paranoïaque - était récurrent chez lui depuis les années où il a travaillé avec Sinistre. Il était surtout habitué à des opérations illégales, clandestines et dans des groupes où il n'y avait pas beaucoup de liens empathique avec ses collègues ou de repères à garder, où il ne fallait compter que sur soi-même, alors l'environnement des Last Sons et leur façon de fonctionner était quelque peu nouveau pour lui. Il faisait beaucoup d'efforts pour essayer de présenter une certaine motivation pour masquer la réalité d'un certain vide désintéressé et pour construire une image cohérente, afin d'éviter des sujets trop sensibles comme les sempiternels « d'où tu viens ? », « tu as fais quoi dans ta vie ? », « quelles sont tes expériences de sécurité ou tes motivations » et d'autres conneries de cet acabit dont il se passerait bien. Ça expliquait aussi en partie pourquoi ses capacités de socialisation actuelles se trouvaient au niveau Rachel Roth sur une échelle allant de Korra de Kailash à Garfield Logan.

Le vvvvt vvvvt caractéristique du vibreur de son téléphone le tira hors de ses pensées et ses yeux glissèrent vers la coque noire de l'objet. Profitant de cette occasion tombée du ciel de lui donner une excuse pour dévier des efforts rébarbatifs de concentration qu'il fournissait, il se leva et eu une réaction à mi chemin entre l'exaspéré et l'appréhension lorsqu'il vit qu'il s'agissait d'un message de Pavel. Avant qu'il ne se décide à venir en Asie, environ 90% de ses messages étaient des blagues d'attardé, des photos instagram de bouffe, de panneaux écrits en coréen où il ne comprenait rien ou des selfies de lui-même avec parfois son chat, ce qu'il découvrit comme étant Sun Wukong par la suite et des photos volées de Korra avec en légende « Regarde, elle s'appelle Korra, elle est célibataire et elle aime les bruns et l'accent russe. Je lui ai parlé de mon neveu préféré et elle a hâte que "Dimitri de Lyov lui fasse découvrir les pancakes russes au miel" ». En général, la réponse appropriée était une insulte, mais il ne fallait que peu de temps pour que cela ne reprenne. Maintenant, c'était tombé à 50%, mais c'est surtout car Pavel pouvait lui en dire deux fois plus de vive voix. Dimitri mit fin au suspense et ouvrit le message texte.

« Hey Dim ! Écoute ça : c'est l'histoire d'un zoophile qui rentre dans un bar »

Si parfois - mais c'est un secret - les blagues de Pavel le faisaient un peu rire, là, c'était la déception totale. Et il répondit du tac au tac :

« T'as mangé la suite ou quoi ? C'est quoi la fin ? »

« C'est l'histoire d'un zoophile qui rentre dans un bar »

Perplexe, il fronça les sourcils quelques secondes. Puis, une espèce d'absence de réaction - aussi qualifiée de réaction par le vide de la folie pavelienne - s'installa sur la figure du russe pendant ce qu'il sembla être une éternité avant qu'il n'écarquille les yeux de désabusement. pour finalement écrire un nouveau message :

« ..... Tu ne mérites pas de vivre. »

Réaction justement dosée pour ce qui était un outrage à l'essence même de l'humour. Complètement blasé, Dimitri s'abîma dans la contemplation froide et silencieuse du mur pendant une seconde pour essayer d'oublier cette folie.

« Et ton putain de chat clodo est encore venu dormir dans mes quartiers. »

On disait souvent tel chat tel maître, c'était quand même assez vrai pour le coup. Lazarus semblait particulièrement débile, avait l'air d'un chat pouilleux et n'avait absolument aucun scrupules à venir s'installer chez les gens pour dormir même dans les endroits les plus inappropriés. Dormir et manger. Parfois, le jeune homme suspectait même que ce soit un mutant en couverture.

« Ça te dit d'aller aux pizzas en ville ce soir ? La cantine est bizarre et j'en ai marre des militaires. »

Selon Pavel, il y avait déjà eu une réforme de la cantine après qu'il ait manqué y avoir une révolution dans la base, et c'était à peu près la chose la plus importante qui s'était produite depuis l'attaque du Mont Kailash. Dimitri se doutait bien que c'était fumeux mais peut-être n'était-il tout simplement pas habitué à la nourriture asiatique. »

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Re: Une histoire de famille [Pavel]

Message  Pavel Raspoutine le Dim 15 Jan 2017 - 0:03

Dieu leva un jour ses yeux sur notre monde, regardant tous les criminels et les bons citoyens de cette planète, regardant ensuite toute son histoire, de la protection à l’environnement jusqu’à la décadence des corps qui s’empilaient un par un à cause de dirigeants mégalomanes et sadiques. Dieu regarda ce monde et levant son verre vers Jésus et Mahomet, il a dit l’une des choses les plus symboliques de la création : « Inventons les fuckin’Raspoutines. » Les quoi? Avaient-répondu ces deux fils, qui n’étaient ni en dispute ou en tension. Dieu les regarda intensivement pour leur répéter la réponse à tous les problèmes de l’humanité : Les fuckin’Raspoutines. Ainsi, par un coup de dé divin, ils ont créé d’abord l’être le plus craint par les héros, mais aussi le plus troll pour l’internet : Grigori Raspoutine. Son histoire cache des secrets et ses intrigues politiques semblent aussi riches que ceux de Jessica Drew et de Franklin Scott.

Ensuite, la montagne du sang des Raspoutine s’est agrandit après les orgies de Grigori grâce à la monarchie russe. Le calcul scientifique ne donne pas encore de résultats précis à une équation historique bien trop complexe pour n’importe quels cerveaux. Bien que les héritiers de Raspoutine puissent devenir une nuisance pour tout individu ayant une stabilité mentale, leurs puissances étaient souvent désirées dans les super-groupes de sécurités. Piotr et Illyana s’amusaient énormément dans les X-Men, et… c’est peut-être les deux seuls connus des Raspoutines dans un groupe de sécurité. Jusqu’à temps qu’un miracle arrive pour le nouveau formidable duo dynamique de super-héros, jusqu’à temps que les Last Sons décident de libérer le potentiel oméga au mysticisme pouvoir de notre famille. Oui, le grand Pavel Raspoutine vous annonce une primeur aujourd’hui :

Après deux années intensifs de constatation, de trolls et de nihilisme mécanique, je vous annonce que j’ai enfin réussi un pari que personne ne pourrait prétendre sérieux au début de mes aventures. J’ai fait venir le petit Dimitri dans l’un des plus puissants groupes de la planète. Alors je sais déjà ce que les dames, grandes fans de Pavel, vont hurler devant cette situation si changeante : COMMENT? La réponse est très simple, chers lecteurs. C’est mon putain de charisme naturel que tous admirent. Même toi, Geya Boldarev, tu admires ce talent sans bornes pour inviter l’un des membres les attardés des Raspoutines dans notre petit groupe.

Je sais quelque chose de spécial en habitant sur le fameux continent de l’Asie, on ne va pas être dans une phase ordinaire de l’héroïsme. Contrairement au bêtisier de Dim, je n’ai pas vraiment eu le courage d’apprendre le coréen ou n’importe quelles autres langues venant de l’Asie, surtout vu que l’anglais semble une langue pratiquement officielle un peu partout sur la planète. Si leur anglais n’est pas parfait, les livres et les revues intellectuelles écrites par des grosses ourses en manque de miel sont plutôt élémentaires pour la survie d’un « occidental » dans cette culture. L’héroïsme a toujours eu beaucoup de difficultés à s’imprégner sur le continent oriental par la diversification de nombreuses cultures et ainsi que les pays qui ont essayé longtemps d’utiliser les méta-humains dans des combats idéologiques teintées d’ultranationalisme primaire. Je ne comprends pas tout du sud-coréen et je crois sincèrement que je ne vais jamais tout comprendre de cette culture, mais au moins, je me suis donné une chance de mieux comprendre la situation géopolitique de ce monde. Je passe plus mon temps à essayer de comment comprendre les futures manigances de Sergei par les intellos analytiques de plusieurs grandes universités qu’à essayer de faire des efforts linguistiques. Je connais certains Last Sons qui ont beaucoup plus de facilités à se trouver des divertissements, par exemple, Korra et Kaidan semblent beaucoup s’amuser à la méditation, pendant qu’Alexander Boldarev préfère plutôt embêter Geya sur son armure. Honnêtement, je suis un excellent parasite pour troller et créer des mythes autour d’Anna, mais je suis dans une aisance dans cette belle petite famille créée en 2012.

On nous ne demande pas un entraînement intense, ni une idéologie complète, on nous demande uniquement de faire des missions de protections que des militaires et que des policiers ne pourraient pas faire. Si Dim s’est trouvé la même aisance dans cette équipe, c’est une mission plus que réussie pour moi. Mes techniques de recrutement ont fonctionné parfaitement sur mon petit Dimitri, alors j’utilise les mêmes techniques pour un mec du nom de Neal Shaara, un indien rencontré durant mon voyage dans son pays. Il avait aussi des pouvoirs puissants, mais avant que je quitte l’Inde pour aller faire mon bar en Russie, il n’était pas connu. Sans avoir des pensées outrageusement racistes sur son pays d’origine, il doit se douter que la normalisation des mutants ne doit pas être à la mode en Inde. J’ai découvert très récemment qu’il était devenu l’Héros national de son pays, un héros si important que Bollywood a signé un contrat de huit films sur Thunderbird. Cette réaction doit être étonnante pour lui, et en retrouvant son ancien email, j’ai réussi à l’harceler autant que mon magnifique neveu Dimitri. Blagues d’attardés, photos instagram de bouffe, Lazarus, des panneaux écrits en coréen et finalement plein d’autres trucs débiles étaient au rendez-vous pour le pauvre héros indien.

Dans les mêmes débilités envoyées à Shaara, qui se fait suggérer des contrats entre cinquante millions à soixante-quinze millions de dollars pour choisir entre les Vengeurs et les Last Sons, je ne peux pas empêcher mes lettres de sagesse à mon pauvre neveu qui doit encore cuisiner entre les traductions chiantes et les attentes interminables de missions. Ma blague sur le bar et le zoophile fonctionnent parfaitement pour son cerveau victime de mon humour de haut niveau. Au moins après avoir admit ma supériorité intellectuelle, il avoue qu’il a encore capturé mon chat. « Lazarus t’aime tellement que j’ai envie de l’appeler Catherine pour te rappeler des bons souvenirs. » Tout cela avec un magnifique smiley troll pour rappeler la force intellectuelle du BAC 89 des Raspoutine. Après cette merveilleuse réponse, mon neveu adoré a décidé de m’inviter pour manger une pizza. Il va ainsi découvrir le choc culturel des pizzas en Asie, qui ne ressemblent aucunement aux pizzas traditionnels qu’on peut retrouver normalement sur tous les autres continents.

« La réalité va te faire du mal, mon cher Dimitri, mais je suis d’accord pour manger avec toi. Prépare-toi à manger une pizza orientale et ainsi que ses bizarreries… après tu ne vas plus jamais critiquer mes trolls par ce choc post-traumatique culinaire. » Je lui ai oublié de mettre une heure en m’envoyant plusieurs smileys de colères. Alors après avoir deviné mon erreur par mon pouvoir de déduction ultime, je lui donne rendez-vous dans une trentaine de minutes à la sortie de la base militaire. J’ai prévu quand même de voler un camion militaire pour faire notre petite tournée en ville. Avec mon chandail démodé de Castro, je me dirige ensuite vers la fameuse sortie de notre base, en croyant à l’intelligence de mon neveu pour bien se rejoindre dans une trentaine de minutes environ.

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Re: Une histoire de famille [Pavel]

Message  Dimitri Lyov le Jeu 23 Mar 2017 - 22:19


UNE HISTOIRE DE FAMILLE
« Il y avait une règle universelle à propos de Pavel. Une règle qu'il était très important de connaître si on voulait éviter de se faire totalement dominer par sa puissance trollesque et l'empêcher de causer encore plus de destruction. Cette règle, elle s'apprenait en général dans la douleur, et elle s'intitulait « Ferme ta gueule quand il te pose des questions ». Sous aucun prétexte il ne faut lui donner des informations sur lesquelles on ne voudrait pas plaisanter, car à tous les coups c'est exactement ce qu'il va faire. Combiné avec des techniques de harcèlement extrêmement élaborées grâce aux nouvelles technologies, c'était cependant très difficile mentalement de lui résister en restant impassible. Actuellement, c'était le pauvre Neal Shaara qui était la cible d'une telle monstruosité et c'était très bien ainsi. Tant qu'il s'en prenait au bollywoodien, Pavel était concentré sur quelqu'un d'autre. Et surtout, surtout, il ne faut pas lui donner ce qu'il veut en pensant qu'il va s'arrêter là.

Une fois, par exemple, son oncle n'avait pas arrêté de le harceler. Enfin non, pas une fois, comme d'habitude en réalité. Il n'arrêtait pas de se prendre en photo avec un asiatique bizarre, des muffins et une fille qui semblait prendre toute la photo. Plus tard Dimitri avait découvert qu'elle s'appelait Korra et que l'attardé en question était Sun, mais cela expliquait les subtils messages du genre « Hey, tu es célibataire ? Voilà la raison 38 de venir me rejoindre dans les Last Sons. ». La raison 37 étant les muffins et la raison 39 étant le faible prix de la bouffe dans les machines distributrices. A force, Dimitri avait fini par craquer pour lui répondre et lui dire qu'il n'était pas célibataire alors il pouvait arrêter de lui parler de la raison 38. Grossière erreur. Après un silence d'environ douze secondes, c'était devenu pire, et Dim avait dû retirer sa carte sim de son téléphone pendant une semaine pour avoir la paix. A partir de ce jour, le jeune homme avait catégoriquement refusé d'en dire plus à Pavel, ce qui ne l'avait jamais empêché d'appeler de lui-même ce mystérieux flirt Catherine Youngfield et de toujours lui en parler malgré les dangers que cela représentait. Dim essayait surtout de supporter la chose sans montrer que cela l'énervait car c'était encore pire et c'était comme pour la raison 39, où il avait plus d'une fois failli lui balancer une des fameuses machines sur la gueule.

Mais Pavel dépassait vraiment les bornes avec Lazarus, et Lazarus dépassait aussi les bornes. Alors, la solution était simple : se venger des deux en même temps. Dimitri ouvrit un placard et pris un muffin dans un sachet.  Ce n'était pas très difficile d'attirer Lazarus avec pour le lui donner à manger et si celui-ci semblait vraiment arrogant la plupart du temps, comme tous les félins il devenait stupide dès qu'il s'agissait de bouffe. Après quelques minutes à regarder l'horrible chose poilue se nourrir, le jeune homme se leva pour préparer quelques affaires et prendre sa  veste. C'était vrai que passer son temps à regarder les militaires faire des trucs de militaire. Attendant l'heure du rendez-vous, Pavel devait maintenant être presque arrivé à l'endroit convenu, c'était donc le moment parfait pour pénétrer dans son appartement. Prenant Lazarus sous le bras, celui-ci semblait beaucoup plus calme et détendu depuis tout à l'heure, et faisait des petits gestes de débile mental comme pour attraper des mouches. Parvenant devant la porte où il était écrit Pavel Raspoutine dessus, on ne pouvait pas la manquer, même de loin, car il y avait des trucs totalement kitschs collés dessus :

Spoiler:


Ouvrant légèrement la porte, vérifiant un instant que personne n'était là, il dépose le chat dedans et referme avant de se diriger vers la sortie de la base. Le complexe militaire était quand même très grand et il avait environ une dizaine de minutes de retard avant d'apercevoir son oncle.

_ Hé Bartok ! »

Criant un peu fort le nom ridicule sans aucune gêne, il n'y avait que quelques militaires non loin de la sortie mais il y avait peu de chances qu'ils saisissent la référence. C'était une attaque totalement gratuite, mais Pavel le méritait largement.

_ Tiens. »

Dimitri lui donne un sachet de muffins frais.

_ J'ai croisé Korra et elle m'a donné ça. Je n'aime pas trop les muffins mais je n'ai rien dit alors tu peux les garder si tu veux. »

C'était un plan diabolique car, dans l'appartement de Pavel Raspoutine, Lazarus venait de cracher son premier petit vomi de muffin de l'espace. Une recette apprise auprès de Nislev, un pimp avec une peau d'ourse en Serbie. »

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Re: Une histoire de famille [Pavel]

Message  Pavel Raspoutine le Mar 8 Aoû 2017 - 0:35

Qui a réellement besoin de règle universelle dans cette vie quand nous sommes ici pour défendre les maux touchant notre planète? Je sais que le cerveau humain se facilite beaucoup dans les facilités du scénario, ou encore dans le schéma du « Scénarium » où des objets, des concepts ou des individus sont monumentalement bloqués par l’immortalité des désirs de l’auteur. Alors même un Sharknado ou un Ours-Zombie ne pourrait jamais toucher l’intégrité physique et psychologique du Scénarium. Alors pour revenir au morceau original, il faut comprendre où mon histoire se mène avec ce Scénarium? Alors que Dieu créa des théories de complots et des êtres complètement barjots sur l’internet, le mec barbu tout blanc a aussi décidé de dire que personne ne va toucher les Raspoutines à cause du pouvoir du Scénarium. Pavel sera donc pas une règle universelle de l’univers, mais celui qui régit les règles universelles par le pouvoir du Scénarium. Personne n’était réellement une victime du grand Pavel, il était tous des apôtres de la nouvelle bible raspoutienne qui refusait dans la totalité le conformisme social et politique. Dimitri, comme Neal, ne pouvaient pas se plaindre de leurs destins. Tombant dans les bonnes grâces du grand Pavel Raspoutine, ils sont protégés par la main du tatoué pouvant enfin ce qu’il veut avec la technologie du coin. Alors arrêtons de parler à la première personne, je suis prêt à vous offrir un nouveau discours bien plus pensé pour notre monde moderne. Alors, que les gens recherchent sur le net des réponses et que certains se perdent dans les délires IRL de leurs vies de merdes, je suis là pour replacer la barre et pour surtout penser à comment soigner notre grande société.

Mon cher neveu voulait me cacher ses plus précieux secrets de son histoire, mais au moins, j’étais là pour les découvrir. Comme Colombo qui cherche les indices, il n’a jamais pu réellement me cacher son ancienne crush secrète, devenue une mode virale sur l’internet. Vous savez le moment de votre vie où vous avez honte de votre première copine? Bah, Dim avait payé cher pour se retrouver en face de ce problème nucléaire. Il me cache peut-être des informations sur sa mystérieuse première copine, mais s’il veut avoir le pouvoir du Scénarium, il va être obligé de m’en dire plus. Au début de cette merveilleuse journée, je ne sais rien de son complot pour m’assassiner, mais comme la plupart de mes anciennes victimes, il ne connaissait pas le pouvoir du Scénarium. Vous savez que le dessin devant ma porte est fait en Scénarium aussi? Alors vous croyez vraiment que cet être aussi incomplet que moi pouvait me avoir avec une minable blague construite par les chats? Je ne veux pas prétendre être le plus grand connaisseur félin du globe, mais je peux vous dire une chose : Je regarde toujours les vidéos de chats en entier depuis la naissance de la vidéo sur l’internet. Mes aventures ont commencé bien avant la création du tout. Vous ne croyez pas que je peux voir le sordide complot de mon neveu, cousin ou fils caché? Je suis quand même Pavel Raspoutine, le fameux Power Rangers Rouge des Last Rangers.

Criant Bartok pour m’identifier, Dimitri se perdait dans les artifices du moment pour essayer de me piéger. Il a même osé faire rentrer mon chat dans ma grande demeure. Qui osera me faire cela? Qui peut croire avoir le droit divin de me déranger durant mes grandes réflexions instro-cosmiques? Puis, il décida de me donner un muffin, enfin un sachet… quelle grande gentillesse pour un être ayant connu autant de souffrances. Mais, il me dit sa motivation première et malheureusement pour lui… le sachet n’était pas fait en Scénarium. « Le Monde est trop Dark! Et je déchire cruellement le sachet de muffins frais devant ses yeux horrifiés et complètement dégoutés que mon drama habituel contamine autant ses plans diaboliques avec ce fameux Lazarus pour essayer de déjouer mes énormes concentrations. Après cette cruauté, il fallait que Dimitri comprenne les raisons pourquoi de cette déchirure de sacs où le mystérieux Lazarus va manger les restes du sachet – donc de son vomi… « Korra t’a donné un cadeau et toi tu me le redonnes en prétextant que tu ne l’aimes pas! Voyons! Tu ne donnes pas un tel cadeau à Bartok! Bartok mérite plus de respect qu’un cadeau que tu ne veux même pas! Et fait un effort! Korra fait tout pour que tous les Last Sons se plaisent et tu détruis ses espoirs, comme tu as détruit mon espoir autour du pouvoir de l’amour! » C’est une excellente excuse, non? C’est aussi une grande victoire de ma part contre les plans machiavéliques de mon neveu contre mon intelligence hors-du-commun. Après cette situation complètement dramatique, je reprends une pose normale.

« Tu voudrais manger quoi? Sinon tu as vu la meuf qui vient d’arriver? Elle qui est assez grande et imposante avec les cheveux noirs? C’est elle Catherine Youngfield? »

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