Un retour poussif à la civilisation. (PV : Mason)

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Un retour poussif à la civilisation. (PV : Mason)

Message  Erl Linden le Mar 27 Sep 2016 - 19:45

Le vent glacial souffle sans aucune pitié sur la petite assistance qui se masse autour d'une fosse dans le cimetière d'un petit village aux confins de la Colombie-Britannique. C'est presque une petite ville, quelques centaines d'habitants au nord de Fort Nelson, au sud de Fort Liard. Plus au nord il y a de la neige, de la glace et le froid, personne n'aurait l'idée de venir là bas. Un prêtre, ou du moins ce qui s'en rapproche le plus, essaye de donner de la voix pour faire un panégyrique du défunt, un certain Yvan Karov qui est mort presque centenaire après une vie rocambolesque ou il a servit l'URSS jusqu'en 1950 avant de passer à l'ouest après une mission diplomatique. La petite assistance resserre ses manteaux et autre écharpe alors qu'une vieille femme se mouche bruyamment en essayant de tenir debout en s'accrochant au bras de son fils. Légèrement détaché de ce petit monde bien sympathique se tient un homme. Il est de haute stature et ne semble pas s'étonner du froid sous une vieille veste de cuir qui, si elle est de très bonne facture, semble usée par le temps. Malgré sa tignasse on peut percevoir des points de sutures fraîchement réalisés et de légères ecchymoses sur les jointures de ses mains semblable à des rames.  Ses yeux cachés par des verres fumés sont invisibles mais une certaine lassitude se lit sur son visage comme si ce n'était pas la première fois qu'il vivait cette situation, comme si ce n'était pas la dernière non plus. 

Le cercueil descend dans la fosse et ses clous dorés perdent de leur éclat une fois que le sapin tape contre le fond de la dernière demeure d'Yvan. Le cortège se mets en branle et chacun passe devant la fosse. Certain s'agenouille, d'autres se contentent d'un signe de croix, les plus jeunes d'un bref signe de tête. L'homme fait signe au fossoyeur d'attendre et se rapproche doucement du trou avant de retirer ses lunettes et de sonder du regard son contenu. Son regard est triste et les larges sillons creusés sur sa joue laissent s'écouler un léger filet de larme qui se tarie presque aussitôt. Fouillant dans sa poche il sort une petite figurine de plombs, ancienne, aux couleurs passées. Le fusil de celui-ci est brisé et sa coiffe tordu mais ça n'a aucune importance. D'un geste ample le colosse jette le soldat au fond de l'abîme qui s'échoue sur le bois laqué dans un bruit sinistre. Le lanceur sort une cigarette et l'allume avec un vieux briquet avant de lancer d'une voix sombre au cercueil un « Gute Nacht Sohn », il jette un regard au fossoyeur avant de remettre ses binocle et tourner les talons.

C'est un gourbis de chasseur et de bûcherons en hâte de découvrir le futur hiver que l'homme trouve refuge, le genre de commerce ou c'est le verre qui donne du goût au whisky. Erl Linden, puisqu'il faut l'appeler par son nom, réfléchit. Depuis un peu plus d'un an il s'est évertué à traquer une obscure organisation paramilitaire néonazis, en Allemagne d'abord et ensuite en Asie avant de terminer en Australie. Une chasse dont il est revenue bredouille et surtout avec de problèmes avec les autorités des différents pays. Une fusillade causant la mort de nombreuse victime civile à Hanoï, un carambolage sur une autoroute au Japon et un véritable massacre dans une zone industrielle portuaire près de Sidney ont suffit aux polices du monde pour recherché un « dangereux terroriste prêt à tout pour semer le chaos » comme on dirait dans les journaux. Son entreprise était perdue d'avance, le monde avait changé trop vite et ses méthodes ainsi que ses appuies n'étaient plus adaptés au monde moderne. Dans son amertume d'une vieillesse qui finissait tout de même par le rattraper Linden avait appris le décès d'Yvan Karov, fils de Andreï Karov ancien membre du premier cercle de Lenine disparu mystérieusement un soir de 1921. Cette soirée n'était plus aux chasses vaines, ce jour le vieil allemand responsable de tant d'acte a vous donner des insomnies avait mis en terre son fils et se noyait dans le whisky bon marché au fin fond du Canada. La seule chose de pire qu'il pouvait y arriver c'était que quelqu'un le retrouve.

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Message  Elizabeth Mason le Dim 23 Oct 2016 - 1:47


Enquête et diplomatie?

« Elizabeth Mason avait toujours un lourd problème avec les affaires politiques. C’était pour elle une affaire plutôt désagréable d’entendre toujours les complications des enquêtes à l’extérieur des États-Unis. Un obscur groupe néonazi avait été victime de plusieurs meurtres sanglants, et Cyclope avait fait remarquer certains détails à la jeune X-Woman. Elle avait travaillé un moment en Europe en Angleterre et en Allemagne. Une première partie de ces missions travaillait surtout avec Excalibur sur plusieurs enquêtes mystiques où la jeune X-Woman s’habituait avec l’énergie extra-dimensionnelle des étranges familles anglaises. En Allemagne, elle avait rencontré surtout un vieil bougre qui avait intervenu contre le même groupuscule que la jeune canadienne enquêtait. Cette organisation avait des tentacules un peu partout par la popularité d’attaquer dans le populisme et la violence les groupes comme l’État Mutant ou le Daesh. C’était facile de gagner de la popularité en frappant un ennemi invisible, mais ils jouaient surtout par des amalgames faciles contre les minorités visibles pour attirer la faveur des extrémistes.

Durant une réunion avec les X-Men, les chefs des équipes parlaient énormément des prochaines opérations. Avec l’activation du projet des X-Knights, Betsy parlait enfin de la réactivation des X-Gardiens pour des missions en Asie. Cependant avant de commencer cette enquête, les X-Men cherchent à identifier le mutant qui avait aidé la canadienne à Berlin. Si celui-ci était un tueur isolé, les X-Men auraient bien laissé ce dossier à l’Interpol ou aux autres agences policières, mais cette violence n’était pas unique. Dès qu’Erl avait commencé à éliminer les groupuscules néonazis un peu partout au Vietnam et en Australie, cela commençait à devenir un peu plus compliqué.

Le dossier était médiatisé par le coup de violence sur la zone industrielle près de Sidney par de nombreux policiers à l’international. Les X-Factor, en quelque sorte un groupe affilé aux X-Men en Europe, concentrés surtout sur des enquêtes sur les affaires métahumaines, avaient travaillé sur ce dossier, mais les complications territoriales restaient difficiles à dépasser. Elizabeth avait hérité de ce dossier pour la réhabituer aux missions à travers le globe. Jamie Madrox avait été assez efficace pour récolter les informations nécessaires avec l’aide d’Elizabeth Mason. Erl Linden avait vécu très longtemps et Madrox avait fait une enquête très poussée pour retrouver des traces de cet homme dans l’Histoire.

L’une de ses doublures a tant énervé Sergei Boldarev que le vieux mégalomane avait donné des informations intéressantes sur le passé d’Erl durant les ères soviétiques. Alors par le retour d’une enquête historique, ils étaient possibles de trouver certains liens pour peut-être localiser Erl. Un certain Karov était décédé et ce lien historique pouvait peut-être obliger une présence d’Erl. C’était une piste à suivre et c’était beaucoup plus facile d’intervenir au Canada vu la nationalité de la jeune femme, et ainsi que l’aisance d’intervenir par le leadership de Jean-Paul Beaubier à Alpha Flight.

Les funérailles devraient se passer au Nord de la Colombie-Britannique. Mason se voulait être discrète dans ce coin qui était surtout dans la manufacture et dans les industries forestières. Les routes étaient surtout réservés aux camionneurs et aux quelques rares braves qui n’avaient pas décidé de se faciliter la vie en allant vers la ville de Vancouver. Au moins, Eli pouvait se transporter facilement grâce à ses portails de transportation. Portant un manteau local de la civilisation, Mason avait réussi à trouver enfin sa cible.

Ses muscles ne pouvaient tromper personne et son habitude de se trouver dans un bar ne pouvait qu’aider Eli à mieux établir la localisation de l’allemand. Elle ne cherchait pas à l’arrêter, de toute façon, le groupe néonazi devrait être pratiquement éliminé. Elle voulait simplement quelques détails. Rentrant dans le bar destiné à Erl après une heure de la venue de celui-ci, Mason commença à dévoiler un peu son style unique dans cette petite ville. Chandail des Canucks et Jean noir, elle avait répondu au serveur qui la regardait pour lui donner une indication plutôt simple de commencer par une bière canadienne. Elle était familière de la province et même dans les coins les plus éloignés, le français et l’anglais pouvaient être facilement compréhensifs, surtout dans un bar destiné aux camionneurs.

Mason s’installa un peu plus éloigné de la place d’Erl et le barman lui adressa quelques paroles de bienvenue pour savoir d’où la jeune femme venait.

« Je suis surtout une randonneuse ou une hikeur si vous préférez. Mon but est surtout de voyage. Récemment, j’ai eu des préférences pour Sidney et pour Hanoï, cela me faisait bien de me ressourcer autre part que les États-Unis ou que le Canada. »

Quelques pointes étaient destinées au voisin de banquette, Eli souria malicieusement vers Erl avant de retourner son attention envers le barman pour continuer.

« Quelques actualités parlaient d’un tueur en série ou d’un terroriste dans cette région, mes parents ont eu un peu peur et ils m’ont obligé de me ramener au Canada. Je ne sais pas pour le terroriste, il doit se compter chanceux de ne pas être tombé sur l’un des nombreux groupes australiens un peu plus agressifs que la moyenne ou encore sur les Last Sons. Mais bon, vous savez, dès que mes parents me permettent de repartir, je vais réserver le billet d’avion d’avance. »

Le barman semblait un peu captivé par les mots d’Eli, mais tous les mots de la jeune canadienne étaient pour attirer l’attention du vieil allemand. Elle avait conclu par cet aparté pour laisser au barman de répondre quelques mots avant de se concentrer sur quelques autres clients. »

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Re: Un retour poussif à la civilisation. (PV : Mason)

Message  Erl Linden le Lun 7 Nov 2016 - 15:22

L'allemand est imperturbable, entre les bûcherons qui braillent, les jeunes filles qui se donnent en spectacle et les ouvriers sortant de leur dernier jour de la semaine n'importe qui aurait été gêné par cette population atypique. Mais pas lui, il reste silencieux devant son verre qui se remplis aussi vide qu'il ne se vide et la sombre silhouette reste droite et imposante. Il n'a pas remarqué la venue de la jeune Elizabeth, ni même qu'elle s'est installée un peu plus loin le long du bar. Il écoute les bruits de la pièce d'une oreille distraite, concentré qu'il est sur son verre à moitié remplis. Il le termine d'une traite en sortant son paquet de cigarettes, il en allume une, pose son briquet gravé sur le comptoir avant de cherché le barman du regard et remarque enfin la jeune fille.  Semblant de rien il attends qu'elle ait terminé son discours en retenant un sourire et appel le barman une fois celui-ci libéré des obligations de sa tâche. Le barman râle un peu de ce client qui n'a aucun autre objectif ce soir que se saoulé, en plus c'est un étranger avec un accent bizarre mais bon il paye et c'est tout ce qui importe par les temps qui courent. Un billet plus tard le verre est à nouveau plein et le barman dépose une seconde bouteille de bière canadienne devant celle d'Elizabeth. Il lui glissa rapidement que les deux consommations étaient payé par le grand mec à l'accent bizarre et Linden leva son verre vers Mason comme pour signifier qu'il avait très bien entendu ce qu'elle avait dit quelques instants plus tôt. Le barman observa la scène avec un léger rictus de dégoût comprenant à tort que Linden était intéressé par la jeune femme de façon moins acceptable. Laissant le serveur s'éclipser il se leva pour s'installer au coté d'Eli avec un sourire entendu et lui glisser à l'oreille.

« Je ne savais pas qu'une femme de votre envergure se contentait d'un moyen de transport aussi usité que l'avion Mademoiselle. Vous me surprenez encore une fois. »

Il parlait un français plus que correct avec un léger reliquat d'accent allemand mais il parlait doucement, trop doucement. Ses gestes autant que ses mots étaient lents et mesuré comme s'il se forçait à se contenir, ou plutôt qu'il se focalisait sur ceux-ci. Le teint blafard, l'oeil fuyant, l'allemand était aux antipodes de ce qu'il avait montré à la jeune fille à Berlin il y a plusieurs mois. Grognant plus ou moins il vida son verre d'un seul trait avant d'écraser sa cigarette dans le cendrier prévu à cet effet et de rappeler le serveur pour lui demander de laisser la bouteille sur le comptoir cette fois ci ce qu'il fit sans rechigner contre le double de son prix. Se tournant à nouveau vers la jeune femme Erl lui sourit de la même manière malicieuse avant de continuer.

« Mais dîtes moi, mademoiselle, si les Last Sons ou qu'importe leur nom n'ont pas réussi à trouver cet énergumène malgré leur immenses ressources comment est-ce que vous pensez qu'une jeune femme qui n'est mue que par la volonté  de voyager pourrait s'y prendre ? »


Il avait conservé un sourire même si ce dernier était ruiné par les larges cicatrices qui barrait son visage mais vous savez ce qu'on dit, c'est comme les cadeaux, c'est l'intention qui compte. Il se ressert un verre du liquide ambré avant d'allumer à nouveau une clope pour reposer son briquet, aigle impérial vers le haut et de lui en proposer une.

« Mais voyez vous ce qui me questionne le plus c'est la raison pour laquelle vous avez fait tout ce chemin pour espérer me voir. On va dire que je ne suis pas la personne la plus intéressante au monde et votre organisation n'a en aucun cas besoin d'un homme de mon passif dans ses rangs. J'ose espérer que votre venue est au moins amicale. »

L'allemand se détends un peu les épaules et essaye de reprendre un ton sec et impérieux mais si l'oeil exercé a remarqué qu'il n'a jamais utilisé son bras droit pour aucun mouvement. D'un air faussement surpris il termine son propos.

« Vous ne fumez pas ? »

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Re: Un retour poussif à la civilisation. (PV : Mason)

Message  Elizabeth Mason le Lun 21 Nov 2016 - 20:44


Enquête et diplomatie?

« Le lieu était beaucoup trop atypique pour impressionner Elie. Seule la température et le milieu du travail modifiaient les facteurs de différences entre ce bar miteux et les autres bars miteux qui pouvaient être trouvé partout en Amérique du Nord, dans les coins les plus éloignés des grandes villes. Le travail d’Elie était plutôt simple et malgré son allure, qui ne contrastait pas vraiment avec les lieux, elle pouvait réussir à se fondre dans la masse. C’était souvent l’une des manières les plus efficaces de bien rendre son contenu, et dans la fausse vie qu’elle pouvait raconter au barman, il ne se souciait pas du récit ou de poser des questions précises, montrant à la fois une attirance propre envers les profits de chaque client et un désintérêt digne des entrepreneurs habituels. Mason ne s’en faisait pas de ce désintérêt, elle avait une autre cible à discuter et ce qui l’intéressait le plus, était surtout le vieil allemand qui s’était beaucoup amusé à massacrer un petit groupe anti-mutant tentaculaire.

Pendant un petit moment, elle avait des craintes que son discours passa dans le vide car Erl était beaucoup trop bourré. Parce que franchement, bien qu’elle ne connaisse pas la totalité de ses pouvoirs, la moyenne était toujours unanime à chacune de leurs rencontres, cela se faisait dans un bar. Certains appréciaient les centres communautaires, les salons littéraires, les émissions de cuisine ou des lieux de tournages, Erl semblait beaucoup aimer passer du temps dans ce type de bâtiments. Cela faisait quelques années que la jeune Mason n’avait pas profité d’un vrai bar aussi classique que celui-ci. Elle avait passé surtout beaucoup de temps à s’amuser dans le local donné à l’Institut Xavier, à sa petite équipe. Alors, elle ne voyait pas l’intérêt de se promener dans les bars de New York. Quelques regards indiscrets vers Erl et son discours ne semblait pas fonctionner vu le regard absent sur ses boissons alcoolisées.

Après son fameux monologue, Erl appela le barman pour peut-être encore se noyer dans l’alcool tout en ignorant la présence de la jeune montréalaise. C’était peut-être la soirée des déceptions en cet instant, mais enfin les efforts avaient payé après un petit temps. La commande passée était pour elle : Erl avait au moins fait l’effort de reconnaître son existence dans ce bar miteux. Après cette livraison d’alcool, le barman quitta la scène pour qu’Erl la rejoigne enfin. Avec un sourire de la part de l’allemand, les premiers mots furent glissés sur le moyen de transport de la jeune X-Woman.

« Vous savez monsieur Linden, les nouvelles générations sont toujours remplis de surprises, ils se renouvellent un peu partout que cela soit la technologie, la politique ou encore les moyens de transports. Disons que j’ai un moyen plus économique de voyager que les avions, mais j’ai certaines craintes que des oreilles indiscrètes nous entendent. »

Elle avait répondu par son français, peut-être avec un accent plus anglais, mais assez soigné pour avoir habité durant la totalité de son enfance à Montréal. Il avait lancé quelques grognements d’ours polaires quand il remarqua que sa boisson avait disparu dans son estomac. Il avait rappelé le serveur pendant que la jeune femme buvait timidement sa bière. Mégalomane dans son alcoolisme, Erl avait demandé une bouteille entière malgré les grognements rebelles du serveur, le double du prix pouvait toujours attirer tous êtres qui voulaient faire des profits. Après ce lourd conflit pour une bouteille, Erl questionna les raisons de la présence de la jeune X-Woman dans ce petit bar.

« Souvent les voyageurs ont beaucoup plus réponses que des groupes appartenant à un ou à plusieurs gouvernements. Ils affrontent des différentes menaces à travers le globe qui semble souvent nous dépasser, mais ils oublient beaucoup ce qui compose ce globe. Ils sont limités sur des territoires, pendant que les voyageurs sont des individus ayant beaucoup plus de libertés vu la confiance de la population devant la méfiance des élites. Les oreilles et les mots sont des armes efficaces, même si on essaie de les éviter. Les immenses ressources sont ainsi une difficulté de leurs propres limites à ce type de groupe. En plus, intervenir avec des individus pouvant briser une ville entière, n’est pas très bien vu, surtout pour arrêter cette fameuse énergumène. »

Il aimait ce titre, alors Elie n’allait pas lui enlever le plaisir de se nommer par ce petit pseudonyme. Quand le vieil allemand lui proposa une clope, elle le refusa d’une main de politesse pour peut-être encore décevoir celui-ci. Finalement, c’était le temps aux questions les plus logiques et les plus pertinentes de l’allemand. C’était quand même important de savoir pourquoi une telle enquête sur celui-ci d’une jeune X-Woman.

Il avait quand même de nombreuses raisons pour motiver cet intérêt de la part d’Elie ou encore de l’organisation des X-Men. Cela pouvait bien sûr profiter à de nombreux mutants de voir un groupuscule violent et entièrement anti-mutant arrivé à leurs fins. L’Institut Xavier pouvait même désirer cette idée de voir moins de haines, mais le problème était surtout dans le long terme. Les organisations mutantes et anti-mutantes étaient aussi organisées politiquement, militairement ou médiatiquement pour faire passer des messages dans le but de favoriser leurs tendances politiques. Le terrain pouvait être glissant par les actions, surtout par l’hypocrisie des êtres machiavéliques de ce monde en usant d’actions les avantageant.  

Sergei Boldarev avait peut-être plusieurs mutants dans son groupe, cependant pour l’avoir rencontré une fois et entendre sa fille parler de lui, Elie pensait sincèrement que l’Administrateur pouvait instrumentaliser la haine contre les mutants pour faire avancer sa cause. Certains puisaient vraiment dans la haine pour vivre, d’autres puisaient dans la haine pour instrumentaliser leurs projets idéologiques, c’était le cas pour Sergei.

« Pour commencer, je ne fume pas. Disons mon entraînement dans le passé ou encore mon désir de rester en forme m’a enlevé toute addiction possible. » Bien que celle-ci commença à lui laisser un sourire avant de prendre une autre petite gorgée de sa bière. Puis, elle recommença à parler : « Ne sous-estimez pas votre importance dans la société, Monsieur Linden. Je considère que personne n’est totalement désintéressant, chacun porte quelque chose de curieux à découvrir. Et non, je ne pense pas que mon organisation chercherait à vous recruter. Cependant je suis venue pour l’amicalité, je ne cherche pas à me battre ou à emprisonner quelqu’un. Je veux juste vous dire de faire attention. Je sais que vous voulez peut-être bien faire, mais vous êtes assez âgés et cicatrisés pour comprendre les différents enjeux qui se déroulent aujourd’hui. Vos actions en Australie et en Asie sont remarqués, certains peuvent en profiter tant ceux qui se battent contre nous, que ceux qui se battent pour nous. Je ne pense pas que mon organisation va tenter de vous arrêter, je crois cependant que plusieurs organisations à travers le globe, cherchent à arrêter des terroristes pour avoir une plus belle image médiatique. Et malgré cette recherche de gloire qui a simplement le but de se donner une image artificielle, ils ont la puissance et le pouvoir pour le faire. »

En plus de cette menace, il restait aussi la difficulté de sortir des prisons comme Arkham ou comme Ryker’s Island en cas d’emprisonnement. Ces deux prisons étaient reconnues comme les plus difficiles à sortir et c’était normal de le prévenir de ce petit danger pour lui. Buvant une nouvelle gorgée de la bière canadienne, Elie rajouta quelques mots : « J’espère que vous ne voyez pas cela comme des menaces, hein.. De toute façon, vu vos moyens, je pense que vous faites quand même partis d’un groupe assez élaboré pour faire des missions à l’étranger comme vous faites. Une défense est possible, mais si certains touchent à votre dossier, il faut faire attention. » Peut-être la Confrérie, peut-être l’État Mutant, elle n’espérait pas le dernier groupe pour Erl vu comment les Vengeurs veulent en terminer avec ce groupe le plus rapidement possible. »

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