Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

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Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Clark Kent le Sam 8 Nov 2014 - 0:04

Il m’arrive souvent de faire passer des entrevues aux jeunes. Ces jeunes qui viennent sortir de l’Université et recherchent un emploi stable et fortuné. Le Daily Bugle est souvent la mauvaise entreprise pour commencer, nous sommes souvent à la recherche de journalistes expérimentés – qui ont déjà travaillé plusieurs années dans un journal professionnel - pour compléter les articles. Je me propose souvent pour faire ces entretiens aux jeunes, Jameson n’a pas le don pour la diplomatie et certains peuvent le charmer en faisant de l’intimidation contre Spider-Man ou contre d’autres héros. Jameson n’est pas foncièrement mauvais, il est juste très imbu de lui-même et il a toujours essayé de contrôler la situation et même de contrôler l’éditorial du journal. Avec l’aide de plusieurs autres journalistes, on a réussit à lui faire changer d’avis. Je travaille dans cette compagnie depuis une dizaine d’années, et je m’assure du professionnalisme de chacun de nos employés et surtout chacun de nos nouvelles recrues, malgré l’influence néfaste de Jameson. Officiel dans les ressources humaines depuis quelques années, je dois passer une entrevue particulière aujourd’hui. Un certain Darryl Maywin, inconnu pour plusieurs oreilles de New York, il s’est fait connaître pour un autre combat à l’autre bout de l’Amérique. C’est bien sûr un combat aussi noble que la plupart des idéalistes, je reconnais que mon envie de le rencontrer, n’est pas juste pour lui offrir un emploi.

Depuis que j’ai arrêté ma carrière de Superman, je me suis intéressé à chacun des groupes et des nouvelles générations des héros. J’ai même travaillé sur des dossiers sur le sujet. Je peux avouer que j’ai de la difficulté sur certaines personnalités des Vengeurs. C’est facile de critiquer nos comportements et je peux très bien accepter les nombreuses argumentations en défaveur de la Justice League, mais certains héros essaient de nous effacer de l’Histoire. J’ai un peu de difficulté à gommer peut-être les meilleurs moments de ma vie. Aujourd’hui, il a les Vengeurs et dans le revers du miroir, ignorés par plusieurs, des jeunes commencent à se réveiller. Je connais la plupart des étudiants de mes anciens amis, ils sont toujours aussi prometteurs, mais ils ne connaissent pas encore le terrain. Je vais plus me fixer une idée quand je vais les voir en action. Je me suis souvent posé la question, pourquoi je n’ai jamais pris le temps de me prendre un étudiant dans mes temps libres pour assurer une nouvelle génération. Peut-être à cause de mon désabusement autour de la situation, peut-être parce que je voulais vivre une normalité, je risque plus de répondre à cette question quand je vais prendre des journées de congés à la ferme Kent.

Aujourd’hui, je dois discuter avec ce jeune journaliste. J’ai préparé le petit bureau de recrutement ce matin ; deux bouteilles d’eaux – une pour lui et une autre pour moi-, plusieurs de ses anciens articles dans le journal de San Francisco sont sur la table et on peut percevoir le soleil qui traverse la fenêtre. J’espère que la secrétaire l’a aidé un peu à se retrouver dans cet immense immeuble. La salle se trouve au troisième étage, il peut avoir un petit regard sur le centre-ville et sur le McDonald qui se trouve juste à coté si celui-ci veut regarder par la fenêtre. Dès que celui-ci arrive, la secrétaire des ressources humaines parle de son arrivé, elle me l’annonce par le téléphone-intercom qui se trouve dans le local. Je lui réponds de l’amener au bureau dans l’immédiat. Habillé en hommes d’affaires gris avec mes lunettes habituelles pour mieux jouer Kent, j’attends l’arrivé du jeune homme. Je me lève dès que la porte s’ouvre pour lancer les premières politesses.

« Bonjour Monsieur Maywin, c’est un réel plaisir de vous rencontrer. » Je lui donne ma main pour forcer un peu le contact professionnel. « Veuillez vous asseoir, je me présente, je suis Clark Kent. Je travaille dans ce journal depuis une dizaine d’années et mes sujets sont assez variés entre la politique internationale, les surhumains et l’actualité locale. » Je m’assis devant la chaise disponible à son égard en lui présentant après la chaise qui lui est destinée. « Avant de continuer cette entrevue, avez-vous quelque chose à ajouter? Des références? Des Travaux particuliers? Des renseignements à savoir à votre égard? » Il peut remarquer déjà les archives de son ancien journal de San Francisco sur la table avec quelques marques de surligneur et des notes. Je garde mon sourire habituel, comme dans toutes bonnes entrevues que je fais habituellement.

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Darryl Maywin le Dim 9 Nov 2014 - 8:48

Darryl n'avait pas eu la vie facile ces derniers temps. Il gardait le sourire, comme la plupart du temps, mais il fallait avouer que les événements récents avaient bouleversés tout son petit monde bien établi. Évidemment, il n'y avait pas pensé quand il avait été attaqué par l'Evoltron, ce robot conçu par son mystérieux ennemis, le Pr Evolve, afin de le capturer. Ça le faisait rire rien que d'y penser : lui, petit héros minable de quartier, avait déjà une nemesis. Une petite nemesis minable. Enfin, l'Evoltron lui avait donné du fil à retordre. Il avait épuisé toutes ses ressources contre le robots, et le combat les avaient amenés jusqu'en plein centre-ville, où la presse locale s'était "em-pressé" d'accourir. De légende urbaine, il était devenu figure publique de la ville. Sa notoriété n'était pas internationale bien sûr, les évènements liés à des super-héros étaient nombreux, son apparition était masquée par les reality show des Avengers. Il avait néanmoins fait son petit effet pour plusieurs raisons : premièrement parce qu'il était le plus gros abrutis de tout les apprentis héros, étant donné que son identité secrète avait été découverte dés sa première aventure médiatisée. Deuxièmement parce que son identité secrète avait été révélé dans sa totale intégralité complète, vu que son retour à sa forme humaine l'avait livré nu comme un vers aux caméras et aux smartphone. Il gagna dans l'événement une petite communauté de "fans" sur internet, et un mécéne mystérieux qui lui avait offert un nouveau costume, s'adaptant à ses transformations, "pour sauver les yeux des enfants, portait ce costume" disait la note. Ce qu'il perdit fut plus important. Tout d'abord sa famille, son beau-père lui tournant le dos. Puis son copain, qui, déjà soucieux des secrets et mensonges de Darryl, et doutant de son rapport à la mutanité, le quitta définitivement quand la jalousie le dévora devant les nombreux mails de flirt et de propositions houleuse que valait à Darryl sa nudité médiatique. Enfin, son travail. Tout juste diplômé, il avait réussit jusque là à transformer son stage en emplois. Mais les patrons furent effrayés par cet événement et ses retombées sur le papier, et le licencièrent.

Pour ne pas perdre la main, il surfa sur sa notoriété internet et créa un blog. La recette : un mélange de légèreté et de sérieux. Il transformait ses aventures nocturnes en reportages sur les dangers de la rue qu'il écrivait et divulguait dans la journée, questionnait la notion de mutation dans des interviews virtuelles ou effectuait des reportages sur les minorités héroïques ne bénéficiant pas de l'Initiative ou sur la représentation de l'homosexualité ou de la femme dans l'équipe des vengeurs (avec comme punching ball récurent Carol Danvers, qu'il ne pouvait s'empêcher de fustiger à chaque apparition). Au côté de ces articles tentant d'explorer sérieusement l'univers super-héroïque à travers ses propres expériences, il partageait aussi des articles plus drôles ou graveleux sur le stylisme des héros, sur leur plastique souvent avantageuse et sur les derniers buzz et memes qui en faisaient des coqueluches. Le tout donnait une mouture joyeusement acide, agressive mais sympathique. Le blog était accompagné d'un twitter, d'un instagram, et de toute la clique d'application qui lui permettait de relayer à sa petite communauté de followers ce qu'il se passait dans sa vie, et sa meilleure amie à San Francisco l'aidait à tenir tout ça administré.

Néanmoins, l'argent commençait à se faire rare, et son père (qui, lui, ne lui avait pas tourné le dos) ne pouvait pas tout payer pour lui. C'est alors que beaucoup de fans lui demandèrent de rejoindre ou d'enquêter sur la Young Force, une équipe de jeunes super-héros "recalés" des rangs médiatiques, dont l'existence était encore à démontrer. Ils existaient plus sur internet que dans les rues à vrai dire. Des héros "underground" en somme, mais quelque peu maladroits et inexpérimentés. Comme lui. Il lui fallait donc se déplacer vers le coeur vibrant de l'Amérique super-héroïque, et quitte à ce qu'on lui tourne le dos, il n'était pas contre tourner le dos lui-même à San Francisco. Il prépara alors le terrain, vu qu'aucun journal ne voulait de lui à SF il allait devoir avancer de sacrés arguments à NY.

Et c'est ainsi qu'il se retrouva devant le Daily Bugle. Ce n'était pas son premier entretien. Ce n'était sûrement pas le dernier... le journal était une machine de guerre, connu d'autant plus pour s'en prendre aux super-héros, ce qui n'était pas à son avantage. Il n'avait sûrement pas besoin d'un petit expérimenté comme lui, même pas pour apporter le café. Mais il n'avait rien à perdre. Après tout, il y avait des sondages sur le net opposant ses fesses à son service trois pièce pour savoir ce que les gens préféraient, images à l'appuis, pouvait-il encore avoir plus honte que ça ? D'ailleurs, comme tout le monde pouvait le voir nu, il avait choisi de ne pas porter de costume. Il n'aimait pas les costumes, et il avait décider de ne pas donner une fausse image de lui. Il était donc en jean foncé, des baskets aux couleurs criardes à ses pieds, une veste de faux cuir noir écaillé sur le dos recouvrant un sweat-shirt à capuche ocre et un t-shirt jaune délavé, dont la pointe d'une illustration indéfinis ressortait dans l'embrasure du col. Il n'était pas rasé, mais sa barbe était taillée, propre et courte, ombrant légèrement ses joues. Ses cheveux épais étaient légèrement en pagaille, mais c'était cohérent avec le look général qui, bien que légèrement débraillé, avait de toute évidence était travaillé et pensé. Il démontrait donc que sous une apparente décontraction il savait ce qu'il faisait et ne laissait, finalement, pas tant de choses que ça au "hasard".

La clope tomba sur le trottoir humide et il l'écrasa dans un souffle de fumée, avant de lever les yeux vers l'immeuble. Clark Kent l'attendait là-haut. pas le plus connu, mais dans le milieu des journalistes il avait sa renommée. Ce qui était suffisant pour mettre un peu la pression à Darryl. Il entra, parcouru le hall, ses yeux scrutant tout avec un air qui se voulait décontracté mais cherchait en vain une marque d'attention de qui que ce soit, un sourire d'un inconnu, pour lui donner du courage. L'accueil lui indiqua l'étage, et il se présentait une minute plus tard devant Clark Kent.

Quand il se trouva devant ce grand homme bâti comme un dieu grec (Darryl était un spécialiste à l'affût, aucun costume ne pouvait empêcher son oeil de détecter le sex appeal d'un corps musclé), ce menton, ces sourcils, ce regard et ce sourire, il resta bouche-bée tout en essayant de garder contenance. L'entretien allait peut-être bien se passer : quand il s'agissait de se vendre à des vieux dégoulinant, Darryl était toujours en réserve. Mais quand il s'agissait de "séduire" une infraction par excès de sex-appeal comme l'était Mr Kent, il n'y avait plus aucune inhibition, il était dans son élément. C'était un défaut pour certains, une qualité dans certains cas, il ne s'en souciait guère et s'apprêtait à profiter du regain d'énergie et de confiance en soi que lui avait offert les épaules larges de son interlocuteur.

Il lui serra la main fermement avec un grand sourire, le regardant droit dans les yeux, et s'assit avec tranquillité en face de lui.


"Bonjour Mr Kent, le plaisir est pour moi soyez en sûr !"

Il remarqua alors les références qui étaient disposés sur le bureau, trop évidentes pour n'être pas volontairement visible. Donc, l'entretien était à la limite de l'interview, Clark essayant de voir ce qu'il allait répondre en ayant déjà les renseignements. Hmmm, Mr Kent aurait-t'il vu son corps nu frappés par les néons du centre-ville ? Il chassa cette pensée très rapidement, tout au fond de sa tête, parce qu'il allait lui falloir tout ses neurones dans la même direction. Il se redressa sur sa chaise afin de se rapprocher des papiers.

"Alors premièrement, laissez-moi vous dire que ce que j'ai fait pour ce journal n'est pas représentatif. Du tout."

Avec nonchalance il attrapa les références surlignées, comme si il en avait le droit, et les regarda avec un sourire pendant un bref instant.

"Vous ne devriez pas trop vous fier à ça. Je n'avais droit à aucune initiative, je portais plus de cafés que je n'écrivais d'articles et j'ai bien plus souvent réécris à partir des notes de mes collègues fainéants qu'à partir de mes propres recherches, vu qu'on ne me l'autorisait pas. J'avais plus de libre-arbitre dans le journal étudiant où je publiais mon enquête sur Random."

Il leva les yeux pour croiser ceux de Clark Kent avec un sourire, et reposa négligemment les feuilles sur le bureau.

"Et si votre question porte sur ça..."

Il ouvrit son sweat-shirt, révélant l'illustration sur le T-shirt jaune comme étant la vue d'un cube en perspective frappé d'un R en son centre. Il avait fait faire ce logo par un ami designer.. Il avait presque l'impression de déchirer sa chemise pour révéler son identité de héros, alors qu'il se doutait bien que Mr Kent était au courant de tout ça. Et c'était le but : non pas lui révéler, mais l'assumer, en fait immédiatement une force avant qu'on ne puisse s'en servir contre lui.

"... oui, je suis Random, et je l'assume pleinement. J'ai une activité héroïque à côté de mon travail, quand j'en ai l'occasion, mais je vous jure qu'elle ne m'empêche pas d'être journaliste. C'est même tout le contraire ! Vous n'avez là que ma publication papier..."

Il se leva et contourna le bureau en murmurant rapidement un "si vous permettez", et sortis de son sac en bandoulière un petit ordinateur portable. Il le posa en face de Clark et, se penchant pour taper le mot de passe, il sentis la promiscuité du bel homme. Il se recula donc un peu. Pour l'un comme pour l'autre. Il ne voulait pas être invasif, et il ne voulait pas être envahis d'idée. Sur l'écran s'afficha son blog : il utilisait le wifi du McDonald.

"... mais je publie sur le net depuis que mon identité a été révélé, et j'ai fait de ma double vie une force journalistique."

Il retourna s'assoir en laissant l'ordinateur sur le bureau, afin qu'il puisse naviguer dans son blog.

"Vous dites traitez de la politique, de l'actualité locale et des surhumains, ce sont là les sujets exactes de mon blog. Plus quelques sujets oisif pour attirer le chalands et décontracter l'ambiance. Mais en soit, je pense qu'on est fait pour s'entendre, Mr Kent. Oh je n'ai pas l'orgueil de dire que mon travail est génial, c'est un travail de blogueur, mais j'ai ma notoriété, j'ai mon public, j'ai mes détracteurs et mes défenseurs. Je pose des questions d'actualités qui intéressent les jeunes et je m'attaque à la toute puissance médiatique de l'héroïsme avec ma propre expérience, qui vous en conviendrez, est au coeur du sujet. Les gens m'apprécient parce que je suis à mi-chemin entre eux et les hauteurs de l'Initiative..."

Il se pencha en avant de nouveau, posant ses avant-bras sur ses cuises dans un air sûr de lui. Il garda son regard droit sur Clark Kent, en essayant de ne pas laisser son esprit divaguer...

"Alors voilà, je suis encore très imparfait et je traîne derrière moi certaines casseroles. Je n'abandonnerais pas ces casseroles, je continuerais mes activités de héros, mais j'en fais ma force et de là mes lecteurs. Alors plutôt que discuter de ce que j'ai fait dans le passé, j'aimerais qu'on voient ensemble si il y a moyen que vous me donniez ma chance pour voir ce que je peux en faire dans l'avenir. Je ne me propose pas comme journaliste Mr Kent, j'en ai perdu la neutralité, mais comme chroniqueur."

Il avait l'air très assuré, et en même temps un semblant de détresse perdurait dans son regard. À l'intérieur de lui son coeur battait à lui en rompre les artères. Il venait de jouer son coup de poker, sa pièce de théâtre. Tout ça lui demandait un effort, il fallait prendre l'espace, prendre l'initiative, montrer de l'énergie, prendre le pas sur les questions gênantes et sur les tentatives de déstabilisation avec son passé, et en venir à dicter le rythme de l'entretien. Ça pouvait passer. Ça pouvait aussi grandement énerver son interlocuteur si ce dernier aimait avoir le contrôle. Il espéraient un peu que son inexpérience et sa jeunesse attire un jour la compassion d'un mentor avisé...

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Clark Kent le Dim 9 Nov 2014 - 20:13

Il n’a pas une allure très professionnelle quand il se présente devant moi, il a resté avec des habits très simples pour cette rencontre. Il est véritablement chanceux de tomber sur moi, des gens, comme Jameson, sont beaucoup plus cruels dans ce genre de conformités de politesses et de professionnels. Peut-être qu’il préfère se présenter pour être un journaliste proche des gens à place d’un journaliste plus de bureaux. Je le laisse s’asseoir et parler après mes premières questions. Je ne sais pas où il va venir et dans quel approche il va se tenir, mais je vais le juger dans toute sa représentation. Le monde est souvent cruel envers les nombreuses minorités de ce monde, alors que celui-ci en écope à cause de son homosexualité et de sa mutanité, il doit avoir un peu de rancœur sur la société ou il fait preuve d’une objectivité très rare. Il prit rapidement les articles de son ancien journal pour dire que cela ne le représentait pas du tout son travail ou ses idées. Je peux comprendre la difficulté d’écrire sur une ligne éditoriale, mais peut-être que c’était un peu plus poussé à ce que je pense pour le journal de San Francisco. Il m’explique ses nombreuses obligations de carrière dans ce journal, peu de libertés d’actions et d’écritures. C’est triste, mais je pense que c’est plus répandu qu’on pense dans le domaine du journalisme, surtout quand on commence. Je me pose quelques questions sur sa carrière et aussi peut-être faire un tour général de cet ancien journal après mon travail. Certains médias ont la mauvaise tendance d’être très contraignant envers leurs jeunes employés et je dois plus voir la réputation du journal sur le terrain.

Je me pose aussi des questions sur quels recherches il voulait faire à San Francisco. Je reste assez silencieux devant tout ce qu’il me raconte. Je ne veux pas le couper dans cette intervention, il montre déjà ses capacités d’orateur pour des interviews. En tout cas, je suis dans la certitude qu’il peut maintenant poser de longues questions et rendre la personne toujours aussi intéressée. Quand il dévoile son identité, cela me renvoie presque cinquante ans en arrière. Cela me rappelle juste les moments où j’ai accepté de jouer la première fois de ma vie à New York City le rôle de Superman, cachant mon costume derrière mes vêtements. Avec un seul coup de main, je déchirais mes vêtements civils pour combattre le crime. Mes parents étaient toujours vivants à cette époque comme la plupart de mes amis avant ma carrière dans la Justice League. Cela donne quand même un sacré choc quand je pense à ce genre de moments. Random pour « R », un chandail avec, les jeunes semblent vraiment cherchés des fuites des Vengeurs. Il s’est déjà trouvé une commandite pour se faire des chandails à son effigie, il doit être quand même populaire pour certains geeks de ce monde. Il répond déjà à une question que je me posais, sur sa neutralité en appuyant que sa carrière de super-héros lui donnait une autre manière de voir la réalité. Peut-être qu’il avait raison, mais je ne l’ai jamais fais en réalité. Je ne me suis jamais occupée de mon emploi de journaliste en jouant le rôle de Superman, je ne peux pas connaître cette réalité et c’est le défaut de son argumentation pour le moment. Il est peut-être le seul à connaitre cette réalité hormis le photographe du Bugle : Peter Parker et notre dessinateur officiel : Kyle Rayner. Je vais peut-être leur demander de l’aide après cette réunion.

Il va chercher ensuite son ordinateur personnel pour me montrer son fameux blog quotidien. C’était toujours quelque chose de très intéressant à analyser, les médias alternatifs profitent souvent à faire parler des gens oubliés du système. C’est l’une des raisons que j’ai toujours refusé les journalistes de masse pour des interviews à la Justice League, ils sont souvent un intérêt politique et médiatique personnels. Je réussis à lire quelques phrases sur son blog, mais je reste toujours aussi silencieux. Je ne suis pas vraiment conscient que je l’attire, je suis vraiment né à une autre et mes idées sont très loin de ce sujet. Je laisse un petit sourire quand je le vois critiquer abondement Carol Danvers sur son blog. Elle est souvent une bête de foire pour les critiques à ce que je vois depuis quelques années. Son blog mélange plusieurs styles et cela reste toujours aussi important dans une base de journalisme. Il avoue que son travail est bien plus complexe à ce qu’on demande entre l’opinion et le journalisme, il revient sur mes trois thèmes principaux. Finalement, il avoue un peu la perte de son neutralité au cours du temps pour se proposer uniquement comme chroniqueur. Je suis un peu étonné de ce coté que mon visage le laisse apparaitre. Il doit très bien savoir que les chroniqueurs s’échangent rapidement quand les journaux cherchent du changement.

« C’est une très belle introduction du sujet. Je vois que vous êtes capables autant dans l’oral que dans l’écrit d’intéresser les gens. » En faisant un petit signe d’œil vers son ordinateur pour appuyer mes paroles. « Mais, je vous l’avoue, c’est très rare que des gens avec des diplômes en journalismes se proposent comme chroniqueurs. De plus, le salaire est souvent difficile, car ce sont souvent des intellectuels ou des personnalités publiques qui s’offrent comme chroniqueurs improvisés, sans volontés de salaires. Alors je me demande, vous avez de nombreux fans sur l’internet, mais est-ce que vous allez en avoir plus dans notre journal? Je peux fouiller longuement sur votre blogue à ce sujet, mais je vous propose autre chose. Je vous laisse deux semaines. Je vous paye le salaire minimum d’une seule semaine. Vous me montez un dossier de dix pages complètes avec des faits et votre opinion à coté. Je considère après si cela vaut la peine de vous publier après, et dans un cas favorable, vous avez un travail partiel pour le reste de l’année. Je vous rappelle que c’est un test, le choix vous revient sur le sujet que vous voulez faire. Normalement, je n’offre même pas un salaire pour ce test, mais vous semblez d’un grand enthousiasme à travailler dans notre équipe. Si vous n’êtes pas doués au niveau du montage, je peux vous donner quelques numéros de mes collègues. Vous en dites quoi? »

Je me frotte le cou en attendant sa réponse, j’espère qu’il comprend le défi, mais je suis très loin de conclure cet interview, je me pose plus de questions personnelles sur sa vie. Je me lance quand même, au moins, cela va mettre moins de barreaux dans nos relations professionnels pour le futur. « J’ai quelques questions personnelles pour vous. Je m’écarte de l’interview pour le moment. En prenant en considérations que des gens ont dévoilé votre identité à San Fransicor et vous profitez un peu de ce succès. Est-ce que vous avez déjà pensé à quoi ressemblerait votre vie sans que le monde en sache autant sur votre vie de surhumain? Est-ce que vous serez encore à San Francisco dans ce journal? » Dis-je en levant une des feuilles archives que j’ai ramassé. « Est-ce que vous serez toujours en train de combatte le crime là-bas? Vous n’avez jamais pensé à rejoindre les Vengeurs ou une autre organisation de ce genre? » Je laisse quelques secondes en levant mes doigts vers lui. « Je peux comprendre que ce genre de questions peut être plus personnel, mais je me suis quand même intéressé aux sujets des surhumains et comment ils devenaient des héros avec le temps. Si cela vous dérange, je peux m’arrêter. »

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Darryl Maywin le Lun 10 Nov 2014 - 9:34

L'homme qui était en face de lui avait la tête froide, mais pas le coeur. Il le voyait dans la position du corps, le regard, les sourires esquissés. Il y a des avantages à ne pas mettre de tabou sur le désir et le corps, à avoir une expression physique libre et un rapport à la promiscuité et à l'intimité moins pudibond que la moyenne, c'est qu'on est aussi plus attentif au langage corporel. On gagne dans la libération de son propre corps l'intuition de détecter chez les autres les signes et les astreintes qui vous donnent un semblant de compréhension. Une sensation, une approche de la personne, peut-être pas la vérité telle quelle, mais un brouillon de définition. Et intuitivement, Darryl s'était sentis en sécurité et entre de bonnes mains auprès de Clark Kent. Sûrement ce qui lui avait permis aussi de se lâcher comme ça. Un peu trop peut-être d'ailleurs, il avait tendance à trop en dire, et sous couvert d'être sûr de lui, voir imbue de sa personne, il laissait trop souvent la considération médiocre qu'il avait de lui-même ressurgir. C'est pour ça que, sans y réfléchir, dans les derniers instants de sa plaidoirie, il avait préféré se proposer comme chroniqueur plutôt que journaliste. Parce qu'il ne pensait pas de lui-même, à l'issue de son argumentation, qu'il avait les qualités pour oser se réclamer d'un véritable emplois au Daily Planet.

Mais ça avait l'air de payer. En tout cas beaucoup plus que tout ce qu'il avait eu l'occasion d'essayer jusque là, bien mieux que tout ses entretiens passés. Et c'est là qu'il se disait aussi que Clark Kent ne perdait pas le Nord, mais avait beaucoup de compassion en lui. Pfff, beau gosse et gentil, genre insupportable. À tout les coups il devait avoir un chien trop mignon et une copine intelligente et forte de caractère, pour bien créer le couple énervant... Cette pensée faisait rire Darryl intérieurement.
On lui proposait donc une sorte de mise à l'épreuve, qui pouvait être suivie d'un vrai travail si il s'en tirait. Ça lui allait. Il aimait les challenges, même si le stress allait le mettre dans tout ses états, et puis une demi-paye c'était bien mieux que rien, il devait survivre dans New York sans trop être un poids pour la Young Force, qui avait la gentillesse exquise de l'accueillir pour l'instant gratuitement dans leur QG, caché dans un Starbuck's. Il lui fallait cependant trouver un sujet intéressant. Il n'allait pas trouver l'idée maintenant, il savait ça, il lui faudrait du temps et de la patience pour avoir son sujet d'investigation, deux ou trois jours, le temps de l'excitation retombe et qu'il ait la tête claire. En attendant il pourrait toujours préparer le terrain, arranger un peu sa vie, mettre sa chambre en ordre, sortir les vêtements des sacs... Il se rendit compte que, bien que bancale, la proposition de Mr Kent lui permettait de souffler enfin : il avait un début de quelque chose. Un de ses entretiens avait plutôt bien marché. Et au Daily Buggle !!! Il réalisait enfin, seulement, de ce qui lui arrivait, et une envie fulgurante de sauter sur Clark Kent pour lui faire des bisous lui monta dans l'estomac, si forte qu'il était douloureux de se retenir. Pour une fois qu'il voulait lui témoigner de l'affection sans arrière-pensée autre qu'un remerciement...

La stupéfaction et la joie laissèrent sur son visage un grand sourire niais, presque le sourire d'un enfant à Noël, aussi rayonnant que silencieux. Son cerveau était OFF, il resta à fixer Clark Kent avec cet air comblé tant et si bien que son interlocuteur repris la conversation avec des questions plus personnelles qui passèrent dans les oreilles de Darryl comme un discours flou. Il décida de se ressaisir alors et revint à la réalité, recollant les morceaux du discours de Clark avec sa mémoire pour pouvoir reprendre la conversation.
Ça ne dérangeait pas Darryl de parler de son expérience, encore moins avec quelqu'un qui le mettait en confiance. C'était étrange, il avait beau être stressé et à l'affut comme dans n'importe quel entretien, il sentait que toute décision de cet homme serait juste, et non pas néfaste, et qu'il n'aurait qu'à s'en prendre à lui-même si les choses ne marchait pas. Ce qui était aussi effrayant, parce que si il échouait, il n'aurait rien contre quoi se retourner...


"Euh... oui pardon, ça me va ! C'est parfait ! C'est super génial ! Merci, merci milles fois. Et non, je n'ai pas de problème à discuter de tout ça. C'est un peu hors-entretien mais pas tant que ça, il est juste que vous vous intéressiez à ce genre de chose pour essayer de voir à qui vous avez affaire, je comprend ça... Tant que vous n'utilisez pas mes propos à mon insu ahahaha !"

Il s'arrêta bien vite de rire et s'éclaircit la gorge pour faire comprendre qu'il savait sa blague peu comique.

"Et bien... non, j'avoue que je n'y ai pas pensé depuis. À ce que serais ma vie sans mon exposition je veux dire... Je n'aime pas trop revenir sur les choses, elles arrivent et je me débrouille avec. C'est ce que m'a appris ma mère : pas de regrets quand on est victime des événements. Et encore, je n'aime pas trop le terme victime. Mais à l'époque, je pensais à d'autres futurs, c'est sûr. Ma famille et mes amies étaient à San Francisco, ainsi que mon partenaire de vie, donc je n'avais pas vraiment en tête de quitter la ville vous voyez. Par contre je ne comptais pas rester dans ce journal, j'envisager de chercher un meilleur emplois plus tard, les choses ont juste été précipitées. Pour le meilleur je dirais dans ce cas là.

Pour ce qui est des Vengeurs, je n'ai jamais vraiment été un accro de leur aspect médiatique. Je veux dire, non pas que la médiatisation soit en soi mauvaise, mais comme toute chose il faut avoir du discernement, et puis la manière compte autant que l'ambition je dirais. Ma "carrière" héroïque me plaisait non pas pour ce qu'elle était, ou ce qu'elle est encore, mais parce que j'opère à ma manière, selon mes termes. Leur monopole de l'héroïsme m'a toujours plus ou moins dérangé, ils placent des oeillères tant sur le publique que sur leurs apprentis. Avoir une telle image médiatique est une lourde responsabilité, et j'estime qu'il en profite plus qu'ils n'en font profiter... ce qui n'est pas très éthique. Et l'éthique n'est-elle pas une part importante de la construction d'un héros ?

Je suis effrayé par le totalitarisme. Les systèmes peuvent rapidement dériver vers ce genre de choses, et je tiens à m'en tenir éloigner. Les événements ont fait que j'ai été révélé comme héros, mais la vérité c'est que je suis encore un héros en construction, je n'ai pas l'envergure des anciens de la JLA, je pense même que c'est une évidence, mais si la voie rapide pour l'envergure est l'Academy, je préfère essayer de montrer à mes fans qu'il y a des chemins alternatifs. Au final, qu'importe le groupe, seul compte les actes, non ?

J'étais plus un vigilant qu'un héros vous savez... je n'ai jamais combattu de grande menaces. Quelques super humains néfastes de petite importance, c'est tout, jusqu'à ce taré de Pr Evolve qui a mis la barre un peu plus haut, mais la plupart du temps je ne faisais que défendre des causes qui me tenaient à coeur... Je n'ai pas d'appétit pour le pouvoir ou l'argent, j'ai vu il y a bien longtemps que le bonheur était ailleurs."


Il faisait là référence, sans le dire, à ces années de maladie passée au chevet de sa mère mourante, ces instants qui lui avaient appris que seul les proches, seul autrui comptait, car on ne pouvait prétendre à la joie en face de la souffrance des êtres chers. cette souffrance l'avait fait grandir plus vite que n'importe quel événement de sa vie... L'argent ne pouvait pas vous sortir d'un problème aussi bien que vos semblables et l'altruisme. Et le pouvoir n'avait aucun effet sur les malheureux si il n'était accompagné de bienveillance. L'égoisme, la colère, la haine, des émotions qu'on avait tous en réaction au monde, mais qui au final n'était que des automatismes. Pour lui, quiconque se laisser contrôler par elle était donc un automate, et si il était important de respecter ces émotions, de les ressentir, c'était pour mieux les affronter...

"Et je suis persuadé qu'on ne peut pas être vraiment heureux si nos voisins et nos amis ne le sont pas. Alors tant qu'à avoir des capacités surhumaines, pourquoi pas les rendre utiles. Et puis j'avoue... il y a un peu d'excitation à jouer les justiciers..."

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Clark Kent le Lun 10 Nov 2014 - 18:21

Je ne suis pas sûr de comprendre la génération actuelle, mais plusieurs pourraient me répondre que je ne pourrais même pas comprendre ma propre génération vu comment je me suis placé dans cette société. Ils n’avaient pas torts sur de nombreux sujets, mais je crois être capable de voir une différence de caractère entre le jeune Random et un Vengeur médiatique. La comparaison est quand même incroyable de ce coté, ils sont dans la capacité de se fragmenter d’une façon. À l’époque, c’était différent, les mutants n’étaient pas immédiatement connus. Nous on connaissait, car on combattait la Confrérie, l’Arme X et ainsi que plusieurs organisations hostiles envers les mutants. Au niveau international et national, le sujet était complètement effacé, c’était souvent des légendes urbaines. Je ne vous parle même pas de l’homosexualité à cette époque, où on avait des comparaisons les plus boiteuses du monde autour de la pédophilie et l’homosexualité. J’ai eu quelques préjugés à ma jeunesse sur le terrain, mais cela s’est rapidement effacé avec la Justice League. Tous les membres de cette organisation était obligé de changer vu nos membres. On avait d’autres débats qui se sont arrangés avec le temps. John Stewart, victime de raciste, le mouvement d’émancipation des noirs explosait à cette époque. Même les femmes avaient ce problème à l’époque, on change maintenant, mais on dirait que la politique cherchait toujours des poux aux minorités.

Les mutants, les musulmans et les homosexuels étaient maintenant visés par les médias et les politiciens, mais j’espère que cela va changer aussi positivement que les autres combats sociaux. Je m’en veux de ne pas avoir participé autant à cette aide. Je me suis toujours dis que la Justice League valait quelque chose de bien mieux de participer directement au débat interne des pays, mais j’ai du mal à le supporter. On était détesté à cette époque pour ces raisons et on l’était toujours autant pour pratiquement les mêmes raisons. J’insiste quand même sur le fait, que les gens nous prennent souvent comme des modèles aujourd’hui pour critiquer l’occidentalisation des Vengeurs, peut-être qu’ils ont compris le pourquoi de notre neutralité. En tout cas, il reste lourdement silencieux pendant quelques secondes, j’ai eu le temps de réfléchir sur les discriminations et sur la Justice League pendant son long silence. J’ai peut-être créé un petit malaise sur le coup, mais il saute presque de joie pour l’emploi que je lui offre. Je ne suis pas très difficile, je sais si celui-ci prends un sujet qui l’intéresse et qu’il travaille dessus, il va avoir le travail à environ 90% sûr. Je ne peux pas lui offrir de bureau, mais il peut presque se trouver un travail étudiant pour le moment.

Il me parle ensuite de ses pouvoirs, c’est ce qui m’intéresse le plus. Il me décrit un peu de sa vie à San Francisco avant qu’il soit dévoilé à sa ville. C’était un peu dramatique de perdre tous ses acquis juste parce que tu voulais sauver les gens. Il apporte aussi une critique importante des Vengeurs que plusieurs rapportent, c’est le coté sur-média qui peut choquer beaucoup. Cela ne dérange pas pour des acteurs de mon coté, mais c’est rendu maladif aujourd’hui. J’ai même du mal à interroger quelques Vengeurs tellement qu’ils sont rendus proches des  médias. Je connais les groupes étatiques, mais je pense que maintenant les Vengeurs sont plus médiatiques qu’étatiques. Ils peuvent prendre des photos et même dire des provocations, mais ils n’aident pas les gens actuellement. Quand je prends des nouvelles du Limier, il me dit lui-même qu’ils n’ont pas encore de détecteur de portail dimensionnel ou galactique pour prévoir des attaques. Comment ils peuvent prévoir un futur Darkseid ou une nouvelle attaque de Thanos?  « Oui, c’est différent, mais je me dis que la Justice League était à ses débuts, affilié aux États-Unis pour prendre son indépendance après. Cela ne fait pas très longtemps que les Vengeurs sont créés, ils vont peut-être s’acheter une éthique bientôt. » Je ne fais que lever un sourire pour faire une petite blague sur le sujet. Il me raconte après ses craintes politiques autour des Vengeurs, je peux le comprendre aussi de ce coté. Avec le recensement en vedette, les Vengeurs jouent sur un terrain glissant dangereux. Je trouve quand même les arguments de Darryl rassurant. Parfois, on peut penser à travers que les gens dans ce pays deviennent complètement fou, mais on trouve toujours des gens plus rationnels de ce coté. « En voila un discours très rassurant. Je suis heureux que la jeune génération pense à comment se moderniser avec son époque que de copier de vieux systèmes. J’espère que plus de jeunes comme vous, pensent de cette façon. En plus, je trouve que votre parcours est intéressant. J’espère de tout mon cœur que les Vengeurs prennent exemples sur vous. » C’est après avoir déposé ces quelques mots, que je me sentais un peu trop familiarisé dans le sujet. J’ai peut-être fait une petite erreur d’approche de ma part.

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Darryl Maywin le Jeu 13 Nov 2014 - 12:18

Mr Kent était un homme rassérénant, apaisant, et doté d'un calme olympien. Outre l'ambiance agréable que devait diffuser son physique audacieusement sublime à 75% de ses interlocuteurs, il avait une confiance dénué d'égo, et quelque chose en lui transpirait la bonté. C'était l'image qu'il donnait à voir, l'impression qu'il communiquait, mais il y avait plus. Cette image avait un moteur, cette impression avait une origine, car toute honorable qu'elle soit, cette personnalité de Mr Kent était un masque. On le sentait. Il n'y avait pas de malhonnêteté dans cette attitude, au contraire, elle était un acte sincère de pudeur : il donnait à voir ce qu'il estimait necessaire de ce qui se trouvait en lui, de sa personnalité, et gardait pour lui son essence même. Ce n'était pas une dissimulation à dessein, ni un camouflage ou même un mensonge, il ne mentait pas sur qui il était, c'était une évidence, mais on sentait qu'il ne dévoilait pas tout. La neutralité journalistique et le rapport professionnel y était pour beaucoup, évidemment. Tout les patrons, tout les employeurs jouent un rôle pour leurs employés, et Darryl n'avait pas donc l'ombre d'un indice sur la présence de Superman en face de lui. Dans sa tête, il y avait le Clark Kent du Daily Bugle et le Clark Kent entier, authentique. C'était tout.
Néanmoins, il voulait gratter la surface du premier pour en découvrir un peu du second. Premièrement parce qu'une partie de lui ne pouvait s'en empêcher, cette homme était trop beau et même si il n'avait pas l'espoir ni même la réelle envie de draguer son interlocuteur (il avait bien trop de respect pour ça) il était un grand amoureux des hommes, un "éternel adolescent du désir" disait son ex, et si il ne pouvait déshabiller le corps de l'homme, il pouvait tout au moins tenter de déshabiller son esprit. D'en apprendre un peu plus sur lui. Deuxièmement parce que la pudeur et Darryl faisaient deux. Il en était quasiment dépourvu, d'autant plus avec sa propre histoire qui avait aggravé les choses. Il cachait rarement ses opinions, il se présentait tout entier et flamboyant, dans un cocktail détonnant d'égo, de confiance, de bienveillance et de naïveté. Chaque nouvelle rencontre était un crash test pour Darryl, les débuts de cette entrevue en était d'ailleurs la démonstration la plus éloquente. Il avait donc du mal à respecter la pudeur d'autrui. Non pas parce qu'il était intrusif, non pas parce qu'il était obsédé, mais presque inconsciemment. Enfin, troisième raison : il était journaliste. C'était le mélange des deux premières raisons, ce désir de déshabiller le monde, de retirer les oripeaux de la réalité pour en découvrir les rouages. C'était le moteur de sa passion, et il ne se posait pas la question de la validité morale de découvrir, c'était ce qu'il allait faire de la découverte qui déterminerait cet élément.

Mr Kent était, donc, d'un calme olympien alimenté d'une réelle gentillesse. Mais il était un homme mystérieux aussi, peut-être un peu trop lisse au demeurant. Peut-être même un peu ennuyeux. Sauf quand on le bousculait, et c'est pour ainsi dire ce qu'avait fait Darryl, il pouvait s'en rendre compte. De l'homme droit qui l'avait accueillis, il se trouvait maintenant devant une coquille brisée. Un début d'éclosion. Des traces d'implications personnelles se révélaient ça et là, un tic, un sourire, un regard. Cela a déjà été dit : Darryl n'est pas un grand cerveau, il n'a pas de capacité sensorielles surdéveloppées, mais il a cette capacité à identifier les gens, à les "sentir", de manière tout à fait humaine. Non pas comme une qualité sortie de nulle part, mais du fait de sa personnalité même. La plupart des gens n'osent pas fixer, ou si il le font n'analysent pas vraiment, ne regarde pas vraiment, par pudeur. Cette même pudeur, qui revient, encore et toujours quand on décrit Darryl. Cette même pudeur qui, quasi-absente, lui lève certaines barrières et qui, en l'isolant des prudes et en faisant de lui un marginal, lui donne aussi la capacité d'observer avec plus de véracité la façon dont les gens se comportent. De les décortiquer sans mauvaise pensée, sans même y faire attention. Ce qu'on appelle généralement "un feeling" quand on veut se la jouer cool ou ne pas dire à la personne qu'on largue qu'il est nul au lit... nous divaguons, revenons en à Mr kent, preuve tangible des défaut du système judiciaire qui l'autorise encore à porter des vêtements...

Le masque de Mr Kent était donc entrain de se fissurer légèrement au contact du discours de Darryl sur les super héros. Apparemment, l'homme n'était pas si neutre que ça, il avait du mal à le cacher. Il avait déjà évoqué que ce sujet faisait partie de ces prédilections, il en apportait la preuve : humour, réflexions, il en vint même à donner son points de vue. Un point de vue compréhensif, presque paternel, plein de miséricorde vis à vis des Vengeurs. Moins acide que Darryl, il leur autorisait l'erreur comme un grand frère bienveillant, comme si il était au dessus d'eux. Car quand on se sent en dessous de quelqu'un, comme Darryl, c'est avec morgue et sarcasme qu'on tente de les faire descendre à son niveau, avec critiques et agression. Mr Kent, lui, semblait les attendre d'au dessus, comme on observe son enfant faire ses premier pas vers soi. Il devait être très sage ou très imbue de soi se disait Darryl, mais il opta pour la sagesse : il y avait peut d'orgueil qui émanait de cette homme précautionneux. Mais qu'était-il au fond de lui ? Un ancien défenseur médiatique de la JL ? Peut-être même connaissait-il des membres de la Ligue ! Après tout, un journaliste de son acabit, dans un journal de cette ampleur, c'était normal... il savait peut-être où se trouvait ceux à la retraite...

Et puis vinrent les compliments. Darryl sentait encore la groupie se déhanchait bêtement dans son cerveau, il se serrait presque frappait le front pour la calmer. Il était au bord de rougir. Il n'avait jamais vraiment su comment accepter les compliments, il les adorait mais se sentait comme un monstre d'orgueil à l'idée d'y prendre plaisir, ce qui créait un paradoxe et entrainait un maëlstrom silencieux de sentiments contradictoires dans son être intérieur. À l'extérieur il se contentait de passer sa main dans ses cheveux avec un sourire timide en murmurant un "merci" gêné. Les compliments : la seule force capable de mettre Darryl réellement mal à l'aise, lui qui pouvait tout faire sans pudeur. Il n'y avait plus rien à combattre quand on vous avait fait un compliment, plus de regard à convaincre, plus d'approbation à gagner, la bataille était finie, et métaphoriquement Darryl n'avait jamais su vivre dans la victoire ou la défaite, il était un constant guerrier des rapports sociaux. Cela venait peut-être du fait qu'il s'était habitué à ne pas être "assez", à ne pas "valoir le coup", à devoir "faire plus" et même si aucun compliment ne représentait une atteinte de la perfection, il redoutait de s'arrêter ne serait-ce que quelques secondes pour savourer une réussite, une conquête, au risque de couler comme quand un requin s'arrête de nager...

Il reprit ses esprits et s'attela à gratter un peu plus encore la coquille d'oeuf de Mr Kent.


"Merci, merci, vous me gênez... je ... j'ai encore plein de trucs à améliorer hein... j'ai peut-être la bonne piste pour la théorie mais l'application sur le terrain est toujours plus compliquée. Déjà mes pouvoirs sont littéralement assez incontrôlables, sans vouloir rentrer dans les détails, et puis moralement parlant les choix sont souvent complexes... je suis sûr que vous avez plein d'exemple de ce genre, des affaires héroïques litigieuses que vous avez dût vivre directement comme journaliste..."

Il se remit un peu à l'aise dans sa chaise.

"Mais d'ailleurs... dite moi, si j'peux me permettre... vous avez connu l'époque de la Ligue de Justice ? Enfin, vous étiez journaliste à l'époque ? J'adorerais lire vos articles si c'est le cas, et si vous le permettez, ça pourrait m'aider à apporter quelque chose de nouveau à mon travail vous voyez... mon travail journalistique ou héroïque... c'était un autre point de vue sur les supers, une autre façon d'écrire sur eux je suis sûr que je peux y voir quelque chose d'intéressant pour moi."

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Clark Kent le Mer 19 Nov 2014 - 21:36

Les jeunes ont l’habitude d’idéaliser Superman, mais on dirait que ce jeune commence à m’apprécier encore plus que les gens qui rêvent de revoir un retour de Superman sur la scène. Je ne suis pas encore sûr de comprendre toutes cette nouvelle génération, mais dans la Justice League, on avait vécu tellement de sujets autour de la discrimination que les préjugés étaient rapidement oubliés. Je reste silencieux, il doit penser à quelque chose d’autres que moi. Je suis juste le petit patron qui demande des opinions sur un sujet et non un centre d’intérêt gigantesque, je dois même paraitre chiant. Je n’ai pas eu l’impression qu’il analysait complètement mon comportement ainsi, qu’il comprenait un peu mon ton, mes idées sur le sujet des super-héros. Je ne peux pas rester neutre sur ce sujet, j’ai travaillé bien trop longtemps dans la Justice League pour être neutre. J’ai connu beaucoup de trop de gens et de dangers, pour essayer juste de m’écarter de ce débat. C’était une fois ma vie, aujourd’hui, c’est ma carrière. Jameson m’a donné ce sujet à enquêter pendant plusieurs années que cela soit sur des anciens de la Justice League que les grandes vedettes des Vengeurs.

Je peux paraitre neutre sur le sujet dans les journaux, mais j’ai toujours un petit dégout quand je vois les Vengeurs qui se présentent devant moi pour répondre aux questions du Buggle. Il existe des millions de dangers dans la galaxie, je ne dis pas qu’il est mauvais de se reposer parfois, mais quand je les vois plus à la télévision à chaque jour, que dans les rues. Il a vraiment un problème. Je ne dois pas généraliser. Il existe toujours des Vengeurs comme Luke Cage, comme Valkyrie, mais leur équipe entière devrait gérer des problèmes plus importants que répondre aux questions de journalistes. Je m’emporte, je dois revenir vers Darryl. C’est vraiment un sujet fragile pour moi, mais je ne dois pas oublier l’important. Ce jeune homme joue sa carrière aujourd’hui, je ne peux pas laisser mon esprit s’occuper d’autres choses que cette entrevue.

Il revient sur sa mutation et la difficulté de son contrôle. C’est sujet que je connais un peu, vu les différents membres rencontrés ou même pour avoir vu l’Institut Xavier de mes propres yeux. Les mutants ne contrôlent souvent leurs pouvoirs et leurs humeurs varient à un moment ou à un autre. Darryl se fait aussi très gêné de recevoir des compliments particuliers. « J’ai connu à une époque, une institution privée qui aidait les mutants. Je sais que c’est difficile de contrôler parfois les capacités que vous possédez, mais, vous avez quand même preuve de courage et de détermination pour arriver à ce niveau. Que vous venez ici pour faire différent, c’est déjà une preuve de force. On ne contrôle peut-être pas sa mutation, mais on contrôle sa vie. » Une digne phrase de Charles Xavier, mais je rentre trop dans le sujet. Il se remet ensuite en place pour être plus à l’aise. Enfin, il sort un peu des compliments que je lui ai donnés précédemment dans cette entrevue pour…

Je n’ai vraiment pas fais attention, il se doute de quelque chose. Il est revenu au sujet de la Justice League. Mon visage change un peu, quelques secondes d’un petit regard confus et hésitant. Il revient cependant sur le sujet des supers, un sujet bien plus simple à contribuer, je peux me servir de plusieurs excuses pour éviter de faire connaitre mon identité. On dit de moi, que je suis un ami intime de John Stewart, que je suis le premier journaliste à avoir réussit à poser des questions à Wonder Woman sans me faire décapiter. « J’ai écris de nombreux articles sur eux et sur les Vengeurs aussi. Je ne vais pas vous cacher que je garde une préférence pour les membres de la Justice League, même si certains Vengeurs sont respectables. J’ai interviewé… » Je lui tourne doucement son ordinateur vers lui, si celui-ci veut prendre des notes. « Wonder Woman et John Stewart. Il me manque juste Superman pour avoir le trio du début. Leurs interprétations sont très différentes et leurs évolutions sont aussi marquantes. Diana vient d’une dimension où elle a vécu une guerre pendant un demi-siècle, mais qui s’est énormément humanisée au contact d’êtres humains. Des gens peuvent la détester parce qu’elle est très loin de la culture terrestre, mais pour l’avoir interviewé pendant plusieurs heures, il ne faut pas se fier à cette image, elle est bien plus humaine que moi-même, c’est juste qu’elle le cache. John Stewart est un ancien soldat, un peu plus sombre que la majorité des membres de cette ancienne équipe. Je peux vous dire qu’il n’aime pas beaucoup les Vengeurs. Si vous voulez faire un projet là-dessus, je peux vous laisser plus de temps. Ma vision n’est plus neutre depuis longtemps, je peux vous fournir des informations à comment interroger Diana, Stewart, Flash ou d’autres. Peut-être commencé par ce travail et faire une série après, si votre travail me plait. Je vais vous fournir mes articles et mes interviews sur le sujet, laissez-moi juste votre adresse email sur une feuille. »

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Darryl Maywin le Dim 23 Nov 2014 - 13:38

Apparemment, il s'était mal exprimé et Clark Kent pensait qu'il n'arrivait pas à contrôler son pouvoir. C'était vrai, et faux, les deux à la fois. Il ne pouvait certes pas choisir sa transformation, il s'était vite rendu compte qu'il n'y avait aucun moyen de le faire : ni la méditation, ni la situation, ni l'alimentation, ni même se mettre à l'écoute de son pouvoir ne changeait rien au hasard qui décidait. La sensation avant la transformation était la même pour toutes les formes, il n'y avait rien à choisir ou à modifier de ce côté là, et son état émotionnel, physique ou autre n'altérait en rien l'absence de choix qui le restreignait. De même, en effet, il ne pouvait pas contrôler la durée de la transformation, cette dernière était courte, elle s'arrêtait indépendamment de son choix et il ne pouvait pas non plus la rendre plus longue. Il était simplement prévu qu'il revenait à la normale par une sensation particulière quelques secondes avant que cela ne se produise. Sur ces choses, il ne possédait en effet aucun contrôle et cela pouvait s'avérer un handicap, mais son entrainement pendant deux ans l'avait persuadé d'une chose : il ne pourrait rien faire pour améliorer cette condition.

En revanche, son contrôle sur chacune de ses six formes était exemplaire. Il connaissait les capacités de chacune d'entre elles sur le bout des doigts, et se servait du corps qui lui était fournie avec le même naturel que son corps d'origine. Il avait grâce à ça un avantage tactique certains : même si il ne savait pas en quoi il allait se transformer, il saurait quoi en faire immédiatement. Son adversaire, lui, serait dans l'inconnu totale. Même si il avait déjà affronté quelqu'un auparavant, il y avait peu de chance qu'il retombe sur la même transformation, et la personne serait alors, de nouveau, tout aussi démunie qu'à la précédente rencontre. Affronter Darwin, c'était affronter un héros imprévisible et qui changeait à chaque fois. Il se souvenait de cet homme qui avait affronté Scaleblade lors d'une altercation, et était revenu "préparé" avec une armure de métal lui permettant de résister aux écailles tranchantes de ce dernier. Darryl avait pris la forme du Gluttonbeam et dévoré son armure : les faiblesses et les forces d'une forme étaient radicalement différentes de celles d'une autre... Et puis il avait cet autre avantage, sa véritable force, celle qui appartenait à sa personnalité et pas à son gêne X : le don d'improviser. La capacité à tourner une situation en sa faveur en quelques secondes, qu'importe ce qu'on lui donne pour ça. Oh il avait encore de l'entrainement devant lui, par exemple il existait un temps infime entre deux transformations où il était obligé de rester humain. Son pouvoir se "rechargeait" à ce moment là. C'était un moment difficile car il était toujours démuni, il comptait trop sur ses métamorphoses et leurs pouvoirs, et pas assez sur sa propre capacité à se débrouiller en tant qu'humain "normal". Peut-être y avait-il moyen de raccourcir ce temps de latence, changer d'une forme à l'autre sans redevenir humain entre temps, mais il le découvrirait de lui-même. Il avait en effet observé que ce temps était déjà plus cours qu'à la découverte de ses pouvoirs, ça viendrait, à l'avenir... Mais il n'avait pas le temps de patienter, il allait apprendre à se défendre. Il était sûr qu'à l'avenir, la Young Force aurait un membre ou deux capables de lui apprendre à se battre.

Néanmoins, ce qui intéressa Darryl c'était cette histoire d'institut pour les mutants. Il n'en avait jamais entendu parler... rien de ce genre n'existait sur la côte Ouest. Et puis il ne s'était jamais renseigné, il avait caché sa condition mutante à tout le monde et avait appris seul dans son coin. Il n'avait pas eu de réel problème à s'accepter comme tel, pas très longtemps en tout cas. Il avait de l'expérience quand il s'agissait d'accepter d'être différent des autres, il en avait fait une force. Mais cet institut, si il existait encore, était une aubaine non pas pour lui apprendre à maîtriser ses dons, mais pour recruter au sein de la Young Force. Après tout, les élèves de cet institut pourraient bien vouloir être des super-héros après leur diplôme de contrôle de la mutation, si certains allaient peut-être tenter leurs chances en Asie ou dans la télé-réalité des Vengeurs, ils pouvaient peut-être espérer en récupérer quelques-uns et agrandir leur bande. Il fallait qu'il en sache plus. Sans pour autant que Clark sache la nature de sa demande, ça pourrait le gêner de savoir qu'il avait aidé une bande de jeune à démarcher, mais si il semblait avoir de la sympathie pour leur projet.

"Bah, oui, bien sûr, vous avez raison. Juste, vous voyez, quand je dis que mon pouvoir est incontrôlable, c'est qu'il est intrinsèquement imprévisible. Ca fait partie de sa nature. Je me transforme. Aléatoirement. En des trucs, bizarres, avec des pouvoirs différents. Une fois transformé, je me contrôle parfaitement, c'est juste que pour le choix c'est la roulette russe. Mais, sait-on jamais, vous avez toujours le contact de cet institut ? Il pourrait m'en apprendre plus sur moi-même. j'ai 24 ans mais il n'est jamais trop tard pour apprendre."

En parlant de ça, la leçon continuait ici-même. C'était pas vraiment une leçon officielle, mais c'est pas parce qu'il était diplômé qu'il avait l'expérience, et Clark Kent, lui, avait beaucoup à lui fournir de ce côté là. Depuis le début de leur discussion, il avait porté beaucoup d'attention à ce que disait Clark. Il était trop tôt pour parler d'une réelle estime, car on n'obtient cette dernière qu'en connaissant réellement la personne, en la côtoyant sur un terme assez étendu. Il était cependant juste de parler de fascination : il avait déjà entendu parler de cet homme, il travaillait depuis de nombreuses années au Daily Buggle, il l'avait très rapidement accepté pour ce qu'il était. Et maintenant il lui donnait des astuces. Il commença sans se faire prier à lui parler de son propre passé de journaliste, sa propre expérience des évènements que Darryl avait vécu à un âge où on ne saisit pas tout à fait le monde. Son avis semblait plus pondéré que Darryl sur la question des Vengeurs, ce qui l'inspira sans qu'il ne laisse rien paraître. Darryl se trouvait souvent trop jusqu'auboutiste, trop fonceur, il avait tendance à emballer un groupe pour un individu en se laissant aller à des sentiments comme la crainte ou la colère. Mais il avait toujours sentis, au fond, qu'il allait trop loin avec les Vengeurs, et ne devait pas englober l'équipe entière pour les déviances de certains individus. C'était une chose en lui qu'il n'avait jamais osé voir en face, mais le fait que Clark l'exprime lui fit penser qu'il devrait essayer de s'améliorer de ce côté là. D'abord pour sa carrière, qui nécessitait un jugement plus approfondis et clarifié, mais aussi pour lui-même. Relâcher un peu de vapeur, un peu de hargne, était toujours bon pour l'équilibre.

Clark retourna l'ordinateur vers lui d'un geste simple, mais éloquent. Darryl s'empressa de l'attraper et de le disposer sur ses genoux. Il ouvrit un dossier et commença à prendre des notes. Wonderwoman et John Stewart, les membres fondateurs. Waouw ! Ça c'était pas rien. Il lui manquait Superman. Darryl n'avait jamais vraiment réussis à cerner ce dernier, il avait l'impression de l'avoir si souvent vu pourtant, dans des images d'archives, sur Youtube, sur des affiches, des photos dans les livres d'histoire moderne mais... il n'arrivait pas à se faire d'avis sur le Kryptonnien. Et puis, où étaient-ils tous passés ? Et puis, il y avait ce membre mythique, cette légende urbaine, un ragot presque, mais qui aurait, dit-on, été le quatrième fondateur secret : Batman. Clark Kent savait-il quelque chose à son sujet ? Parce que Batman était une rumeur qui intéressait grandement la Young Force, un allié de choix... Il ne manquerait pas de lui demander, mais il ne voulait pas l'interrompre. On n'interrompt pas la personne qu'on interview, même si pour le coup c'était plutôt officieux et détourné...

Autre chose, Darryl ne manqua pas de noter que Mr Kent avait inconsciemment nommé Wonderwoman "Diana". Si tout le monde connaissait ce nom, tout le monde ne se permettait pas de l'utiliser si ouvertement. On avait presque l'impression qu'il lui était naturel de l'appeler ainsi. La connaissait-t'il ? Darryl était intrigué, mais pour le coup il se dit qu'il allait laisser ça dans la vie privé de son interlocuteur, qui était déjà d'une extrême gentillesse de lui livrer ces informations. Il se contenta de le noter aux côtés des autres éléments qu'il conserverait sur elle, son humanité caché notamment. Point intéressant pour une future comparaison Diana / Carol : l'une cache son humanité, la seconde en est dépourvue. Vint le tour de John Stewart. Pour le coup, l'utilisation de son nom n'avait rien d'étonnante, c'était le cas pour tout le monde. Personne ne l'appelait Green Lantern, il y en avait tellement sur Terre qui portait l'anneau après tout. Et enfin il lui proposa même la possibilité d'avoir des informations sur les moyens d'interviewer d'autres membres majeurs de la Justice League. C'était une vraie mine d'or, pas au sens de monnaie mais de possibilité, d'ouverture professionnelle et personnelle. Darryl tapait si vite sur son clavier qu'il ne pouvait dissimuler son excitation. Il attrapa son bloc-note et un stylo, lesquels étaient toujours à sa portée dans l'intérieur de son blouson, et écrivit son adresse, nom et prénom très rapidement, avant de déchirer la feuille et de la poser sur le bureau de Clark. Il n'osait lui tendre directement, il percevait cet acte comme autoritaire vis à vis d'une personne qui lui proposait gracieusement de l'aide. La laisser devant lui, c'était lui laisser la liberté de s'en saisir quand il le voulait.

"Dites moi... Vous me parlez de Superman, Wonderwoman et John Stewart... entre nous... Batman, il existe, il a existé ?"

On pouvait lire dans ses yeux une étincelle de curiosité presque enfantine. Entre le plaisir journalistique de la recherche des réponses, le frisson de l'enquête et le rêve adolescent de révéler l'impossible comme une possibilité.

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Re: Entretien Spécial (pv Darryl Maiywin)

Message  Clark Kent le Sam 29 Nov 2014 - 16:26

J’ai peut-être beaucoup trop parlé pour l’Institut Xavier. Charles a toujours voulu être le plus discret possible, ce que je respecte le plus au monde. L’Institut Xavier a toujours voulu prouver que les mutants étaient capables de faire de leurs meilleurs sans rechercher une reconnaissance quel qui soit. J’ai connu plusieurs membres des X-Men à une époque, un groupe qui se positionne bien plus sur les problèmes des Mutants que sur tous les autres domaines. Je ne peux pas les en vouloir de s’occuper de ce problème principalement, les mutants ont tellement de problèmes avec l’Arme X, avec Stryker et avec des dangers bien plus dangereux comme Apocalypse. L’Institut Xavier et les X-Men étaient pratiquement obligatoires pour l’Avenir des Mutants. D’un autre coté, j’apprécie beaucoup leur idéologie pacifisme, mais aussi leur cohésion d’esprit. Les Quatre Fantastiques peuvent être un groupe puissant, ils l’ont montré contre Ronan en 2009, mais les X-Men pouvaient même défaire la Justice League à une époque. Je suis heureux de voir un groupe aussi puissant aux États-Unis en cas d’abus majeurs des Vengeurs. Darryl voulait le contact de cet Institut. Pendant un moment, j’hésite. Je dois me souvenir souvent qu’il est un journaliste et exposer cette équipe, pourrait faire très mal aux mutants et à l’Institut.

Je comprends un peu mieux son explication sur ses pouvoirs, c’est intéressant, on dirait presque une émission pour enfants que je regarde pour me défouler. Pendant un petit moment de folie, je voulais même le voir se transformer devant moi, juste pour la magie de la surprise. Cela me manque un peu ce genre de surprises. Je commence à prendre un petit papier pour noter quelques noms, mais aussi leur numéro de téléphone professionnel. J’ai gardé quelques renseignements sur eux. Premier nom – Henry McCoy, scientifique mutant reconnu mondialement, travaillant dans plusieurs universités, il risque d’aider le jeune Darryl. Deuxième nom – Katherine Pryde, militante pro-mutante à l’Université de New York, son nom apparait toujours dans quelques dossiers étranges, si on cherche bien. Troisième nom – Elizabeth Braddock, super-héroïne reconnue d’Excalibur, vivant mystérieusement à New York depuis quelques années. Et le dernier nom – Jean-Paul Beaubier, chef d’Alpha Flight, mais on ne le voit pas beaucoup dans cette équipe, il est bien plus discret que Tony Stark. On est capable aussi de le voir à New York. Pour le dernier nom, Darryl peut sentir un rapprochement vu sa situation et celle du chef d’Alpha Flight. Je lui passe doucement le papier avec les noms et les numéros de téléphone. « Je vous préviens, cela doit rester du secret professionnel. Quad vous les contactez, dites que c’est de la part de Clark Kent sinon ils restent de vous raccrocher au nez. Si vous sortez cette histoire de ce bureau, tu risques d’avoir des problèmes judiciaires importants… » Ou une perte de mémoire improvisée. Je veux aussi voir si celui-ci est capable de faire des liens, je lui donne des multiples noms, qui n’ont aucun lien entre eux en toute logique, sauf leur rapport mutant. Est-ce que celui-ci va être capable de faire un lien logique entre la fameuse institution qu’on a parlé et ces quatre mutants?

Je me repose la tête de la question mutante, elle peut se montrer toujours aussi complexe avec des envies d’intervenir dans ce conflit. Surtout quand le Gouverneur actuel s’appelle William Stryker. Arme X, Purificateurs, il s’est recyclé en politicien démagogue pour essayer de faire un recensement des Mutants. Pour les gens qui suivent la politique américaine, on se dirait après le 11 Septembre 2001, où les musulmans avaient l’obligation de signer des feuilles de recensement de leurs derniers voyages. Stryker voulait faire subir cela aux mutants, les placer sur une liste, telle que des criminels. C’est dommage que ce débat soit rendu aussi bas dans la politique moderne. En tout cas, il est le temps de s’attaquer à un autre sujet sensible : La Justice League. Prenant des notes à ce que je lui ai disent. Je me suis rendu compte de mon erreur peu après, être beaucoup trop familier avec Diana. Personne n’avait les couilles de l’appeler Diana, de manière quotidienne, sauf ces amis de la Justice League ou sa protégée.

La question de Batman m’étonne un peu. En réalité, Wayne n’a jamais été un membre fondateur de notre organisation, il est arrivé en 1985, quinze années après la formation du groupe, mais son importance est si considérable, que les gens le voient même comme un Fondateur de la Justice League… en tout cas, pour les gens qui croient à son existence. Allen et Stewart ont fait des petites références à Wayne dans leurs mémoires. Allen l’a mentionné une fois sous le nom de Daniel Dreiberg avant de l’oublier et de le remplacer par le nom de John Stewart durant le reste de ses mémoires. Le plus vieux des Green Lantern ne s’est pas gêné lui, il existe, mais par le nom d’Owlman. Il existe tellement d’incohérences à ce qu’on a fournit aux gens après la fin de la Justice League, que des questions se posent encore sur nous et surtout sur le mystère Batman. « Un mythe urbain, le monstre du Loch Ness de la Justice League. Je me suis toujours posé la question, mais la Justice League n’aime pas donner de leurs secrets aux journalistes. Prouver son existence réelle est difficile, mais vous pouvez toujours essayé en discutant avec les membres de la Justice League. La seule chose que je peux vous dire sur ce sujet, c’est qu’eux-mêmes ne semblent pas savoir s’il existe ou non. » Bruce Wayne a toujours été mon ami, je ne vais certainement pas le mentionner, même à un adolescent qui semble le plus sincère du monde.  

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