Le grand bassin

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Re: Le grand bassin

Message  Ivy P. Isley le Mar 29 Nov 2016 - 9:44


La rage de la déesse comme son rejet de mes remerciements et de mes excuses m’attriste. Je comprends néanmoins son regret, pour m’être souvent posée une question similaire : pourquoi est-ce que je m’inquiète plus pour les personnes que je confronte que pour celles que je protège ? Pourquoi est-ce que j’épargne des vies humaines au péril de celles des plantes qui se tiennent à mon côté et que je veux défendre ? Il serait tellement plus facile d’accomplir un massacre. Rendre l’air toxique aux humains dans toute la forêt primaire et poser des pièges capables de tuer la plupart des individus qui s’aventureraient tout de même en un territoire qui n’est pas leur, cela aurait évité les présents problèmes. La mort est quelque chose d’omniprésent dans la nature et il est nombre de végétaux, à l’instar des humains, pour en faire usage. Cependant, je préfère m’affilier à l’immense majorité qui vit et fait vivre plutôt que détruire pour vivre. J’ignore les raisons qui poussent Diana de Themyscira à épargner ses adversaires, à avoir acceptées et à respecter les valeurs de la Justice League, mais je comprends son regret. Il est important, de crainte qu’un jour il disparaisse avec sa retenue.

Wonder Woman n’a pas parlé dans le vide, sans quoi je n’en aurai pas changés mes plans pour quelque chose accordant au Wakanda l’opportunité d’agir pour le meilleur et le plus rapidement, mais il est futile d’essayer de me raisonner. Je ne tolérerais pas les camps d’extermination que sont les scieries le temps que les intellectuels Wakandais réussissent à convaincre la demi-douzaine de pays impliqués qu’il faut renoncer à leur ressource primaire, j’accélèrerais les choses. J’ai proposée une alternative pour que le Wakanda puisse agir en toute liberté, pour que Wonder Woman puisse participer à la défense de la forêt comme elle prétendait le faire, et les seules réponses qui viennent sont rire méprisant et soupir hautain. Voici qui me renforce encore dans la nécessité de la rallier à ma cause, afin de combattre sa déconsidération des intérêts écologiques et possiblement des ONG lançant les alertes à ce sujet.

Le baiser est long et la résistance amazone ne m’intéresse guère, pas plus que sa faiblesse même si la soudaineté de celle-ci fait éclore un doute dans mon esprit. J’en finis cependant la sensibilisation avant de m’en inquiéter, observant par la suite l’épuisement bien trop rapide. Une perte de conscience sous l’anesthésie que je lui ai infligée n’est pas exclue mais il semble que les différences physiologiques provoquent de grandes différences avec les réactions qu’auraient eues des humains. Les divers Panthéons ressemblent à l’Humanité, à l’instar d’autres peuples comme les Kryptoniens, à cause de la convergence évolutive ; néanmoins le fonctionnement biologique connait des différences. Impossible de savoir ce qui se passe réellement dans le cerveau de Wonder Woman mais je suis partagée entre l’hypothèse que la sédation affaibli son organisme sans parvenir à lui faire perdre conscience comme chez les humains et celle que son organisme s’épuise à neutraliser la sédation. J’ignore ce qui vaut le mieux pour elle et prends sur moi de ne pas me détourner du plus important.

J’aime mieux être tuer que te servir de cette façon.

Mes épaules se baissent et c’est à mon tour de soupirer tristement alors que le discourt continu, la bouche laissant passer autant de colère que les yeux malgré les entraves de la fatigue. Que je désole me rassure, reste à le faire suffisamment pour qu’il ne soit plus question de se préoccuper de moi mais de ce que l’on peut faire. Que j’utilise comme outil est véritable également, c’est là la manière que je trouve la plus acceptable afin d’obtenir ce que je veux, préférable à la violence et à la menace. Je ne veux pas détruire Wonder Woman, je ne veux détruire personne même si je le ferais pour les intérêts économiques de puissances étrangères toutes intéressées à maintenir cette région dans la misère pour l’exploiter à moindres frais. S’il est de la colère aux accusations de sectarisme, c’est surtout de la tristesse et de la lassitude qui me tiennent le cœur lorsque Diana de Themyscira en termine avec ses paroles même s’il y a un peu de satisfaction également. Je force donc un sourire puis m’en vais me masser la nuque, outrepassant la fatigue de l’Humanité et son chaos.

Je ne suis pas une meurtrière, Princesse. Ne perdez pas conscience, s’il vous plait.

Je suis surprise de sa vulnérabilité à mes toxines et de sa résistance à mes phéromones, d’ordinaire c’est l’inverse considérant les défenses naturelles des organismes contre les poisons et leurs acceptations des chimio-transmetteurs au sein d’une même espèce. Néanmoins, peut-être que la différence d’espèce est justement ce qui pose problème et que les Amazones sont incompatibles à la reproduction avec les humains ; j’ignore ce qu’il en est réellement mais c’est une explication valable. Je me détourne de Wonder Woman un instant, n’ayant pas tellement le loisir de l’étudier, pour m’adresser à un autre parti.

Aman, va lui chercher de l’eau.

J’ignore si cela lui fera du bien comme cela pourrait le faire à un corps humain mais lui fournir à boire ne me coûte rien d’une part et me permettra de continuer à la sensibiliser d’autre part. En revenant à Diana, je regarde encore quelques instants sa faiblesse et son impuissance en ravalant le mal au cœur que cela me fait. Je me relève et me détourne, faisant quelques pas sur le côté. J’hésite plusieurs secondes, de très longues secondes, alors que je suis piégée dans l’ambivalence de sentiments ; il ne s’agit pas de pitié, il s’agit de compassion car j’ai connue également l’impuissance et il ne me plait pas de l’infliger. Mais ce serait imprudent que de libérer la divinité, elle regrette déjà de ne pas m’avoir tuée lorsqu’elle en avait l’occasion et est seule garante de son honnêteté, pouvant parfaitement feindre la faiblesse pour se libérer. Ça me fatigue tellement que j’aimerai ne plus rien ressentir.

C’est une bonne chose que vous ne vouliez plus m’aider ou me raisonner, peut-être vous concentrerez-vous sur ce qui est réellement important du fait. Qu’importe ce que vous penserez de moi ou la vérité que vous montrerez au monde. Ce qui importe c’est que le massacre de mon peuple soit stoppé. Pas dans dix ans, pas dans un siècle, mais maintenant. Je me moque que les humains enferment d’autres humains dans des camps d’extermination, je me moque également des abattoirs industriels décimant jours après jours des populations animales nées et engraissées pour nourrir une minorité de l’Humanité. Mais il n’est pas question de laisser continuer le massacre de mon peuple. Il faut sept siècles à une forêt primaire pour se régénérer, même avec mes pouvoirs cela prendrait des semaines voir quelques mois selon les dommages, et il n’est même pas encore question de cela mais d’arrêter la déforestation.

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent ; dramatique constatation qui est peut-être aujourd’hui contrariée par la prise de conscience des pays occidentaux des ravages qu’ils ont causé par le passé, et tentent du fait de rectifier le tir, mais qui mettra encore longtemps à être appliquée ici. Qui sera appliquée trop tard. Je pousse un long soupir triste puis me retourne vers Diana, la regardant à quelques pas de distance.

Une résistance se fait sentir et il me faut un effort de volonté pour que les végétaux qui la maintiennent au sol se rétractent d’elle, restant aux alentours au cas où elle entreprendrait une action agressive à l’exception d’une racine qui m’apporte son lasso doré, son glaive et son bouclier. Je me saisi du premier en la remerciant, bien consciente que le langage humain n’a aucun sens pour elle et que mon intention lui suffit, et laisse les deux autres tomber à mes pieds.

Si je dois mourir pour que la forêt soit protégée, ainsi soit-il. Si je dois passer le restant de ma vie dans les geôles du Wakanda ou d’une autre nation mais que cela permet de sauver une Forêt Primaire, je l’accepte.

Il me reste trop à faire pour que cela arrive dès maintenant mais s’il est négociable de le faire plus tard, je suis prête à cela. J’ai abandonnée l’idée de retrouver le bonheur il y a bien longtemps et ne le cherche plus. Je ne pense pas non-plus qu’on me renverra une nouvelle fois à Arkham Asylum ni même que je réussirais à m’y sentir de nouveau chez moi, considérant ma trahison et l’abus de confiance que je leur ai fait subir. Mais pour avoir abus de confiance, il faut confiance préalable. J’ai mis des années à gagner la leur et quelques secondes à la perdre. Les phéromones marchent bien mieux.

Aman revient avec ce que je lui ai demandé, une petite bouteille comme celles que l’on a apporté, et je lui tends le lasso accompagné d’une demande :

Enserres-lui les mains et donne-lui à boire s’il te plait.

Il hoche la tête et s’approche de Diana, n’étant pas une menace pour elle comme je le suis et ne devant donc réellement risquer sa vie à agir ainsi. Il risque d’y avoir des morts lorsque les briseurs de grève interviendront, je le sais, mais j’ai espoir de faire mieux que défendre la forêt et les siens à présent. Cet espoir m’a été donnée par cette divinité allongée à moitié inconsciente et qu’un humain aide à relever afin de combler, et tester, la faiblesse qu’elle manifeste ; personne n’a gagné ici, pas encore. Affaiblir ou vaincre quelqu’un n’est pas une victoire, c’est un moyen et la fin doit le valoir.

Vous n’avez pas parlé dans le vide, Princesse. Je suis venue ici avec la certitude que j’aurai à me battre pour défendre la forêt et qu’il y aurait des blessés voir des morts à cause de cela ; des sacrifiés. Vous offrez une voie différente mais bien trop lente et je trouve le compromis. La violence n’est pas nécessaire si le Wakanda entreprend de préserver la forêt et d’aider les populations qui s’y trouvent à vivre mieux. Les délais d’intervention égologique du Wakanda ne sont plus d’actualité s’il y a une menace de ma trempe au sein de la forêt que lui seul peut contrer. Je considère votre position comme celle de votre pays et j’en use non pour vous détruire mais pour éviter les destructions. Ensemble, nous pouvons arrêter le massacre de mon peuple sur ce territoire en quelques mois, peut-être semaines. Que cela soit basé sur un mensonge n’empêchera en rien que ce sera efficace.

Je prends une grande inspiration une fois ma déclaration terminée, croisant les bras et me résignant. Je n’aime pas poser des questions car elles apportent des problèmes mais mes alternatives sont réduites face à l’inefficacité de mes phéromones ; peut-être qu’un surdosage changera ce fait mais je n’y crois pas réellement.

Ma manière de m’assurer votre aide ne fonctionnant pas, voyons la votre : votre lasso a la réputation de forcer à dire la vérité. Ai-je une chance que vous participiez à mon plan pour protéger la Forêt du Bassin ou est-ce une perte de temps que d’essayer de vous convaincre ?

Les questions apportent des problèmes, j’entends déjà le refus venir tout comme il peut l’être pour la boisson. Je baisse les yeux vers le bouclier et l’arme à mes pieds ainsi que la racine qui me les a apportés à mon côté.

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Re: Le grand bassin

Message  Diana De Themyscira le Mer 21 Déc 2016 - 2:39


    Comme tant des ennemis de la Ligue des Justiciers ou encore des héros en général, Pamela se perdait dans des éléments incomplets devant ce monde. Diana avait compris plusieurs nuances importantes dans ce monde, avant elle pouvait être plus guerrière et impulsive devant des évènements pouvant brusquer son empathie. Des massacres, des guerres, des génocides ou racisme pouvaient l’épuiser et c’était l’une des raisons pourquoi Diana pouvait paraître éteinte en voyant autant de problèmes, mais Pamela était dans l’erreur. Non parce que la princesse des Amazones avait raison, parce que le monde qui tournait autour d’elle ne l’affectait pas. Affronter le monde était différent pour Pamela, parce qu’elle n’affrontait pas ce monde, elle réalisait surtout un fanatisme aveugle et innocent amenant surtout plus de problèmes que de solutions viables. Les questions se résultaient par des réponses incomplètes, par des préavis sans faits et surtout par une idéologie sans fondement. La dame verte pouvait justifier n’importe quoi, son respect envers ses principes se cassait par son individualité.

    Ce que Pamela critiquait des êtres humains, était un préalable à ce qu’elle était. Bornée, être incapable de comprendre les nuances et surtout dans l’incapacité de vouloir bien faire, son fatalisme ne pouvait que causer des fins, et Diana préférait la mort que des humiliations aussi présentes. La résistance de l’Amazone ne permettait pas de combat immédiat, ni une réponse forte, sauf avec un regard menaçant après cet acte si déshonorable. La princesse des amazones était totalement dégoutée par la suite des évènements, et sa hargne allait plus lui parler pour les prochains mots.

    La fatigue était en train de gagner Diana, les yeux de la déesse laissaient penser à une faiblesse physique, mais sa volonté la laissa debout pour encore un moment. La question était dans le temps, elle n’aimait pas cette faiblesse qui pouvait s’illustrer la situation ; elle ne préférait même pas montrer une faiblesse psychologique ou physique devant des êtres qu’elle appréciait autant que Clark ou les autres. Son orgueil souffrait beaucoup, telle une démotivation dans ses principes. Pamela pouvait penser que les discours de Diana n’étaient pas oubliés, mais pour l’amazone, c’était encore un refus et un recul de sa bonne volonté envers les criminels.

    Les premiers mots de la reine des plantes étaient passés dans le vide par le manque de concentration de Diana. Elle semblait indiquer quelques mots à son compagnon, esclave de son emprise, pour passer ensuite regarder l’amazone déchue au sol. Un nouveau monologue commença, un monologue encore complètement inhumain et se voulant surtout donner une bonne conscience, quand elle était la première à vouloir trahir son propre peuple. Elle-même se voulait contre la végétation par le manque d’équilibre de la recherche de sa cause. Un regain d’énergie essaya de faire combattre Diana, mais tout était déjà perdu, quelques mots avaient quand même été déposé.


    « J’espère que tu vas être heureuse de toute la destruction de la forêt uniquement par ta recherche d’avoir raison. Ton discours va détruire ton peuple, et la soumission de ton peuple va le condamner à suivre ta propre autodestruction. Sois en fière parce que ton incohérence va créer un plus lourd génocide que les machines humaines.  »

    Le fatalisme de Poison Ivy condamnait le tout, mais la dame verte pouvait encore profiter des derniers mots de Diana pour une nouvelle faiblesse de la princesse dans sa dernière idée émise. Parlant de sacrifices ou encore de d’autres idioties, Pamela se perdait encore dans la lassitude d’une argumentation de dictatrice. La princesse des Amazones fut encore humiliée par la capture de plusieurs de ses armes. Se sentant encore plus déshonorée, elle rageait intérieurement de ne pas avoir plus bousculé la dame verte. Endormie, elle ne savait pas où les armes se retrouvaient, et sa concentration se perdait par un épuisement de quelques mouvements inefficaces et même complètement invisibles pour sa tortionnaire.

    Sa tête levée, Diana avait émit quelques sons de résistance inaudible, mais où Aman avait un avantage certain contre la princesse déchue. Complètement sans défense physique, l’esclave de Poison Ivy n’avait aucune difficulté à enserrer le lasso autour des deux mains de l’Amazone. Après que les deux mains du symbole de la Ligue des Justiciers soit attachée, Aman n’avait aucune difficulté de lever un peu la tête de celle-ci pour la faire boire. Cependant, la faiblesse allait s’approcher de l’inconscience et elle le savait très bien.

    Même avec le lasso, Diana pouvait être complètement époustouflé par une déconnexion aussi concrète de la réalité. Comment l’empoisonneuse pouvait croire sincèrement que ce discours était logique? Tout ce discours était rempli de grandes prétentions, mais pas de réalités, ni de connaissances sur le sujet. Au moins, Diana pouvait parler un peu plus quand la question était posée, mais avec une voix plutôt automatique sans la volonté habituelle de l’amazone à se montrer plus en furie.


    « Non. Tu as raison : C’est une perte de temps. Tous tes plans sont des pertes de plan, parce qu’elles ne peuvent pas se réaliser. Tu ne réalises pas que toutes tes prévisions ou manipulations sont uniquement dans ta propre fantaisie. Jamais ensemble, on ne va pas pouvoir changer quelque chose parce que tu comptes uniquement sur toi pour le faire, alors qu’il faut compter de tous les participants sans que tu les transformes en esclave. Je ne viens pas du Wakanda, mais crois-moi que jamais ils vont te laisser une chance de protéger tes plantes soumises avec un tel comportement. Ton hypocrisie ne va que détruire ton peuple entièrement et j’aurai bien plus de regrets que toi, parce que tu es égoïste, individualiste et sans réellement connexion à ce monde pour risquer la vie de tout ce que tu veux protéger par ton égo. Pour éviter la destruction, le Wakanda est une solution, mais pas avec des idées aussi idiotes et incomplètes que les siennes, tu es un parasite autodestructeur. Même… tu devrais quitter ce territoire, je ferai un meilleur travail que toi pour protéger la forêt sans que tes actions détruisent entièrement cette forêt… dans quelques semaines, j’annonce la fin de ta forêt et peut-être la fin de ta vie, plutôt de sauver quelque chose. Je ne pourrai pas les aider, parce que ton comportement ne veut pas les aider...  » Diana semblait faiblir à chacun des mots, mais elle se montrait bien plus franche et brutale envers Pamela. Heureusement ou malheureusement pour Pamela, toute la vérité ressemblait aux paroles précédentes de Diana, mais avec plus de sincérité brutale de la vision de Diana pour la femme voulant protéger la forêt.

    « Je ne pense pas que je vais tenir plus que quelques secondes avant de perdre connaissance, alors je t’avise de quelque chose : Tout ce que tu crois faire actuellement va s’écrouler, parce que malgré que tu puisses prétendre travailler pour et avec la nature, tu es seule contre des idées, des situations et des évolutions que tu ne comprends pas. Si tu veux que cette forêt meure, continue ainsi, et évite d’affronter la réalité pour condamner tout ce que tu prétends défendre. »

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Re: Le grand bassin

Message  Ivy P. Isley le Mer 21 Déc 2016 - 10:44


Il est ironique d’entendre la Princesse Amazone me provoquer, espérant mon bonheur de par la destruction de la forêt par ma recherche d’avoir raison, alors même qu’elle me reprochait précédemment de la provoquer. Est-ce typique des Super-Héros de reprocher aux autres ce qu’ils font eux-mêmes ? J’aurais pensé cela réservé à des démagogues comme Carol Danvers mais il semble que Diana de Themyscira le fasse également. Epuisant. Mon discourt n’importe pas, c’est lassant de voir combien tout ce résume à aux dires lorsque l’on écoute ce genre de personnes. Quand à créer un génocide supérieur aux machines humaines, je n’y crois pas puisqu’elles en seront responsables. Là où je ne peux rien contredire c’est dans le fait que mes enfants me suivent dans mon combat, dans mon autodestruction. C’est vrai. Les Vengeurs ont détruit mon Nouvel Eden à cause de cela. Peut-être même que Floronic Man a condamné mes orphelins à cause de cela. Qu’importe que je veuille faire au mieux afin de ne blesser ni ne tuer, les Humains ne se gêneront pas. Qu’importe que je cherche des alternatives à la violence, les Humains ne le feront pas. Quelque soit la manière dont je m’y prends, même lorsqu’elle se veut un compromis, la réponse est toujours la même. S’il faut condamner, peut-être devrais-je le faire avant qu’ils ne le fassent. Puisque nous sommes dans un monde où le discourt importe plus que les actions, ou le paraitre est meilleur que l’être, juger et condamner les humains comme des monstres sera peut-être plus efficace que simplement chercher la paix avec eux. La forêt peut se passer d’eux même si je crains qu’ils préfèrent en effet la détruire plutôt que de la laisser vivre sans eux. L’Humain, détruisant lorsque cela sert ses intérêts comme lorsque cela refuse de les servir. Tous ne sont pas comme cela mais les paroles d’une être se déclarant ne pas l’être me confirment que ce sont ceux qui raisonnent ainsi qui ont le pouvoir, sans quoi les choses seraient différentes.

Les questions apportent des problèmes et celle que j’ai posée achève l’espoir que j’avais de pouvoir compter sur Wonder Woman pour m’aider. Cela va même plus loin alors que son artéfact force sa sincérité en une sorte de transe froide. Tous mes plans, peut-être même toutes mes actions, sont énoncés comme perte de temps. Nous en revenons au diagnostique de ma folie, chose qui m’indiffère au plus au point car simple moyen de me discréditer et de me faire taire.

Ne pas pouvoir changer quelque chose ensemble parce que je compte uniquement sur moi-même et sur les personnes que je transforme en « esclave » plutôt que sur les participants… je croyais avoir déjà démontré le contraire en faisant un compromis avec le Wakanda. Il ne me laissera pas protéger mes plantes « soumises » avec un tel comportement ; mais le but est que lui les protège puisqu’il peut parvenir à le faire sans violence. Je suis juste l’excuse pour que cela arrive plus vite. Je ne vois pas mon hypocrisie, je vois seulement que, quelques soient les concessions que j’essaie de faire et la confiance que je suis prête à accorder, les choses ne changent pas et la menace reste la même. Je ne vois pas mon égoïsme dans ma proposition, rester chassée et risquer l’enfermement n’est pas quelque chose que je souhaite. Je ne doute pas être individualiste et sans réelle connexion au monde humain mais je ne veux pas y appartenir considérant l’horreur qu’il est, même dans ses divinités représentants sensément son meilleur. Quand à mon égo, il est vrai que je cherche à être meilleure que les humains en ne tuant pas mais je n’arrive pas à me résoudre à condamner leurs vies pour protéger celles de mon peuple ; se serait pourtant tellement plus simple, moins fatiguant.

Pour éviter la destruction, le Wakanda est une solution, mais pas avec des idées aussi idiotes et incomplètes que les siennes, tu es un parasite autodestructeur.

Le lapsus me fait avoir un sourire de joie au milieu de toute la tristesse et la lassitude. Etre un parasite autodestructeur ne me dérange pas, je conçois parfaitement l’être à la société humaine incapable d’envisager qu’on puisse exister sans elle, et quitter ce territoire parce que Diana ferait un meilleur travail que moi me fait soupirer. C’est là ce que je proposais, l’une de mes pertes de temps… épuisant.

Mes poings se serrent à l’annonce de la fin de la forêt et peut-être même de ma vie dans quelques semaines ; menaces, encore et toujours, afin de briser ma volonté et de me soumettre. Je suis écœurante à corrompre les gens pour qu’ils m’aident, c’est tellement plus humain de les briser pour ce faire, de les détruire, de les tuer. C’est à mon tour d’avoir du dégoût.

Tu as eu ta chance pour les aider et si tu l’avais fait, je ne serais pas là. Mais ce ne sont pas des discours qui changeront les choses, ce sont des actes.

Plus que quelques secondes avant de perdre connaissance, je regarde cela avec distance sans bouger de ma position. Ma gorge est serrée, broyant une déglutition à l’avertissement de Wonder Woman. Etre seule contre des idées ne me dérange pas, surtout lorsque toutes celles que je propose sont rejetées pour qu’on me reproche ensuite de ne pas les avoir. Etre seule contre des situations m’est naturel, je suis habituée à me battre seule et l’absence de fiabilité que l’on rencontre chez les créatures se voulant humaine m’enjoint à continuer dans cette voie. Etre seule contre des évolutions que je ne comprends pas me fait avoir un sourire méprisant, considérant que les évolutions humaines en ce lieu sont mises en pause depuis plus d’une dizaine d’années et que mes propositions pour accélérer l’interventions de personnes se prétendant bien intentionnées se soldent par des condamnations et des promesses de massacre. Je fixe les armes que j’ai prise à l’amazone sans savoir ce qui prévaut de mon impuissance ou de ma désolation.

Diana a probablement raison, les Humains m’auront à l’usure et à la violence surtout avec l’aide d’êtres de sa puissance. Je voulais en rallier à ma cause pour pouvoir combattre à armes égales mais cette situation n’aurait pas été viable ainsi ai-je changé d’avis pour chercher à favoriser un acteur partageant mes intérêts mais même cela n’engendre que promesse de destruction tout en m’en attribuant la faute. Que puis-je faire ? Que puis-je faire à par la capitulation qui est exigée de moi ? Essayer de rendre cette capitulation constructive, peut-être.

Aman, je suis désolée. Je crains ne pouvoir accomplir ce que j’ai promis.

Je bouge légèrement, décroisant mes bras pour que mes mains les frottent en lutte contre un froid qui n’existe pas, et m’avance vers mon allié alors que celui-ci laisse la déesse reposer à même le sol. La résolution avec laquelle il dit ne pas en être étonné m’attriste au plus haut point par sa familiarité. L’entendre parler de son pays et de son gouvernement, ce qui tient en les trois mots « tous des salauds », a toujours été quelque chose de dépitant tant corruption et abus de pouvoirs semblent normal mais j’escomptais véritablement être différente. Aman positive en disant que j’aurai au moins apporté de l’espoir et que tout n’est pas perdu : comme je l’ai dit, je suis venue ici avec la certitude qu’il y aurait des sacrifiés et peut-être est-ce là nécessaire, tant qu’ils ne le sont pas pour rien. Sacrifier arbres et grévistes en collaborant avec le Wakanda selon ses conditions à lui pour agir de l’intérieur, c’est pour Aman la meilleure solution…

J’ai besoin d’être seule.

Je lui tourne le dos et commence à m’enfoncer dans la forêt, m’arrêtant un instant à observer les armes antiques de l’Humanité avant de continuer ma marche plus rapidement. Les plantes locales sont bientôt tout ce qui m’entoure et c’est pour le mieux.


Cette forêt est ancienne et puissante, avec mon aide elle pourrait résister des mois à un combat même contre des surhumains mais les flammes et la destruction qu’infligeraient Diana et l’Humanité finiraient par leur donner raison ; ou tout du moins par leur apporter la victoire et ils se donneraient raison et légitimité par la suite. Les vainqueurs écrivent toujours l’Histoire et ils ne se désigneront pas comme fautifs ce faisant. Deux cent vingt millions d’hectares, dix milles espèces de plantes, quatre cent espèces de mammifères, un millier d’espèces d’oiseaux, quatre-vingt millions d’habitants de six nationalités différentes ; l’Humain peut peut-être se permettre de sacrifier cela pour m’arrêter mais je ne peux pas en faire de même. Je ne veux pas condamner ces êtres qui me caressent des mollets au visage alors que j’avance parmi eux, navigant dans un océan de verdure où chacun capte tant qu’il le peut les rayons de soleil traversant la canopée. Je ne veux pas que les vies de ces créatures, depuis celles qui dorment sous le sol en attente d’un chablis et seront pionnières dans la régénération forestière à celles qui se dressent jusqu’aux cieux et dont l’ombre ne partira que lorsqu’elles s’effondreront, soient détruites pour quelques raisons que ce soit. Il faut des dizaines d’années pour que ce paysage se développe et des dizaines de secondes pour que l’Homme le détruise… avec mon aide, ce paysage pourrait évoluer en dizaines de secondes mais je suis une excuse pour que l’Homme intensifie son action. Je serais destructrice, je reste partiellement humaine même si je ne veux pas de cette partie, mais je dois être plus constructrice encore.

Sous mes pieds, une racine se déracine pour me porter de son incroyable taille jusqu’aux lianes qui m’enserrent et me conduisent là où elles-mêmes cherchent à accéder. Accrochée à l’une des branches de la canopée, je détaille les innombrables teintes de verts qui s’étendent à perte de vue, explosion de vie végétale cachant encore plus de vies sous leurs feuillages. La tristesse a complètement disparue et toute la lassitude du monde ne suffirait à me faire ployer quant je sais que c’est pareille beauté et royaume qui se tient derrière moi. Cette forêt primaire est la moins dévastée pour l’heure mais les choses s’accélèrent, y mener un combat de résistance serait plus contreproductif que pour les autres puisqu’accélérant encore les choses. Et chercher à accroitre la rapidité d’intervention de protecteurs par ma menace est perdu d’avance, vu que lesdits protecteurs choisiront la destruction plutôt que la construction. Que puis-je faire ?

Les messages, des ONG comme Greenpeace les envoient déjà et les solutions qu’ils proposent ne sont pas prises au sérieux par les états du fait de leurs liens avec les entreprises. Le mécanisme de financement international Forests for Climate rendant la sauvegardes des forêts plus économique que leur destruction massive, une déforestation zéro d’ici 2020 n’est pas un rêve mais elle n’est pas plus au programme que des mesures pour mettre un terme au commerce international du bois illégal. L’aide du Wakanda peut faire pencher la balance mais, vu qu’ils ne voudront pas de moi comme excuse pour accélérer les choses par préférence pour me détruire, je ne peux pas leur faire confiance. Assise dans le creux d’une branche, je m’adosse à celle-ci en soupirant et lève les yeux au ciel.

Les actions, le Wakanda se porte garant du bon avancement alors même qu’il ne veut pas forcer des gens eux-mêmes décidés à ne pas faire changer les choses. Et que j’intervienne dans ce processus me fait être l’ennemie par solidarité avec des gens servants leurs propres intérêts. Peut-être, plutôt que d’aider les exploités, aurais-je du m’en prendre directement à Joseph Kabila pour forcer les choses. Ma tentative de 2008 a faite ma célébrité alors qu’elle n’était que pure opportunisme et flagrant échec mais peut-être que se servir de la corruption humaine sera plus efficace. J’ai déjà usée d’une entreprise d’armement par le passé et ai adoptée similaire démarche pour mon projet à Gotham. Reste que le Wakanda ne me laissera pas faire et que cela n’affectera qu’une partie de la forêt primaire.

Le Wakanda est la clé. Diana a dit qu’il « pourrait m’aider beaucoup par son influence et sa science, en échange d’arrêter mon esclavage inutile et mes provocations » ; était-ce une réelle proposition ou un simple piège ? Considérant que Wonder Woman c’est déclarée « capable de trouver des compromis à la place d’agiter uniquement la défensive de la violence » et que la vérité révélée par son lasso n’était que menace et promesse de destruction, j’en doute. Néanmoins, les alternatives me semblent toujours plus réduites. Heureusement, je sais comment assurer mes arrières.

J’ignore le temps que j’ai pris réfléchir et trouver conseil auprès de la forêt ou celui qui m’a été nécessaire pour y cacher le lasso magique. Néanmoins, ces allers-retours terminés, j’ai vidées un certain nombre de bouteilles d’eau puis ai décidé de rester à la scierie à attendre le réveil de Wonder Woman. Les lieux restent sinistres pour moi, quand bien même les structures ont été recouvertes de plantes grimpantes, les instruments de mort endommagés et la forêt l’a recouvert. Je laisse les humains qui n’ont pas fuit discuter entre eux, n’étant pas certaine qu’ils aient tous compris ce qui ce passe malgré les explications d’Aman, et évite celui-ci également, n’ayant pas l’intention de lui faire mes adieux avant de disparaitre. Du fait, je reste plus ou moins au chevet de Wonder Woman et me suis placée, comme les autres plantes de sous-bois, à un endroit couvert de rai de lumière. Assise en tailleur, je partage ma position avec quelques végétaux dont les feuilles me viennent sur les jambes et cherche à placer le bouclier de l’amazone de manière à ce que la réflexion dirige un maximum de lumière vers nous. A mon côté se trouvent plusieurs bouteilles, une majorité étant évidée, tandis que le glaive n’a pas bougé de là où je l’ai délaissé tout à l’heure, n’ayant eu que faire de lui.

Lorsqu’il devient manifeste que Diana revient à elle, j’interromps mon bain de soleil pour la regarder et lui parler.

J’espère que votre système a terminé de neutraliser les drogues. Je voudrais aussi vous dire que, si elle tient toujours, j’envisage d’accepter la proposition que vous m’avez faite lors de votre arrivée : l’aide du Wakanda par son influence et sa science en échange de l’arrêt de mon « esclavage » et de mes « provocations ». En guise de garantie, je me suis permise de confier votre lasso à la forêt. S’il m’arrive quoi que ce soit, je doute que vous le retrouviez.

Je ne suis pas certaine que cela soit très efficace mais je ne suis pas non plus habituée à menacer ni n’ai l’intention de le faire sur la vie de qui que ce soit. Je ne suis pas non plus certaine que cela soit très probant d’ainsi m’exprimer dès son réveil, ses idées ne seront peut-être pas les plus claires du monde.

Si à boire ou à manger peut vous aider à vous remettre de votre fatigue, n’hésitez pas à demander.


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Re: Le grand bassin

Message  Diana De Themyscira le Mar 10 Jan 2017 - 13:17


    Sur ce monde, tous êtres avaient des idéologies ou des continuités les motivant souvent à combattre ou à travailler pour arriver à un but. Dans ces différences, ils avaient énormément d’individualités ne voulant pas être déranger ou consommer par le reste de la planète, cherchant à s’évanouir dans des divertissements et ne voulant pas toucher à la réalité. Diana avait une forte impression de trouver ce modèle chez Poison Ivy. Contrairement aux idéologies collectives de la Confrérie et de la Ligue des Assassins, Pamela semblait compter uniquement sur ces idées pour essayer de retracer un point de vue idéologie. Certains étaient partisans à une écrire sommative des situations par des différents écrits, mais Diana avait compris quelque chose d’élémentaire, et primordial dans le développement des luttes : Chaque organisation ou individu, par leurs discours, avaient des motivations réelles différentes pouvant aller jusqu’à la recherche des profits ou à la fin des injustices.

    Le problème de Pamela ne venait pas de sa motivation, mais surtout dans son éducation, outre le fait d’utiliser un point Danvers sur les arguments contraires, les faits ne pouvaient pas uniquement se modifier en lisant des documents officiels ou en s’enlisant dans des propagandes positives, ou négatives du prbolème, elle devrait se faire dans un tout. Se concrétiser autour de plusieurs éléments et non de jouer sur un seul facteur pouvant amener des déceptions. Peut-être que la Confrérie avait compris cette idée : La société ne pouvait pas changer sur un seul apport, il fallait parfois aller dans une construction bien plus grande, complétant les différences et les complexités de tous.

    La princesse des Amazones avait tenté de nombreuses fois de lui faire comprendre les complexités, mais un refus s’était fait remarquer dans le discours de la femme plante. Désavouant les idées de dialogues pour un compromis réel, Pamela exécutait ce que ces opposants voulaient d’elle au lieu de comprendre tous les enjeux qui pouvaient se dérouler. Comme dit plutôt dans ses pensées, l’Afrique était un continent avec bien plus de difficultés et de retard en économie ou en social dans leurs sociétés que les pays occidentaux… et aujourd’hui, elle risquait autant de condamner ses idéologies uniquement parce qu’elle se voyait comme une solution. La vérité de Diana pouvait être brutale, Pamela cherchait probablement un franc-parler dans cette discussion, mais elle pouvait aujourd’hui tomber sur un mur des complexités à place d’une acceptation précise de tous ces plans.

    Wonder Woman avait tombé sur ces complexités à son arrivé, prenant un temps d’adaptation pour arriver à bien comprendre que ses muscles et que sa brutalité ne pouvaient pas tout régler des maux dans ce monde. Même en éliminant les pires monstres, leurs enfants pouvaient revenir avec autant de regrets et de rancunes. La société ne pouvait pas être parfaite et son évolution devrait se faire avec tous, et non une seule marginalité. À la perte de connaissance de Diana, elle n’avait pas peur de mourir, mais la honte restera dans cette perte de connaissance.

    Sa tête pencha sans mal vers le coté quand le corps avait suivi sans opposer une réelle volonté de défense. Pendant les réflexions de l’écologiste, l’amazone ne pouvait que se reposer pathétiquement au sol, inconsciente devant une ennemie. Pour une rare fois, Son adversité et sa volonté n’avaient pas suffit à vaincre. De nombreux ennemis pouvaient rêver de la voir dans cet état, Pamela avait au moins des idéologies précises expliquant le désintérêt de la faiblesse de l’une des guerrières les plus importantes de la Ligue des Justiciers.

    L’inconscience de la guerrière ne pouvait pas lui permettre qui allait la porter jusqu’au lit, mais son état ne pouvait qu’être risible devant ce qu’elle était habituellement capable. Sur une épaule, dans les bras ou encore portée par les plantes, la princesse ne pouvait que détester cette image qui allait peut-être rester dans ses mémoires pour sa nuisance personnelle dans l’avenir. Son orgueil d’amazone restait souvent l’un des préceptes les plus importants pour son développement personnel, et écoper de telle humiliation, ne pouvait que la nuire pour ses futurs combats. Ivy pouvait prétendre que personne n’avait gagné, mais dans l’esprit de l’amazone, il avait une défaite et c’était la sienne.

    Le réveil était surtout dans la fatigue, quelques stimuli physiques pouvaient se faire remarquer, mais c’était ses yeux qui affirmaient le retour à la conscience. Se réveillant dans l’usine, elle commença à se redresser doucement avec quelques signes encore de fatigue dans ses membres. Passant ses mains dans ses yeux, Diana commença à se relever pour retrouver une position assisse, regardant la femme-plante avec une sévérité. Reprenant son bouclier d’une manière plutôt agressive, Pamela commença à parler pour reconsidérer le point de vue de Diana.


    « Quand je suis arrivée ici, c’était pour trouver un compromis dans le but de protéger ce que tu cherches à faire, mais alors que les mots étaient un moyen de trouver un but commun, tu as décidé de m’attaquer pour essayer de te convaincre de tes plans personnels. J’ai une grande confiance pour n’importe quel être vivant, que cela soit des membres de la Confrérie ou même la recherche de rédemption de certains criminels, mais ce changement d’avis me laisse extrêmement perplexe. J’ai combattu pendant des décennies pour faire avancer toutes causes de noblesses, mais me faire agresser pendant que j’essaie de trouver des solutions proches de la réalité, je trouve cela complètement déplacée.

    Surtout après tous ces actes, tu t’es permis de confisquer mes armes encore par manque de confiance. J’hésite à ce moment de te venir vraiment en aide pour tes causes dût à cette agression et à cette continuation d’intimidation. Alors, ma question va être simple : Comment je peux vraiment te faire confiance avec tout ce que tu as décidé de me faire? »


    Il existait de la méfiance à place de la confiance habituelle de l’amazone, Pamela ne semblait même pas consciente des évènements du passé pour revenir enfin sur les solutions plus réalistes proposées d’abord par Diana. Ce manque d’empathie la dégoutait sincèrement, surtout pour tout le pacifisme qu’elle avait proposé dans ces premières présentations. La princesse des Amazones trouvait que Pamela manquait de cohésion et même de continuités avec ses actions précédentes. Dans un état mental plus défensif, Wonder Woman commença à envisager quelques idées de laisser la femme-plante dans ses propres combats vu le manque de confiance de celle-ci envers les individus qui cherchent à aider sa cause.

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Re: Le grand bassin

Message  Ivy P. Isley le Mer 11 Jan 2017 - 10:39


La fatigue emprunt encore les actions de l’Amazone, probablement parce que même son corps surhumain n’a été capable de totalement neutraliser le surdosage de drogues qu’il a contracté à mon contact. Mais cet épuisement ne semble pas capable de retenir la violence de Diana de Themyscira, dont le regard ne me fait pas réellement réagir à l’inverse de son approche. Mon corps se crispe et mon inspiration comme la plissure de mes yeux résultent de la peur d’un unique coup qui serait suffisant à mettre fin à ma vie. Finalement, c’est son bouclier que la déesse récupère bien que je sois déséquilibrée par la force qu’elle emploie pour me l’arracher des mains. Rompant ma position en tailleur en faisant attention de n’écraser les jeunes pouces, je termine à genou à la regarder et à l’écouter me gronder en penchant la tête sur le côté.

Etait-ce réellement pour un compromis que Wonder Woman est venue quand elle n’a considérée aucune de mes propositions pour se concentrer sur sa première offre dont je n’avais aucune raison de croire en la sincérité ? Comment les mots ont-ils pu être un moyen de trouver un but commun lorsque Diana énonçait déjà le Wakanda comme partageant mon objectif avec de meilleures méthodes ?

La confiance énoncée envers « n’importe quel être vivant » et les exemples me tracent un sourire amer, me laissant comprendre que je suis pire que des terroristes et des criminels parce que je m’attaque au libre-arbitre plutôt qu’à la vie. Je comprends néanmoins la perplexité et elle ne me surprend pas.

Combattre durant des décennies pour faire avancer toutes les causes jugées nobles par la Justice League, c’est une bonne action qui n’en reste pas moins anthropocentrique et principalement tournée vers la défense comme un exemple de valeur que personne n’était obligé de suivre. Le groupe l’a annoncé lui-même, c’est à cause de l’absence de réaction internationale face aux besoins humanitaires qu’il c’est dissout ; dans un tel contexte, je ne pense pas que la protection des forêts ait été un engagement important, la vie végétale n’étant pas mieux considérée que la vie animale au sein de l’agroalimentaire. Une ressource, en sommes. Si je n’étais jamais intervenue, les bonnes intentions du Wakanda seraient probablement restées discours jusqu’à ce que les états décident de leur accorder crédit ; pour peu qu’ils le fassent un jour.

Oui, je me suis permise d’agir parce que je n’ai pas confiance dans les humains et les êtres qui se disent de leur engeance. Il me semble normal de n’accorder sa confiance aux inconnus, surtout lorsqu’ils ont déjà agit afin de démontrer ne pas la mériter, et la réponse à la question de Diana me semble par conséquent la plus naturelle et normale du monde. Comment peut-elle vraiment me faire confiance après tout ce que j’ai fait ?

Ramassant les bouteilles d’eau autour de moi, je les garde dans mes bras lorsque je me relève pour faire face à la super-héroïne dont la méfiance est la réaction qu’il me semble logique d’avoir en premier. Mais cela n’importe pas et, si je conviens qu’il aurait été bien plus facile d’exploiter cette naïveté en acceptant dès le début, cela permettra peut-être une relation plus saine.

Vous ne pouvez pas me faire confiance.

Etonnant qu’il ait fallut que je me comporte de manière déplacée, ce qui me reste complètement naturel d’ailleurs, pour qu’elle arrive à cette conclusion. Mon passif et mon dossier psychiatrique sont plutôt explicites quand à ma manière d’agir avec autrui. Mais passons, il est temps d’agir comme des personnes sensées et prudentes.

C’est pour cela qu’il vous faut une assurance, Princesse. C’est parce que je ne peux pas vous faire confiance que je me suis assurée que vous ayez quelque chose à perdre à me frapper dans le dos si je décide de me tenir à votre côté. Il vous suffit d’en faire de même et c’est plutôt facile pour vous : m’arrêter et m’enfermer si je vous désobéis vous assurera que je ne le ferais pas. Je ne vois pas cela comme de l’intimidation ou de l’agression, juste une mise au point. De l’eau ?

Je tends l’une des bouteilles disposant encore de son contenu, ayant l’intention de m’en aller déposer celles qui sont vides au camion d’Aman pour qu’il puisse partir avec comme il se doit, mais m’attends parfaitement à ce que je sois encore ignorée et ne m’en soucierai pas vraiment.

Je suppose que les seuls compromis que vous auriez accepté sont ceux que vous proposiez, soit que je me soumette au Wakanda et agisse selon ses commandements comme vous le faites vous-mêmes afin d’accomplir mon objectif. Je ne peux leur faire confiance, pas plus qu’à vous, mais mes alliés… mes « esclaves »… ils ne peuvent pas me mentir ou me trahir alors je crois en eux.

L’être le plus sincère et le plus affectueux qui soit peut toujours nous trahir et sa trahison n’en fait que plus mal, ainsi ne fais-je plus confiance à quiconque que je n’ai pas préalablement sensibilisé. Je ne suis pas certaine qu’une être comme Diana de Themyscira puisse comprendre cela pour la simple raison qu’elle n’a rien à craindre, pouvant se permettre de croire en des terroristes et des criminels car ayant l’assurance qu’ils se seraient capables de lui faire du mal s’ils essayaient. A la réflexion, je me dis que lui faire du mal pour briser ce sentiment de confiance est peut-être ma plus belle réussite aujourd’hui ; ce qui est d’une grande tristesse et d’une certaine amertume.

Si vous voulez vraiment améliorer le sort de la forêt et des populations humaines, vous accepterez mon aide que vous me fassiez confiance ou non. Vous vous focalisez sur les personnes et leurs discours plutôt que sur les fins et leurs moyens. Que vous n’appréciez ni qui je suis ni ce que je dis ne devrait pas vous empêcher de voir que je souhaite mieux pour cette forêt et peux être utile à l’établissement de ce mieux.

Diana juge toutes les actions fonctions de ses valeurs « nobles » et ne tolère pas que d’autres puissent être différents. Elle préfère la violence et la mort à la manipulation et la soumission quand bien même celles-ci éviteraient tout blessé. La confiance est une de ses valeurs là où je l’ai depuis longtemps perdu, reste à savoir si Wonder Woman saura accepter ce fait ou me condamnera pour ne pas être comme elle.

Réfléchissez-y.

Oh, et avant que j’oublie, votre épée doit être dans les parages.

Je m’y ai pas touchée et n’ai pas l’intention de le faire pour la rendre à Wonder Woman, pas vu comment elle m’a repris son bouclier. J’entreprends donc simplement de me détourner pour ramener les bouteilles au camion d’Aman, espérant continuer d’éviter celui-ci, sans pour autant ignorer l’amazone qui aura surement à me répondre avant de considérer mes paroles.

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