Tombé du ciel

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Tombé du ciel

Message  Tom Degrace le Mar 26 Avr 2016 - 9:16


Tombé du ciel
ft Lucy "Lucky" Prissy


Paris, le jeudi 28/04/2016.

Je n'avais pas imaginé ma chute de la sorte. Il me semblait que c'était une métaphore pour la perte soudaine d'élévation spirituelle. Je pensais me retrouver dans le monde des hommes, victime de la désagréable sensation d'être sali, noyé dans le péché environnant, souffrant mille maux d'être prisonnier d'une enveloppe charnelle si fragile, et pour coup de grâce, j'avais imaginé le chagrin et le regret éternels de ne plus pouvoir retrouver ma condition de créature céleste, ne vivant que par et pour la lumière, la bonté, et le service en toute abnégation de la présence omnipuissante qui trône au dessus de toute chose.

Au lieu de celà, je vois le ciel étoilé qui me tourne autour, les nuages qui viennent m'envelopper de leur douce humidité, sans que je puisse les saisir pour ralentir ma course inévitable vers un sol tout autant désiré que craint.

Ce corps est une véritable étrangeté pour moi. Je suis submergé de sensations que je ne comprends pas, et chaque geste que je tente est corrompu en un spasme malhabile. Je me rassure en sentant la présence de mes ailes autour de moi, sans que je n'arrive à les déployer pour reprendre un vol convenable. A défaut de me porter, elles m'embrassent dans un cocon de plumes. Il m'a semblé que la première partie de ma chute s'était accompagnée de flammes, alors que l'air qui me ralentissait s'enflammait autour de moi, m'auréolant d'une couronne ardente.

Je me dis qu'en-dessous, si quelqu'un a les yeux levés au ciel, il me percevra probablement comme une étoile filante de plus, sans même se douter de ce que je suis réellement. La lumière a fini par disparaître, et je me dis que je dois avoir atteint une vitesse plus raisonnable, sans pour autant garantir un atterrissage en douceur. Je continue donc ma progression dans la discrétion de la nuit voilée.

L'approche du sol est effrayante. Si pendant les premiers instant, il était impossible de voir le moindre changement d'une seconde à l'autre, j'ai désormais le preuve que je tombe réellement, et que je vais bientôt percuter quelque chose. Ma vue n'est pas encore parfaite, mais je distingue bien des lumières sous moi. Une ville, je pense, une ville qui, vue du dessus, fait écho au ciel étoilé auquel elle fait face. La vanité humaine qui prétend rivaliser avec l'immensité de l'univers. Et pourtant, je suis presque touché par cette vision. De si petites créatures qui se lèvent face à un géant antédiluvien, il y a de la beauté là-dedans. Une dernière image avant la fin.

Je sens que mes ailes percutent un toit, et je les loue d'avoir encore une telle solidité. Je rebondis et frappe un mur, en en arrachant quelques morceaux avant de m'écraser sur le pavé d'une ruelle. Mes ailes m'ont servi de bouclier, et pourtant, je sens que le reste de mon corps crie à l'agonie. En chien de fusil, je repose ma tête sur mes plumes duveteuses. Je n'avais jamais réalisé à quel point leur contact était agréable et rassurant.

J'ai mal… Ou du moins, je crois que j'ai mal. Ca doit être ça, ce que je ressens. Toute tentative de bouger vient gonfler cette sensation, et je me dis qu'il est plus sage de ne plus rien tenter, le temps de récupérer un peu. Je crois que j'ai froid aussi. Dans ma chute, je n'ai emporté qu'un nouveau corps, et finalement, je dois être, comme tout un chacun, venu au monde dans le plus simple appareil.

Je tente de m'endormir. Je m'endors. Mes ailes ne trouvent plus de raison de rester en ce monde. Elles disparaissent sans que je m'en rende compte. Et je reste là, étendu dans un petit cratère de pierres brisées, dans une ruelle aux odeurs d'urine, à Paris, la ville des Lumières.


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Re: Tombé du ciel

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mer 27 Avr 2016 - 9:34


Une lumière se meut le ciel sans étoile de Paris, étoile filante parmi ses collègues clignotantes des avions en vol, mais il est difficile de la percevoir avec tout l’éclairage de l’UGC ciné-cité 19 duquel Abeille et moi sortons, rapidement suivies par son père dont la tâche est de surveiller ma mauvaise influence. Et sans doute ne fais-je absolument pas suspecte, accrochée à mon amie par le bras afin de nous accoler tout en avançant et de pouvoir parler au plus prêt en agitant ma main libre. Mais même moi ne peut donner le mauvais exemple en parlant de Disney !
Nan je te jure, c’est exactement l’impression que j’ai. A quelques détails près, je suis Judy : je ne suis peut-être pas une lapine et je cherche peut-être pas à intégrer la police de Zootopie mais le résultat est tellement pareil ! Juste qu’en ACE ils ne pourront pas me coller à la circulation quand j’aurai finie ma formation. Mais sinon, si je cherche à faire un check à Lady Briton elle me décale de la chaise et Captain Britain, quand on le connait pas, c’est le Chef Bogo complet. Juste qu’il s’en cogne pas.

Zootopie en est à sa onzième semaine en salle, je dois en être à mon troisième ou quatrième visionnage mais je m’étais jamais sentie aussi concernée par l’histoire que depuis que j’ai fait le stage à Excalibur, la semaine dernière. D’où que j’ai voulu le revoir durant cette semaine de repos où je n’ai fait qu’aller à la rencontre de la Brigade Chimérique. Il faut me comprendre aussi : être couchée quand le soleil se couche c’est très frustrant, j’ai pas l’habitude. C’était comme le voir se lever au Manoir Braddock. Je suis un chat et, s’il me faut dix à douze heures de sommeil par jour me faisant me lever idéalement entre dix et quatorze heures, je suis active le temps qui reste. Même quand il s’agit de récupérer d’un stage.

Donc voilà, ta meilleure amie est la future première Maneki-neko membre de l’ACE. Ça va être la classe Acienne.

Même si, pour l’heure, je n’ai rien changée à ma tenue courante. Veste de motarde en vrai-faux cuir par-dessus sweet-shirt à capuche relevée afin de tenir chaud aux oreilles et couverte de mes lunettes de soudure modifiés, jeans déchiré par endroit par-dessous des guêtres souples qui couvrent également des chaussures montantes à semelles plates et mitaines dans des tons noirs et gris foncés, je suis égale à moi-même dans l’apparence comme le comportement. C’est le cas aussi de Maya dont la bonne humeur se couple avec le malaise d’un sujet tabou chez elle, la faisant se tendre derrière son pull vert rayé et sa robe verte aussi accompagné de collant épais à motifs de fleur.

Plus que finir secrétaire pour ta mère, vu qu’elle pourra pas te faire bosser comme vendeuse dans un stand de carottes.

Mes yeux s’arrondissent un instant puis je souris ; c’est pas bien dur d’être plus classe que ça, de toute façon. Nous ne nous pas arrêtons de marcher au feu rouge devant le complexe, celui-ci passant au vert pour les piétons à notre approche, alors que le tram passe sur sa voie pavée, de l’autre côté de la rue.

Mais du coup tu mettras du Shakira la première fois que tu prendras le Champion Express ?

Je ricane un instant en regardant Maya alors qu’on longe le square Claude-Bernard en suite du Boulevard Macdonald.

J’avais plutôt pensé à TomSka en fait. Mais ça ce pourrait.

Car je finirais bien par y monter dans ce train. L’ACE a la meilleure base de tous les temps, suffit de regarder le Transperce-neige pour comprendre, et je demanderais à y être affectée dès que j’aurai terminée ma formation. Non seulement ça fera que je serais en première ligne pour les interventions mais en plus ça aura la classe et je pourrais quitter l’appartement de mes parents sans qu’ils aient rien à me payer ! Tout bénef’.

Je n’identifie pas bien le bruit qui se passe ensuite, sans doute car tout se passe en un instant, mais je sursaute comme les autres et m’immobilise en cherchant du regard son origine. L’un des bâtiments encadrant la ligne de tram, qui s’éloigne du Boulevard pour aller à la station de Rosa Parks, semble avoir été impacté par quelque chose et son homologue d’en face a l’un de ses murs fracturés d’un impact également. Rabaissant mes yeux dragons jusqu’aux pavés de la ligne de tram, je déglutie à la vision de la boule plumeuse qui s’y est fait un nid d’une façon violente.

Relâchant le bras de Maya, je lui intime de rentrer chez elle au pas de course alors puis entreprend de sortir mon téléphone en traversant le boulevard au pas de course, les voitures s’étant arrêtées plus ou moins chaotiquement après l’impact. Les gens restent autour de cela hébétés, le tram n’ayant pas été touché et personne ne semblant blessé, alors j’entreprends de crier lors de mon approche.

ACE, éloignez-vous !

Je n’ai pas la moindre idée de si c’est comme ça que ça fonctionne mais ça m’est venu naturellement, sans doute le sang bleu, après ce n’est peut-être pas la meilleure façon d’éviter la panique ; ou d’encourager une réaction puisque certains sont suffisamment éveiller pour chercher la source de l’avertissement sans croire qu’elle vient de moi. Alors que je ralentis le rythme de mes pas, mon cœur s’accélérant toujours, je sélectionne le contact d’urgence que j’ai récemment enregistré ; une nouvelle manifestation de ma chance puisque trois jour après ma première visite au Manoir Currie, le numéro de leur central est déjà utile.

C’est Lucky, un météore vivant vient de se cracher au croisement entre Boulevard Macdonald et la rue menant à Rosa Park, je suis sur place.

Sans doute la Brigade Chimérique sait-elle déjà ce qui c’est passé et mon appel est inutile mais je le fais quand même, bien consciente que le fait que je sois sur place ne changera rien à leur intervention ; là n’est pas l’idée. S’eut été un braquage d’épicerie, j’aurai été en capacité de neutralisé. Là, ça semble extraterrestre et vachement plus sérieux. Dangereux aussi même si cela ne bouge pas.

Le cocon de plumes vient d’se rétracter comme des ailes éthérées et, euh… y’a un gars dedans. Il est…

A poils mais ça j’ai pas la moindre idée de comment le dire sérieusement. Ça me perturbe pas mal, mon pas devenu lent de discrétion étant plus saccadé que de norme alors que je m’approche tout aussi prudemment que peut le faire une adolescente d’un inconnu nu tombé du ciel ; on a vu mieux à tous les niveaux, sauf celui de la nudité. Nudité qui n’est d’ailleurs en rien cachée par la position du truc. Oui, je dis truc parce qu’un humain ne tombe pas du ciel en mode ange bourré qui va pas tarder à roupiller à poils dans son cratère…

Je crois qu’il a perdu connaissance.

Je ne m’amuserai pas à faire des estimations de la distance entre lui et moi de façon plus complexe que proche, très proche, trop proche et trop tard ; d’une parce que je suis pas douée en estimation et de deux parce que j’ai pas l’esprit à m’y essayer. L’esprit, si on lui épargne la nudité dérangeante, trouve la totalité de la situation dérangeante et s’attend parfaitement à voir le truc se relever pour commencer un massacre. Téléphone toujours contre l’oreille, j’emploie ma seconde main afin de sortir et de déployer mon cran d’arrêt alors que je passe de proche à très proche du corps inconscient. Une distance qui me fait plisser les yeux pour voir au mieux les détails les plus importants.

Je… je crois qu’il roupille en fait…

Difficile de faire la différence, cela passe principalement par la rigidité due à la paralysie du sommeil qu’il n’y a pas en cas de perte de conscience. Le contrôle de la langue est un bon indicateur mais je vais pas aller lui ouvrir la bouche pour voir si elle pendouille ou pas, y’a déjà trop de choses qui pendouilles dans mon champ de vision. Je souffle doucement alors que je passe de très proche à trop proche, bien consciente que le sommeil est bien plus facile à troubler que l’inconscience et que ça ne joue pas en ma faveur. Une chose qui fait que je ferais mieux de me taire d’ailleurs. Marie va faire la gueule si je raccroche mais peut-être sera-t-elle là plus vite du coup ; pour l’instant, c’est à moi de gérer la situation.

Rangeant le téléphone, toujours actif, dans l’une des poches de ma veste, je franchie la limite du trop proche à trop tard et m’accroupie pour apposer les doigts de ma main libre sur le sol également, prête à tendre mes appuis pour un évitement hasardeux qui me sera favorable.

Je m’interromps un instant alors que les curieux s’amassent toujours plus face à l’absence de violence et, malgré un geste pour les encourager à se casser prestement de ma main armée, ils restent à regarder comme j’aurai sans doute due le faire également. On est tous cons et on l’assume tous, je me sens vraiment cernée… mais je ferais mieux de rester concernée et concentrée avant de faire une erreur.

Une erreur du genre de tâter le bras musclé du truc de la pointe de mon couteau tout en fixant son beau visage pour voir s’il réagit. En considération de ma chance, s’il réagit ça ne devrait pas être trop dangereux et s’il ne le fait pas ça m’évitera surement des derniers instants non-seulement brefs mais en plus trépidants. J’aurai due sortir ma balle rebondissante, ça m’aurait permis de me défendre à distance en visant les parties génitales que le truc possède manifestement et qui devraient normalement faire mal si cela n’est pas qu’un camouflage pour autre chose. Plus j’y réfléchi et plus je me dis que Papa et Maman vont me tuer quand j'aurai survécu.

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Re: Tombé du ciel

Message  Tom Degrace le Mar 7 Juin 2016 - 5:36


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Je rêve, enfin, je crois. Ou alors j'ai une recombinaison mémorielle dans mon esprit qui me renvoie des images et des sons qui ne sont que des projections de concepts plus subtiles. Je sens mon corps qui tend à se reconstruire. Il peine. Je peine, enfin, je crois. Et dans cette anesthésie de sommeil, je me perds. Je ne crois pas avoir déjà rêvé. C'est étrange.

On m'a touché ! ON M'A TOUCHÉ ! C'est la première fois ! J'en frémis. Je suis à la fois effrayé et excité à cette idée. C'est ma première interaction avec un humain. Enfin, la première interaction avec un humain qui ne soit pas déjà mort et uniquement une enveloppe spirituelle venue profiter de son éternité de paix dans la lumière de la présence omnisciente. Je ne dors plus. Le contact à la fois plus froid que ma propre peau, et pourtant plus chaud que le pavé contre ma joue m'a réveillé. La douleur aussi s'est réveillée. Elle est là. Je l'écoute, je la comprends, puis je la laisse de côté, parce qu'il n'y a aucune pertinence à écouter une alarme qui retentit en continue. Je sais que je suis blessé, ce n'est pas en me le répétant que quelque chose changera. Une information est cependant intéressante : cette douleur n'est toujours pas passée, donc mes blessures doivent être importantes. Ou alors, la guérison doit être plus lente pour un corps humain. Je reste interdit, la sensation d'être touché est trop perturbante. Cette main inconnue. J'hésite. Dois-je réagir ? Suis-je en danger ? Qui est cette personne ?

Étant donné mon état, je conclus qu'il est plus prudent de ne rien tenter. Mes mouvements pourraient abîmer un peu plus mon corps, et je ne sais pas si je pourrais me défendre face à un adversaire. Soyons honnête, les probabilités sont en ma défaveur. Il serait tout de même dommage de mourir le jour de ma naissance. Je dois pourtant savoir de quoi il retourne, et quelles sont les intentions de cet autre. S'il veut ma mort, je dois le savoir avant qu'il ne se décide à passer à l'acte. Il serait dommage de mourir le jour de ma naissance. Oui, l'argument est valable pour défendre deux décisions contradictoires. Je tente de parler, de me présenter, je suis tombé en disgrace.

« Jee suis… Tom… Bè… D'… Grasssse... »

Raté… Je ne maîtrise visiblement pas encore totalement mon corps, comme un bébé qui cherche désespérément le sein de sa mère. Enfin, c'est une image. L'autre possibilité, c'est que ma machoire soit trop abîmée pour que je puisse articuler correctement. J'essaye de bouger, de tourner mon visage. J'ouvre les paupières pour observer ce visage flou. Tout est beau quand il n'y a aucun détail. Je tends la main vers cette forme. Elle m'obéis maladroitement, visiblement sans l'énergie que je lui attendais. Je plis mes doigts sauf l'index qui reste pointé vers mon interlocuteur.

« Qui… tu ? »

Je dois juste m'assurer que je peux m'endormir sereinement, ensuite, je ne me réveillerai qu'une fois en forme. Ce n'est pas un plan parfait, mais dans mon état, quel plan le serait ?

« Pour… Quoi ? »

J'attends ses réponses, avec l'espoir que je les comprendrai. Je persiste à croire que l'humain est bon et que personne ne tuerait sur le coup un inconnu tombé du ciel.

J'entends au loin un bruit strident. Un véhicule hurlant. Vient-il pour moi ? Je me demande si être aussi rapidement en contact avec les autorités est une bonne idée. Que leur expliquer ? La vérité, certainement. Je n'ai pas le choix de toute façon, par principe, et parce que je n'aurais rien d'autre à raconter.

Je lutte encore un peu pour rester éveillé, pour pouvoir répondre à mon tour. Des lumières m'aveuglent. Je tente de me mettre sur mon coude, mais n'y arrive pas. Seul mon cou se relève puis cède à nouveau. J'essaye d'attraper l'inconnu, de m'y agripper. C'est peut-être bête, mais c'est la seule chose familière, même si je ne la connais que depuis quelques minutes. Je m'accroche comme un nouveau-né s'accroche au sein de sa mère. Toute réflexion faite, je ne crois pas qu'un nouveau né s'accroche au sein de sa mère, ça serait peut-être douloureux. Mais enfin, la métaphore est claire, non ? Cet inconnu est la première chose que j'ai vue. D'instinct, on s'y accroche.


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Re: Tombé du ciel

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mer 8 Juin 2016 - 9:24


Le truc frémi lorsque ma lame tiède entre en contact avec sa peau, surement chauffée par les frottements de l’air, et moi je me fige complètement, aussi tendue que le string que je ne porte pas : it’s alive, comme beuglerait l’autre. M’enfin moi j’ai pas l’intention de gueuler et je raffermis mes trois appuis sur le sol, mes jambes pliées soutenue de mon bras libre, tout en retirant mon couteau pour éviter toute provocation. Si je ne suis pas assez conne pour toucher un matériau inconnu à main nue, je vais éviter de conserver une arme à son contact histoire de passer outre toute mésinterprétation de mon comportement. Dans un même état d’esprit, je garde le cran d’arrêt en main au cas où.

Je me fous en apnée par réflexe lorsqu’il prend une inspiration pour parler, comprenant qu’il n’est pas inconscient ni endormi comme je le supposais et misant fermement sur ma chance pour avoir raison dans les pronostiques non-vitaux que cela implique. Visiblement, j’ai raison puisque les quelques mots difficilement prononcés semblent à une présentation. Tom Bè De Grasse… hum, c’est pas faux. Mais du coup je réponds quoi moi ? Je suis pas enchantée et je suis pas certaine que répondre « the Lucky One, bien flippée » soit véritablement très correct. Après il vient pas d’ici donc nos convenances culturelles doivent lui passer un peu au-dessus de la tête, genre le fait de porter des vêtements, tout ça tout ça.

Ma pensée s’interrompt à son mouvement, ou plutôt sa tentative de mouvement qui tourne vers moi son visage et ouvre ses yeux, et je déglutis sans cesser de retenir ma respiration. Je bondis en arrière par pur réflexe, tendant mes appuis comme nombre de chat sursautant sur Youtube, lorsque sa main bouge à son tour et en suis revenu à une distance très proche avant même qu’elle ait fini de me désigner de l’index, illustrant une nouvelle question.

Mes yeux se plissent et je prends une brève inspiration nasale tout en fixant ce truc qui semble très affaibli, levant un sourcil à la seconde question tellement elle me semble saugrenue. M’accroupissant de nouveau malgré la nouvelle distance mise entre nous, je garde le cran d’arrêt derrière un genou afin de le dissimuler à la vue du truc et ressors mon téléphone pour que la discussion puisse être captée au mieux.

Je suis The Lucky One. Et, sans trop m’avancer, je dirais pour immigration clandestine, trouble sur la voie publique et… euh… hum… exhibitionnisme ?

Pragmatisme, quand tu nous tiens. C’est dommage que le truc doive pas en piger la moitié mais osef, c’est un cas particulier relevant de la super-sécurité donc je pense pas que lui faire une estimation de ses délits rime à quoi que ce soit.

Tom c’est ça ? Tu sais où t’es ?

Instaurer le dialogue, essayer de gagner du temps et un minimum de compréhension sur la situation, essayer de faire du vin plutôt que du vinaigre et on sera bon. Le truc, que nous appellerons ainsi jusqu’à découverte de ce que c’est réellement, semble dans un sale état et la situation est peut-être moins dangereuse que je l’appréhende néanmoins je ne me relâche pas et reste concentrée. Les sirènes ne tardent pas à retentir et je suppose que la Brigade n’est pas loin non plus. Mon rôle est pratiquement terminé logiquement et l’utilisation du téléphone pour retransmettre la partie audio de ce qui c’est passé devrait permettre de simplifier mon débriefing ; s’il y a lieu.

Le truc tente de bouger encore, sa tête heurtant les pavés et sa main cherchant à m’agripper en me provoquant un mouvement de recul du bassin et du dos qui me maintient hors de sa portée avec une tension certaine. C’est tellement délicat à gérer : je ne peux pas réellement me placer de son côté en mode négociatrice si je refuse le contact, ce qui est pourtant le plus sensé à faire considérant ce que je sais – ou plutôt ne sait pas – du truc. Mes yeux font des allers-retours entre sa main et son visage alors que je serre les fesses. Il est bien gentil de vouloir s’accrocher à moi comme un nouveau-né au sein de sa mère mais il va être déçu : une des prof d’anglais que j’ai eu nous notait à la fois selon le système français et selon l’anglo-saxon, du coup je suis certaine que le seul A que j’ai jamais eu c’est pour mon bonnet de soutien-gorge. Imagée manière de dire qu’il cherche à s’accrocher à pas grand-chose, le truc.

Je détourne mon regard de lui alors que les sirènes clignotantes s’immobilisent sur les trottoirs et que des officiers de patrouille en sorte, s’approchant de nous à travers la foule. Même si je ne les connais pas tous, eux doivent me connaitre par mon père ou les interventions de la Cour des Miracles, et je sais que ça va gueuler quoi qu’il arrive quand ça sera fini. J’espère que la Brigade me couvrira si ça menace de se terminer chez le juge parce qu’à interdire d’un geste de la main l’approche des policiers, je repars exactement dans ce qu’on m’a interdit de faire. Laisser faire les professionnels… je le ferais quand la Brigade Chimérique sera là, pas avant. Les policiers sont pas formés à ça, quoi que ce soit.

Et en revenant au sujet principal, je me décide à tenter de nouveau ma chance même si c’est probablement une connerie ; I’m the Lucky One. Toujours accroupie, je m’avance d’une enjambée afin de prendre la main du truc de ma main libre, le fixant dans les yeux en me penchant en avant.

Tom, t’as aucune raison de me faire confiance et moi non plus. On est à égalité du coup, ok ?

Pas certaine qu’il comprenne tout mais faut bien que je me place de son côté, ça facilitera beaucoup la suite. Pour peu que j’ai le droit d’y participer mais ça on verra plus tard.

Y’a des gens qui vont venir te chercher. J’ai des raisons de leur faire confiance, ils te feront pas de mal. Leur en fait pas non plus ok ?

J’attends son assentiment sur chaque chose que je lui dis. Son esprit n’est peut-être pas en meilleur état que son corps mais s’il va dans mon sens j’espère pouvoir éviter de la casse à tout le monde. Non, je ne sais pas réellement ce que je fais mais je suis sure d’une chose : je le fais au mieux.

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Re: Tombé du ciel

Message  Tom Degrace le Mer 8 Juin 2016 - 13:06


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Je crois que je ne comprends pas vraiment ce que l'inconnu me raconte. Immigration clandestine ? Troubles ? Exhibitionnisme ? De quoi parle-t-il ? Est-il ici pour immigrer clandestinement en se dénudant à travers un écran de fumée ? Je ferai la lumière sur cette énigme plus tard. Il ne semble pas plus paniquée que ça, il n'y a pas de raison que je le sois moi non plus.

Où je suis ? Une excellente question. Je serais incapable d'indiquer ma position sur une carte, mais je sais en partie où je suis. Je me montre, puis je pointe mon doigt vers la nuit étoilée en ponctuant ces deux gestes des deux mots suivants :

« Terrrrre… Ciel... »

Mon message doit être incompréhensible. Je cherche à faire la mise au point sur le visage de l'inconnu, qui s'avère plutôt être une inconnue. Ses traits sont fins, elle doit être jeune, encore jeune, pour si peu de temps, pourtant. Comme la vie humaine court rapidement vers son terme.

On approche, et elle me saisit la main. Ce contact est perturbant. J'aimerais sourire, mais j'ai bien peur que mes contusions déforment mes traits en un rictus qui n'aura rien d'attendrissant. J'écoute. Cette fonction semble être à peu près fiable. Elle a raison, je n'ai aucune raison de lui faire confiance, et elle non plus. Ce qui est a contrario la meilleure raison pour que cette confiance naisse. Deux inconnus ne se jugent pas et n'ont pas d'a priori. Je hoche lentement la tête pour indiquer que j'ai compris.

Faire confiance à ces autres personnes, d'accord, mais pourquoi me demande-t-elle de ne pas leur faire de mal ? Que comptent-ils faire de moi ? Pourquoi aurais-je une raison de vouloir leur faire du mal à mon tour ? Je hoche la tête sans tout comprendre.

J'entends les pas qui approchent, qui se précipitent. Les mots fusent. On me parle, me demande si je vais bien et si je peux donner mon nom.

« Oui… Et oui... »

Cette voix sont fatiguantes, elles sont trop nombreuses et ça nuit à ma faculté de compréhension, qui en est encore à ses premiers pas. Je comprends que je ne dois pas dormir, que je dois dire ce qu'il s'est passé, que un, deux et trois hop. Je suis sur un brancard et je m'éloigne.

« Tom… Bè… D'… Grasss... »

Je décide d'arrêter les mots plurisyllabiques, ça ne me réussit pas. Je suis enfourné dans un véhicule, comme une pizza dans un four à bois. C'en est presque humiliant, si je n'avais pas d'autre préoccupation, du genre, maintenir mon intégrité, rester éveillé, et cicatriser. Je tourne la tête pour voir si The Lucky One nous a suivi à l'intérieur, mais un homme repousse mes épaules contre le brancard. Je pourrais l'envoyer voler aisément, au prix d'une ou deux entorses au poignet déjà fragilisé, mais j'ai promis à la jeune fille que je ne ferais aucun mal.

Le moteur ronronne et le véhicule démarre pour trancher son chemin à travers la ville. Faire confiance. N'est-ce pas la raison même de ma descente ici ?

Je me laisse sombrer dans le sommeil, je me réveillerai quand mon corps sera remis.


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Re: Tombé du ciel

Message  Lucy "Lucky" Prissy le Mer 8 Juin 2016 - 20:02


Terre… Ciel… plutôt terre à terre comme raisonnement mais pas vraiment faux cependant. Même si ça nous avance à peu prêt autant qu’un jour de grève, c’est toujours ça de pris ; ouais, c’est exactement le raisonnement des fins de grèves, « c’est toujours ça de pris ». Mais y’a pas la grève dans les formes armées et je suppose que la Brigade non plus ou au moins pas de raison de la faire. Ceci étant dit et hors sujet, on en revient au truc qui ne sait pas vraiment où il est. Normal, il s’appelle Tom et il faut le répéter deux fois pour espérer qui trouve le satellite. Tomtom GPS maison…

Je me tends toujours plus alors que son visage se déforme façon Picasso, retournant en apnée mais gardant mon cran d’arrêt à couvert. S’il y a des pathogènes extraterrestres, je suis bonne pour les avoir mais c’est un sacrifice nécessaire à gagner sa confiance pour pouvoir m’assurer que tout ne parte pas en couille. Et c’est bien parti vu que le truc hoche son œuvre artistique en guise de réponse. Mais si c’est si bien parti c’est que ça va finir plus mal, loi de Murphy obligeant.

Moi qui croyais avoir relégué la police à la protection des foules comme dans n’importe quelle intervention super-héroïque de part le monde, je constate que ma crédibilité a suivi similaire trajet à truc et fini dans le même état quand les policiers se rapprochent une nouvelle fois, ouvrant la voie à des infirmiers et m’écartant sans manière au passage. Le contact manuel est rompu et, si j’ai l’habileté de récupérer mon téléphone avant qu’il soit piétiné, je me fais vite éloigner alors que ça entoure le truc et y va dans tous les sens. Tirée par le bras avec supplément « ça va pas la tête ? », je replie mon cran d’arrêt contre mon bassin et le rang dans ma poche d’un même mouvement d’une unique main avant de bousculer l’officier de police lorsqu’il s’arrête, ne le faisant pas bouger mais lui empruntant ni vue ni connue les clés de ses menottes. C’est toujours la première chose qui m’intéresse chez un flic, question d’habitude : il est plus facile de crocheté les attaches dont on a la clé. Néanmoins je lui colle mon téléphone dans les pattes dès qu’il me lâche

C’est la Brigade Chimérique. Pas l’temps d’attendre les chaines d’info en continue, le gars là-bas c’est un surhumain et faut le conduire au Manoir Curie. Posez la question et vous serrez servi.

Je le prends de court, je sais ; y’a même de l’idée. Mais c’est pas tout et je le fais savoir en désignant les traces d’impact sur les immeubles, au cas où ils ne les auraient pas remarquées avec l’adulte trainant à poils dans un cratère et l’ado qui lui tenait la main en interdisant d’approcher. M’enfin je me fais pas d’illusion, ils ont pertinemment remarqué tant mon geste que les indices gros comme des impacts de météores et c’est juste parce qu’ils jugent que j’ai rien à foutre là qu’ils me virent alors même qu’ils embarquent le truc.

Je signale au passage que s’il portait des pathogènes extraterrestres, je l’ai touché donc je dois être mise en quarantaine aussi. De même que vous qui m’avez touchée et les brancardiers. Un petit conseil pour la prochaine fois : quand une personne semble savoir ce qu’elle fait, on lui laisse le bénéfice du doute ; mais demandez confirmation au téléphone, on se ralenti mutuellement là.

Oh oui, il m’irise le poil là. Au moins obtempère-t-il par manque de temps pour réfléchir, une chose à laquelle je continue de participer en échappant à sa prise et en lui reprenant agilement le téléphone alors même qu’il prononce le « allô » pour  m’en piquer un sprint jusqu’à l’ambulance.

Je parviens à m’y glisser alors que les portes se referment, bousculant au passage l’infirmier qui n’en revient pas. Lui tendant mon téléphone de similaire manière à l’officier de police, je repars sur le même speech concernant la Brigade Chimérique et les pathogènes extraterrestres tout en lui laissant le soin de parler avec le standardiste cette fois. M’asseyant lourdement à côté de lui, je regarde le truc qui semble être reparti dans sa simili-torpeur.

T’es vraiment dans les vapes cette fois ?

J’attends quelques secondes, échangeant un regard avec l’infirmier qui n’en revient pas plus que le policier et ne sait pas quoi dire au téléphone ou penser à mon côté, puis je conclus avec la même conviction.

Bonne réponse, je suppose.

Ballotée à l’arrière de l’ambulance, je fais un rapide tour d’horizon en remarquant l’absence de ceinture de sécurité, ce qui est con même si on se trouve déjà dans une ambulance, puis fixe l’autre personne se trouvant là jusqu’à ce qu’elle me rende mon téléphone après avoir machinalement raccroché. L’écoutant échanger avec le conducteur par une petite fenêtre, j’apprends que la radio de l’ambulance a crachée que la Brigade est là et escorte le véhicule jusqu’au Manoir Curie. J’avais raison et me prépare donc à un trajet en périph’ autrement plus long que pour aller jusqu’au centre hospitalier de Maison Blanche qui se trouvait genre 300m plus loin, juste après l’échangeur du périphérique d’ailleurs. M’en allant sur le second numéro d’urgence, je ne suis pas surprise de tomber rapidement sur le répondeur et commence donc à parler toute seule afin de touiller la merde de manière constructive.

Allô Papa, c’est moi. Vu que tu réponds pas, je suppose que t’es occupé donc tu devrais pas tarder à savoir que je suis impliquée dans l’intervention à Rosa Parks et que je suis partie avec l’ambulance. T’inquiète pas hein, c’est l’autre qui est transporté et c’est pas ma faute. J’accompagne parce qu’ya un soupçon de pathogènes extraterrestres à éclaircir. On va chez les Curie là, j’sais pas trop comment ça va ce passer mais ça va le faire, je te recontacte dès que j’ai des réponses. Ah et je te laisse expliquer ça à Maman, comme Abeille sait que je suis impliquée elle devrait pas tarder à rapporter et… ben voilà. A toute !

Je raccroche avec le sentiment du travail bien fait : mes parents vont me tuer alors autant leur donner les raisons de le faire correctement.  Rangeant mon téléphone, j’en reviens à l’infirmier qui n’en revient toujours pas, lui, et lui tend la main avec un sourire.

Lucy Prissy, the Lucky One. Et t’inquiète pas, t’es aussi contaminé que moi s’il y a contamination.

Je vis les choses bien mieux que lui et tente de me renseigner sur les premiers secours, tant ceux apportés au truc que de façon plus générale ; on a pas mal de temps à tuer et, comme le truc est dans un état stable, personne ne va en mourir. Néanmoins, en plus que de me faire dire des conneries, le délai de transport me laisse à penser sur ce qui c’est réellement passé.

Mon ignorance est habituelle et le sentiment que je ne vais pas tarder à me faire virer comme un sac à puce ne tarde pas à poindre. J’ai merdé en ne signalant pas que le truc était blessé, c’était vrai, mais d’un autre côté il vient de faire une sacrée chute et j’en savais rien de son état avant de le voir bouger hors j’ai un peu été prise de court à partir de ce moment. Nan, vraiment, le pire qu’on puisse me reprocher c’est le délit de fuite et évidemment l’usurpation du rôle des forces de l’ordre ; autant le premier n’est pas tellement grave, autant le second… ben si j’ai pas les Curie pour m’y autoriser rétrospectivement, je suis dans la merde. M’enfin pas de blessés ou même de violence, ça valait le coup. Puis j’ai gagnée une clé de menotte aussi, faudra que je la lime pour en faire une clé à percussion un de ces quatre ; elle fonctionnera que sur les menottes de flic mais quelque chose me dit que je vais en avoir besoin prochainement. Ce quelque chose c’est mon bon sens, je pense.

J’ai le droit à passer à des détecteurs pour confirmer le pathogène à l’arrivée au manoir Curie et, dès qu’ils n’ont rien révélé d’anormal, c’est vers la direction que je suis renvoyée afin d’être punie. Les choses sont formulées ainsi, ne m’étonnent en rien et je me revois moins d’une heure et demie plus tôt à regarder l’histoire d’une petite lapine dans un monde de policiers géants qui n’ont de cesse de la déconsidérer pour ce qu’elle est sans même lui donner sa chance. Le seul endroit où j’ai un faible pour les lapins, d’ordinaire, c’est la salle à manger mais pour le coup j’ai une empathie grandissante par expérience similaire. Si la Brigade pouvait me foutre à mettre des PV aux voitures mal stationnées, je pense qu’elle le ferait. Arrivée chez Irène Curie*, j’ai le droit a une suspension de mon dossier de candidature à court terme et l’assurance qu’elle n’est pas impressionnée avant de me faire congédier.

Moi non plus je ne suis pas impressionnée. Outre qu’impressionner n’est pas ce que je cherchais à faire, qu’on me condamne pour avoir agit comme on s’attendrait à voir n’importe quel agent de l’ordre voir pompier volontaire le faire, en pleine collaboration avec ceux qui me condamnent et pour essayer de faire au mieux, je m’y attendais parfaitement. Je me demande quelle aurait été la bonne attitude pour un candidat à la Brigade Chimérique dans cette situation et ma punition m’incite à croire que foutre le camp sans en avoir rien à foutre qu’il puisse y avoir du danger pour des civils est ce qui était attendu. Je suis surement un peu obtuse mais c’est l’autre grande possibilité que je vois à la situation. Peut-être que j’aborde mal le problème et que ce qu’on attend de moi c’est que je mette mon libre-arbitre et ma volonté sur off pour attendre les ordres, comme n’importe quel soldat du rang de n’importe quelle armée à la con ; après tout, y’a pas que Chimérique dans l’intitulé, y’a Brigade aussi. Après, je suis un peu conne aussi considérant que je suis pas candidate à leur organisation, puisque c’est l’ACE qui m’intéresse et l’Excalibur qui m’a offert ma chance jusqu’ici. La prochaine fois j’appellerai Valerie, même si ça coûtera plus cher du fait de l’international, car elle chercha au moins à m’apprendre un truc pour que je fasse mieux à l’avenir plutôt que de suspendre ma formation pour se dédouaner de ce que je pourrais encore faire.

Assise sur une chaise dans un couloir avec le dos courbé, les mains croisées et les poignets sur mes genoux, j’attends l’arrivée de Maman pour une longue prise de tête orale. Je m’attends parfaitement à la question rhétorique « tu avais promis d’arrêter de chasser les criminels si on acceptait ta formation, tu as fait ton séjour à l’Excalibur la semaine dernière et tu arrêtes de respecter ta parole alors que tu es sensée t’en remettre ? » mais, surprise, d’une j’ai rien chassé du tout et de deux c’est pas dit qu’il soit criminel le truc. Pour l’heure c’est un OTNI, un Objet Tombant Non Identifié, et il s’appelle Tom d’ailleurs. Tom B De Grasse, ou quelque chose du genre. Je me demande ce que la Brigade Chimérique va lui faire d’ailleurs. Il m’a fait confiance, parce que je lui ai fait confiance, et il m’a fait confiance dans le fait qu’il pouvait avoir confiance en eux. Eux, ils n’ont pas confiance en moi. J’arrive pas à savoir si c’est moi qui aie niqué Tom ou si ce sont les Curie qui m’ont niquée ; dans les deux cas ça fera mal au cul.

J’arrive pas à voir où est-ce que j’ai tout merdé, encore. Si j’avais agit solo, je dis pas, mais même pas. J’ai agit parce que j’étais sur place, j’ai essayé de doubler personne et j’ai appelé la Brigade parce que ça me semblait normal, parce que ça fait parti de l’esprit d’équipe, parce que ça évitait de faire trop de connerie. J’ai juste essayé de… ben de faire ce que j’aspire à faire, tout simplement. Aider, protéger, faire au mieux…

*J’ai demandée à l’Ourse les conséquences des actions de Lucky dans le présent rp,
cette utilisation du personnage d’Irène Curie est inscrite dans ce cadre.

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Lucy "Lucky" Prissy

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